Titre : Journal des débats politiques et littéraires
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1944-07-27
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 200316 Nombre total de vues : 200316
Description : 27 juillet 1944 27 juillet 1944
Description : 1944/07/27 (Numéro 1391). 1944/07/27 (Numéro 1391).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
Description : Collection numérique : La Grande Collecte Collection numérique : La Grande Collecte
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Révolution - Empire (1789-1815)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Restauration - Monarchie de Juillet (1814-1848)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIe République - Second Empire (1848-1870)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIIe République (1870-1914)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k511010v
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 22/01/2008
1 FRANC
PRIX DE L'ABONNEMENT
t* iiium i aa
France et colonies 130 fr. 250 fr«
Etranger (Affr. réduit) 190 Ir. 380 fr.
Etranger (autre pays, 235 fr. 440 fr.
RÉDACTION et ADMINISTRATION
PROVISOIREMENT
13. Rua du Port, CLERMONT FERSAND
Têlépli. Rédacl. et Ailminlstr 6T01
H* ISSU 136* ANNEE
JEUDI 27 JUILLET 1M4
JOURNAL DES DEBATS
POLITIQUES ET LITTÉRAIRES
Airene télégraphique
O~B*TS*WemnCLERMOt)T Fd
DÉBATS-AVCNIHCLERMONT Fd d
Vc. O. Pi • Cîermont-FiVand 28.455
Clermont-Ferrand^le 26 Juillet L
LES AFFAIRES
Il y a quelques jours à peine,
on apprenait par la radiq bri-
tannique que d'après le corres-
pondant du New-York Times,
on s'occupait activement à
Washington du rééquipement et
de la reconstruction des routes
et des chemins de fer français.
Il paraîtrait qu'une grande
quantité de produits et de maté-
riel a déjà été envoyée en Afri-
que du Nord-et en Afrique occi-
dentale à ce sujet. Le corres-
pondant du journal de New-
York estime à 380 millions de
dollars la valeur dudit matériel,
soit à la somme de 20 milliards,
si l'on cote le dollar à 50 francs,
qui seront inscrits à notre débit,
et dont il faudra acquitter l'ad-
dition. Sans doute, par surcroîc
les Anglo-Américains nous offri-
ront-ils d'autres milliards pour
la reconstruction de tout ce qui
aura été détruit par eux dans
notre malheureux pays. Et tou-
tes ces sommes, il faudra bien
les régler. L'amputation de nos
colonies y pourvoira sans doute
de gré ou de force, sans comp-
ter l'or français de la Martini-
que et d'ailleurs, que déjà nous
sommes sûrs de ne jamais re-
voir. Ce sont là des faits cer-
tains.
Le temps, c'est de l'argent.
Mais, chez des nations d'un sens
pratique et commercial outran-
cier, la guerre doit être aussi
de l'argent, c'est-à-dire une
source d'affaires lucratives, bien
plus qu'une croisade. Et à
la veille des élections présiden-
tielles, le parti républicain et le
parti démocrate s'accordent pour
estimer que cette guerre doit
assurer avant tout à l'industrie
des Etats-Unis de nouveaux dé-
bouchés. La légion des capitai-
nes d'affaires de la république
exilée, se montre là-dessus
d'une unanimité parfaite, et
̃espèrent bien triompher.
Le gouverneur Devrey, candi-
dat républicain à la présidence
des Etats-Unis, disait il y a peu
de temps « Nous sommes favo-
rables à une aide aux pa.ys
< libérés > accordée sous forme
de crédits directs afin de leur
permettre d'acheter chez nous
Jes produits nécessaires à la
reconstruction de leur système
économique. Un autre jour le
président de la chambre de com-
merce américaine Johnston,
résumait ses impressions de
voyage en Russie par ces mots
« Cela signifie de nouveaux mar-
chés pour l'après-guerre. Le
Vice-président Wallace commen-
tait son voyage en Chine en
disant « Les Etats-Unis ont
une excellente occasion de jouer
tin rôle dans cette contrée, par
l'invertissement de nouveaux
capitaux. »
Quant aux pays créditeurs des
Anglo-Américains, comme les
Indes ou l'Egypte, ils devront
employer leurs crédits dans des
achats aux Etats-Unis, ou en
Grande Bretagne. La pensée
dominante de ceux-ci, est que
la guerre non seulement payât
tmàis fût une brillante affaire,
et qu'après avoir causé la ruine
et là dévastation d'une partie
du monde, elle apportât une ère
de prospérité aux financiers et
aux marchands anglo-améri-
cains. On veut rétablir au plus
vite l'activité de ces financiers
pour drainer autant qu'il sera
possible les réserves d'or pou-
vant encore exister, de par le
monde. La majeure partie de
l'or se trouvait à la fin de l'Au-
tre guerre aux Etats-Unis. Mais
depuis lors la Russie est deve-
nue un producteur d'or d'une
importance extraordinaire, ce
qui pourrait constituer un élé-
ment nouveau de répercussion
dans les alternances de l'écono-
mie mondiale, où le jeu des pon-
dérables ne resterait pas Indif-
férent.
Noua rappelons t n»s abonné! que
(•ut changement d'adresss «lolt »tr»
accompagné de la (•mmn de 2 Ir. 60
en timbres- posta.
proteste contre la formation i"
en U. R,S.S, d'an comité polonais f
de « libération » 1
Londres, 25 juillet. L'agence
officielle télégraphique polonaise,
porte-parole du gouvernement po-
lonais émigré, a déclaré hier soir
que la formation en U.ii.S.S. d'un
comité communiste polonais de
« libération •, dans lequel figure
la militante Wanda Wasilevvska, j
pouvait Wre considérée comme un
essai des usurpajeur ser leur direction politique à la
nation polonaise.
Elle a ajouté que les personnes `
faisant parti* de e comité étaient < (
en maioiMé comp'.èJemei t incon-
nues du peuple polonais.
