Titre : Le Républicain de Chinon : journal politique, agricole, commercial, sportif et d'annonces judiciaires
Éditeur : [s.n.] (Chinon)
Date d'édition : 1937-02-25
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb328523053
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 25 février 1937 25 février 1937
Description : 1937/02/25 (A34,N8). 1937/02/25 (A34,N8).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG37 Collection numérique : BIPFPIG37
Description : Collection numérique : BIPFPIG37 Collection numérique : BIPFPIG37
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t510747727
Source : Archives départementales d'Indre-et-Loire, 2095 PERU
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/08/2023
■m
LE REPUBLICAIN DE’ CHINON
JEUDI 25 FEVRIER 1937 (!•)
dangeureux encore à notre avis, car il
nous conduirait, qu’on le veuille ou
non, à l’autarchie et à la dictature —
sans sauver, d’ailleurs, la monnaie. Il
sait bien que les moyens ordinaires,
classiques, de défense du franc, ne sont
pas efficaces lorsque s’accuse le désé-
quilibre des prix. M. Roger Auboin
S Jggère de concilier ks légitimes exi-
gences du travail et de l’épargne.
Est ce possible ? Je le crois. A la con-
dition qu’on y mette, de tous les côtés,
uàe égale bonne volonté, et une égale
bonne foi. La lâche de M. Léon Blum
est écrasante. Nous avons le devoir
dé la lui faciliter par une prompte ret-
tauration des disciplines nationales,
sous le signe du salut public. Il nous
dira tout à l’heure ce qu’il attend de
n otre sagesse et de notre esprit de sa-
crifice.
Je souhaite qu’à son appel répondent
tous les Français.
HAUSSE ILLICITE
En attendant que le débat sur l’in- I
terpellation Flandin inonde de clartés I
nouvelles la situation politique, on se I
préoccupe beaucoup, à la Chambre, |
du problème des prix. Il a fait l’objet I
de deux délibérations successives du I
groupe socialiste. Il sera évoqué dans I
toute son ampleur, et dans toute sa |
complexité, à l’occasion du projet de I
loi contre la hausse illicite, dont l’exa- I
men doit commencer vendredi. La I
Chambre, sans doute, votera le projet. I
Elle donnera au gouvernement les ar I
mes qu’il demande. Mais elle n’est pas j
très convaincue que, munis de ces I
armes, les pouvoirs publics empêche- I
ront les prix de monter. Et je ne suis I
pas sûr que MM, Léon Blum et Spi- |
nasse soient, au fond, d’un autre avis. I
Ce n’est pas la première fois, en effet, I
que, dans des circonstances analogues, i
des lois de même inspiration sont sou I
mises au législateur. Leur histoire se- I
rait curieuse à conter, et elle reste I
pleine d’enseignements. La plus célè- I
bre, celle du maximum, n’a donné que I
des résultats bien décevants. Le grand I
Carnot, à l’époque, la jugeait avec sé* I
vérité. Il fallut vite l'abandonner. I
Elles sont d’une application plus fa- I
cile et peut-être d’une efficacité plus I
remarquable, sous les régimes totali- I
taires. Les exemples de l’Allernsgae I
et de l’Italie prouvent, cependant, I
qu’il convient de ne pas fonder sur I
elles trop d’espérances. Et le voeu que I
nous formulons c’est qu’on ne se borne I
Î>as à découvrir la hausse illicite chez I
e petit épicier du coin.
Les origines de la hausse, nous les I
connaissons. Il y a ks chargée enniaks. |
il y a aussi la dévaluation. Mais il y a
aussi, s’ajoutant aux charges sociales
et à la dévaluation, la montée univer-
selle des prix, d’une part, et l’épuise-
ment des stocks, d’autre part. Je dois
signaler, en outre, que dans les derniers
mois de la crise, pour tenir, coûte que
coûte, et se procurer la trésorerie dont
elles avaient besoin, certaines indus-
tries travaillaient au dessous de leur
prix de revient et vendaient à perte.
Leurs nouveaux prix tiennent compte
de ces conditions défavorables d’hier
et les rajustements apparaissent,
alors, comme excessifs à qui ne les
analyse d'un peu près. Mais il est incon-
testable que, dans de nombreux cas,
on a voulu profiter de l’abondance de
la demande pour faire de gros béné-
fices, et rattraper en quelques mois ou
en quelques semaines le manque à ga-
gaer des années mauvaises.
Nous ne sommes pas encore guéris
d’un des maux les plus détestables de
la guerre : parcs qu’on a vu d’énormes
fortunes s’édifier dans les plus courts
délais, on a voulu s’enrichir trop ra-
pidement. Jadis, on mettait toute une
vie laborieuse à se constituer une
honnête aisance — qui était, sans
conteste, le fruit du travail et de
l’épargne. La guerre a changé tout
ceü. Sur les charniers humains,
d'abominables nécrophiges ont ra-
massé, sans vergogne, des millions.
Exemple funeste, à la fois, et conta-
gieux. Il n’a pas quitté l’esprit de tous.
C’est pourquoi, en dépit de certaines
réserves que commande l'expérience,
le projet de loi gouvernemental mérite
d’être retenu.
Plus dangereuse nous paraît la poli-
tique douanière qu'on se dispose à
inaugurer. On nons dit que, pour
éviter des hausses trop fortes, on ou-
vrira, selon les cas, nos frontières aux
produits du dehors. Je conseille à
M. le ministre de l'économie nationale
de ne toucher que d’une main légère
et prudente aux mesures de protection
déjà prises. Nous avons accordé
mardi à M. le ministre du commerce
les pleins pouvoirs qu\l réclamait
dans ce domaine. Or, le même jour,
une décision de ses services abaissait
les droits d’entrée sur les beurres. Les
plus qualifiés de nos collègues
estiment que c’est par une interpré-
tation abusive de la « loi du cadenas ».
En tout cas, le fait a soulevé une
assez vive émotion chez les députés
ruraux, en particulier cht z ceux du
groupe radical. La protection est in-
dispensable à l’agriculture française
qui a longtemps souffert d’une déva-
lorisation brutale de ses produits, et
qui n’admet pas, qui ne saurait ad-
mettre, qu’au seuil de la reprise, on la
prive des conditions meilleures du
marché national. Si l’on s’engageait
sans mille précautions dans cette
vai^ AA M heurterait aux légitimes
La revalorisation des produits agricoles
L'empêcher serait une folie.
L’arrêter, une injustice.
D’un numéro
à Vautre
LE FILM DE LA SEMAINE
(suite de notre article de première page)
Sur le front de Madrid, les républi-
cains progressent dans le secteur de
Jarama, faisant reculer les rebelles de
plus de 5 kilomètres.
Vendredi 19 février
La Chambre poursuit la discussion
sur les conventions collectives agri-
coks. Un contre-projet hostile à Cette
réforme est repoussé par 363 voix
contre 194. Les sept pn miers articles
sont votes.
A Nice, d’audacieux gangsters en
auto dérobent en plein jour I.35O 000
francs qu’un employé de binque trans-
portait dans une poussette dont le
couvercle n’éiait pas fermé ! Les mal-
faiteurs courent encore...
Samedi 2O février
A Addia-Abéba, des indigènes lan-
cent des bombes sur le maréchal Gra-
ziani qui est légèrement atteint. Mais
le général Liotta doit être amputé
d’une jambe. Vive émotion à Rome.
Aux Assises de Dijon, au second
procès de Soclay, pour l’assassinat à
Chaumont de la petite Marescot, les
jurés, impressionnés sans doute par
son obstination à protester de son in-
nocence substituent à la peine de
mort prononcée au premier procès,
celle des travaux forcés à perpétuité.
Conformément aux décrets pris, la
frontière d’Espagne est fermée à mi--
nuit après un dernier départ de
volontaires.
A Nantes, M. Léon Jouhaux, devant
20.000 travailleurs, déclare que les
masses populaires soutiendront ferme-
ment le gouvernement. Il préconise
la substitution au système économi-
que actuel du < plan de travail » dressé
par la C. G. T.
Dimanche 2i février
A Saint-Nazaire, M. Léon Blum, au
cours d’un grand meeting populaire,
s’explique sur la nécessite d’un temps
de < pause > : < Il faut arrêter, dit-il,
la course entre les prix et les salaires. >
Répondant aux rumeurs mises en cir-
culation, le président du Conseil pro-
clame avec force qu’il ne changera ni
de politique, ni ae majorité.
