Titre : Figaro : journal non politique
Éditeur : Figaro (Paris)
Date d'édition : 1950-05-24
Contributeur : Villemessant, Hippolyte de (1810-1879). Directeur de publication
Contributeur : Jouvin, Benoît (1810-1886). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34355551z
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 24 mai 1950 24 mai 1950
Description : 1950/05/24 (A124,N1774). 1950/05/24 (A124,N1774).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
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Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Description : Collection numérique : France-Brésil Collection numérique : France-Brésil
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t5691208
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 21/02/2021
10 PAGES
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Le Gaulois
LE FIGARO
E GÉNÉRAL FRANCO
DIRECTEUR : Pi erre BRISSON
Les gens qui ne veulent rien faire de rien
n’avancent rien et ne sont bons à rien.
' Beaumarchais.
EDITIO'N
do 5 heures
MERCREDI
N° 1.774
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PRINCIPE ou réalisation
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TANT LES URNES
par André SSEGFR8ED
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inique pour ouvrir la
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hne suis souvent de-
[ourquoi, chez nous, la
des réalisations, des
matériels n’a pas, com-
Isleterre, de rendement
1ère, dévoué aux réfor
mes, mettait dans son
L les habitations à
ehé, l’hygiène, la lutte
[alcoolisme et la tuber-
Jais les électeurs, en
(tels, semblaient ne pas
loir beaucoup de gré :
Bons posées à la fin
fions publiques por-
tout autre chose. Je
(même pas si les allu-
lygiène publique ne
pas au fond à ses
[les propriétaires d’im-
; s'en inquiétaient et,
trieuse, le peuple dans
ble paraissait s’en dé-
ïr. Si l’on votait sur
[chose, c’était sur la
le ou la monarchie, le
nge ou la protection,
me ou le cléricalisme,
[des syndiqués ou les
i l’Etat : toutes ques-
Irincipe plus que d’im-
^iatique. *
cette raison sans
lits partis sont moins
[d'intérêt que des par-
rine : la France n’a
parti travailliste,
partis socialiste ou
te.Le Français, quand
Jpinpe une conception
et, s’il envisage un
c’est le plus souvent
lie du principe que ses
[solutions impliquent,
'conditions analogues
[n’envisage que le fait,
[simplement de réali
se façon d’aborder
I questions résulte, je
[l’esprit latin qui est
beité d’analyse du
lest extraordinaire. Le
J d’entre nous possède
[té de discerner, dans
tstion, le principe en
les conséquences qu’il
qiner. C’est ainsi que,
' circonstance donnée,
sent, d’un instinct’
[°n s'oriente vers la
P vers la droite, et.
comme il extrapole hardiment,
il voit d’avance, au bout du che
min, la réaction ou la révolu
tion. C’est ainsi qu’une grève
anodine, simple rupture du
contrat de travail, dégénère ai
sément en rupture du contrat
social, ou bien qu’un ferme
maintien de l’ordre apparaît
comme une menace de coup
d’Etat.
Pareils dons de l’esprit sont
brillants, mais dangereux. C’est
sur de pareilles lignes de par
tage que les partis se divisent,
sans que les militants semblent
songer qu’après tout la chose
essentielle est de vivre. Le tort
en l’espèce est peut-être de po
ser les problèmes avec trop de
lucidité, même quand on les
devine insolubles.
André SIEGFRIED,
de l’Académie française.
PARIS ACCLAME
LA REINE JULIAN A
et le prince Bernhard
“La France éternelle a toujours ensoleillé ses
voisins”, déclare la Souveraine en réponse au
discours de M. Vincent Auriol
(Suite page 9, col. 2 et 3)
L A reine Juliana et le prince des Pays-Bas sont,
depuis hier, les hôtes de Paris.
Parisiens de cœur tous'les deux, ils ont reçu
du peuple de la capitale l'àccueil que celui-ci
sait si bien ménager à ses amis.
Il est bon de noter, à ce propos, que c’est à Paris
que la reine Juliana a tenu à réserver sa première
visite officielle depuis son avènement au trône des
Pays-Bas. J
A cette marque de sympathie, le gouvernement et le
peuple français ont été particulièrement sensibles. Ils
y ont vu un témoignage concret de cette amitié entre
la France et la Hollande, que devait sceller, en 1940,
la grande et douloureuse épreuve de la guerre et de
l’invasion.
Amitié agissante et non seulement amitié de com
mande. Rappelons un simple fait emprunté à l’histoire
des années noires : l’esprit de solidarité humaine qui
inspira pendant quatre années, 'hu bénéfice de nos pri
sonniers de guerre, l’action courageuse et combien effi
cace des « passeurs » néerlandais.
La personnalité même de la reine et celle du prince
devaient achever de donner à leur visite un caractère
beaucoup plus amical quc prbtocolaire.
Les Parisiens n’ignorent pas que la souveraine tient
la France pour sa seconde patrie et parle admirable
ment notre langue, et que le prince Bernhard, pour
avoir été longtemps étudiant au Quartier Latin, connaît
parfaitement notre capitale.
L’une et l’autre sont des démocraties sincères. Ils
président enfin aux destinées d’une nation qui est
étroitement associée, avec la France, à l’œuvre cçm-
mune du relèvement de l’Europe et à la consolidation
de l’Occident.
Autant de raisons qui expliquent la spontanéité et
l’élan qui ont porté hier les Parisiens à aller acclamer
en foule, malgré le ciel ihclcment, la reine des Pays-
Bas et son époux.
L
accueilli le général Chouteau, gou
verneur militaire de Paris.
Après la sonnerie « Aux
champs ! », M. Vincent Auriol, à
qui un détachement du 93 0 R. I.
venait de " rendre les honneurs,
s’était immobilisé devant le dra
peau. Puis, ayant rejoint Mme
Vincent Auriol, le président avait
gagné le sâlon par l’escalier d’hon
neur, que recouvrait un dais de
velours bleu-gris.
Robert Bruyez.
(Suite page 10, col. 4 à 8)
A la réception à l’Elysée, la reine Juliana et le prince Bernhard por
tent le grand cordon de la Légion d’honneur.
lo ET 11 JUIN
UX TUILERIES
VEDETTES
ermesse
Etoil
es
an h la Kermesse aux
Mit devenue l’une des gran-
r s de la Saison de Paris.