Un nouveau raid de l'aviation américaine
CONTRE VALENCE
Valence, 25 juillet. Au cours d« l'alerte de cette nuit, qui a dur»
environ 35 minutes, la région do Valence, qui avait déjà été attaqué* hier
matin, « été de nouveau bombardée par l'aviation angU-amerieahia,
La région de la Crau également bombardée
Arles, 25 juillet. Lundi, dans ta matinée, l'alerte ̃ été% donnée
i Arle* et peu de temps après les bombardiers anglo-américains ont* déversé
loura engins meurtrier» sur. la région de Crau, détruisant de» immeubles
de ces agglomérations et quelques grands mas.
L'ambulance d'Arles s';st rendue sur les lieux peur évacuer les blessés
sur l'hôpital d» cette ville. (O.IM.-Havas)
Toulon, ville meurtrie, vit un cauchemar,
Toulon. 25 juillet. (De l'envoyé spé-
eiaJ de l'O.F.I.)
Le Midi de la France, en ces heures
de < libération » offre un visage boule-
George VI es! en Italie
Kaplei, 35 juillet., rr- Le roi d'Angle-
terre, qui doit effet-tuer* une tourné*
d'inspeotion sur le front d'Italie, est
arriva dimanche en avion a Naplea.
CÉNËREUSE INITIATIVE
Des cultivateurs vosgiens
versent 2.500.000 hmes
aux sinistrés d'Epinal
Nancy, 24 juillet. Récem-
ment, le* cultivateurs vosgiens
prenaient l'engagement de pré-
lover sur la vente de leur lait
10 centimes par litre pour aidor
la Corporation paysanne à faire
œuvre généreuse dans le dépar-
tement. Depuis le mois de juin,
ces modeste» prélèvements ont
permis de réunir 2.500.000 francs
qui vont être employés à soula-
ger les sinistré» d» bombarde-
ment» d'Epinal. (O.F.I.-Havas.)
1 M. CHASSEIGNE
prend des sanctions contre
des saboteurs du ravitaillement
Paris, «5 juillet. Le secrétaire
d'Etat au ravitaillement communique
A la demande de M. Chasseigne, se-
crétaire d'Etat au Ravitaillement. M.
Chassagnon, commissionnaire en fruits
et légumes, 51, rue Berger, a été Inter-
né à la suite de fausses déclarations
d'arrivages et de vente sans bons do-
miciliés.
En outre, M. Martin, du service dépar-
temental de répartition de fruits et lé-
guttes (service des bons d'approvisionne-
ment) » été arrêté et incarcéré pour
avoir vendu des bons qu'il devait distri-
buer aux détaillants. M. Martin a re-
connu les faits qui lui -étaient reprochés.
LES ACCORDS MONETAIRES
réalisés à Bretton Woods
devront être ratifiés
par 44 nations
Bretton-Woods, 25 juillet. Les
délégués à la conférence monétai-
re se sont mis en route pour rega-
gner leurs pays respectifs, après
avoir réalisé, au cours de trois se-
maines de vifs débats des accords
portant sur la création d'un fonds
international de stabilisation mo-
nétaire.
Ces accords sont loin d'être dé-
finitifs. Us doivent en effet être
soumis à l'approbation dès parle-
ments des 44 nations participan-
tes. Dans les milieux politiques
américains, on espère qu'ils se-
ront ratifiés au moment de la fin
des hostilités.
Cette ratification s'avérera sinon
aJ'due du moins très longue. Déjà,
M. Curtin, premier ministre aus-
tralien vient de déclarer que ton
gouvernement n'a pas encore ac-
cepté ni rejeté les résolutions vo-
tées à Bretton-Woods.
LES COMMENTAIRES DE M. PAUL MARION
DANS SON ÉDITORIAL RADIODIFFUSÉ
Vichy, 95 juillet. M. Paul Marlon,
secrétaire d'Etat auprès du chef du
Gou-veroemeot. a consacré son sklitorial
radiodiffusé a l'attentat qui a été com-
mis contre le chancelier Hitler.
Répliquant aux gaulliste», qui
avaient fondé leurs espoirs sur ;a réus-
site de ce crime, il a déclaré
Aujourd'hui, dans l'ordre de l'esprit,,
vous êtes ̃ allés si loin en hurlant aux
côtés de peaux-rouges et de Catres à l'as-
sassinat Individuel, que vous avez rompu
avec la substance même de nos traditions.
Jusqu'à présent, tant que la France avait
mené ses guerres elle-même, elle s'en était
remise a son armée, à son courage et au
dieu des combats pour vaincre ses enne-
mis. Elle avait toujours laissé à la Gran-
de-Bretagne le privilège de cette méthode
qui lui fit tenter dix fois d'assassiner Na-
poléon avant de le faire battre, par les
versé, où se lisent, à la fois, la stupeur
et la douleur.
Partout apparaissent les traces des ten-
tatives de l'Anglo-Amérlcain, tentatives
dont nul ne saurait dire si elles ont vou-
lu viser à l'élimination de l'occupant ou
à l'écrasement de notre malheureux pays.
Les faits sont la, en tout cas, pour
prouver que nos compatriotes du Sud ont
souffert profondément, dans leur chair et
dans leur esprit, des audaces des forte-
resses volantes, qui, du haut de leurs
carlingues crénelées ont laissé tomber la
more, et ses désolations.
Quand nous parvenons i Toulon, en
ce début d'après-midi provençal, la gran-
de cité maritime vient de subir jsa sixiè-
me agression aérienne, >
Le soleil semble avoir calciné la pier-
re, brûlé l'ameublement, tordu les us-
tensiles de cuisine et mordu au matériel
même de literie et à la lingerie. Et cette
cendre de ce qui fut des vies humaines
et le cadre où elles se mouvaient, au
moindre souffle brûlant de l'été, s'élè-
ve en un à voir avec son allure de deuil écrasant,
que rien ne pourra jamais plus consoler.
Ces désastres, cette misère accrochée
aux montants des bahuts et aux pieds
de taWe déchiquetés, aux matelas éven«
très et aux édredons qui furent moelleux
et tendres pour les hommes et qui main-
tenant gisent, pitoyables, leur laine clouée
aux murs par la mitraille, ce spectacle
angoissant de la mort qui vous assaille
à chaque coin de rue, lève mille images
d'une tuerie aussi ignoble qu'imbécile et
qui porte la marque, qu'on n'effa«:a ja-
mais, de la sauvagerie sans excuse de
nos anciens allies.
A découvrir et à dénombrer ces ruines
.de la ceinture au, visage, tu le ver.
ras tout entier >, celui qui, des nues, se
propose comme la sauvegarde suprême de
notre dépendance et de notre triomphe.
.Jamais nous n'avions ressenti toute
la force de ces vers de Dante.
Que viennent ils faire ?
Ils savant bien qu'il n'y a plus rien a
dc-iruire.
Les habitants se posent la question.
Ils ont beau la tourner et la retourner
dans leurs têtes, l'examiner sous tous ses
angles, ils ne comprennent pas.
L'un d'eux s'accroche à votre manche,
comme un pauvre qui a tout perdu, à
qut la peine coupe les jambes et de sa
main restée libre, il montre des masu-
res, des bâtiments écroulés, des artères
encombrées de matériaux
L'arsenal J On n'y travaille plus
depuis longtemps. Le port ? Qui songe-
rait encore à l'utiliser. Je vous dis que
c'est insensé. (O.F.I.-Havas).
En vue de l'intensification de la guerre totale
IL EST POSSIBLE QUE LE REICH PRENNE
D'IMPORTANTES MESURES
Berlin, 25 juillet. II est possi-
ble que les milieux officiels alie-
inanas portent prochainement à
Ja connaissance du public plu-
sieurs nouvelles mesures, dont
certaines ayaxH un caractère radi-
cal, prises en vue d'une intensi-
fication de la guerre totale. M.
Suendermann, -c4ïe presse du Reteh, donne à ce -sujet
des indications précieuses dans un
article ipubïié dans le Voellàscàer
Beobachter, H écrit, notamment
L'Allemagne, agissant selon le prin-
cipe qui consiste & faire tout ce qui
peut servir la victoire et à ne rien fiiro
qui. puisse entraver la lutte, est prôte à
engager même ses dernières réserves.
L'application de co principe affectera
Âprèî l'attentat contre le Fuhrer' -.a:
Cosaques, les Autrichiens et les Prussiens
Mais, aujourd'hui, vous avez perverti
jusqu'aux dispositions les plus nobles de
notre âme nationale et vous en êtes fiers.
La haine de l'Allemagne vous a telle-
ment obnubilés que vous n'êtes même plus
capablp. d'entrevoir le visage, la dignité
et les mtéiêts de la France. (O.F.I.).
Les adieux du maréchal Goering
au général Korten
Berlin, 25 juillet. Le maréchal
Hermann Goenng fait, hier, dans
les termes- suivants, ses adieux
au général d'armée Guenther Kor-
ten, chef d'état-major de l'avia-
tion, qui a succombé aux blessures
reçues lors de l'attentat contre le
Fuhrer.
Un destin tragique nous a enlevé le
général Guenther Koi'fén, En lui, la Luft.
waffe perd un officier d'une activité in-
fatigable et d'un dévouement oaiïs égal.
Il a rempli sa mission pleine de respon-
sabilité d'une façon exemplaire, pcison-
naiité militaire éminente, ;l s'est acquis
des lires inoubliables dans la lutte qui
décidera du sort du peuple allemand.
Je 'egrette en lui, non seulement un
de mes meilleurs collaborateurs Ifs plus
intimes, mats aussi un ami et un cama-
rade. Sa fidélité pour son Fuhrer bicn-
aimé, fid&Hé qu'ti a scellée de sa mort,
est pour nous tous un legs.
LA CARRIERE DU GENERAL KORTEN
Le général Korten, qui a succombé le
'22 juillet aux blessures reçues lors de
la tentative d attentat contre le Fuhrer,
avait été promu récemment, chef de
l'état-major de l'aviation en remplace-
ment du général Jesckonèck, décédé.
II était né à Cologne, le 26 juillet 1898,
et était le lils d'un architecte ^d'Etat.
Soldat dans un régiment d'artillerie de
campagne, il fut 'blessé à Arraa en
mai 1015.
Après la guerre, le lieutenant Korten
se spécialisa dans l'aviation.
Commandant dans un étac-mijor, en
183*. H était appelé, deux ans plus tard,
& la tête d'un groupe de reconni,&sance
aérien. Il fit la campagne en Poiogne en
qualité de colonel.
Le général Korten s'était parlisuiièro-
niciu distingué lors de ia conquête da la
Crète et avait été décoré de la croix de.
chevalier.
Avant sa nomination au grade de chef
d'état^major de l'aviation, le uéncrsi Kor-
ten avait été pendant une année entière
commandant en chef sur le front de
l'Est et se trouvait récemment à ia tète
d'un flotte aérienne.
L'éloge du général Brandt
par le général Guderian
Berlin, 25 juillet. Le général
Guderiati', chef de l'état-major gé
ncral, a fait l'éioga- du. général
Brandt, dans les termes suivants
Avec le général de brigade Brandt, l'ar-
.mée perd un officier remarquable, qui
s'était distingué entre tous par un senti-
ment du devoir, une fidélitô et une dis-
cipline uniques. Avuc un dévouenvsH dé-
sintéressé, U avait toujours mis toutes ëc£
facultés au service du Fuhrer et de sa
patrie^
L'armée pleure en lui un de &^s meil-
leurs officiers qui, par son loi e danô la
lutte pour l'indépendance de l'AUemign?,
6'est acquis des mérites inoubliables. L'ar-
mée Incline le drapsau de guerre 'du Reich
devant la dépouille du général Brandt, un
des meilleurs d'entre les siens.
