Titre : Le Petit Marocain
Éditeur : Petit Marocain (Casablanca)
Date d'édition : 1952-05-08
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb344696449
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 08 mai 1952 08 mai 1952
Description : 1952/05/08 (A40,N10998). 1952/05/08 (A40,N10998).
Description : Collection numérique : Protectorats et mandat... Collection numérique : Protectorats et mandat français
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t51330827
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-96197
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 29/01/2023
^ufaucd’ LA PAGE DES ENFANTS
- ===== 72 PLACE GUYNEMER et 19 RUE DE LILLE --==
= CASABLANCA v -== ? '
J Petit Marocai
PROGRES MA HOC Ai/V
te vente desj quotidiens du
CASABLANCA : Direction * Rédaction * Administration 1
RUE GEORGES MERCIE. Tél. 239-55. Reg. Comm. 15.731
JEUDI
8 MAI 1952
PUBLICITE : Agence Marocaine, Boulevard
Services Parisiens : Agence Marocaine. 10,
de la Gare
rue Saint-Marc
LE TRAITÉ DE DÉFENSE
DE LA COMMUNAUTÉ EUROPENNE
SERA SIGNÉ DEMAIN
PARIS, 7 mai. — On apprend de sour
ce autorisée que le traité instituant une
communauté européenne de défense se-
- ra probablement paraphé vendredi pro
chain à Paris, par les chefs des six dé
légations participant à la conférence pour
l’armée européenne.
_9
JUIN ET LECLERC
MARECHAUX DE FRANCE
décide LE CONSEIL
DES MINISTRES
Le Gouvernement de la République vient de récompenser les éminents services
d'un grand soldat en élevant le général Alphonse Juin à la dignité de Maréchal de
France et il vient, par une mesure analogue, de rendre à la mémoire du général
Leclerc l'hommage qui lui était dû.
LECLERC
UN SYMBOLE
PARIS, 7 mai. — Le Conseil des Ministres ayant dé
cidé d’élever à la dignité de Maréchal de France les
généraux Juin et Leclerc, On rappelle qu’en ce qui
concerne le général Juin, la décision est exécutoire
par simple décret pris en Conseil des Ministres.
Pour le général Leclerc, la proposition étant faite
à titre posthume, le Parlement devra se prononcer sur
un projet de loi que le gouvernement a déposé à ce
sujet.
Ce projet de loi rappelle, tout d’abord, les hauts faits
de la carrière du général Leclerc.
Il précise en conclusion :
« Le Gouvernement, les Assemblées Parlementaires
et le pays tout entier ont déjà rendu hommage à la
mémoire de ce grand Français en décidant qu n. avait
bien mérité de la Patrie. Ils veulent lui déce.ns au
jourd’hui un nouvel hommage exceptionnel. C’est
pourquoi le Gouvernement vous demande de l’auto
riser à conférer à titre posthume, le 24 août 1952,
C’est la première fois, depuis l’é
lévation au Maréchalat du général
Lyautey, que la septième étoile est
conférée à un commandant en chef
encore en exercice. Cette mesure
si rare suffit à classer les mérites
du général Juin, non seulement
aux yeux des Français, mais à ceux
des chefs étrangers dont il fut, en
des circonstances délicates, le con
seiller précieux.
Un Français d'Afrique
Né à Bône, sur la terre africai
ne où se déroula la plus grande
partie de sa carrière, le maréchal
Alphonse Juin, est âgé aujourd’hui
de 63 ans. Il dut sans doute à sa
double ascendance dauphinoise par
son père et corse par sa mère, les
qualités de volonté, d’opiniâtreté et
de rigueur qui, des lycées de Cons-
tantine et d’Alger, en passant par
Saint-Cyr, devaient le conduire à
une carrière exceptionnelle.
Années de baroud
De Saint-Cyr, il sort en 1912 « ma
jor » de la même promotion
^iiHiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiïiiiiiiiiiiihiiiiijiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin
| En mar^e du Rallye Automobile |
: IIIIIIImmnmmnmmmmmmmmmmmmmmmommmm
INTERVIEW AU DÉMARREUR!
huitième anniversaire de la libéra
tion dè Paris, la dignité de Maré-
chai de France au général d’armée
Leclerc de Hauteclocque.
