Titre : Journal des débats politiques et littéraires
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1944-08-01
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 200316 Nombre total de vues : 200316
Description : 01 août 1944 01 août 1944
Description : 1944/08/01 (Numéro 1395). 1944/08/01 (Numéro 1395).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
Description : Collection numérique : La Grande Collecte Collection numérique : La Grande Collecte
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Révolution - Empire (1789-1815)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Restauration - Monarchie de Juillet (1814-1848)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIe République - Second Empire (1848-1870)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIIe République (1870-1914)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k511014c
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 22/01/2008
M* 1995 156'ANNEE
FRANC
fRtX CE LABOMHEMEMT
emoM 1 an
France «cotOttM.. t30tr. 950 ff.
Etru.nt;er(Afffr6du!t) isotr. SMfr.
~Etranger (autre payât 935
RËOACTtOM et AOMtNtSTR~TtOM
PftOVtSOIREMSNt
t3. Rut du Pert. CL6RMOMT FEftt<*HB
T<:té()h.;nëdaet. etAUtt))n)str.eT-0~
~'trf«et
OÉaATSAVCMtRCLERMOMTFd
C. 0. P. 0)ermont-Ferran
MARDt 1'~ AOUT ÏM4
JCmALDESDËËATS
POLITIQUES ET LITTÉRAIRES
Ctermont-Ferrand, le 31 juillet
t.em2rectH!L~utey
La presse entière a marqué
anniversaire décennal de la
mort du maréchal Lyautey. La
plupart des journaux, rendant
hommage au grand pacificateur
et au grand organisateur du
Maroc, ont souligné que depuis
sa. mort le prestige de son nom
n'a cessé de grandir en France
et dans le monde. Le chevalier
trançais Roger de Hauteville,
lorsqu'il établissait les assises
du royaume de Sicile, avait dit
< II n'est en rien porté atteinte
aux moeurs, coutumes et lois des
habitants. C'est bien le cas de
la France qui, depuis le début
de son histoire, a su respecter le
caractère et les traditions des
peuples qu'elle soumettait à son
autorité. Certaines nations s'im-
posent par la force, et' par la
force maintiennent leur auto-
rité. Ce fut toujours par la
bonté et la justice, que, dans ses
possessions lointaines la France
confirma et prolongea sa con-
quête. La conquête des cœurs
suivait aussitôt la conquête des
territoires. Ainsi que le disait le
maréchal Lyautey, dès le der-
nier coup de canon, 'c'est le
régne de la bonté et de la solli-
citude qui commence. Ce fut là,
sa grande méthode de coloni-
sation, comme elle avait été tra-
ditionnellement celle de notre
pays.-
Du Sahara à Madagascar et
& l'Indo-Chine, les tombes des
nôtres, du commandant Rivière
au Tonkin. du colonel Flatters,
dans le Sahara algérien, du
général Laperrine ou du père
de Foucauld dans le Hoggar, du
commandant Lamy au Tchad,
et de bien d'autres, disaient assez
ce que les Français ont voulu
apporter dans ces pays loin-
tains. Ce n'était pas le lucre qui
les poussait, ni le désir de pos-
session égoïste. L'âme de la con-
quête, c'était la volonté de faire
régner la paix, une paix de
compréhension et d'amour, la
paix française.
Si l'on compare l'état du Séné-
€at. du Soudan, de la Maurita-
nie, des territoires du Tchad ou
eud algériens, avant et après la
venue des Faidherbe, des Archi-
nard, des Galliéni, des Joffre,
des Laperrine, des Foureau, des
Lamy ou des Ooura.ud- on ne
peut que constater à quel point
ces peuples se sont trouvés
exhaussés par l'action civilisa-
trice des Français, qui les ont
amenés à une vie de travail et'
de moralité plus relevée, plus
heureuse et plus féconde.
Le maréchal Lyautey appa-
raît comme le prototype magni-
fique du grand ouvrier de cette
civilisation, spirituelle autant
que matérielle. Le général Gal-
liéni qui, l'avait choisi et gardé
avec lui au Tonkin et à Mada-
gascar, lui enseigna ses princi-
pes de colonisation. Il devait les
utiliser au Maroc. Partisan de
l'autorité (< montrer sa force.
pour ne p~s avoir à s'en servir ~)
de la générosité et du dévoue-
ment vis-a-vis des peuples colo-
nisés, le maréchal Lyautey vou-
lait avant tout, on le sait, que
leurs mœurs, leur religion et
leurs traditions fussent respec-
tées. Et il voulait que ceux-ci
devinssent ses amis. Ils le lui
rendaient bien. C'est au milieu
~nandé a dormir son dernier
sommeil. Après des obsèques
solennelles à Nancy, une fiotilie
officielle le transporta au Maroc
pour être déposé ensuite dans le
tombeau de style du pays, qui
avait été édifié à sa gloire.
D'esprit fier et indépendant,
ïie connaissant que la discipline
et la dépendance, de la patrie,
son génie se pliait peu aux vire-
voltes politiciennes. On le vit
bien quand il fut ministre. Son
génie était fait à la fois d'idéal
et de puissant réalisme. Soldat,
conquérant, diplomate, coloni-
sateur, il fut un organisateur
infatigable, un constructeur de.
villes, de ports, de routes, de
vo~ ferrées, d'hôpitaux, de dis-
pensaires, d'écoles, d'instituts
chimiques et agricoles. Partout
CONVERSATIONS A M!LAN
entre fonctioanaares itaMeas
et diplomates sovtetnques ?
Mi!tm. M jutOet. Un eemmunt-
<)ut otfieio )t* a Home, unnonçt~nt que dM conwersa-
tteanaffM tttt ttatien e~ dew Ftiquet de t' R. S. t
tES VMÉK BRtT~M~MS
SUR S!Ctt.E
nen~vR. ~) jnit)ft. Sfton dM-
inïormations parvenues de Home,
!cs Ang')&is cherchent -m)''thodique-
tncnt n d~tachfr la ~k'He de l'Ita-
iic. En lui Mcotdant une autono-
m!e appafente, ils xe vtsent qu'à
t'inporpoet' (ians te (.'ommon-
wcatth britannique.
H est déjà question df !ui don-
ner une constitutju): identique &
celle d~ Chyptp.
Le dessein des A'i~!ais app&rait
ctuh'ement Fuire t. Ja Sie'te un
bastion de t'etnpiru britannique en
MM)t(a la fois M&hf, C~vp)'e et la. Si-
ci)e, ils assutT]Me~ d'une façon
définitive, )eur i, u '~nination en
Mcditen'anée et p' m'aient ainsi
s'opposer eif:c.tc<'fn.'nt a l'influen-
ce croissante des J~ ats-Unis et de
ru.n.s.s. ·
« Nous maîtriserons l'ennemi »
>- MCL4M LE C~~L CUMJR/A!V
Rcr!in. 30 juiliet. Repondant &
um:~)n'atioap«s6ep.u'ttncwre!4))0n-
~a;)t.tit)nUt's:u'n)(')'sa~'nt.!*ntu.HKm jHiit'<'t)r.tt~.)tif)ue l)itt h's
).'oi.he~i) ~ic~t'ntr~ (.udtfMn* chct<~etft:tt-
t')aj")'M.t:r~fh'rutL<)~M;&iteM)<;f~)f~!j!ef!ftSO).'ie-
«~«Mffitrftox <'<'««'ntf~t;<0t<)'?;0t«
<'<'f!n~<'t07~€M~f7/tf. A'O~ f/i/~C.? p~M~ t!ct f.)'~~CMr «/)rf( <{Mt0rp"ti!«'~eMOM(yf!'te/'Sf'~Mt'fHintpeittt~tiH~'onf.tt~tK~tofn
9' 'jf)'« fie ifmjM ta )fteMtif'OtM. temps La.S..ilualLon., CIl ces
I.e cot'respM)dat)t t e~suit~ pote J&
ont'stton suivante: r
PEMOAMT LE WEEK EMO
LES LONDONIEN~
ont prïs tes trams d'asMut
pour fuir !es « V 1 H
Stockholm, 30 juitlet. Les cor-
respondants a. Londres des jom'-
naux suédois < Svcnska Dagblâ-
;.jdet x et Morgen 'l'!dnutg6n rap-
portent que les V-l t ont pro-
voque une véritable exode de ia.
population londonienne au cours
du week-end.
Les trains ont été litto'atement
pris d'assaut par des personnes dé-
sireuses do se rendre a.ussi loin
que possible afin de ne plus en-
tendte les hurtements des sirènes
et de M mettre à i'abri des explo-
sions.
PROCHAtNE RENCONTRE
GANDHt-DJINNAH
T.ondres, 30 jmUet. M. 0}in.
nah, président de )a t-igue nmane, tt accepte de MMCOtHrer
Gandhi.
M. CHICHIDA
SE REND EN U. R. S. S.
Tok~o. 36 juinet. M. Chichttta.
mini&tre tiu tta~on, c&t arriw& N Mot'
eeu où it *Mrit urt entretien awea
M. S*t«.U. R S. ?.
il développa son ardente activité.
Il avait publié plusieurs ouvra-
ges et était entré à l'Académie.
Son plus bel ouvrage tut le
Maroc.
Louis Barthou ava~t dit de
lui < Lyautey qui a eu quel-
quefois à. se plaindre des hom-
mes, n'a rien A craindre du
temps. Peu de carrières peuvent
affronter l'histoire avec de plus
beaux états de service. Les révo-
lutions déboulonnent les statues
mal assises. L'histoire décerne
les immortalités qui durent. Le
maréchal Lyautey est entré vi-
vant dans ce panthéon où l'idée
nationale fait les réconciliations
nécessaires. y
Les journaux britannMpies et américains exigent
ta rupture des relations turco-aHemandes
Ankara, M juillet. Dépôts
quelque temps, la presse angio-
americaine fait état pressio'n diplomatique exercée sur
la Turquie par Londres et
Washington, pression & laquelle
Moscou .prendrait egatement part.
Eife souUgne, a ce sujet, que ia
Turquie devrait donner à sa pof'-
ttque extérieure une direction qui
tiendrait davantage compte désirs des Soviet:
t)ans le ~s liste américain Farsen prétend que
!a Turquie a été i)tt gardien
iamenta.bie des Dardanelles, et
dëciare que le gouvernement so-
viétique exigera une modification
en sa. faveur de raccordtreux, estunant ~e contre turc
Une très ~brte tens/on ~o~t~ue rè~ne d Ankara
Ankara, 30 ~ui):et. Le sromx parte.
tementaire du cartj pettutaire reBUtttieatn
tft tt rtuntr tt ~er Mttt en aéance tterete
tt)tfattet) rfttfjestou, pfttkftnt ~)tua0en «ttrfturtt.
D'autre pttrt. ta gr tietttte M reuntrit )t août tn ! Btenitr*. au eeure <(e )a<tt< tn)t)*Mif tt"))peurra «re amttx a <'UM< Mtrtmt tn)Borten«.
CH Mt
7:nep<'Mfftof!e~tr<<;)t«VM4'o~<<;h'C't'st alors que le généra! Guderiait
& l'~tMndu ay~ uu touru'e ~ottittue
N"«9 t't'(fe<'<~tu.< /fironth!e t'o~' jt~ ~u~tt~ SHf~on~<'r d
jHui(~/t<.yj(Mf(~rfH'ftf/t/e(:. fMfnHMS4imteift«'j~t'(!< t'u~prcc~c~t ( ~<'iC~ff.dt<'<'Mtfwt'!e(it«)<)OMfM(M f< t!e ;t0~ dts~ost)Me (!OHttf i acfuct dfs ~ocfffs «*'H no/t seM!<'mCHf
hr;t',mat.~fMt.'ft'<'<;xet'i)tft'tfs<'o!-
<<'t'<9)tM ~root d )d''t0t<;cttt<'HeM
JLC C~MttMMM~MC
Grand quartier gênerai du Fua-.
rer, 30 juiltet. Com?~ue du
~~U< C~~t~f~~ t
Dca deux côtés de ]a. VUt. près de
Moyen, et dans le secteur de Bfîtucou-
dray-Pcrcy, ïes Américains ont poursui-
vi hier toute Ja journée leurs tentatives
de percéf. CcUes-ci ont été parfont rc-
pouaaées aptes des combats acharnés.
L'adversaire a subi de lourdes pertes
en hommes, 'Vingt-huit chars et ,sept~
avions ont été détruit-s par des unités de
l'armée de terre.
A J'aUe occidentale du front, noa di-"
misions, momentanément séparées du groa
de nos forces, sont parties de Couttuiees
et ont perc~ ieB iigtM*s ennemies en di-
rection du sud, occupant de nouvelles
positions dans te secteur de Gavray-
Ttelty.
Sui ]& reste du iront d& la tête de
pont, l'ennemi n'& cJffectué qu'une &Lta.-
que iocale sans succès au sud de Juvigny.
Dos Iorm&Eions de cb~se et de buttHUe
ont a.t.mtEu au cours dM combes ~nenB
six avions ennemis.
La )tuit dernière, de puissantes forma-
tions d t\onj) de combat lourds ont ef-
fectué des &ita.QUM posHions de départ de l'cnHemi au sud-
est de Caen et. dans le' secteur au sud-
oucat de Sain~LÔ
Vingt-sept terroristes ont été fusiUés
sur le territoire fr~he~is.
L~ Yiolcnt ttr de représaUïe:! descontinue sur Londres et ses environs.
EM ITALIR. nos troupes ont brise h'er
encore to~itcat les attaques que l'ennemi a
eïïeetueps laide de dtvi~jons indienne, j
Stid-aïricainM, néo-zélandaises &t. anglad- )
&ea. en ~ue de-pcrcer tCM Fiorenee. L'ad-
versaire qui avait pénétre dans nos posi-
tiMU. au aud-oue~t de !a vil~ & été rejeté
au cours d'une contfe-attaque aprè$ wn.
violant combat. z
Au conrx dopératjoM G~ nettopa.~e en
terr~t~dre ttaJien ïe& tfrroytstM Oïtt p€rdn
ctu 12 mai au 2t juUtet 8.3M tué& et. 7.M prisonniera.
SUR LE PROXT DE L'EST, dans les
contreforts des Carpathes, &msi qu'au
sud et au nord de Rg~eh&hof, d~s ïtMattups
ennemies ont été repoussées ou arrêtées
au cours de contre-attit'TjUcs.
Dans la grande boucle de la V'stule nos
troupes contrc-attaqu:ant ont pcjcté t* en-
nemi au-de~a du ïtcuve.
E.ntre Varsovie et Sicd'ce, les troupes
de l'armée! de terra et de& W~ffcn S.S.
continuent à livrer de durs combats aux
~orcca soviétiques qui avancent.
La. g~rnîsoc de Bre&t-Utoys~ (~ïl a?:ut
été pas&ae-Èremcnt coupée de ses arriè-
tcs. s'est frayée un chemin jusqu'à nos
tigae& en emportant ses biessës.
Entre ïe Bou~ moyen et Œi~a. nos
troupe ont arrfte lea violentas BtttaquM
des B-~chpviks près de Biaïy.*toïe et au
nord-eNt d~Ausustow.
~das détroits insuffisant durant
cette guerre.
Faisant aUusion au traité angto-
turc, les journaux britanniques et
américains exigen: la rupture des
relations entre la Turquie et l'Al-
lemagne.
Se~on la presse d'Ankara, le
gouvernement turc, à la suite <)e
la pression angto-arnericatne et
soviétique, se trouve placé devant
J'itttenM.tive suivante répondre
aux waeux du peupte turc, en res-
tant en dehor< du conftit et en
assurant ains) )M interêta vitaux
du pays, ou bien céder & la pres-
sion angto-américano-sovtetique, et
mettre ainsi la Turquie dans une
situation mititaire et potittaue dif-
fieite.
)M mtme< mitieux, «'entrer dant Mnt pttate tteeitiM, exi:e
tance.
On MuHBne, ega~*t))*nt, rtnt6r6t ttuo
rwéttnt acttUttenxnt te< eenttrsatiena
«u< M. yen Paptn, ambaMadeur tt'AHe-
mx~ne, tient d'a tte« M «ee ht diptomate* M Enfin. t'*nntxautrM out dant ta mer d* Marmara, «'a pat
ttt tant ausmeater h' trèt tert< ttneien
petittttUt «ui rtjtnt à Angara.
Le Parlement tare
va reprendre ses séance!
Ankara. 30 JuiUet. Le Parlement
turc reprendra ses séances Je 2 août en
rataon de )a situation pohttque. On ac-
corde t cette rentrée une srande impor-
tance.
Suspension totate du trafic
dans !es ec~x turques
Ankara. 30 juj)]et. Apr~s Jt* sus.
pension de ~a navigation dana Ja mer
Noire, le directeur scneral des lignes
maritimes turques n s:gne ce matin un
décret interdisant le tratic dam mer
Eeee.
A )~ suite de cette mesure ia naviga.
tton est totalement suspendue dana les
taux turques.
Les. navires de ta mer Noire te trou-
vent, pour ia p:upart, ancrés dans t'em-
bouchure du Bosphore, tandis que les
bateau-x du trafic turc mediterrancen se
trouvent tous rassembles dans lit mer
de Marmara.
Dans ]a région de Kaunas, l'ennemi a
déclenche une srande o~fenstve ainsï
qu'on s'y attendait. Kos formations blin-
dées, eoutre-at-taquànt, ont vnrrouiU'i plu'
pleura -pénétrations, a~rcs des combats
acharnes.
En Lettonie, les attaques 30vtétiq~îes
contre la vilte de Mitmï et au nord-cat de
Ponewisch sont Testées sans suceea.
Entre ]& Duna et Ïe !a.c PcIpouN, no&
~ren&dters ont main tenu leurs positions
en r<'sista~t. & de pu~s~ntex attaques lan
c6es &vec ra~pu~ de char&.
Sur rist.hine de N~rva. rcnnemi t'est
[[MM:~ à l'assaut de cos position-s aifec de
puissantes forces. D<;A unHés de l'armée
de terre et des Yolônta~ea germaniques
des' Waften-SS om r[:mpor~ sur ce point
un. complet succès d6îfnsif..Us ont Inflige
prennent! de très lourdes pertes, et ont
détruit 53 chars.
Lea forhations gavions de bataHÏe
ont coule sur la Vîstutt; ptusicurs bacs
Jodt'dpment chïu'gé~ 'et des péniches de
deba-rquetoent ennemis. Des avions
tM.tfds de combat, f~t attaqué de BU)t
des l'a~sembt~nients -de troupes ennemis
pt~ des poe~Hons de deparE, & l'est de t ~n~ndc boucle de Vistute.
Des bombardiers américains ont effec-
tué des raids terroristes contre l'Altema-
a-ne cemtrale et la vîHe de BïËmf. ~a po-
pulation a subi des pertes. 34 apparcïta
ennemis dont 31 bombardiers quadrimo-
teurs ont été aba~ua par la défense
aefit'nne.
Des avions bhtahn~nes. effectuant des
vt~s df harcèiatn~nt au-d~saus d< i'oueat.
de J'AUcmaHnc. ont lancé, de nuit, des
bombes sur qu~ques locatités.
Ekctnftcatioa ferroY!aire espa~oo!
MadfM. M tu'f't. J.c ~Ht'
MCfnent c~t!Ktt !«ffy<~MtMe poM* i'f'~fcfr~i- i-
fattOM ff'Mn<' y tc~'ia~e f.HOtam~ten; <'ftt
C? t"'f)S'H"* [MtK Mt!< fsf
e.«w<' t.aM;~) ~~ff«ï ttottf'-r~f ~~t < ~~t~.
LtREAUJOUR&'HUt
T-'fKMfWfHt hOft df !a ~MtH!f. P. C.
cfta–Ren6Uo:M.
t~ 'r/f~.trKT: .< P.tB/A M. ~t'.Wme
~OHx:o (thc.ttre ~nnt.Ct-or~'&t~ Pt;)'sc'L
JL'~Mcr MJoc&tnoM
LA JEUNESSE D'EMPÏRE
ET LE SPORT
La jeunesse indochinoise s'est
mise au sport; cite s'y porte mê-
me avec passion. On constate, avec<
étonn<'ment,Ies progrès accom-
plis, ces dernières années, paria
mouvement sportif dans les Etats
de l'Union. Précisons:
En trois ans, le nombre des so-
ciétés sportives est passé do ÏC9
a 1.200, avec près de '?)).brevetés. Les scolaires se comptent
par centaines de milliers. Les jeu-
nes amis du sport disposent, ac-
tueUement, de milte stades et de
cent-quarante piscines. Comment
leur nombre ne se muitipiierait-U
pas ?VoitÈ. pour les chiffres.
D'où vient une teife émutation î
Cet enthousiasme est en partie na-
turel mais il faut tenir compté
aussi du perfectionnement des mé-
thodes et de la variété des jeux,
d'une propagande bien conçue, qui
a aidé au développement de l'esprit
sportif et de la conscience sportive
_étroitement apparentés l'un a l'au-
tre, et ne pas oublier le sentiment
social et patriotique qui anim~
tous ~es mouvements de jeunesse.
La jeunesse ne peut que gagner
a cette pratique du sport mais
prenons un autre point de vue.
Protéger, arnéhorer les races In-
digènes, pour leur devenir, est un
des devoirs ue la France dans tou-
te l'étendue de son empire, et l'un
des buts de potre œuvre civilisa-
trice. Or le sport y contribue, et
son développement raisonné a.
une répercussion sur la vie indigè-
ne et, par conséquent, sur l'avenir
même d'un territoire.
La culture physique et le sport
ne se bornent pas à sauvegarder
une race ils peuvent la transfor-
mer radicalement. Quelle intéres-
sante recherche que celle de I&
création d'un nouveau type d'hom-
me ou la résurrection, dans sa.
plénitude, d'un n type originel
avant la déchéance due a des siè-
c)es dn misère et de négligence ) 1
Au sport,~ le jeune Indochinois,
souple et'fin par nature, devra.
une musculature plus puissante.
plus d'endurance, p)us de vivacité,
dont hériteront ses enfants. Et ces
considérations n'apparaissent pas
négligeables.
t.e développement sportif en In-
dochine s'exprime ainsi d'une fa-
çon écfatante. C'est un des traits
les p)us saillants de la vie indo-
chinoise de ces dernières années.
Il est aussi un des p)us surpre-
nants, car rien ne paraissait in-
cliner la population au goût de
l'effort physique considéré com-
me une fin en soi,
Constatons, en tout cas, un véri-
table engouement, chez l'indig&ne,
pour le sport. La Course du flam-
beau, le Circuit' des .Capitales, le
Championnat d'Indochine, I e
Tour de l'Indochine cycliste ont
suscité successivement un enthou-
siasme grandissant, sans~ cesse'en-
tretenu par des compétitions, des
rassembtem.ents périodiques, ~t,
bieit ~entendu, l'action excellente
du Commissariat général &ux
Sports.
Cette évolution apparaît donc
ties heureuse.
L'indigène se montra, longtemps
indifférent aux sports, qu'tt
voyait pratiqufr par quelques Eu-
ropéens. Le climat n'y i neitait
guère. L'esprit d'imitation, cepen-
dant, y convertit certains, ptu~
soucieux de se modernité: et qui
adoptèrent particuii~rement des
exercices en rapport avec leurs
poasibilnés physiques. Petit, min-
ce, souple, I'nnantite éta!t porte
piut~t VMS le cyclisme, le tennss.
)a. natation, le footbaH;!t ne son-
geait pa.s à. poser à l'athlète. s&
tnuacHiature réduite et son man-
que de souffle s'y opposaient.
SaJigott n'étant eUe pas, pour son
impcrtMce:, le gr~nd centre sportif
tout indiqué de l'Indochine ? C'est
de ta, d'attteurs que partit !o mou-
vement. Satig&n eut le prcm:cr sta-
de, le premier y~lodrame. }a pré-
mifrepiscinB.
L'Annam pt le Cambodge suivi-
'r<*ut .t'&xemple. Des compétitions
furent organisées. Courses do bi-
FRANC
fRtX CE LABOMHEMEMT
emoM 1 an
France «cotOttM.. t30tr. 950 ff.
Etru.nt;er(Afffr6du!t) isotr. SMfr.
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RËOACTtOM et AOMtNtSTR~TtOM
PftOVtSOIREMSNt
t3. Rut du Pert. CL6RMOMT FEftt<*HB
T<:té()h.;nëdaet. etAUtt))n)str.eT-0~
~'trf«et
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C. 0. P. 0)ermont-Ferran
MARDt 1'~ AOUT ÏM4
JCmALDESDËËATS
POLITIQUES ET LITTÉRAIRES
Ctermont-Ferrand, le 31 juillet
t.em2rectH!L~utey
La presse entière a marqué
anniversaire décennal de la
mort du maréchal Lyautey. La
plupart des journaux, rendant
hommage au grand pacificateur
et au grand organisateur du
Maroc, ont souligné que depuis
sa. mort le prestige de son nom
n'a cessé de grandir en France
et dans le monde. Le chevalier
trançais Roger de Hauteville,
lorsqu'il établissait les assises
du royaume de Sicile, avait dit
< II n'est en rien porté atteinte
aux moeurs, coutumes et lois des
habitants. C'est bien le cas de
la France qui, depuis le début
de son histoire, a su respecter le
caractère et les traditions des
peuples qu'elle soumettait à son
autorité. Certaines nations s'im-
posent par la force, et' par la
force maintiennent leur auto-
rité. Ce fut toujours par la
bonté et la justice, que, dans ses
possessions lointaines la France
confirma et prolongea sa con-
quête. La conquête des cœurs
suivait aussitôt la conquête des
territoires. Ainsi que le disait le
maréchal Lyautey, dès le der-
nier coup de canon, 'c'est le
régne de la bonté et de la solli-
citude qui commence. Ce fut là,
sa grande méthode de coloni-
sation, comme elle avait été tra-
ditionnellement celle de notre
pays.-
Du Sahara à Madagascar et
& l'Indo-Chine, les tombes des
nôtres, du commandant Rivière
au Tonkin. du colonel Flatters,
dans le Sahara algérien, du
général Laperrine ou du père
de Foucauld dans le Hoggar, du
commandant Lamy au Tchad,
et de bien d'autres, disaient assez
ce que les Français ont voulu
apporter dans ces pays loin-
tains. Ce n'était pas le lucre qui
les poussait, ni le désir de pos-
session égoïste. L'âme de la con-
quête, c'était la volonté de faire
régner la paix, une paix de
compréhension et d'amour, la
paix française.
Si l'on compare l'état du Séné-
€at. du Soudan, de la Maurita-
nie, des territoires du Tchad ou
eud algériens, avant et après la
venue des Faidherbe, des Archi-
nard, des Galliéni, des Joffre,
des Laperrine, des Foureau, des
Lamy ou des Ooura.ud- on ne
peut que constater à quel point
ces peuples se sont trouvés
exhaussés par l'action civilisa-
trice des Français, qui les ont
amenés à une vie de travail et'
de moralité plus relevée, plus
heureuse et plus féconde.
Le maréchal Lyautey appa-
raît comme le prototype magni-
fique du grand ouvrier de cette
civilisation, spirituelle autant
que matérielle. Le général Gal-
liéni qui, l'avait choisi et gardé
avec lui au Tonkin et à Mada-
gascar, lui enseigna ses princi-
pes de colonisation. Il devait les
utiliser au Maroc. Partisan de
l'autorité (< montrer sa force.
pour ne p~s avoir à s'en servir ~)
de la générosité et du dévoue-
ment vis-a-vis des peuples colo-
nisés, le maréchal Lyautey vou-
lait avant tout, on le sait, que
leurs mœurs, leur religion et
leurs traditions fussent respec-
tées. Et il voulait que ceux-ci
devinssent ses amis. Ils le lui
rendaient bien. C'est au milieu
sommeil. Après des obsèques
solennelles à Nancy, une fiotilie
officielle le transporta au Maroc
pour être déposé ensuite dans le
tombeau de style du pays, qui
avait été édifié à sa gloire.
D'esprit fier et indépendant,
ïie connaissant que la discipline
et la dépendance, de la patrie,
son génie se pliait peu aux vire-
voltes politiciennes. On le vit
bien quand il fut ministre. Son
génie était fait à la fois d'idéal
et de puissant réalisme. Soldat,
conquérant, diplomate, coloni-
sateur, il fut un organisateur
infatigable, un constructeur de.
villes, de ports, de routes, de
vo~ ferrées, d'hôpitaux, de dis-
pensaires, d'écoles, d'instituts
chimiques et agricoles. Partout
CONVERSATIONS A M!LAN
entre fonctioanaares itaMeas
et diplomates sovtetnques ?
Mi!tm. M jutOet. Un eemmunt-
<)ut otfieio )t*
tES VMÉK BRtT~M~MS
SUR S!Ctt.E
nen~vR. ~) jnit)ft. Sfton dM-
inïormations parvenues de Home,
!cs Ang')&is cherchent -m)''thodique-
tncnt n d~tachfr la ~k'He de l'Ita-
iic. En lui Mcotdant une autono-
m!e appafente, ils xe vtsent qu'à
t'inporpoet' (ians te (.'ommon-
wcatth britannique.
H est déjà question df !ui don-
ner une constitutju): identique &
celle d~ Chyptp.
Le dessein des A'i~!ais app&rait
ctuh'ement Fuire t. Ja Sie'te un
bastion de t'etnpiru britannique en
MM)t(
ci)e, ils assutT]Me~ d'une façon
définitive, )eur i, u '~nination en
Mcditen'anée et p' m'aient ainsi
s'opposer eif:c.tc<'fn.'nt a l'influen-
ce croissante des J~ ats-Unis et de
ru.n.s.s. ·
« Nous maîtriserons l'ennemi »
>- MCL4M LE C~~L CUMJR/A!V
Rcr!in. 30 juiliet. Repondant &
um:~)n'atioap«s6ep.u'ttncwre!4))0n-
~a;)t.
).'oi.he~i)
t')aj")'M.t:r~fh'rut
«~«Mffitrftox <'<'««'ntf~t;<0t<)'?;0t«
<'<'f!n
9'
I.e cot'respM)dat)t t e~suit~ pote J&
ont'stton suivante: r
PEMOAMT LE WEEK EMO
LES LONDONIEN~
ont prïs tes trams d'asMut
pour fuir !es « V 1 H
Stockholm, 30 juitlet. Les cor-
respondants a. Londres des jom'-
naux suédois < Svcnska Dagblâ-
;.jdet x et Morgen 'l'!dnutg6n rap-
portent que les V-l t ont pro-
voque une véritable exode de ia.
population londonienne au cours
du week-end.
Les trains ont été litto'atement
pris d'assaut par des personnes dé-
sireuses do se rendre a.ussi loin
que possible afin de ne plus en-
tendte les hurtements des sirènes
et de M mettre à i'abri des explo-
sions.
PROCHAtNE RENCONTRE
GANDHt-DJINNAH
T.ondres, 30 jmUet. M. 0}in.
nah, président de )a t-igue n
Gandhi.
M. CHICHIDA
SE REND EN U. R. S. S.
Tok~o. 36 juinet. M. Chichttta.
mini&tre tiu tta~on, c&t arriw& N Mot'
eeu où it *Mrit urt entretien awea
M. S*t«.
il développa son ardente activité.
Il avait publié plusieurs ouvra-
ges et était entré à l'Académie.
Son plus bel ouvrage tut le
Maroc.
Louis Barthou ava~t dit de
lui < Lyautey qui a eu quel-
quefois à. se plaindre des hom-
mes, n'a rien A craindre du
temps. Peu de carrières peuvent
affronter l'histoire avec de plus
beaux états de service. Les révo-
lutions déboulonnent les statues
mal assises. L'histoire décerne
les immortalités qui durent. Le
maréchal Lyautey est entré vi-
vant dans ce panthéon où l'idée
nationale fait les réconciliations
nécessaires. y
Les journaux britannMpies et américains exigent
ta rupture des relations turco-aHemandes
Ankara, M juillet. Dépôts
quelque temps, la presse angio-
americaine fait état pressio'n diplomatique exercée sur
la Turquie par Londres et
Washington, pression & laquelle
Moscou .prendrait egatement part.
Eife souUgne, a ce sujet, que ia
Turquie devrait donner à sa pof'-
ttque extérieure une direction qui
tiendrait davantage compte
t)ans le ~s
!a Turquie a été i)tt gardien
iamenta.bie des Dardanelles, et
dëciare que le gouvernement so-
viétique exigera une modification
en sa. faveur de raccord
Une très ~brte tens/on ~o~t~ue rè~ne d Ankara
Ankara, 30 ~ui):et. Le sromx parte.
tementaire du cartj pettutaire reBUtttieatn
tft tt rtuntr tt ~er Mttt en aéance tterete
D'autre pttrt. ta gr
CH Mt
7:nep<'Mfftof!e~tr<<;)t«
& l'~tMndu ay~ uu touru'e ~ottittue
N"«9 t't'
jHui(~/t<.yj(Mf(~rfH'ftf/t/e
hr;t',mat.~fMt.'ft'<'<;xet'i)tft'tfs<'o!-
<<'t'<9)tM ~root d )
JLC C~MttMMM~MC
Grand quartier gênerai du Fua-.
rer, 30 juiltet. Com?~ue du
~~U< C~~t~f~~ t
Dca deux côtés de ]a. VUt. près de
Moyen, et dans le secteur de Bfîtucou-
dray-Pcrcy, ïes Américains ont poursui-
vi hier toute Ja journée leurs tentatives
de percéf. CcUes-ci ont été parfont rc-
pouaaées aptes des combats acharnés.
L'adversaire a subi de lourdes pertes
en hommes, 'Vingt-huit chars et ,sept~
avions ont été détruit-s par des unités de
l'armée de terre.
A J'aUe occidentale du front, noa di-"
misions, momentanément séparées du groa
de nos forces, sont parties de Couttuiees
et ont perc~ ieB iigtM*s ennemies en di-
rection du sud, occupant de nouvelles
positions dans te secteur de Gavray-
Ttelty.
Sui ]& reste du iront d& la tête de
pont, l'ennemi n'& cJffectué qu'une &Lta.-
que iocale sans succès au sud de Juvigny.
Dos Iorm&Eions de cb~se et de buttHUe
ont a.t.mtEu au cours dM combes ~nenB
six avions ennemis.
La )tuit dernière, de puissantes forma-
tions d t\onj) de combat lourds ont ef-
fectué des &ita.QUM posHions de départ de l'cnHemi au sud-
est de Caen et. dans le' secteur au sud-
oucat de Sain~LÔ
Vingt-sept terroristes ont été fusiUés
sur le territoire fr~he~is.
L~ Yiolcnt ttr de représaUïe:! des
EM ITALIR. nos troupes ont brise h'er
encore to~itcat les attaques que l'ennemi a
eïïeetueps laide de dtvi~jons indienne, j
Stid-aïricainM, néo-zélandaises &t. anglad- )
&ea. en ~ue de-pcrcer tCM Fiorenee. L'ad-
versaire qui avait pénétre dans nos posi-
tiMU. au aud-oue~t de !a vil~ & été rejeté
au cours d'une contfe-attaque aprè$ wn.
violant combat. z
Au conrx dopératjoM G~ nettopa.~e en
terr~t~dre ttaJien ïe& tfrroytstM Oïtt p€rdn
ctu 12 mai au 2t juUtet 8.3M tué& et. 7.M
SUR LE PROXT DE L'EST, dans les
contreforts des Carpathes, &msi qu'au
sud et au nord de Rg~eh&hof, d~s ïtMattups
ennemies ont été repoussées ou arrêtées
au cours de contre-attit'TjUcs.
Dans la grande boucle de la V'stule nos
troupes contrc-attaqu:ant ont pcjcté t* en-
nemi au-de~a du ïtcuve.
E.ntre Varsovie et Sicd'ce, les troupes
de l'armée! de terra et de& W~ffcn S.S.
continuent à livrer de durs combats aux
~orcca soviétiques qui avancent.
La. g~rnîsoc de Bre&t-Utoys~ (~ïl a?:ut
été pas&ae-Èremcnt coupée de ses arriè-
tcs. s'est frayée un chemin jusqu'à nos
tigae& en emportant ses biessës.
Entre ïe Bou~ moyen et Œi~a. nos
troupe ont arrfte lea violentas BtttaquM
des B-~chpviks près de Biaïy.*toïe et au
nord-eNt d~Ausustow.
~das détroits insuffisant durant
cette guerre.
Faisant aUusion au traité angto-
turc, les journaux britanniques et
américains exigen: la rupture des
relations entre la Turquie et l'Al-
lemagne.
Se~on la presse d'Ankara, le
gouvernement turc, à la suite <)e
la pression angto-arnericatne et
soviétique, se trouve placé devant
J'itttenM.tive suivante répondre
aux waeux du peupte turc, en res-
tant en dehor< du conftit et en
assurant ains) )M interêta vitaux
du pays, ou bien céder & la pres-
sion angto-américano-sovtetique, et
mettre ainsi la Turquie dans une
situation mititaire et potittaue dif-
fieite.
)M mtme< mitieux,
On MuHBne, ega~*t))*nt, rtnt6r6t ttuo
rwéttnt acttUttenxnt te< eenttrsatiena
«u< M. yen Paptn, ambaMadeur tt'AHe-
mx~ne, tient d'a
ttt tant ausmeater h' trèt tert< ttneien
petittttUt «ui rtjtnt à Angara.
Le Parlement tare
va reprendre ses séance!
Ankara. 30 JuiUet. Le Parlement
turc reprendra ses séances Je 2 août en
rataon de )a situation pohttque. On ac-
corde t cette rentrée une srande impor-
tance.
Suspension totate du trafic
dans !es ec~x turques
Ankara. 30 juj)]et. Apr~s Jt* sus.
pension de ~a navigation dana Ja mer
Noire, le directeur scneral des lignes
maritimes turques n s:gne ce matin un
décret interdisant le tratic dam mer
Eeee.
A )~ suite de cette mesure ia naviga.
tton est totalement suspendue dana les
taux turques.
Les. navires de ta mer Noire te trou-
vent, pour ia p:upart, ancrés dans t'em-
bouchure du Bosphore, tandis que les
bateau-x du trafic turc mediterrancen se
trouvent tous rassembles dans lit mer
de Marmara.
Dans ]a région de Kaunas, l'ennemi a
déclenche une srande o~fenstve ainsï
qu'on s'y attendait. Kos formations blin-
dées, eoutre-at-taquànt, ont vnrrouiU'i plu'
pleura -pénétrations, a~rcs des combats
acharnes.
En Lettonie, les attaques 30vtétiq~îes
contre la vilte de Mitmï et au nord-cat de
Ponewisch sont Testées sans suceea.
Entre ]& Duna et Ïe !a.c PcIpouN, no&
~ren&dters ont main tenu leurs positions
en r<'sista~t. & de pu~s~ntex attaques lan
c6es &vec ra~pu~ de char&.
Sur rist.hine de N~rva. rcnnemi t'est
[[MM:~ à l'assaut de cos position-s aifec de
puissantes forces. D<;A unHés de l'armée
de terre et des Yolônta~ea germaniques
des' Waften-SS om r[:mpor~ sur ce point
un. complet succès d6îfnsif..Us ont Inflige
prennent! de très lourdes pertes, et ont
détruit 53 chars.
Lea forhations gavions de bataHÏe
ont coule sur la Vîstutt; ptusicurs bacs
Jodt'dpment chïu'gé~ 'et des péniches de
deba-rquetoent ennemis. Des avions
tM.tfds de combat, f~t attaqué de BU)t
des l'a~sembt~nients -de troupes ennemis
pt~ des poe~Hons de deparE, & l'est de t
Des bombardiers américains ont effec-
tué des raids terroristes contre l'Altema-
a-ne cemtrale et la vîHe de BïËmf. ~a po-
pulation a subi des pertes. 34 apparcïta
ennemis dont 31 bombardiers quadrimo-
teurs ont été aba~ua par la défense
aefit'nne.
Des avions bhtahn~nes. effectuant des
vt~s df harcèiatn~nt au-d~saus d< i'oueat.
de J'AUcmaHnc. ont lancé, de nuit, des
bombes sur qu~ques locatités.
Ekctnftcatioa
MadfM. M tu'f't. J.c ~Ht'
MCfnent c~t!
fattOM ff'Mn<' y
C? t"'f)S'H"* [MtK Mt!< fsf
e.«w<' t.aM;~) ~~ff«ï ttott
LtREAUJOUR&'HUt
T-'fKMfWfHt hOft df !a ~MtH!f. P. C.
cfta
t~ 'r/f~.trKT: .< P.tB/A M. ~t'.Wme
~OHx:o (thc.ttre ~nnt.Ct-or~'&t~ P
JL'~Mcr MJoc&tnoM
LA JEUNESSE D'EMPÏRE
ET LE SPORT
La jeunesse indochinoise s'est
mise au sport; cite s'y porte mê-
me avec passion. On constate, avec<
étonn<'ment,Ies progrès accom-
plis, ces dernières années, paria
mouvement sportif dans les Etats
de l'Union. Précisons:
En trois ans, le nombre des so-
ciétés sportives est passé do ÏC9
a 1.200, avec près de '?)).
par centaines de milliers. Les jeu-
nes amis du sport disposent, ac-
tueUement, de milte stades et de
cent-quarante piscines. Comment
leur nombre ne se muitipiierait-U
pas ?VoitÈ. pour les chiffres.
D'où vient une teife émutation î
Cet enthousiasme est en partie na-
turel mais il faut tenir compté
aussi du perfectionnement des mé-
thodes et de la variété des jeux,
d'une propagande bien conçue, qui
a aidé au développement de l'esprit
sportif et de la conscience sportive
_étroitement apparentés l'un a l'au-
tre, et ne pas oublier le sentiment
social et patriotique qui anim~
tous ~es mouvements de jeunesse.
La jeunesse ne peut que gagner
a cette pratique du sport mais
prenons un autre point de vue.
Protéger, arnéhorer les races In-
digènes, pour leur devenir, est un
des devoirs ue la France dans tou-
te l'étendue de son empire, et l'un
des buts de potre œuvre civilisa-
trice. Or le sport y contribue, et
son développement raisonné a.
une répercussion sur la vie indigè-
ne et, par conséquent, sur l'avenir
même d'un territoire.
La culture physique et le sport
ne se bornent pas à sauvegarder
une race ils peuvent la transfor-
mer radicalement. Quelle intéres-
sante recherche que celle de I&
création d'un nouveau type d'hom-
me ou la résurrection, dans sa.
plénitude, d'un n type originel
avant la déchéance due a des siè-
c)es dn misère et de négligence ) 1
Au sport,~ le jeune Indochinois,
souple et'fin par nature, devra.
une musculature plus puissante.
plus d'endurance, p)us de vivacité,
dont hériteront ses enfants. Et ces
considérations n'apparaissent pas
négligeables.
t.e développement sportif en In-
dochine s'exprime ainsi d'une fa-
çon écfatante. C'est un des traits
les p)us saillants de la vie indo-
chinoise de ces dernières années.
Il est aussi un des p)us surpre-
nants, car rien ne paraissait in-
cliner la population au goût de
l'effort physique considéré com-
me une fin en soi,
Constatons, en tout cas, un véri-
table engouement, chez l'indig&ne,
pour le sport. La Course du flam-
beau, le Circuit' des .Capitales, le
Championnat d'Indochine, I e
Tour de l'Indochine cycliste ont
suscité successivement un enthou-
siasme grandissant, sans~ cesse'en-
tretenu par des compétitions, des
rassembtem.ents périodiques, ~t,
bieit ~entendu, l'action excellente
du Commissariat général &ux
Sports.
Cette évolution apparaît donc
ties heureuse.
L'indigène se montra, longtemps
indifférent aux sports, qu'tt
voyait pratiqufr par quelques Eu-
ropéens. Le climat n'y i neitait
guère. L'esprit d'imitation, cepen-
dant, y convertit certains, ptu~
soucieux de se modernité: et qui
adoptèrent particuii~rement des
exercices en rapport avec leurs
poasibilnés physiques. Petit, min-
ce, souple, I'nnantite éta!t porte
piut~t VMS le cyclisme, le tennss.
)a. natation, le footbaH;!t ne son-
geait pa.s à. poser à l'athlète. s&
tnuacHiature réduite et son man-
que de souffle s'y opposaient.
SaJigott n'étant eUe pas, pour son
impcrtMce:, le gr~nd centre sportif
tout indiqué de l'Indochine ? C'est
de ta, d'attteurs que partit !o mou-
vement. Satig&n eut le prcm:cr sta-
de, le premier y~lodrame. }a pré-
mifrepiscinB.
L'Annam pt le Cambodge suivi-
'r<*ut .t'&xemple. Des compétitions
furent organisées. Courses do bi-
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