Titre : L'Équipe : le stade, l'air, la route
Éditeur : L'Équipe (Paris)
Éditeur : L'ÉquipeL'Équipe (Issy-les-Moulineaux)
Date d'édition : 1948-02-06
Contributeur : Thominet, Patrice. Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32768368g
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 06 février 1948 06 février 1948
Description : 1948/02/06 (A3,N564). 1948/02/06 (A3,N564).
Description : Collection numérique : Musée national du sport. Collection numérique : Musée national du sport.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t5998304
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-261
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 25/04/2021
OREILLER VOULAIT TROP LA VICTOIRE DE COUTTET
D s'est freiné... et tous deux
ont été battus par "l’honnête" Reinalter
(D’un de nos envoyés spéciaux Alex VIROT)
SAINT-MORITZ. — En battant de 5/10 de seconde James Couttet au
slalom spécial, le Suisse Reinalter a accompli un bien bel exploit. Il se
dépensa avant tant d’énergie, qu’il termina sa
au delà de la ligne d’arrivée.
Qui est Edi Reinalter? Un Suisse
classé, catalogué, connu pour son irré-
gularité... et ses secondes manches
seconde manche effondré
L LE QUOTIDIEN
moins rapides que les
Exemple:
Semaine Intern
Ruban Blanc
Wengen
Sa classe n'est pas
premières.
1’ 8’
1’ 2’
1’ 7’
et l’ 14”
et 1’ 16”
et l’ 14”
celle que l’on
doit attendre du vainqueur d’une
compétition olympique. Ce qui, d’ail-
leurs, ajoute à son mérite. Mais ce
peut être un exploit sans lendemain.
L’erreur d’Oreiller
Oreiller a eu le tort de régler sa
course sur celle de Couttet, et, le
voyant vainqueur, de ne pas chercher
à vaincre. Si le tirage au sort l’avait
placé après Reinalter, il eût couru
tout autrement sans doute.
Tactique de sentiment qui fut une
erreur.
Quoi qu’il en soit, la France place
deux coureurs dans les
ce qui porte à cinq
médailles olympiques
g née s.
Ce slalom ne nous a
trois premiers.
le nombre
qu’elle a
des
ga-
rien appris
n’eût été mis hier en évidence tou
chant les valeurs et les qualités des
nations en présence. Il faisait entrer
en scène quelques hommes nouveaux
dont l’Italien Zeno Collo qui était
tombé à la première manche, ce qui
l’écartait de la victoire.
La course de Désiré Lacroix était
attendue avec curiosité. Il n’a pas
déçu, ayant réalisé, au cours de la
première manche, le 5* temps, l’ 9”
9/10, alors que le meilleur temps, celui
de l’Italien Sylvio Alvera était de
l’ 7” 4/10. Sur la fin de la seconde
manche, alors qu’il avait réussi un
des meilleurs temps, il tomba sur
une faute de carre. Or, malgré cette
chute, il fit 1’ 10”. Quand il sera
familiarisé
nationales,
meilleure.
avec les rencontres inter-
il comptera parmi les
Le slalom comportait le même nom
bre de portes qu’hier, mais le tracé
en était différent, plus difficile sur
tout, du fait de la neige très glacée
qui le demeura pour les deux man
ches en dépit du soleil, car il faisait
très froid. Après la première manche,
ies positions étaient les suivantes :
1. Sylvio Alvera, 1’ 7” 4/10; 2. James
Couttet, 1’ 7” 5/10; 3. Reinalter, T 7”
7/10; 4. Oreiller, 1’ 8”; 5. Désiré La-
croix, 1’ 9” 9/10; 6. Molitor, 1’ 10” 2/10;
7. Ohlé Dalman, 1’ 10” 4/10.
Le vainqueur ne pouvait se trouver
que parmi ceux-là. Lacroix, du fait
de sa chute, est crédité de 1′10". Syl
vio Alvera 1’ 5”, Oreiller 12 4” 8/10,
Ohle Dalman 1’ 3” 2/10, James Couttet
1’ 3” 3/10.
Nous avons donc deux Français en
tête: James Couttet devant Oreiller.
C’est au tour de Molitor. Mais il ne
peut faire mieux que l’ 10”. C’est lui
que l’on redoutait le plus, mais quand
on vit Reinalter en action, on com
prit que la victoire se jouait dans
cette descente. Prenant tous les ris
ques, au point de donner sur la fin
l’impression qu’il allait manquer une
porte, terminant à la limite du désé
quilibre, mais avec le titre arraché
par son énergie, après l’ 2” 6/10 pour
cette seconde manche.
Les différences de classement que
nous constatons pour une même
épreuve disputée à 24 heures d’inter
valle témoignent du caractère ardu
de ce genre de compétition, où la
moindre faute crée une perte de temps
toujours importante en regard des
faibles écarts qui déterminent la vic
toire. Ceux que nous retrouvons au
premier rang, aujourd’hui comme hier,
sont bien les meilleurs slalomeurs du
moment.
LE PROGRAMME
Aujourd’hui
8 h. — SKI : Course de fond de
50 km.
8 h —- HOCKEY SUR GLACE :
Canada c. Tchécoslovaquie; Pologne
c. Suisse ; Etats-Unis c. Autriche ;
Grande-Bretagne c. Suède.
9 h — PATINAGE. ARTISTI
QUE : Figures libres dames et mes.
sieurs (suite). — A 11 h. : couples.
13 h. — BOBSLEIGH A QUATRE
(1” et 2" manches).
Demain
9 h. — HOCKEY SUR GLACE :
Suisse c. Tchécoslovaquie ; Canada
c. Autriche ; Etats-Unis c. Grande-
Bretagne ; Suède c. Italie. (Sauf
modifications).
13 n — BOBSLEIGH A QUATRE
(3" et 4‘ manches).
14 h. — SKI : Saut spécial.
SLALOM SPECIAL
(Messieurs)
1. REINALTER (Suisse), 211023/10
(l’7”4/10 + l’2”6/10) ; " 3/
2. JAMES COUTTET (France) 2’10”
8/10 (l'7”5/10 + 1′3′3/10); ‘
3. HENRI OREILLER (Franc» ) 2’
12”8/10 (1’8” + l’4”8/10); ‘‘
i. Alvera (lt.), 2’13”2/10 (l’7”4/io +
l'5”8/10; 5. Dalman (Suède), 2112116/10
(l’10”4/10 + l’3”2/10); 6. Schoetz (Au
triche), 1′14′2/10 (1′10′8/10 + 1-3”
1/10); 7. Brchel (Tch.), 2‘14”6/10. 8.
Reddish (E.-U.), 2′15′5/10; 9 Molitor
(Suisse), 2′16′7/10; 10. Mail' (Autr.).
Hansson et Isberg (Suède), 2’18”3/10;
13. Schneider (Suisse), 2‘18”4/10: 14.
Colo (lt.), 2'19”; 15. LACROIX (Fr).
2′19′9/10; 16. ‘Knowlton (E.-U.) 27
20′2/10; 17. Sponar (Tch.), 2′211/10);
18. Clifford (Canada) 2‘23”7/10: 19’
Stewart (E.-U.), 2’24”l/10; 20. Vartiai-
nen (Fini.), 2’25”; 21. Arentz (Norv.),
2’27”7/10; 23. Mac Léan (E.-U.) 2’28”
1/10; 23. Nielsen (Norv.), 2′29′8/10; 24.
Alonen (Fini.), 2’30”8/10 25. Lukang
(Youg.), 2‘30”9/10; 26. Sutherland (Ca
nada), 2′31′2/10; 27. Molnar (Youg.),
2′31′4/10; 28. Chierroni (lt.), 2’32”l/10;
29. Eriksen (Norv.), 2’32”4/10; 30. Ma-
rusarz (Pol.), 2’33”2/10, etc...
NK I
Fbobsleigh
SKELETON
(Bob à une place ou cresta)
Classement par addition des temps
six manches :
1. BIBBIA (Italie), 5’23”2/10;
de
2.
Haeton (E.-U.), 5’24”6/10; 3. Crammond
(G.-B.), 5′25′1/10: 4. Martin (E.-U.),
5’28”; 5. Kaegi (Suisse), 5’28”9/10; 6.
Bott (G.-B.), 5'30”7/10.
Le Français Hirrigoyen a déclaré for
fait.
PATINAGE
MESSIEURS
1. Richard
191 pts
(Suisse),
178
176
168
pts
pts
pts
ARTISTIQUE
(Classement général)
BUTTON (Etats-Unis),
2. Hans Gerschwiller
181 pts 122; 3. Roda (Autr.),
133;
400
400;
pts 711.
4. Lettengraver (E.-U.),
5. Kiraly (Hongrie),
6. Grogan (Etats-Unis),
Penz s’est classé 35' en 2‘40”1/10
66 classés.
Viennent ensuite : 7. Sharp (G.-B.),
167 pts 044; 8. May (Autr.), 165 pts 66;
9. Siebt (Autr.). 162 pts 655; 10. Kap
(Tch), 160 pts 233, etc...
sur
DAMES
Avec Cretchen Fraser, les Etats-Unis font leur entrée
dans le royaume du ski
temps pour pouvoir songer à remon
ter. Elle a abandonné.
Françoise Gignoux est 12’. Elle fit
une coures régulière, réalisant le
même temps, à 3/10 de second® près,
dans les deux manches.
Quant à Lucienne Schmitt-Couttet,
elle a connu aujourd’hui le même sort
que Fernande Bayetto à la course de
descente. Elle a perdu le titre olym
pique alors qu’elle allait toucher au
but. Elle était troisième après la
première, manche à 4/10 de Fraser.
Au cours de la seconde manche, e
temps indiqué à mi-parcours par le
speaker la situait en avance sur tous
les temps réalisée et déjà, on voyait
en elle la championne olympique,
quant à cinq portes de la fin, elle
accrocha un fanion et tomba. Le ti
tre était perdu. Aussi bien, le slalom
des hommes que celui des femmes,,
doublé par le slalom du combiné,
nous paraissent une répétition super
flue.
En fait, le combiné descente-slalom
perd d® plus en plus sa raison d’être.
Ce sont deux épreuves différentes qui
réclament des spécialistes et le jour
n’est pas loin où le combiné sera sup
primé.
SLALOM SPECIAL (Dames)
1, Gretchen FRASER (E.-U.)
2/10 (59”l/10 + 58”l/10);
2. Antoinette Meyer (Suisse),
7/10 (1'7/19 + 57”);
3. Erika Maringen (Autr.),
(59'8/10 + 58”2/]0);
1’57”
1’57”
1’58”
4. Georgette THIOLIERE (France)', U
58 ”8/10 (1'8/10 + 58”); 5. Olero
(Suisse), 2’5”8/10; 6. Schuh-Proxauf
(Autr.), 2′6′7/10; 7 Hammerer (Autr.),
2′8′6/10; 8. Mead (E.-U.), 2′8′8/10; 9.
Grasmoen (E.-U.), 2′9′6/10; 10.
(Suède), 2’9”7/10;
11. Kann (E.-U.), 2’9”8/10;
GNOUX (Fr.), 2’10”3/10;
13.
(Suisse), 2'10'6/10; 14. Seghi
Nilsson
12. GI-
Bleuer
(It.) et
Schou-Ni]sen (Norv.), 2'11'5/10; 16. Nerk-
vapilova (Tch.), 2'12”; 17. SCHMITT-
COUTTET (Fr.), 2’15”6/10; 18. Ausoni
(Suisse), 2’18”6/10; 19. Carraretto (lt.),
2'19'9/10;
21"1/13.
Suzanne
2/10 dans
abandonné
20. Moserava (Tch.), 2’
Thiolière avait réussi 1’1”
la première manche et a
dans la deuxième à la suite
d'une chute. Lucienne Schmitt-Couttet
est tombée dans la seconde manche;
elle avait réussi 1′1/10 dans la pre-
mière manche.
EST-CE L’HALLALI POUR NISSE KARLSSON
SUR 50 KILOMÈTRES LES DIEUX SUEDOS [R
vont repousser l’assaut des autres Nordiques
(D’un de nos envoyés spéciaux CAZA)
SAINT-MORITZ. — La course de cinquante kilomètres va être courue
ce matin sur un circuit de 25 kilomètres à boucler deux fois. Nous re
trouvons le tracé de l'épreuve des 18 kilomètres jusqu'au lac de Staz
d’où part une nouvelle boucle de cinq kilomètres après laquelle on re
prend l’ancien tracé augmenté d’une épingle à cheveux de deux kilomè-
très. Les caractéristiques du parcours sont donc
demi-fond : peu de plat avec fré
quentes et sévères montées suivies
de descentes assez raides. Point cul
minant : le Plan de la Muyas (1.900
mètres). Dénivellation totale : 1.184
mètres.
les mêmes que pour le
son dernier
quons
Nisse
1.
mot et nous pronosti-
Toernqvist ; 2. Mora-
3. Herrdin ; 4. Eriksson.
SAINT-MORITZ. — En remportant le titre olympique, l’Américaine
Gretchen Fraser disait elle-même, après l’arrivée, sa surprise La veille
sa place de seconde avait fait d’elle une nouvelle étoile internationale.
Elle a donc fourni le témoignage que cette belle performance n’était pas
due à . l’élimination des meilleures, mais à ses qualités propres. Aujour-
d hui, les Américaines ont, dans l’en- —
semble, réalisé une meilleure perfor
mance que les Autrichiennes dont la
championne. Maringer, était troi
sième. Quelle belle technique possède
cette dernière !
Antoinette Meyer (Suisse), classée
seconde, a battu sa compatriote Re
née Clerc, championne suisse de cette
spécialité, de façon très nette, lui pre
nant 8". Qui l’eût dit après Grindel-
wald où elle ne s’est classée que 8’
à 16” de Celina Seghi ? Pour cette
dernière, nous dirons, après l’avoir
vue tomber encore aujourd’hui, que
décidément, la neige glacée ne lui
convient pas. Cet échec fut une rude
déception pour le clan italien qui en
avait fait, à juste titre, après ses
performances passées, la favorite de
ces Jeux. Pour nous, qui sommes pla
cés à la même enseigne avec Geor
gette Thiolière, nous avons eu, du
moins aujourd’hui, l’occasion de la
voir en meilleure posture. Elle se
classe 4e, en tête des Françaises, mais
le mystère de son subit déclin de for
me au cours de ces Jeux demeure en
tier.
Sa sœur Suzanne est tombée et, sur
la pente glacée, a glissé trop long-
WATERLOO! WATERLOO!
(Suit e de l'article de Pierre ABOUT)
C’est pour cette demi-seconde
que nous avons supporté le vent qui
pince les oreilles, et l’ennui de tant
de parcours inutiles accomplis par
de bons skieurs de stations d’alti
tude, venus souvent de bien loin,
et à grands frais, simplement pour
meubler les temps morts, pour don
ner aux vrais champions le temps
de remonter sur la crête, après la
première manche.
C’était peut-être aussi pour ce spec
tacle parfait qu’offre un slalom bien
tracé, et Dieu sait si celui de Saint-
Moritz est beau! La descente est ja
louse de son mystère. Pour la voir,
lundi, pour la raconter aux lecteurs
de L’Equipe, quatre envoyés spéciaux
l’avaient partagée en quatre tronçons,
et ils n’ont vu que l’essentiel, malgré
l’aide de quelques bénévoles,. malgré
l’appoint des divers chronométrages
officiels. Le slalom, au contraire,
offrait,, ce matin, tout entier aux re
gards. son parcours étincelant, piqué
de quelques arbres de Noël ■oubliés.
On voyait d’abord des silhouettes glis
ser de porte en porte; puis des corps
et des skis raclant la neige et vapo
risant dans l’air pur un léger pou
droiement irisé; puis des visages ten
dus par la tension; puis enfin des re
gards éclairant la piste comme des
phares. On voyait aussi les horloges
à secondes, et l’on savait très vite dis
tinguer le seigneur du comparse. On
le savait avant même le jugement des
secondes, à ce signe très précis qu’est
l’allure au, si vous préférez, le style.
Spectacle parfait donc, il faut le
répéter, mais que serait le spectacle
sans l’animation de la bataille? Or,
cette lutte fut la plus belle des Jeux,
car jamais on n’en vit encore de plus
âpre, de plus indécise, car jamais vic
toire ne tint à un fil aussi ténu» à
un fil: 5/10 de seconde!
Quatre en 6/10
Après la première manche, quatre
grands champions se tenaient en...
6/10 de secondes. L’Italien Sylvio Alve
ra, première surprise, était en tête,
euivi à 1/10 de seconde par Couttet
et à S110 par le Suisse Reinalter —
deuxième surprise — et enfin à 6/10
par » Oreiller.
Très belle position d’attente pour les
Français, pensoit-on. Oreiller avait
été presque sage, Couttet parfait,
tous deux étant, semble-t-il, demeurés
« en dedans », ce en quoi ils eurent
probablement tort...
Deuxième manche sensiblement plus
rapide, sauf pour Désiré Lacroix qui
tomba. Alvera améliore son temps de
t” 1/10. Oreiller le suit et l’on com
prend, au geste de ses grands bras, à
sa danse effreinée d’un pied sur l’au
tre, qu’il « en veut ». Il va terrible
ment vite, gagne sur lui-même 3” 2/10
L’U. R. S. S.
s’affilie à la Fédération
de patinage
SAINT-MORITZ. — M. Robert
Clark, président de la FI de Pati
nage, a annoncé officiellement :
« Après deux ans de -négocia
tions l'URSS s’est finalement affi
liée à la FIP et a versé sa cotisa
tion. »
« Nous sommes enchantés de cet
te décision, a ajouté M. Clark.
Lorsqu’elle a fait sa demande d af
filiation, l’URSS avait demandé
que la langue russe soit adoptée
comme l’une des langues officielles
et qu'un Russe soit élu membre
permanent du Comité directeur.
C’était contraire au règlement et
nous n'avons pas pu l'ac-cepter
Le fait que l’URSS ait mainte
nant accepté de faire partie de la
FIP dans les mêmes conditions que
tous les autres pays, et cela à 31
peu de distance des Championnats
du monde qui auront lieu à Ha-
mar, en Norvège, semble indiquer
qu’elle a l’intention d’engager pour
la première fois une équipe dans
ces Championnats. Jusqu ici cepen
dant je n’ai aucune indication of
ficielle à ce sujet. • (UP)
N.DL.R — Cette décision confie
me l’opinion des techniciens russes
que nous avons publié hier : l’URSS
se considère comme suffisamment
foete en patinage pour entrer en
compétition.
et sur l’Italien 1 seconde. Le voici
donc en tête.
Est-ce la passe de trois?
Le Suédois Dalman pousse comme
un furieux sur ses bâtons, réussit le
temps extraordinaire de l' 3” 2/10
qui bat celui d’Oreiller d’une seconde.
Au total, le Français reste cependant
en tête avec 8/10 de seconde d’Ovance.
On attend James, et le haut-parleur,
obligeant, donne aux spectateurs-audi
teurs un élément précis: « Il faut que
Coultet descende en T 5” 2/10 pour
battre son camarade Oreiller ».
La Suisse elle-même ne pensait donc
plus qu’à un duel entre Français,. son
champion favori, Molitor, étant battu
depuis la première manche; Couttet,
le professeur, allait-il battre Oreiller
son soldat, Oreiller son élève ? Cout
tet y pensait-il? Couttet tentait-il un
effort? De tous les yëux, j’ai cherché
la réponse... sans rien voir, je l’avoue
humblement. Quelle que fut la dispo
sition des portes et le torpillement
machiavélique imposé à son chemin,
James conserva cette extraordinaire
souplesse, ce mouvement continu qui
n’appartient véritablement qu'à lui.
Virant tantôt à droite, tantôt à gau
che, dans un « fondu » que seule une
caméra est capable d’imiter, James
allait son chemin en semblant dire
aux néophytes; « Voyez comme c'est
facile ».
Et ainsi, jusqu’en bas, sans le moin
dre heurt.
Ce fut si beau, si prenant, qu’on
oublia de regarder la pendule et que
la surprise fut plus belle d’entendre
l’ 3” 3/10, juste 1/10 de plus que Dal-.
man qui avait foncé comme un élé
phant dans une plantation de jeunes
hévéas..,.
Oreiller, l’élève battu de deux secon
des, embrassait son maître ès slalom,
et les reporters,, d’avance, annon
çaient au monde la victoire fran
çaise...
Et ce fut Reinalter...
On oubliait Waterloo. Le Suisse Edi
Reinalter prit la piste derrière son
chef de file Karl Molitor, excellent
sans plus, et réalisa le miracle, ines
péré de ses plus chauds partisans, un
de ces miracles qu’inspire, tous les
quatre ans, l’enthousiasme des Jeux
Olympiques. Une descente folle, heur
tée, une ruée sauvage qui eut pu vingt
fois l’amener à manquer une porte,
à déraper sur ses carres mal serrées.
Un risque permanent de... 1’ 2” 6/10
qui rapporte à ce garçon, toujours
irrégulier, une magnifique victoire, à
la Suisse la consolation des échecs
répétés de la semaine...
Un miracle? Sans doute, puisque les
experts suisses eux-mêmes l’admettent.
Mais aussi une leçon pour les nôtres.
Oreiller le risque-tout n'a vraiment
couru que la seconde manche. Le suc
cès lui aurait-il fait perdre le août
du risque? Couttet l'admirable n’avait-
il pas trop pensé d’avance à ce sla
lom spécial? A-t-il couru aussi vite
qu’il le pouvait ? Je pose la question
et je réponds que si Reinalter avait
couru avant lui, Couttet eût été capa
ble de lui reprendre les &/10 néces
saires...
Ce n’est pas l’Amour
qui a causé les échecs
de G. Thiolière
et M. Nilsson !
par Robert ÀHIER
correspondant de l’United Press
SAINT-MORITZ. — La belle
Georgette Thiolière • Miller et la
rousse championne de Suède May
Nilsson,. qui étaient grandes fa-
vorites et qui ont toutes deux été
largement battues à Saint-M oritz,
démentent véhémentement que
leurs mauvaises exhibitions aient
été dues à l’Amour.
Interrogées , à ce sujet, l'une et
l’autre ont répondu:
« Les journaux ont dit qu’ayant
épousé un Américain et étant
amoureuse de lui j’avais maigri
et avais perdu des forces, a dit
Georgette. C'est absolument faux.
Je suis plus maigre, sans doute,
mais c’est parce que j’ai perdu
de la graisse. Mes muscles sont en
bonne condition, et je l’ai prouvé
lorsque j’ai battu tous les hom
mes, y compris Karl Molitor, à
Sun Valley, aux Etats-Unis. Si
j’ai été battue ici, c’est que j’ai
joué de malchance. »
Et elle a ajouté, avec colère^
« Et puis, même si c’est vrai, j’ai
bien le droit de me marier et de
nfaigrir ! ».
May Nilsson n’a pas davantage
paru enchantée à l'idée que ses
fiançailles avec Maurice Laffor-
gue, ancien champion français de
ski, avaient entraîné sa brusque
baisse de forme.
« Aucun rapport, a-t-elle affirmé.
Je suis peut-être surentraînée
après mon long séjour dans les
Pyrénées... Et puis, j’avais mal.
farté mes skis. Quant à ma chute
dans le second parcours du sla
lom, cela peut arriver à tout le
monde, n’est-ce pas? ».
Saint-Moritz-Olympie
• UN DE NOS LECTEURS, M. Ch. Favre,
nous signale que Bibi Forriani, qui a
prêté le serment olympique, n'est pas
masseur, mais électricien et qu il est,
en outre, un parfait amateur.
EDI REINALTER
le skieur qui remonte la pente
(D’un de nos envoyés spéciaux Philippe
SAINT-MORITZ. — Parce qu'il n’avait jamais gagné
GAUSSOT)
aucune épreuve
Importante, la grande foule ignorait son nom. Seuls, les organisateurs
savaient que l’équipe suisse possédait en lui un coureur sur qui elle pou
vait compter en toutes circonstances, un coureur régulier, fin, élégant,
Intelligent. ■
Edi n’est plus un jeune. Il a 27
ans et ça fait très exactement dix '
années qu’il court sans jamais con
naître la vedette parce que barré par
Molitor, Edi Reminger, Toto Romin
ger et autres seigneurs. Sa victoire,
la grande victoire de sa vie, il l’au
ra attendue dix ans. Il ne regrette
rien aujourd’hui, puisqu’elle lui ap
porte le plus beau titre, celui de
champion olympique de slalom.
Il est employé au Syndicat d’Ini
tiatives de Saint-Moritz depuis plu
sieurs années. C’était une situation
propice à l’entraînement, d’autant
plus que le grand Rudi Rominger
avait foi en lui et le poussait. A la
suite d’un empoisonnement, il se
tint quelque temps à l’écart des pis
tes. Ce n’est qu’en 1944 qu’il reprit
l’entraînement. La pente, il l’a re
montée lentement, mais sûrement.
Au slalom de Wengen, l’an dernier,
il fut seizième. Au slalom du Ruban
Blanc, il était huitième. Au slalom
de Chamonix, il était quatrième,
slalom des Jeux Olympiques, il
premier.
« Je m’arrête, m’a-t-il confié.
Au
est
Je
ne puis plus espérer mieux mainte
nant. Je m’arrête comme Allais et
Kudy Rominger lorsqu’ils ont été
champion du monde. Mais je suis
rudement content de terminer là-
dessus »
CE N’EST PAS
MARLENE...
...qu’embrasse avec une appli
cation digne d’Hollywood Edi
Reinalter, gagnant du slalom
spécial. Mais l’agréable Gret
chen Fraser qui a également
remporté la même , épreuve
chez les dames.
(Téléphoto exclusive
: L'EQUIPE)
Dick
Button
est un
champion hors classe
SAINT-MORITZ. — Le stade olympi-
que avait été envahi, hier après-midi,
par une foule enthousiaste venue ap
plaudir les figures libres du patinage
artistique messieurs. Ce fut un réci
tal Dick Button.
Ce jeune champion américain de 19
ans nous fit admirer, au cours des
cinq minutes obligatoires, une classe,
une technique et une sûreté qui n‘a-
valent d’égaler que la facilité avec
laquelle il exécutait les pas les plus
complexes de son programme.
Avant même' que les neuf juges
aient proclamé les notes attribuées,
le public, debout, lui réserva une lon
gue ovation, montrant ainsi combien
était apprécié son jeune talent. But
ton est un grand champion.
Derrière lui, le Suisse Hans Gesch-
willer fut émotif. Il tomba deux fois.
PATINAGE
xième, devançant l’Autrichien Rada.
C’est dire que l’ordre de valeur donné
par les figures imposées resta inchan-
gé.
Ces dames, de leur côté, terminaient
leurs trois dernières figures impo-ées
La petite fée de la glace. Barbara
Ann Scott, continua sa marche à la
victoire, mais la championne d’Angle
terre, Jeannette Altwegg prend main
tenant la seconde place, tandis que
notre compatriote Jacqueline du Bief
passe plusieurs concurrentes en un
style fort encourageant.
André BOZON.
Classement provisoire après les fi
gures imposées :
1. B.-A. SCOTT (Canada), 858 pts 10;
2. Altweg (G.-B ), 842 pts 10; 3. Paw-
lick (Autr.), 832 pts 10; 4. Nekolova
(Tch.), 807 pts 20: 5. Adam Shirley
(G.-B.), 806 pts 80; 6. Von Merrill
(E.-U.), 798 pts; 7. Vrzenova, 791 pts 20;
8. Sherman (E.-U.), 783 pts 90; 9. Da-
vics (G.-B.), 763 pts 50; 10. Morrow
(Can.), 761 pts 90; 11, Hug (Suisse),
755 pts 90; 12. Seizh (E.-U), 755 pts 80;
13. Take (Can.), 7,54 pts 10: 14. Jacque
line du BIEF (Fr.), 746 pts, etc...
Ce Championnat
la résistance risque,
vue international, de
térêt en raison de
des Suédois sur les
ques : Finlandais <
olympique de
, du point de
manquer d’in-
la supériorité
: autres Nordi-
et Norvégiens,
HOREY
SUR GLACE
Canada b. Etats-Unis
Suisse b. Suède
Grande-Bretagne b. Pologne ..
Autriche b. Italie
1. Suisse
2. Tehécoslov. .
3. Canada
4. Etats-Unis . .
5. Gde-Bretagne
6. Pologne ....
7. Suède
8. Autriche .
9. Italie
Pts
12
10
10
6
4
4
2
2
0
6
5
5
5
5
6
4
6
6
G. N.
6
5
5
3
2
2
1
1
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
2
3
4
3
5
6
12—3
8—2
7—2
16—5
+ 55
+ 55
+ 49
+ 42
— 13
— 43
— 5
— 20
—102
Le classement officieux
(7 au premier, 5, 4, 3, 2 et 1)
1. SUEDE, 69 points; 2. Suisse,
65 pts; 3. U.S.A., 44 pts; 4. Autriche,
43 pts; 5. Norvège, 40 pts; 6. Finlande,
35 pts; 7 France, 33 pts; 8. Italie,
21 pts; 9. Grande-Bretagne, 9 pts; 10.
Hollande et Hongrie, 6 pts; 12. Bel
gique, 3 pts.
et, su; les continentaux, fort peu
habitués à ce genre de promenades.
Pour les Nordiques, au contraire,
la compétition de 50 kilomètres fait
partie de toutes les fêtes des
skieurs. Ce n’est même pas la
course la plus longue d’une saison,
puisque la classique Vasalopp, ou
« course de Gustav Vasa », se dis
pute chaque année sur 90 kilomè
tres, avec la participation de quel
que 300 concurrents...
La course va tirer tout son inté
rêt de la bataille que vont se livrer
les « quatre grands » suédois. Mora-
Nisse (Nils Karlsson), le roi du
Vaninen outsider finnois
C’est peut-être faire bon marché
des chances finlandaises. Si Benja
min Vaninen, qui a déjà lutté vic
torieusement contre les Suédois et
notamment à Rovaniemi et à Kuo-
pio l’an dernier, se trouvait dans
sa meilleure condition physique, il
pourrai*- très bien s’intercaler par
mi les Suédois. Mais le 1er janvier
dernier, à la course qualificative
pour les Jeux Olympiques, Benja
min a produit, par 30° au-dessous
de zéro, un effort dont il ne s’est
pas encore relevé. Malade pendant
quinze jours à Saint-Moritz, il a dû
cesser toute préparation
jouera peut-être qu’un rôle
rant dans une course dont
pu être la vedette.
et ne
de figu-
il aurait
ski, est-il sur son déclin
pas
a-t-il
acclimaté
ou,
retrouvé tous
au
ses
Trois hommes, en tout
décidés à lui arracher sa
? N’est-il
contraire,
moyens ?
cas, sont
couronne.
HOCKEY
hr , ‘> ’ U, )
Celui qui a le plus de chances d’y
parvenir est, à notre avis, son ca
marade de club Anders Toernqvist,
qu’on a surnommé chez
« kronprinz », tant il est,
longtemps, l’éternel second.
L’autre prétendant ser;
Herrdin et le troisième
Eriksson.
Tous trois sont capables ■
lui le
depuis
Arthur
Ha raid
de bat-
tre Mora-Nisse s’il n’est véritable
ment plus lui-même. Mais nots
sommes de ceux qui pensent que le
« raton laveur » n’a pas encore dit
" Mon mari, ma maison, tous les sports
VOILA MA VIE»
m‘a dit Gretchen FRASER
championne olympique de slalom
(D’un de nos envoyés spéciaux)
SAINT-MORITZ. — Pour une surprise, elle est de taille ! Une Amé
ricaine championne olympique de slalom. Toutes les « reines » détrônées
par ce petit bout de femme mince comme un fil, au curieux visage de
squaw à qui deux tresses — deux tresses de vraie « gretchen » — don
nent un air de jeunesse extraordinaire. D’où ma stupéfaction quand elle
avoue, sans la moindre honte, qu’elle
est née à Vancouver (État de
Washington) le 11 février 1920. A "
quelques jours près, elle s’offre le ti
tre olympique pour ses vingt-huit
ans.
Gretchen est mariée avec un M. Fra
ser, grand distributeur d’essence.
« Depuis quand faites-vous du ski ?
— J’ai commencé il y a dix ans déjà,
mais pendant la guerre, mon mari
étant mobilisé, j’ai dû arrêter tout
entraînement pendant près de quatre
ans. J’ai recommencé l'an dernier seu
lement à Sun Valley et j'ai eu la
chance d’être très amicalement conseil
lée par votre championne Thiolière.
— Quels sont vos goûts ?
— Ils sont tout simples. Je suis
avant tout une femme d’intérieur, très
occupée par mon ménage. Et tout le
temps que me laisse le soin de ma- mai
son, je le consacre au sport : ski en
hiver, mais, dès le printemps, tennis,
golf et, surtout, natation et plongeons
du tremplin.
— Vous entraînez-vous beaucoup ?
— Oui, surtout en slalom, car à
Sun Valley, nous avons un téléski des
servant uniquement la pente du sla
lom de compétition, ce qui facilite
beaucoup la répétition du passage de
différents groupes de portes. Mais je
dois dire surtout que j'ai fait de grands
progrès depuis que je suis en Suisse.
Et la majeure partie de ces progrès,
jo les dois à mon nouveau coach,
l’excellent skieur suisse Hansli, de
Klosters, qui nous a toutes préparées
avec un soin minutieux un mois avant
les Jeux sur les pent-es de Davos et de
Saint-Moritz. »
Le jeune Hansli était, l’an passé, un
’ • - fi-
des meilleurs skieurs suisses. Ne
nit-il pas, en particulier, second
fameux derby de la. Parsen ?
du
« Pourquoi, lui demandons-nous,
n’avez-vous pas couru cette année ?
— Les places étaient chères dans
l’équipe nationale et on ne croyait
pas beaucoup en moi en haut heu.
Alors, cette occasion de faire travail
ler des filles que je jugeai du premier
coup d’œil extrémenvent douées « é-
tant offerte, je Ta‘i saisie au vol.
— Entraînement très poussé pendant
ces trois semaines ?
— Très progressif surtout. Nous avons
démarré tout doucement pour arriver
à la grande forme, à l’h-cure JO. Ma
foi, ce n’était pas trop mal calculé:
jamais encore Gretchen fraser n avait
fait d’aussi beaux parcours.
— Etait-elle la meilleure de l’équipe?
Non. Andréa. Mead lu valait bien,
et je fondais (es plus grands espoirs
sur elle, lorsqu'elle se blessa malen
contreusement à la cheville.
— Allez-vous continuer à vous occu
per des skieuses américaines ?
— On me le propose et,^ devant de
si beaux résultats, je crois bien que
je vais accepter et partir avec elles
aux USA où cette première victoire va
provoquer un immense mouvement en
faveur du ski. — C.
L’ordre des départ
des principaux concurren
(Dép, de minute en minute, A
6. Anders TOERNQVIST ($J
9. Benjamin VANINEN (Fin
Christian Rodhiero (Italie) ; J
Muller (Suisse); 14. Arthur;
DIN (Suède) ; 18. Martin ji
(Norv.) ; 19. Edi Schild (Suis
MORA NILS (Suède) ; 24. pJ
ninen (Fini.) ; 26. Severino 1
gnoni (Italie) ; 28. Harald J
SON (Suède) ; 29. Martt
(Finlande). |
Les favoris de « L’EQUIPa
lettres capitales.
Le meilleur Finnois sera
sans doute, Sipila, suivi J
Vaninen et du vétéran Ku
Les représentants de la J
dont le meilleur paraît]
Jaere, pourraient bien se 1
crocher par un Italien J
Compagnoni, excellent ad
de Carrara dans le relais 4
kilomètres, par exemple), u
(Edl Schild ou Max Mull
Autrichien ou même un 1
Il n’y a pas de coureur
dans cette épreuve et c’est
sage politique de la part de]
Ski qui ne tient pas à « 1
ses espoirs.
urnée
venern
tu
seuil de
ionale où la
[Heurs pas f<
rseille, ce qi
os vont se t
pect iyement
lque sorte .1
Mais si le Re
n’en est pas t
relzematches à
eut
FINALE AVANT LA LE
Tchécoslovaques favoris contre Canadi
encore espér
cerne et av
dent.
ependant lé
e que son r
ssé au déba
, j , .. a j t —u‘t gagne demai
(D un de nos envoyés spéciaux André Bu le ader
in ne croit d
fer. D’abord le
salon de tous
ri un a vanta
Mais Faisan'
y a là pour
on peut pens
‘absence de :
s de Reims n
à reproduire
■défense rém
SAINT-MORITZ. — Les organisateurs des Jeux d’Hiver n’au
imploré inutilement le gel. Le soehn, ce vent chaud amenant le
été chassé par le maloya qui, depuis hier, enveloppe Saint-Morit
ailes glacées. Dirigeants et athlètes ont à nouveau le sourire : lf
de hockey, un instant compromis, continue sa progression par u
ensoleillé mais froid.
Le grand match de la journée op
posait les Américains aux Canadiens
Ces derniers confirmèrent tout le
bien que nous pensions d’eux en bat
tant nettement les Yankees au cours
d’un match disputé sèchement, mais
loyalement. Si plusieurs joueurs ont
dû abandonner quelques instants la
piste à la suite d’une charge puis-
santé,
gulière.
celle-ci était malgré tout ré-
épaule à épaule,
contre poitrine.
Disputée très rapidement
teams'cherchant surtout à
poitrine
par deux
pratiquer
dans le meilleur esprit du jeu, la
partie, agréable à suivre, fut proba
blement la plus intéressante que nous
ayons vue depuis le début du tournoi.
Une fois de plus, le marquage étroit
des Canadiens leur permit d’enlever
une rencontre sans prendre beaucoup
de buts. En phase défensive, chaque
homme prend en charge un adver
saire, toujours le même, et ne le lâ
che pas d’un patin. Seule, l’action
offensive libère le joueur qui part à
PLACE AUX ARTISTES
SAINT-MORITZ.
nage artistique
puis hier
Voici le
tous
— Le pati-
a repris de-
ses droits.
couple américain,
l'un des favoris de l’épreuve
par couple : Yvonne-Claire
Shermann (17 ans) est ici
tenue à bout de bras par Bob
Swenning (23 ans).
LE MALIN MALOYA
SAINT-MORITZ — Le ma-
journée ? On le dit.
attribuer
les de la
Voyez James Couttet. Il
présente au départ de
deuxième manche du slalom
avec des muscles chauds et
se
la
une âme de vainqueur, mal
gré une main blessée par
ses carres. Il attend, Il at
tend des dizaines de secondes,
une grande minnte. Il part
enfin refroidi mais triom
phe... Non • Reinalter le
coiffé. Le malin...
Reinalter avait
bien ai-
fait une
descente.
Edl Ro-
guisé ses carres et
brillante première
Avant la seconde,
minger eut l'Idée de prati-
(D’un de nos envoyés spéciaux)
quer sur les skis de son ca
marade un aiguisage spécial
en dents de scie, genre cou
teau à pain. Reinalter y ga
gna quelques dixièmes de se
conde qui firent de lui un
champion olympique aux dé-
pens de Couttet. Qui inspira
~ " Certainement le
Rominger ?
malin.
La belle
Hère avait
Georgette Thio-
aujourd'hui
moral à tout casser.
un
Pre-
mière manche : elle accroche
une porte. Rien de grave.
Deuxième manche : on lui
annonce qu’il lui suffit d'amé
liorer son premier temps
de deux secondes pour ga
gner. C'était inexact d’une
demi-seconde. Et Georgette,
furieuse, accuse, bien en
tendu. le malin.
Suzanne Thiolière
classée juste avant sa
sœur
et pouvait tout espérer. Le
malin lui cacha une porte et
ce fut la bûche.
chant (c'est un pléonasme).
On a cru qu'elle ne prenait
pas assez d’élan pour accom
plir sa figure. On s’est trom
pé. C’est le vent qui l’a frei
née Juste sous le nez des
juges.
Le chronométrage de toutes les épreu
ves des Jeux Olympiques est assuré par
OMEGA
Celina Seghi pleure. Le
vent malin avait juste choisi
ce jour pour la mettre en
état d’infériorité.
Rese Hamerre pleure May
Nilsson pleure sur sa gloire...
de 1947. Le maloya aurait-il
lié contrat avec les U.S.A. ?
Jacqueline du Bief croyait
candidement que le maloya
soufflait pour les patineurs.
Erreur ; ce malin est mé-
Ah ! Ils sont méchants, les
juges ! Eh bien î le malin
les a punis par la voix de
la foule subitement devenue
furieuse de leur inconstance.
Que deux hommes graves
donnent pour la même figu
re. l’un un 6, l’autre un 1,
ce n’est plus du désaccord,
mais de la malignité.
J’en aurai fini avec le ma-
lin si je livre le vrai secret
de la défaite française du
jour : Oreiller a voulu lais
ser un titre à son aîné Cout
tet ; il s’est freiné volontai
rement. Résultat : ils l’ont
perdu tous les deux. Là, c’est
vraiment malin.
l’attaque mais, dès la fin de
fort, celui-ci-se replie à tout
pour venir marquer son i
Telle est la méthode canadien
les résultats justifient les pi
individuellement, le centr
trompa par six fois la vigi
gardien yankee. Harding fut
leur joueur en piste ainsi
compatriote Mara, tandis (
les Américains, l’arrière à
Prddy et Cunliffe se mett
évidence.
La Suède : désillusion
De son côté, la Suisse vénal
de la Suède, grande désillu
Jeux.
Malgré la concurrence à
spécial, un nombreux iw
venu pour voir gagner so1
Le team helvète débuta ra
pour n’être jamais inquiété
firma à nouveau comme ]
outsider de l’épreuve. Mais qj
reconnu dans la formation
les brillants joueurs que ni
vu opérer il y a un mois à S
contre le Racing ?
Du match Grande-Breta
gne, disons seulement que le
d’outre-Manche ont pour |
réussi à marquer des bute al
la rencontre Autriche-Italie
aux Transalpins l’occasion il
presque définitivement leur
tion à la garde de la lanter
Les scores qu'ils auront el
feront certainement date dat
tore des Jeux et nous en rell
seulement, avec envie, la ’ 1
comité olympiqus italien qui,
frir d’agréables vacances à J
pe n’ayant rien à faire 0
épreuve olympique. a
Le titre se joue aujour
Le choc tant attendu qui
probablement du titre opp
matin, au Stadion, le Canal
Tchécoslovaquie. Ces deux
semblent en effet dominer |
va les, la Suisse jouant suri
rain pouvant seule avoir 1
chapitre. Les Canadiens sont.
(Lire la sui
mai.
t ret
les Sta
leu
DEMAI
e-Stade a fa
sque-là, les «
sept Journées
€ 10 buts, en
errera parut. I
p— remontèrer
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Brait voulu po
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chaque sortie. De leur côté, ses
eues constituent un bloc sat_a
S’il faut un pronostic, risqlaa
dement les représentants '
Continent qui paraissent al
de pénétration que leurs aj
Quoi qu’il en soit, cette "
finale avant la lettre, nouf.
tra de juger la valeur de det"
tions différentes de hockey. 1
Pendant ce temps, la Suis
Etats-Unis devraient venir à,
la Pologne et de l’Autrche,
la Grande-Bretagne et la "
découdront pour les places d
TRIOMPHE]
DE LA TECHNIQUE FRANg
JAMES COUTI-
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roit ou plutôt
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et. surtout dev
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J
(Lire la suite
OPINION
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_ FONs DETAT SowrAC
D s'est freiné... et tous deux
ont été battus par "l’honnête" Reinalter
(D’un de nos envoyés spéciaux Alex VIROT)
SAINT-MORITZ. — En battant de 5/10 de seconde James Couttet au
slalom spécial, le Suisse Reinalter a accompli un bien bel exploit. Il se
dépensa avant tant d’énergie, qu’il termina sa
au delà de la ligne d’arrivée.
Qui est Edi Reinalter? Un Suisse
classé, catalogué, connu pour son irré-
gularité... et ses secondes manches
seconde manche effondré
L LE QUOTIDIEN
moins rapides que les
Exemple:
Semaine Intern
Ruban Blanc
Wengen
Sa classe n'est pas
premières.
1’ 8’
1’ 2’
1’ 7’
et l’ 14”
et 1’ 16”
et l’ 14”
celle que l’on
doit attendre du vainqueur d’une
compétition olympique. Ce qui, d’ail-
leurs, ajoute à son mérite. Mais ce
peut être un exploit sans lendemain.
L’erreur d’Oreiller
Oreiller a eu le tort de régler sa
course sur celle de Couttet, et, le
voyant vainqueur, de ne pas chercher
à vaincre. Si le tirage au sort l’avait
placé après Reinalter, il eût couru
tout autrement sans doute.
Tactique de sentiment qui fut une
erreur.
Quoi qu’il en soit, la France place
deux coureurs dans les
ce qui porte à cinq
médailles olympiques
g née s.
Ce slalom ne nous a
trois premiers.
le nombre
qu’elle a
des
ga-
rien appris
n’eût été mis hier en évidence tou
chant les valeurs et les qualités des
nations en présence. Il faisait entrer
en scène quelques hommes nouveaux
dont l’Italien Zeno Collo qui était
tombé à la première manche, ce qui
l’écartait de la victoire.
La course de Désiré Lacroix était
attendue avec curiosité. Il n’a pas
déçu, ayant réalisé, au cours de la
première manche, le 5* temps, l’ 9”
9/10, alors que le meilleur temps, celui
de l’Italien Sylvio Alvera était de
l’ 7” 4/10. Sur la fin de la seconde
manche, alors qu’il avait réussi un
des meilleurs temps, il tomba sur
une faute de carre. Or, malgré cette
chute, il fit 1’ 10”. Quand il sera
familiarisé
nationales,
meilleure.
avec les rencontres inter-
il comptera parmi les
Le slalom comportait le même nom
bre de portes qu’hier, mais le tracé
en était différent, plus difficile sur
tout, du fait de la neige très glacée
qui le demeura pour les deux man
ches en dépit du soleil, car il faisait
très froid. Après la première manche,
ies positions étaient les suivantes :
1. Sylvio Alvera, 1’ 7” 4/10; 2. James
Couttet, 1’ 7” 5/10; 3. Reinalter, T 7”
7/10; 4. Oreiller, 1’ 8”; 5. Désiré La-
croix, 1’ 9” 9/10; 6. Molitor, 1’ 10” 2/10;
7. Ohlé Dalman, 1’ 10” 4/10.
Le vainqueur ne pouvait se trouver
que parmi ceux-là. Lacroix, du fait
de sa chute, est crédité de 1′10". Syl
vio Alvera 1’ 5”, Oreiller 12 4” 8/10,
Ohle Dalman 1’ 3” 2/10, James Couttet
1’ 3” 3/10.
Nous avons donc deux Français en
tête: James Couttet devant Oreiller.
C’est au tour de Molitor. Mais il ne
peut faire mieux que l’ 10”. C’est lui
que l’on redoutait le plus, mais quand
on vit Reinalter en action, on com
prit que la victoire se jouait dans
cette descente. Prenant tous les ris
ques, au point de donner sur la fin
l’impression qu’il allait manquer une
porte, terminant à la limite du désé
quilibre, mais avec le titre arraché
par son énergie, après l’ 2” 6/10 pour
cette seconde manche.
Les différences de classement que
nous constatons pour une même
épreuve disputée à 24 heures d’inter
valle témoignent du caractère ardu
de ce genre de compétition, où la
moindre faute crée une perte de temps
toujours importante en regard des
faibles écarts qui déterminent la vic
toire. Ceux que nous retrouvons au
premier rang, aujourd’hui comme hier,
sont bien les meilleurs slalomeurs du
moment.
LE PROGRAMME
Aujourd’hui
8 h. — SKI : Course de fond de
50 km.
8 h —- HOCKEY SUR GLACE :
Canada c. Tchécoslovaquie; Pologne
c. Suisse ; Etats-Unis c. Autriche ;
Grande-Bretagne c. Suède.
9 h — PATINAGE. ARTISTI
QUE : Figures libres dames et mes.
sieurs (suite). — A 11 h. : couples.
13 h. — BOBSLEIGH A QUATRE
(1” et 2" manches).
Demain
9 h. — HOCKEY SUR GLACE :
Suisse c. Tchécoslovaquie ; Canada
c. Autriche ; Etats-Unis c. Grande-
Bretagne ; Suède c. Italie. (Sauf
modifications).
13 n — BOBSLEIGH A QUATRE
(3" et 4‘ manches).
14 h. — SKI : Saut spécial.
SLALOM SPECIAL
(Messieurs)
1. REINALTER (Suisse), 211023/10
(l’7”4/10 + l’2”6/10) ; " 3/
2. JAMES COUTTET (France) 2’10”
8/10 (l'7”5/10 + 1′3′3/10); ‘
3. HENRI OREILLER (Franc» ) 2’
12”8/10 (1’8” + l’4”8/10); ‘‘
i. Alvera (lt.), 2’13”2/10 (l’7”4/io +
l'5”8/10; 5. Dalman (Suède), 2112116/10
(l’10”4/10 + l’3”2/10); 6. Schoetz (Au
triche), 1′14′2/10 (1′10′8/10 + 1-3”
1/10); 7. Brchel (Tch.), 2‘14”6/10. 8.
Reddish (E.-U.), 2′15′5/10; 9 Molitor
(Suisse), 2′16′7/10; 10. Mail' (Autr.).
Hansson et Isberg (Suède), 2’18”3/10;
13. Schneider (Suisse), 2‘18”4/10: 14.
Colo (lt.), 2'19”; 15. LACROIX (Fr).
2′19′9/10; 16. ‘Knowlton (E.-U.) 27
20′2/10; 17. Sponar (Tch.), 2′211/10);
18. Clifford (Canada) 2‘23”7/10: 19’
Stewart (E.-U.), 2’24”l/10; 20. Vartiai-
nen (Fini.), 2’25”; 21. Arentz (Norv.),
2’27”7/10; 23. Mac Léan (E.-U.) 2’28”
1/10; 23. Nielsen (Norv.), 2′29′8/10; 24.
Alonen (Fini.), 2’30”8/10 25. Lukang
(Youg.), 2‘30”9/10; 26. Sutherland (Ca
nada), 2′31′2/10; 27. Molnar (Youg.),
2′31′4/10; 28. Chierroni (lt.), 2’32”l/10;
29. Eriksen (Norv.), 2’32”4/10; 30. Ma-
rusarz (Pol.), 2’33”2/10, etc...
NK I
Fbobsleigh
SKELETON
(Bob à une place ou cresta)
Classement par addition des temps
six manches :
1. BIBBIA (Italie), 5’23”2/10;
de
2.
Haeton (E.-U.), 5’24”6/10; 3. Crammond
(G.-B.), 5′25′1/10: 4. Martin (E.-U.),
5’28”; 5. Kaegi (Suisse), 5’28”9/10; 6.
Bott (G.-B.), 5'30”7/10.
Le Français Hirrigoyen a déclaré for
fait.
PATINAGE
MESSIEURS
1. Richard
191 pts
(Suisse),
178
176
168
pts
pts
pts
ARTISTIQUE
(Classement général)
BUTTON (Etats-Unis),
2. Hans Gerschwiller
181 pts 122; 3. Roda (Autr.),
133;
400
400;
pts 711.
4. Lettengraver (E.-U.),
5. Kiraly (Hongrie),
6. Grogan (Etats-Unis),
Penz s’est classé 35' en 2‘40”1/10
66 classés.
Viennent ensuite : 7. Sharp (G.-B.),
167 pts 044; 8. May (Autr.), 165 pts 66;
9. Siebt (Autr.). 162 pts 655; 10. Kap
(Tch), 160 pts 233, etc...
sur
DAMES
Avec Cretchen Fraser, les Etats-Unis font leur entrée
dans le royaume du ski
temps pour pouvoir songer à remon
ter. Elle a abandonné.
Françoise Gignoux est 12’. Elle fit
une coures régulière, réalisant le
même temps, à 3/10 de second® près,
dans les deux manches.
Quant à Lucienne Schmitt-Couttet,
elle a connu aujourd’hui le même sort
que Fernande Bayetto à la course de
descente. Elle a perdu le titre olym
pique alors qu’elle allait toucher au
but. Elle était troisième après la
première, manche à 4/10 de Fraser.
Au cours de la seconde manche, e
temps indiqué à mi-parcours par le
speaker la situait en avance sur tous
les temps réalisée et déjà, on voyait
en elle la championne olympique,
quant à cinq portes de la fin, elle
accrocha un fanion et tomba. Le ti
tre était perdu. Aussi bien, le slalom
des hommes que celui des femmes,,
doublé par le slalom du combiné,
nous paraissent une répétition super
flue.
En fait, le combiné descente-slalom
perd d® plus en plus sa raison d’être.
Ce sont deux épreuves différentes qui
réclament des spécialistes et le jour
n’est pas loin où le combiné sera sup
primé.
SLALOM SPECIAL (Dames)
1, Gretchen FRASER (E.-U.)
2/10 (59”l/10 + 58”l/10);
2. Antoinette Meyer (Suisse),
7/10 (1'7/19 + 57”);
3. Erika Maringen (Autr.),
(59'8/10 + 58”2/]0);
1’57”
1’57”
1’58”
4. Georgette THIOLIERE (France)', U
58 ”8/10 (1'8/10 + 58”); 5. Olero
(Suisse), 2’5”8/10; 6. Schuh-Proxauf
(Autr.), 2′6′7/10; 7 Hammerer (Autr.),
2′8′6/10; 8. Mead (E.-U.), 2′8′8/10; 9.
Grasmoen (E.-U.), 2′9′6/10; 10.
(Suède), 2’9”7/10;
11. Kann (E.-U.), 2’9”8/10;
GNOUX (Fr.), 2’10”3/10;
13.
(Suisse), 2'10'6/10; 14. Seghi
Nilsson
12. GI-
Bleuer
(It.) et
Schou-Ni]sen (Norv.), 2'11'5/10; 16. Nerk-
vapilova (Tch.), 2'12”; 17. SCHMITT-
COUTTET (Fr.), 2’15”6/10; 18. Ausoni
(Suisse), 2’18”6/10; 19. Carraretto (lt.),
2'19'9/10;
21"1/13.
Suzanne
2/10 dans
abandonné
20. Moserava (Tch.), 2’
Thiolière avait réussi 1’1”
la première manche et a
dans la deuxième à la suite
d'une chute. Lucienne Schmitt-Couttet
est tombée dans la seconde manche;
elle avait réussi 1′1/10 dans la pre-
mière manche.
EST-CE L’HALLALI POUR NISSE KARLSSON
SUR 50 KILOMÈTRES LES DIEUX SUEDOS [R
vont repousser l’assaut des autres Nordiques
(D’un de nos envoyés spéciaux CAZA)
SAINT-MORITZ. — La course de cinquante kilomètres va être courue
ce matin sur un circuit de 25 kilomètres à boucler deux fois. Nous re
trouvons le tracé de l'épreuve des 18 kilomètres jusqu'au lac de Staz
d’où part une nouvelle boucle de cinq kilomètres après laquelle on re
prend l’ancien tracé augmenté d’une épingle à cheveux de deux kilomè-
très. Les caractéristiques du parcours sont donc
demi-fond : peu de plat avec fré
quentes et sévères montées suivies
de descentes assez raides. Point cul
minant : le Plan de la Muyas (1.900
mètres). Dénivellation totale : 1.184
mètres.
les mêmes que pour le
son dernier
quons
Nisse
1.
mot et nous pronosti-
Toernqvist ; 2. Mora-
3. Herrdin ; 4. Eriksson.
SAINT-MORITZ. — En remportant le titre olympique, l’Américaine
Gretchen Fraser disait elle-même, après l’arrivée, sa surprise La veille
sa place de seconde avait fait d’elle une nouvelle étoile internationale.
Elle a donc fourni le témoignage que cette belle performance n’était pas
due à . l’élimination des meilleures, mais à ses qualités propres. Aujour-
d hui, les Américaines ont, dans l’en- —
semble, réalisé une meilleure perfor
mance que les Autrichiennes dont la
championne. Maringer, était troi
sième. Quelle belle technique possède
cette dernière !
Antoinette Meyer (Suisse), classée
seconde, a battu sa compatriote Re
née Clerc, championne suisse de cette
spécialité, de façon très nette, lui pre
nant 8". Qui l’eût dit après Grindel-
wald où elle ne s’est classée que 8’
à 16” de Celina Seghi ? Pour cette
dernière, nous dirons, après l’avoir
vue tomber encore aujourd’hui, que
décidément, la neige glacée ne lui
convient pas. Cet échec fut une rude
déception pour le clan italien qui en
avait fait, à juste titre, après ses
performances passées, la favorite de
ces Jeux. Pour nous, qui sommes pla
cés à la même enseigne avec Geor
gette Thiolière, nous avons eu, du
moins aujourd’hui, l’occasion de la
voir en meilleure posture. Elle se
classe 4e, en tête des Françaises, mais
le mystère de son subit déclin de for
me au cours de ces Jeux demeure en
tier.
Sa sœur Suzanne est tombée et, sur
la pente glacée, a glissé trop long-
WATERLOO! WATERLOO!
(Suit e de l'article de Pierre ABOUT)
C’est pour cette demi-seconde
que nous avons supporté le vent qui
pince les oreilles, et l’ennui de tant
de parcours inutiles accomplis par
de bons skieurs de stations d’alti
tude, venus souvent de bien loin,
et à grands frais, simplement pour
meubler les temps morts, pour don
ner aux vrais champions le temps
de remonter sur la crête, après la
première manche.
C’était peut-être aussi pour ce spec
tacle parfait qu’offre un slalom bien
tracé, et Dieu sait si celui de Saint-
Moritz est beau! La descente est ja
louse de son mystère. Pour la voir,
lundi, pour la raconter aux lecteurs
de L’Equipe, quatre envoyés spéciaux
l’avaient partagée en quatre tronçons,
et ils n’ont vu que l’essentiel, malgré
l’aide de quelques bénévoles,. malgré
l’appoint des divers chronométrages
officiels. Le slalom, au contraire,
offrait,, ce matin, tout entier aux re
gards. son parcours étincelant, piqué
de quelques arbres de Noël ■oubliés.
On voyait d’abord des silhouettes glis
ser de porte en porte; puis des corps
et des skis raclant la neige et vapo
risant dans l’air pur un léger pou
droiement irisé; puis des visages ten
dus par la tension; puis enfin des re
gards éclairant la piste comme des
phares. On voyait aussi les horloges
à secondes, et l’on savait très vite dis
tinguer le seigneur du comparse. On
le savait avant même le jugement des
secondes, à ce signe très précis qu’est
l’allure au, si vous préférez, le style.
Spectacle parfait donc, il faut le
répéter, mais que serait le spectacle
sans l’animation de la bataille? Or,
cette lutte fut la plus belle des Jeux,
car jamais on n’en vit encore de plus
âpre, de plus indécise, car jamais vic
toire ne tint à un fil aussi ténu» à
un fil: 5/10 de seconde!
Quatre en 6/10
Après la première manche, quatre
grands champions se tenaient en...
6/10 de secondes. L’Italien Sylvio Alve
ra, première surprise, était en tête,
euivi à 1/10 de seconde par Couttet
et à S110 par le Suisse Reinalter —
deuxième surprise — et enfin à 6/10
par » Oreiller.
Très belle position d’attente pour les
Français, pensoit-on. Oreiller avait
été presque sage, Couttet parfait,
tous deux étant, semble-t-il, demeurés
« en dedans », ce en quoi ils eurent
probablement tort...
Deuxième manche sensiblement plus
rapide, sauf pour Désiré Lacroix qui
tomba. Alvera améliore son temps de
t” 1/10. Oreiller le suit et l’on com
prend, au geste de ses grands bras, à
sa danse effreinée d’un pied sur l’au
tre, qu’il « en veut ». Il va terrible
ment vite, gagne sur lui-même 3” 2/10
L’U. R. S. S.
s’affilie à la Fédération
de patinage
SAINT-MORITZ. — M. Robert
Clark, président de la FI de Pati
nage, a annoncé officiellement :
« Après deux ans de -négocia
tions l'URSS s’est finalement affi
liée à la FIP et a versé sa cotisa
tion. »
« Nous sommes enchantés de cet
te décision, a ajouté M. Clark.
Lorsqu’elle a fait sa demande d af
filiation, l’URSS avait demandé
que la langue russe soit adoptée
comme l’une des langues officielles
et qu'un Russe soit élu membre
permanent du Comité directeur.
C’était contraire au règlement et
nous n'avons pas pu l'ac-cepter
Le fait que l’URSS ait mainte
nant accepté de faire partie de la
FIP dans les mêmes conditions que
tous les autres pays, et cela à 31
peu de distance des Championnats
du monde qui auront lieu à Ha-
mar, en Norvège, semble indiquer
qu’elle a l’intention d’engager pour
la première fois une équipe dans
ces Championnats. Jusqu ici cepen
dant je n’ai aucune indication of
ficielle à ce sujet. • (UP)
N.DL.R — Cette décision confie
me l’opinion des techniciens russes
que nous avons publié hier : l’URSS
se considère comme suffisamment
foete en patinage pour entrer en
compétition.
et sur l’Italien 1 seconde. Le voici
donc en tête.
Est-ce la passe de trois?
Le Suédois Dalman pousse comme
un furieux sur ses bâtons, réussit le
temps extraordinaire de l' 3” 2/10
qui bat celui d’Oreiller d’une seconde.
Au total, le Français reste cependant
en tête avec 8/10 de seconde d’Ovance.
On attend James, et le haut-parleur,
obligeant, donne aux spectateurs-audi
teurs un élément précis: « Il faut que
Coultet descende en T 5” 2/10 pour
battre son camarade Oreiller ».
La Suisse elle-même ne pensait donc
plus qu’à un duel entre Français,. son
champion favori, Molitor, étant battu
depuis la première manche; Couttet,
le professeur, allait-il battre Oreiller
son soldat, Oreiller son élève ? Cout
tet y pensait-il? Couttet tentait-il un
effort? De tous les yëux, j’ai cherché
la réponse... sans rien voir, je l’avoue
humblement. Quelle que fut la dispo
sition des portes et le torpillement
machiavélique imposé à son chemin,
James conserva cette extraordinaire
souplesse, ce mouvement continu qui
n’appartient véritablement qu'à lui.
Virant tantôt à droite, tantôt à gau
che, dans un « fondu » que seule une
caméra est capable d’imiter, James
allait son chemin en semblant dire
aux néophytes; « Voyez comme c'est
facile ».
Et ainsi, jusqu’en bas, sans le moin
dre heurt.
Ce fut si beau, si prenant, qu’on
oublia de regarder la pendule et que
la surprise fut plus belle d’entendre
l’ 3” 3/10, juste 1/10 de plus que Dal-.
man qui avait foncé comme un élé
phant dans une plantation de jeunes
hévéas..,.
Oreiller, l’élève battu de deux secon
des, embrassait son maître ès slalom,
et les reporters,, d’avance, annon
çaient au monde la victoire fran
çaise...
Et ce fut Reinalter...
On oubliait Waterloo. Le Suisse Edi
Reinalter prit la piste derrière son
chef de file Karl Molitor, excellent
sans plus, et réalisa le miracle, ines
péré de ses plus chauds partisans, un
de ces miracles qu’inspire, tous les
quatre ans, l’enthousiasme des Jeux
Olympiques. Une descente folle, heur
tée, une ruée sauvage qui eut pu vingt
fois l’amener à manquer une porte,
à déraper sur ses carres mal serrées.
Un risque permanent de... 1’ 2” 6/10
qui rapporte à ce garçon, toujours
irrégulier, une magnifique victoire, à
la Suisse la consolation des échecs
répétés de la semaine...
Un miracle? Sans doute, puisque les
experts suisses eux-mêmes l’admettent.
Mais aussi une leçon pour les nôtres.
Oreiller le risque-tout n'a vraiment
couru que la seconde manche. Le suc
cès lui aurait-il fait perdre le août
du risque? Couttet l'admirable n’avait-
il pas trop pensé d’avance à ce sla
lom spécial? A-t-il couru aussi vite
qu’il le pouvait ? Je pose la question
et je réponds que si Reinalter avait
couru avant lui, Couttet eût été capa
ble de lui reprendre les &/10 néces
saires...
Ce n’est pas l’Amour
qui a causé les échecs
de G. Thiolière
et M. Nilsson !
par Robert ÀHIER
correspondant de l’United Press
SAINT-MORITZ. — La belle
Georgette Thiolière • Miller et la
rousse championne de Suède May
Nilsson,. qui étaient grandes fa-
vorites et qui ont toutes deux été
largement battues à Saint-M oritz,
démentent véhémentement que
leurs mauvaises exhibitions aient
été dues à l’Amour.
Interrogées , à ce sujet, l'une et
l’autre ont répondu:
« Les journaux ont dit qu’ayant
épousé un Américain et étant
amoureuse de lui j’avais maigri
et avais perdu des forces, a dit
Georgette. C'est absolument faux.
Je suis plus maigre, sans doute,
mais c’est parce que j’ai perdu
de la graisse. Mes muscles sont en
bonne condition, et je l’ai prouvé
lorsque j’ai battu tous les hom
mes, y compris Karl Molitor, à
Sun Valley, aux Etats-Unis. Si
j’ai été battue ici, c’est que j’ai
joué de malchance. »
Et elle a ajouté, avec colère^
« Et puis, même si c’est vrai, j’ai
bien le droit de me marier et de
nfaigrir ! ».
May Nilsson n’a pas davantage
paru enchantée à l'idée que ses
fiançailles avec Maurice Laffor-
gue, ancien champion français de
ski, avaient entraîné sa brusque
baisse de forme.
« Aucun rapport, a-t-elle affirmé.
Je suis peut-être surentraînée
après mon long séjour dans les
Pyrénées... Et puis, j’avais mal.
farté mes skis. Quant à ma chute
dans le second parcours du sla
lom, cela peut arriver à tout le
monde, n’est-ce pas? ».
Saint-Moritz-Olympie
• UN DE NOS LECTEURS, M. Ch. Favre,
nous signale que Bibi Forriani, qui a
prêté le serment olympique, n'est pas
masseur, mais électricien et qu il est,
en outre, un parfait amateur.
EDI REINALTER
le skieur qui remonte la pente
(D’un de nos envoyés spéciaux Philippe
SAINT-MORITZ. — Parce qu'il n’avait jamais gagné
GAUSSOT)
aucune épreuve
Importante, la grande foule ignorait son nom. Seuls, les organisateurs
savaient que l’équipe suisse possédait en lui un coureur sur qui elle pou
vait compter en toutes circonstances, un coureur régulier, fin, élégant,
Intelligent. ■
Edi n’est plus un jeune. Il a 27
ans et ça fait très exactement dix '
années qu’il court sans jamais con
naître la vedette parce que barré par
Molitor, Edi Reminger, Toto Romin
ger et autres seigneurs. Sa victoire,
la grande victoire de sa vie, il l’au
ra attendue dix ans. Il ne regrette
rien aujourd’hui, puisqu’elle lui ap
porte le plus beau titre, celui de
champion olympique de slalom.
Il est employé au Syndicat d’Ini
tiatives de Saint-Moritz depuis plu
sieurs années. C’était une situation
propice à l’entraînement, d’autant
plus que le grand Rudi Rominger
avait foi en lui et le poussait. A la
suite d’un empoisonnement, il se
tint quelque temps à l’écart des pis
tes. Ce n’est qu’en 1944 qu’il reprit
l’entraînement. La pente, il l’a re
montée lentement, mais sûrement.
Au slalom de Wengen, l’an dernier,
il fut seizième. Au slalom du Ruban
Blanc, il était huitième. Au slalom
de Chamonix, il était quatrième,
slalom des Jeux Olympiques, il
premier.
« Je m’arrête, m’a-t-il confié.
Au
est
Je
ne puis plus espérer mieux mainte
nant. Je m’arrête comme Allais et
Kudy Rominger lorsqu’ils ont été
champion du monde. Mais je suis
rudement content de terminer là-
dessus »
CE N’EST PAS
MARLENE...
...qu’embrasse avec une appli
cation digne d’Hollywood Edi
Reinalter, gagnant du slalom
spécial. Mais l’agréable Gret
chen Fraser qui a également
remporté la même , épreuve
chez les dames.
(Téléphoto exclusive
: L'EQUIPE)
Dick
Button
est un
champion hors classe
SAINT-MORITZ. — Le stade olympi-
que avait été envahi, hier après-midi,
par une foule enthousiaste venue ap
plaudir les figures libres du patinage
artistique messieurs. Ce fut un réci
tal Dick Button.
Ce jeune champion américain de 19
ans nous fit admirer, au cours des
cinq minutes obligatoires, une classe,
une technique et une sûreté qui n‘a-
valent d’égaler que la facilité avec
laquelle il exécutait les pas les plus
complexes de son programme.
Avant même' que les neuf juges
aient proclamé les notes attribuées,
le public, debout, lui réserva une lon
gue ovation, montrant ainsi combien
était apprécié son jeune talent. But
ton est un grand champion.
Derrière lui, le Suisse Hans Gesch-
willer fut émotif. Il tomba deux fois.
PATINAGE
xième, devançant l’Autrichien Rada.
C’est dire que l’ordre de valeur donné
par les figures imposées resta inchan-
gé.
Ces dames, de leur côté, terminaient
leurs trois dernières figures impo-ées
La petite fée de la glace. Barbara
Ann Scott, continua sa marche à la
victoire, mais la championne d’Angle
terre, Jeannette Altwegg prend main
tenant la seconde place, tandis que
notre compatriote Jacqueline du Bief
passe plusieurs concurrentes en un
style fort encourageant.
André BOZON.
Classement provisoire après les fi
gures imposées :
1. B.-A. SCOTT (Canada), 858 pts 10;
2. Altweg (G.-B ), 842 pts 10; 3. Paw-
lick (Autr.), 832 pts 10; 4. Nekolova
(Tch.), 807 pts 20: 5. Adam Shirley
(G.-B.), 806 pts 80; 6. Von Merrill
(E.-U.), 798 pts; 7. Vrzenova, 791 pts 20;
8. Sherman (E.-U.), 783 pts 90; 9. Da-
vics (G.-B.), 763 pts 50; 10. Morrow
(Can.), 761 pts 90; 11, Hug (Suisse),
755 pts 90; 12. Seizh (E.-U), 755 pts 80;
13. Take (Can.), 7,54 pts 10: 14. Jacque
line du BIEF (Fr.), 746 pts, etc...
Ce Championnat
la résistance risque,
vue international, de
térêt en raison de
des Suédois sur les
ques : Finlandais <
olympique de
, du point de
manquer d’in-
la supériorité
: autres Nordi-
et Norvégiens,
HOREY
SUR GLACE
Canada b. Etats-Unis
Suisse b. Suède
Grande-Bretagne b. Pologne ..
Autriche b. Italie
1. Suisse
2. Tehécoslov. .
3. Canada
4. Etats-Unis . .
5. Gde-Bretagne
6. Pologne ....
7. Suède
8. Autriche .
9. Italie
Pts
12
10
10
6
4
4
2
2
0
6
5
5
5
5
6
4
6
6
G. N.
6
5
5
3
2
2
1
1
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
2
3
4
3
5
6
12—3
8—2
7—2
16—5
+ 55
+ 55
+ 49
+ 42
— 13
— 43
— 5
— 20
—102
Le classement officieux
(7 au premier, 5, 4, 3, 2 et 1)
1. SUEDE, 69 points; 2. Suisse,
65 pts; 3. U.S.A., 44 pts; 4. Autriche,
43 pts; 5. Norvège, 40 pts; 6. Finlande,
35 pts; 7 France, 33 pts; 8. Italie,
21 pts; 9. Grande-Bretagne, 9 pts; 10.
Hollande et Hongrie, 6 pts; 12. Bel
gique, 3 pts.
et, su; les continentaux, fort peu
habitués à ce genre de promenades.
Pour les Nordiques, au contraire,
la compétition de 50 kilomètres fait
partie de toutes les fêtes des
skieurs. Ce n’est même pas la
course la plus longue d’une saison,
puisque la classique Vasalopp, ou
« course de Gustav Vasa », se dis
pute chaque année sur 90 kilomè
tres, avec la participation de quel
que 300 concurrents...
La course va tirer tout son inté
rêt de la bataille que vont se livrer
les « quatre grands » suédois. Mora-
Nisse (Nils Karlsson), le roi du
Vaninen outsider finnois
C’est peut-être faire bon marché
des chances finlandaises. Si Benja
min Vaninen, qui a déjà lutté vic
torieusement contre les Suédois et
notamment à Rovaniemi et à Kuo-
pio l’an dernier, se trouvait dans
sa meilleure condition physique, il
pourrai*- très bien s’intercaler par
mi les Suédois. Mais le 1er janvier
dernier, à la course qualificative
pour les Jeux Olympiques, Benja
min a produit, par 30° au-dessous
de zéro, un effort dont il ne s’est
pas encore relevé. Malade pendant
quinze jours à Saint-Moritz, il a dû
cesser toute préparation
jouera peut-être qu’un rôle
rant dans une course dont
pu être la vedette.
et ne
de figu-
il aurait
ski, est-il sur son déclin
pas
a-t-il
acclimaté
ou,
retrouvé tous
au
ses
Trois hommes, en tout
décidés à lui arracher sa
? N’est-il
contraire,
moyens ?
cas, sont
couronne.
HOCKEY
hr , ‘> ’ U, )
Celui qui a le plus de chances d’y
parvenir est, à notre avis, son ca
marade de club Anders Toernqvist,
qu’on a surnommé chez
« kronprinz », tant il est,
longtemps, l’éternel second.
L’autre prétendant ser;
Herrdin et le troisième
Eriksson.
Tous trois sont capables ■
lui le
depuis
Arthur
Ha raid
de bat-
tre Mora-Nisse s’il n’est véritable
ment plus lui-même. Mais nots
sommes de ceux qui pensent que le
« raton laveur » n’a pas encore dit
" Mon mari, ma maison, tous les sports
VOILA MA VIE»
m‘a dit Gretchen FRASER
championne olympique de slalom
(D’un de nos envoyés spéciaux)
SAINT-MORITZ. — Pour une surprise, elle est de taille ! Une Amé
ricaine championne olympique de slalom. Toutes les « reines » détrônées
par ce petit bout de femme mince comme un fil, au curieux visage de
squaw à qui deux tresses — deux tresses de vraie « gretchen » — don
nent un air de jeunesse extraordinaire. D’où ma stupéfaction quand elle
avoue, sans la moindre honte, qu’elle
est née à Vancouver (État de
Washington) le 11 février 1920. A "
quelques jours près, elle s’offre le ti
tre olympique pour ses vingt-huit
ans.
Gretchen est mariée avec un M. Fra
ser, grand distributeur d’essence.
« Depuis quand faites-vous du ski ?
— J’ai commencé il y a dix ans déjà,
mais pendant la guerre, mon mari
étant mobilisé, j’ai dû arrêter tout
entraînement pendant près de quatre
ans. J’ai recommencé l'an dernier seu
lement à Sun Valley et j'ai eu la
chance d’être très amicalement conseil
lée par votre championne Thiolière.
— Quels sont vos goûts ?
— Ils sont tout simples. Je suis
avant tout une femme d’intérieur, très
occupée par mon ménage. Et tout le
temps que me laisse le soin de ma- mai
son, je le consacre au sport : ski en
hiver, mais, dès le printemps, tennis,
golf et, surtout, natation et plongeons
du tremplin.
— Vous entraînez-vous beaucoup ?
— Oui, surtout en slalom, car à
Sun Valley, nous avons un téléski des
servant uniquement la pente du sla
lom de compétition, ce qui facilite
beaucoup la répétition du passage de
différents groupes de portes. Mais je
dois dire surtout que j'ai fait de grands
progrès depuis que je suis en Suisse.
Et la majeure partie de ces progrès,
jo les dois à mon nouveau coach,
l’excellent skieur suisse Hansli, de
Klosters, qui nous a toutes préparées
avec un soin minutieux un mois avant
les Jeux sur les pent-es de Davos et de
Saint-Moritz. »
Le jeune Hansli était, l’an passé, un
’ • - fi-
des meilleurs skieurs suisses. Ne
nit-il pas, en particulier, second
fameux derby de la. Parsen ?
du
« Pourquoi, lui demandons-nous,
n’avez-vous pas couru cette année ?
— Les places étaient chères dans
l’équipe nationale et on ne croyait
pas beaucoup en moi en haut heu.
Alors, cette occasion de faire travail
ler des filles que je jugeai du premier
coup d’œil extrémenvent douées « é-
tant offerte, je Ta‘i saisie au vol.
— Entraînement très poussé pendant
ces trois semaines ?
— Très progressif surtout. Nous avons
démarré tout doucement pour arriver
à la grande forme, à l’h-cure JO. Ma
foi, ce n’était pas trop mal calculé:
jamais encore Gretchen fraser n avait
fait d’aussi beaux parcours.
— Etait-elle la meilleure de l’équipe?
Non. Andréa. Mead lu valait bien,
et je fondais (es plus grands espoirs
sur elle, lorsqu'elle se blessa malen
contreusement à la cheville.
— Allez-vous continuer à vous occu
per des skieuses américaines ?
— On me le propose et,^ devant de
si beaux résultats, je crois bien que
je vais accepter et partir avec elles
aux USA où cette première victoire va
provoquer un immense mouvement en
faveur du ski. — C.
L’ordre des départ
des principaux concurren
(Dép, de minute en minute, A
6. Anders TOERNQVIST ($J
9. Benjamin VANINEN (Fin
Christian Rodhiero (Italie) ; J
Muller (Suisse); 14. Arthur;
DIN (Suède) ; 18. Martin ji
(Norv.) ; 19. Edi Schild (Suis
MORA NILS (Suède) ; 24. pJ
ninen (Fini.) ; 26. Severino 1
gnoni (Italie) ; 28. Harald J
SON (Suède) ; 29. Martt
(Finlande). |
Les favoris de « L’EQUIPa
lettres capitales.
Le meilleur Finnois sera
sans doute, Sipila, suivi J
Vaninen et du vétéran Ku
Les représentants de la J
dont le meilleur paraît]
Jaere, pourraient bien se 1
crocher par un Italien J
Compagnoni, excellent ad
de Carrara dans le relais 4
kilomètres, par exemple), u
(Edl Schild ou Max Mull
Autrichien ou même un 1
Il n’y a pas de coureur
dans cette épreuve et c’est
sage politique de la part de]
Ski qui ne tient pas à « 1
ses espoirs.
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Tchécoslovaques favoris contre Canadi
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SAINT-MORITZ. — Les organisateurs des Jeux d’Hiver n’au
imploré inutilement le gel. Le soehn, ce vent chaud amenant le
été chassé par le maloya qui, depuis hier, enveloppe Saint-Morit
ailes glacées. Dirigeants et athlètes ont à nouveau le sourire : lf
de hockey, un instant compromis, continue sa progression par u
ensoleillé mais froid.
Le grand match de la journée op
posait les Américains aux Canadiens
Ces derniers confirmèrent tout le
bien que nous pensions d’eux en bat
tant nettement les Yankees au cours
d’un match disputé sèchement, mais
loyalement. Si plusieurs joueurs ont
dû abandonner quelques instants la
piste à la suite d’une charge puis-
santé,
gulière.
celle-ci était malgré tout ré-
épaule à épaule,
contre poitrine.
Disputée très rapidement
teams'cherchant surtout à
poitrine
par deux
pratiquer
dans le meilleur esprit du jeu, la
partie, agréable à suivre, fut proba
blement la plus intéressante que nous
ayons vue depuis le début du tournoi.
Une fois de plus, le marquage étroit
des Canadiens leur permit d’enlever
une rencontre sans prendre beaucoup
de buts. En phase défensive, chaque
homme prend en charge un adver
saire, toujours le même, et ne le lâ
che pas d’un patin. Seule, l’action
offensive libère le joueur qui part à
PLACE AUX ARTISTES
SAINT-MORITZ.
nage artistique
puis hier
Voici le
tous
— Le pati-
a repris de-
ses droits.
couple américain,
l'un des favoris de l’épreuve
par couple : Yvonne-Claire
Shermann (17 ans) est ici
tenue à bout de bras par Bob
Swenning (23 ans).
LE MALIN MALOYA
SAINT-MORITZ — Le ma-
journée ? On le dit.
attribuer
les de la
Voyez James Couttet. Il
présente au départ de
deuxième manche du slalom
avec des muscles chauds et
se
la
une âme de vainqueur, mal
gré une main blessée par
ses carres. Il attend, Il at
tend des dizaines de secondes,
une grande minnte. Il part
enfin refroidi mais triom
phe... Non • Reinalter le
coiffé. Le malin...
Reinalter avait
bien ai-
fait une
descente.
Edl Ro-
guisé ses carres et
brillante première
Avant la seconde,
minger eut l'Idée de prati-
(D’un de nos envoyés spéciaux)
quer sur les skis de son ca
marade un aiguisage spécial
en dents de scie, genre cou
teau à pain. Reinalter y ga
gna quelques dixièmes de se
conde qui firent de lui un
champion olympique aux dé-
pens de Couttet. Qui inspira
~ " Certainement le
Rominger ?
malin.
La belle
Hère avait
Georgette Thio-
aujourd'hui
moral à tout casser.
un
Pre-
mière manche : elle accroche
une porte. Rien de grave.
Deuxième manche : on lui
annonce qu’il lui suffit d'amé
liorer son premier temps
de deux secondes pour ga
gner. C'était inexact d’une
demi-seconde. Et Georgette,
furieuse, accuse, bien en
tendu. le malin.
Suzanne Thiolière
classée juste avant sa
sœur
et pouvait tout espérer. Le
malin lui cacha une porte et
ce fut la bûche.
chant (c'est un pléonasme).
On a cru qu'elle ne prenait
pas assez d’élan pour accom
plir sa figure. On s’est trom
pé. C’est le vent qui l’a frei
née Juste sous le nez des
juges.
Le chronométrage de toutes les épreu
ves des Jeux Olympiques est assuré par
OMEGA
Celina Seghi pleure. Le
vent malin avait juste choisi
ce jour pour la mettre en
état d’infériorité.
Rese Hamerre pleure May
Nilsson pleure sur sa gloire...
de 1947. Le maloya aurait-il
lié contrat avec les U.S.A. ?
Jacqueline du Bief croyait
candidement que le maloya
soufflait pour les patineurs.
Erreur ; ce malin est mé-
Ah ! Ils sont méchants, les
juges ! Eh bien î le malin
les a punis par la voix de
la foule subitement devenue
furieuse de leur inconstance.
Que deux hommes graves
donnent pour la même figu
re. l’un un 6, l’autre un 1,
ce n’est plus du désaccord,
mais de la malignité.
J’en aurai fini avec le ma-
lin si je livre le vrai secret
de la défaite française du
jour : Oreiller a voulu lais
ser un titre à son aîné Cout
tet ; il s’est freiné volontai
rement. Résultat : ils l’ont
perdu tous les deux. Là, c’est
vraiment malin.
l’attaque mais, dès la fin de
fort, celui-ci-se replie à tout
pour venir marquer son i
Telle est la méthode canadien
les résultats justifient les pi
individuellement, le centr
trompa par six fois la vigi
gardien yankee. Harding fut
leur joueur en piste ainsi
compatriote Mara, tandis (
les Américains, l’arrière à
Prddy et Cunliffe se mett
évidence.
La Suède : désillusion
De son côté, la Suisse vénal
de la Suède, grande désillu
Jeux.
Malgré la concurrence à
spécial, un nombreux iw
venu pour voir gagner so1
Le team helvète débuta ra
pour n’être jamais inquiété
firma à nouveau comme ]
outsider de l’épreuve. Mais qj
reconnu dans la formation
les brillants joueurs que ni
vu opérer il y a un mois à S
contre le Racing ?
Du match Grande-Breta
gne, disons seulement que le
d’outre-Manche ont pour |
réussi à marquer des bute al
la rencontre Autriche-Italie
aux Transalpins l’occasion il
presque définitivement leur
tion à la garde de la lanter
Les scores qu'ils auront el
feront certainement date dat
tore des Jeux et nous en rell
seulement, avec envie, la ’ 1
comité olympiqus italien qui,
frir d’agréables vacances à J
pe n’ayant rien à faire 0
épreuve olympique. a
Le titre se joue aujour
Le choc tant attendu qui
probablement du titre opp
matin, au Stadion, le Canal
Tchécoslovaquie. Ces deux
semblent en effet dominer |
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rain pouvant seule avoir 1
chapitre. Les Canadiens sont.
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Quoi qu’il en soit, cette "
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Pendant ce temps, la Suis
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la Pologne et de l’Autrche,
la Grande-Bretagne et la "
découdront pour les places d
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