« Toutefois, c’est sous le nom de
général Leclerc que ce pur héros
est entré dans l’Histoire et est ché
ri par tous les Français. Aussi, afin
de ne pas priver le patrimoine na
tional de la richesse d’un tel sym
bole, le gouvernement vous pro
pose de décider que le grand sol
dat sera honoré sous le nom de
général Leclerc, Maréchal de Fran
ce >.
général de Gaulle. Son destin
V Suite en page 2
TI
Le maréchal JUIN
(Photo Belin)
IN TUNISIE M. G. PUAUX
A POSÉ SA CANDIDATURE
aux élections sénatoriales
AU MAROC LA FRANCE
PROPOSERA UN VASTE
programme de conversations
PARIS, 7 mai. — Le gouvernement français a estimé
que la situation générale de la Tunisie permettrait de pren
dre des mesures d’apaisement. C’est un gros succès pour
le Résident, M. de Hauteclocque qui, à travers mille diffi
cultés a réussi à opérer un redressement remarquable que
le « Times » souligne aujourd’hui avec beaucoup de
compréhension et de sympathie.
Les ministres de l'ancien gou
vernement ont été remis en liber
té et des mesures de bienveillance
ont été prises en faveur des diri
geants du Néo-Destour. Bourguiba
est transféré dans l'île de Galite.
On espère que ces décisions fa
ciliteront la constitution de la com
mission mixte franco-tunisienne et
que celle-ci pourra bientôt se met
tre au travail.
L'effervescence ne s'est pas ce
pendant complètement apaisée au
sein de la colonie française qui at-
tache une très grande importance
à la désignation des deux sénateurs
qui doit avoir lieu le 1 8 mai.
DE NOTRE REDACTEUR
PARLEMENTAIRE
J. BARSALOU
Procès franco-américain en Cour de La Haye
EN DISPUTANT DE DROITS
WECKERLE
EN PAGE 2
LE KOI
DES VENDEURS
DRAME DANS UN CAFE D’ORAN
ORAN, 7 mai (de notre correspondant Marcel Fargier). — Hier
matin Edouard Di Sicco, ancien navigateur, dégustait tranquillement
son petit déjeuner au bar Berrenguer situé en plein centre de la
ville. Di Sicco n’embarquait plus depuis quelques mois déjà.
(SUITE EN PAGE 2)
confort mathématique- Madame Weckerlé embrasse son mari
(SUITE EN PAGE 2) après le Circuit de vitesse de Marrakech
UNE COLLECTION JEUNE ET PARISIENNE
C UAND on entre
dans le bureau de
M. Weckerlé, on a
Timffression de se
trouver au cinquan
tième étage d’un grat
te-ciel de New-York.
Ce qui ne nous em
pêche pas d’être au
rez-de-chaussée d’un
immeuble de la rue
Dumont-d’Urville.
Un bureau moderne
tout en vitre opaque
et murailles blanches,
avec la simplicité d’un
je suis touché
Un ex-navigateur tue son ami
un tenancier de Sidi-Bel-Abbès
Lisa Kirk, un beau brin de fille d’Hollywood en « Birth-
day suit », s’étire au soleil sur la plage. Le « Birthday
suit » a remplacé pour les vedettes le « Bikini ». Disons
simplement que le « Birthday suit » a son charme.
(United Press)
L’état de santé
de Mme la Maréchale
En reconnaissance
sur le parcours
du Rallye du Maroc
...PROPOS (DISCRETS)
D'UN CONCURRENT
L'« Armagnac » à Nouaceur
Effectuant un voyage pré-inaugu
ral, le quadrimoteur français « Ar
magnac » dont l’arrivée officielle
est prévue dimanche 11 mai s’est
posé hier après-midi à 14 h. 30 sur
le terrain de Nouaceur, venant de
Paris avec un chargement impor
tant de fret.
PRIVILEGIES AU MAROC
les U.S.A. compromettent la sécurité
et la paix en Méditerranée
PARIS, 7 mai. — L’Amérique se prépare à plaider de
vant la Cour de La Haye un dossier pour soutenir les inté
rêts de sa Chambre de Commerce de Casablanca, écrit Ge
neviève Tabouis dans f« Information Politique, Economi
que et Financière ».