R s vivement ce succès écla-
parce qu'elle était orga-
O.B., restée chère au
ï f,s,ens ; ensuite parce que,
i'Ceffe fête réunit un nom-
pnanf de vedettes ; enfin
“ es Tuileries, cadre magni-
Üt m
LA SUCCESSION D’AMBROISE VOLLARD
Les dix-huit tableaux égarés
sont retrouvés dans les caves dis Petit-Palais
Nous rappellerons d’abord en quelques mots l’histoire assez compli
quée du legs Vollard, ou plutôt des deux legs Vollard. Ambroise Vollard,
le célèbre marchand de tableaux, mourut en 1939 en léguant plusieurs’
tableaux à sa famille et à ses amis. Puis Lucien Vollard, frère d’Am
broise, légua à la Ville 4 e Paris, en
ayait jamais auparavant
0 e ce genre. Ce succès,
e , e , ver 9raphiquement par
Renonçait récemment M.
In ‘ commissaire général :
2'. 357 vedettes, 150.000
î 0ns de recettes ; l'an
de Ü!V! 285.000 entrées,
dettes.,
5 ' 0n Peut prévoir près de
"née
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Ær Robe rt Pizani, or-
F ' en a déjà pressenti
l<° nt en T ^nce qu'à
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tendre ♦ ' Kor vedettes, nous
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8s lo». 1 Qu cmerna, mais
res < du barreau.
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06 8 > col. 5 et 6)
JULIANA
A REÇU
LES ENVOYES
SPECIAUX
DE
PmS-MkKH
avant son départ pour Paris
%
Cette semaine dans
PARIS - MATCH
un grand reportage en
couleurs sur le couple
royal et sur la Hollande
Washington, Chicago et Seattle
vont être « atomisés » pour rire
Washington, 23 mai (U.P.). — Le
N.S.R.B. (National Security Resources
Board) a annoncé qu’il allait ordonner
des bombardements atomiques ima
ginaires sur Washington, Chicago et
Seattle.
Ces bombardements seront effectués
de façon très simple. Le N.S.R.B. avi
sera les autorités municipales qu’un
certain nombre de bombes atomiques
sont tombées dans leurs secteurs. Le
lieu exact des points de chute sera
précisé. Les autorités locales devront
alors faire tout ce qu’elles auraient
fait si la nouvelle avait été exacte.
Les renseignements recueillis à la
suite de ces expériences qui auront
lieu avant six semaines seront utilisés
pour l’élaboration d’un plan de dé
fense passive.
mai 1940, dix-huit tableaux pro
venant de la succession de son frè
re, Alors, la Ville de Paris récla
ma la vente immédiate de la col
lection d’Ambroise, contrairement
au désir de celui-ci. Il y eut procès.
M 0 Garçon établit que la Ville était
mal fondée à réclamer quelque
chose, car les dix-huit tableaux à
elle légués avaient disparu 1
En effet, ils avaient disparu, croit-
on, au cours de l’exode ! Une en
quête fut ouverte. Plusieurs per
sonnalités des Beaux-Arts soute
naient jusqu’à ces derniers jours
que leur administration n’avait ja
mais reçu les dix-huit tableaux.
D’autres se souvenaient vaguement
d’une caisse entreposée au Petit-
Palais, ou bien au musée du quai
de New-York. En tout cas, ils
n’avaient jamais été inventoriés. Il
faut reconnaître que l’an 1940 était
trouble et que bien des caisses fu
rent perdues.
Et voici qu’on vient de retrouver,
après maintes recherches, les dix-
huit tableaux dans les caves du
Petit Palais. Ils ont été transpor
tés hier après-midi à la police ju
diciaire. Là, on reconnaît que ce
sont bien les dix-huit tableaux per
dus, mais seule l’enquête pourra
nous éclairer sur l’odyssée des
toiles.
Y. D,
A reine de Hollande et le prince Bernhard sont donc, depuis hier
après-midi, les hôtes de la France.
Pour accueillir la souveraine des Pays-Bas, Paris avait piqué
partout des drapeaux et des oriflammes aux couleurs de la grande
nation amie, couleurs qui, on le sait, sont sensiblement les mêmes que
celles de notre emblème national.
D’un bout à l’autre du parcours
suivi par le cortège officiel, ce ne
devait être qu’une symphonie en
bleu, en blanc et en rouge.
Porte et place d’Italie se dres
saient d’immenses mâts au sommet
desquels flottaient de gigantesques
étendards, ainsi qu’une reproduc
tion du fanion de la reine, et,
place Maubert, ainsi qu’au carre
four Bac - Saint - Germain, des
échafaudages, hauts de vingt
mètres, avaient été construits que
recouvraient entièrement les éta
mines tricolores des deux nations
alliées. *
Les boutiquiers parisiens, pour
manifester leur joie de recevoir la
souveraine, s’étaient inspirés parti
culièrement du folklore néerlan- •
dais : dans presque toutes les vi
trines fleuries de tulipes rouges,
jaunes, mauves ou noires, des pou
pées en coiffes blanches à ailettes,
des poupées en sabots dansaient
près de charmants moulins en mi
niature. Cette attention délicate,
c’étaient plus particulièrement
les commerçants du faubourg
Saint-Honoré qui l’avaient eue. Les
petits personnages en costume na
tional faisaient revivre pour la
reine Juliana les coutumes de son
pays. De ces commerçants, la sou
veraine allait recevoir, quotidien
nement, un nouvel hommage, puis
qu’ils ont obtenu que chaque jour
il leur soit permis de fleurir les
appartements royaux.
L'avion apparaît
Le ciel, dont de larges nuages
cotonneux dissimulaient 1 ’ azur,
avait, jusqu’aux premières heures
de l’après-midi, justifié quelques
inquiétudes. On voulait tant que le
soleil inondât l’aérodrome lorsque,
à 16 heures, l’appareil immatriculé
P. H. T. E. D., l’énorme Convair
bimoteur de la K. L. M. spé-
_ çialement aménagé pour la reine et
' que pilotait le commandant Van
Ulsen, chef pilote de la région Eu
rope de la Compagnie royale néer
landaise, se poserait sur l’aire
d’Orly.
Dans le grand salon de l’aéro
drome, abondamment pavoisé et
fleuri et qu’ornaient les plus belles
tapisseries de nos manufactures
nationales, les personnalités fran
çaises et hollandaises attendaient
depuis quelques minutes lorsque,
perçant la couche brumeuse, l’avion
apparut tout à coup et, gracieuse
ment, décrivit un orbe pour se
placer dans l’axe de la piste.
Parti de l’Elysée en compagnie
de Mme Vincent Auriol, le Prési
dent de la République était arrivé
à 15 h. 50 à l’aéroport, où l’avait
Dcfns quelques semaines :
les examens...
•
Pour aider nos boursiers
jusque-là
Souscrivez d'urgence
aux
BOURSES D'ETUDIANTS
du « FIGARO »
AU PALAIS-BOURBON
ti
demandent
les députés
au Gouvernement
C ONNAISSEZ-VOUS les briga
des polyvalentes ? Il y en a
quarante dans le seul dépar
tement de la Seine. Il y en aura
beaucoup plus bientôt. A moins
que...
A moins que le ministre des Fi
nances, faisant droit aux doléan
ces très vives dont le Palais-Bour
bon retentissait hier, n’arrête leur
inquiétante prolifération.
Donc, les brigades polyvalentes
sont des équipes de contrôleurs fis
caux habilités à exercer leur ac
tivité auprès des commerçants et
des industriels sur le triple plan
des contributions directes, indirec
tes et de l’enregistrement, d’où leiir
nom.
Marcel Gabihy.
(Suite page 9, col. 6, 7 et 8)
Avant les élections à la Sécurité sociale
VOICI LE BILAN
DES CAISSES
POUR L’ANNEE 1949:
Cinq milliards de bénéfices
L
Mais la gestion coûte plus cher
que la longue maladie
ES panneaux électoraux ont fait leur réapparition à la porte des
mairies. La campagne pour la désignation des administrateurs
des Caisses de Sécurité sociale et d’Allocations familiales, le 8
juin prochain, est ouverte.
Au moment du recensement des
électeurs, nous avons insisté sur
l’importance de ces élections. Cer
tes, les administrateurs des Cais
ses n’ont pas tous les pouvoirs ; la
Sécurité sociale est régie par des
textes législatifs ou des instruc
tions ministérielles. C’est d’eux,
cependant, que dépend, en grande
partie, la gestion de cette immense
organisation. Or c’est cette gestion
UN PROGRAMME DE PAIX
DE VINGT ANS
g été élaboré par M. Trygve Lie
secrétaire général de S'O.N.U.
Lake Success, 23 mai. (A.F.P.-U.P.) — M. Trygve Lie, secrétaire
général de l’O.N.Ü., a élaboré un programme en dix points tendant à
mettre fin à la guerre froide, qui est destiné aux dirigeants des Quatre
Grands. Il s’en est entretenu, a,u cours de son voyage en Europe, avec
le maréchal Staline et MM. Attlee et Schuman.
Ces dix points constituent la base d’un plan de vingt ans de paix
dont M. Lie avait exposé les grandes lignes dans un discours qu’il avait
prononçé à Washington, il y a plusieurs semaines.
Les détails de ce programme en dix points n’ont pu être appris im
médiatement, cependant on croit
savoir qu’ils traitent de la guerre j
froide et de son règlement en ter- ___ CHRONIQUE —
qui a été critiquée beaucoup plus
encore que le principe lui-même.
Nous donnerons à nos lecteurs
toutes les indications sur les listes
de candidats en présence et sur
leurs programmes.
Un document officiel
Aujourd’hui, nous présentons le
bilan de la Sécurité sociale pour-
l’année écoulée. Il s’agit des chif
fres officiels, ou qui le seront bien
tôt, fournis par le ministère du
Travail et de la Sécurité sociale.
Le seul fait que ce bilan porte sur
plus de 450 milliards témoigne de
l’importance de la consultation
prochaine. On ne donne pas une
telle somme à gérer à n’importe
qui, et les électeurs, qui sont les
prestataires de la Sécurité sociale,
si tous n’en sont pas les bénéfi
ciaires, doivent comprendre la res
ponsabilité qui les engage au mo
ment du vote.
Comment ce budget est-il ré
parti ? Essentiellement entre trois
postes principaux : les assuran
ces sociales, les accidents du tra
vail et les prestations familiales.
Il convient d’examiner chacun de
ces chapitres aux activités bien dé
limitées.
François Mennelet.
(Suite page 9, col. 4, 5 et 6) !
mes plus concrets que ceux utilisés
par M. Lie dans ses communica
tions précédentes. Il prévoit notam
ment la réunion de « Conseils de
sécurité périodiques » auxquels as
sisteraient les ministres des Affai
res étrangères des pays membres du
Conseil de sécurité ordinaire.
A ces Conseils seraient discutés
les grands problèmes en suspens
devant les Nations Unies, en parti
culier ceux concernant le contrôle
international de l’énergie atomique,
le contrôle des armements classi
ques, l’admission des nouveaux
membres et l’établissement d’une
force internationale.
(Suite page 3, col. 5 et 6)
Le projet de réorganisation de la S. N. C. F.
a été soumis au Conseil d’Etat
VARIATIONS TURQUES
f
Le Conseil des ministres qui se
réunit ce matin à l’Elysée sera
bref, puisqu’il doit se terminer à
11 h. 30.
L’ordre du jour comporte es
sentiellement un exposé de M. Ro
bert Schuman sur la situation in
ternationale. On ne prévoit pas que
la question des cheminots y soit
discutée, parce que les conclusions
de la commission Touté, qui ont
fait l’objet d’un examen appron-
fondi du Conseil interministériel,
hier matin, à l’Hôtel Matignon, ont
été soumises au Conseil d’Etat.
Quelles sont les propositions de
la commission Touté ?
Nous croyons savoir que la dis
cussion a porté sur la réorganisa
tion générale de la S.N.C.F. et que
la question des salaires a été éga
lement examinée.
Le Conseil interministériel au
rait approuvé la position de M.
