Titre : Le Moniteur de l'Ariège : Journal littéraire, d'informations et d'annonces. Hebdomadaire
Éditeur : [s.n.] (Foix)
Date d'édition : 1890-05-18
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328186286
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 18 mai 1890 18 mai 1890
Description : 1890/05/18 (A7,N292). 1890/05/18 (A7,N292).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG09 Collection numérique : BIPFPIG09
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t5990341p
Source : Archives départementales de l'Ariège, 2PER75
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 10/08/2022
2
Le Moniteur de l'Ariège.
Chronique Départementale
Conseils municipaux.
Par arrêté du préfet de l'Ariège, l'ou-
verture de la 2' session ordinaire de
1890 est fixée pour toutes les communes
au 18 mai. Cette session pourra durer
six semaines. Sa clôture aura lieu le
29 juin suivant.
Validation de pouvoirs.
Dans la séance du 13 mai, le Sénat,
aussitôt le dépôtdu rapport sur l'élection
de M. Bordes-Pagés, a validé sans débats
l'élection du nouveau sénateur de l'A-
riège.
Révocation de maire.
Par décret de M. le Président de la
République, M. Sans, maire de Tarascon
est révoqué de ses fonctions.
Enregistrement et domaines.
M. Rouchou, surnuméraire de Ihware-
gistrement à Brives (Corrèze), est nommé
receveur à Ax-les-Thermes, en rempla-
cernent de M. Anterrieu, qui est appelé
au bureau de Lunas (Hérault).
Forêts.
M. Boulanger, garde général stagiaire
des forêts à Bagnères-de-Luchon, vient
d'être nommé àCastillon, en remplace-
ment de M. Allemand, remis brigadier.
Postes et Télégraphes
M. Perrin , Jean - Baptiste , ancien
directeur des postes et télégraphes de
l'Ariège, quitte le département de l'Oise
à la suite de sa nomination à Toulouse.
Ecole polytechnique.
Les candidats pour l'admission à l'E-
cole polytechnique sont informés que les
compositions auront lieu les 6, 7, 9 et
lOjuin à Toulouse et à Montpellier.
Concours.
Un concours pour le recrutement des
préposés des divers services des coDtri-
butions indirectes aura lieu à Foix le 25
juin prochain.
Les postulants devront remplir les
conditions suivantes :
1° Jouir de la qualité de Français ;
2° Avoir la taille de 1 m. 54 au mini-
muin ;
3° Etre âgé de 20 ans au moins et de
25 au plus.
Les candidats se procureront le pro-
gramme de l'examen à la sous-direction,
où ils devront se faire inscrire ebproduire
les pièces réglementaires avant le 5 juin,
date de la clôture de la liste.
NOCES D'OR DE M. DUCLOS
Curé de Saint-Eugène, à Paris.
11 mai 1890.
Cher Monsieur le Directeur,
Demain, 12 mai, auront lieu, à Paris,
les noces d'or de notre vénéré M. Duclos,
Déminent auteur de l'Histoire des Ariégeois.
Cette fête sera présidée par S. E. le car-
dinal-archevêque de Paris, qui, à cette
occasion, vient de nommer notre bien
aimé compatriote chanoine honoraire de
Notre-Dame, son église métropolitaine.
J'étais invité, comme vous, à y assister.
Hélas ! mes occupations et la distance
ne me l'ont poiut permis.
Je le regrette ; car c'eût été pour moi
un vrai bonheur que de me réunir aux
innombrables amis de M. Duclos.
Je me dédommagerai en m'unissant à
eux par la pensée, par la prière.
Voilà donc déjà cinquante ans d'un
ministère laborieux et fécond, entière-
ment consacré à la sanctification des
âmes, à l'exercice de la charité par
l'entretien d'une multitude d'oeuvres et
à l'encouragement des sciences et des
arts par une étude approfondie de l'his-
toire universelle eu général et de l'his-
toire de son pays en particulier.
Le dévouement, la célébrité du clergé
ont été de tout temps si prodigieux qu'il
devient presque banal de les proposer à
l'admiration de tous. Mais, parmi ces
héros, plusieurs se distinguent au point
de s'élever dans l'estime des hommes et
forcer la sympathie même de ceux qui
sont ordinairement prévenus contre cette
classe de citoyens, soi-disant parce qu'ils
sont revêtus d'un caractère sacré, ce qui
pourtant ne leur enlève aucun mérite ,
et d'un costume trop modeste qui en vaut
bien un autre.
Nous sommes doublement heureux de
pouvoir placer M. Duclos dans cette glo-
rieuse phalange d'illustrations contem-
poraines qui honorent l'Eglise et le pays
qui les a vus naître.