On ne peut toutefois que s’éton
ner de la nature des arguments
dont le juge américain Fletcher
semble devoir faire usage contre
les juristes français MM. Gros et
Reuter. Ce n’est rien moins, en
effet, que le procès du Protectorat
français au Maroc que va faire l’a
vocat de Washington.
Lorsque, d’un commun accord, à
la fin de 1950, les gouvernements
français et américain saisirent la
Cour de Justice pour trancher ju
ridiquement un différend d’intérêt
d’aspect mineur, on aurait pu croi
re que la question évoluerait tran
quillement vers un compromis fran
co-américain. Ce compromis devait
faire suite à la plainte qu’en se
droits
référant, d’une part aux
capitulaires » provenant du traité
de 1836 Amérique-Maroc et d’au-
tre part à l’acte d’Algésiras et au
< Commerce de la porte ouverte »,
les commerçants américains de Ca
sablanca avaient déposée contre
l’administration du Protectorat.
4 Suite en page 2
DE ROC
6, rue Blaise-
LES PLUS BEAUX MODELES DE KOBES
TAILLEURS - VESTES - CHEMISIERS
Pascal
ENSEMBLES
LYAUTEY
L’accident malencontreux dont a
été victime hier, ainsi que l’a an
noncé « Le Petit Marocain - Pro
grès », Madame la Maréchale Lyau
tey a suscité dans tout le Maroc
une vive émotion.
Nous avons pris des nouvelles de
la malade auprès de son médecin
personnel le docteur L., qui nous
a complètement rassuré et qui a
bien voulu nous donner lecture du
télégramme adressé par ses soins
au fils de Mme la Maréchale, le co
lonel de Fortoul, actuellement en
mission à Dakar ;
< La Maréchale contusionnée
hanche gauche. Nécessite repos lit
et fauteuil simplement. Inquiétude
absolument écartée. Etat général
très satisfaisant ». — Dr L.
M. Gabriel Puaux, ancien Rési
dent général au Maroc est parti
aujourd'hui pour la Tunisie car il
a été sollicité pour poser sa candi
dature avec l'un des sénateurs sor
tants M. Colonna. Toutefois, il y a
un fort courant pour la réélec
tion des deux sortants, le deuxième
étant M. Brunet.
Le Conseil des Ministres n'a pas
eu le temps de s'occuper de la ré-
• Suite en page 2
ABD EL KRIM
S 9 AFFAIBLIT
RAPIDEMENT
LE CAIRE, 7 mai. — L’état de santé
d’Abd El Krim, l’ex-chef révolté du
Riff, réfugié au Caire, s’est aggravé.
Son entourage manifeste de vives in
quiétudes devant l’affaiblissement ra
pide du malade.
LOTERIE NATIONALE
16 e
TRANCHE 1952
TRUMAN AUX COMMUNISTES CHINOIS
C'EST A PRENDRE
OU A LAISSER...
Les propositions de Ridgway sont les dernières
WASHINGTON, 7 mai. — Dans une déclaration faite à Tokio, le
general Ridgway a pris catégoriqu ement position sur les entretiens
de Pan Mun Jom : nos propositions du 28 avril sont les dernières, nous
ne ferons plus aucune concession.
Ce soir, le président Truman a
apporté tout le poids de son auto
rité à la mise en demeure du com
mandant en chef en Extrême-
Orient et, dans une déclaration re
mise à la presse, laisse clairement
entendre que l’accord d’ensemble
proposé par les Nations-Unies était
à prendre ou à laisser. Voici les
principaux passages du message du
Président :
« Nous n’achèterons pas l’armis
tice en abandonnant des êtres hu-
mains à l’assassinat et à l’esclava
ge. Les U.S.A. approuvent entière
ment et sans réserves les proposi
tions faites par le général Ridgway
aux agresseurs communistes en Co
rée pour conclure un armistice. La
proposition du général Ridgway of
fre un moyen sérieux et raisonna
ble de résoudre à la fois toutes les
questions en litige... »
♦ Suite en page 2
24A%
UN AMOUR QUI DEBUTE BIEN
I ALLONS ! PRESSONS
^AUJOURD’HUI, même les
amoureux ne savent plus
perdre leur temps.