Petsche, qui ne veut pas aller au
delà de deux milliards supplé
mentaires, alors que les revendica
tions syndicales coûteraient cinq
milliards. Enfin, le ministre des
Travaux publics et la direction de
la S.N.C.F. affirmeraient qu’il n’est
pas possible d’accorder une aug
mentation de salaires dans une
proportion sensible tant que la
gestion des chemins de fer n’aura
pas été redressée.
Il est possible qu’une solution
de compromis intervienne, qui
permettrait d’aménager des pri
mes, lesquelles seraient versées le
30 juin prochain.
Le maréchal Wavelî
est dans un état critique
Londres, 23 mai (A.P.). — On an-J
nonce ce soir que l’état de santé duj
maréchal Wavell s’est aggravé et qu’il'
donne de sérieuses inquiétudes.
Le héros britannique de la seconde
guerre mondiale a subi, on le sait,
le 5 mai, une grave opération chirur
gicale.
La Chambre australienne
adopte le projet de loi
portant dissolution
du parti communiste
Canberra, 23 mai (A.P.). — La Cham
bre des Représentants a adopté aujour
d’hui, par 60 voix contre 40, le projet
de loi portant dissolution du parti com
muniste. Aux termes de ce projet, c’est
aux personnes soupçonnées de commu
nisme qu’il appartiendra de faire la
preuve de leur innocence.
A son arrivée à Orly, la reine Juliana a été accueillie |jar M. Vincent Auriol.
par André ROUSSEAUX
E serais curieux de revoir la Turquie, après que les élections de l’autre
jour lui ont fait prendre un visage qui a fait sensation. Ce retourne
ment politique doit-il avoir des effets sur l’évolution des mœurs?
La révolution kémaliste est-elle en jeu ? On nous dit que non. C’est
malgré tout un nouveau chapitre qui s’ouvre dans l’histoire de la
Turquie moderne. Ne va-t-il pas remettre en question certains des chan
gements qui ont étonné le monde, il y a vingt-cinq ans ?
La révolution de Mustapha Kemal avait triomphé et commençait de
porter ses fruits quand je connus la Corne d’Or et le cimetière d’Eyoub.
C’était au cours d’une de ces croisières Budé qui ont sillonné la mer Egée
chaque été de l’entre-deux-guerres, et dont la tradition se renoue, je crois,
cette année. A qui débarquait au quai de Galata, la tête encore bercée
des nostalgies de Loti et des souvenirs d’Aziyadé, la nouvelle Istanbul
réservait un rude coup. Plus de femmes voilées dans les rues. (Les vieilles
pourtant se cachaient, comme si leur pudeur eût été surprise.) Quant aux
hommes, on sait que le port du fez leur avait été interdit sous peine
de mort. Ils l’avaient remplacé par la casquette, devenue sur leur tête
l’emblème de la civilisation occidentale. Seulement ils la mettaient à
l’envers, la visière sur la nuque, afin de pouvoir malgré tout, selon le
rite, frapper du front les dalles des mosquées. Tout un peuple ainsi coiffé
prenait un air de carnaval triste.
Des trois dictateurs de l’époque, le Duce, le Führer et le Ghazi,
j’ai souvent entendu dire que le troisième avait accompli l’œuvre la plus
audacieuse. (Il est vrai que les deux autres n’avaient pas encore montré
tous leurs talents.) Je l’ai vu un soir dans un restaurant d’été, sur le
Bosphore, Il arriva tard, escorté de secrétaires et de ministres. Dans son
masque asiatique, les yeux bleus ne pouvaient 'vraiment être comparés
qu’à l’acier. Il travailla avec ses collaborateurs, qu’il faisait venir auprès
de lui l’un après l’autre, tout en vidant force rasades de raki. Puis, quand
il eut mangé, et bu encore, il dansa avec une jeune femme attachée à
l’établissement. Peut-être ce divertissement banal se doublait-il chez lui
d’une petite manifestation de modernisme occidental/personnellement'
affichée. Cela faisait à la fois XX e siècle et chef de régime démocratique.
J’avoue que cela faisait aussi un peu dictateur de cinéma.
La révolution kémaliste, dans sa fleur, avait les ingénuités péremp
toires dont s’enorgueillissent tous les réveils nationaux. Quand je visitai
Brousse, ce Versailles ottoman, on m’eût volontiers détourné des mosquées
bleues, des mosquées vertes, endormies dans des jardins pleins d’oiseaux
pour me faire visiter des abattoirs et des bains-douches. Il faut se garder
de sourire, d’ailleurs, de ces engouements pour la civilisation du frigidaire
et du thermostat. Chez un vieux peuple qui rajeunit soudain, c’est un
signe de vitalité comme un autre. Seulement, quand des exemples de cette
espèce sont copiés sur l’Occident, c’est à l’Occident de s’examiner sur
les leçons qu’il est capable de donner.
Si deux aspects de la Turquie nouvelle m’inquiétèrent, c’est qu’il
s’agissait de choses plus graves que du machinisme mis au service de
l’hygiène ou du confort. Je me souviens d’avoir été consterné à la yue
des enseignes et des inscriptions de toutes sortes où le turc était présenté
en caractères latins. Je n’entends rien à la langue turque, mais je sais
bien que, transcrite dans notre alphabet, elle ressemble à ces citations
qu’on fait, en lettres latines, du grec, du sanscrit ou de l’hébreu et
qui ne sont jamais que des vulgarisations approximatives à l’usage’des
demi-ignorants. Quel que fût le problème de culture que posait au
réformateur le développement intellectuel de son peuple, je doutai qu’il
fût sage de le résoudre par un moyen aussi grossier. Et je me demandai
s’il n’était pas téméraire de toucher de façon aussi brutale à la vie de
la langue dans une nation.
Plus dangereuse encore me parut la position antireligieuse prise avec
violence par la révolution kémaliste. L’historien du XX 0 siècle ne man
quera pas d’observer que, dans trois nations et trois civilisations diffé
rentes, les trois dictatures de la première après-guerre ont cru trouver
un levier pour leur action dans un vigoureux néo-paganisme. Pour tous
les trois la religion, que ce fût christianisme ou islamisme, tenait aux
traditions périmées dont ils voulaient faire place nette, et correspondait
au vieillissement, voire à la corruption, du peuple auquel ils venaient
rendre la jeunesse, la santé, la force. Mais où était la force profonde et
même réelle? En Europe, maint parti politique, surgi après la chute
des dictatures, s’est avisé de la puissance du courant confessionnel qui
pouvait porter sa fortune. Qui nous dit que derrière le retournement
électoral d’Ankara il n’y a pas quelque revanche d’une foi vivace, stimulée
par les brimades qu’elle a subies ?
Je me pose de loin ces questions, qui ne s’ajusteraient peut-être pas
exactement aux événements vus de plus près. On peut cependant se
demander si le temps des révolutions matérialistes n’est pas, plus'qu’on
ne le croit, derrière nous, et si certains réveils spirituels né sont pas à
l’aube de notre avenir- - - • .
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LE FIGARO
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DIRECTEUR : Pi erre BRISSON
Les gens qui ne veulent rien faire de rien
n’avancent rien et ne sont bons à rien.
' Beaumarchais.
EDITIO'N
do 5 heures
MERCREDI
N° 1.774
24
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MAI 1950
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ble paraissait s’en dé-
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cette raison sans
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et, s’il envisage un
c’est le plus souvent
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se façon d’aborder
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[l’esprit latin qui est
beité d’analyse du
lest extraordinaire. Le
J d’entre nous possède
[té de discerner, dans
tstion, le principe en
les conséquences qu’il
qiner. C’est ainsi que,
' circonstance donnée,
sent, d’un instinct’
[°n s'oriente vers la
P vers la droite, et.
comme il extrapole hardiment,
il voit d’avance, au bout du che
min, la réaction ou la révolu
tion. C’est ainsi qu’une grève
anodine, simple rupture du
contrat de travail, dégénère ai
sément en rupture du contrat
social, ou bien qu’un ferme
maintien de l’ordre apparaît
comme une menace de coup
d’Etat.
Pareils dons de l’esprit sont
brillants, mais dangereux. C’est
sur de pareilles lignes de par
tage que les partis se divisent,
sans que les militants semblent
songer qu’après tout la chose
essentielle est de vivre. Le tort
en l’espèce est peut-être de po
ser les problèmes avec trop de
lucidité, même quand on les
devine insolubles.
André SIEGFRIED,
de l’Académie française.
PARIS ACCLAME
LA REINE JULIAN A
et le prince Bernhard
“La France éternelle a toujours ensoleillé ses
voisins”, déclare la Souveraine en réponse au
discours de M. Vincent Auriol
(Suite page 9, col. 2 et 3)
L A reine Juliana et le prince des Pays-Bas sont,
depuis hier, les hôtes de Paris.
Parisiens de cœur tous'les deux, ils ont reçu
du peuple de la capitale l'àccueil que celui-ci
sait si bien ménager à ses amis.
Il est bon de noter, à ce propos, que c’est à Paris
que la reine Juliana a tenu à réserver sa première
visite officielle depuis son avènement au trône des
Pays-Bas. J
A cette marque de sympathie, le gouvernement et le
peuple français ont été particulièrement sensibles. Ils
y ont vu un témoignage concret de cette amitié entre
la France et la Hollande, que devait sceller, en 1940,
la grande et douloureuse épreuve de la guerre et de
l’invasion.
Amitié agissante et non seulement amitié de com
mande. Rappelons un simple fait emprunté à l’histoire
des années noires : l’esprit de solidarité humaine qui
inspira pendant quatre années, 'hu bénéfice de nos pri
sonniers de guerre, l’action courageuse et combien effi
cace des « passeurs » néerlandais.
La personnalité même de la reine et celle du prince
devaient achever de donner à leur visite un caractère
beaucoup plus amical quc prbtocolaire.
Les Parisiens n’ignorent pas que la souveraine tient
la France pour sa seconde patrie et parle admirable
ment notre langue, et que le prince Bernhard, pour
avoir été longtemps étudiant au Quartier Latin, connaît
parfaitement notre capitale.
L’une et l’autre sont des démocraties sincères. Ils
président enfin aux destinées d’une nation qui est
étroitement associée, avec la France, à l’œuvre cçm-
mune du relèvement de l’Europe et à la consolidation
de l’Occident.
Autant de raisons qui expliquent la spontanéité et
l’élan qui ont porté hier les Parisiens à aller acclamer
en foule, malgré le ciel ihclcment, la reine des Pays-
Bas et son époux.
L
accueilli le général Chouteau, gou
verneur militaire de Paris.
Après la sonnerie « Aux
champs ! », M. Vincent Auriol, à
qui un détachement du 93 0 R. I.
venait de " rendre les honneurs,
s’était immobilisé devant le dra
peau. Puis, ayant rejoint Mme
Vincent Auriol, le président avait
gagné le sâlon par l’escalier d’hon
neur, que recouvrait un dais de
velours bleu-gris.
Robert Bruyez.
(Suite page 10, col. 4 à 8)
A la réception à l’Elysée, la reine Juliana et le prince Bernhard por
tent le grand cordon de la Légion d’honneur.
lo ET 11 JUIN
UX TUILERIES
VEDETTES
ermesse
Etoil
es
an h la Kermesse aux
Mit devenue l’une des gran-
r s de la Saison de Paris.
R s vivement ce succès écla-
parce qu'elle était orga-
O.B., restée chère au
ï f,s,ens ; ensuite parce que,
i'Ceffe fête réunit un nom-
pnanf de vedettes ; enfin
“ es Tuileries, cadre magni-
Üt m
LA SUCCESSION D’AMBROISE VOLLARD
Les dix-huit tableaux égarés
sont retrouvés dans les caves dis Petit-Palais
Nous rappellerons d’abord en quelques mots l’histoire assez compli
quée du legs Vollard, ou plutôt des deux legs Vollard. Ambroise Vollard,
le célèbre marchand de tableaux, mourut en 1939 en léguant plusieurs’
tableaux à sa famille et à ses amis. Puis Lucien Vollard, frère d’Am
broise, légua à la Ville 4 e Paris, en
ayait jamais auparavant
0 e ce genre. Ce succès,
e , e , ver 9raphiquement par
Renonçait récemment M.