Remarquable par la fécondité surpre-
nante de son inépuisable érudition,
M. Duclos ne l'est pas moins par les
qualités de son cœur. Ses ouvrages, nous
les connaissons, nous les lisons, nous les
étudions, nous les admirons. Ses vertus,
nous les retrouvons dans mille et mille
traits d'exquise délicatesse, de douceur,
de générosité, de dévouement à toute
épreuve, de zèle, d'empressement à vous
être agréable, à vous servir.
Que de fois, sans vouloir certes jeter
le discrédit sur qui que ce soit, je me
suis oublié à comparer entre elles cer-
taines personnalités marquantes ! Je n'en
ai point encore trouvé d'aussi bien
douées, d'aussi larges, d'aussi intelli-
gentes, d'aussi charitables que notre
bon, que notre illustre M. Duclos.
Aussi, est-ce de tout cœur que demain
je prierai Dieu de le conserver longtemps
encore à notre affection !
Ah ! c'est que nous sommes fiers dans
l'Ariège de le posséder comme une des
gloires les plus pures de notre départe-
ment ?
Aussi l'enthousiasme me fera-t il peut-
être pardonner cette timide explosion
d'éloges échappés au cœur d'un respec-
tueux et reconnaissant ami.
Lorsque ces lignes,forcémenttardives,
paraîtront, M. Duclos aura déjà direc-
tement reçu mes félicitations et mes
hommages, évidemment perdus dans ce
concert unanime de vœux et de prières
qui se seront élevés de toute part en son
honneur.
Mais ce qui me console et me rassure,
c'est que , sans trop présumer de ses
sentiments à notre égard, il me semble
que tout ce qui lui parviendra, tôt ou
tard, de l'Ariège, dans ces heureuses
circonstances, lui sera particulièrement
cher.
Du fond des bois où je m'agite, sans
trop pourtant bouger de place, j'envoie
un bouquet de fleurs rustiques au chau-
tre délicieusement inspiré de nos valléesl
Et comme, après tout, c'est une vraie
fête de famille ariégeoise, je lève mon
verre et je bois : A monsieur Duclos !
Ad mullos annos !
Ami lecteur, faites-en autant.
Jean le Moissonneur.
Le canal des Deux-Mers.
Le journal La Garonne annonce qu'un
Congrès des partisans du canal des
Deux-Mers aura lieu le 21 juin prochain,
à 2 heures, au théâtre d'Agen.
En choisissant la ville d'Agen comme
lieu de réunion, dit M. Charles Journet,
le Comité central a voulu remercier les
vaillantes populations du Lot-et-Garonne,
où tous les corps élus n'ont, pour les
représenter, que des partisans du canal
des Deux-Mers.
Sept communes de l'Ariège ont émis
un vœu motivé en faveur du canal des
Deux Mers, nos députés, nos sénateurs,
et les Chambres consultatives des arts et
manufactures de Foix et Pamiers se sont
également montrés favorables à la réali-
sation de ce projet.
Société de médecine, chirurgie et pharmacie
de Toulouse.
La séance annuélle de cette société a
eu lieu dimanche dernier à Toulouse.
Une médaille de bronze a été décernée
à M. le docteur Rascol, de Mirepoix,
pour sa contribution à l'élude du traitement
du symblépharon.
Concours d'escrime et de gymnastique.
Un concours d'escrime et de gymnas-
tique a eu lieu dimanche dernier à
Narbonne (Aude).
Parmi les noms des lauréats, nous
relevons celui de M. Fis, de Foix, maître
d'escrime au 17e de ligne à Béziers, qui
a obtenu une mention honorable.
Ponts et chaussées.
Par décision ministérielle du 9 mai
1890, M. .Séjourné, ingénieur ordinaire
des ponts et chaussées de 1re classe, en
résidence à Toulouse, est mis en congé
renouvelable pour une période de cinq
ans et autorisé à entrer au service de la
Compagnie de Fives-Lille , pour être
attaché à la construction du chemin de
fer de Linarès à Almeria (Espagne).
M. Séjourné était chargé, sous les
ordres de M. Dubois, ingénieur en chef
du département de l'Ariège, des travaux
et études des lignes de chemins de fer
de Tarascon à Ax-les-Thermes, de Saint-
Girons à Foix, de Saint-Girons à Oust,
des Pyrénées centrales (vallée du Salat),
de Pamiers à Limoux (section comprise
entre Pamiers et Moulin-Neuf) et de
Lavelanetà Bram (section comprise entre
Lavelanet et Moulin-Neuf).
Récompense à l'élevage.
M. Jules Laurent, de Cassé-Sannac,
commune de £énac, vient d'obtenir un
grand succès au concours régional de
Perpignan.
Il a eu le 1" prix, médaille d'or, pour
sa poulinière et sa pouliche de 3 ans, et
un 3* prix pour un bélier.