Peut-être parce qu’ils s’ima
ginent, eux aussi, que le temps,
c'est de l’argent.
A notre époque assez désorien
tée pour être impatiente, on tay-
lorise les fiançailles, en atten
dant de passer les alliances à la
chaîne. Le rêve n’a pas de
compte en banque. On se tutoie
le jour du premier rendez-vous.
Bientôt on se mariera le matin
même du jour où l’on se sera
souri pour la première fois, si
1 on a toutefois le temps de se
sourire ou de se marier. On
abrège la pudeur des formali
tés, avec le plus parfait mépris
pour la délicieuse angoisse de
l attente. L’hymen n’est pas en
core transformé (brutalement)
en viol, mais il importe à tout
prix de gagner du temps, mê
me si l’on veut s’aimer pour
toujours.
Même en cuisine, la mode est
। au digest. Prochainement, Ro-
i méo et Juliette ne parleront plus
/ d’amour qu’en employant les
- .initiales. Les voilà bien les beaux
J débuts dans la vie.
/
LE LANGAGE DU CŒUR
T ES Roméo et Juliette du rac-
4 courci 52 ont toutes les ex
cuses. S’ils veulent parler sport,
ils sont bien obligés de répli-
quer à F.F.A. par F.F.B. ou
F .F.S., quitte à confronter leurs
points de vue sur la F.F.C. et
la F.F.B.B., histoire de se prou
ver qu’ils ne sont pas analpha
bètes.
Des amoureux cultivés se doi
vent de changer brillamment de
conversation. Après avoir philo
sophé sur les associations natio
nales sportives, ils aborderont
l’exaltante aventure en parlant
à voix basse le langage magique
des services secrets : BCR A ?
Non. DGER ou SDECE. Sans
oublier, si le fiancé, sait parler
aux femmes, d’évoquer QVRA,
UDB, IS ou MVD ex-NKVD,
pour évoquer les voyage^ dont
parlait Beaudelaire à sa sœur.
Au commencement, était le ver
be.
Si Roméo est militant, il con
vaincra Juliette en lui écrivant
tendrement CGT, CGA, CNT,
CFTC ou CGTFO. Lettres ou pas
lettres comme disait Shakes
peare. Sans parler bien enten-
du de la politique qui cultive
passionnément, r du RPF au PC,
le bla-bla-bla évocateur des ini
tiales.
Le langage du cœur en quel
que sorte.
INITIALES ENLACEES
ON devine dès lors ce que se
ront les tendres conversa
tions de demain, du jeune hom
me et de la jeune fille qui s’ai
ment :
— J.V.A. !
— P.T. ?
— P.T. !
Ce qui se traduit évidemment,
à condition qu’on garde les si
gnes orthographiques : « Je vous
aime ! Pour toujours ? Pour
. toujours ! »
Quant à la tendre missive qui
se > contentera de B.B. son élo
quente sobriété signifiera, en
principe : « Bons baisers ».
CQFD dira S.V.P. le lecteur
du P.M.
Méthode qui est tout de même
plus poétique que celle du
temps surrané où sur un arbre
de printemps les amoureux gra
vaient un couple d’initiales en
trelacées...
P.V.
97.291
51.921
365.831
395.901
082.461
5.412
7.282
86.812
11.672
31.192
235.232
028.272
83
2.423
001.233
14
14
19.084
344.024
317.004
128.044
125
01.845
026.405
100.875
338.185
073.605
277.545
556
166
64.006
204.756
230.836
201.696
67
14.837
117.857
279.097
349.187
210.407
375.407
8
28
24.148
015.508
023.858
719
280 339
395.259
138.180
244.680
145.750
169.130
Comm.