LCvUTbl lu. w «Ata llllài. w O— ,
rénové et embelli, donne lieu à un gala
« sensationnel» présidé par M, Lebrun.
La Pologne s'oiiente-t-eile vers un
régime autoritaire ? Dans un discours,
le colonel K.oc, collaborateur du maré-
chal Rydz Smigly le laisse pressentir.
Indice du Coût de la Vie
La Commission régionale d’études rela-
tives au coût de la vie s’est réunie le
15 février dernier à la Préfecture à l’effet
de déterminer l’indice de vie chère dans
le département.
L’indice a été arrêté par la Commission
à 104,71 par rapport aux prix moyens
pratiqués au cours de l’année 1930.
Elections au Conseil de Gérance
de Limoges P. T. T.
Les enveloppes destinées au vote sont te-
nues à la disposition des électeurs aux gui-
chets des bureaux de poste, depuis le 2ü fé-
vrier 1937. Il ne sera remis qu’un jeu d’enve-
loppes par carte d'auditeur présentée.
Les élections ont lieu du 20 jau 27 février
inclus.
Visitez l'Algérie à .bon compte
Un voyage plein d’attrait et d’imprévu
dans un pays de rêve, à l’époque la plus favo-
rable et à un prix très réduit, voilà ce qui
vous est offert par les Grands Réseaux de
Chemins de fer Français.
En effet, à l'occasion des fêtes indigènes
organisées à Touggourt, la « perle du Désert »,
point de départ de délicieuses excursions,
des billets spéciaux d’aller et retour, valables
20 jours, avec gratuité du retour, sont délivrés
du 23 mars au 2 avril 1937, par leurs princi-
pales gares pour Port-Vendre» ou Marseille.
Pour voyager gratuitement au retour, une
seule formalité est à remplir : le coupon doit
être visé par le Syndicat d’Initiative de Toug-
gourt-
résistances et à la redoutable hostilité
de vingt millions de paysans. J’ajoute
que l’industrie elle même pourrait être
gravement menacée par des initiatives
de cet ordre, qui aboutiraient à créer
du chômage. Ou se réfère au cas de
la Belgique. Mais, vraiment, ici, com-
paraison n’est pas raison. La produc-
tion agricole, en Belgique, est insuffi-
sante, et notre régime de petite pro
priété forme contraste avec la grande
propriété terrienne des Flandres.
On le voit, c’est un problème déli-
cat, aux données multiples, qui se
pose.
Les Chambre devroat l’étudier avec
soin, sans parti pris de doctrine, avec
le souci d’empêcher toute hausse in-
justifiée. Miis le remède serait pire
que le mal s'il compromettait la re-
naissance de notre économie, et sur-
tout s’il exposait notre paysannerie à
faire les frais d’une politique à laquelle
elle n’a ménagé ni sa sympathie, ni
même son intelligente et précieuse
collaboration.
L.Q. FROSSARD.
| CHRONIQUE LOCALE 1
• - — M - n» » AM «M» «SK MM «M MM M» SM eneOM QMS IBM Ma RM MO QM MO aOBBOB IMB SB BMWC Ms
Comité Radical
et Radical-Socialiste
de Tours
Dans sa dernière réunion, en date du
5 février, le Comité radical et radical-so -
cia liste de Tours a voté, à l’unanimité,
l’ordre du jour suivant :
a Le Comité radical et radical-socialiste
de Tours se félicite de la réintégration du
citoyen Louis Proust dans les cadres de
la magistrature, réintégration faisant
pleine justice des calomnieuses accusa-
tions portées contre lui.
« Il tient à lui exprimer en la circons-
tance. son affectueuse estime, sa confiance
et toute sa sympathie ».
Cet ordre du jour se seffît à lui-même
et pourrait, en vérité, se passer de tout
commentaire. Toi t y est, l’estime, la con-
fiance et la sympathie, que nos militants,
qui le connaissent bien et l’ont vu à
'oeuvre, ont conservées à notre ami Louis
Proust. Celui ci était pour notre parti une
force que nous avons sottement laissé per-
dre. Tant pis, non pour lui, mais pour
nous. Mais le même acte qui lui vaut nos
félicitations lui attire de nouvelles attaques
et calomnies de la part de nos éternels
ennemis.
Lesquels ? Eh bien I mais toujours ceux
que nous avons appris à mépriser et à
haïr de longue date, Ea première ligue,
cette ignominieuse Action Française, qui
répand jusque chez nous contre notre
ami un tract ignominieux. Ensuite, le
Jour, de la « petite » Bailby. Enfin, l’or-
gane que Léon Blum a qualifié < l’im-
monde », le Gringoire, de Chiappe et de
Carhuccia. deux Corses que la Corse a re-
jetés, a vomis. Là, c’est M. Tardieu en
personnne qui a opéré, non seulement
contre Louis Proust, mais encore contre
notre cher Camille Chautemps, Georges
Bonnet, Julien Durand et d’autres. Mais
Ijhomme de la N’Gonko-Sanga et de Bag-
dad eût été mieux inspiré s’il avait ré-
pondu à l’accablant et définitif réquisitoire
dressé contre lui par Francis Delaisi.
Tout morveux devrait commencer par se
moucher.
Mouchez-vous donc, ô Tardieu !
Quoi qu’il en soit, ces attaques, étant
donnés les bas-fonds immoraux d’où ell«s
montent, ne peuvent qu’honorer et gran-
dir notre ami Louis Proust. C’est l’avis
des radicaux de Tours, qui le proclament
par l’ordre du jour que nous publions,
C’est et,ce sera celui, nous en sommes
certains, de tous les Républicains, de
tous les démocrates de ce pays, en parti-
culier des socialistes qui ne sauraient ou-
blier que ceux qui attaquent encore notre
ami Louis Proust sont les mêmes qui at-
taquèrent j asqu’à ce qu’il en moulût leur
regretté Saler gro.
Exprimons, en terminant, le voeu que
difficile en même temps que la plus déli-
cate, dont vient d’être l’objet M. Louis
Proust de la part du Gouvernement de
Front populaire, n’est que la préface de la
juste réparation que lui doit, dans le plus
bref délai, en le rappelant dans ses rangs,
notre parti.
La République Tourangelle.
Médaille d’honneur
de la Prévoyance Sociale
La médaille d’honneur de la Prévoyance So-
ciale est décernée aux personnes dont les
noms suivent :
Médaille d'or.— M. Bouché Moïse, direc-
teur de la caisse d Epargne de Chinon, à
Chinon.
. Médaille d’argent. — M. Auger Aimé,
administrateur de la succursale de Chinon, à
Langeais ; M. Bassereau Jules, administrateur
de la succursale de Chinon à Richelieu ; M. V.
Bonneau, administrateur de la succursale de
Chinon à Azay-le-Rideau ; M. Chauvin Eugène,
administrateur de la succursale de Chinon à
Richelieu ; M. Diveau Julien, administrateur
de la succursale de Chinon à Azay-le-Rideau.
M. Esnault Achille, administrateur de la
succursale d’Azay-le-Rideau à Cheillé ; M. Mé-
ry Eugène, administrateur de la succursale de
Chinon à Langeais.
Médaille de bronze. — M. Bideau Pierre
et M. Dast Marcel, directeurs adjoints de la
caisse d’épargne de Chinon, à Chinon ; M.
Fouet Désire, administrateur de la succursale
de Chinon, à Richelieu ; M. Fuseiller, admi-
nistrateur d^ la succursale de Chinon à Azay-
le-Rideau.
M. Galbrun René, administrateur de la suc-
cursale de Chinon, à Bourgueil ; M. Létang
Stanislas, administrateur de la succursale de
Chinon, à Bourgueil ; M. Malbrand Clément,
administrateur de la succursale de Chinon, à
Azay-le-Rideau.
M. Mançais Victor, administrateur de la
succursale de Chinon, à Langeais ; M. Piche-
reau Oscar, président de la succursale de la
caisse d’épargne de Chinon, à Richelieu.
Toutes nos félicitations les plus sincères à
ces nouveaux médaillés.
Chambre Syndicale de Entrepreneurs
du Bâtiment d’indre-et-Loire
Le Bureau porte à la connaissance des
entrepreneurs de menuiserie et de serru-
rerie que le Comité d’Easeignement tech-
nique se propose d’offrir deux boites
d’outillage (d’une valeur respective de
300 francs environ) à l’apprenti de 3e an-
née le plus digae d’intérêt, dans chacune
des deux professions sus-visées : menuise-
rie et serrurerie.
Les familles des jeunes gens suscepti-
bles de recevoir cette importante distinc-
tion, dont l’intérêt ne saurait échapper à
personne, ainsi que les entrepreneurs oc-
cupant les jeunes gens, sont priés de
s’adresser au Siège Social de la Chambre
Syndicale, 39, rue Bernard-Palissy, à
Tours, qui centralisera les demandes pour
les transmettre ensuite à la Chambre de
Métiers d’Indre-et-Loire. Il est de toute
évidence que les candidats devront justi-
fier de leurs aptitudes et il serait, A ce su-
jet, préférable que le Certificat d’aptitude
professionnelle soit sur le point d'être
passé, et l’apprentissage en voie d’achè-
vement.
Le délai imparti pour l’inscription des
candidatures ne devra pas dépasser le
15 mari,
■
Fédération Radicale et Radicale-Socialiste
— d Indre-et -Loire —
Les membres de la Fédération radicale et
radicale-socialiste sont informés qu'ils pour-
ront retirer la carte du Parti au siège, 14. bou-
levard Béranger, les mercredi et samedi de
chaque semaine, de 14 heures à 11 heures,
jusqu’au 28 février.
Passé cette date, les cotisations seront recou-
vrées par traites postales.
Lés frais de recouvrement seront à la charge
des destinataires.
♦—
NÉCROLOGIE
Nous apprenons avec regret la mort de
M. René-Pierre Veillé, chev41ier de la Légion
d'honneur, arbitre au Tribunal de Commerce
de la Seine, décédé à Paris, 3, rue d’Alexan-
drie à l'âge de 86 ans. Le défunt était le
beau-père de M. Paul Bernier, député d’Indre-
et-Loire, ancien ministre. Ancien nat ure à
Vouvray, maire de cette commune et conseil-
ler d’arrondissement, il avait été nommé en-
suite notaire à Vernoil-le Fourrier (M et-L),
puis maire de cette commune.
L'inhumation a lieu aujourd’hui mercredi,
à 14 heures, à Vernoil.
En cette pénible circonstance, nous adres-
sons à Mme et M. Paul Barnier nos plus vives
et sincères condoléances.
»
Le Prix du Pain
Le Préfet d’Indre-et-Loire, Chevalier de la
Légion d’honneur ; vu les instructions minis-
térielles ; vu l’avis de la commission départe-
mentale consultative, a pris l’arrêté suivant :
Article premier. — Le prix limite maximum
du prix du pain de consommation courante, I
farine supérieure, pesé et convenablement |
cuit est fixé à 2 francs 20 le kg dans le dépar- i
tement d’Indre-et-Loire à dater du 17 février
1937.
Article 2. —Il est bien entendu que le prix de
2 tr. 20 par kg. de pain constitue un prix
maximum qui, en aucun cas, ne doit être dé-
passé, mais, au contraire peut être réduit
toutes les lois que les conditions et circons-
tances économiques locales, et plus spéciale-
ment le libre jeu des concurrences, justifie-
ront une diminution.
• »
Réunions de la commission médicale
et du conseil de révision
Chinon, mercredi 17 mars, 10 h. et 10 h. 30;
Azay-le-Rideau, mercredi 17 mars, 14 h. et
14 h. 30 ; Bourgueil, jeudi 18 mars, 10 h. 30
et 11 h. ; Langeais, jeudi 18 mars, 14 h. et
14 h. 30, ancienne mairie ; Richelieu, vendredi
19 mars, 10 h. 30 et 11 h ; L'Ile-Bouchard,
vendredi I9 mars, 14 h. et 14 h 30 ; Sainte-
Maure, lundi 22 mars, li h. et 14 h. 30.
Sauf indication contraire, les séances ont
lieu aux mairies des chefs-iieux de canton.
CHJNON
Les réceptions de M. Courson
Afin d’éviter des déplacements inutiles
aux personnes qui désirent s’entretenir
avec lui, M. Gourson rappelle à nouveau
qa’il reçoit :
Le premier jeudi de chaque mois, à
Chinon, de 14 heures à 16 heures ;
Tous les lundis, à Noyant, de 10 heures
à midi.
Téléphone n° 15, Sainte-Maure-de Touraine
CARNET DE FIANÇAILLES
C’est avec plaisir que nous apprenons
les fiançailles de M® Pierre Drilhon,
docteur en droit, avoué à Chinon, avec
Mlle Yvonne S»yet, fille de M. Sayet,
juge de paix à Tours.
M® Drilhon est très estimé à Chinon et
ses hautes qualités professionnelles ont
été appréciées déjà en plusieurs circons-
tances par les Chinonais.
Nous sommes heureux de profiter de
cette occasion pour adresser à M® Pierre
Drilhon et à sa fiancée nos plus vives et
sincères félicitations.
Don Biémont-Coulon
Un nouveau don Biémont-Coulon, de
deux mille francs, vient' d'être fait au
Patronage municipal laïque de Chinon
par Mme Martin-Biémont, en souvenir
de ses parents.
Nous adressons nos plus sincères remer-
ciements à la généreuse donatrice dont
les libéralités en faveur des oeuvie» sco-
laires de notre ville ne se comptent plus.
SYNDICAT
de la défense des vins de Chinon
Eu vue de la constitution d’un syndicat de
défense à appellation d’origine conLôlée
« Chinon ». Une réunion avait lien au thtâtre
le jeudi 18 fevner, à 14 h. 30, sous la prési-
dence de M. le docteur Mattrais, maire de
Chinon.
M. Constant, l’estimé directeur des services
agricoles d Indre-et-Loire, accompagné de
M. Barat, professeur d'agriculture, avait bien
voulu donner une conférence, dans le but
d'instruire les intéressés sur toutes les ques-
tions s’imposant pour l’obtention de celte
appellation.
L’assistance était nombreuse (150 personnes
environ).
' Les communes de Chinon, Cravant-les-
Coteaux, Panzonit, Huismes, Avoine, Beau-
mont-en-Véron, Savigny-en-Véron, Rivière,
Ligré, La Roche-Clermault, Cinais y étaient
représentées par les maires et adjoints ainsi
qu'un certain nombre de leurs administrés.
Aptès l’exposé plein d’enseignements de
M. Constant, M. le professeur d’agriculture
donna lecture du projet des statuts sur lequel
le vote se fit à l’unanimité.
L’élection du conseil d'administration qui
suivit, fit également l’unanimité sur les noms
suggérés par le comité provisoire.
Etaient élus : tous les maires et adjoints
ainsi que quelques membres des communes
prétendant à l’appellation. La séance fut levée
dans l’enthousiasme à 16 h. 30.
Dans une réunion immédiate, le conseil
d’administration élisait son bureau ; furent
élus à l’unanimité :
MM. Angelliaume Lecomte, président ;
Coudreau Fernand, vice-président ; Plouzeau,
maire de Ligré, vice-président ; Chauvelin,
maire de Beaumont, trésorier ; Auger Lucian,
trésorier adjoint ; Arnault Hippolyte, secré-
taire général ; Petit Georges, secrétaire
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Matinée Dansante
des Anciennes Elèves
de l’Ecole Primaire Supérieure «
Ainsi que nous l’avions annoncé dans ’
nos précédents numéros, la matinée dan- j
santé organisée par les Anciennes Elèves i
de l’Ecole Primaire Supérieure de Filles '
a eu lieu dimanche dernier dans les
salons de l’Hôtel de Ville.
De l’avis uuauime, cette réunion intimé
et empreinte d’une g«îlé toute familiale
fut une des plus agréables qui soient. Le
cadre était charmant ; des fl surs et des
guirlandes tempéraient d’une note gra-
cieuse la beauté un peu sévère de la
grande salle, et entouraient d’un décor
harmonieux les fraîches toilettes des dan-
seuses. Les danseurs, qui avaient répondu
nombreux aux invitations lancées, rivali-
sèrent deg^îiéet d’entrain ; ajoutons que,
du reste, cette tâche agréable leur fat
facilitée par un orchestre endiablé, et à
tous égards, au dessus de tout éloge.
Diverses attractions, préparées dans le
plus grand secret, ajoutèrent encore à la
gaîté de la réunion qui prit fia sur une
< boulangère » des plus animées.
Au cours de la réunion, de superbes
gr rbes de fleurs furent offertes à Mme Ar-
chsmbaud, présidente de l’Association ;
à Mme He’mer, vice-présidente, à Mlle
Ferrand, trésorière, à qui les Anciennes
Elèves se devaient d’exprimer leur recon-
naissance pour leur inlassable dévoue-
ment.
Les Anciennes Elèves remercient bien
viv ment toutes les personnes amies de
leur Association qui leur ont fait le très
grand plaisir d'être des leurs en cette
circonstance et de tout coeur expriment
le souhait de les revoir à nouveau l’année
prochaine.
Le büffet, tenu par la Maison Pasquier,
eut, comme toujours, de nombreux vi-
siteurs.
NÉCROLOGIE
C’est avec tristesse —ae
RT."Edouard Jâcqaét, survenu après une
courte maladie.
M. Jacquet, originaire de la Marne,
était une vieille figure chinonaise. Depuis
56 ans, il était dans le notariat. Après
avoir fait de longs stages dans diverses
études, il entra, en mai 1912. en qualité
de principal clerc à l’étude de M® Frédéric
Janvier, notaire à Chinon. Pendant la
guerre il assuma la gérance de l’étude.
Lorsque M® Frédéric Janvier quitta le
notariat pour prendre un repos mérité,
M. Jacquet continua sa collaboration avec
son fils M® René Janvier. La mort vint
l’enlever après 25 ans de service dans
cette étude.
M Jacquet était un clerc dévoué, fidèle,
plein de tact, et fort aimé de la clientèle.
Il fut un collaborateur de tous les instants
pour son étude.
Il y a quelques années, il avait été
nommé officier d’Académie pour services
rendus à des Sociétés de tir.
Ses obsèques ont eu lieu lundi, au Mans.
Le lundi matin, le service religieux
avait été célébré en l Eglise Saint-Etienne,
Le cercueil était couvert d’un grand
nombre de couronnes et de fl surs, dernier
témoignage d’amitié.
Un grand nombre de ses amis étaient
venus assister à la cérémonie.
L’Association des clercs de notaires du
département d’Indre et-Loire et la Société
du Bon Accord dont M. Jacquet faisait
partie étaient représentées.
La grande famille notariale participe à
la peine de Mme Jacquet, sa veuve, et à
celle de M® Janvier.
Le Républicain de Chinon leur adresse
ses condoléances sincères et émues.
Banquet des 43 ans
— de la classe 1912 —
En souvenir de leur 45e année, heureux de
se retrouver groupés après les tragiques
épreuves du trop récent et douloureux passé,
la plupart des anciens poilus de la classe 1912,
rescapés de la région chinonaise, se trouvaient
réunis dimanche 21 février à l’hôtel du Lion
d’Or, chez notre sympathique Mme Pasquier.
ün temps splendide — gaieté des cienx I — de
la gaieté dans les esprits, de la vraie fraternité
ont marqué cet heureux jour sous les auspices
duquel se sont formés les meilleurs voeux pré-
sents et futurs.
Le soleil, la nature, en nnion avec le soleil
spirituel des quelque vingt convives rassemblés
dans le plus charmant décor — et enfin la
délicieuse et pure liqueur des treil'es du Chino-
nais y aidant, Ont fait de ce banquet si bien
réussi, un jour inoubliable pour les poilns.
Bon nombre d’entre eux ont fait entendre
leurs plus gai< répertoires sous l’heureuse
inspiration du fluide des meilleures bouteilles
de l’hAtel du Lion d’Or, notamment le cama-
rade Galland.
Au cours du banquet, le camarade Delalay
prononça un discours de circonstance : Rappel
des sacrifi es douloureux et voeu pour la fin
de la plus cruelle et inique des folies humaines !
Après le banquet, qui ne s’acheva qu’à la nuit
tombante, le joyenx groupe organisa, en antos,
une tournée « d’arrosage » à travers Chinon et
ses environs, chez divers camarades, notam-
ment au charmant nid de bonheur de l’aimable
facteur des postes, M. Begarie, où ils reçurent,
notamment de sa charmante éponse, les plus
chaleureux accueils et les pins perfides potions
du meillenr coin de sa cave.
C’est vers 22 heures seulement que, sans
incident, tout le monde se dispersa, emportant
le meilleur souvenir général et souhaitant de
se retrouver tous dans cinq ans. Nos meilleurs
voeux et nos félicitations aux organisateurs,
MM. Desbordes et Galland, ainsi qu’l Mme
Pa&qoier et ses sympathique et dévoué! sers
vitawi.
Formons les voeux les plus féconds pour que
le Destin, le maître des fragiles humains, nous
rassemble tous et plus nombreux encore, en
1942, sans avoir trahi et nos voeux et nos légi-
times espoirs pacifiques.
Fêles de la Mi-Carême
A l’occasion des fêtes de la Mi-Carême,
le préfet d’Indre-et-Loire autorise les
débitants de boissons et restaurateurs du
département à laisser leurs établissements
ouverts toute la nuit du dimanche 7 au
lundi 8 mars 1937.
Mesdames,
Mesdemoiselles,
Messieurs,
Si vous voulez passer une bonne soirée
Venez écouter les réputés fantaisistes
BOB et RIB
AU GALA DE BIENFAISANCE
de la Mi-Carême
Après le Concert
Bonne soirée
XK passer
Le 6 Mars
à grand Orchestre
AVIS
M. PO LL ET, photographe, 86,
qu»i Jeanne d’Arc, Chinon, successeur
de M. P RIO U, a l’avantage d’informer
sa clientèle de la réouverture de la
maison pour le j«udi 25 février.
Dspuis près de trois mois, l’exploita-
tion avait été momentanément snspendne
en raison de grosses transformations,
lesquelles sont en voie d’achèvement.
Une installation professionnelle entière-
ment nouvelle, an agencement moderne
des plus confortable dans nn cadre gai et
propre ne laisser^ jpart—’oaw», sera as-
suré d’obtenir un travail artistique et
soigné. Une salle de pose très spacieuse
permet dorénavant la photographie des
groupes de noces et sociétés ; bien chauf-
fée, les mamans viendront sans crainte
avec leurs bébés.
L’amateur n’a pas été oublié ; an rayon
très complet d’appareils et fournitures
photographiques de toutes marques est à
sa disposition ; un laboratoire bien équipé,
lui assurera toujours une livraison rapide
et impeccable de ses travaux.
Accordez nous votre confiance, nous
nous efforcerons de la mériter.
AU Garage^FOURNÎËR
LE MERCREDI 3 MARS
M. LECOT
L'Homme des Raids
et sa Citroën qui a parcouru 400.000 km.
Pour les détails, voir l’annonce en page.
Les Bleuets de la classe 17
vont fêter leur Quarantaine
Un banquet delà quarantaine, organisé
par les Bltaels de la classe 17, sera servi
par le maître queux Sabat, le dimanche
14 mars, à 12 heures, qui, à partir de cette
date, réouvrira l’hôtel Gargantua, rue
Voltaire. C'est donc dans les salons de
l’Hôtel, au style moyen âgeux, qu’aura littt
cette soirée amicale de la quarantaine,
qui sera suivie à 20 heures d’un grand
bal.
Des cartes de banqaet et d’entrée an
bal, au prix de 5 francs, peuvent être re-
tirées dès maintenant chez M. Audeçon,
bijoutier.
Remerciements d’Obsèquefe
Mme Elouard JACQUET ;
Mme veuve LECOMTE ; M. l’Abbé
LECOMTE;
M® Frédéric JANVIER, notaire hono«
raire, et M* René JANVIER, notaire,
remercient bien sincèrement les per-
sonnes qui ont assisté aux obsèques de
Monsieur Edouard JACQUET
ainsi qae celles qui leur ont fait parvenir
des marques de sympathie en cette dou-
loureuse circonstance.
Ils prient les personnes qui n’ont pas
reçu d’invitation d’excuser cet oubli invo*
lontaire.
Le Service de huitaine sera célébré A
F Eglise Saint Etienne, le lundi l9t mars,
à 10 heures.
GRAND BAL
Le C. N. M. des Jeunesses Socialistes^
section de Chinon, organise un gaand bal
de naît qui aara lien le samedi 27 fé-
vrier 1937, à 20 heures, salle du café
des Colonnes, avec le concours assuré dû
meilleur orchestre de la rigioù.
Tombola, cotillon, intermèiest attrac-
tions diverses, boffet.
Tous l«s amis de la dame Qt de U
gaieté août cordûlmtmt invité^
1-
LE REPUBLICAIN DE’ CHINON
JEUDI 25 FEVRIER 1937 (!•)
dangeureux encore à notre avis, car il
nous conduirait, qu’on le veuille ou
non, à l’autarchie et à la dictature —
sans sauver, d’ailleurs, la monnaie. Il
sait bien que les moyens ordinaires,
classiques, de défense du franc, ne sont
pas efficaces lorsque s’accuse le désé-
quilibre des prix. M. Roger Auboin
S Jggère de concilier ks légitimes exi-
gences du travail et de l’épargne.
Est ce possible ? Je le crois. A la con-
dition qu’on y mette, de tous les côtés,
uàe égale bonne volonté, et une égale
bonne foi. La lâche de M. Léon Blum
est écrasante. Nous avons le devoir
dé la lui faciliter par une prompte ret-
tauration des disciplines nationales,
sous le signe du salut public. Il nous
dira tout à l’heure ce qu’il attend de
n otre sagesse et de notre esprit de sa-
crifice.
Je souhaite qu’à son appel répondent
tous les Français.
HAUSSE ILLICITE
En attendant que le débat sur l’in- I
terpellation Flandin inonde de clartés I
nouvelles la situation politique, on se I
préoccupe beaucoup, à la Chambre, |
du problème des prix. Il a fait l’objet I
de deux délibérations successives du I
groupe socialiste. Il sera évoqué dans I
toute son ampleur, et dans toute sa |
complexité, à l’occasion du projet de I
loi contre la hausse illicite, dont l’exa- I
men doit commencer vendredi. La I
Chambre, sans doute, votera le projet. I
Elle donnera au gouvernement les ar I
mes qu’il demande. Mais elle n’est pas j
très convaincue que, munis de ces I
armes, les pouvoirs publics empêche- I
ront les prix de monter. Et je ne suis I
pas sûr que MM, Léon Blum et Spi- |
nasse soient, au fond, d’un autre avis. I
Ce n’est pas la première fois, en effet, I
que, dans des circonstances analogues, i
des lois de même inspiration sont sou I
mises au législateur. Leur histoire se- I
rait curieuse à conter, et elle reste I
pleine d’enseignements. La plus célè- I
bre, celle du maximum, n’a donné que I
des résultats bien décevants. Le grand I
Carnot, à l’époque, la jugeait avec sé* I
vérité. Il fallut vite l'abandonner. I
Elles sont d’une application plus fa- I
cile et peut-être d’une efficacité plus I
remarquable, sous les régimes totali- I
taires. Les exemples de l’Allernsgae I
et de l’Italie prouvent, cependant, I
qu’il convient de ne pas fonder sur I
elles trop d’espérances. Et le voeu que I
nous formulons c’est qu’on ne se borne I
Î>as à découvrir la hausse illicite chez I
e petit épicier du coin.
Les origines de la hausse, nous les I
connaissons. Il y a ks chargée enniaks. |
il y a aussi la dévaluation. Mais il y a
aussi, s’ajoutant aux charges sociales
et à la dévaluation, la montée univer-
selle des prix, d’une part, et l’épuise-
ment des stocks, d’autre part. Je dois
signaler, en outre, que dans les derniers
mois de la crise, pour tenir, coûte que
coûte, et se procurer la trésorerie dont
elles avaient besoin, certaines indus-
tries travaillaient au dessous de leur
prix de revient et vendaient à perte.
Leurs nouveaux prix tiennent compte
de ces conditions défavorables d’hier
et les rajustements apparaissent,
alors, comme excessifs à qui ne les
analyse d'un peu près. Mais il est incon-
testable que, dans de nombreux cas,
on a voulu profiter de l’abondance de
la demande pour faire de gros béné-
fices, et rattraper en quelques mois ou
en quelques semaines le manque à ga-
gaer des années mauvaises.
Nous ne sommes pas encore guéris
d’un des maux les plus détestables de
la guerre : parcs qu’on a vu d’énormes
fortunes s’édifier dans les plus courts
délais, on a voulu s’enrichir trop ra-
pidement. Jadis, on mettait toute une
vie laborieuse à se constituer une
honnête aisance — qui était, sans
conteste, le fruit du travail et de
l’épargne. La guerre a changé tout
ceü. Sur les charniers humains,
d'abominables nécrophiges ont ra-
massé, sans vergogne, des millions.
Exemple funeste, à la fois, et conta-
gieux. Il n’a pas quitté l’esprit de tous.
C’est pourquoi, en dépit de certaines
réserves que commande l'expérience,
le projet de loi gouvernemental mérite
d’être retenu.
Plus dangereuse nous paraît la poli-
tique douanière qu'on se dispose à
inaugurer. On nons dit que, pour
éviter des hausses trop fortes, on ou-
vrira, selon les cas, nos frontières aux
produits du dehors. Je conseille à
M. le ministre de l'économie nationale
de ne toucher que d’une main légère
et prudente aux mesures de protection
déjà prises. Nous avons accordé
mardi à M. le ministre du commerce
les pleins pouvoirs qu\l réclamait
dans ce domaine. Or, le même jour,
une décision de ses services abaissait
les droits d’entrée sur les beurres. Les
plus qualifiés de nos collègues
estiment que c’est par une interpré-
tation abusive de la « loi du cadenas ».
En tout cas, le fait a soulevé une
assez vive émotion chez les députés
ruraux, en particulier cht z ceux du
groupe radical. La protection est in-
dispensable à l’agriculture française
qui a longtemps souffert d’une déva-
lorisation brutale de ses produits, et
qui n’admet pas, qui ne saurait ad-
mettre, qu’au seuil de la reprise, on la
prive des conditions meilleures du
marché national. Si l’on s’engageait
sans mille précautions dans cette
vai^ AA M heurterait aux légitimes
La revalorisation des produits agricoles
L'empêcher serait une folie.
L’arrêter, une injustice.
D’un numéro
à Vautre
LE FILM DE LA SEMAINE
(suite de notre article de première page)
Sur le front de Madrid, les républi-
cains progressent dans le secteur de
Jarama, faisant reculer les rebelles de
plus de 5 kilomètres.
Vendredi 19 février
La Chambre poursuit la discussion
sur les conventions collectives agri-
coks. Un contre-projet hostile à Cette
réforme est repoussé par 363 voix
contre 194. Les sept pn miers articles
sont votes.
A Nice, d’audacieux gangsters en
auto dérobent en plein jour I.35O 000
francs qu’un employé de binque trans-
portait dans une poussette dont le
couvercle n’éiait pas fermé ! Les mal-
faiteurs courent encore...
Samedi 2O février
A Addia-Abéba, des indigènes lan-
cent des bombes sur le maréchal Gra-
ziani qui est légèrement atteint. Mais
le général Liotta doit être amputé
d’une jambe. Vive émotion à Rome.
Aux Assises de Dijon, au second
procès de Soclay, pour l’assassinat à
Chaumont de la petite Marescot, les
jurés, impressionnés sans doute par
son obstination à protester de son in-
nocence substituent à la peine de
mort prononcée au premier procès,
celle des travaux forcés à perpétuité.
Conformément aux décrets pris, la
frontière d’Espagne est fermée à mi--
nuit après un dernier départ de
volontaires.
A Nantes, M. Léon Jouhaux, devant
20.000 travailleurs, déclare que les
masses populaires soutiendront ferme-
ment le gouvernement. Il préconise
la substitution au système économi-
que actuel du < plan de travail » dressé
par la C. G. T.
Dimanche 2i février
A Saint-Nazaire, M. Léon Blum, au
cours d’un grand meeting populaire,
s’explique sur la nécessite d’un temps
de < pause > : < Il faut arrêter, dit-il,
la course entre les prix et les salaires. >
Répondant aux rumeurs mises en cir-
culation, le président du Conseil pro-
clame avec force qu’il ne changera ni
de politique, ni ae majorité.
LCvUTbl lu. w «Ata llllài. w O— ,
rénové et embelli, donne lieu à un gala
« sensationnel» présidé par M, Lebrun.
La Pologne s'oiiente-t-eile vers un
régime autoritaire ? Dans un discours,
le colonel K.oc, collaborateur du maré-
chal Rydz Smigly le laisse pressentir.
Indice du Coût de la Vie
La Commission régionale d’études rela-
tives au coût de la vie s’est réunie le
15 février dernier à la Préfecture à l’effet
de déterminer l’indice de vie chère dans
le département.
L’indice a été arrêté par la Commission
à 104,71 par rapport aux prix moyens
pratiqués au cours de l’année 1930.
Elections au Conseil de Gérance
de Limoges P. T. T.
Les enveloppes destinées au vote sont te-
nues à la disposition des électeurs aux gui-
chets des bureaux de poste, depuis le 2ü fé-
vrier 1937. Il ne sera remis qu’un jeu d’enve-
loppes par carte d'auditeur présentée.
Les élections ont lieu du 20 jau 27 février
inclus.
Visitez l'Algérie à .bon compte
Un voyage plein d’attrait et d’imprévu
dans un pays de rêve, à l’époque la plus favo-
rable et à un prix très réduit, voilà ce qui
vous est offert par les Grands Réseaux de
Chemins de fer Français.
En effet, à l'occasion des fêtes indigènes
organisées à Touggourt, la « perle du Désert »,
point de départ de délicieuses excursions,
des billets spéciaux d’aller et retour, valables
20 jours, avec gratuité du retour, sont délivrés
du 23 mars au 2 avril 1937, par leurs princi-
pales gares pour Port-Vendre» ou Marseille.
Pour voyager gratuitement au retour, une
seule formalité est à remplir : le coupon doit
être visé par le Syndicat d’Initiative de Toug-
gourt-
résistances et à la redoutable hostilité
de vingt millions de paysans. J’ajoute
que l’industrie elle même pourrait être
gravement menacée par des initiatives
de cet ordre, qui aboutiraient à créer
du chômage. Ou se réfère au cas de
la Belgique. Mais, vraiment, ici, com-
paraison n’est pas raison. La produc-
tion agricole, en Belgique, est insuffi-
sante, et notre régime de petite pro
priété forme contraste avec la grande
propriété terrienne des Flandres.
On le voit, c’est un problème déli-
cat, aux données multiples, qui se
pose.
Les Chambre devroat l’étudier avec
soin, sans parti pris de doctrine, avec
le souci d’empêcher toute hausse in-
justifiée. Miis le remède serait pire
que le mal s'il compromettait la re-
naissance de notre économie, et sur-
tout s’il exposait notre paysannerie à
faire les frais d’une politique à laquelle
elle n’a ménagé ni sa sympathie, ni
même son intelligente et précieuse
collaboration.
L.Q. FROSSARD.
| CHRONIQUE LOCALE 1
• - — M - n» » AM «M» «SK MM «M MM M» SM eneOM QMS IBM Ma RM MO QM MO aOBBOB IMB SB BMWC Ms
Comité Radical
et Radical-Socialiste
de Tours
Dans sa dernière réunion, en date du
5 février, le Comité radical et radical-so -
cia liste de Tours a voté, à l’unanimité,
l’ordre du jour suivant :
a Le Comité radical et radical-socialiste
de Tours se félicite de la réintégration du
citoyen Louis Proust dans les cadres de
la magistrature, réintégration faisant
pleine justice des calomnieuses accusa-
tions portées contre lui.
« Il tient à lui exprimer en la circons-
tance. son affectueuse estime, sa confiance
et toute sa sympathie ».
Cet ordre du jour se seffît à lui-même
et pourrait, en vérité, se passer de tout
commentaire. Toi t y est, l’estime, la con-
fiance et la sympathie, que nos militants,
qui le connaissent bien et l’ont vu à
'oeuvre, ont conservées à notre ami Louis
Proust. Celui ci était pour notre parti une
force que nous avons sottement laissé per-
dre. Tant pis, non pour lui, mais pour
nous. Mais le même acte qui lui vaut nos
félicitations lui attire de nouvelles attaques
et calomnies de la part de nos éternels
ennemis.
Lesquels ? Eh bien I mais toujours ceux
que nous avons appris à mépriser et à
haïr de longue date, Ea première ligue,
cette ignominieuse Action Française, qui
répand jusque chez nous contre notre
ami un tract ignominieux. Ensuite, le
Jour, de la « petite » Bailby. Enfin, l’or-
gane que Léon Blum a qualifié < l’im-
monde », le Gringoire, de Chiappe et de
Carhuccia. deux Corses que la Corse a re-
jetés, a vomis. Là, c’est M. Tardieu en
personnne qui a opéré, non seulement
contre Louis Proust, mais encore contre
notre cher Camille Chautemps, Georges
Bonnet, Julien Durand et d’autres. Mais
Ijhomme de la N’Gonko-Sanga et de Bag-
dad eût été mieux inspiré s’il avait ré-
pondu à l’accablant et définitif réquisitoire
dressé contre lui par Francis Delaisi.
Tout morveux devrait commencer par se
moucher.
Mouchez-vous donc, ô Tardieu !
Quoi qu’il en soit, ces attaques, étant
donnés les bas-fonds immoraux d’où ell«s
montent, ne peuvent qu’honorer et gran-
dir notre ami Louis Proust. C’est l’avis
des radicaux de Tours, qui le proclament
par l’ordre du jour que nous publions,
C’est et,ce sera celui, nous en sommes
certains, de tous les Républicains, de
tous les démocrates de ce pays, en parti-
culier des socialistes qui ne sauraient ou-
blier que ceux qui attaquent encore notre
ami Louis Proust sont les mêmes qui at-
taquèrent j asqu’à ce qu’il en moulût leur
regretté Saler gro.
Exprimons, en terminant, le voeu que
difficile en même temps que la plus déli-
cate, dont vient d’être l’objet M. Louis
Proust de la part du Gouvernement de
Front populaire, n’est que la préface de la
juste réparation que lui doit, dans le plus
bref délai, en le rappelant dans ses rangs,
notre parti.
La République Tourangelle.
Médaille d’honneur
de la Prévoyance Sociale
La médaille d’honneur de la Prévoyance So-
ciale est décernée aux personnes dont les
noms suivent :
Médaille d'or.— M. Bouché Moïse, direc-
teur de la caisse d Epargne de Chinon, à
Chinon.
. Médaille d’argent. — M. Auger Aimé,
administrateur de la succursale de Chinon, à
Langeais ; M. Bassereau Jules, administrateur
de la succursale de Chinon à Richelieu ; M. V.
Bonneau, administrateur de la succursale de
Chinon à Azay-le-Rideau ; M. Chauvin Eugène,
administrateur de la succursale de Chinon à
Richelieu ; M. Diveau Julien, administrateur
de la succursale de Chinon à Azay-le-Rideau.
M. Esnault Achille, administrateur de la
succursale d’Azay-le-Rideau à Cheillé ; M. Mé-
ry Eugène, administrateur de la succursale de
Chinon à Langeais.
Médaille de bronze. — M. Bideau Pierre
et M. Dast Marcel, directeurs adjoints de la
caisse d’épargne de Chinon, à Chinon ; M.
Fouet Désire, administrateur de la succursale
de Chinon, à Richelieu ; M. Fuseiller, admi-
nistrateur d^ la succursale de Chinon à Azay-
le-Rideau.
M. Galbrun René, administrateur de la suc-
cursale de Chinon, à Bourgueil ; M. Létang
Stanislas, administrateur de la succursale de
Chinon, à Bourgueil ; M. Malbrand Clément,
administrateur de la succursale de Chinon, à
Azay-le-Rideau.
M. Mançais Victor, administrateur de la
succursale de Chinon, à Langeais ; M. Piche-
reau Oscar, président de la succursale de la
caisse d’épargne de Chinon, à Richelieu.
Toutes nos félicitations les plus sincères à
ces nouveaux médaillés.
Chambre Syndicale de Entrepreneurs
du Bâtiment d’indre-et-Loire
Le Bureau porte à la connaissance des
entrepreneurs de menuiserie et de serru-
rerie que le Comité d’Easeignement tech-
nique se propose d’offrir deux boites
d’outillage (d’une valeur respective de
300 francs environ) à l’apprenti de 3e an-
née le plus digae d’intérêt, dans chacune
des deux professions sus-visées : menuise-
rie et serrurerie.
Les familles des jeunes gens suscepti-
bles de recevoir cette importante distinc-
tion, dont l’intérêt ne saurait échapper à
personne, ainsi que les entrepreneurs oc-
cupant les jeunes gens, sont priés de
s’adresser au Siège Social de la Chambre
Syndicale, 39, rue Bernard-Palissy, à
Tours, qui centralisera les demandes pour
les transmettre ensuite à la Chambre de
Métiers d’Indre-et-Loire. Il est de toute
évidence que les candidats devront justi-
fier de leurs aptitudes et il serait, A ce su-
jet, préférable que le Certificat d’aptitude
professionnelle soit sur le point d'être
passé, et l’apprentissage en voie d’achè-
vement.
Le délai imparti pour l’inscription des
candidatures ne devra pas dépasser le
15 mari,
■
Fédération Radicale et Radicale-Socialiste
— d Indre-et -Loire —
Les membres de la Fédération radicale et
radicale-socialiste sont informés qu'ils pour-
ront retirer la carte du Parti au siège, 14. bou-
levard Béranger, les mercredi et samedi de
chaque semaine, de 14 heures à 11 heures,
jusqu’au 28 février.
Passé cette date, les cotisations seront recou-
vrées par traites postales.
Lés frais de recouvrement seront à la charge
des destinataires.
♦—
NÉCROLOGIE
Nous apprenons avec regret la mort de
M. René-Pierre Veillé, chev41ier de la Légion
d'honneur, arbitre au Tribunal de Commerce
de la Seine, décédé à Paris, 3, rue d’Alexan-
drie à l'âge de 86 ans. Le défunt était le
beau-père de M. Paul Bernier, député d’Indre-
et-Loire, ancien ministre. Ancien nat ure à
Vouvray, maire de cette commune et conseil-
ler d’arrondissement, il avait été nommé en-
suite notaire à Vernoil-le Fourrier (M et-L),
puis maire de cette commune.
L'inhumation a lieu aujourd’hui mercredi,
à 14 heures, à Vernoil.
En cette pénible circonstance, nous adres-
sons à Mme et M. Paul Barnier nos plus vives
et sincères condoléances.
»
Le Prix du Pain
Le Préfet d’Indre-et-Loire, Chevalier de la
Légion d’honneur ; vu les instructions minis-
térielles ; vu l’avis de la commission départe-
mentale consultative, a pris l’arrêté suivant :
Article premier. — Le prix limite maximum
du prix du pain de consommation courante, I
farine supérieure, pesé et convenablement |
cuit est fixé à 2 francs 20 le kg dans le dépar- i
tement d’Indre-et-Loire à dater du 17 février
1937.
Article 2. —Il est bien entendu que le prix de
2 tr. 20 par kg. de pain constitue un prix
maximum qui, en aucun cas, ne doit être dé-
passé, mais, au contraire peut être réduit
toutes les lois que les conditions et circons-
tances économiques locales, et plus spéciale-
ment le libre jeu des concurrences, justifie-
ront une diminution.
• »
Réunions de la commission médicale
et du conseil de révision
Chinon, mercredi 17 mars, 10 h. et 10 h. 30;
Azay-le-Rideau, mercredi 17 mars, 14 h. et
14 h. 30 ; Bourgueil, jeudi 18 mars, 10 h. 30
et 11 h. ; Langeais, jeudi 18 mars, 14 h. et
14 h. 30, ancienne mairie ; Richelieu, vendredi
19 mars, 10 h. 30 et 11 h ; L'Ile-Bouchard,
vendredi I9 mars, 14 h. et 14 h 30 ; Sainte-
Maure, lundi 22 mars, li h. et 14 h. 30.
Sauf indication contraire, les séances ont
lieu aux mairies des chefs-iieux de canton.
CHJNON
Les réceptions de M. Courson
Afin d’éviter des déplacements inutiles
aux personnes qui désirent s’entretenir
avec lui, M. Gourson rappelle à nouveau
qa’il reçoit :
Le premier jeudi de chaque mois, à
Chinon, de 14 heures à 16 heures ;
Tous les lundis, à Noyant, de 10 heures
à midi.
Téléphone n° 15, Sainte-Maure-de Touraine
CARNET DE FIANÇAILLES
C’est avec plaisir que nous apprenons
les fiançailles de M® Pierre Drilhon,
docteur en droit, avoué à Chinon, avec
Mlle Yvonne S»yet, fille de M. Sayet,
juge de paix à Tours.
M® Drilhon est très estimé à Chinon et
ses hautes qualités professionnelles ont
été appréciées déjà en plusieurs circons-
tances par les Chinonais.
Nous sommes heureux de profiter de
cette occasion pour adresser à M® Pierre
Drilhon et à sa fiancée nos plus vives et
sincères félicitations.
Don Biémont-Coulon
Un nouveau don Biémont-Coulon, de
deux mille francs, vient' d'être fait au
Patronage municipal laïque de Chinon
par Mme Martin-Biémont, en souvenir
de ses parents.
Nous adressons nos plus sincères remer-
ciements à la généreuse donatrice dont
les libéralités en faveur des oeuvie» sco-
laires de notre ville ne se comptent plus.
SYNDICAT
de la défense des vins de Chinon
Eu vue de la constitution d’un syndicat de
défense à appellation d’origine conLôlée
« Chinon ». Une réunion avait lien au thtâtre
le jeudi 18 fevner, à 14 h. 30, sous la prési-
dence de M. le docteur Mattrais, maire de
Chinon.
M. Constant, l’estimé directeur des services
agricoles d Indre-et-Loire, accompagné de
M. Barat, professeur d'agriculture, avait bien
voulu donner une conférence, dans le but
d'instruire les intéressés sur toutes les ques-
tions s’imposant pour l’obtention de celte
appellation.
L’assistance était nombreuse (150 personnes
environ).
' Les communes de Chinon, Cravant-les-
Coteaux, Panzonit, Huismes, Avoine, Beau-
mont-en-Véron, Savigny-en-Véron, Rivière,
Ligré, La Roche-Clermault, Cinais y étaient
représentées par les maires et adjoints ainsi
qu'un certain nombre de leurs administrés.
Aptès l’exposé plein d’enseignements de
M. Constant, M. le professeur d’agriculture
donna lecture du projet des statuts sur lequel
le vote se fit à l’unanimité.
L’élection du conseil d'administration qui
suivit, fit également l’unanimité sur les noms
suggérés par le comité provisoire.
Etaient élus : tous les maires et adjoints
ainsi que quelques membres des communes
prétendant à l’appellation. La séance fut levée
dans l’enthousiasme à 16 h. 30.
Dans une réunion immédiate, le conseil
d’administration élisait son bureau ; furent
élus à l’unanimité :
MM. Angelliaume Lecomte, président ;
Coudreau Fernand, vice-président ; Plouzeau,
maire de Ligré, vice-président ; Chauvelin,
maire de Beaumont, trésorier ; Auger Lucian,
trésorier adjoint ; Arnault Hippolyte, secré-
taire général ; Petit Georges, secrétaire
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7, Rue Rabelais, 7, CHINON
Matinée Dansante
des Anciennes Elèves
de l’Ecole Primaire Supérieure «
Ainsi que nous l’avions annoncé dans ’
nos précédents numéros, la matinée dan- j
santé organisée par les Anciennes Elèves i
de l’Ecole Primaire Supérieure de Filles '
a eu lieu dimanche dernier dans les
salons de l’Hôtel de Ville.
De l’avis uuauime, cette réunion intimé
et empreinte d’une g«îlé toute familiale
fut une des plus agréables qui soient. Le
cadre était charmant ; des fl surs et des
guirlandes tempéraient d’une note gra-
cieuse la beauté un peu sévère de la
grande salle, et entouraient d’un décor
harmonieux les fraîches toilettes des dan-
seuses. Les danseurs, qui avaient répondu
nombreux aux invitations lancées, rivali-
sèrent deg^îiéet d’entrain ; ajoutons que,
du reste, cette tâche agréable leur fat
facilitée par un orchestre endiablé, et à
tous égards, au dessus de tout éloge.
Diverses attractions, préparées dans le
plus grand secret, ajoutèrent encore à la
gaîté de la réunion qui prit fia sur une
< boulangère » des plus animées.
Au cours de la réunion, de superbes
gr rbes de fleurs furent offertes à Mme Ar-
chsmbaud, présidente de l’Association ;
à Mme He’mer, vice-présidente, à Mlle
Ferrand, trésorière, à qui les Anciennes
Elèves se devaient d’exprimer leur recon-
naissance pour leur inlassable dévoue-
ment.
Les Anciennes Elèves remercient bien
viv ment toutes les personnes amies de
leur Association qui leur ont fait le très
grand plaisir d'être des leurs en cette
circonstance et de tout coeur expriment
le souhait de les revoir à nouveau l’année
prochaine.
Le büffet, tenu par la Maison Pasquier,
eut, comme toujours, de nombreux vi-
siteurs.
NÉCROLOGIE
C’est avec tristesse —ae
RT."Edouard Jâcqaét, survenu après une
courte maladie.
M. Jacquet, originaire de la Marne,
était une vieille figure chinonaise. Depuis
56 ans, il était dans le notariat. Après
avoir fait de longs stages dans diverses
études, il entra, en mai 1912. en qualité
de principal clerc à l’étude de M® Frédéric
Janvier, notaire à Chinon. Pendant la
guerre il assuma la gérance de l’étude.
Lorsque M® Frédéric Janvier quitta le
notariat pour prendre un repos mérité,
M. Jacquet continua sa collaboration avec
son fils M® René Janvier. La mort vint
l’enlever après 25 ans de service dans
cette étude.
M Jacquet était un clerc dévoué, fidèle,
plein de tact, et fort aimé de la clientèle.
Il fut un collaborateur de tous les instants
pour son étude.
Il y a quelques années, il avait été
nommé officier d’Académie pour services
rendus à des Sociétés de tir.
Ses obsèques ont eu lieu lundi, au Mans.
Le lundi matin, le service religieux
avait été célébré en l Eglise Saint-Etienne,
Le cercueil était couvert d’un grand
nombre de couronnes et de fl surs, dernier
témoignage d’amitié.
Un grand nombre de ses amis étaient
venus assister à la cérémonie.
L’Association des clercs de notaires du
département d’Indre et-Loire et la Société
du Bon Accord dont M. Jacquet faisait
partie étaient représentées.
La grande famille notariale participe à
la peine de Mme Jacquet, sa veuve, et à
celle de M® Janvier.
Le Républicain de Chinon leur adresse
ses condoléances sincères et émues.
Banquet des 43 ans
— de la classe 1912 —
En souvenir de leur 45e année, heureux de
se retrouver groupés après les tragiques
épreuves du trop récent et douloureux passé,
la plupart des anciens poilus de la classe 1912,
rescapés de la région chinonaise, se trouvaient
réunis dimanche 21 février à l’hôtel du Lion
d’Or, chez notre sympathique Mme Pasquier.
ün temps splendide — gaieté des cienx I — de
la gaieté dans les esprits, de la vraie fraternité
ont marqué cet heureux jour sous les auspices
duquel se sont formés les meilleurs voeux pré-
sents et futurs.
Le soleil, la nature, en nnion avec le soleil
spirituel des quelque vingt convives rassemblés
dans le plus charmant décor — et enfin la
délicieuse et pure liqueur des treil'es du Chino-
nais y aidant, Ont fait de ce banquet si bien
réussi, un jour inoubliable pour les poilns.
Bon nombre d’entre eux ont fait entendre
leurs plus gai< répertoires sous l’heureuse
inspiration du fluide des meilleures bouteilles
de l’hAtel du Lion d’Or, notamment le cama-
rade Galland.
Au cours du banquet, le camarade Delalay
prononça un discours de circonstance : Rappel
des sacrifi es douloureux et voeu pour la fin
de la plus cruelle et inique des folies humaines !
Après le banquet, qui ne s’acheva qu’à la nuit
tombante, le joyenx groupe organisa, en antos,
une tournée « d’arrosage » à travers Chinon et
ses environs, chez divers camarades, notam-
ment au charmant nid de bonheur de l’aimable
facteur des postes, M. Begarie, où ils reçurent,
notamment de sa charmante éponse, les plus
chaleureux accueils et les pins perfides potions
du meillenr coin de sa cave.
C’est vers 22 heures seulement que, sans
incident, tout le monde se dispersa, emportant
le meilleur souvenir général et souhaitant de
se retrouver tous dans cinq ans. Nos meilleurs
voeux et nos félicitations aux organisateurs,
MM. Desbordes et Galland, ainsi qu’l Mme
Pa&qoier et ses sympathique et dévoué! sers
vitawi.
Formons les voeux les plus féconds pour que
le Destin, le maître des fragiles humains, nous
rassemble tous et plus nombreux encore, en
1942, sans avoir trahi et nos voeux et nos légi-
times espoirs pacifiques.
Fêles de la Mi-Carême
A l’occasion des fêtes de la Mi-Carême,
le préfet d’Indre-et-Loire autorise les
débitants de boissons et restaurateurs du
département à laisser leurs établissements
ouverts toute la nuit du dimanche 7 au
lundi 8 mars 1937.
Mesdames,
Mesdemoiselles,
Messieurs,
Si vous voulez passer une bonne soirée
Venez écouter les réputés fantaisistes
BOB et RIB
AU GALA DE BIENFAISANCE
de la Mi-Carême
Après le Concert
Bonne soirée
XK passer
Le 6 Mars
à grand Orchestre
AVIS
M. PO LL ET, photographe, 86,
qu»i Jeanne d’Arc, Chinon, successeur
de M. P RIO U, a l’avantage d’informer
sa clientèle de la réouverture de la
maison pour le j«udi 25 février.
Dspuis près de trois mois, l’exploita-
tion avait été momentanément snspendne
en raison de grosses transformations,
lesquelles sont en voie d’achèvement.
Une installation professionnelle entière-
ment nouvelle, an agencement moderne
des plus confortable dans nn cadre gai et
propre ne laisser^ jpart—’oaw», sera as-
suré d’obtenir un travail artistique et
soigné. Une salle de pose très spacieuse
permet dorénavant la photographie des
groupes de noces et sociétés ; bien chauf-
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Les Bleuets de la classe 17
vont fêter leur Quarantaine
Un banquet delà quarantaine, organisé
par les Bltaels de la classe 17, sera servi
par le maître queux Sabat, le dimanche
14 mars, à 12 heures, qui, à partir de cette
date, réouvrira l’hôtel Gargantua, rue
Voltaire. C'est donc dans les salons de
l’Hôtel, au style moyen âgeux, qu’aura littt
cette soirée amicale de la quarantaine,
qui sera suivie à 20 heures d’un grand
bal.
Des cartes de banqaet et d’entrée an
bal, au prix de 5 francs, peuvent être re-
tirées dès maintenant chez M. Audeçon,
bijoutier.
Remerciements d’Obsèquefe
Mme Elouard JACQUET ;
Mme veuve LECOMTE ; M. l’Abbé
LECOMTE;
M® Frédéric JANVIER, notaire hono«
raire, et M* René JANVIER, notaire,
remercient bien sincèrement les per-
sonnes qui ont assisté aux obsèques de
Monsieur Edouard JACQUET
ainsi qae celles qui leur ont fait parvenir
des marques de sympathie en cette dou-
loureuse circonstance.
Ils prient les personnes qui n’ont pas
reçu d’invitation d’excuser cet oubli invo*
lontaire.
Le Service de huitaine sera célébré A
F Eglise Saint Etienne, le lundi l9t mars,
à 10 heures.
GRAND BAL
Le C. N. M. des Jeunesses Socialistes^
section de Chinon, organise un gaand bal
de naît qui aara lien le samedi 27 fé-
vrier 1937, à 20 heures, salle du café
des Colonnes, avec le concours assuré dû
meilleur orchestre de la rigioù.
Tombola, cotillon, intermèiest attrac-
tions diverses, boffet.
Tous l«s amis de la dame Qt de U
gaieté août cordûlmtmt invité^
1-
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