LA CARRIERE DU GENERAL BRANDT
Le général de brigade Brandt, tué
au cours de l'attentat contre le Fuhrer,
appartient à une vieille famille de sol-
dats.
Né a Berlin-Charlottenbourg, le 11 mai
1W7, il était lo lils du général de cava-
lerie Brandt.
La 1er avril 1925, il était aspirant dans
un régiment de cavalerie originaire de
Lunnebourg. Lieutenant en 1028. puis s
aepitaine en 1936, il est entré à l'au-
tomne de la même année à l'Académie
de guerre et six mois plus tard à l'ê^av-
major de l'armée. En automne 1940 11 a
été appelé & la section stratégique de
l'état-major de l'armée ou il est resté
jusqu'à sa mort. Il avait été nomme eu
dernier liue, chef de section adjoins.
encore plus profondément que iu-us
n'avons l'habitude da lo voir jusqu'ici
la vie ds l'arriére et du front. U ne doit
y avoir actuellement de t plia-j-jej >
ni au front, ni & l'arrière, ni dans le
monde des travailleurs, ni dans jesv rangs
des combattants.
A l'arrière comme au front, tious de-
vrons noua habituer a renoncer à pas
mal de choses qui représentaient pour
nous uns existence normale. Nous sau-
rons noua passer de certaine: commo.
dites.
Pour assurer 1» victoire a'.leaiïadè,
nous nous priverons de tout v& qui n'est
pas indispensable & la vie. Koua consti-
tuerons dans le sens !e -îlus littéral du
mot, un peuple etgantesque de combat-
tants -et vous le resterons JusiVà ce que
l'heure- do la moisson soit venue.
l e
Les effets psycholegiques
des « V 1 »
Le journal allemand Rhcinisch
Westfdlische Zeitung consacre un
intéressant article aux effets psy.
chologiquos produits par les « V 1 »
sur la population britannique. Il
écrit, notamment
On peut se rendre compte de»
aujourd'hui des effets psychologi-
ques, si on se représente que tous
les moyens de défense sont dé-
faillants vis-à-vis des « V 1 », que
cette arme apparaît mystérieuse,
surnaturelle en quelque sorte et
inquiétante, que le chiffre qu'ella
porte annonce des suites et par.
là de gros soucis pour l'avenir.
Les rVl ne sont liés ni au
jour ni à la nuit et se désinté-
ressent des conditions atmosphé-
riques. Ils sont un péril constant
et une menace ininterrompue ils
ne comportent même pas ce sou-
pir de libération que l'on pousse
après des attaques aériennes. D au-
tres raisons .pourraient être en-
core invoquées pour prouver que
l'épreuve morale infligée à l'An-
gleterre par les ̃ VI doit être
grande. »
Et la Mieinisch Westlâiische-
Zeitung souligne ensuite l'inquiô-
tude, que les « V4. » ont fait naî-
tre dans l'esprit du Premier bri-
tannique, qui a fait a -leur sujet
une déclaration à la Chambre des
Communes.
« L'intention de Churchill étail
d'apaiser, écrit-elle, mais ce qu'il
à dit était un aveu. Churchill a re-
connu que des éléments considéra-
bles de l'aviation anglo-américaine
aviaent 4{é engagées contre les
« V 1 ». La nécessité de cette mise
en œuvre est à elle seule une
charge militaire,' d'autant plus
qu'elle n'a pas commencé au
1G juin seulement, mais qu elle re-
monte admettre aussi que 'as «VI» ·
aient eu une influence sur la data
du déclenchement de l'invasion,
en ce sens que la aienace d'une
a»-ms nouvelle créa tuie iJiôécuritJ
qui eut pour effet des retards. Les
grands raids contre des villes alle-
mandes, en particulier contre Ber-
lin, ne doivent pas être envisa-
gées seulement sous l'angle du
terrorisme ils procédèrent aussi^
d'une intention de provocation, en
vue d'amener une mise en œuvre
prématurée de l'arme secrète.
Des considérations de politique
intérieure ont déterminé Churchill
lorsqu'il a abandonné sa tactique
de silence pour se présenter devant
les Communes en Allemagne,
elles ne peuvent- jouer aucun rôle
déterminant, attendu que le peu-
ple allemand vit dans un tout au-
tre esprit, et qu'il fait confiance
à ses chefs même lorsque les char-
ges pèsent lourd sur ses épaules..
Çe qu'il y a de remarquable,
c'est que Churchill a évité de faira
vibrer les cordes moi aies il sait
bien que la responsabilité de l'An-
gleterre dans l'évolution de la
guerre vers une rigueur et vers
des destructions de plus en plus
grandes ne saurait être niée. Au
commencement, il y a eu le terro-
risme anglo-saxon Ce fut lui .qui
donna un tel caractère d'acharne-
ment à une guerre qui, même sous
la signe de l'aviation, aurait pu
je mouvoir dans dés limites hu-
mainement admissibles. Si cet!»
g-uerre est devenue plus cruelle et
plus destructrice qu'aucune guerre
n'a jamais été, la responsabilité
en incombe aux Britannique? et
aux Américains seuls, car ils ont
détruit bien au.de'a de la mesura
qui peut se justifies du point 'lo
vue militaire ils détruisent par
une sorte de sauvagerie, qui ne
compte que d'après les possibili-
tés qui luî sont fournies par le
nombre et la nature des moyens
de destruction. •
LIRE AUJOURD'HUI
LA VIS A PAHIS. « Néron », de M.
Jean Bacht ville, au théâtre Héberlat.
Noa Boyer. Ylngl-rim en*
après. Où en est le vrobllmc
à'anr~rbagcrnent de ia zone. tl,n
eicpaté du préfet de la Seine. –O.P.
CHRONIQUE DK LA VIS INTSLLKC-
TUKLLB. Poème».1 -»- Maijricô Blah-
ciiot.