1.000.000
1.000.000
1.500.000
1.500.000
2.000.000
-2-
200.000
500.000
1.000.000
1.000.000
1.000.000
1.500.000
5.000.000
_ 3 _
4.000
200.000
1.500.000
500.000
500.000
750.000
750.000
1.000.000
200.000
300.000
500.000
500.000
500.000
750.000
3.000.000
8.000
150.000
750.000
4.000
4.000
1.000.000
1.500.000
1.500.000
5.000.000
-5-
30.000
1.000.000
1.500.000
1.500.000
1.500.000
10.000.000
25.000.000
-6-
20.000
100.000
1.000.000
1.500.000
1.500.000
2.000.000
8.000
8.000
500.000
750.000
750.000
3.000.000
40.000
’ 500.000
750.000
750.000
750.000
4.000.000
15.000.000
30.000
80.000
500.000
750.000
750.000
1.000.000
4.000
1.000.000
1.500.000
1.500.000
1.500.000
1.500.000
2.000.000
-8-
2.000
4.000
1.000.000
1.500.000
1.500.000
-9-
50.000
1.500.000
2.000.000
-0-
1.500.000
1.500.000
2.000.000
15.000.000
sous toutes
8.000
500.000
750.000
750.000
750.000
750.000
1.000.000
2.000
8.000
500.000
750.000
750.000
60.000
750.000
1.000.000
750.000
750.000
1.000.000
5.000.000
réserves
- ===== 72 PLACE GUYNEMER et 19 RUE DE LILLE --==
= CASABLANCA v -== ? '
J Petit Marocai
PROGRES MA HOC Ai/V
te vente desj quotidiens du
CASABLANCA : Direction * Rédaction * Administration 1
RUE GEORGES MERCIE. Tél. 239-55. Reg. Comm. 15.731
JEUDI
8 MAI 1952
PUBLICITE : Agence Marocaine, Boulevard
Services Parisiens : Agence Marocaine. 10,
de la Gare
rue Saint-Marc
LE TRAITÉ DE DÉFENSE
DE LA COMMUNAUTÉ EUROPENNE
SERA SIGNÉ DEMAIN
PARIS, 7 mai. — On apprend de sour
ce autorisée que le traité instituant une
communauté européenne de défense se-
- ra probablement paraphé vendredi pro
chain à Paris, par les chefs des six dé
légations participant à la conférence pour
l’armée européenne.
_9
JUIN ET LECLERC
MARECHAUX DE FRANCE
décide LE CONSEIL
DES MINISTRES
Le Gouvernement de la République vient de récompenser les éminents services
d'un grand soldat en élevant le général Alphonse Juin à la dignité de Maréchal de
France et il vient, par une mesure analogue, de rendre à la mémoire du général
Leclerc l'hommage qui lui était dû.
LECLERC
UN SYMBOLE
PARIS, 7 mai. — Le Conseil des Ministres ayant dé
cidé d’élever à la dignité de Maréchal de France les
généraux Juin et Leclerc, On rappelle qu’en ce qui
concerne le général Juin, la décision est exécutoire
par simple décret pris en Conseil des Ministres.
Pour le général Leclerc, la proposition étant faite
à titre posthume, le Parlement devra se prononcer sur
un projet de loi que le gouvernement a déposé à ce
sujet.
Ce projet de loi rappelle, tout d’abord, les hauts faits
de la carrière du général Leclerc.
Il précise en conclusion :
« Le Gouvernement, les Assemblées Parlementaires
et le pays tout entier ont déjà rendu hommage à la
mémoire de ce grand Français en décidant qu n. avait
bien mérité de la Patrie. Ils veulent lui déce.ns au
jourd’hui un nouvel hommage exceptionnel. C’est
pourquoi le Gouvernement vous demande de l’auto
riser à conférer à titre posthume, le 24 août 1952,
C’est la première fois, depuis l’é
lévation au Maréchalat du général
Lyautey, que la septième étoile est
conférée à un commandant en chef
encore en exercice. Cette mesure
si rare suffit à classer les mérites
du général Juin, non seulement
aux yeux des Français, mais à ceux
des chefs étrangers dont il fut, en
des circonstances délicates, le con
seiller précieux.
Un Français d'Afrique
Né à Bône, sur la terre africai
ne où se déroula la plus grande
partie de sa carrière, le maréchal
Alphonse Juin, est âgé aujourd’hui
de 63 ans. Il dut sans doute à sa
double ascendance dauphinoise par
son père et corse par sa mère, les
qualités de volonté, d’opiniâtreté et
de rigueur qui, des lycées de Cons-
tantine et d’Alger, en passant par
Saint-Cyr, devaient le conduire à
une carrière exceptionnelle.
