Titre : Journal des débats politiques et littéraires
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1944-05-17
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 200316 Nombre total de vues : 200316
Description : 17 mai 1944 17 mai 1944
Description : 1944/05/17 (Numéro 1334). 1944/05/17 (Numéro 1334).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
Description : Collection numérique : La Grande Collecte Collection numérique : La Grande Collecte
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Révolution - Empire (1789-1815)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Restauration - Monarchie de Juillet (1814-1848)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIe République - Second Empire (1848-1870)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIIe République (1870-1914)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5109514
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 22/01/2008
f
France et c«tuatet.. 130Etranf;er [Affr rédutt) 1M tr. 360 tr.
t:tmnt:er (autre pays) 936 tr. <40tf.
RËDACTtOM et ADMtMtSTRATtOM
PROVISOIREMENT
0. nue du Port. OLERMOMT FERRAMO
Té~ph RMact et Admtntstr 67-Ot
fFRANC
N" 13~ 1M* ANNËE
MERCREDI 17 MA! 1944
mjmL DES DEBATS
POLITIQUES ET LITTÉRAIRES
~
OMATS AVEMtn CLERMOMT Fd
e.C.P.'Cicrmont-Ferrcn(i28<95
Glermont-Fd, le 16 mai
JM)!)t!f M14MM
La journée' nationale du 14
mal. a revêtu dans tout le pays.
au milieu de la grande pitié
de nos malheurs et de nos
deuils un caractère de dignité
et de recueillement très émou-
vant. Sans doute, ne sommes-
nous qu'un roseau, et le plus
faible ds la nature, mais no-
tre pensée peut se concentrer
avec force sur. des sublimités
pareilles à celle de la vierge de
Domrémy, dont le miracle sau-
va la France des Anglais, et
qui, rassemblant les Français
divisés, put réaliser l'unité du
royaume. Le meilleur culte
que nous puissions aujourd'hui
rendre à Jeanne, disait, l'autre
jour, à la cathédrale d'Orléans,
le Père Bouley, de l'Oratoire,
c'est de travailler par un effort
quotidien à nous transformer
à son Image Et, parlant de
la restauration spirituelle né-
cessaire, il ajoutait qu'il n'é-
tait de remède pour réaliser
notce relèvement, que dans la
vitalité de nos Intelligences, de
nos cœurs et de nos volontés.
Et la France, disait-Il, pourra
continuer à décliner, si nous
n'accomplissons pas cette tache
de restauration spirituelle. Ce
dimanche de mal, qui synthéti-
sait une puissante commémo-
ration de notre histoire, était
cette année, moins une fête
d'exaltation extérieure, qu'un
hommage recueilli de la pensée
française à la bpintualite
rayonnante de la. bonne Lor-
raine.
Le Maréchal, chsf de l'Etat,
avait tenu à se rendre, en ce
jour même, à Rouen si cruelle-
ment bombardée par les avia-
tions anglo-américaines et avant
de gagner l'église Saint-Ouen
pour y assister à un service so-
lennel, 11 s'était arrêté place du
Vieux-Marché, pour méditer de-
vant la dalle sacrée qui marque
l'emplacement où Jeanne d'Arc
fut brûlée. On a vu par les dé-
pêches, avec quel enthousiasme
et quelles acclamations le chef
de l'Etat fut accueilli sur tout
son parcours à travers cette ville
si douloureusement meurtrie.
D'un seul élan, ajnsi qu'à Paris,
les cœurs bondissaient vers lui,
et comme portés à se serrer au-
tour du grand soldat, du chef et
du protecteur.
C'est lui qui, en mai 1941, pro-
posait déjà à notre vénération
l'admirable figure de < la sainte
de la patrie, dont la fête, est
celle de la nation tout entière. 2>
« Paysanne de nos marches de
l'Est, fidèle à son sol, fidèle à
son principe, fidèle à son Dieu,
Jeanne a, de son étendard, tra-
cé le plus lumineux sillon de
notre histoire. Et 11 con-
cluait en marquant que < mar-
tyre de l'unité nationale, Jean-
ne, patronne de nos villages et
de nos villes, demeure le sym-
bole de la France. Aimons-la,
vénérons-la. Présentons-lui les
aimes de notre fidélité. s.. Ces
paroles émouvant&s sont d'hier,
mais le temps écoulé n'en a pas
af~ibll la plénitude d'expres-
sion. Jeanne d'Arc reste le sym-
bole de la France et, en face
des Français divisés, elle offre le
magnifique exemple du prodige
que peut accomplir la volonté
d'union, quand le salut de la
patrie est en jeu. C'est ce que
soulignait avec force M. Phi-
lippe Henriot dans le discours
qu'il prononçait dimanche à
Lyon.
M HENRY COSME
QUITTE L'INDOCHINE
Saïgon, 15 mai. (Du corres-
pondant pariicuuer de l'O.F.Ï.)
M. Henry Cosme, ambassadeur de France
à Tokto qattté Saïffen pour Chanfha!
te S mai. accompagne de M. Laurent Cas-
tetet, teerétatre de !*ambaseatué a son départ par M. Beetfe), gou-
verneur de la Cochinehine, au nom de
t'amirat Decoux, gouverneur téneral de
t'tndoehtne et par S. E. M. KentdcMyo-
BhttiMM, ambassadeur dM Japon en ïn-
~eehtne.