In ‘ commissaire général :
2'. 357 vedettes, 150.000
î 0ns de recettes ; l'an
de Ü!V! 285.000 entrées,
dettes.,
5 ' 0n Peut prévoir près de
"née
10 .
Ær Robe rt Pizani, or-
F ' en a déjà pressenti
l<° nt en T ^nce qu'à
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tendre ♦ ' Kor vedettes, nous
^J e ; c6!ébrlth non
8s lo». 1 Qu cmerna, mais
res < du barreau.
% S YVC , S Dartoîs *
06 8 > col. 5 et 6)
JULIANA
A REÇU
LES ENVOYES
SPECIAUX
DE
PmS-MkKH
avant son départ pour Paris
%
Cette semaine dans
PARIS - MATCH
un grand reportage en
couleurs sur le couple
royal et sur la Hollande
Washington, Chicago et Seattle
vont être « atomisés » pour rire
Washington, 23 mai (U.P.). — Le
N.S.R.B. (National Security Resources
Board) a annoncé qu’il allait ordonner
des bombardements atomiques ima
ginaires sur Washington, Chicago et
Seattle.
Ces bombardements seront effectués
de façon très simple. Le N.S.R.B. avi
sera les autorités municipales qu’un
certain nombre de bombes atomiques
sont tombées dans leurs secteurs. Le
lieu exact des points de chute sera
précisé. Les autorités locales devront
alors faire tout ce qu’elles auraient
fait si la nouvelle avait été exacte.
Les renseignements recueillis à la
suite de ces expériences qui auront
lieu avant six semaines seront utilisés
pour l’élaboration d’un plan de dé
fense passive.
mai 1940, dix-huit tableaux pro
venant de la succession de son frè
re, Alors, la Ville de Paris récla
ma la vente immédiate de la col
lection d’Ambroise, contrairement
au désir de celui-ci. Il y eut procès.
M 0 Garçon établit que la Ville était
mal fondée à réclamer quelque
chose, car les dix-huit tableaux à
elle légués avaient disparu 1
En effet, ils avaient disparu, croit-
on, au cours de l’exode ! Une en
quête fut ouverte. Plusieurs per
sonnalités des Beaux-Arts soute
naient jusqu’à ces derniers jours
que leur administration n’avait ja
mais reçu les dix-huit tableaux.
D’autres se souvenaient vaguement
d’une caisse entreposée au Petit-
Palais, ou bien au musée du quai
de New-York. En tout cas, ils
n’avaient jamais été inventoriés. Il
faut reconnaître que l’an 1940 était
trouble et que bien des caisses fu
rent perdues.
Et voici qu’on vient de retrouver,
après maintes recherches, les dix-
huit tableaux dans les caves du
Petit Palais. Ils ont été transpor
tés hier après-midi à la police ju
diciaire. Là, on reconnaît que ce
sont bien les dix-huit tableaux per
dus, mais seule l’enquête pourra
nous éclairer sur l’odyssée des
toiles.
Y. D,
A reine de Hollande et le prince Bernhard sont donc, depuis hier
après-midi, les hôtes de la France.
Pour accueillir la souveraine des Pays-Bas, Paris avait piqué
partout des drapeaux et des oriflammes aux couleurs de la grande
nation amie, couleurs qui, on le sait, sont sensiblement les mêmes que
celles de notre emblème national.
D’un bout à l’autre du parcours
suivi par le cortège officiel, ce ne
devait être qu’une symphonie en
bleu, en blanc et en rouge.
Porte et place d’Italie se dres
saient d’immenses mâts au sommet
desquels flottaient de gigantesques
étendards, ainsi qu’une reproduc
tion du fanion de la reine, et,
place Maubert, ainsi qu’au carre
four Bac - Saint - Germain, des
échafaudages, hauts de vingt
mètres, avaient été construits que
recouvraient entièrement les éta
mines tricolores des deux nations
alliées. *
Les boutiquiers parisiens, pour
manifester leur joie de recevoir la
souveraine, s’étaient inspirés parti
culièrement du folklore néerlan- •
dais : dans presque toutes les vi
trines fleuries de tulipes rouges,
jaunes, mauves ou noires, des pou
pées en coiffes blanches à ailettes,
des poupées en sabots dansaient
près de charmants moulins en mi
niature. Cette attention délicate,
c’étaient plus particulièrement
les commerçants du faubourg
Saint-Honoré qui l’avaient eue. Les
petits personnages en costume na
tional faisaient revivre pour la
reine Juliana les coutumes de son
pays. De ces commerçants, la sou
veraine allait recevoir, quotidien
nement, un nouvel hommage, puis
qu’ils ont obtenu que chaque jour
il leur soit permis de fleurir les
appartements royaux.
L'avion apparaît
Le ciel, dont de larges nuages
cotonneux dissimulaient 1 ’ azur,
avait, jusqu’aux premières heures
de l’après-midi, justifié quelques
inquiétudes. On voulait tant que le
soleil inondât l’aérodrome lorsque,
à 16 heures, l’appareil immatriculé
P. H. T. E. D., l’énorme Convair
bimoteur de la K. L. M. spé-
_ çialement aménagé pour la reine et
' que pilotait le commandant Van
Ulsen, chef pilote de la région Eu
rope de la Compagnie royale néer
landaise, se poserait sur l’aire
d’Orly.
Dans le grand salon de l’aéro
drome, abondamment pavoisé et
fleuri et qu’ornaient les plus belles
tapisseries de nos manufactures
nationales, les personnalités fran
çaises et hollandaises attendaient
depuis quelques minutes lorsque,
perçant la couche brumeuse, l’avion
apparut tout à coup et, gracieuse
ment, décrivit un orbe pour se
placer dans l’axe de la piste.
Parti de l’Elysée en compagnie
de Mme Vincent Auriol, le Prési
dent de la République était arrivé
à 15 h. 50 à l’aéroport, où l’avait
Dcfns quelques semaines :
les examens...
•
Pour aider nos boursiers
jusque-là
Souscrivez d'urgence
aux
BOURSES D'ETUDIANTS
du « FIGARO »
AU PALAIS-BOURBON
ti
demandent
les députés
au Gouvernement
C ONNAISSEZ-VOUS les briga
des polyvalentes ? Il y en a
quarante dans le seul dépar
tement de la Seine. Il y en aura
beaucoup plus bientôt. A moins
que...
A moins que le ministre des Fi
nances, faisant droit aux doléan
ces très vives dont le Palais-Bour
bon retentissait hier, n’arrête leur
inquiétante prolifération.
Donc, les brigades polyvalentes
sont des équipes de contrôleurs fis
caux habilités à exercer leur ac
tivité auprès des commerçants et
des industriels sur le triple plan
des contributions directes, indirec
tes et de l’enregistrement, d’où leiir
nom.
Marcel Gabihy.
(Suite page 9, col. 6, 7 et 8)
Avant les élections à la Sécurité sociale
VOICI LE BILAN
DES CAISSES
POUR L’ANNEE 1949:
Cinq milliards de bénéfices
L
Mais la gestion coûte plus cher
que la longue maladie
ES panneaux électoraux ont fait leur réapparition à la porte des
mairies. La campagne pour la désignation des administrateurs
des Caisses de Sécurité sociale et d’Allocations familiales, le 8
juin prochain, est ouverte.
Au moment du recensement des
électeurs, nous avons insisté sur
l’importance de ces élections. Cer
tes, les administrateurs des Cais
ses n’ont pas tous les pouvoirs ; la
Sécurité sociale est régie par des
textes législatifs ou des instruc
tions ministérielles. C’est d’eux,
cependant, que dépend, en grande
partie, la gestion de cette immense
organisation. Or c’est cette gestion
UN PROGRAMME DE PAIX
DE VINGT ANS
g été élaboré par M. Trygve Lie
secrétaire général de S'O.N.U.
Lake Success, 23 mai. (A.F.P.-U.P.) — M. Trygve Lie, secrétaire
général de l’O.N.Ü., a élaboré un programme en dix points tendant à
mettre fin à la guerre froide, qui est destiné aux dirigeants des Quatre
Grands. Il s’en est entretenu, a,u cours de son voyage en Europe, avec
le maréchal Staline et MM. Attlee et Schuman.
Ces dix points constituent la base d’un plan de vingt ans de paix
dont M. Lie avait exposé les grandes lignes dans un discours qu’il avait
prononçé à Washington, il y a plusieurs semaines.
Les détails de ce programme en dix points n’ont pu être appris im
médiatement, cependant on croit
savoir qu’ils traitent de la guerre j
froide et de son règlement en ter- ___ CHRONIQUE —
qui a été critiquée beaucoup plus
encore que le principe lui-même.
Nous donnerons à nos lecteurs
toutes les indications sur les listes
de candidats en présence et sur
leurs programmes.
Un document officiel
Aujourd’hui, nous présentons le
bilan de la Sécurité sociale pour-
l’année écoulée. Il s’agit des chif
fres officiels, ou qui le seront bien
tôt, fournis par le ministère du
Travail et de la Sécurité sociale.
Le seul fait que ce bilan porte sur
plus de 450 milliards témoigne de
l’importance de la consultation
prochaine. On ne donne pas une
telle somme à gérer à n’importe
qui, et les électeurs, qui sont les
prestataires de la Sécurité sociale,
si tous n’en sont pas les bénéfi
ciaires, doivent comprendre la res
ponsabilité qui les engage au mo
ment du vote.
Comment ce budget est-il ré
parti ? Essentiellement entre trois
postes principaux : les assuran
ces sociales, les accidents du tra
vail et les prestations familiales.
Il convient d’examiner chacun de
ces chapitres aux activités bien dé
limitées.
François Mennelet.
(Suite page 9, col. 4, 5 et 6) !
mes plus concrets que ceux utilisés
par M. Lie dans ses communica
tions précédentes. Il prévoit notam
ment la réunion de « Conseils de
sécurité périodiques » auxquels as
sisteraient les ministres des Affai
res étrangères des pays membres du
Conseil de sécurité ordinaire.
A ces Conseils seraient discutés
les grands problèmes en suspens
devant les Nations Unies, en parti
culier ceux concernant le contrôle
international de l’énergie atomique,
le contrôle des armements classi
ques, l’admission des nouveaux
membres et l’établissement d’une
force internationale.
(Suite page 3, col. 5 et 6)
Le projet de réorganisation de la S. N. C. F.
a été soumis au Conseil d’Etat
VARIATIONS TURQUES
f
Le Conseil des ministres qui se
réunit ce matin à l’Elysée sera
bref, puisqu’il doit se terminer à
11 h. 30.
L’ordre du jour comporte es
sentiellement un exposé de M. Ro
bert Schuman sur la situation in
ternationale. On ne prévoit pas que
la question des cheminots y soit
discutée, parce que les conclusions
de la commission Touté, qui ont
fait l’objet d’un examen appron-
fondi du Conseil interministériel,
hier matin, à l’Hôtel Matignon, ont
été soumises au Conseil d’Etat.
Quelles sont les propositions de
la commission Touté ?
Nous croyons savoir que la dis
cussion a porté sur la réorganisa
tion générale de la S.N.C.F. et que
la question des salaires a été éga
lement examinée.
Le Conseil interministériel au
rait approuvé la position de M.
Petsche, qui ne veut pas aller au
delà de deux milliards supplé
mentaires, alors que les revendica
tions syndicales coûteraient cinq
milliards. Enfin, le ministre des
Travaux publics et la direction de
la S.N.C.F. affirmeraient qu’il n’est
pas possible d’accorder une aug
mentation de salaires dans une
proportion sensible tant que la
gestion des chemins de fer n’aura
pas été redressée.
Il est possible qu’une solution
de compromis intervienne, qui
permettrait d’aménager des pri
mes, lesquelles seraient versées le
30 juin prochain.
Le maréchal Wavelî
est dans un état critique
Londres, 23 mai (A.P.). — On an-J
nonce ce soir que l’état de santé duj
maréchal Wavell s’est aggravé et qu’il'
donne de sérieuses inquiétudes.
Le héros britannique de la seconde
guerre mondiale a subi, on le sait,
le 5 mai, une grave opération chirur
gicale.
La Chambre australienne
adopte le projet de loi
portant dissolution
du parti communiste
Canberra, 23 mai (A.P.). — La Cham
bre des Représentants a adopté aujour
d’hui, par 60 voix contre 40, le projet
de loi portant dissolution du parti com
muniste. Aux termes de ce projet, c’est
aux personnes soupçonnées de commu
nisme qu’il appartiendra de faire la
preuve de leur innocence.
A son arrivée à Orly, la reine Juliana a été accueillie |jar M. Vincent Auriol.
par André ROUSSEAUX
E serais curieux de revoir la Turquie, après que les élections de l’autre
jour lui ont fait prendre un visage qui a fait sensation. Ce retourne
ment politique doit-il avoir des effets sur l’évolution des mœurs?
La révolution kémaliste est-elle en jeu ? On nous dit que non. C’est
malgré tout un nouveau chapitre qui s’ouvre dans l’histoire de la
Turquie moderne. Ne va-t-il pas remettre en question certains des chan
gements qui ont étonné le monde, il y a vingt-cinq ans ?
La révolution de Mustapha Kemal avait triomphé et commençait de
porter ses fruits quand je connus la Corne d’Or et le cimetière d’Eyoub.
C’était au cours d’une de ces croisières Budé qui ont sillonné la mer Egée
chaque été de l’entre-deux-guerres, et dont la tradition se renoue, je crois,
cette année. A qui débarquait au quai de Galata, la tête encore bercée
des nostalgies de Loti et des souvenirs d’Aziyadé, la nouvelle Istanbul
réservait un rude coup. Plus de femmes voilées dans les rues. (Les vieilles
pourtant se cachaient, comme si leur pudeur eût été surprise.) Quant aux
hommes, on sait que le port du fez leur avait été interdit sous peine
de mort. Ils l’avaient remplacé par la casquette, devenue sur leur tête
l’emblème de la civilisation occidentale. Seulement ils la mettaient à
l’envers, la visière sur la nuque, afin de pouvoir malgré tout, selon le
rite, frapper du front les dalles des mosquées. Tout un peuple ainsi coiffé
prenait un air de carnaval triste.
Des trois dictateurs de l’époque, le Duce, le Führer et le Ghazi,
j’ai souvent entendu dire que le troisième avait accompli l’œuvre la plus
audacieuse. (Il est vrai que les deux autres n’avaient pas encore montré
tous leurs talents.) Je l’ai vu un soir dans un restaurant d’été, sur le
Bosphore, Il arriva tard, escorté de secrétaires et de ministres. Dans son
masque asiatique, les yeux bleus ne pouvaient 'vraiment être comparés
qu’à l’acier. Il travailla avec ses collaborateurs, qu’il faisait venir auprès
de lui l’un après l’autre, tout en vidant force rasades de raki. Puis, quand
il eut mangé, et bu encore, il dansa avec une jeune femme attachée à
l’établissement. Peut-être ce divertissement banal se doublait-il chez lui
d’une petite manifestation de modernisme occidental/personnellement'
affichée. Cela faisait à la fois XX e siècle et chef de régime démocratique.
J’avoue que cela faisait aussi un peu dictateur de cinéma.
La révolution kémaliste, dans sa fleur, avait les ingénuités péremp
toires dont s’enorgueillissent tous les réveils nationaux. Quand je visitai
Brousse, ce Versailles ottoman, on m’eût volontiers détourné des mosquées
bleues, des mosquées vertes, endormies dans des jardins pleins d’oiseaux
pour me faire visiter des abattoirs et des bains-douches. Il faut se garder
de sourire, d’ailleurs, de ces engouements pour la civilisation du frigidaire
et du thermostat. Chez un vieux peuple qui rajeunit soudain, c’est un
signe de vitalité comme un autre. Seulement, quand des exemples de cette
espèce sont copiés sur l’Occident, c’est à l’Occident de s’examiner sur
les leçons qu’il est capable de donner.
Si deux aspects de la Turquie nouvelle m’inquiétèrent, c’est qu’il
s’agissait de choses plus graves que du machinisme mis au service de
l’hygiène ou du confort. Je me souviens d’avoir été consterné à la yue
des enseignes et des inscriptions de toutes sortes où le turc était présenté
en caractères latins. Je n’entends rien à la langue turque, mais je sais
bien que, transcrite dans notre alphabet, elle ressemble à ces citations
qu’on fait, en lettres latines, du grec, du sanscrit ou de l’hébreu et
qui ne sont jamais que des vulgarisations approximatives à l’usage’des
demi-ignorants. Quel que fût le problème de culture que posait au
réformateur le développement intellectuel de son peuple, je doutai qu’il
fût sage de le résoudre par un moyen aussi grossier. Et je me demandai
s’il n’était pas téméraire de toucher de façon aussi brutale à la vie de
la langue dans une nation.
Plus dangereuse encore me parut la position antireligieuse prise avec
violence par la révolution kémaliste. L’historien du XX 0 siècle ne man
quera pas d’observer que, dans trois nations et trois civilisations diffé
rentes, les trois dictatures de la première après-guerre ont cru trouver
un levier pour leur action dans un vigoureux néo-paganisme. Pour tous
les trois la religion, que ce fût christianisme ou islamisme, tenait aux
traditions périmées dont ils voulaient faire place nette, et correspondait
au vieillissement, voire à la corruption, du peuple auquel ils venaient
rendre la jeunesse, la santé, la force. Mais où était la force profonde et
même réelle? En Europe, maint parti politique, surgi après la chute
des dictatures, s’est avisé de la puissance du courant confessionnel qui
pouvait porter sa fortune. Qui nous dit que derrière le retournement
électoral d’Ankara il n’y a pas quelque revanche d’une foi vivace, stimulée
par les brimades qu’elle a subies ?
Je me pose de loin ces questions, qui ne s’ajusteraient peut-être pas
exactement aux événements vus de plus près. On peut cependant se
demander si le temps des révolutions matérialistes n’est pas, plus'qu’on
ne le croit, derrière nous, et si certains réveils spirituels né sont pas à
l’aube de notre avenir- - - • .
/Lidré nC'JSSEAUX.
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