Titre : Le Conservateur : journal industriel de Mazamet, politique, commercial, littéraire et agricole
Éditeur : [s.n.] (Mazamet)
Date d'édition : 1886-01-17
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32747412g
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 17 janvier 1886 17 janvier 1886
Description : 1886/01/17 (A17,N3). 1886/01/17 (A17,N3).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG81 Collection numérique : BIPFPIG81
Description : Collection numérique : BIPFPIG81 Collection numérique : BIPFPIG81
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t51040978b
Source : Archives départementales du Tarn, FOPER309
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 12/02/2023
Oix-Septïèrae année N<> Z
Pabaissant le Dimanche
17 Janvier I8&6
CONSERVATEUR
|«fl> c. le numéro-
(JOURNAL INDUSTRIEL DE MAZAMET
10 e. le numéor.
POLITIQUE, COMMERCIAL, LITTÉRAIREET AGRICOLE
PRIX DE L'ABONNEMENT
Tarn et départements limitrophes :
5 fr. — Six mois, 3 fr.—Trois mois, 2 fr.
Fronce et Algérie :
Un an, 8 fr. — Six mois, 4 fr.
Les abonnements se paient d'avance.
Un an,
Les abonnements et Annonces sont reçus au bureau du
journal, rue Centrale, et à Paris, chez MM. Havas
Ladite, Bullier, 8, place de la Bourse, et chez M
Builier jeune, rue Vivienne, 33.
PRIX DES ANNONCES;
Publications légales... 20 c. la ligaa
Réclamés. ••••••••««
Annonces diverses 25
Tout ce qui concerta les Annonces doit être adreai
à l Imprimerie Cambon, rue Centrale.
MAZAMET, LE 16 JANVIER 1886
Le ministère a vu le jour grâce à
la dextérité avec laquelle la petite
souris blanche a su se glisser à tra-
ïers les mailles du filet parlemen-
taire. Certes ce n'était pas une beso-
gne aisée que de réunir autour d'un
lapis vert une douzaine de bonhom-
mes ayant sur toute question des
opinions assez éloignées pour satis-
faire toutes les nuances de la majo-
rité républicaine, et assez voisines
pour ne pas les mettre aux prises, à
la première séance. C'était un pro
lilème délicat de faire marcher la
sin dans la main des opportunistes
f des radicaux, des partisans et des
Adversaires de la séparation de l'Ê-
gliseet de l'Etat; des admirateurs du
lonkin et des ennemis de !a politique
coloniale, de faire donner le baiser
do paix aux mamelucks de M. Jules
Forry par les fidèles de M. Clémen-
ceau !
Il le fallait pourtant, sous peine de
*°ir le nouveau ministère durer ce
lue durent les roses, l'espace d'un
®a|in. et encore. Il le fallait pour
réunir derrière celte collection de
Polichinelles une claque assez com-
Pac'e pour leur permettre de jouer
leur farce sans trop de sifflets.
Le doux Freycinel y est parvenu
aPrês bien des efforts, et les jour-
ûaux républicains de triompher. Le
Vo'là enfin ce fameux ministère de
Ufhcentration qui doit conduire l'ar-
républicaine unie et compacte
pinieaux beaux jours d'autan à
de ce qui reste encore de-
°W 'a France, au milieu des rui-
^ amoncelées de toutes parts ! ce
U'slèie qoî doit couper la dernière
S" » fhyd
Mie
Ire de la réaction, à la-
pas ')aP !)arentllès,e il en a repoussé
^ns ces derniers temps.
^ ^ a encore pourtant, même
ki ^ Fan°S r^Publicains, quelques
de bon sens égarés, ou
quelques naïfs endurcis qui se de-
mandent avec ane certaine inquié-
tude comment ce cabinet de concen-
tralion pourra bien faire pour ame-
ner à bonne fin la plus petite des ré-
formes promises tant de fois et si
haut aux électeurs. Ils craignent, les
pauvres niais ! que, les ministres
ayant des idées diamétralement op-
posées sur les susdites réformes, les
uns ayant promis blanc, les autres
noir, on n'ait quelque peine à trou-
ver une formule qui n'en mécontente
aucun, et ils redoutent vivement que
la concentration n'aboutisse à des
coups de poing à la première
épreuve, comme ces étoffes à bon
marché qui de rouges, bleues ou
vertes , deviennent uniformément
blanches à la moindre ondée, au
grand détriment de ceux qui les ont
endossées.
Quelle candeur ! la formule est
toute trouvée : l'un veut aller à gau-
che, l'antre à droite? C'est très sim-
pie, on n'ira nulle part ; personne ne
pourra se plaindre. Le ministère, ou
je me trompe fort, ressemblera à
l'âne de Buridan entre ses deux bot-
tes de foin. S'il veut brouter le foin
opportuniste, Ciémenceau* fait un
geste de sa dextre tonitruante et le
ministère n'est plus que poussière ; si
d'aventure le foin radical tente son
appétit, Ferry secoue ses favoris léo-
niens, et avale Freycinel comme une
bouché de pain, ainsi qu'il l'a déjà
fait plusieurs fois du reste.
II parait que Freycinet cherche un
programme. Quand il l'aura trouvé
et formulé, vous verrez que ce pro-
gramme dégagé des lieux communs
ordinaires sur la grandeur de la Ré-
publique et les innombrables vertus
de ses défenseurs se résumera en
trois mots : ne rien faire. Eh mon
Dieu ! ce programme en vaut bien
un autre ! Ne rien faire du tout,
c'est ce qne peut faire de mieux le
ministère actuel pour lui-même,
dont il prolongera ainsi l'existence,
et tout gouvernemnnt républicain
pour le pays dont il compromet tou-
jours les intérêts, dès qu'il agit.
Jean Fouettard
Dans le Matin. M. Paul de Cassa-
guac, après s'être retroussé les mau-
ches, donne de main de maître les étri-
vières à MM. de Freycinet, Goblet et
autres. Et d'abord à^tout seigneur tout
honneur ; M. de Freycinet passe le
premier .
Il a passé sa vie à tromper tout le
monde, à lâcher tout le monde, car il
vient de trahir M. Brisson 'comme il
avait trahi Gambetta; comme il avait
trahi M. Ferry,
Courbé sous le mépris public en 1882
quand il tomba du pouvoir, il s'est re-
levé avec la souplesse du roseau qui
brave la^ter ipète.
Je me souviens encore des huées qui
le poursuivirent alors.
Le Journal des Débats affirmait qu'il
n'était pas un hommo capable de gou-
verner, que les jambes lui manquent ;
qu'il n'a su ni agir, ni s'abstenir, ni
marcher, ni s'asseoir.
La Justice, organe de M. Clémen-
ceau, se montrai particulièrement cruel-
le/Voici son jugement :
« Je demande sFquelqu'un croit pou-
voir le restaurer. Il a essayé^de vivre
sans politique, au jour le jour, rusant
avec les choses, avec les hommes, et il
est tombé dans un tel gâchis qu'il n'est
plus repèchable. C'en est fait de l'ia-
génieux système qui consiste à ne sa-
voir jamais ni ce qu'on pense, ni ce
qu'on veut. »
La République française appelait le
cabinet de M. de Freycinet, le plus
délétère des gouvernements que le pays
ait subis depuis quelques années.
Et ce cabinet, chute sans précédent,
s'écroulait sous 416 voix contre 75!
Dès le lendemain , la République
française, revenant à la charge , le
piétinait en visant particulièrement M.
Goblet qui en faisait partie, disant:
« La tâche serait lourde et pénible
s'il fallait faire le dénombrement des
ruines accumulées par le cabinet du 30
janvier, ou, pour parler plus exacte-
ment, par les ministres de l'intérieur
et des affaires étrangères ;— le minis-
tre de l'intérieur était M. Goblet.—-Ja-
mais, sauf au temps des grandes catas¬
trophes nationales, le pays n'avait reçu
de si rudes atteintes.... »
Pourquoi ce langage sanglant ?
