Titre : L'Alliance : Journal de Céret et des Pyrénées-Orientales ["puis" Journal de l'arrondissement de Céret]
Éditeur : [s.n.] (Céret)
Date d'édition : 1900-07-29
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32685799c
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 29 juillet 1900 29 juillet 1900
Description : 1900/07/29 (A16,N775). 1900/07/29 (A16,N775).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG66 Collection numérique : BIPFPIG66
Description : Collection numérique : BIPFPIG66 Collection numérique : BIPFPIG66
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t53724555r
Source : Médiathèque de Perpignan, Rpm 397
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/02/2024
Le mariage du roi de Serbie
La cérémonie des fiançailles officielles du
roi Alexandre et de Mme Draga Maschin a
été célébrée le 26, dans la maison de la fian¬
cée.
Le tsar, par l'intermédiaire de son chargé
d'affaires, a envoyé un télégramme de féli¬
citations au roi.
A l'occasion de son mariage, le roi accorde
la grâce partielle des condamnés politiques
ayant participé à l'attentat contre le roi Mi¬
lan son père.
VARIE T Ê
<24)
Aperçu sur l'histoire de la Musique
La musique au début du christianisme
La première évolution musicale qui sé¬
pare l'antiquité du moyen-âge se produit
dans les églises d'Occident. Les chants s'im-
prégnent de ce parfum idéal qui s'échappe
du sang des martyrs, abandonnant tous les
ornements d'une sensuelle impression que
respire la musique orientale. De doux ac¬
cents s'élèvent vers le Dieu d'espérance,
accents bien différents de ceux qui se sont
élevés jusqu'à ce jour du milieu du monde
païen.
Le premier réformateur fut un évdque de
Milan saint Ambroise qui naquit en 340 et
mourut en 397. Il introduit dans l'Eglise
d'Orient, et emprunte à l'Eglise Grecque
quatre de ses tons, dépouillant ainsi la to¬
nalité des nombreux modes dont s'encom¬
brait la musique pratiquée chez les Hellè¬
nes. On attribue à saint Ambroise la com¬
position ou la traduction de plusieurs hym¬
nes: 1° Œternererum condltor ; 2» Deiis
eveator omnium 3° Vent Redemptor
omniun; 4° Splendor Paternœ gloriœ ;
5° Consors Paterni luminis 6° 0 lux
beata Trinitas et 7" le Te Deum laiula-
mus ; mais certains prétendent au sujet de
ce dernier que, bieu que connu sous le nom
d'Hymne de saint Ambroise, l'évèque de
Milan n'en serait pas l'auteur. Le pape
saint Grégoire (542-604) reprend l'œuvre
commencée par saint Ambroise de l'orga¬
nisation de la musique dans les églises d'Oc¬
cident. Il purge entièrement le chant litur¬
gique des ornements dont il était entouré,
et crée le genre appelé depuis plain-chant.
Il conserve les quatre modes grecs adoptés
par son prédécesseur qui prennent le nom
d'authentiques, et leur adjoint quatre au¬
tre modes, plagaux ,- dès lors les huit tons
d'église sont constitués :
1' Dorien: ré, mi, fa. sol, la, ai, do ; authentique.
2' Hypodorien : la, ai, do, ré, mi, fa, sot. la.plagal.
3* Phrygien : mi, fa, aol, la, ai, do, ré, mi, au¬
thentique.
i° Hypophrygien : ai, do, ré, mi, fa, aol, la, si,
plagal.
5" Lydien: fa, sol, la, si, do, ré, mi, fa, authen¬
tique.
6* Hypolidten : do, ré, mi, (a, sol, la, si, do, pla¬
gal.
T Myxolidien : sol, la, si, do, ré, mi, fa, sol, au¬
thentique.
8" llypomixolgdien: ré, mi, fa, aol, la, ai, do, ré,
plagal,
Comme on peut s'en rendre compte par
le tableau ci-dessus, saint Ambroise em¬
prunta à la musique Grecque les modes :
dorien, phrygien, lydien et mixolydien,
auxquels saint Grégroire ajouta les déri¬
vés : hypodorien, hypophrygien, hypo-
lydien et hypomlxolydien.
Chaque mode plagal se forme une quarte
au-dessous du mode authentique, et par
suite emprunte comme tonique la quinte de
ce même mode authentique.
La dernière note des modes authentiques
sert de repos et s'appelle finale; la quinte
ou cinquième note porte le nom de domi¬
nante. Dans les modes plagaux, la finale est
la même que celle du mode authentique cor¬
respondant, et la dominante se trouve une
tierce au-dessous de la dominante de ce
même mode authentique correspondant.
Une exception s'ofTre cependant à nous ; les
anciens rejettent le si lorsqu'il se présente
comme dominante, et lui substitue le degré
supérieur. C'est ainsi que le 3" mode, au¬
thentique, a pour dominante do ; de même
pour l'hypophrygien ; et que le 8e mode,
plagal, a pour dominante do également.
Mais cette évolution ne se produisit que
plus tard.
Saint Grégoire emprunta certains chants
à l'Eglise Grecque, les réunit aux mélodies
sacrées de saint Ambroise, Paulin, Licen-
tius et en fit un recueil qui prit le nom
d'Antiphonaire. Nous avons déjà parlé de
la notation par lettres, notation appelée
lioètienne parce qu'elle est dûe à Boèce ;
saint Grégoire réduisit à sept le nombre
des lettres primitivement de quinze.
Le chant Ambrosien diffère du plain-
chant ou chant Grégorien en ce que ce der¬
nier abandonne le rythme conservé par
l'évèque de Milan.
A ces deux grands noms de saint Ambroise
et saint Grégoire s'arrête l'antiquité. Nous
sommes au seuil du moyen-âge, période
pénible et difficile où la diaphonie, l'orga-
num, le déchant jettent une terrible caco¬
phonie dans les premiers essais de l'accou¬
plement harmonique des sons. La notation
apporte avec elle le hiéroglyphique système
des neumes si savamment expliqué de nos
jours dans la Paléographie musicale des
Bénédictins et un nom célèbre entre tous
apparaît enfin qui résume tout le moyen
:ige musical, nous avons nommé le moine
Gui d'Arezzo auquel nous devons l'origine
des noms des notes.
Nous arrivons ensuite à la notation pro¬
portionnelle, aux muances, égayés de
temps en temps par les chants des trouvè¬
res, des troubadours, des ménestrels, des
bardes, des minnesœngers, nous arrêtant
à la grande figure de Palestrina avec qui le
contrepoint adapté à la musique religieuse
repose entièrement le musicien de ses fati¬
gantes pérégrinations à travers les tâton¬
nements de l'ère précédente.
(A suivre). Pierre du Réart.
Hameau Bénit
Il est dans l'année des dates bienfaisantes,
fêtes ou anniversaires, qui ont le don d'al¬
léger un peu la lourde monotonie des jours
de désespérance. Ainsi, ce matin-là, Julien
de Chaumeil avait eu un réveil moins triste
parce que c'était Pâques-Fleuries.
La hantise du combat journalier à soute¬
nir contre son dégoût de la vie avait fait
place à un apaisement momentané, à une
sensation indefinio mais douce qui s'insi¬
nuait en lui comme un pressentiment de
bonheur.
A peine habillé il alla s'accouder sur la
terrasse et, bien qu'il fût arrivé depuis
quelques jours, il vit pour la première fois
son Vallespir natal et son beau domaine
héréditaire. Car, absorbé dans une pensée
obsédante, vivant dans un triste rêve, il
n'avait même pas jeté un regard aini au
majestueux Canigou qui bornait son hori¬
zon, pas daigné fleurir la boutonnière
d'une des violettes embaumées qui foison¬
naient dans ses parterres. S'était-il aperçu
que les mimosas étaient défleuris, mais
qu'un ciel idéalement pur bleuissait les
eaux de son petit lac ? Non sans doute, son
œil atone ne s'était point fixé sur la riche
nature qui le fêtait, lorsque, d'un pas auto¬
matique, il avait gravi la colline ombragée
d'oliviers au sommot de laquelle s'éleve
1 l'ermitage dépendant de son château.....
1 Zis en ce dimanche de printemps, il
1 naSait se réveiller d'un léthargique
sommeil, il était repris par ce yivacelamour
de la petite patrie que tous nous porton
"voix aimée du Tech montait jusqu'à
lui et dans le clapotis doux du petit deuve
il croyait entendre 1 accompagnement dis
cret d'une cantitèue d amour. On eût dit,
en effet, qu'éparses dans 1 air, flottaient en¬
core les dernières vibrations des tendres
aveux, des traditionnels serments échangés
deux mois plus tôt sous les mimosas en
fleurs. •
Car janvier ramène pour le beau domaine
de St-Paul, un jour d'animation etde liesse
exceptionnelles, cher aux amoureux, une
fête célèbre dans le Roussillon.
L'ermitage est le but avoué d'innombra¬
bles pèlerinages ; l'espoir de trouver « un
joube »ou « unejoube » le mobile puissant
qui stimule la ferveur des dévots et devotes
de « St-Paul des Embistadous. »
A ceux-là, dont le plus notable contingent
est fourni par Cérct, se joignent les ama¬
teurs de scenes pittoresques, photographes
— oh! combien nombreux,—dessinateurs,
officiers en traitement à Amélie-les-Bains et
même des gens sérieux de toutes conditions.
Toute cette foule de trois à quatre mille per¬
sonnes, envahit le parc, sillonne le domaine
en tous sens, convergeant ensuite vers le
rond-point où la« cobla » fait sauter la jeu¬
nesse aux accords entraînants des meilleurs
morceaux deson répertoire.
Plus d'un tête-à-tête est troublé par ces
allées et venues; les importuns heureuse¬
ment s'éloignent au plus vide, sans même
s'être permis de sourire. Ne savent-ils pas
que les projets de mariage ébauchés à St-
Paul sont chose sérieuse?« Malheur aux
parjures? » dit une légende maintes fois
confirmée.
Aussi, est-ce l'esprit désormais en repos,
avec, au coin des lèvres un sourire heureux,
au cœur un rayon d'espoir que les jolies
Catalanes reviennent se mêler au flot de
promeneurs roulant vers le bal....
Julien revoyait les « Saint-Paul » des
années précédentes où, à la tête d'une
joyeuse bande d'invités, il s'était si follement
amusé. Quant à la dernière, contre sa cou¬
tume, il ne s'était pas trouvé là pour rem¬
plir ses hospitaliers devoirs, se contentant
de transmettre à son régisseur des ordres
larges et bienveillants.
Quelle impérieuse raison le retenait donc
loin de ses féaux, le gentil seigneur?... Ah !
c'est qu'il ne pouvait s'arracher de ce coin
de Paris paisible et provincial où il passait
de si bons moments, dans l'antique salon
de son oncle, assis au piano à côté de Su¬
zanne Bartinoll ou debout encore, tout près
de son tabouret, lorsqu'elle accompagnait
le chant suave de son violon.
Entre artistes animés d'un même feu
sacré, et à demi cousins par surcroît — la
tante qui servait de mère à Suzanne venant
de se remarier avec l'oncle de Julien — la
connaissance est bientôt faite et plus tôt
encore, de leur communauté de goûts, d'im¬
pressions, de plaisirs, jaillit la sympathie...
ou l'amour.
Il n'y avait pas eu d'aveux échangés,
mais tout ce qu'ils ne se disaient pas, la
musique avec ses mille nuances, ses phra¬
ses troublantes, était là pour l'insinuer.
Tout semblait d'abord favoriser les espé¬
rances de Julien lorsqu'au moment de par¬
ler à Mme de Chaumeil une crainte imposée
avec force par sa conscience l'arrêta.
Suzanne était la fille d'un député répu¬
blicain très honnête mais ouvertement libre
penseur. Quelle éducation avait-elle reçue?
Quels principes lui avaient été donnés pour
guides moraux?
Elève sans nul doute d'un « lycée » quel¬
conque, elle avait dû être saturée des belles
phrases creuses de la morale « civique »
bien insuffisantes en tant que frein, bien
sèches et bien stériles en tant qu'appui et
consolations dans les épreuves.
». . . / oli rûf inn In in
consolations dans les epreuves.
Profondément chrétien, le jeune homme
n'admettait pas la perspective d'une union
avec une femme qui eût raillé ses croyances
ou qui se fut désintéressée des questions
importantes qui tenaient la première place
dans sa vie.
dans sa vie
(A Sutcre)
Antoine FEKKÉOI..
eniiidiiiif. ni;iiiu\m;
TEMPÉRATURE
du 21 au 27 juillet 1900.
(ObnervaUonii mlHéorolimlqiie» de» l-'reres Marislea,
DATES
JOURS
MINIMUM
de lanuit
précédente
NAXIMCM
du Jour
PU'IE
hauteur tu
mil.imMrea
21
Samedi..
19
34
22
Dimanche
19 1/2
37
23
Lundi...
21 1/2
38 1/2
24
Mardi ...
19
39
25
Mercredi.
18
35
26
Jeudi....
211/2
34
27
Vendredi.
21
34 1/2
Total.
CÉRET. — L'Adoration. — Vendredi
dernier, la solennité de VAdoration perpé¬
tuelle était célébrée dans notre église St-
Pierre admirablement ornée. Malgré ia
chaleur torride qui rend la locomotion ii
difficile, beaucoup d'ecclésiastiques s'étaient
donné rendez-vous à Géret et avec un grand
nombre de fidèles entendaient le magistral
discours de circonstance prononcé par M.
l'abbé Danis, curé d'Opoul.
— Nos compatriotes. — Nous avons
appris avec plaisir le succès remporté à la
Sorbonnc par notre jeune compatriote et
ami M. Jean Amade, qui vient d'être reçu
à la Faculté des Lettres de Paris aux exa¬
mens pour le grade de Licencié ès-lettres
(section de philosophie). Toutes nos félici¬
tations au nouveau licencié.
— M. Henry Sabaté, a été reçu aux exa¬
mens du baccalauréat és-lettres (philoso¬
phie) par la Faculté de Toulouse. Nous
adressons nos compliments à notre jeune
compatriote.
— Tribunal.— Faute d'affaires inscrites
au rôle, le Tribunal n'a pas tenu l'audience
correctionnelle jeudi dernier.
— Adjudication de travaux. — M. le
Maire de Céret informe les entrepreneurs
et maîtres-maçons de la commune qu'il
sera procédé le dimanche 5 août 1900,
à 10 heures du matin, dans la grande salle
de la Mairie, à l'adjudication restreinte des
travaux de modification et de réparation à
faire au bâtiment de la Mairie pour le dé¬
placement de la Justice de paix, la création
des bureaux de la Caisse d'épargne, etc.
Cette adjudication sera limitée aux ou¬
vriers seuls de la commune de Céret qui
devront justifier qu'ils ont déjà fait des
travaux à la tâche ou à l'entreprise.
On peut prendre connaissance aux bu¬
reaux de la Mairie, à partir du mardi 31
juillet, des quantités approximatives des
ouvrages à effectuer, des conditions d'exé¬
cution et des clauses de l'adjudication.
— Un nouveau Bar. — On nous assure
que sous peu, nous verrons installé, dans
une maison du boulevard, un magnifique
bar, avec tout le confortable moderne et à
l'instar des grandes villes. Ce nouvel éta¬
blissement aura pour enseigne : Bar La
Reine.
(22,
M
NOTES ^
D'HISTOIRE
Concernant la ville de Céret,
Par M. Paul TARRIS, Secrétaire de la Mairie.
A son retour, (25 juillet 1672) M. Antoine Casas,
premier consul, reunit le Conseil général et s'exprima
ainsi qu'il suit:
« Conformément à la délibération que vons avez
prise ces jours derniers, le sieur François Llanso s'est
rendu à Perpignan, pour savoir do la manière qu'il fal¬
lait procéder, par voie judiciaire, à la défense des tail¬
leurs de Céret contre «eux de Perpignan, car il faut
s'opposer par tous les moyens à l'empêchement au
travail, apporté par les ouvriers de cettederniére ville
à ceux de Céret. Après consultation, M. le docteur Sa-
dorna, l'un des avocats de cette ville, a paru presque
conclure en faveur des tailleurs de Perpignan.
« Je vous prie, messieurs, de déciderjce qu'il y a à
faire dans une pareille circonstance. »
Le Conseil : considérant qu'il est de son devoir de
sauvegarder les intérêts des ouvriers de Céret ;
A l'unanimité décide: que le sieur François Llanso
retourne à Perpignan, consulter d'autres avocats pour
porter cette « cause « devant la Cour du Roussillou.
Le sieur Llanso fit donc un second voyage à Perpi¬
gnan et obtint gain de cause en faveur de la corpora¬
tion des tailleurs d'habits de la Communauté de Céret.
Vente de comestibles.
Il était expressément défendu de vendre des comes¬
tibles et autres marchandises eu dehors des magasins.
Pour vendre sur une place, il fallait se munir d'une
autorisation et les clavaires, par ordre de leurs supé¬
rieurs, fixaient le prix de la vente au détail.
Le 10 mai 1673, un nommé Pierre Saris se permit
d'étaler sa marchandise sur la place pour vendre pu¬
bliquement au détail, du saindoux, du fromage, de la
sardine et autres comestibles.
Les clavaires le mirent en demeure de rentrer sa
marchandise ; mais Pierre Saris leur répondit grossiè¬
rement et ajouta: « Je fais comme bon me semble et
je vends au prix que je veux ».
Sur la plainte des clavaires, le Conseil général se
réunit et ordonna à ces fonctionnaires de faire faire
une publication annonçant qu'il était défendu de ven¬
dre aucune espèce de marchandise sur la place sans
autorisation ; que les clavaires étaient chargés de véri¬
fier les marchandises et d'en fixer le prix au détail;
que tout contrevenant serait passible d une amende de
dix livres et les marchandises seraient saisies.
Pierre Saris ne tint aucun compte de cette défense
et continua de vendre sur la place. Des soldats ache¬
tèrent du fromage et de la sardine. M.Jean Conipa-
nyo, clavaire, quiguettait Saris, demanda aux soldats:
Combien avez-vous payé le fromage la livre? Onze
réaux « de quartillos » répondirent-ils, et la sardine
pour cuire? deux « quartillos » chacune. Mais le cla¬
vaire fit remarquer que la sardine était dans un petit
baril misérable et mal tenu. En outre que le prix delà
marchandise était trop élevé, puisque le prix fixé était
de neuf réaux de « quartillos » le fromage et celui de
la sardine de première qualité « deux quartillos ». Le
sieur Saris interpellé, répondit plus grossièrement que
la première fois. « Il dut payer une amende de 10 li¬
vres et on ouvrit une enquête contre lui, pour le pour¬
suivre en justice.
Pierre Saris ne voulant pas s'abstenir de vendre su
la place, au détail, le Conseil général se réunit, le 1
janvier 1674. Après l'exposé de tout ce qu'avait fai
Pierre Saris, et avoir donné connaissance desamende
qu il avait encourues, le Conseil délégua M. Jean Corn
panyo, pour se rendre à Perpignan, présenter une re
quête à M. l'Intendant. Ce fonctionnaire donna des or
dres très sévères pour agir contre Saris: Ce demie
ayant été condamné plusieurs fois, fut obligé d'abau
donner son commerce.
Puits de la neige.
Le puits de la neige qui existe encore aujourd'hu
îïïKÎ? rf»prvo'r de glace qu'on vendait pendan
ki- a !i donné à 1 adjudication et le fermier étai
oblige de ramasser la neige de lamontagne qu'il entas
sait et pressait fortement dans ce puits, pour vendr
la glace plus tard.
Le 18janvier 1672, on donna l'adjudication mais,:
cause de diverses clauses de la « tabba » (cahier de
nArl?!. 0Ui.°eJt/°j va pas de ferin>er. Le Conseil gé
q"e vu la non-adjudication d
la neige il soit fait defense aux habitants delà ville d
nf^rH/(ean-,ge.'du vi" «t de l'eau fraîche ni en gro
ni au détail, ni meme prêter des carafons !
la HAfSieUriérdml Costa> Conseiller, protesta contr
«JTrT Ve"dre du vin ni de Prâtor des carafon
car dit-il vous portez atteinte aux habitants de la vill
et aux étrangers.
sid?rit6/répltiSUeaA ru ? j défense sus-dite imposée.
Pnnc^fi T..» n'ayant pas encore trouvé de fermier 1
^r'LdeClda,l< 2U° la marguillerie de l'œuvre de l'é
g paroissiale de Saint-Pierre de la ville de Céret
(A suivrej.
La cérémonie des fiançailles officielles du
roi Alexandre et de Mme Draga Maschin a
été célébrée le 26, dans la maison de la fian¬
cée.
Le tsar, par l'intermédiaire de son chargé
d'affaires, a envoyé un télégramme de féli¬
citations au roi.
A l'occasion de son mariage, le roi accorde
la grâce partielle des condamnés politiques
ayant participé à l'attentat contre le roi Mi¬
lan son père.
VARIE T Ê
<24)
Aperçu sur l'histoire de la Musique
La musique au début du christianisme
La première évolution musicale qui sé¬
pare l'antiquité du moyen-âge se produit
dans les églises d'Occident. Les chants s'im-
prégnent de ce parfum idéal qui s'échappe
du sang des martyrs, abandonnant tous les
ornements d'une sensuelle impression que
respire la musique orientale. De doux ac¬
cents s'élèvent vers le Dieu d'espérance,
accents bien différents de ceux qui se sont
élevés jusqu'à ce jour du milieu du monde
païen.
Le premier réformateur fut un évdque de
Milan saint Ambroise qui naquit en 340 et
mourut en 397. Il introduit dans l'Eglise
d'Orient, et emprunte à l'Eglise Grecque
quatre de ses tons, dépouillant ainsi la to¬
nalité des nombreux modes dont s'encom¬
brait la musique pratiquée chez les Hellè¬
nes. On attribue à saint Ambroise la com¬
position ou la traduction de plusieurs hym¬
nes: 1° Œternererum condltor ; 2» Deiis
eveator omnium 3° Vent Redemptor
omniun; 4° Splendor Paternœ gloriœ ;
5° Consors Paterni luminis 6° 0 lux
beata Trinitas et 7" le Te Deum laiula-
mus ; mais certains prétendent au sujet de
ce dernier que, bieu que connu sous le nom
d'Hymne de saint Ambroise, l'évèque de
Milan n'en serait pas l'auteur. Le pape
saint Grégoire (542-604) reprend l'œuvre
commencée par saint Ambroise de l'orga¬
nisation de la musique dans les églises d'Oc¬
cident. Il purge entièrement le chant litur¬
gique des ornements dont il était entouré,
et crée le genre appelé depuis plain-chant.
Il conserve les quatre modes grecs adoptés
par son prédécesseur qui prennent le nom
d'authentiques, et leur adjoint quatre au¬
tre modes, plagaux ,- dès lors les huit tons
d'église sont constitués :
1' Dorien: ré, mi, fa. sol, la, ai, do ; authentique.
2' Hypodorien : la, ai, do, ré, mi, fa, sot. la.plagal.
3* Phrygien : mi, fa, aol, la, ai, do, ré, mi, au¬
thentique.
i° Hypophrygien : ai, do, ré, mi, fa, aol, la, si,
plagal.
5" Lydien: fa, sol, la, si, do, ré, mi, fa, authen¬
tique.
6* Hypolidten : do, ré, mi, (a, sol, la, si, do, pla¬
gal.
T Myxolidien : sol, la, si, do, ré, mi, fa, sol, au¬
thentique.
8" llypomixolgdien: ré, mi, fa, aol, la, ai, do, ré,
plagal,
Comme on peut s'en rendre compte par
le tableau ci-dessus, saint Ambroise em¬
prunta à la musique Grecque les modes :
dorien, phrygien, lydien et mixolydien,
auxquels saint Grégroire ajouta les déri¬
vés : hypodorien, hypophrygien, hypo-
lydien et hypomlxolydien.
Chaque mode plagal se forme une quarte
au-dessous du mode authentique, et par
suite emprunte comme tonique la quinte de
ce même mode authentique.
La dernière note des modes authentiques
sert de repos et s'appelle finale; la quinte
ou cinquième note porte le nom de domi¬
nante. Dans les modes plagaux, la finale est
la même que celle du mode authentique cor¬
respondant, et la dominante se trouve une
tierce au-dessous de la dominante de ce
même mode authentique correspondant.
Une exception s'ofTre cependant à nous ; les
anciens rejettent le si lorsqu'il se présente
comme dominante, et lui substitue le degré
supérieur. C'est ainsi que le 3" mode, au¬
thentique, a pour dominante do ; de même
pour l'hypophrygien ; et que le 8e mode,
plagal, a pour dominante do également.
Mais cette évolution ne se produisit que
plus tard.
Saint Grégoire emprunta certains chants
à l'Eglise Grecque, les réunit aux mélodies
sacrées de saint Ambroise, Paulin, Licen-
tius et en fit un recueil qui prit le nom
d'Antiphonaire. Nous avons déjà parlé de
la notation par lettres, notation appelée
lioètienne parce qu'elle est dûe à Boèce ;
saint Grégoire réduisit à sept le nombre
des lettres primitivement de quinze.
Le chant Ambrosien diffère du plain-
chant ou chant Grégorien en ce que ce der¬
nier abandonne le rythme conservé par
l'évèque de Milan.
A ces deux grands noms de saint Ambroise
et saint Grégoire s'arrête l'antiquité. Nous
sommes au seuil du moyen-âge, période
pénible et difficile où la diaphonie, l'orga-
num, le déchant jettent une terrible caco¬
phonie dans les premiers essais de l'accou¬
plement harmonique des sons. La notation
apporte avec elle le hiéroglyphique système
des neumes si savamment expliqué de nos
jours dans la Paléographie musicale des
Bénédictins et un nom célèbre entre tous
apparaît enfin qui résume tout le moyen
:ige musical, nous avons nommé le moine
Gui d'Arezzo auquel nous devons l'origine
des noms des notes.
Nous arrivons ensuite à la notation pro¬
portionnelle, aux muances, égayés de
temps en temps par les chants des trouvè¬
res, des troubadours, des ménestrels, des
bardes, des minnesœngers, nous arrêtant
à la grande figure de Palestrina avec qui le
contrepoint adapté à la musique religieuse
repose entièrement le musicien de ses fati¬
gantes pérégrinations à travers les tâton¬
nements de l'ère précédente.
(A suivre). Pierre du Réart.
Hameau Bénit
Il est dans l'année des dates bienfaisantes,
fêtes ou anniversaires, qui ont le don d'al¬
léger un peu la lourde monotonie des jours
de désespérance. Ainsi, ce matin-là, Julien
de Chaumeil avait eu un réveil moins triste
parce que c'était Pâques-Fleuries.
La hantise du combat journalier à soute¬
nir contre son dégoût de la vie avait fait
place à un apaisement momentané, à une
sensation indefinio mais douce qui s'insi¬
nuait en lui comme un pressentiment de
bonheur.
A peine habillé il alla s'accouder sur la
terrasse et, bien qu'il fût arrivé depuis
quelques jours, il vit pour la première fois
son Vallespir natal et son beau domaine
héréditaire. Car, absorbé dans une pensée
obsédante, vivant dans un triste rêve, il
n'avait même pas jeté un regard aini au
majestueux Canigou qui bornait son hori¬
zon, pas daigné fleurir la boutonnière
d'une des violettes embaumées qui foison¬
naient dans ses parterres. S'était-il aperçu
que les mimosas étaient défleuris, mais
qu'un ciel idéalement pur bleuissait les
eaux de son petit lac ? Non sans doute, son
œil atone ne s'était point fixé sur la riche
nature qui le fêtait, lorsque, d'un pas auto¬
matique, il avait gravi la colline ombragée
d'oliviers au sommot de laquelle s'éleve
1 l'ermitage dépendant de son château.....
1 Zis en ce dimanche de printemps, il
1 naSait se réveiller d'un léthargique
sommeil, il était repris par ce yivacelamour
de la petite patrie que tous nous porton
"voix aimée du Tech montait jusqu'à
lui et dans le clapotis doux du petit deuve
il croyait entendre 1 accompagnement dis
cret d'une cantitèue d amour. On eût dit,
en effet, qu'éparses dans 1 air, flottaient en¬
core les dernières vibrations des tendres
aveux, des traditionnels serments échangés
deux mois plus tôt sous les mimosas en
fleurs. •
Car janvier ramène pour le beau domaine
de St-Paul, un jour d'animation etde liesse
exceptionnelles, cher aux amoureux, une
fête célèbre dans le Roussillon.
L'ermitage est le but avoué d'innombra¬
bles pèlerinages ; l'espoir de trouver « un
joube »ou « unejoube » le mobile puissant
qui stimule la ferveur des dévots et devotes
de « St-Paul des Embistadous. »
A ceux-là, dont le plus notable contingent
est fourni par Cérct, se joignent les ama¬
teurs de scenes pittoresques, photographes
— oh! combien nombreux,—dessinateurs,
officiers en traitement à Amélie-les-Bains et
même des gens sérieux de toutes conditions.
Toute cette foule de trois à quatre mille per¬
sonnes, envahit le parc, sillonne le domaine
en tous sens, convergeant ensuite vers le
rond-point où la« cobla » fait sauter la jeu¬
nesse aux accords entraînants des meilleurs
morceaux deson répertoire.
Plus d'un tête-à-tête est troublé par ces
allées et venues; les importuns heureuse¬
ment s'éloignent au plus vide, sans même
s'être permis de sourire. Ne savent-ils pas
que les projets de mariage ébauchés à St-
Paul sont chose sérieuse?« Malheur aux
parjures? » dit une légende maintes fois
confirmée.
Aussi, est-ce l'esprit désormais en repos,
avec, au coin des lèvres un sourire heureux,
au cœur un rayon d'espoir que les jolies
Catalanes reviennent se mêler au flot de
promeneurs roulant vers le bal....
Julien revoyait les « Saint-Paul » des
années précédentes où, à la tête d'une
joyeuse bande d'invités, il s'était si follement
amusé. Quant à la dernière, contre sa cou¬
tume, il ne s'était pas trouvé là pour rem¬
plir ses hospitaliers devoirs, se contentant
de transmettre à son régisseur des ordres
larges et bienveillants.
Quelle impérieuse raison le retenait donc
loin de ses féaux, le gentil seigneur?... Ah !
c'est qu'il ne pouvait s'arracher de ce coin
de Paris paisible et provincial où il passait
de si bons moments, dans l'antique salon
de son oncle, assis au piano à côté de Su¬
zanne Bartinoll ou debout encore, tout près
de son tabouret, lorsqu'elle accompagnait
le chant suave de son violon.
Entre artistes animés d'un même feu
sacré, et à demi cousins par surcroît — la
tante qui servait de mère à Suzanne venant
de se remarier avec l'oncle de Julien — la
connaissance est bientôt faite et plus tôt
encore, de leur communauté de goûts, d'im¬
pressions, de plaisirs, jaillit la sympathie...
ou l'amour.
Il n'y avait pas eu d'aveux échangés,
mais tout ce qu'ils ne se disaient pas, la
musique avec ses mille nuances, ses phra¬
ses troublantes, était là pour l'insinuer.
Tout semblait d'abord favoriser les espé¬
rances de Julien lorsqu'au moment de par¬
ler à Mme de Chaumeil une crainte imposée
avec force par sa conscience l'arrêta.
Suzanne était la fille d'un député répu¬
blicain très honnête mais ouvertement libre
penseur. Quelle éducation avait-elle reçue?
Quels principes lui avaient été donnés pour
guides moraux?
Elève sans nul doute d'un « lycée » quel¬
conque, elle avait dû être saturée des belles
phrases creuses de la morale « civique »
bien insuffisantes en tant que frein, bien
sèches et bien stériles en tant qu'appui et
consolations dans les épreuves.
». . . / oli rûf inn In in
consolations dans les epreuves.
Profondément chrétien, le jeune homme
n'admettait pas la perspective d'une union
avec une femme qui eût raillé ses croyances
ou qui se fut désintéressée des questions
importantes qui tenaient la première place
dans sa vie.
dans sa vie
(A Sutcre)
Antoine FEKKÉOI..
eniiidiiiif. ni;iiiu\m;
TEMPÉRATURE
du 21 au 27 juillet 1900.
(ObnervaUonii mlHéorolimlqiie» de» l-'reres Marislea,
DATES
JOURS
MINIMUM
de lanuit
précédente
NAXIMCM
du Jour
PU'IE
hauteur tu
mil.imMrea
21
Samedi..
19
34
22
Dimanche
19 1/2
37
23
Lundi...
21 1/2
38 1/2
24
Mardi ...
19
39
25
Mercredi.
18
35
26
Jeudi....
211/2
34
27
Vendredi.
21
34 1/2
Total.
CÉRET. — L'Adoration. — Vendredi
dernier, la solennité de VAdoration perpé¬
tuelle était célébrée dans notre église St-
Pierre admirablement ornée. Malgré ia
chaleur torride qui rend la locomotion ii
difficile, beaucoup d'ecclésiastiques s'étaient
donné rendez-vous à Géret et avec un grand
nombre de fidèles entendaient le magistral
discours de circonstance prononcé par M.
l'abbé Danis, curé d'Opoul.
— Nos compatriotes. — Nous avons
appris avec plaisir le succès remporté à la
Sorbonnc par notre jeune compatriote et
ami M. Jean Amade, qui vient d'être reçu
à la Faculté des Lettres de Paris aux exa¬
mens pour le grade de Licencié ès-lettres
(section de philosophie). Toutes nos félici¬
tations au nouveau licencié.
— M. Henry Sabaté, a été reçu aux exa¬
mens du baccalauréat és-lettres (philoso¬
phie) par la Faculté de Toulouse. Nous
adressons nos compliments à notre jeune
compatriote.
— Tribunal.— Faute d'affaires inscrites
au rôle, le Tribunal n'a pas tenu l'audience
correctionnelle jeudi dernier.
— Adjudication de travaux. — M. le
Maire de Céret informe les entrepreneurs
et maîtres-maçons de la commune qu'il
sera procédé le dimanche 5 août 1900,
à 10 heures du matin, dans la grande salle
de la Mairie, à l'adjudication restreinte des
travaux de modification et de réparation à
faire au bâtiment de la Mairie pour le dé¬
placement de la Justice de paix, la création
des bureaux de la Caisse d'épargne, etc.
Cette adjudication sera limitée aux ou¬
vriers seuls de la commune de Céret qui
devront justifier qu'ils ont déjà fait des
travaux à la tâche ou à l'entreprise.
On peut prendre connaissance aux bu¬
reaux de la Mairie, à partir du mardi 31
juillet, des quantités approximatives des
ouvrages à effectuer, des conditions d'exé¬
cution et des clauses de l'adjudication.
— Un nouveau Bar. — On nous assure
que sous peu, nous verrons installé, dans
une maison du boulevard, un magnifique
bar, avec tout le confortable moderne et à
l'instar des grandes villes. Ce nouvel éta¬
blissement aura pour enseigne : Bar La
Reine.
(22,
M
NOTES ^
D'HISTOIRE
Concernant la ville de Céret,
Par M. Paul TARRIS, Secrétaire de la Mairie.
A son retour, (25 juillet 1672) M. Antoine Casas,
premier consul, reunit le Conseil général et s'exprima
ainsi qu'il suit:
« Conformément à la délibération que vons avez
prise ces jours derniers, le sieur François Llanso s'est
rendu à Perpignan, pour savoir do la manière qu'il fal¬
lait procéder, par voie judiciaire, à la défense des tail¬
leurs de Céret contre «eux de Perpignan, car il faut
s'opposer par tous les moyens à l'empêchement au
travail, apporté par les ouvriers de cettederniére ville
à ceux de Céret. Après consultation, M. le docteur Sa-
dorna, l'un des avocats de cette ville, a paru presque
conclure en faveur des tailleurs de Perpignan.
« Je vous prie, messieurs, de déciderjce qu'il y a à
faire dans une pareille circonstance. »
Le Conseil : considérant qu'il est de son devoir de
sauvegarder les intérêts des ouvriers de Céret ;
A l'unanimité décide: que le sieur François Llanso
retourne à Perpignan, consulter d'autres avocats pour
porter cette « cause « devant la Cour du Roussillou.
Le sieur Llanso fit donc un second voyage à Perpi¬
gnan et obtint gain de cause en faveur de la corpora¬
tion des tailleurs d'habits de la Communauté de Céret.
Vente de comestibles.
Il était expressément défendu de vendre des comes¬
tibles et autres marchandises eu dehors des magasins.
Pour vendre sur une place, il fallait se munir d'une
autorisation et les clavaires, par ordre de leurs supé¬
rieurs, fixaient le prix de la vente au détail.
Le 10 mai 1673, un nommé Pierre Saris se permit
d'étaler sa marchandise sur la place pour vendre pu¬
bliquement au détail, du saindoux, du fromage, de la
sardine et autres comestibles.
Les clavaires le mirent en demeure de rentrer sa
marchandise ; mais Pierre Saris leur répondit grossiè¬
rement et ajouta: « Je fais comme bon me semble et
je vends au prix que je veux ».
Sur la plainte des clavaires, le Conseil général se
réunit et ordonna à ces fonctionnaires de faire faire
une publication annonçant qu'il était défendu de ven¬
dre aucune espèce de marchandise sur la place sans
autorisation ; que les clavaires étaient chargés de véri¬
fier les marchandises et d'en fixer le prix au détail;
que tout contrevenant serait passible d une amende de
dix livres et les marchandises seraient saisies.
Pierre Saris ne tint aucun compte de cette défense
et continua de vendre sur la place. Des soldats ache¬
tèrent du fromage et de la sardine. M.Jean Conipa-
nyo, clavaire, quiguettait Saris, demanda aux soldats:
Combien avez-vous payé le fromage la livre? Onze
réaux « de quartillos » répondirent-ils, et la sardine
pour cuire? deux « quartillos » chacune. Mais le cla¬
vaire fit remarquer que la sardine était dans un petit
baril misérable et mal tenu. En outre que le prix delà
marchandise était trop élevé, puisque le prix fixé était
de neuf réaux de « quartillos » le fromage et celui de
la sardine de première qualité « deux quartillos ». Le
sieur Saris interpellé, répondit plus grossièrement que
la première fois. « Il dut payer une amende de 10 li¬
vres et on ouvrit une enquête contre lui, pour le pour¬
suivre en justice.
Pierre Saris ne voulant pas s'abstenir de vendre su
la place, au détail, le Conseil général se réunit, le 1
janvier 1674. Après l'exposé de tout ce qu'avait fai
Pierre Saris, et avoir donné connaissance desamende
qu il avait encourues, le Conseil délégua M. Jean Corn
panyo, pour se rendre à Perpignan, présenter une re
quête à M. l'Intendant. Ce fonctionnaire donna des or
dres très sévères pour agir contre Saris: Ce demie
ayant été condamné plusieurs fois, fut obligé d'abau
donner son commerce.
Puits de la neige.
Le puits de la neige qui existe encore aujourd'hu
îïïKÎ? rf»prvo'r de glace qu'on vendait pendan
ki- a !i donné à 1 adjudication et le fermier étai
oblige de ramasser la neige de lamontagne qu'il entas
sait et pressait fortement dans ce puits, pour vendr
la glace plus tard.
Le 18janvier 1672, on donna l'adjudication mais,:
cause de diverses clauses de la « tabba » (cahier de
nArl?!. 0Ui.°eJt/°j va pas de ferin>er. Le Conseil gé
q"e vu la non-adjudication d
la neige il soit fait defense aux habitants delà ville d
nf^rH/(ean-,ge.'du vi" «t de l'eau fraîche ni en gro
ni au détail, ni meme prêter des carafons !
la HAfSieUriérdml Costa> Conseiller, protesta contr
«JTrT Ve"dre du vin ni de Prâtor des carafon
car dit-il vous portez atteinte aux habitants de la vill
et aux étrangers.
sid?rit6/répltiSUeaA
Pnnc^fi T..» n'ayant pas encore trouvé de fermier 1
^r'LdeClda,l< 2U° la marguillerie de l'œuvre de l'é
g paroissiale de Saint-Pierre de la ville de Céret
(A suivrej.
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