PRIX DE L'ABONNEMENT
t* iiium i aa
France et colonies 130 fr. 250 fr«
Etranger (Affr. réduit) 190 Ir. 380 fr.
Etranger (autre pays, 235 fr. 440 fr.
RÉDACTION et ADMINISTRATION
PROVISOIREMENT
13. Rua du Port, CLERMONT FERSAND
Têlépli. Rédacl. et Ailminlstr 6T01
H* ISSU 136* ANNEE
JEUDI 27 JUILLET 1M4
JOURNAL DES DEBATS
POLITIQUES ET LITTÉRAIRES
Airene télégraphique
O~B*TS*WemnCLERMOt)T Fd
DÉBATS-AVCNIHCLERMONT Fd d
Vc. O. Pi • Cîermont-FiVand 28.455
Clermont-Ferrand^le 26 Juillet L
LES AFFAIRES
Il y a quelques jours à peine,
on apprenait par la radiq bri-
tannique que d'après le corres-
pondant du New-York Times,
on s'occupait activement à
Washington du rééquipement et
de la reconstruction des routes
et des chemins de fer français.
Il paraîtrait qu'une grande
quantité de produits et de maté-
riel a déjà été envoyée en Afri-
que du Nord-et en Afrique occi-
dentale à ce sujet. Le corres-
pondant du journal de New-
York estime à 380 millions de
dollars la valeur dudit matériel,
soit à la somme de 20 milliards,
si l'on cote le dollar à 50 francs,
qui seront inscrits à notre débit,
et dont il faudra acquitter l'ad-
dition. Sans doute, par surcroîc
les Anglo-Américains nous offri-
ront-ils d'autres milliards pour
la reconstruction de tout ce qui
aura été détruit par eux dans
notre malheureux pays. Et tou-
tes ces sommes, il faudra bien
les régler. L'amputation de nos
colonies y pourvoira sans doute
de gré ou de force, sans comp-
ter l'or français de la Martini-
que et d'ailleurs, que déjà nous
sommes sûrs de ne jamais re-
voir. Ce sont là des faits cer-
tains.
Le temps, c'est de l'argent.
Mais, chez des nations d'un sens
pratique et commercial outran-
cier, la guerre doit être aussi
de l'argent, c'est-à-dire une
source d'affaires lucratives, bien
plus qu'une croisade. Et à
la veille des élections présiden-
tielles, le parti républicain et le
parti démocrate s'accordent pour
estimer que cette guerre doit
assurer avant tout à l'industrie
des Etats-Unis de nouveaux dé-
bouchés. La légion des capitai-
nes d'affaires de la république
exilée, se montre là-dessus
d'une unanimité parfaite, et
̃espèrent bien triompher.
Le gouverneur Devrey, candi-
dat républicain à la présidence
des Etats-Unis, disait il y a peu
de temps « Nous sommes favo-
rables à une aide aux pa.ys
< libérés > accordée sous forme
de crédits directs afin de leur
permettre d'acheter chez nous
Jes produits nécessaires à la
reconstruction de leur système
économique. Un autre jour le
président de la chambre de com-
merce américaine Johnston,
résumait ses impressions de
voyage en Russie par ces mots
« Cela signifie de nouveaux mar-
chés pour l'après-guerre. Le
Vice-président Wallace commen-
tait son voyage en Chine en
disant « Les Etats-Unis ont
une excellente occasion de jouer
tin rôle dans cette contrée, par
l'invertissement de nouveaux
capitaux. »
Quant aux pays créditeurs des
Anglo-Américains, comme les
Indes ou l'Egypte, ils devront
employer leurs crédits dans des
achats aux Etats-Unis, ou en
Grande Bretagne. La pensée
dominante de ceux-ci, est que
la guerre non seulement payât
tmàis fût une brillante affaire,
et qu'après avoir causé la ruine
et là dévastation d'une partie
du monde, elle apportât une ère
de prospérité aux financiers et
aux marchands anglo-améri-
cains. On veut rétablir au plus
vite l'activité de ces financiers
pour drainer autant qu'il sera
possible les réserves d'or pou-
vant encore exister, de par le
monde. La majeure partie de
l'or se trouvait à la fin de l'Au-
tre guerre aux Etats-Unis. Mais
depuis lors la Russie est deve-
nue un producteur d'or d'une
importance extraordinaire, ce
qui pourrait constituer un élé-
ment nouveau de répercussion
dans les alternances de l'écono-
mie mondiale, où le jeu des pon-
dérables ne resterait pas Indif-
férent.
Noua rappelons t n»s abonné! que
(•ut changement d'adresss «lolt »tr»
accompagné de la (•mmn de 2 Ir. 60
en timbres- posta.
proteste contre la formation i"
en U. R,S.S, d'an comité polonais f
de « libération » 1
Londres, 25 juillet. L'agence
officielle télégraphique polonaise,
porte-parole du gouvernement po-
lonais émigré, a déclaré hier soir
que la formation en U.ii.S.S. d'un
comité communiste polonais de
« libération •, dans lequel figure
la militante Wanda Wasilevvska, j
pouvait Wre considérée comme un
essai des usurpajeur
nation polonaise.
Elle a ajouté que les personnes `
faisant parti* de e comité étaient < (
en maioiMé comp'.èJemei t incon-
nues du peuple polonais.
Un nouveau raid de l'aviation américaine
CONTRE VALENCE
Valence, 25 juillet. Au cours d« l'alerte de cette nuit, qui a dur»
environ 35 minutes, la région do Valence, qui avait déjà été attaqué* hier
matin, « été de nouveau bombardée par l'aviation angU-amerieahia,
La région de la Crau également bombardée
Arles, 25 juillet. Lundi, dans ta matinée, l'alerte ̃ été% donnée
i Arle* et peu de temps après les bombardiers anglo-américains ont* déversé
loura engins meurtrier» sur. la région de Crau, détruisant de» immeubles
de ces agglomérations et quelques grands mas.
L'ambulance d'Arles s';st rendue sur les lieux peur évacuer les blessés
sur l'hôpital d» cette ville. (O.IM.-Havas)
Toulon, ville meurtrie, vit un cauchemar,
Toulon. 25 juillet. (De l'envoyé spé-
eiaJ de l'O.F.I.)
Le Midi de la France, en ces heures
de < libération » offre un visage boule-
George VI es! en Italie
Kaplei, 35 juillet., rr- Le roi d'Angle-
terre, qui doit effet-tuer* une tourné*
d'inspeotion sur le front d'Italie, est
arriva dimanche en avion a Naplea.
CÉNËREUSE INITIATIVE
Des cultivateurs vosgiens
versent 2.500.000 hmes
aux sinistrés d'Epinal
Nancy, 24 juillet. Récem-
ment, le* cultivateurs vosgiens
prenaient l'engagement de pré-
lover sur la vente de leur lait
10 centimes par litre pour aidor
la Corporation paysanne à faire
œuvre généreuse dans le dépar-
tement. Depuis le mois de juin,
ces modeste» prélèvements ont
permis de réunir 2.500.000 francs
qui vont être employés à soula-
ger les sinistré» d» bombarde-
ment» d'Epinal. (O.F.I.-Havas.)
1 M. CHASSEIGNE
prend des sanctions contre
des saboteurs du ravitaillement
Paris, «5 juillet. Le secrétaire
d'Etat au ravitaillement communique
A la demande de M. Chasseigne, se-
crétaire d'Etat au Ravitaillement. M.
Chassagnon, commissionnaire en fruits
et légumes, 51, rue Berger, a été Inter-
né à la suite de fausses déclarations
d'arrivages et de vente sans bons do-
miciliés.
En outre, M. Martin, du service dépar-
temental de répartition de fruits et lé-
guttes (service des bons d'approvisionne-
ment) » été arrêté et incarcéré pour
avoir vendu des bons qu'il devait distri-
buer aux détaillants. M. Martin a re-
connu les faits qui lui -étaient reprochés.
LES ACCORDS MONETAIRES
réalisés à Bretton Woods
devront être ratifiés
par 44 nations
Bretton-Woods, 25 juillet. Les
délégués à la conférence monétai-
re se sont mis en route pour rega-
gner leurs pays respectifs, après
avoir réalisé, au cours de trois se-
maines de vifs débats des accords
portant sur la création d'un fonds
international de stabilisation mo-
nétaire.
Ces accords sont loin d'être dé-
finitifs. Us doivent en effet être
soumis à l'approbation dès parle-
ments des 44 nations participan-
tes. Dans les milieux politiques
américains, on espère qu'ils se-
ront ratifiés au moment de la fin
des hostilités.
Cette ratification s'avérera sinon
aJ'due du moins très longue. Déjà,
M. Curtin, premier ministre aus-
tralien vient de déclarer que ton
gouvernement n'a pas encore ac-
cepté ni rejeté les résolutions vo-
tées à Bretton-Woods.
LES COMMENTAIRES DE M. PAUL MARION
DANS SON ÉDITORIAL RADIODIFFUSÉ
Vichy, 95 juillet. M. Paul Marlon,
secrétaire d'Etat auprès du chef du
Gou-veroemeot. a consacré son sklitorial
radiodiffusé a l'attentat qui a été com-
mis contre le chancelier Hitler.
Répliquant aux gaulliste», qui
avaient fondé leurs espoirs sur ;a réus-
site de ce crime, il a déclaré
Aujourd'hui, dans l'ordre de l'esprit,,
vous êtes ̃ allés si loin en hurlant aux
côtés de peaux-rouges et de Catres à l'as-
sassinat Individuel, que vous avez rompu
avec la substance même de nos traditions.
Jusqu'à présent, tant que la France avait
mené ses guerres elle-même, elle s'en était
remise a son armée, à son courage et au
dieu des combats pour vaincre ses enne-
mis. Elle avait toujours laissé à la Gran-
de-Bretagne le privilège de cette méthode
qui lui fit tenter dix fois d'assassiner Na-
poléon avant de le faire battre, par les
versé, où se lisent, à la fois, la stupeur
et la douleur.
Partout apparaissent les traces des ten-
tatives de l'Anglo-Amérlcain, tentatives
dont nul ne saurait dire si elles ont vou-
lu viser à l'élimination de l'occupant ou
à l'écrasement de notre malheureux pays.
Les faits sont la, en tout cas, pour
prouver que nos compatriotes du Sud ont
souffert profondément, dans leur chair et
dans leur esprit, des audaces des forte-
resses volantes, qui, du haut de leurs
carlingues crénelées ont laissé tomber la
more, et ses désolations.
Quand nous parvenons i Toulon, en
ce début d'après-midi provençal, la gran-
de cité maritime vient de subir jsa sixiè-
me agression aérienne, >
Le soleil semble avoir calciné la pier-
re, brûlé l'ameublement, tordu les us-
tensiles de cuisine et mordu au matériel
même de literie et à la lingerie. Et cette
cendre de ce qui fut des vies humaines
et le cadre où elles se mouvaient, au
moindre souffle brûlant de l'été, s'élè-
ve en un
que rien ne pourra jamais plus consoler.
Ces désastres, cette misère accrochée
aux montants des bahuts et aux pieds
de taWe déchiquetés, aux matelas éven«
très et aux édredons qui furent moelleux
et tendres pour les hommes et qui main-
tenant gisent, pitoyables, leur laine clouée
aux murs par la mitraille, ce spectacle
angoissant de la mort qui vous assaille
à chaque coin de rue, lève mille images
d'une tuerie aussi ignoble qu'imbécile et
qui porte la marque, qu'on n'effa«:a ja-
mais, de la sauvagerie sans excuse de
nos anciens allies.