Parce que l'Agence Havas avait eu
le triste courage de publier une dépè-
che mon3truese qui jette une honte
ineffaçable sur M. de Freycinet, dépè-
che ainsi conçue :
« Londres, 3 août 1832.
« On télégraphie de Berlin au Times:
« Le prince de Bismarck a chargé
l'ambassadeur d'Allemagne à Paris ,
prince de Hohenlohe, d'exprimer à M.
de Freycinet le profond regret que lui
a fait éprouver la chute du cabinet
français.
« Il espère voir M. de Freycinet
rentrer aux affaires et ajoute que,
dans ce cas, lo gouvernement allemand
serait disposé à soutenir, autant qu'il
le pourrait, la politique française en
Orient.»
Et la République Française, jour-
naldeMM. Baïhxutet Develle, aujour-
d'hui ministres avec M. de Freycinet,
s'écriait avec une véhémente indigna-
tion contre ce Français devenu le va-
let de la Prusse :
« La dépêche du Mimes a dépassé le
but et renversé les espérances de ceux
qui cherchent à l'étranger un appui
qu'ils ne sauraient plus trouver ici ni
dans le Parlement, ni dans le pays.
Elle a ouvert les yeux aux optimistes
les plus indulgents.
« Les ennemis de M. de Freycinet
peuvent se réjouir de le voir tomber si
si bas. »
Et ce sont les mêmes hommes, Go-
blet et Freycinet, auteurs de ruines
accumulées, assimilés à des catastro-
plies nationales, noyés au point de n'è-
tre plus repêchables, incapables, cher-
chant leur appui à l'étranger, et tombés
si bas, qu'on destine au relèvement de
la France et à l'affermissement de la
République I
Après avoir été si sales, peuvent-ils
donc, en si peu de temps, être redeve-
nus si propres ?
Ayant été récemment si misérables ,
sont-ils maintenant si honnêtes ?
Et nous offrira-t-on comme des joyaux
ces débris pourris jetés par les répu-
fclicains eux mêmes dans la boite aux
ordures ?
Aussi nous comprenons très bien que
les opportunistes, aujourd'hui, se tien-
nent sur la réserve et confessent leur
déception, c'est leur mot d'hier, mal-
Pabaissant le Dimanche
17 Janvier I8&6
CONSERVATEUR
|«fl> c. le numéro-
(JOURNAL INDUSTRIEL DE MAZAMET
10 e. le numéor.
POLITIQUE, COMMERCIAL, LITTÉRAIREET AGRICOLE
PRIX DE L'ABONNEMENT
Tarn et départements limitrophes :
5 fr. — Six mois, 3 fr.—Trois mois, 2 fr.
Fronce et Algérie :
Un an, 8 fr. — Six mois, 4 fr.
Les abonnements se paient d'avance.
Un an,
Les abonnements et Annonces sont reçus au bureau du
journal, rue Centrale, et à Paris, chez MM. Havas
Ladite, Bullier, 8, place de la Bourse, et chez M
Builier jeune, rue Vivienne, 33.
PRIX DES ANNONCES;
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Réclamés. ••••••••««
Annonces diverses 25
Tout ce qui concerta les Annonces doit être adreai
à l Imprimerie Cambon, rue Centrale.
MAZAMET, LE 16 JANVIER 1886
Le ministère a vu le jour grâce à
la dextérité avec laquelle la petite
souris blanche a su se glisser à tra-
ïers les mailles du filet parlemen-
taire. Certes ce n'était pas une beso-
gne aisée que de réunir autour d'un
lapis vert une douzaine de bonhom-
mes ayant sur toute question des
opinions assez éloignées pour satis-
faire toutes les nuances de la majo-
rité républicaine, et assez voisines
pour ne pas les mettre aux prises, à
la première séance. C'était un pro
lilème délicat de faire marcher la
sin dans la main des opportunistes
f des radicaux, des partisans et des
Adversaires de la séparation de l'Ê-
gliseet de l'Etat; des admirateurs du
lonkin et des ennemis de !a politique
coloniale, de faire donner le baiser
do paix aux mamelucks de M. Jules
Forry par les fidèles de M. Clémen-
ceau !
Il le fallait pourtant, sous peine de
*°ir le nouveau ministère durer ce
lue durent les roses, l'espace d'un
®a|in. et encore. Il le fallait pour
réunir derrière celte collection de
Polichinelles une claque assez com-
Pac'e pour leur permettre de jouer
leur farce sans trop de sifflets.
Le doux Freycinel y est parvenu
aPrês bien des efforts, et les jour-
ûaux républicains de triompher. Le
Vo'là enfin ce fameux ministère de
Ufhcentration qui doit conduire l'ar-
républicaine unie et compacte
pinieaux beaux jours d'autan à
de ce qui reste encore de-
°W 'a France, au milieu des rui-
^ amoncelées de toutes parts ! ce
U'slèie qoî doit couper la dernière
S" » fhyd
Mie
Ire de la réaction, à la-
pas ')aP !)arentllès,e il en a repoussé
^ns ces derniers temps.
^ ^ a encore pourtant, même
ki ^ Fan°S r^Publicains, quelques
de bon sens égarés, ou
quelques naïfs endurcis qui se de-
mandent avec ane certaine inquié-
tude comment ce cabinet de concen-
tralion pourra bien faire pour ame-
ner à bonne fin la plus petite des ré-
formes promises tant de fois et si
haut aux électeurs. Ils craignent, les
pauvres niais ! que, les ministres
ayant des idées diamétralement op-
posées sur les susdites réformes, les
uns ayant promis blanc, les autres
noir, on n'ait quelque peine à trou-
ver une formule qui n'en mécontente
aucun, et ils redoutent vivement que
la concentration n'aboutisse à des
coups de poing à la première
épreuve, comme ces étoffes à bon
marché qui de rouges, bleues ou
vertes , deviennent uniformément
blanches à la moindre ondée, au
grand détriment de ceux qui les ont
endossées.
Quelle candeur ! la formule est
toute trouvée : l'un veut aller à gau-
che, l'antre à droite? C'est très sim-
pie, on n'ira nulle part ; personne ne
pourra se plaindre. Le ministère, ou
je me trompe fort, ressemblera à
l'âne de Buridan entre ses deux bot-
tes de foin. S'il veut brouter le foin
opportuniste, Ciémenceau* fait un
geste de sa dextre tonitruante et le
ministère n'est plus que poussière ; si
d'aventure le foin radical tente son
appétit, Ferry secoue ses favoris léo-
niens, et avale Freycinel comme une
bouché de pain, ainsi qu'il l'a déjà
fait plusieurs fois du reste.
II parait que Freycinet cherche un
programme. Quand il l'aura trouvé
et formulé, vous verrez que ce pro-
gramme dégagé des lieux communs
ordinaires sur la grandeur de la Ré-
publique et les innombrables vertus
de ses défenseurs se résumera en
trois mots : ne rien faire. Eh mon
Dieu ! ce programme en vaut bien
un autre ! Ne rien faire du tout,
c'est ce qne peut faire de mieux le
ministère actuel pour lui-même,
dont il prolongera ainsi l'existence,
et tout gouvernemnnt républicain
pour le pays dont il compromet tou-
jours les intérêts, dès qu'il agit.
Jean Fouettard
Dans le Matin. M. Paul de Cassa-
guac, après s'être retroussé les mau-
ches, donne de main de maître les étri-
vières à MM. de Freycinet, Goblet et
autres. Et d'abord à^tout seigneur tout
honneur ; M. de Freycinet passe le
premier .
Il a passé sa vie à tromper tout le
monde, à lâcher tout le monde, car il
vient de trahir M. Brisson 'comme il
avait trahi Gambetta; comme il avait
trahi M. Ferry,
Courbé sous le mépris public en 1882
quand il tomba du pouvoir, il s'est re-
levé avec la souplesse du roseau qui
brave la^ter ipète.
Je me souviens encore des huées qui
le poursuivirent alors.
Le Journal des Débats affirmait qu'il
n'était pas un hommo capable de gou-
verner, que les jambes lui manquent ;
qu'il n'a su ni agir, ni s'abstenir, ni
marcher, ni s'asseoir.
La Justice, organe de M. Clémen-
ceau, se montrai particulièrement cruel-
le/Voici son jugement :
« Je demande sFquelqu'un croit pou-
voir le restaurer. Il a essayé^de vivre
sans politique, au jour le jour, rusant
avec les choses, avec les hommes, et il
est tombé dans un tel gâchis qu'il n'est
plus repèchable. C'en est fait de l'ia-
génieux système qui consiste à ne sa-
voir jamais ni ce qu'on pense, ni ce
qu'on veut. »
La République française appelait le
cabinet de M. de Freycinet, le plus
délétère des gouvernements que le pays
ait subis depuis quelques années.
Et ce cabinet, chute sans précédent,
s'écroulait sous 416 voix contre 75!
Dès le lendemain , la République
française, revenant à la charge , le
piétinait en visant particulièrement M.
Goblet qui en faisait partie, disant:
« La tâche serait lourde et pénible
s'il fallait faire le dénombrement des
ruines accumulées par le cabinet du 30
janvier, ou, pour parler plus exacte-
ment, par les ministres de l'intérieur
et des affaires étrangères ;— le minis-
tre de l'intérieur était M. Goblet.—-Ja-
mais, sauf au temps des grandes catas¬
trophes nationales, le pays n'avait reçu
de si rudes atteintes.... »
Pourquoi ce langage sanglant ?
Parce que l'Agence Havas avait eu
le triste courage de publier une dépè-
che mon3truese qui jette une honte
ineffaçable sur M. de Freycinet, dépè-
che ainsi conçue :
« Londres, 3 août 1832.
« On télégraphie de Berlin au Times:
« Le prince de Bismarck a chargé
l'ambassadeur d'Allemagne à Paris ,
prince de Hohenlohe, d'exprimer à M.
de Freycinet le profond regret que lui
a fait éprouver la chute du cabinet
français.
« Il espère voir M. de Freycinet
rentrer aux affaires et ajoute que,
dans ce cas, lo gouvernement allemand
serait disposé à soutenir, autant qu'il
le pourrait, la politique française en
Orient.»
Et la République Française, jour-
naldeMM. Baïhxutet Develle, aujour-
d'hui ministres avec M. de Freycinet,
s'écriait avec une véhémente indigna-
tion contre ce Français devenu le va-
let de la Prusse :
« La dépêche du Mimes a dépassé le
but et renversé les espérances de ceux
qui cherchent à l'étranger un appui
qu'ils ne sauraient plus trouver ici ni
dans le Parlement, ni dans le pays.
Elle a ouvert les yeux aux optimistes
les plus indulgents.
« Les ennemis de M. de Freycinet
peuvent se réjouir de le voir tomber si
si bas. »
Et ce sont les mêmes hommes, Go-
blet et Freycinet, auteurs de ruines
accumulées, assimilés à des catastro-
plies nationales, noyés au point de n'è-
tre plus repêchables, incapables, cher-
chant leur appui à l'étranger, et tombés
si bas, qu'on destine au relèvement de
la France et à l'affermissement de la
République I
Après avoir été si sales, peuvent-ils
donc, en si peu de temps, être redeve-
nus si propres ?
Ayant été récemment si misérables ,
sont-ils maintenant si honnêtes ?
Et nous offrira-t-on comme des joyaux
ces débris pourris jetés par les répu-
fclicains eux mêmes dans la boite aux
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