Années de baroud
De Saint-Cyr, il sort en 1912 « ma
jor » de la même promotion
^iiHiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiïiiiiiiiiiiihiiiiijiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin
| En mar^e du Rallye Automobile |
: IIIIIIImmnmmnmmmmmmmmmmmmmmmommmm
INTERVIEW AU DÉMARREUR!
huitième anniversaire de la libéra
tion dè Paris, la dignité de Maré-
chai de France au général d’armée
Leclerc de Hauteclocque.
« Toutefois, c’est sous le nom de
général Leclerc que ce pur héros
est entré dans l’Histoire et est ché
ri par tous les Français. Aussi, afin
de ne pas priver le patrimoine na
tional de la richesse d’un tel sym
bole, le gouvernement vous pro
pose de décider que le grand sol
dat sera honoré sous le nom de
général Leclerc, Maréchal de Fran
ce >.
général de Gaulle. Son destin
V Suite en page 2
TI
Le maréchal JUIN
(Photo Belin)
IN TUNISIE M. G. PUAUX
A POSÉ SA CANDIDATURE
aux élections sénatoriales
AU MAROC LA FRANCE
PROPOSERA UN VASTE
programme de conversations
PARIS, 7 mai. — Le gouvernement français a estimé
que la situation générale de la Tunisie permettrait de pren
dre des mesures d’apaisement. C’est un gros succès pour
le Résident, M. de Hauteclocque qui, à travers mille diffi
cultés a réussi à opérer un redressement remarquable que
le « Times » souligne aujourd’hui avec beaucoup de
compréhension et de sympathie.
Les ministres de l'ancien gou
vernement ont été remis en liber
té et des mesures de bienveillance
ont été prises en faveur des diri
geants du Néo-Destour. Bourguiba
est transféré dans l'île de Galite.
On espère que ces décisions fa
ciliteront la constitution de la com
mission mixte franco-tunisienne et
que celle-ci pourra bientôt se met
tre au travail.
L'effervescence ne s'est pas ce
pendant complètement apaisée au
sein de la colonie française qui at-
tache une très grande importance
à la désignation des deux sénateurs
qui doit avoir lieu le 1 8 mai.
DE NOTRE REDACTEUR
PARLEMENTAIRE
J. BARSALOU
Procès franco-américain en Cour de La Haye
EN DISPUTANT DE DROITS
WECKERLE
EN PAGE 2
LE KOI
DES VENDEURS
DRAME DANS UN CAFE D’ORAN
ORAN, 7 mai (de notre correspondant Marcel Fargier). — Hier
matin Edouard Di Sicco, ancien navigateur, dégustait tranquillement
son petit déjeuner au bar Berrenguer situé en plein centre de la
ville. Di Sicco n’embarquait plus depuis quelques mois déjà.
(SUITE EN PAGE 2)
confort mathématique- Madame Weckerlé embrasse son mari
(SUITE EN PAGE 2) après le Circuit de vitesse de Marrakech
UNE COLLECTION JEUNE ET PARISIENNE
C UAND on entre
dans le bureau de
M. Weckerlé, on a
Timffression de se
trouver au cinquan
tième étage d’un grat
te-ciel de New-York.
Ce qui ne nous em
pêche pas d’être au
rez-de-chaussée d’un
immeuble de la rue
Dumont-d’Urville.
Un bureau moderne
tout en vitre opaque
et murailles blanches,
avec la simplicité d’un
je suis touché
Un ex-navigateur tue son ami
un tenancier de Sidi-Bel-Abbès
Lisa Kirk, un beau brin de fille d’Hollywood en « Birth-
day suit », s’étire au soleil sur la plage. Le « Birthday
suit » a remplacé pour les vedettes le « Bikini ». Disons
simplement que le « Birthday suit » a son charme.
(United Press)
L’état de santé
de Mme la Maréchale
En reconnaissance
sur le parcours
du Rallye du Maroc
...PROPOS (DISCRETS)
D'UN CONCURRENT
L'« Armagnac » à Nouaceur
Effectuant un voyage pré-inaugu
ral, le quadrimoteur français « Ar
magnac » dont l’arrivée officielle
est prévue dimanche 11 mai s’est
posé hier après-midi à 14 h. 30 sur
le terrain de Nouaceur, venant de
Paris avec un chargement impor
tant de fret.
PRIVILEGIES AU MAROC
les U.S.A. compromettent la sécurité
et la paix en Méditerranée
PARIS, 7 mai. — L’Amérique se prépare à plaider de
vant la Cour de La Haye un dossier pour soutenir les inté
rêts de sa Chambre de Commerce de Casablanca, écrit Ge
neviève Tabouis dans f« Information Politique, Economi
que et Financière ».
On ne peut toutefois que s’éton
ner de la nature des arguments
dont le juge américain Fletcher
semble devoir faire usage contre
les juristes français MM. Gros et
Reuter. Ce n’est rien moins, en
effet, que le procès du Protectorat
français au Maroc que va faire l’a
vocat de Washington.
Lorsque, d’un commun accord, à
la fin de 1950, les gouvernements
français et américain saisirent la
Cour de Justice pour trancher ju
ridiquement un différend d’intérêt
d’aspect mineur, on aurait pu croi
re que la question évoluerait tran
quillement vers un compromis fran
co-américain. Ce compromis devait
faire suite à la plainte qu’en se
droits
référant, d’une part aux
capitulaires » provenant du traité
de 1836 Amérique-Maroc et d’au-
tre part à l’acte d’Algésiras et au
< Commerce de la porte ouverte »,
les commerçants américains de Ca
sablanca avaient déposée contre
l’administration du Protectorat.
4 Suite en page 2
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LYAUTEY
L’accident malencontreux dont a
été victime hier, ainsi que l’a an
noncé « Le Petit Marocain - Pro
grès », Madame la Maréchale Lyau
tey a suscité dans tout le Maroc
une vive émotion.
Nous avons pris des nouvelles de
la malade auprès de son médecin
personnel le docteur L., qui nous
a complètement rassuré et qui a
bien voulu nous donner lecture du
télégramme adressé par ses soins
au fils de Mme la Maréchale, le co
lonel de Fortoul, actuellement en
mission à Dakar ;
< La Maréchale contusionnée
hanche gauche. Nécessite repos lit
et fauteuil simplement. Inquiétude
absolument écartée. Etat général
très satisfaisant ». — Dr L.
M. Gabriel Puaux, ancien Rési
dent général au Maroc est parti
aujourd'hui pour la Tunisie car il
a été sollicité pour poser sa candi
dature avec l'un des sénateurs sor
tants M. Colonna. Toutefois, il y a
un fort courant pour la réélec
tion des deux sortants, le deuxième
étant M. Brunet.
Le Conseil des Ministres n'a pas
eu le temps de s'occuper de la ré-
• Suite en page 2
ABD EL KRIM
S 9 AFFAIBLIT
RAPIDEMENT
LE CAIRE, 7 mai. — L’état de santé
d’Abd El Krim, l’ex-chef révolté du
Riff, réfugié au Caire, s’est aggravé.
Son entourage manifeste de vives in
quiétudes devant l’affaiblissement ra
pide du malade.
LOTERIE NATIONALE
16 e
TRANCHE 1952
TRUMAN AUX COMMUNISTES CHINOIS
C'EST A PRENDRE
OU A LAISSER...
Les propositions de Ridgway sont les dernières
WASHINGTON, 7 mai. — Dans une déclaration faite à Tokio, le
general Ridgway a pris catégoriqu ement position sur les entretiens
de Pan Mun Jom : nos propositions du 28 avril sont les dernières, nous
ne ferons plus aucune concession.
Ce soir, le président Truman a
apporté tout le poids de son auto
rité à la mise en demeure du com
mandant en chef en Extrême-
Orient et, dans une déclaration re
mise à la presse, laisse clairement
entendre que l’accord d’ensemble
proposé par les Nations-Unies était
à prendre ou à laisser. Voici les
principaux passages du message du
Président :
« Nous n’achèterons pas l’armis
tice en abandonnant des êtres hu-
mains à l’assassinat et à l’esclava
ge. Les U.S.A. approuvent entière
ment et sans réserves les proposi
tions faites par le général Ridgway
aux agresseurs communistes en Co
rée pour conclure un armistice. La
proposition du général Ridgway of
fre un moyen sérieux et raisonna
ble de résoudre à la fois toutes les
questions en litige... »
♦ Suite en page 2
24A%
UN AMOUR QUI DEBUTE BIEN
I ALLONS ! PRESSONS
^AUJOURD’HUI, même les
amoureux ne savent plus
perdre leur temps.
Peut-être parce qu’ils s’ima
ginent, eux aussi, que le temps,
c'est de l’argent.
A notre époque assez désorien
tée pour être impatiente, on tay-
lorise les fiançailles, en atten
dant de passer les alliances à la
chaîne. Le rêve n’a pas de
compte en banque. On se tutoie
le jour du premier rendez-vous.
Bientôt on se mariera le matin
même du jour où l’on se sera
souri pour la première fois, si
1 on a toutefois le temps de se
sourire ou de se marier. On
abrège la pudeur des formali
tés, avec le plus parfait mépris
pour la délicieuse angoisse de
l attente. L’hymen n’est pas en
core transformé (brutalement)
en viol, mais il importe à tout
prix de gagner du temps, mê
me si l’on veut s’aimer pour
toujours.
Même en cuisine, la mode est
। au digest. Prochainement, Ro-
i méo et Juliette ne parleront plus
/ d’amour qu’en employant les
- .initiales. Les voilà bien les beaux
J débuts dans la vie.
/
LE LANGAGE DU CŒUR
T ES Roméo et Juliette du rac-
4 courci 52 ont toutes les ex
cuses. S’ils veulent parler sport,
ils sont bien obligés de répli-
quer à F.F.A. par F.F.B. ou
F .F.S., quitte à confronter leurs
points de vue sur la F.F.C. et
la F.F.B.B., histoire de se prou
ver qu’ils ne sont pas analpha
bètes.
Des amoureux cultivés se doi
vent de changer brillamment de
conversation. Après avoir philo
sophé sur les associations natio
nales sportives, ils aborderont
l’exaltante aventure en parlant
à voix basse le langage magique
des services secrets : BCR A ?
Non. DGER ou SDECE. Sans
oublier, si le fiancé, sait parler
aux femmes, d’évoquer QVRA,
UDB, IS ou MVD ex-NKVD,
pour évoquer les voyage^ dont
parlait Beaudelaire à sa sœur.
Au commencement, était le ver
be.
Si Roméo est militant, il con
vaincra Juliette en lui écrivant
tendrement CGT, CGA, CNT,
CFTC ou CGTFO. Lettres ou pas
lettres comme disait Shakes
peare. Sans parler bien enten-
du de la politique qui cultive
passionnément, r du RPF au PC,
le bla-bla-bla évocateur des ini
tiales.
Le langage du cœur en quel
que sorte.
INITIALES ENLACEES
ON devine dès lors ce que se
ront les tendres conversa
tions de demain, du jeune hom
me et de la jeune fille qui s’ai
ment :
— J.V.A. !
— P.T. ?
— P.T. !
Ce qui se traduit évidemment,
à condition qu’on garde les si
gnes orthographiques : « Je vous
aime ! Pour toujours ? Pour
. toujours ! »
Quant à la tendre missive qui
se > contentera de B.B. son élo
quente sobriété signifiera, en
principe : « Bons baisers ».
CQFD dira S.V.P. le lecteur
du P.M.
Méthode qui est tout de même
plus poétique que celle du
temps surrané où sur un arbre
de printemps les amoureux gra
vaient un couple d’initiales en
trelacées...
P.V.
97.291
51.921
365.831
395.901
082.461
5.412
7.282
86.812
11.672
31.192
235.232
028.272
83
2.423
001.233
14
14
19.084
344.024
317.004
128.044
125
01.845
026.405
100.875
338.185
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556
166
64.006
204.756
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201.696
67
14.837
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279.097
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8
28
24.148
015.508
023.858
719
280 339
395.259
138.180
244.680
145.750
169.130
Comm.
1.000.000
1.000.000
1.500.000
1.500.000
2.000.000
-2-
200.000
500.000
1.000.000
1.000.000
1.000.000
1.500.000
5.000.000
_ 3 _
4.000
200.000
1.500.000
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500.000
750.000
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300.000
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150.000
750.000
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4.000
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1.500.000
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-5-
30.000
1.000.000
1.500.000
1.500.000
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-6-
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750.000
750.000
1.000.000
4.000
1.000.000
1.500.000
1.500.000
1.500.000
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