DANS SA RESIDENCE DE L'II/Ë HË FRANCE
LE mMC~L ~ECO~ ?. ~ME DE BOBMK
pMa / LE PRESIDENT LAVAL ASSISTAIT A L'ENTRETIEN
Le Maréchat de France, chef de l'Etat, a reçu, aujourd'hui
i5 mar, M. Pierre Lavât, chef du gouvernement, et M. Arne de
Bobr&, ministre de Hongrie, venu lui apporter un message au
nom de l'amiral Hortny, récent de Hongrie. (O.F:I.-Havas).
LA FÊTE DE JEANNE D'ARC A ETE CELEBREE
AVEC ÉCLAT A BORDEAUX
M.Xav:erVaI!atreprMentMtIechefdeI'Etat
Paris, t5 mai.La fête nationale
de Jeanne d'Arc a été célébrée. cette
année, à Bordeaux, avec tne particu-
lière ferveur.
A ]a cathédrale, la messe soiennelie.
présida par Mgr FeitiB. archevêque
de Bordeaux, a été suivie par une
foule considérable de fidèles.
Parmi les nombreuses personnalités
on remarquait MM. Xavier Vaiïat.
ministre pléni.pc'tentiaire. représentant
ie ma~echai Pétain: Sabatier, préfet
regi~nai et Marquât, maire de Bor-
deaux.
Mgr Feltin a prononcé le p~negyrt-
que d& !a. sainte' de ia patrie.
Faisant appel à l'union de tous les
cœurs français. Je prélat a déclaré.
dans sa conclusion:
En outre, le groupement des amis
du Ma.réchat a donne dimanche aprës-
mi<)i. au granune représentation d'une œuvre dra-
matique de M. Henri Gheon. intitulée
Jeanne écoute
Ayant la représentation. M. Xavier
Vailat a. pris la parois et a retracé
tes redressements fie la France à U-a-
vers son'histoire, en précisant oue les
Français en péril se sont toujours sau-
vés eux-mêmes par l'obéissance abso
lue a leur chef.
AVIS
Deux sergents-major! )[hema)"
ont été cen damnes par un trtbu-
na) ~e guerre ai)emanwement, t'un a deum atre mctutien et à ta perte tfet droits
de sertir t'armée: étant en état
d'Xresse, ))s ont abattu sans me-
ttf unAHemagne, perm)sstonna)re en
France.
LE JAPON A LA FERME VOLONTÉ DE LUTTER
jusqu'à la CMstMton d'une grande Asie or!enta!e
Ai DÉCLARE LE GENERAL TOJO
Tokio. 15 mai. Le gênerai To-
~o, premier ministre, a prononce
une allocution au cours de laquel-
le il a adressé un sérieux avertis-
sement à l'Amérique et à l'Angle-
terre.qui, a-t-il dit toutes leurs forces à anéantir les
grands projets d'avenir du peuple
japonais Le Premier ministre a
deciaié:
Le Japon a !a terme voionte de lutter
Jusque la constttution d'une grande Asie
orientale, fondée sur la justice et la mo-
rale.
La guerre en Extrême-Orient
Une o~ens!ve cMse
!!ec!enchee Tchoung-KiB6. 15 '"ai. Le comman-
dement chtnois annonce at-icurd'hut que
~es torces chinoises ont déclenche. le
tO mai. une uftcnsive dans le Yunnan
occidental, dans le sud cuest de ]a Chine.
Les Chinois ont franchi )e fleuve
Sa~oucn en plusieurs points sur un front
de pius de 160 km.. en ~u< d'etfeetuer
leur fonction avec Jes troupes sino-ame-
rieaines du Eeneral StitlweH, en Birma-
Die septentrionale..
Remaniement ministériel
à Tchoung King ?
La Nouve!ts-Dc]hi. 15 ma!. Devant
certaines manifestations d'une grande
partie de ropiniontde la Chine de Tchoung
King. qui demande e.ré~i-minat.ion des
de rarmee. on s'attend, dans !es m:eux
compétents de ta capitale des !ndM& à
ce que !e cabinet .de Tchang Kai Chei:
soit prochainement remanie.
B est probable notamment que Je een&-
rat Ho Ying Chen, ministre de Ja Guerre
donnerait sa démission.
LIRE AUJOURD'HUI
LES 7D~M ET LES MŒ'fJ!5. Ph;-
io~ophte des tettres. P~rmin Roz,
de l'Institut.
LE SPORT B7PP7p!AE A P~tBM.
O.P.
PE~BM SUR 1'~MOt/R. Grelot.
Apres avoir rappelé la légitimité du
pouvoir du marcchai Pétain, guide et
protectcurdeia France. t'OMteur a
demandé aux Français d'obéir à leur
chet et de su ivre leur pilote.
~vw~M~~v co~Try~E~vy
~e~ ~crit un journat aH.emand
Berlin. t5 mat. DM corrMpondan! 1
m
Au sujet de l'invasion. le < Hambur-
ger Fremdenblatt écrit notamment
t S'agit-il dans ies Informations si
bruyamment orchestrées d'un énorme
bluff. ou l'invasion a-t-elle été décidée
pour une date déterminée ou bien en-
core, en raison de l'impossibilité de dis-
simuler Ie< efforts de l'armement, les
mouvements de troupes, les concentra-
tions de navtres et ies préparatifs con-
comitants, l'invasion se dissimule-t-eDe
sous un voile de nouvelles mi-vraies, ml-
fausses ?