M. Laurent est un éleveur de grand
mérite qui donne un très bon exemple
aux populations agricoles de la haute
Ariège. Il a déjà obtenu de nombreuses
récompenses dans les concours régio-
naux.
M. Laurent a dignement représenté à
Perpignan le département de l'Ariège et
toute la Barguillère applaudit à ce nou-
veau et légitime succès.
CONCERT
Dimanche dernier, un superbe concert
a été donné par l'Orphéon de Foix au
Théâtre du Grand Café.
On y a entendu l'Harmonie Fuxéenne,
qui a joué trois morceaux avec une
exécution parfâite.
Le succès a été grand pour tous, et
surtout pour M. Lacoume, de Toulouse,
qui possède une chaude et pénétrante
voix de baryton.
L'attrait de cette soirée, disons le clou,
puisque le mot est en vogue, était le
Duo de Mireille, chanté par Mlle B*** et
M. Lacoume. On a vivement applaudi, et
c'était justice, cette mélodie provençale,
du nom de Magali. L'assistance a rappelé
les artistes, qui ont bissé deux couplets
de cette charmante poésie que le grand
Mistral a intercalée dans son poème de
Mireille :
0 Magali, ma tant aimée
Ou»re donc, ouvre Ion volet,
Ton oreille sera charmée,
Du joyeux son du galoubet.
Mlle B**¥, pianiste distinguée, et M.
Fages, excellent flûtiste, ont obtenu le
succès le plus flatteur, dans les deux
duos qu'ils ont exécuté avec beaucoup
de talent.
M. Ryeuber et M. Cazalot, deux comi-
ques, que l'on applaudit toujours avec
enthousiasme, ont chanté avec verve et
entrain des chansonnettes, qui ont valu
aux artistes un succès bien mérité.
M. Richou, un orphéoniste, dont la
voix est très agréable, a dit avec beau-
coup d'âme une romance intitulée : Les
Lilas sont en fleurs.
L'Orphéon a fort bien chanté les quatre
morceaux annoncés dans le programme
et nous le félicitons des progrès accom-
plis depuis que nous n'avions eu le
plaisir de l'entendre.
M. Crouzat, le sympathique président
de l'Orphéon, nous a procuré une véritable
surprise, en nous donnant — chose qui
ne figurait pas sur le programme — une
conférence fort spirituelle sur la femme.
Le sujet traité par le conférencier n'avait
rien de commun avec le concert, mais il
n'en a pas moins intéressé l'auditoire.
Pourrait-il en être autrement?
ha femme... quelles pensées ce mot ne
fait-il pas naître dans notre esprit : pen-
séés d'amour et de haine, de tendresse et
de colère, de joie et de tristesse, de
réspect et de mépris, de détraction ou
d'admiration, jamais d'indifférence.
M. Crouzat, qui est un fin lettré et un
homme de goût, a été chaleureusement
applaudi pour sa conférence et pour
l'agréable soirée qu'il nous a fait passer
en nous donnant une si belle séance.
L. de S.
Foire renvoyée.
A cause du mauvais temps, la foire du
3 mai qui se tient tous les ans à Serres,
le centre principal de la vallée de la
Barguillère, n'a pas eu sou importance
ordinaire. Elle est renvoyée au 26 mai,
lundi de la Pentecôte.
Acte de courage.
Le 5 du courant, la nommée Danès,
Victorine, âgée de 7 ans 1/2, de Bonac,
canton de Castillon s'est iaissé choir
dans le Lez en traversant une passerelle
étroite jetée sur ce cours d'eau. Rapide-
ment entraînée parles eaux bourbeuses,
grossies par la pluie et la fonte des
neiges, cette enfant était irrémédiable-
ment Derdue sans l'intervention du
sieur Molle , François , dit Hauré, culti-
vateur et père de cinq enfants, qui s'est
bravementjeté dans l'eau pour la sauver.
Cet acta de courage honore le sieur
Molle , qui n'a pas craint d'exposer
ses jours pour porter secours à son
semblable.
NÉCROLOGIE
On lit dans la Dépêche :
Notre correspondant de Port-Saïd nous
annonce la mort, après une longue et
cruelle maladie, de M. Antonin Savi-
gnac, ingénieur des arts et métiers, atta-
ché à la Compagnie du canal de Suez.
Il se rendit en Egypte, dès 1866, dans
l'entreprise Borel-Lavalley. Pendant
toute la période des travaux il se signala
par son activité et par ses remarquables
aptitudes. Les services qu'il rendit le
firent apprécier par ses chefs et, à l'épo-
que du licenciement, après l'inaugura¬
tion, la Compagnie eut soin de conserver
un auxiliaire aussi précieux.
Depuis lors, Antonin Savignac resta
au service de l'entretien et ne tarda pas
à acquérir la situation élevée de chef de
la section des ateliers, matériel et maga-
sins. Il était estimé de ses chefs et de
ses collègues et aimé comme un père par
les ouvriers. Dans sa carrière de travail,
Savignac fut nommé officier du Medjidié,
chevalier de l'ordre de François-Joseph,
chevalier de l'ordre du Sauveur de
Grèce. Le Gouvernement de la Républi-
que lui décerna, en outre, une médaille
pour sa belle conduite lors de l'incendie
du village ajabp.
Antonin Savignac était originaire du
Mas-d'Azil (Ariège). Sa mort causera une
vive douleur aux nombreux amis que sa
famille compte à Toulouse et dans le dé-
partemeut de l'Ariège.
Les chemins de fer de l'Ariège et de l'Aude.
Nous reproduisons, comme un docu-
ment fort intéressant pour l'Ariège,
l'extrait ci-après du rapport présenté
au Conseil général de l'Aude, dans sa
dernière session, par M. l'Ingénieur en
chef de ce département :
La ligne de Pamiers à Limoux s'étend,
dans l'Aude, sur 27 kilomètres, divisés
en 3 lots. Le projet d'un de ces lots est
approuvé et prêt pour l'adjudication ;
un autre est terminé et va être soumis à
l'approbation ministérielle ; le troisième
sera prêt dans le courant du 1er semestre
de cette année.
La ligne de Lavelanet à Bram a deux
lots communs avec la précédente; c'est
la partie comprise entre Moultn-Neuf et
Belvèze. Le restant, entre Belvèze et
Bram, est divisé en deux lots, dont l'un
est approuvé et prêt pour l'adjudication,
et l'autre est achevé et va être soumis à
l'approbation ministérielle.
Enfin la ligne de Quillan à Rivesaltes,
qui a 20 kilomètres de longueur, a un
premier lot de 8 kilomètres , entre
Quillan et Saint-Martin-Lys, préparé,
et, pour le surplus, les études sur le
terrain sont achevées. Tous les projets
seront terminés dans le courant de
l'année.
De cet exposé, il résulte que l'on pour-
rait , si des crédits étaient ouverts ,
commencer immédiatement les travaux
sur la direction de Pamiers à Bram. Or,
cette direction nous paraît être la pre-
mière à desservir, et par suite, à entre-
prendre. Les deux départements de
l'Ariège et de l'Aude, aujourd'hui isolés
l'un de l'autre, sont également intéressés
à l'ouverture de cette ligne qui les
mettra en relation directe, sans aller
passer par Toulouse. Dans l'état actuel
des choses, la distance, par voie ferrée,
entre Bram et Pamiers est de 134 k. 7 ;
par la nouvelle ligne, elle ne sera plus
que de 61 k. 5. L'économie du trajet
atteindra donc 73 k. 2. Cette abréviation
considérable de parcours ne peut être
que très avantageuse aux deux dépar-
tements pour l'échange réciproque de
leurs produits, leurs relations commer-
ciales et les mouvements périodiques de
la population qui, à certaines époques,
sont très intenses, soit dans un sens,
soit dans l'autre.
Nous avons lieu de penser que le
Conseil général de l'Ariège , dans la
prochaine session d'avril, émettra un
vœu pressant pour demander à l'admi-
nistration supérieure de mettre la main
à cette ligne et d'ouvrir, dès cette année,
un premier crédit permettant d'entamer
l'expropriation des terrains. Le Conseil
général de l'Aude, en insistant à son
tour dans le même sens, et en s'appuyant
sur les versements qu'il a déjà opérés
lui-même, donnerait sans doute plus de
poids encore à la demande ; et ces efforts
communs pourraient aboutir à ce résul-
tat essentiel de faire attribuer à la ligne
de Pamiers à Bram, dès cette année, un
premier crédit prélevé sur les disponi-
bilités budgétaires que , sur d'autres
points du territoire, d'autres lignes
moins avancées pour la préparation des
projets, laisseraient sans emploi.
Eûfin, une considération à faire valoir,
qui touche^ hautement à l'intérêt général
du pays, c est que l'entier département
de l'Ariège et la majeure partie du
département de la Haute-Garonne lui-
meme ne communiquent pas avec
Toulouse et la grande ligne du Midi que
par une seule ligne, et cette ligne unique
est elle-même à la merci du pont d'Em-
pâlot, sur la Garonne, qui l'a fort
maltraité une première fois. Qu'un
pareil accident se renouvelât au moment
d une mobilisation, et l'on éprouverait
d amers déboires. II y a donc un grand
intérêt à dégager le dangereux étran-
glement que produisent la bifurcation et
Le Moniteur de l'Ariège.
Chronique Départementale
Conseils municipaux.
Par arrêté du préfet de l'Ariège, l'ou-
verture de la 2' session ordinaire de
1890 est fixée pour toutes les communes
au 18 mai. Cette session pourra durer
six semaines. Sa clôture aura lieu le
29 juin suivant.
Validation de pouvoirs.
Dans la séance du 13 mai, le Sénat,
aussitôt le dépôtdu rapport sur l'élection
de M. Bordes-Pagés, a validé sans débats
l'élection du nouveau sénateur de l'A-
riège.
Révocation de maire.
Par décret de M. le Président de la
République, M. Sans, maire de Tarascon
est révoqué de ses fonctions.
Enregistrement et domaines.
M. Rouchou, surnuméraire de Ihware-
gistrement à Brives (Corrèze), est nommé
receveur à Ax-les-Thermes, en rempla-
cernent de M. Anterrieu, qui est appelé
au bureau de Lunas (Hérault).
Forêts.
M. Boulanger, garde général stagiaire
des forêts à Bagnères-de-Luchon, vient
d'être nommé àCastillon, en remplace-
ment de M. Allemand, remis brigadier.
Postes et Télégraphes
M. Perrin , Jean - Baptiste , ancien
directeur des postes et télégraphes de
l'Ariège, quitte le département de l'Oise
à la suite de sa nomination à Toulouse.
Ecole polytechnique.
Les candidats pour l'admission à l'E-
cole polytechnique sont informés que les
compositions auront lieu les 6, 7, 9 et
lOjuin à Toulouse et à Montpellier.
Concours.
Un concours pour le recrutement des
préposés des divers services des coDtri-
butions indirectes aura lieu à Foix le 25
juin prochain.
Les postulants devront remplir les
conditions suivantes :
1° Jouir de la qualité de Français ;
2° Avoir la taille de 1 m. 54 au mini-
muin ;
3° Etre âgé de 20 ans au moins et de
25 au plus.
Les candidats se procureront le pro-
gramme de l'examen à la sous-direction,
où ils devront se faire inscrire ebproduire
les pièces réglementaires avant le 5 juin,
date de la clôture de la liste.
NOCES D'OR DE M. DUCLOS
Curé de Saint-Eugène, à Paris.
11 mai 1890.
Cher Monsieur le Directeur,
Demain, 12 mai, auront lieu, à Paris,
les noces d'or de notre vénéré M. Duclos,
Déminent auteur de l'Histoire des Ariégeois.
Cette fête sera présidée par S. E. le car-
dinal-archevêque de Paris, qui, à cette
occasion, vient de nommer notre bien
aimé compatriote chanoine honoraire de
Notre-Dame, son église métropolitaine.
J'étais invité, comme vous, à y assister.
Hélas ! mes occupations et la distance
ne me l'ont poiut permis.
Je le regrette ; car c'eût été pour moi
un vrai bonheur que de me réunir aux
innombrables amis de M. Duclos.
Je me dédommagerai en m'unissant à
eux par la pensée, par la prière.
Voilà donc déjà cinquante ans d'un
ministère laborieux et fécond, entière-
ment consacré à la sanctification des
âmes, à l'exercice de la charité par
l'entretien d'une multitude d'oeuvres et
à l'encouragement des sciences et des
arts par une étude approfondie de l'his-
toire universelle eu général et de l'his-
toire de son pays en particulier.
Le dévouement, la célébrité du clergé
ont été de tout temps si prodigieux qu'il
devient presque banal de les proposer à
l'admiration de tous. Mais, parmi ces
héros, plusieurs se distinguent au point
de s'élever dans l'estime des hommes et
forcer la sympathie même de ceux qui
sont ordinairement prévenus contre cette
classe de citoyens, soi-disant parce qu'ils
sont revêtus d'un caractère sacré, ce qui
pourtant ne leur enlève aucun mérite ,
et d'un costume trop modeste qui en vaut
bien un autre.
Nous sommes doublement heureux de
pouvoir placer M. Duclos dans cette glo-
rieuse phalange d'illustrations contem-
poraines qui honorent l'Eglise et le pays
qui les a vus naître.
Remarquable par la fécondité surpre-
nante de son inépuisable érudition,
M. Duclos ne l'est pas moins par les
qualités de son cœur. Ses ouvrages, nous
les connaissons, nous les lisons, nous les
étudions, nous les admirons. Ses vertus,
nous les retrouvons dans mille et mille
traits d'exquise délicatesse, de douceur,
de générosité, de dévouement à toute
épreuve, de zèle, d'empressement à vous
être agréable, à vous servir.
Que de fois, sans vouloir certes jeter
le discrédit sur qui que ce soit, je me
suis oublié à comparer entre elles cer-
taines personnalités marquantes ! Je n'en
ai point encore trouvé d'aussi bien
douées, d'aussi larges, d'aussi intelli-
gentes, d'aussi charitables que notre
bon, que notre illustre M. Duclos.
Aussi, est-ce de tout cœur que demain
je prierai Dieu de le conserver longtemps
encore à notre affection !
Ah ! c'est que nous sommes fiers dans
l'Ariège de le posséder comme une des
gloires les plus pures de notre départe-
ment ?
Aussi l'enthousiasme me fera-t il peut-
être pardonner cette timide explosion
d'éloges échappés au cœur d'un respec-
tueux et reconnaissant ami.
Lorsque ces lignes,forcémenttardives,
paraîtront, M. Duclos aura déjà direc-
tement reçu mes félicitations et mes
hommages, évidemment perdus dans ce
concert unanime de vœux et de prières
qui se seront élevés de toute part en son
honneur.
Mais ce qui me console et me rassure,
c'est que , sans trop présumer de ses
sentiments à notre égard, il me semble
que tout ce qui lui parviendra, tôt ou
tard, de l'Ariège, dans ces heureuses
circonstances, lui sera particulièrement
cher.
Du fond des bois où je m'agite, sans
trop pourtant bouger de place, j'envoie
un bouquet de fleurs rustiques au chau-
tre délicieusement inspiré de nos valléesl
Et comme, après tout, c'est une vraie
fête de famille ariégeoise, je lève mon
verre et je bois : A monsieur Duclos !
Ad mullos annos !
Ami lecteur, faites-en autant.
Jean le Moissonneur.
Le canal des Deux-Mers.
Le journal La Garonne annonce qu'un
Congrès des partisans du canal des
Deux-Mers aura lieu le 21 juin prochain,
à 2 heures, au théâtre d'Agen.
En choisissant la ville d'Agen comme
lieu de réunion, dit M. Charles Journet,
le Comité central a voulu remercier les
vaillantes populations du Lot-et-Garonne,
où tous les corps élus n'ont, pour les
représenter, que des partisans du canal
des Deux-Mers.
Sept communes de l'Ariège ont émis
un vœu motivé en faveur du canal des
Deux Mers, nos députés, nos sénateurs,
et les Chambres consultatives des arts et
manufactures de Foix et Pamiers se sont
également montrés favorables à la réali-
sation de ce projet.
Société de médecine, chirurgie et pharmacie
de Toulouse.
La séance annuélle de cette société a
eu lieu dimanche dernier à Toulouse.
Une médaille de bronze a été décernée
à M. le docteur Rascol, de Mirepoix,
pour sa contribution à l'élude du traitement
du symblépharon.
Concours d'escrime et de gymnastique.
Un concours d'escrime et de gymnas-
tique a eu lieu dimanche dernier à
Narbonne (Aude).
Parmi les noms des lauréats, nous
relevons celui de M. Fis, de Foix, maître
d'escrime au 17e de ligne à Béziers, qui
a obtenu une mention honorable.
Ponts et chaussées.
Par décision ministérielle du 9 mai
1890, M. .Séjourné, ingénieur ordinaire
des ponts et chaussées de 1re classe, en
résidence à Toulouse, est mis en congé
renouvelable pour une période de cinq
ans et autorisé à entrer au service de la
Compagnie de Fives-Lille , pour être
attaché à la construction du chemin de
fer de Linarès à Almeria (Espagne).
M. Séjourné était chargé, sous les
ordres de M. Dubois, ingénieur en chef
du département de l'Ariège, des travaux
et études des lignes de chemins de fer
de Tarascon à Ax-les-Thermes, de Saint-
Girons à Foix, de Saint-Girons à Oust,
des Pyrénées centrales (vallée du Salat),
de Pamiers à Limoux (section comprise
entre Pamiers et Moulin-Neuf) et de
Lavelanetà Bram (section comprise entre
Lavelanet et Moulin-Neuf).
Récompense à l'élevage.
M. Jules Laurent, de Cassé-Sannac,
commune de £énac, vient d'obtenir un
grand succès au concours régional de
Perpignan.
Il a eu le 1" prix, médaille d'or, pour
sa poulinière et sa pouliche de 3 ans, et
un 3* prix pour un bélier.
M. Laurent est un éleveur de grand
mérite qui donne un très bon exemple
aux populations agricoles de la haute
Ariège. Il a déjà obtenu de nombreuses
récompenses dans les concours régio-
naux.
M. Laurent a dignement représenté à
Perpignan le département de l'Ariège et
toute la Barguillère applaudit à ce nou-
veau et légitime succès.
CONCERT
Dimanche dernier, un superbe concert
a été donné par l'Orphéon de Foix au
Théâtre du Grand Café.
On y a entendu l'Harmonie Fuxéenne,
qui a joué trois morceaux avec une
exécution parfâite.
Le succès a été grand pour tous, et
surtout pour M. Lacoume, de Toulouse,
qui possède une chaude et pénétrante
voix de baryton.
L'attrait de cette soirée, disons le clou,
puisque le mot est en vogue, était le
Duo de Mireille, chanté par Mlle B*** et
M. Lacoume. On a vivement applaudi, et
c'était justice, cette mélodie provençale,
du nom de Magali. L'assistance a rappelé
les artistes, qui ont bissé deux couplets
de cette charmante poésie que le grand
Mistral a intercalée dans son poème de
Mireille :
0 Magali, ma tant aimée
Ou»re donc, ouvre Ion volet,
Ton oreille sera charmée,
Du joyeux son du galoubet.
Mlle B**¥, pianiste distinguée, et M.
Fages, excellent flûtiste, ont obtenu le
succès le plus flatteur, dans les deux
duos qu'ils ont exécuté avec beaucoup
de talent.
M. Ryeuber et M. Cazalot, deux comi-
ques, que l'on applaudit toujours avec
enthousiasme, ont chanté avec verve et
entrain des chansonnettes, qui ont valu
aux artistes un succès bien mérité.
M. Richou, un orphéoniste, dont la
voix est très agréable, a dit avec beau-
coup d'âme une romance intitulée : Les
Lilas sont en fleurs.
L'Orphéon a fort bien chanté les quatre
morceaux annoncés dans le programme
et nous le félicitons des progrès accom-
plis depuis que nous n'avions eu le
plaisir de l'entendre.
M. Crouzat, le sympathique président
de l'Orphéon, nous a procuré une véritable
surprise, en nous donnant — chose qui
ne figurait pas sur le programme — une
conférence fort spirituelle sur la femme.
Le sujet traité par le conférencier n'avait
rien de commun avec le concert, mais il
n'en a pas moins intéressé l'auditoire.
Pourrait-il en être autrement?
ha femme... quelles pensées ce mot ne
fait-il pas naître dans notre esprit : pen-
séés d'amour et de haine, de tendresse et
de colère, de joie et de tristesse, de
réspect et de mépris, de détraction ou
d'admiration, jamais d'indifférence.
M. Crouzat, qui est un fin lettré et un
homme de goût, a été chaleureusement
applaudi pour sa conférence et pour
l'agréable soirée qu'il nous a fait passer
en nous donnant une si belle séance.
L. de S.
Foire renvoyée.
A cause du mauvais temps, la foire du
3 mai qui se tient tous les ans à Serres,
le centre principal de la vallée de la
Barguillère, n'a pas eu sou importance
ordinaire. Elle est renvoyée au 26 mai,
lundi de la Pentecôte.
Acte de courage.
Le 5 du courant, la nommée Danès,
Victorine, âgée de 7 ans 1/2, de Bonac,
canton de Castillon s'est iaissé choir
dans le Lez en traversant une passerelle
étroite jetée sur ce cours d'eau. Rapide-
ment entraînée parles eaux bourbeuses,
grossies par la pluie et la fonte des
neiges, cette enfant était irrémédiable-
ment Derdue sans l'intervention du
sieur Molle , François , dit Hauré, culti-
vateur et père de cinq enfants, qui s'est
bravementjeté dans l'eau pour la sauver.
Cet acta de courage honore le sieur
Molle , qui n'a pas craint d'exposer
ses jours pour porter secours à son
semblable.
NÉCROLOGIE
On lit dans la Dépêche :
Notre correspondant de Port-Saïd nous
annonce la mort, après une longue et
cruelle maladie, de M. Antonin Savi-
gnac, ingénieur des arts et métiers, atta-
ché à la Compagnie du canal de Suez.
Il se rendit en Egypte, dès 1866, dans
l'entreprise Borel-Lavalley. Pendant
toute la période des travaux il se signala
par son activité et par ses remarquables
aptitudes. Les services qu'il rendit le
firent apprécier par ses chefs et, à l'épo-
que du licenciement, après l'inaugura¬
tion, la Compagnie eut soin de conserver
un auxiliaire aussi précieux.
Depuis lors, Antonin Savignac resta
au service de l'entretien et ne tarda pas
à acquérir la situation élevée de chef de
la section des ateliers, matériel et maga-
sins. Il était estimé de ses chefs et de
ses collègues et aimé comme un père par
les ouvriers. Dans sa carrière de travail,
Savignac fut nommé officier du Medjidié,
chevalier de l'ordre de François-Joseph,
chevalier de l'ordre du Sauveur de
Grèce. Le Gouvernement de la Républi-
que lui décerna, en outre, une médaille
pour sa belle conduite lors de l'incendie
du village ajabp.
Antonin Savignac était originaire du
Mas-d'Azil (Ariège). Sa mort causera une
vive douleur aux nombreux amis que sa
famille compte à Toulouse et dans le dé-
partemeut de l'Ariège.
Les chemins de fer de l'Ariège et de l'Aude.
Nous reproduisons, comme un docu-
ment fort intéressant pour l'Ariège,
l'extrait ci-après du rapport présenté
au Conseil général de l'Aude, dans sa
dernière session, par M. l'Ingénieur en
chef de ce département :
La ligne de Pamiers à Limoux s'étend,
dans l'Aude, sur 27 kilomètres, divisés
en 3 lots. Le projet d'un de ces lots est
approuvé et prêt pour l'adjudication ;
un autre est terminé et va être soumis à
l'approbation ministérielle ; le troisième
sera prêt dans le courant du 1er semestre
de cette année.
La ligne de Lavelanet à Bram a deux
lots communs avec la précédente; c'est
la partie comprise entre Moultn-Neuf et
Belvèze. Le restant, entre Belvèze et
Bram, est divisé en deux lots, dont l'un
est approuvé et prêt pour l'adjudication,
et l'autre est achevé et va être soumis à
l'approbation ministérielle.
Enfin la ligne de Quillan à Rivesaltes,
qui a 20 kilomètres de longueur, a un
premier lot de 8 kilomètres , entre
Quillan et Saint-Martin-Lys, préparé,
et, pour le surplus, les études sur le
terrain sont achevées. Tous les projets
seront terminés dans le courant de
l'année.
De cet exposé, il résulte que l'on pour-
rait , si des crédits étaient ouverts ,
commencer immédiatement les travaux
sur la direction de Pamiers à Bram. Or,
cette direction nous paraît être la pre-
mière à desservir, et par suite, à entre-
prendre. Les deux départements de
l'Ariège et de l'Aude, aujourd'hui isolés
l'un de l'autre, sont également intéressés
à l'ouverture de cette ligne qui les
mettra en relation directe, sans aller
passer par Toulouse. Dans l'état actuel
des choses, la distance, par voie ferrée,
entre Bram et Pamiers est de 134 k. 7 ;
par la nouvelle ligne, elle ne sera plus
que de 61 k. 5. L'économie du trajet
atteindra donc 73 k. 2. Cette abréviation
considérable de parcours ne peut être
que très avantageuse aux deux dépar-
tements pour l'échange réciproque de
leurs produits, leurs relations commer-
ciales et les mouvements périodiques de
la population qui, à certaines époques,
sont très intenses, soit dans un sens,
soit dans l'autre.
Nous avons lieu de penser que le
Conseil général de l'Ariège , dans la
prochaine session d'avril, émettra un
vœu pressant pour demander à l'admi-
nistration supérieure de mettre la main
à cette ligne et d'ouvrir, dès cette année,
un premier crédit permettant d'entamer
l'expropriation des terrains. Le Conseil
général de l'Aude, en insistant à son
tour dans le même sens, et en s'appuyant
sur les versements qu'il a déjà opérés
lui-même, donnerait sans doute plus de
poids encore à la demande ; et ces efforts
communs pourraient aboutir à ce résul-
tat essentiel de faire attribuer à la ligne
de Pamiers à Bram, dès cette année, un
premier crédit prélevé sur les disponi-
bilités budgétaires que , sur d'autres
points du territoire, d'autres lignes
moins avancées pour la préparation des
projets, laisseraient sans emploi.
Eûfin, une considération à faire valoir,
qui touche^ hautement à l'intérêt général
du pays, c est que l'entier département
de l'Ariège et la majeure partie du
département de la Haute-Garonne lui-
meme ne communiquent pas avec
Toulouse et la grande ligne du Midi que
par une seule ligne, et cette ligne unique
est elle-même à la merci du pont d'Em-
pâlot, sur la Garonne, qui l'a fort
maltraité une première fois. Qu'un
pareil accident se renouvelât au moment
d une mobilisation, et l'on éprouverait
d amers déboires. II y a donc un grand
intérêt à dégager le dangereux étran-
glement que produisent la bifurcation et
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.39%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.39%.
- Collections numériques similaires Soleillet Paul Soleillet Paul /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Soleillet Paul" or dc.contributor adj "Soleillet Paul")Obock, le Choa, le Kaffa, récit d'une exploration commerciale en Éthiopie, par Paul Soleillet /ark:/12148/bd6t53938710v.highres Cercle rouennais de la Ligue de l'enseignement. Conférence de M. Paul Soleillet (3 janvier 1876). Chemin de fer d'Alger à St-Louis-du-Sénégal par Tombouctou /ark:/12148/bpt6k8413316.highresGravier Gabriel Gravier Gabriel /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Gravier Gabriel" or dc.contributor adj "Gravier Gabriel")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 2/4
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bd6t5990341p/f2.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bd6t5990341p/f2.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bd6t5990341p/f2.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bd6t5990341p/f2.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bd6t5990341p
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bd6t5990341p
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bd6t5990341p/f2.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest