Titre : Le Mercure d'Orthez et des Basses-Pyrénées : feuille littéraire, commerciale et d'annonces diverses
Éditeur : Goude-Dumesnil (Orthez)
Date d'édition : 1880-05-22
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344239007
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 22 mai 1880 22 mai 1880
Description : 1880/05/22 (A44,N2754). 1880/05/22 (A44,N2754).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : BIPFPIG64 Collection numérique : BIPFPIG64
Description : Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau) Collection numérique : Bibliothèque Pireneas (Pau)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k13082677
Source : Médiathèque Jean-Louis-Curtis Orthez, ORT Mercure
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 07/03/2022
QUARANTE-QUATRIÈME ANNÉE. — (N°
20 c. LE
SAMEDI 22 MAI 1880
LE D' ORTHEZ
ET DES BASSES-PYRÉNÉES
Journal Hebdomadaire, Littéraire, Agricole, Commercial, Industriel et d’Annonces
PARAISSANT LE SAMEDI
PrpprSétaijrp'^ : J. Coude-Dumesnil
ON S’ABONNE :
A Orthez, au bureau du journal, rue Saint-Gilles. n° 70; à Paris, chez MM. Havas, Laffitte et Cie,
8, place de la Bourse. — Les lettres et les envois d’argent non affranchis ne sont pas reçus.
ABONNEMENTS
LES ABONNEMENTS SE PAYENT D’AVANCE
Un an. 10 fr. six mois, 5 fr.; trois mois,3 fr.; un numéro, 20 cent.
Tout abonnement qui n est pas refusé au premier numéro qui commence un trimestre est dû pour
tout trimestre recommencé, nonobstant refus de l’abonné postérieur à ce numéro.
INSERTIONS
Annonces judiciaires, 20 cent la ligne ; annonce? libres, 25 cent.; réclames 40 cent
Un numéro légalisé : 40 centimes.
le annoncés légales et judiciaires être insérées dans le Mercure d'Orthez pour tous le département.
ORTHEZ
Nous sommes forcés de renvoyer à
samedi prochain notre rapide analyse du
nouveau volume de M. Onésime Reclus,
FRANCE, ALGÉRIE, COLONIES.
Nous publierons immédiatement après,
in extenso, la partie qui a pour titre
les Pyrénées. Nos lecteurs remercieront
bien certainement avec nous l’auteur du
gracieux empressement qu’il a mis à
nous autoriser, à emprunter cette partie
de son livre si intéressante pour eux.
Par décret du Président de la République en date
du 17 mai, M. Constans, député, sous-secrétaire d’E-
tat au ministère de l’intérieur et des cultes, a été
nommé ministre de l’intérieur et des cultes en rem-
placement de M. Lepère dont la démission a été ac-
ceptée.
Par autre décret de même date, M. Fallières, dé
puté, est nommé sous-secrétaire d’Etat au ministère
de l’intérieur et des cultes.
M. Lepère, le ministre de l’intérieur démission-
naire, vient de se faire inscrire au groupe de la Gau-
che républicaine. Il reste néanmoins inscrit au grou-
pe de l’Union républicaine, dont il n’a jamais cessé
de faire partie. On sait, en effet, qu’on a rétabli la
faculté de se faire inscrire à plusieurs groupes répu-
blicains simultanément.
Voici, d’après le Voltaire, quelques détails sur la
distribution des nouveaux drapeaux à l’armée, qui
doit avoir lieu solennellement, ainsi que nous l’avons
annoncé, le 20 juin prochain.
Cette cérémonie sera célébrée, selon foutes proba-
bilités, à Longchamp et non au Champ-de-Mars,
comme on l’avait proposé d’abord.
Le Président de la République distribuera lui
même les drapeaux aux coionnels, qui viendront à
tour de rôle les recevoir de ses mains.
M. Jules Grévy se présentera à l’armée ayant à sa
droite la président du Sénat, a sa gauche le prési-
dent de la Chambre ; autour de lui, les ministres;
derrière, un brillant état-major, la magistrature en
grand costume, les hauts fonctionnaires de la Répu-
blique ; a côté de la tribune du Président, les tribu-
nes des sénateurs et des députés décorés de leurs
insignes.
Vingt et un coups de canon salueront l’arrivée du
cortège officiel. De nombreux orchestres jouetont des
airs patriotiques.
L’empereur d’Autriche revenait de Peslh, avant-
hier, quand, à la nuit tombante, le train dérailla
près la station de Verosco.
Le mécanicien réussit à renverser immédiatement
la vapeur, et l’on en fut quille pour une forte se-
cousse et quelques minutes de retard Là se borna
la catastrophe,
Quant à l’empereur, il dormait si profondément
qu’il ne s’aperçut même pas de l’arrêt forcé du
convoi.
Les conducteurs descendirent pour se rendre
compte des causes de l’accident. Les lanternes ai-
dant, on découvrit une énorme masse. C’était un
boeuf qui s'était imprudemment aventuré sur la voie
et que le train avait coupe en deux.
Ce boeuf n’était-il pas quelque peu nihiliste, ajou-
te le Voltaire ?
Tablettes Nécrologiques
M Paul-Edme de Musset, le frère aîné d’Al-
fred de Musset, est mort mardi matin. Il était
né à Paris le 7 novembre 1804. Il fit ses études
au lycée Charlemagne et n’embrassa la carrière
littéraire qu’aprés les premiers succès de son
frère.
Ecrivain élégant, sobre et, châtié, il s’est con-
sacré tout d’abord à des restitutions historiques
présentées sous forme de roman. C’est ainsi
qu’il a publié en 1832 la Table de Nuit et les
Equipées parisiennes ; Samuel en 1833 ; la Tête
et le Coeur en 1834 ; le Bracelet en 1830 ; Mi-
gnard et Rigaud en 1839 ; Guise et Riom en
1840. En même temps il écrivait dans la Revue
des Deux-Mondes une série de nouvelles histori-
ques.sur le dix huitième siècle qu’il réunit et
publia en 1841 sous le nom de les Femmes de
la Régence.
En 1848, M. Paul de Musset prit la rédaction
du feuilleton dramatique du National. Deux
années avant, il avait donné à ce journal une
traduction des mémoires excentriques de Gozzi.
La Course en voitures, les Originaux du dix-
septième siècle, les Nuits italiennes et Jean le
Trouveur, parurent de 1845 à 1849.
La réplique de Paul Je Musset Lui et Elle à
l’audacieux roman de George Sand Elle et lui,
dans lequel elle évoquait le souvenir de sa rup-
ture avec Alfred de Musset, fit connaître d’inté-
ressantes révélations sur la vie de son frè-
re (1859).
Il avait abordé le théâtre en 1856, à l’Odéon,
par la Revanche de Lauzun, suivie de Christi-
ne, roi de Suède, en 1857.
Il donna encore à la Revue des Deux-Mondes
plusieurs nouvelles, entre autres Puylaurens ;
le Dernier Abbé, scènes de la vie sicilienne.
En 1876 parut son dernier ouvrage, la bio-
graphie de son frère, publiée en même temps
chez MM. Charpentier et Lemerre, comme com-
plément des oeuvres d’Alfred de Musset. Il a été
ongtemps président de la Société des gens de
lettres.
L’évêque de Poitiers, M. Pie, est mort le mê-
me jour, à 1 heure du malin, à Angoulême, où
il s’était rendu pour faire une conférence à l’oc-
casion de la fête de la Pentecôte. M. Pie était
dimanche en parfaite santé et avait assisté à un
banquet offert en son honneur.
Il était âgé de soixante-cinq ans. Il était fils
d’un sabotier de Pontgouin. Nommé évêque de
Poitiers, à trente-quatre ans, le 23 mai 1849, il
s’est distingué dans le clergé par son zèle à dé-
fendre les intérêts du saint-siège.
En 1860, il célébra un service solennel en
l’honneur des soldats de l’armée pontificale,
morts pendant la guerre, et fit l’éloge funèbre
des victimes de Castelfidardo. C’est alors qu’il
prononça l’oraison funèbre du zouave Jean Gic-
quel, dont la mort avait été faussement annon-
cée et qui fut, depuis, condamné à la prison
pour escroquerie.
En 1861, pour réfuter une brochure de M.
de la Guéronnière, l’évêque de Poitiers publia
un mandement dans lequel il comparait Napo-
léon III à Pilate. Poursuivi pour ce fait par M.
de Persigny, ministre de l’intérieur, M. Pie fut
déféré comme d’abus au conseil d’Etat. Lors
des vives controverses qui eurent lieu dans le
clergé à l'occasion de la convocation du concile
du Vatican pour proclamer l’infaillibilité du pa-
pe, M. Pie se fil remarquer ; par la chaleur avec
laquelle il préconisa les idées de Pie IX et atta-
qua celles de M. Dupanloup.
(République Française.)
CHRONIQUE
Les journaux dévoués à l’Université ont été
unanimes à applaudir la circulaire par laquelle
M. le ministre de l'instruction publique a invité
les recteurs à organiser dans les écoles normales
des voyages d instruction, pendant les vacances,
afin d'encourager chez nos jeunes instituteurs de
fortes et solides études.
L' école normale de Lescar, cette pépinière
d instituteurs béarnais, a voulu profiter des va-
cances de Pentecôte pour entreprendre ces ex-
cursions qui ne peuvent que profiler au dévelop-
pement intellectuel des élèves, et c’est notre ville
d'Orthez, si riche en sites pittoresques, en acci-
dents topographiques et en monuments histori-
ques, qui a eu les honneurs du premier voyage.
La journée de lundi a été employée par ces
jeunes gens à visiter la ville et les environs,sous
la conduite du directeur de l’école, des maîtres
adjoints et de Al. l’inspecteur primaire d’Orthez.
La tour Moncade, le Pont-Vieux, la chute artifi-
cielle et si pittoresque du Gave, nos tanneries,
la minoterie, l’atelier de construction et la fonde-
rie de M. Mailhe, la fabrique de papiers de paille
de MM. Médeville et Laurent, nos fabriques de
conserves alimentaires,etc.,fourniront à nos jeu-
nes voyageurs le sujet d’intéressantes relations.
Avant de rentrer à Lescar, la caravane scolai-
re, transformée en orphéon, s’est rendue à la
Sous-Préfecture, où elle a chanté avec beaucoup
d'entrain les meilleurs morceaux de son réper-
toire. Un lunch a été ensuite offert, dans la cour
de l'hôtel, par M. le Sous-Préfet qui, en remer-
ciant ces jeunes gens, a prononcé une chaleu-
reuse allocution pour les féliciter de l’empres-
sement qu’ils avaient mis à se conformer aux
instructions de leur chef éminent. Après avoir
bu à l’avenir et à la prospérité de leur école,
M. Mascle a porté la santé de l’illustre chef de
l'Université de France, au milieu d’applaudisse-
ments frénétiques et des cris répétés de : Vive
Jules Ferry !
M. Laffore, receveur de l’enregistrement à
Saverdun (Ariège), est nommé en la même qua-
lité à Orthez, en remplacement de M. Lavielle,
admis à la retraite.
M. Garnusset, adjoint au maire de Gasteide-
Candau, a offert sa démission, qui a été immé-
diatement acceptée.
Dans leur réunion tenue à Orthez la semaine
dernière, MM. les notaires de l’arrondissement
ont constitué leur chambre pour 1880-81 de la
manière suivante :
MM.
Président, Taillefer.
Syndic, Coulloumme-Labarthe.
Rapporteur, Lajus,
Secrétaire, Lartigau.
Trésorier, Etchelecu.
Membres : MM. Fadeuilhe, Lamieussens.
M. le général de brigade Stéfani est chargé de
la prochaine inspection générale du 5e arrondis-
sement de gendarmerie, comprenant la compa-
gnie des Basses-Pyrénées.
On sait que le susdit 5e arrondissement est
composé des légions nos 10, 12, 12 bis, 17, 17
bis, 18 et 18 bis.
La commission de classement des animaux de
réquisition opérera dans le canton d’Orthez du
24 au 30 mai courant.
Le 15 mai courant, un horrible accident a jeté
la consternation dans le chantier du chemin
de fer de Puyòo à Saint-Palais, situé à Ramous.
Le sieur Marboutin (Charles), 52 ans, appa-
reilleur de ce chantier, domicilié à Serres-
Sainte-Marie (Lot-et-Garonne), faisait conduire
de la gare de Puyôo au chantier un waggon de
pierres traîné par un cheval. Ce waggon n’avait
pas de frein, et, la pente étant assez déclive, il
gagnait de vitesse fie cheval. Marboutin vou-
lut ralentir la marche du waggou au moyen
d’une pince qu’il engagea dans une roue;
mais au même instant, il fut renversé sur la
voie, en avant du waggon, qui lui trancha la tête
et la projeta à plusieurs mètres du tronc. La
mort fut instantanée.
Ce malheureux était marié et père de famille.
D’un caractère droit, doux et affable, bien qu’il
n’habitât la contrée que depuis peu de temps,
il avait acquis l’estime et les sympathies de ses
chefs, de ses ouvriers et de toute la population.
Ses obsèques ont eu lieu le lendemain, au milieu
du concours empressé des chefs, des ouvriers
du chemin de fer et des habitants, dont l’émo-
tion témoignait des regrets causés par ce déplo-
rable. accident.
Jeudi dernier, la dame Laporte, de Ronnut,
chargea sa cuisinière de préparer nne soupe
aux herbes pour le repas de midi. A cet effet,
la servante cueillit au jardin des épinards et de
l’oseille, parmi lesquels elle laissa, sans s’en
apercevoir, une certaine quantité de renoncule
(bouton-d’or), plante très vénéneuse. Aussitôt
après le repas, la dame Laporte, son fils, sa
cuisinière et son domestique furent pris de dou-
leurs d’intestins, de maux de tête et de faiblesse
générale. M. Je docteur Gasassus, appelé en
toute hâte, leur donna les soins nécessaires, et
toutes ces personnes sont hors de danger; la
cuisinière seule est encore alitée.
C’est cette même plante dont M. Cescas, mé-
decin-vétérinaire, signalait ici-même tout der-
nièrement les propriétés toxiques, à propos de
l’empoisonnement de deux boeufs gavés avec de
l'herbe où se trouvait une certaine quantité de
ces plantes vénéneuses.
Un commencement d’incendie s’est manifesté
le 21 mai dans la minoterie d’Orthez. Le feu a
été promptement éteint par le personnel de
l'usine mais les pertes ne s’en élévent pas
moins à une somme assez importante. Elles sont
couvertes par une assurance.
L'état des récolles dans le midi est très satis-
faisant. Grâce aux chaleurs qui ont suivi les
pluies dernières, la végétation ne laisse rien à
désirer ; les fourrages, les céréales se présentent
généralement bien ; les légumes ont bonne ap-
parence, la vigne ne paraît pas avoir souffert si
des atteintes du phylloxéra; enfin les
arbres fruitiers sont dans d’excellentes condi-
tions. Les fruits n'ont jamais été aussi abon-
dants, et, s il ne survient pas de grêle, on peut
s'attendre, de ce côté, à une récolte exception-
La brigade de gendarmerie de Lagor a arrêté
deux colporteurs espagnols transportant 837 boî-
tes d'allumettes de France, fabriquées en Espa-
Ces deux colporteurs étaient armés chacun
d un fort poignard. Ils ont été écroués jeudi à la
maison d’arrêt d’Orthez.
576 boîtes d’allumettes de contrebande, renfer-
mées dans un sac en toile, ont été trouvées mar-
di soir, route de Dax, près de la Pyramide
par le sieur Etienne Sarramagna, de Bonnut,
qui les a remises au représentant de la Compa-
gnie générale des allumettes à Orihez
Vendredi de la semaine dernière, la popula-
tion de Navarrenx tout entière accompagnait â
leur dernière demeure les restes mortels de l'un
de ses plus honorable concitoyens, M. Michel
Schang. L'attitude sympathique et recueuillie
assistance disait en quelle estime elle tenait
l'homme de coeur que la mort venait d'enlever à
l'affection de tous.
M. le docteur Clédou, conseiller général a
prononcé sur la tombe quelques paroles émues
et rappelé les principaux traits de la carrière
toute de travail et de dévouement du défunt.
Schang, que des liens de parenté rattachaient
a une estimable famille d’ouvriers de notre ville
exerçait la profession de teinturier. Dans son
existence de labeur opiniâtre, bon père de fa-
mille et bon citoyens, il sut donner à tous l’exem-
ple du devori et du courage. Trois médailles
d'honneur, dont une en or de première classe
qu'il n'avait jamais sollicitées et que ses amis
lui firent conférer par leurs démarches, rappel-
lent es nombreux actes de dévouement qu’il
avait accomplis. Vingt-deux personnes avaient
été sauvées par lui au moment où elles allaient
disparaître dans les eaux du Gave. Victime de
son abnégation, Sçhang est mort à l’âge de 60
ans, emporté par une effection pulmonaire qui
s'était déclarée à la suite de l’un de ses derniers
sauvetages. (Indépendant.)
Par décret du 8 mai 1880, il est créé un corps
d'archivistes des bureaux d’état-major compre-
nant différentes classes auxquelles on arrivera
par avancement.
Le ministre de la guerre a décidé qu’un con-
cours serait ouvert pour les places d’archivistes
de 3e classe, comportant un traitement de 2 024
francs net.
Les sous-officiers actuellement dans leurs fo-
yers, en attendant leur passage dans la réserve
et ceux qui appartiennent à la réserve de l’ar-
mée active ou à l’armée territoriale, seront ad-
mis a concourir pour ces emplois concurrem-
ment avec les sous-officiers actuellement sous
les drapeaux.
Les candidats subiront, le 15 juin prochain
des épreuves écrites au chef-lieu de la subdivi-
vision de région de leur résidence, et des épreu-
ves orales quinze jours après au chef-lieu du
corps d'armée, devant une commission composée
d'officiers supérieurs.
Les sous-offîciers des catégories indiquées çi-
dessus pourront prendre connaissance du décret
des instructions, des conditions du concours,
des programmes d’examen et des tableaux lie
solde, dans les bureaux de recrutement, où ces
divers documents seront mis à leur disposition.
Les sous-officiers qui désireraient concourir
devront envoyer pour le 23 mai au plus tard une
demande au générai commandant la subdivision
de région dans laquelle ils ont pris leur résidence.
20 c. LE
SAMEDI 22 MAI 1880
LE D' ORTHEZ
ET DES BASSES-PYRÉNÉES
Journal Hebdomadaire, Littéraire, Agricole, Commercial, Industriel et d’Annonces
PARAISSANT LE SAMEDI
PrpprSétaijrp'^ : J. Coude-Dumesnil
ON S’ABONNE :
A Orthez, au bureau du journal, rue Saint-Gilles. n° 70; à Paris, chez MM. Havas, Laffitte et Cie,
8, place de la Bourse. — Les lettres et les envois d’argent non affranchis ne sont pas reçus.
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ORTHEZ
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FRANCE, ALGÉRIE, COLONIES.
Nous publierons immédiatement après,
in extenso, la partie qui a pour titre
les Pyrénées. Nos lecteurs remercieront
bien certainement avec nous l’auteur du
gracieux empressement qu’il a mis à
nous autoriser, à emprunter cette partie
de son livre si intéressante pour eux.
Par décret du Président de la République en date
du 17 mai, M. Constans, député, sous-secrétaire d’E-
tat au ministère de l’intérieur et des cultes, a été
nommé ministre de l’intérieur et des cultes en rem-
placement de M. Lepère dont la démission a été ac-
ceptée.
Par autre décret de même date, M. Fallières, dé
puté, est nommé sous-secrétaire d’Etat au ministère
de l’intérieur et des cultes.
M. Lepère, le ministre de l’intérieur démission-
naire, vient de se faire inscrire au groupe de la Gau-
che républicaine. Il reste néanmoins inscrit au grou-
pe de l’Union républicaine, dont il n’a jamais cessé
de faire partie. On sait, en effet, qu’on a rétabli la
faculté de se faire inscrire à plusieurs groupes répu-
blicains simultanément.
Voici, d’après le Voltaire, quelques détails sur la
distribution des nouveaux drapeaux à l’armée, qui
doit avoir lieu solennellement, ainsi que nous l’avons
annoncé, le 20 juin prochain.
Cette cérémonie sera célébrée, selon foutes proba-
bilités, à Longchamp et non au Champ-de-Mars,
comme on l’avait proposé d’abord.
Le Président de la République distribuera lui
même les drapeaux aux coionnels, qui viendront à
tour de rôle les recevoir de ses mains.
M. Jules Grévy se présentera à l’armée ayant à sa
droite la président du Sénat, a sa gauche le prési-
dent de la Chambre ; autour de lui, les ministres;
derrière, un brillant état-major, la magistrature en
grand costume, les hauts fonctionnaires de la Répu-
blique ; a côté de la tribune du Président, les tribu-
nes des sénateurs et des députés décorés de leurs
insignes.
Vingt et un coups de canon salueront l’arrivée du
cortège officiel. De nombreux orchestres jouetont des
airs patriotiques.
L’empereur d’Autriche revenait de Peslh, avant-
hier, quand, à la nuit tombante, le train dérailla
près la station de Verosco.
Le mécanicien réussit à renverser immédiatement
la vapeur, et l’on en fut quille pour une forte se-
cousse et quelques minutes de retard Là se borna
la catastrophe,
Quant à l’empereur, il dormait si profondément
qu’il ne s’aperçut même pas de l’arrêt forcé du
convoi.
Les conducteurs descendirent pour se rendre
compte des causes de l’accident. Les lanternes ai-
dant, on découvrit une énorme masse. C’était un
boeuf qui s'était imprudemment aventuré sur la voie
et que le train avait coupe en deux.
Ce boeuf n’était-il pas quelque peu nihiliste, ajou-
te le Voltaire ?
Tablettes Nécrologiques
M Paul-Edme de Musset, le frère aîné d’Al-
fred de Musset, est mort mardi matin. Il était
né à Paris le 7 novembre 1804. Il fit ses études
au lycée Charlemagne et n’embrassa la carrière
littéraire qu’aprés les premiers succès de son
frère.
Ecrivain élégant, sobre et, châtié, il s’est con-
sacré tout d’abord à des restitutions historiques
présentées sous forme de roman. C’est ainsi
qu’il a publié en 1832 la Table de Nuit et les
Equipées parisiennes ; Samuel en 1833 ; la Tête
et le Coeur en 1834 ; le Bracelet en 1830 ; Mi-
gnard et Rigaud en 1839 ; Guise et Riom en
1840. En même temps il écrivait dans la Revue
des Deux-Mondes une série de nouvelles histori-
ques.sur le dix huitième siècle qu’il réunit et
publia en 1841 sous le nom de les Femmes de
la Régence.
En 1848, M. Paul de Musset prit la rédaction
du feuilleton dramatique du National. Deux
années avant, il avait donné à ce journal une
traduction des mémoires excentriques de Gozzi.
La Course en voitures, les Originaux du dix-
septième siècle, les Nuits italiennes et Jean le
Trouveur, parurent de 1845 à 1849.
La réplique de Paul Je Musset Lui et Elle à
l’audacieux roman de George Sand Elle et lui,
dans lequel elle évoquait le souvenir de sa rup-
ture avec Alfred de Musset, fit connaître d’inté-
ressantes révélations sur la vie de son frè-
re (1859).
Il avait abordé le théâtre en 1856, à l’Odéon,
par la Revanche de Lauzun, suivie de Christi-
ne, roi de Suède, en 1857.
Il donna encore à la Revue des Deux-Mondes
plusieurs nouvelles, entre autres Puylaurens ;
le Dernier Abbé, scènes de la vie sicilienne.
En 1876 parut son dernier ouvrage, la bio-
graphie de son frère, publiée en même temps
chez MM. Charpentier et Lemerre, comme com-
plément des oeuvres d’Alfred de Musset. Il a été
ongtemps président de la Société des gens de
lettres.
L’évêque de Poitiers, M. Pie, est mort le mê-
me jour, à 1 heure du malin, à Angoulême, où
il s’était rendu pour faire une conférence à l’oc-
casion de la fête de la Pentecôte. M. Pie était
dimanche en parfaite santé et avait assisté à un
banquet offert en son honneur.
Il était âgé de soixante-cinq ans. Il était fils
d’un sabotier de Pontgouin. Nommé évêque de
Poitiers, à trente-quatre ans, le 23 mai 1849, il
s’est distingué dans le clergé par son zèle à dé-
fendre les intérêts du saint-siège.
En 1860, il célébra un service solennel en
l’honneur des soldats de l’armée pontificale,
morts pendant la guerre, et fit l’éloge funèbre
des victimes de Castelfidardo. C’est alors qu’il
prononça l’oraison funèbre du zouave Jean Gic-
quel, dont la mort avait été faussement annon-
cée et qui fut, depuis, condamné à la prison
pour escroquerie.
En 1861, pour réfuter une brochure de M.
de la Guéronnière, l’évêque de Poitiers publia
un mandement dans lequel il comparait Napo-
léon III à Pilate. Poursuivi pour ce fait par M.
de Persigny, ministre de l’intérieur, M. Pie fut
déféré comme d’abus au conseil d’Etat. Lors
des vives controverses qui eurent lieu dans le
clergé à l'occasion de la convocation du concile
du Vatican pour proclamer l’infaillibilité du pa-
pe, M. Pie se fil remarquer ; par la chaleur avec
laquelle il préconisa les idées de Pie IX et atta-
qua celles de M. Dupanloup.
(République Française.)
CHRONIQUE
Les journaux dévoués à l’Université ont été
unanimes à applaudir la circulaire par laquelle
M. le ministre de l'instruction publique a invité
les recteurs à organiser dans les écoles normales
des voyages d instruction, pendant les vacances,
afin d'encourager chez nos jeunes instituteurs de
fortes et solides études.
L' école normale de Lescar, cette pépinière
d instituteurs béarnais, a voulu profiter des va-
cances de Pentecôte pour entreprendre ces ex-
cursions qui ne peuvent que profiler au dévelop-
pement intellectuel des élèves, et c’est notre ville
d'Orthez, si riche en sites pittoresques, en acci-
dents topographiques et en monuments histori-
ques, qui a eu les honneurs du premier voyage.
La journée de lundi a été employée par ces
jeunes gens à visiter la ville et les environs,sous
la conduite du directeur de l’école, des maîtres
adjoints et de Al. l’inspecteur primaire d’Orthez.
La tour Moncade, le Pont-Vieux, la chute artifi-
cielle et si pittoresque du Gave, nos tanneries,
la minoterie, l’atelier de construction et la fonde-
rie de M. Mailhe, la fabrique de papiers de paille
de MM. Médeville et Laurent, nos fabriques de
conserves alimentaires,etc.,fourniront à nos jeu-
nes voyageurs le sujet d’intéressantes relations.
Avant de rentrer à Lescar, la caravane scolai-
re, transformée en orphéon, s’est rendue à la
Sous-Préfecture, où elle a chanté avec beaucoup
d'entrain les meilleurs morceaux de son réper-
toire. Un lunch a été ensuite offert, dans la cour
de l'hôtel, par M. le Sous-Préfet qui, en remer-
ciant ces jeunes gens, a prononcé une chaleu-
reuse allocution pour les féliciter de l’empres-
sement qu’ils avaient mis à se conformer aux
instructions de leur chef éminent. Après avoir
bu à l’avenir et à la prospérité de leur école,
M. Mascle a porté la santé de l’illustre chef de
l'Université de France, au milieu d’applaudisse-
ments frénétiques et des cris répétés de : Vive
Jules Ferry !
M. Laffore, receveur de l’enregistrement à
Saverdun (Ariège), est nommé en la même qua-
lité à Orthez, en remplacement de M. Lavielle,
admis à la retraite.
M. Garnusset, adjoint au maire de Gasteide-
Candau, a offert sa démission, qui a été immé-
diatement acceptée.
Dans leur réunion tenue à Orthez la semaine
dernière, MM. les notaires de l’arrondissement
ont constitué leur chambre pour 1880-81 de la
manière suivante :
MM.
Président, Taillefer.
Syndic, Coulloumme-Labarthe.
Rapporteur, Lajus,
Secrétaire, Lartigau.
Trésorier, Etchelecu.
Membres : MM. Fadeuilhe, Lamieussens.
M. le général de brigade Stéfani est chargé de
la prochaine inspection générale du 5e arrondis-
sement de gendarmerie, comprenant la compa-
gnie des Basses-Pyrénées.
On sait que le susdit 5e arrondissement est
composé des légions nos 10, 12, 12 bis, 17, 17
bis, 18 et 18 bis.
La commission de classement des animaux de
réquisition opérera dans le canton d’Orthez du
24 au 30 mai courant.
Le 15 mai courant, un horrible accident a jeté
la consternation dans le chantier du chemin
de fer de Puyòo à Saint-Palais, situé à Ramous.
Le sieur Marboutin (Charles), 52 ans, appa-
reilleur de ce chantier, domicilié à Serres-
Sainte-Marie (Lot-et-Garonne), faisait conduire
de la gare de Puyôo au chantier un waggon de
pierres traîné par un cheval. Ce waggon n’avait
pas de frein, et, la pente étant assez déclive, il
gagnait de vitesse fie cheval. Marboutin vou-
lut ralentir la marche du waggou au moyen
d’une pince qu’il engagea dans une roue;
mais au même instant, il fut renversé sur la
voie, en avant du waggon, qui lui trancha la tête
et la projeta à plusieurs mètres du tronc. La
mort fut instantanée.
Ce malheureux était marié et père de famille.
D’un caractère droit, doux et affable, bien qu’il
n’habitât la contrée que depuis peu de temps,
il avait acquis l’estime et les sympathies de ses
chefs, de ses ouvriers et de toute la population.
Ses obsèques ont eu lieu le lendemain, au milieu
du concours empressé des chefs, des ouvriers
du chemin de fer et des habitants, dont l’émo-
tion témoignait des regrets causés par ce déplo-
rable. accident.
Jeudi dernier, la dame Laporte, de Ronnut,
chargea sa cuisinière de préparer nne soupe
aux herbes pour le repas de midi. A cet effet,
la servante cueillit au jardin des épinards et de
l’oseille, parmi lesquels elle laissa, sans s’en
apercevoir, une certaine quantité de renoncule
(bouton-d’or), plante très vénéneuse. Aussitôt
après le repas, la dame Laporte, son fils, sa
cuisinière et son domestique furent pris de dou-
leurs d’intestins, de maux de tête et de faiblesse
générale. M. Je docteur Gasassus, appelé en
toute hâte, leur donna les soins nécessaires, et
toutes ces personnes sont hors de danger; la
cuisinière seule est encore alitée.
C’est cette même plante dont M. Cescas, mé-
decin-vétérinaire, signalait ici-même tout der-
nièrement les propriétés toxiques, à propos de
l’empoisonnement de deux boeufs gavés avec de
l'herbe où se trouvait une certaine quantité de
ces plantes vénéneuses.
Un commencement d’incendie s’est manifesté
le 21 mai dans la minoterie d’Orthez. Le feu a
été promptement éteint par le personnel de
l'usine mais les pertes ne s’en élévent pas
moins à une somme assez importante. Elles sont
couvertes par une assurance.
L'état des récolles dans le midi est très satis-
faisant. Grâce aux chaleurs qui ont suivi les
pluies dernières, la végétation ne laisse rien à
désirer ; les fourrages, les céréales se présentent
généralement bien ; les légumes ont bonne ap-
parence, la vigne ne paraît pas avoir souffert si
des atteintes du phylloxéra; enfin les
arbres fruitiers sont dans d’excellentes condi-
tions. Les fruits n'ont jamais été aussi abon-
dants, et, s il ne survient pas de grêle, on peut
s'attendre, de ce côté, à une récolte exception-
La brigade de gendarmerie de Lagor a arrêté
deux colporteurs espagnols transportant 837 boî-
tes d'allumettes de France, fabriquées en Espa-
Ces deux colporteurs étaient armés chacun
d un fort poignard. Ils ont été écroués jeudi à la
maison d’arrêt d’Orthez.
576 boîtes d’allumettes de contrebande, renfer-
mées dans un sac en toile, ont été trouvées mar-
di soir, route de Dax, près de la Pyramide
par le sieur Etienne Sarramagna, de Bonnut,
qui les a remises au représentant de la Compa-
gnie générale des allumettes à Orihez
Vendredi de la semaine dernière, la popula-
tion de Navarrenx tout entière accompagnait â
leur dernière demeure les restes mortels de l'un
de ses plus honorable concitoyens, M. Michel
Schang. L'attitude sympathique et recueuillie
assistance disait en quelle estime elle tenait
l'homme de coeur que la mort venait d'enlever à
l'affection de tous.
M. le docteur Clédou, conseiller général a
prononcé sur la tombe quelques paroles émues
et rappelé les principaux traits de la carrière
toute de travail et de dévouement du défunt.
Schang, que des liens de parenté rattachaient
a une estimable famille d’ouvriers de notre ville
exerçait la profession de teinturier. Dans son
existence de labeur opiniâtre, bon père de fa-
mille et bon citoyens, il sut donner à tous l’exem-
ple du devori et du courage. Trois médailles
d'honneur, dont une en or de première classe
qu'il n'avait jamais sollicitées et que ses amis
lui firent conférer par leurs démarches, rappel-
lent es nombreux actes de dévouement qu’il
avait accomplis. Vingt-deux personnes avaient
été sauvées par lui au moment où elles allaient
disparaître dans les eaux du Gave. Victime de
son abnégation, Sçhang est mort à l’âge de 60
ans, emporté par une effection pulmonaire qui
s'était déclarée à la suite de l’un de ses derniers
sauvetages. (Indépendant.)
Par décret du 8 mai 1880, il est créé un corps
d'archivistes des bureaux d’état-major compre-
nant différentes classes auxquelles on arrivera
par avancement.
Le ministre de la guerre a décidé qu’un con-
cours serait ouvert pour les places d’archivistes
de 3e classe, comportant un traitement de 2 024
francs net.
Les sous-officiers actuellement dans leurs fo-
yers, en attendant leur passage dans la réserve
et ceux qui appartiennent à la réserve de l’ar-
mée active ou à l’armée territoriale, seront ad-
mis a concourir pour ces emplois concurrem-
ment avec les sous-officiers actuellement sous
les drapeaux.
Les candidats subiront, le 15 juin prochain
des épreuves écrites au chef-lieu de la subdivi-
vision de région de leur résidence, et des épreu-
ves orales quinze jours après au chef-lieu du
corps d'armée, devant une commission composée
d'officiers supérieurs.
Les sous-offîciers des catégories indiquées çi-
dessus pourront prendre connaissance du décret
des instructions, des conditions du concours,
des programmes d’examen et des tableaux lie
solde, dans les bureaux de recrutement, où ces
divers documents seront mis à leur disposition.
Les sous-officiers qui désireraient concourir
devront envoyer pour le 23 mai au plus tard une
demande au générai commandant la subdivision
de région dans laquelle ils ont pris leur résidence.
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