< La question change d'aspect chaque
Jour.* »
Le Journal hambourgeois précise que
les divisions aUeotandes tont à pied
d'œuvre et il ajoute:
tSansaucundoutc.llya.'Rnou~tre,
une série de taeteurs, inconnus de l'en-
nemi, qui, au moment décisif, auront~un
effet surprenant. Nous sommes ioin tou-
tefois de prendre ce combat imminent à
la légère. Non seulement l'ennemi est ca-
pable d'engager un matérie] d'une puis-
sance sans précédent, mais encore il sem-
b'e. pour la première fois, décidé à des
sacrifices sanglants. Il cherchera a obte-
nir le plut vite possiMeia supérioriténu-
mérique.
< Nous savons que le combat atteindra
Relatant ensuite les récents suc-
cès remportes par Jes forces iudo-
n;pponnes, il a poursuivi
A la suite de l'avance nippo-indienne,
le mouvement d'indépendance indien con-
naît actuellement une recrudescence [l'ac-
tivité. Le peuple indien opprimé voit luire
a présent l'aurore de la liberté et la soli-
darité entre ]e Japon et la Chine devient
de jour en jour plus étroite.
Des milliers de personnes appartenant
aux nations asiatiques accsptent actuelle-
ment 1rs privations et les difficultés de
la lutte m:nêe à nos côtés. En Mhange
de cette collaboration. le Japon s'effor-
cera en tant que première nation de cette e
Asie orientale, d unir la grande Asie en
un seul bloc compact.
Apres avoir dressé un tableau
succinct de ia situation militaire
en Europe, le Premier nippon a
eonciu
L'Allemagne est parfaitement préparée
à affrontel toutes les situations qui peu-
vent se présenter a elle. Je su:s convaincu
qu'elle attend l'occasion pour prendre
l'Amérique et l'Angleterre a partie dans
une lutte décisive.
SUR LES D!VERS FRONTS
Fa!Me acMe à !'Est, au sud ? la Bérestna
ET ENTRE LES CARPATHES ET LE DNIESTR
Grand quartier généra] du Fuh-
rer, 1~ ntai. (.;o?)t)HUHt~M6 (tu
/t«ut coH~Mande~eK!
Sur te Dniestr intérieur, ptusieurs atta-
ques toea!es des forces soviéttoues, ap-
puyées par des chars, ont et* repousséts.
Sur )t reste du ~n< de t'Est, en ne
Mats acharnes dans !e secteur au sud de MM
LA LUFTWAFFE BOMBARDE BRISTOL
Sur )e front de )'«a)ie au Sud, t'tnne.
mi poursuit hier encore ses attanues,
mettant en tHine tits et du materit! ooMMerabtt. Après
dM combat* acharna, au cours desquels
)'aMu) sMMur au sud de CaMino, nos trou-
pes «nt effectué, dans )a Rart)e !a p)us
meridienate du frcnt, un mouvement de
decrochaM de aueitfues kitotnètres dans
ta dtreetten de t'euett, sur une postt'cn-
yerrou préparée à j'avance.
Bant têt eaux d'AtMio. des wedettet
LA PRESSE ROUMAtNE
s'étéve contre Ïes exigences
anglo-amér!ca!nes
Bucarest. )5mal. Le journal
'Universu~* publie un long article
qualitie de prise de position offi-
<'iellet'ouma..no~*ve énergiquement contre la note des
Angic-Americains engageant te~ pays
~tli<'s de t'AHemagne & se séparer du
Reich.
< Nous sommes de nouvfau l'objet
d'une accusation injuste, écrit-il no-
tamment. C'est là l'éternel et tragi-
Que destin du peuple roumain. Alors
que nous avions cru jadis nue cette
s.tuation pouvait changer, nous som-
mes obliges de constater que nous
trouvons aujourd'hui, aussi peu de
comprÉhcnsiott de 1~ part des puis-
sances anglo-américaines nu'au mo-
ment où nous étions d&aissés de ton'
tes parts.* »
Le peuple roumain n'est pas tn-
grat. poursuit-il, par ees sacrifices
<:ont!nue!s il a rendu service a tout
le continent. Nous luttons aujourd'hui
pour la sauvegarde d'une civilisation.
une extrême violence et que ce sera pour
le front et la patrie la plus grande épreu-
ve (te force. Si nous voulons être victo-'
riemt. les plus grands efforts seront né-
cessaires. s
~M ~R~ ~L~DE
EST p~~rE
rour~ ÉVENTUALITÉ
BerUTn, t5maL Du correipon-
f!a)<(m!Hiafr<'det'O.F.
A ia question de savoir si tes bombar-
dements d'aérodromes en Corse visent à
prëvenir une intention précise de débar-
quement angio américain, par exemple
sur les côtes de l'Italie centrale, une per-
sonnalité militaire compétente a répondu
ce matin:
jS< Nous sommes prêts partout. L'inva-
sion ne peut nous surprendre. Toutes les
mesures sont prises, non seulement à
l'Est, mais sur toutes les côtes européen-
nes.* s
LA SUtSSE OÉFEMDRA
SOM !MBÉPEKBAMCE
décore f< prest~nt
de la Confédération
Genève. 15 mal. Le président de
Confédération suisse, le docteur Stamp-
fii. a déclaré quêta Suisse était de plus,
en plus menacêe'parla guerre & mesure
que celle-ci approche de sa phase deci-~ Ir
<;Ln. Suisse, a-t-t! dit en substance,
doit être sur ses BtrdM.EUe défendra!
avec ënercie son indépendance contre!
toute pression poûtique ou .economtoue.
LAMSRAL BERRtE~
A REr~JSË BE S!GNER
~0/? /?~~0/ en CCMC~/?
Tapser, t5 mat. On annonce Que
l'amiral Cet'rten, né à la
t tnbtnal d"ssident, a refnsé de signer
~nbunald*ssident.~re{nsH son )wurvo'i en cassation, esti~nant
que c'était un pro<:Éd~ dihtoDe. L'un
de ses avocats. Me I~tnne. du bar-
reau d'Alger, ppnse que !'amh'al quit-
tera. prochainement Alfravecun
convoi de confiamnea pour la mat-
s&n centrale de LamhE'e, dans le dé-
partement de Ccnstantine.
On apprend, 't'autre part, nue le
procès intente au senëMiBtanc.an-
c'en' pr~sMent de Ja légion trtcotore
en Afrique du Nord. s'ouvrira, prcba-
blementaudebutdumoisde~uin.!
signate qu'un* faibte aettttttt de combat
entre tes KamathM et teOniestr supé-
rieur, atnst ttu'au sut) de )a Beresma.
Lors d'une attNQue de nuit da)ns te go!fe
de Fin!ande, ores de t'ite t-a*ansaari, des
vedettes rapMes a))emandeshâtiment de sur)fei)tance sotiettoue.
rapides itaHennee ont eeuté une t"r-
teAt'cuestdeLiMurne.taD.C.A.d'un~
vapeur a))eman<< a Mute une vedette'
rapideennemip
La nutt tternitre, de* avione britanni-
t)uMiM)eeentogne.
Dans teapremièree heures tte ta mati-
née dud'aytent e~eeeutt un* attaaue maesive centre Brit-
M.
COTE DEVORE
Un cinquantenaire Celui de cette
belle colonie de no~re Afrique
noire, qui a donné, ces dernières
Minées, les preuves dune valeur
exceptionnelle de production.
une réussite ueciare M. Gas-
ton Josepit, iuuteur de l'ouviaë~
surti sous ce titre M M. Uaston Joseph pouvait écrira
eeJivre de la fa.çon iu p-us exacte,
la plus complète, t~'est-it pas un
ami, un' grand ami de cette CcM
d'ivoire, ou jl lut, assez long-
temps, à ses débuts, admausint-
teur plein de foi et de zélé? Au
cours d'une carrière briiiante
coHaboi ateur précieux de ministres
successifs, directeur des aitair-es
politiques au ministère des Colo-
niet~, consei'iier d'Etat en .service
extraordinaire M. UastOtt Jo-
seph a pu suivre, avecunanec-
tueux intérêt, les étapes de cette
réussite. 11 nous en communique,
aujourd'hui, très objectivement les
détails il éc .t pour tous les
t-'rançais; qu' doivent tout con-
naître de l'empire, non par d'élo-
quents plaidoyers, mais en jugeant
eux-m documents.
L'o&avre de colonisation de la
France n'est-elle pas aussi loin du
bluff que la réalité de la légende 7
Pour ne prëse/tter MM posi< me «Mfs ;!o<)eMseme?!< ~arde, dé-
ciare.M.CastonJosep)),de~M:c
oHtMt~Oon. U se contente, et il
y réussit excellemment, à exposer
ce que la France a fait d'e la Cote
d'Ivoire en cinquante années d'ef-
forts.
On ne peut, en effet, mettre
mieux, et plus simptement, en re-
lief l'action patiente, ra;sonnce et
iiautementliumaine conduite ici
comme dans tout notre empire.
Cependant M. Caston Joseph n'eut
pas été le remarquable admints-
trateurqus nous connaissons et
surtout le serviteur éclairé et pas-
sionné de notre pauvre impériale,
s'il n'eut exposé ses idées, fruits
de ses études, de ses méditations et
d'une longue expérience, sur l'épi"
neuse question de la colônisatfon.
I! l'a fait de la façon la plus éle-
vée, remontant aux sources des
civilisations, déterminant le carac-
tère de du monde, leur valeur persistante
r après leur destruction par les bar-
bares. Les bar.bares ) Ils ont pris
un autre aspect. Notre civilisation
occidentale, d'essence spiritualiste,
ne peut être ruinée que par de
faux civilisés, n?/nnt con~Mtf; te
maMtCHtCMt K.o notre Ktora~e ni !e.! pn'Kci'pe. ifpt-
rituels ach'on.
Les oarbayes C!Mi!:s~ h~G~ ce
peM< être MN)i-7neMiM, «t'eMits, ?<')--
!!jer;s,dccottCK
Les pages de cette introduction
sont de tout point remorquable~
pour leur logique et leur hauteur
de vue. Avec quel sens du danger
l'auteur ne-met-il pas son lecteur
en garde contre cette prolétarisa-
tion qui assassine purement et
i simplement notre monde d'aujour-
i d'hui ? t'esc;at.'c~st~t~/d e.i;t<)'~cr, écrit-il, t!c
~nc&tes e//orts n'ont ot)OM;t qu'à
/a;?'e succéder !<; xa!g~me– n't'hx't-j't pas M g.MOK
an'att de Mteu~ e~ Exrope ? a
c~fe~crde comme u~<)'<'s~rond
pro~re~ soci'a!. Et cepeMdnn~ paf
iM<,at<«),'CKr?pc{:!t9Me tn~Msffc~c, fn prosa<~)t se rcpon'X chc; !es faces de
cou!eur. /)prKe, t)0{< ce!! jOMne, proche, dM !'<'s«'. du rcuot
b!aKC.C'fs< te ~par Mn~orMis~tto~ de !o! hommes.
Cette étude pleine f)e suc où
l'esprit rejoint harmonieus&ment
la raison nous enchante pour la
large part qu'elle reconnait l'in-
te)ligence. hostile à l'amoindrisse-
ment de l'individu par la matéria-
lisation. Mais le colonial ne perd
pas le fil qui conduit son discours-
i ~e b!~< de !a co!ondit-;I,d't/)tt/'ot'ntfaM~s 6!(1) Librairie ArtMme Fayard.
France et c«tuatet.. 130
t:tmnt:er (autre pays) 936 tr. <40tf.
RËDACTtOM et ADMtMtSTRATtOM
PROVISOIREMENT
0. nue du Port. OLERMOMT FERRAMO
Té~ph RMact et Admtntstr 67-Ot
fFRANC
N" 13~ 1M* ANNËE
MERCREDI 17 MA! 1944
mjmL DES DEBATS
POLITIQUES ET LITTÉRAIRES
~
OMATS AVEMtn CLERMOMT Fd
e.C.P.'Cicrmont-Ferrcn(i28<95
Glermont-Fd, le 16 mai
JM)!)t!f M14MM
La journée' nationale du 14
mal. a revêtu dans tout le pays.
au milieu de la grande pitié
de nos malheurs et de nos
deuils un caractère de dignité
et de recueillement très émou-
vant. Sans doute, ne sommes-
nous qu'un roseau, et le plus
faible ds la nature, mais no-
tre pensée peut se concentrer
avec force sur. des sublimités
pareilles à celle de la vierge de
Domrémy, dont le miracle sau-
va la France des Anglais, et
qui, rassemblant les Français
divisés, put réaliser l'unité du
royaume. Le meilleur culte
que nous puissions aujourd'hui
rendre à Jeanne, disait, l'autre
jour, à la cathédrale d'Orléans,
le Père Bouley, de l'Oratoire,
c'est de travailler par un effort
quotidien à nous transformer
à son Image Et, parlant de
la restauration spirituelle né-
cessaire, il ajoutait qu'il n'é-
tait de remède pour réaliser
notce relèvement, que dans la
vitalité de nos Intelligences, de
nos cœurs et de nos volontés.
Et la France, disait-Il, pourra
continuer à décliner, si nous
n'accomplissons pas cette tache
de restauration spirituelle. Ce
dimanche de mal, qui synthéti-
sait une puissante commémo-
ration de notre histoire, était
cette année, moins une fête
d'exaltation extérieure, qu'un
hommage recueilli de la pensée
française à la bpintualite
rayonnante de la. bonne Lor-
raine.
Le Maréchal, chsf de l'Etat,
avait tenu à se rendre, en ce
jour même, à Rouen si cruelle-
ment bombardée par les avia-
tions anglo-américaines et avant
de gagner l'église Saint-Ouen
pour y assister à un service so-
lennel, 11 s'était arrêté place du
Vieux-Marché, pour méditer de-
vant la dalle sacrée qui marque
l'emplacement où Jeanne d'Arc
fut brûlée. On a vu par les dé-
pêches, avec quel enthousiasme
et quelles acclamations le chef
de l'Etat fut accueilli sur tout
son parcours à travers cette ville
si douloureusement meurtrie.
D'un seul élan, ajnsi qu'à Paris,
les cœurs bondissaient vers lui,
et comme portés à se serrer au-
tour du grand soldat, du chef et
du protecteur.
C'est lui qui, en mai 1941, pro-
posait déjà à notre vénération
l'admirable figure de < la sainte
de la patrie, dont la fête, est
celle de la nation tout entière. 2>
« Paysanne de nos marches de
l'Est, fidèle à son sol, fidèle à
son principe, fidèle à son Dieu,
Jeanne a, de son étendard, tra-
cé le plus lumineux sillon de
notre histoire. Et 11 con-
cluait en marquant que < mar-
tyre de l'unité nationale, Jean-
ne, patronne de nos villages et
de nos villes, demeure le sym-
bole de la France. Aimons-la,
vénérons-la. Présentons-lui les
aimes de notre fidélité. s.. Ces
paroles émouvant&s sont d'hier,
mais le temps écoulé n'en a pas
af~ibll la plénitude d'expres-
sion. Jeanne d'Arc reste le sym-
bole de la France et, en face
des Français divisés, elle offre le
magnifique exemple du prodige
que peut accomplir la volonté
d'union, quand le salut de la
patrie est en jeu. C'est ce que
soulignait avec force M. Phi-
lippe Henriot dans le discours
qu'il prononçait dimanche à
Lyon.
M HENRY COSME
QUITTE L'INDOCHINE
Saïgon, 15 mai. (Du corres-
pondant pariicuuer de l'O.F.Ï.)
M. Henry Cosme, ambassadeur de France
à Tokto qattté Saïffen pour Chanfha!
te S mai. accompagne de M. Laurent Cas-
tetet, teerétatre de !*ambas
verneur de la Cochinehine, au nom de
t'amirat Decoux, gouverneur téneral de
t'tndoehtne et par S. E. M. KentdcMyo-
BhttiMM, ambassadeur dM Japon en ïn-
~eehtne.
DANS SA RESIDENCE DE L'II/Ë HË FRANCE
LE mMC~L ~ECO~ ?. ~ME DE BOBMK
pMa /
Le Maréchat de France, chef de l'Etat, a reçu, aujourd'hui
i5 mar, M. Pierre Lavât, chef du gouvernement, et M. Arne de
Bobr&, ministre de Hongrie, venu lui apporter un message au
nom de l'amiral Hortny, récent de Hongrie. (O.F:I.-Havas).
LA FÊTE DE JEANNE D'ARC A ETE CELEBREE
AVEC ÉCLAT A BORDEAUX
M.Xav:erVaI!atreprMentMtIechefdeI'Etat
Paris, t5 mai.La fête nationale
de Jeanne d'Arc a été célébrée. cette
année, à Bordeaux, avec tne particu-
lière ferveur.
A ]a cathédrale, la messe soiennelie.
présida par Mgr FeitiB. archevêque
de Bordeaux, a été suivie par une
foule considérable de fidèles.
Parmi les nombreuses personnalités
on remarquait MM. Xavier Vaiïat.
ministre pléni.pc'tentiaire. représentant
ie ma~echai Pétain: Sabatier, préfet
regi~nai et Marquât, maire de Bor-
deaux.
Mgr Feltin a prononcé le p~negyrt-
que d& !a. sainte' de ia patrie.
Faisant appel à l'union de tous les
cœurs français. Je prélat a déclaré.
dans sa conclusion:
En outre, le groupement des amis
du Ma.réchat a donne dimanche aprës-
mi<)i. au granune représentation d'une œuvre dra-
matique de M. Henri Gheon. intitulée
Jeanne écoute
Ayant la représentation. M. Xavier
Vailat a. pris la parois et a retracé
tes redressements fie la France à U-a-
vers son'histoire, en précisant oue les
Français en péril se sont toujours sau-
vés eux-mêmes par l'obéissance abso
lue a leur chef.
AVIS
Deux sergents-major! )[hema)"
ont été cen damnes par un trtbu-
na) ~e guerre ai)emanwement, t'un a deum a
de sertir t'armée: étant en état
d'Xresse, ))s ont abattu sans me-
ttf un
France.
LE JAPON A LA FERME VOLONTÉ DE LUTTER
jusqu'à la CMstMton d'une grande Asie or!enta!e
Ai DÉCLARE LE GENERAL TOJO
Tokio. 15 mai. Le gênerai To-
~o, premier ministre, a prononce
une allocution au cours de laquel-
le il a adressé un sérieux avertis-
sement à l'Amérique et à l'Angle-
terre.qui, a-t-il dit toutes leurs forces à anéantir les
grands projets d'avenir du peuple
japonais Le Premier ministre a
deciaié:
Le Japon a !a terme voionte de lutter
Jusque la constttution d'une grande Asie
orientale, fondée sur la justice et la mo-
rale.
La guerre en Extrême-Orient
Une o~ens!ve cMse
!!ec!enchee
dement chtnois annonce at-icurd'hut que
~es torces chinoises ont déclenche. le
tO mai. une uftcnsive dans le Yunnan
occidental, dans le sud cuest de ]a Chine.
Les Chinois ont franchi )e fleuve
Sa~oucn en plusieurs points sur un front
de pius de 160 km.. en ~u< d'etfeetuer
leur fonction avec Jes troupes sino-ame-
rieaines du Eeneral StitlweH, en Birma-
Die septentrionale..
Remaniement ministériel
à Tchoung King ?
La Nouve!ts-Dc]hi. 15 ma!. Devant
certaines manifestations d'une grande
partie de ropiniontde la Chine de Tchoung
King. qui demande e.ré~i-minat.ion des
compétents de ta capitale des !ndM& à
ce que !e cabinet .de Tchang Kai Chei:
soit prochainement remanie.
B est probable notamment que Je een&-
rat Ho Ying Chen, ministre de Ja Guerre
donnerait sa démission.
LIRE AUJOURD'HUI
LES 7D~M ET LES MŒ'fJ!5. Ph;-
io~ophte des tettres. P~rmin Roz,
de l'Institut.
LE SPORT B7PP7p!AE A P~tBM.
O.P.
PE~BM SUR 1'~MOt/R. Grelot.
Apres avoir rappelé la légitimité du
pouvoir du marcchai Pétain, guide et
protectcurdeia France. t'OMteur a
demandé aux Français d'obéir à leur
chet et de su ivre leur pilote.
~vw~M~~v co~Try~E~vy
~e~
Berlin. t5 mat. DM corrMpondan! 1
m
Au sujet de l'invasion. le < Hambur-
ger Fremdenblatt écrit notamment
t S'agit-il dans ies Informations si
bruyamment orchestrées d'un énorme
bluff. ou l'invasion a-t-elle été décidée
pour une date déterminée ou bien en-
core, en raison de l'impossibilité de dis-
simuler Ie< efforts de l'armement, les
mouvements de troupes, les concentra-
tions de navtres et ies préparatifs con-
comitants, l'invasion se dissimule-t-eDe
sous un voile de nouvelles mi-vraies, ml-
fausses ?
< La question change d'aspect chaque
Jour.* »
Le Journal hambourgeois précise que
les divisions aUeotandes tont à pied
d'œuvre et il ajoute:
tSansaucundoutc.llya.'Rnou~tre,
une série de taeteurs, inconnus de l'en-
nemi, qui, au moment décisif, auront~un
effet surprenant. Nous sommes ioin tou-
tefois de prendre ce combat imminent à
la légère. Non seulement l'ennemi est ca-
pable d'engager un matérie] d'une puis-
sance sans précédent, mais encore il sem-
b'e. pour la première fois, décidé à des
sacrifices sanglants. Il cherchera a obte-
nir le plut vite possiMeia supérioriténu-
mérique.
< Nous savons que le combat atteindra
Relatant ensuite les récents suc-
cès remportes par Jes forces iudo-
n;pponnes, il a poursuivi
A la suite de l'avance nippo-indienne,
le mouvement d'indépendance indien con-
naît actuellement une recrudescence [l'ac-
tivité. Le peuple indien opprimé voit luire
a présent l'aurore de la liberté et la soli-
darité entre ]e Japon et la Chine devient
de jour en jour plus étroite.
Des milliers de personnes appartenant
aux nations asiatiques accsptent actuelle-
ment 1rs privations et les difficultés de
la lutte m:nêe à nos côtés. En Mhange
de cette collaboration. le Japon s'effor-
cera en tant que première nation de cette e
Asie orientale, d unir la grande Asie en
un seul bloc compact.
Apres avoir dressé un tableau
succinct de ia situation militaire
en Europe, le Premier nippon a
eonciu
L'Allemagne est parfaitement préparée
à affrontel toutes les situations qui peu-
vent se présenter a elle. Je su:s convaincu
qu'elle attend l'occasion pour prendre
l'Amérique et l'Angleterre a partie dans
une lutte décisive.
SUR LES D!VERS FRONTS
Fa!Me acMe à !'Est, au sud ? la Bérestna
ET ENTRE LES CARPATHES ET LE DNIESTR
Grand quartier généra] du Fuh-
rer, 1~ ntai. (.;o?)t)HUHt~M6 (tu
/t«ut coH~Mande~eK!
Sur te Dniestr intérieur, ptusieurs atta-
ques toea!es des forces soviéttoues, ap-
puyées par des chars, ont et* repousséts.
Sur )t reste du ~n< de t'Est, en ne
Mats acharnes dans !e secteur au sud de MM
LA LUFTWAFFE BOMBARDE BRISTOL
Sur )e front de )'«a)ie au Sud, t'tnne.
mi poursuit hier encore ses attanues,
mettant en tHine tits et du materit! ooMMerabtt. Après
dM combat* acharna, au cours desquels
)'aMu) sMMur au sud de CaMino, nos trou-
pes «nt effectué, dans )a Rart)e !a p)us
meridienate du frcnt, un mouvement de
decrochaM de aueitfues kitotnètres dans
ta dtreetten de t'euett, sur une postt'cn-
yerrou préparée à j'avance.
Bant têt eaux d'AtMio. des wedettet
LA PRESSE ROUMAtNE
s'étéve contre Ïes exigences
anglo-amér!ca!nes
Bucarest. )5mal. Le journal
'Universu~* publie un long article
qualitie de prise de position offi-
<'iellet'ouma..no~*ve énergiquement contre la note des
Angic-Americains engageant te~ pays
~tli<'s de t'AHemagne & se séparer du
Reich.
< Nous sommes de nouvfau l'objet
d'une accusation injuste, écrit-il no-
tamment. C'est là l'éternel et tragi-
Que destin du peuple roumain. Alors
que nous avions cru jadis nue cette
s.tuation pouvait changer, nous som-
mes obliges de constater que nous
trouvons aujourd'hui, aussi peu de
comprÉhcnsiott de 1~ part des puis-
sances anglo-américaines nu'au mo-
ment où nous étions d&aissés de ton'
tes parts.* »
Le peuple roumain n'est pas tn-
grat. poursuit-il, par ees sacrifices
<:ont!nue!s il a rendu service a tout
le continent. Nous luttons aujourd'hui
pour la sauvegarde d'une civilisation.
une extrême violence et que ce sera pour
le front et la patrie la plus grande épreu-
ve (te force. Si nous voulons être victo-'
riemt. les plus grands efforts seront né-
cessaires. s
~M ~R~ ~L~DE
EST p~~rE
rour~ ÉVENTUALITÉ
BerUTn, t5maL Du correipon-
f!a)<(m!Hiafr<'det'O.F.
A ia question de savoir si tes bombar-
dements d'aérodromes en Corse visent à
prëvenir une intention précise de débar-
quement angio américain, par exemple
sur les côtes de l'Italie centrale, une per-
sonnalité militaire compétente a répondu
ce matin:
jS< Nous sommes prêts partout. L'inva-
sion ne peut nous surprendre. Toutes les
mesures sont prises, non seulement à
l'Est, mais sur toutes les côtes européen-
nes.* s
LA SUtSSE OÉFEMDRA
SOM !MBÉPEKBAMCE
décore f< prest~nt
de la Confédération
Genève. 15 mal. Le président de
Confédération suisse, le docteur Stamp-
fii. a déclaré quêta Suisse était de plus,
en plus menacêe'parla guerre & mesure
que celle-ci approche de sa phase deci-~ Ir
<;Ln. Suisse, a-t-t! dit en substance,
doit être sur ses BtrdM.EUe défendra!
avec ënercie son indépendance contre!
toute pression poûtique ou .economtoue.
LAMSRAL BERRtE~
A REr~JSË BE S!GNER
~0/? /?~~0/ en CCMC~/?
Tapser, t5 mat. On annonce Que
l'amiral Cet'rten,
t tnbtnal d"ssident, a refnsé de signer
~nbunald*ssident.~re{nsH
que c'était un pro<:Éd~ dihtoDe. L'un
de ses avocats. Me I~tnne. du bar-
reau d'Alger, ppnse que !'amh'al quit-
tera. prochainement Alfravecun
convoi de confiamnea pour la mat-
s&n centrale de LamhE'e, dans le dé-
partement de Ccnstantine.
On apprend, 't'autre part, nue le
procès intente au senëMiBtanc.an-
c'en' pr~sMent de Ja légion trtcotore
en Afrique du Nord. s'ouvrira, prcba-
blementaudebutdumoisde~uin.!
signate qu'un* faibte aettttttt de combat
entre tes KamathM et teOniestr supé-
rieur, atnst ttu'au sut) de )a Beresma.
Lors d'une attNQue de nuit da)ns te go!fe
de Fin!ande, ores de t'ite t-a*ansaari, des
vedettes rapMes a))emandes
rapides itaHennee ont eeuté une t"r-
te
vapeur a))eman<< a Mute une vedette'
rapideennemip
La nutt tternitre, de* avione britanni-
t)uMiM)eeen
Dans teapremièree heures tte ta mati-
née du
M.
COTE DEVORE
Un cinquantenaire Celui de cette
belle colonie de no~re Afrique
noire, qui a donné, ces dernières
Minées, les preuves dune valeur
exceptionnelle de production.
une réussite ueciare M. Gas-
ton Josepit, iuuteur de l'ouviaë~
surti sous ce titre M
eeJivre de la fa.çon iu p-us exacte,
la plus complète, t~'est-it pas un
ami, un' grand ami de cette CcM
d'ivoire, ou jl lut, assez long-
temps, à ses débuts, admausint-
teur plein de foi et de zélé? Au
cours d'une carrière briiiante
coHaboi ateur précieux de ministres
successifs, directeur des aitair-es
politiques au ministère des Colo-
niet~, consei'iier d'Etat en .service
extraordinaire M. UastOtt Jo-
seph a pu suivre, avecunanec-
tueux intérêt, les étapes de cette
réussite. 11 nous en communique,
aujourd'hui, très objectivement les
détails il éc .t pour tous les
t-'rançais; qu' doivent tout con-
naître de l'empire, non par d'élo-
quents plaidoyers, mais en jugeant
eux-m
L'o&avre de colonisation de la
France n'est-elle pas aussi loin du
bluff que la réalité de la légende 7
Pour ne prëse/tter MM
ciare.M.CastonJosep)),de~M:c
oHtMt~Oon. U se contente, et il
y réussit excellemment, à exposer
ce que la France a fait d'e la Cote
d'Ivoire en cinquante années d'ef-
forts.
On ne peut, en effet, mettre
mieux, et plus simptement, en re-
lief l'action patiente, ra;sonnce et
iiautementliumaine conduite ici
comme dans tout notre empire.
Cependant M. Caston Joseph n'eut
pas été le remarquable admints-
trateurqus nous connaissons et
surtout le serviteur éclairé et pas-
sionné de notre pauvre impériale,
s'il n'eut exposé ses idées, fruits
de ses études, de ses méditations et
d'une longue expérience, sur l'épi"
neuse question de la colônisatfon.
I! l'a fait de la façon la plus éle-
vée, remontant aux sources des
civilisations, déterminant le carac-
tère de
r après leur destruction par les bar-
bares. Les bar.bares ) Ils ont pris
un autre aspect. Notre civilisation
occidentale, d'essence spiritualiste,
ne peut être ruinée que par de
faux civilisés, n?/nnt con~Mtf; te
maMtCHtCMt
rituels ach'on.
Les oarbayes C!Mi!:s~ h~G~ ce
peM< être MN)i-7neMiM, «t'eMits, ?<')--
!!jer;s,dccottCK
Les pages de cette introduction
sont de tout point remorquable~
pour leur logique et leur hauteur
de vue. Avec quel sens du danger
l'auteur ne-met-il pas son lecteur
en garde contre cette prolétarisa-
tion qui assassine purement et
i simplement notre monde d'aujour-
i d'hui ? t'esc;at.'
~nc&tes e//orts n'ont ot)OM;t qu'à
/a;?'e succéder !<; xa!g~me– n't'hx't-j't pas M g.MOK
an'att de Mteu~ e~ Exrope ? a
c~fe~crde comme u~<)'<'s~rond
pro~re~ soci'a!. Et cepeMdnn~ paf
iM<,at<«),'CKr?
cou!eur. /)pr
b!aKC.C'fs< te ~
Cette étude pleine f)e suc où
l'esprit rejoint harmonieus&ment
la raison nous enchante pour la
large part qu'elle reconnait l'in-
te)ligence. hostile à l'amoindrisse-
ment de l'individu par la matéria-
lisation. Mais le colonial ne perd
pas le fil qui conduit son discours-
i ~e b!~< de !a co!on
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