A découvrir et à dénombrer ces ruines
.de la ceinture au, visage, tu le ver.
ras tout entier >, celui qui, des nues, se
propose comme la sauvegarde suprême de
notre dépendance et de notre triomphe.
.Jamais nous n'avions ressenti toute
la force de ces vers de Dante.
Que viennent ils faire ?
Ils savant bien qu'il n'y a plus rien a
dc-iruire.
Les habitants se posent la question.
Ils ont beau la tourner et la retourner
dans leurs têtes, l'examiner sous tous ses
angles, ils ne comprennent pas.
L'un d'eux s'accroche à votre manche,
comme un pauvre qui a tout perdu, à
qut la peine coupe les jambes et de sa
main restée libre, il montre des masu-
res, des bâtiments écroulés, des artères
encombrées de matériaux
L'arsenal J On n'y travaille plus
depuis longtemps. Le port ? Qui songe-
rait encore à l'utiliser. Je vous dis que
c'est insensé. (O.F.I.-Havas).
En vue de l'intensification de la guerre totale
IL EST POSSIBLE QUE LE REICH PRENNE
D'IMPORTANTES MESURES
Berlin, 25 juillet. II est possi-
ble que les milieux officiels alie-
inanas portent prochainement à
Ja connaissance du public plu-
sieurs nouvelles mesures, dont
certaines ayaxH un caractère radi-
cal, prises en vue d'une intensi-
fication de la guerre totale. M.
Suendermann, -c4ïe
des indications précieuses dans un
article ipubïié dans le Voellàscàer
Beobachter, H écrit, notamment
L'Allemagne, agissant selon le prin-
cipe qui consiste & faire tout ce qui
peut servir la victoire et à ne rien fiiro
qui. puisse entraver la lutte, est prôte à
engager même ses dernières réserves.
L'application de co principe affectera
Âprèî l'attentat contre le Fuhrer' -.a:
Cosaques, les Autrichiens et les Prussiens
Mais, aujourd'hui, vous avez perverti
jusqu'aux dispositions les plus nobles de
notre âme nationale et vous en êtes fiers.
La haine de l'Allemagne vous a telle-
ment obnubilés que vous n'êtes même plus
capablp. d'entrevoir le visage, la dignité
et les mtéiêts de la France. (O.F.I.).
Les adieux du maréchal Goering
au général Korten
Berlin, 25 juillet. Le maréchal
Hermann Goenng fait, hier, dans
les termes- suivants, ses adieux
au général d'armée Guenther Kor-
ten, chef d'état-major de l'avia-
tion, qui a succombé aux blessures
reçues lors de l'attentat contre le
Fuhrer.
Un destin tragique nous a enlevé le
général Guenther Koi'fén, En lui, la Luft.
waffe perd un officier d'une activité in-
fatigable et d'un dévouement oaiïs égal.
Il a rempli sa mission pleine de respon-
sabilité d'une façon exemplaire, pcison-
naiité militaire éminente, ;l s'est acquis
des lires inoubliables dans la lutte qui
décidera du sort du peuple allemand.
Je 'egrette en lui, non seulement un
de mes meilleurs collaborateurs Ifs plus
intimes, mats aussi un ami et un cama-
rade. Sa fidélité pour son Fuhrer bicn-
aimé, fid&Hé qu'ti a scellée de sa mort,
est pour nous tous un legs.
LA CARRIERE DU GENERAL KORTEN
Le général Korten, qui a succombé le
'22 juillet aux blessures reçues lors de
la tentative d attentat contre le Fuhrer,
avait été promu récemment, chef de
l'état-major de l'aviation en remplace-
ment du général Jesckonèck, décédé.
II était né à Cologne, le 26 juillet 1898,
et était le lils d'un architecte ^d'Etat.
Soldat dans un régiment d'artillerie de
campagne, il fut 'blessé à Arraa en
mai 1015.
Après la guerre, le lieutenant Korten
se spécialisa dans l'aviation.
Commandant dans un étac-mijor, en
183*. H était appelé, deux ans plus tard,
& la tête d'un groupe de reconni,&sance
aérien. Il fit la campagne en Poiogne en
qualité de colonel.
Le général Korten s'était parlisuiièro-
niciu distingué lors de ia conquête da la
Crète et avait été décoré de la croix de.
chevalier.
Avant sa nomination au grade de chef
d'état^major de l'aviation, le uéncrsi Kor-
ten avait été pendant une année entière
commandant en chef sur le front de
l'Est et se trouvait récemment à ia tète
d'un flotte aérienne.
L'éloge du général Brandt
par le général Guderian
Berlin, 25 juillet. Le général
Guderiati', chef de l'état-major gé
ncral, a fait l'éioga- du. général
Brandt, dans les termes suivants
Avec le général de brigade Brandt, l'ar-
.mée perd un officier remarquable, qui
s'était distingué entre tous par un senti-
ment du devoir, une fidélitô et une dis-
cipline uniques. Avuc un dévouenvsH dé-
sintéressé, U avait toujours mis toutes ëc£
facultés au service du Fuhrer et de sa
patrie^
L'armée pleure en lui un de &^s meil-
leurs officiers qui, par son loi e danô la
lutte pour l'indépendance de l'AUemign?,
6'est acquis des mérites inoubliables. L'ar-
mée Incline le drapsau de guerre 'du Reich
devant la dépouille du général Brandt, un
des meilleurs d'entre les siens.
LA CARRIERE DU GENERAL BRANDT
Le général de brigade Brandt, tué
au cours de l'attentat contre le Fuhrer,
appartient à une vieille famille de sol-
dats.
Né a Berlin-Charlottenbourg, le 11 mai
1W7, il était lo lils du général de cava-
lerie Brandt.
La 1er avril 1925, il était aspirant dans
un régiment de cavalerie originaire de
Lunnebourg. Lieutenant en 1028. puis s
aepitaine en 1936, il est entré à l'au-
tomne de la même année à l'Académie
de guerre et six mois plus tard à l'ê^av-
major de l'armée. En automne 1940 11 a
été appelé & la section stratégique de
l'état-major de l'armée ou il est resté
jusqu'à sa mort. Il avait été nomme eu
dernier liue, chef de section adjoins.
encore plus profondément que iu-us
n'avons l'habitude da lo voir jusqu'ici
la vie ds l'arriére et du front. U ne doit
y avoir actuellement de t plia-j-jej >
ni au front, ni & l'arrière, ni dans le
monde des travailleurs, ni dans jesv rangs
des combattants.
A l'arrière comme au front, tious de-
vrons noua habituer a renoncer à pas
mal de choses qui représentaient pour
nous uns existence normale. Nous sau-
rons noua passer de certaine: commo.
dites.
Pour assurer 1» victoire a'.leaiïadè,
nous nous priverons de tout v& qui n'est
pas indispensable & la vie. Koua consti-
tuerons dans le sens !e -îlus littéral du
mot, un peuple etgantesque de combat-
tants -et vous le resterons JusiVà ce que
l'heure- do la moisson soit venue.
l e
Les effets psycholegiques
des « V 1 »
Le journal allemand Rhcinisch
Westfdlische Zeitung consacre un
intéressant article aux effets psy.
chologiquos produits par les « V 1 »
sur la population britannique. Il
écrit, notamment
On peut se rendre compte de»
aujourd'hui des effets psychologi-
ques, si on se représente que tous
les moyens de défense sont dé-
faillants vis-à-vis des « V 1 », que
cette arme apparaît mystérieuse,
surnaturelle en quelque sorte et
inquiétante, que le chiffre qu'ella
porte annonce des suites et par.
là de gros soucis pour l'avenir.
Les rVl ne sont liés ni au
jour ni à la nuit et se désinté-
ressent des conditions atmosphé-
riques. Ils sont un péril constant
et une menace ininterrompue ils
ne comportent même pas ce sou-
pir de libération que l'on pousse
après des attaques aériennes. D au-
tres raisons .pourraient être en-
core invoquées pour prouver que
l'épreuve morale infligée à l'An-
gleterre par les ̃ VI doit être
grande. »
Et la Mieinisch Westlâiische-
Zeitung souligne ensuite l'inquiô-
tude, que les « V4. » ont fait naî-
tre dans l'esprit du Premier bri-
tannique, qui a fait a -leur sujet
une déclaration à la Chambre des
Communes.
« L'intention de Churchill étail
d'apaiser, écrit-elle, mais ce qu'il
à dit était un aveu. Churchill a re-
connu que des éléments considéra-
bles de l'aviation anglo-américaine
aviaent 4{é engagées contre les
« V 1 ». La nécessité de cette mise
en œuvre est à elle seule une
charge militaire,' d'autant plus
qu'elle n'a pas commencé au
1G juin seulement, mais qu elle re-
monte admettre aussi que 'as «VI» ·
aient eu une influence sur la data
du déclenchement de l'invasion,
en ce sens que la aienace d'une
a»-ms nouvelle créa tuie iJiôécuritJ
qui eut pour effet des retards. Les
grands raids contre des villes alle-
mandes, en particulier contre Ber-
lin, ne doivent pas être envisa-
gées seulement sous l'angle du
terrorisme ils procédèrent aussi^
d'une intention de provocation, en
vue d'amener une mise en œuvre
prématurée de l'arme secrète.
Des considérations de politique
intérieure ont déterminé Churchill
lorsqu'il a abandonné sa tactique
de silence pour se présenter devant
les Communes en Allemagne,
elles ne peuvent- jouer aucun rôle
déterminant, attendu que le peu-
ple allemand vit dans un tout au-
tre esprit, et qu'il fait confiance
à ses chefs même lorsque les char-
ges pèsent lourd sur ses épaules..
Çe qu'il y a de remarquable,
c'est que Churchill a évité de faira
vibrer les cordes moi aies il sait
bien que la responsabilité de l'An-
gleterre dans l'évolution de la
guerre vers une rigueur et vers
des destructions de plus en plus
grandes ne saurait être niée. Au
commencement, il y a eu le terro-
risme anglo-saxon Ce fut lui .qui
donna un tel caractère d'acharne-
ment à une guerre qui, même sous
la signe de l'aviation, aurait pu
je mouvoir dans dés limites hu-
mainement admissibles. Si cet!»
g-uerre est devenue plus cruelle et
plus destructrice qu'aucune guerre
n'a jamais été, la responsabilité
en incombe aux Britannique? et
aux Américains seuls, car ils ont
détruit bien au.de'a de la mesura
qui peut se justifies du point 'lo
vue militaire ils détruisent par
une sorte de sauvagerie, qui ne
compte que d'après les possibili-
tés qui luî sont fournies par le
nombre et la nature des moyens
de destruction. •
LIRE AUJOURD'HUI
LA VIS A PAHIS. « Néron », de M.
Jean Bacht ville, au théâtre Héberlat.
Noa Boyer. Ylngl-rim en*
après. Où en est le vrobllmc
à'anr~rbagcrnent de ia zone. tl,n
eicpaté du préfet de la Seine. –O.P.
CHRONIQUE DK LA VIS INTSLLKC-
TUKLLB. Poème».1 -»- Maijricô Blah-
ciiot.
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 73.96%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 73.96%.
- Collections numériques similaires Fonds régional : Aquitaine Fonds régional : Aquitaine /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "Aquit1"Ordonnance du roi, concernant les dragons garde-côtes de la province de Guyenne. . Du 21 octobre 1758 /ark:/12148/bd6t54203974m.highres Règlement en interprétation de celui du 13 août 1757, concernant les milices garde-côtes de la province de Guyenne . Du 21 octobre 1758 /ark:/12148/bd6t542039736.highres
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/3
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k511010v/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k511010v/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k511010v/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k511010v/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k511010v
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k511010v
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k511010v/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest