Titre : Journal des débats politiques et littéraires
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1944-03-22
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 200316 Nombre total de vues : 200316
Description : 22 mars 1944 22 mars 1944
Description : 1944/03/22 (Numéro 1288). 1944/03/22 (Numéro 1288).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
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Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Révolution - Empire (1789-1815)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Restauration - Monarchie de Juillet (1814-1848)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIe République - Second Empire (1848-1870)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIIe République (1870-1914)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k510905x
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 22/01/2008
"MERCREDI 22 MARS 1944
N» 1888 156» ANNEE
.-)nn.Lj~r'~
1 FRANC
PRIX DE L'ABONNEMENT
0 mois 1 an
France et colonies! 130 »r. 250 ir.
Etranger (Afrr. réduit) 190 fr. 360 fr.
Etranger (autre pays) 235 fr. 440 fr.
REDACTION et ADMINISTRATION
PROVISOIREMENT
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DÉBATS-AVENIR. CLERMONT-Fd
C. C. P. I Clcrmont-Ferrand 28.4SS
JOURNAL DES DEBATS
POLITIQUES ET LITTÉRAIRES
Clermont-Ferrand, le 21 mars
DÉMONSTRATION
Le procès Pucheu et son tra-
gique dénouement sont remplis
d'enseignements. Au travers de
leur masque de justiciers, on
voit à plein le rôle joué par les
communistes. Et .l'on se rend
compte surtout du rôle que par-
tout ils joueront, chaque fois
qu'ils seront les maîtres. Ils sont
les maîtres en Algérie. Et Ils
le prouvent.. La presse anglaise
elle-même est frappée de la
parodie de justice à laquelle on
vient d'assister et qui est révé-
latrice de ce qui se passerait
plus tard. Bien des gens simples
et convaincus, disent couram-
ment « Bah le communisme
est une doctrine comme une
autre. Ce n'est qu'un socialisme
développé. Et le jour où il pren-
dra le pouvoir, on s'apercevra
que c'est en somme un régime
démocratique très acceptable
pour tous les Français. » L'ex-
périence des faits dément cette
façon de juger légèrement des
choses. Et la presse anglaise
elle-même semble loin de se
faire illusion à ce sujet.
Le Sunday Times manifeste
une certaine appréhension sur
le sort de la France après la
guerre. Il vient de publier un
article sous le titre « La France
évltera-t-elle la guerre civile
après la guerre mondiale ? > II
voit dans le procès Pucheu les
prémices d'une révolution san-
glante pour notre pays. « Affir-
mer, écrit-il, que chacun ayant
participé à la politique de Vichy
doit être fusillé ou pendu, ramè-
nerait dans la politique fran-
çaise, la perspective d'un mas-
sacre sur une grandissime échel-
le. » En effet. Et l'on sait à quel
point, en Angleterre, le commu-
nisme est un article d'exporta-
tion. pour les autres. Les An-
glais, et même les travaillistes
plus que quiconque, repoussent
énergiquement le communisme.
Mais cela n'a pas empêché Lon-
dres de tolérer à sa radio fran-
çaise, que les plus basses exci-
tations, injures et menaces
soient proférées journellement
contre tous ceux qui se sont
rangés autour du Maréchal.
Le Sunday Tpnes reconnaît
que la condamnation de Pucheu
fut imposée par les communis-
tes. « L'accusation, dit-il, n'ap-
• porta aucune preuve des vilenies
de l'accusé la défense les dé-
nia. la cour ne les trouva pas
vérifiées. » Et 11 concluait
« Lesxiébats de l'assemblée révé-
lèrent que Pucheu fut l'objet
d'une vendetta spéciale.» Et
pourquoi le fut-il ? ajoute le
rédacteur « Parce qu'avant la
guerre, il s'opposait spécialement
au parti communiste, c'est-à-
dire au parti qui était actuelle-
ment le plus actif pour réclamer
son exécution. Son jugement est
un acte politique et non judi-
ciaire. »
La pression formidable exer-
cée sur des juges, qui sans
doute redoutent comme au
temps des « grands ancêtres >,
d'être demain des « suspects »
et bientôt eux aussi des accu-
sés, fait craindre aux Anglais
eux-mêmes, que la France à&
demain tombe sous la férule
d'une dictature communiste. Et
le journal britannique évoque à
propos de ce procès « le mas-
sacre des Girondins. « En d'au-
tres termes, conclut-il l'exécu-
tion politique d'aujourd'hui si-
gnifie le despotisme pour de-
main. > Et l'on ne sait où le
despotisme de cette sorte peut
s'arrêter. Car, il n'est pas que
« les Girondins » qui seraient
visés dans la tourmente commu-
niste. Au milieu d'une nouvelle
terreur, les délations contre les
tlèdes se donneraient libre cours
pour fournir des victimes en
masse aux exécutions. Et il n'est
pas improbable, d'ailleurs, que
l'on puisse voir alors dé nou-
veaux -Robespierre ou de nou-
veaux Danton précipités dans
cette mer de sang. Car « le sang
appelle le sang ». ̃
Nous voilà loin des fameuses
libertés démocratiques.
Un message du Maréchal aux légionnaires
« RÉALISEZ D'ABORD ENTRE VOUS
L'UNITÉ SPIRITUELLE COMBATTANTE »
Vichy. 90 mars. Let chefs dépar-
tementaux île la Légion française Aes
combattants ot\t tenu du n au 20
mars, au Mont-Dore, une réunion ex-
traordinaire. A l'issue de ce stage
d'études et de travaux, le maréchal
de France a tenu à adresser un mes-
sage aux légionnaires. En vola ̃ l«
texte
Légionnaires,
Je- voua al paivé, dans mon message
du 26 février, de l'aspect jocial de vo-
tre mission. J'ai reconnu la grandeur
et la ténacité de vos efforts. J ai noté
avec satisfaction l'importance des ré-
sultats que vous avet obtenus.
Mais l'activité sociale ne suffit pas
seule à faire) vivre une nation. 11 faut
a la base, une doctrine pour orienter
les énergies. C'est pourquoi Je souligne
aujourd'hui le deuxième aspect de la
mission Que je vous ai donnée Diffu-
ser dans le -pays la doctrine française
incluse dans mes messages,
La doctrine dont doit s'inspirer la
natton a "une valeur permanente.
L'esprit combattant conserve, lui
aussi, une permanente valeur fran-
çaise.
Combattants de l'une ou de l'autru
guerre, voua êtes donc qualifiés pour
faire connaître au pays la doctrine
par laquelle la France, demain, pour-
ra se relever. Vous avez à préparer le»
cadres qui aideront à ce redressement.
Danslui de l'action sociale, vous avez fait .1
du boa travail. Par la loi et le dé-
vouement de vos propagandistes, par
vos écoles de cadres, par vos groupes
légionnaires d'entreprises et vos grou-
pes légionnaires paysans, par votre
Jeune Légion, vous avez efficacement
contribué à créer, dans l'actuel dé-
sarroi du pays, les nécessaires points
fixes.
La aussi, je vous dit Continuez tos
efforts, intenstfitz-les.
Ne vous découragez jamais. Suivez-
moi.
Vous semez pour- l'avenir. Votre la-
beur ne sera pas stérile, même s'H»
vous apparaît aujourd'hui décevant.
Le grain germera un jour. Peut-êtro
ne aerezvous plus là pour voir mûrir
M. JEAN BICHELONNE TRANSMET SES POUVOIRS
A M. MARCEL DÊAT
Parie, 20 marc. M. Jean Bichelonne,
ministre secrétaire d'Etat à la Profluc-
tion industrielle et aux Communications,
et par intérim au Travail; a transmis à
midi, au ministère du Travail, ses pou-
voirs en- ce qui concerne ce ministère à
M. Marcel Déat, qui était accompagné de
M. Al'bertlni et du général Bcdcmpt.
n lui a présenté MM. Bertrand, direc-
teur du cabinet, Chasseigne, commissaire
général à la Main-d'œuvre et au Travail,
Bruneton, commissaire général à l'action
sociale pour les travailleurs français en
Alemagne, ainsi que ses principaux col-
A tous les militaires italiens
ITALIENS
Plusieurs d'entre voua, malgré les ap-
pela réitéré*, ne se «ont pas présentés ou
demeurent encore caché».
Chacun de vous a, en ce moment, la
possibilité de rentrer dans la normale
grâce aux accords suivants, qui ont été
conclus entre les Autorités italiennes et
les commandements militaires allemands
lo Seus I« commandement d'officiers
italiens, ont été créées' des casernes à
Niée, Toulon, Toulouse et Lyon.
2° Tous les militaires, qui se cachent
encore, doivent se présenter aux -caser-
nes mentionnées di-^essus avec les armes
en leur éventi^elle possession, avant le
15 avril XXII.
3o Les militaires .qui se présenteront
né doivent craindre en aucune façon
d'être punis. Ils seront maintenus dans
le trad» qu'ils avaient précédemment
dans les Ex-F.A. Ils seront encadrés,, par
des officiers supérieurs italiens et leur
traitement sera identicoe » celui as- leurs
camarades allemands.
4° Les militaires qui se présenteront
pourront, à leur choix, être affectés eom.
me combattants ou bien dans des unités
de travailleurs, suivant les accords in-
tervenus entre le Duce et le Fuhrer.
50 Ceux qui ne se seront pas présentes
avant la daie du 15 avril seront décla-
rés déserteurs et, comme tels, déférés de-
vant les tribunaux de tmrre.
6» Les militaires qui sont déjà em-
ployés dans les formations et détache-
ments allemands devront rester à. leur t
poste. -̃
7° Les militaires qui n'auront pas les
moicos de rejoindra les «Marnes devront
se présenter 'aux Agences consulaires ita-
liennes ou au siège des « Fssel .» répu-
blicains.
L'inspecteur .des Fasci républicains en
France Raphaël GHANA.
Le Chargé d'affaires de la Bépublique
Sociale italienne
Manfredo CHIOSTRI.
LIRE AUJOURD'HUI
lledresscments français 1429. Mar-
tin L'Are.
Un. visiteur du mont Cassin, Martin
Basse. • 1
Basse.
LE SPO11T HIPPIQUE A PARIS- |
les effets d'un hiver tardif. O. P. 1
L'ancten 'testament, Gabriel Louls-
Jaray..
la moissan, mais la France y sera.
puisque grâce a .tous elle aura contl-
nué de vivre.
Légionnaires, dites-vous que, pour
que vos effets soient vraiment féconds,
il faut qu'ils s'accomplissent dans un
climat d'amitié nationale et donc d'u-
nité française.
Aussi, à vous, mes combattants
tous les combattants, ceux da 1418,
ceux de, 39-40 et mes chers prison-
niers je donne une consigne slm-
pie et formelle
Réalisez d'abord entre vous l'unité
spirituelle combattante.
Car l'unité spirituelle combattante
sera la préfiguration et la promesse
de l'unité spirituelle française par
quoi se refera la France.
Signé Phillpp» PÉTAIN. i
A propos d'une possible intervention du roi de Suède à Helsinki
LE FUHRER DÉCLARE NE PAS AVOIR ENTREPRIS
DE DÉMARCHES AUPRÈS DU ROI GUSTAVE
Stockholm, 20 mars. Certaines infor-
mations de source étrangère ont annoncé
que le Puehrer était intervenu personnel-
lement auprès du roi de Suède au sujet
d'une démarche que le roi aurait faite a
Helsinki.
Le journal c' Stockholm Tidningen » re-
produit les déclarations que son canes-
pondant & Berlin a pu obtenir du Fuehrer
à propos de ces Informations. Le corres-
pondant suédois a posé au Fuehrer la
question suivante
« Des dépêches d'origine étrangère af-
firment que vous avez entrepris auprès du
roi Gustave une démarche relative a l'in-
tervention de celui-ci auprès de la Fin-
lande. Ces informations correspondent-el-
les à la réalité ? ».
Le Puehrer a répondu « Ces nouvel-
les sont fausses. Je ne vois pas pour
quelle raison j'aurais fait une semblable
démarche. J'ignore même s'il est exact
AU MINISTÈRE PU TRAVAIL
laborateurs et que les directeurs de l'ad-
ministration centrale.
M. Marcel Déat, dans une courte allo-
cution, s'est défendu .de faire aucune
communication sur l'action sociale qu'il
entreprendra ayant de connaître tous lu
rouages de l'organisme qu'il prend en
mains.
Il s'est borné à remercier M. Blchvlon-
ne et M. Chasseigne de. l'œuvre qu'ils ont
accomplie. Il a déclaré qu'il poursuivrait
leur action, en parfaite collaboration
avec le ministre de la Production -indus-
trielle. (O.F.I.-Havas).
m
Italianl
Alcunl di vol, malgrado l ripetuitl
appelli, non si sono présentât! e si man-
tengono ancora nàscoeti.
O^nuno di vol ha, in questo momento,
la po5sibilltà dl rientrare nella norma-
lità trazie al seguenti accordi che sono
stati conclus! fra le Autorità ltaliane ed
i Commandi Militari Germanici
1° Sotto il commando di Ufficlali ita-
liani sono sfati instuite délie Caserne
à Nina, Tolone, Tolosa, Lione.
2° Tutti militari chc sono ancora
naseoti debbeno presentarsi aile casenne
predette* con le arml in* loro evcntuale
possesso entro il 15 Apriie XXII.
30 1 militari che si presenteranno non
debbono tenere In alcun' modo di essero
puniti, manterranno il loro grado già
rlcohosciuto nelle ex-F.A, saranno inqua-
dratl da Comandl Militari iUliani ed U
loro trattamento sarà perfettamente
ugata a qucllo dei camerati tedeschl.
̃4° I militari che si presenleranno pos-
sono, seconda- la loro volontà, décidera
di essere' impiegati «orne combattent!
oppure in unità dl lavoratorl secondo
Fiihrer.. ̃
5° Coloro' che non si presenteranna
entro il< termine irrcvocabllc stabillto per
U 1S Aprlle XXII verranno diehiarati
desertori e corne tali sottoposti al fio-
diiio dei Tribunal! Militari di Guerra.
6° I militari che sono fia impiegatl
presso Commandi o reparti germanici,
devons rimanere al loro posti di servliio.
70 I militari che non hanno i mezzi
per racfiungcra le caserme si potranno
presentare presso gli Uffici Consolari
Italianl e Sedi di Fasci lUpublleani.
L'inspettore de! Fasci
Republicani in Francia
Raffaele GRANA.
L'Iucarîcato. d'Af fari della
Bepubllca Sociale Italiana
Manfredo CHIOSTEI.
L'accordo ragglunto con spïrito dl par-
tieolare comprensione e collaborazione fra
le Autorità militari germaniche e le Au-
torltà italiane, da aïio à tutti i militari
chc si sono mostroti renitentl ai ripetuti
appelli sia per timoré di Inesistcnti mali,
Sta, per une forma âl incosciente aâatta-
mènto alla situszione creatasi un giorno,
sia per rolonta dl malafede sino ad oggi
monlenuta, di rientrare nell'ordine.
̃ Allô scadera dei termine fissato.ls
Apriie XXII, coloro che non si fossero
Un député travailliste-
s'élève, contre l'affaiblissement
du front intérieur britannique
PortsmouUi, 39 mars. Les membres
du gouvernement britannique doivent
avoir l'esprit bien obtus pour ne pat
se rendre compte de l'affaiblissement
du front intérieur, a déclaré le .dé-
puté travailliste Sliinwell au cours
d'un meeting tenu a Portsmouth. L'ora-
teur a attribué ce relâchement au mau-
vais moral de £a population gui, selon
les propres termes de M.' Shinwell.
commence à se Vouer sérieusement du
gdcMs qu'il constate sans cesse ù l'in-
térieur du pavi.
Le député travailliste a souligné en-
suite les erreurs commises dans l'in-
dustrio charbonnière qui ont amené
grèves et pénurie de combustible. Ces
mesures sont uniquement Imputables
au gouvernement, a précisé M. Shin-
well, Qui demanda au cabinet de M.
Churchill d'organiser enfin l'industrie
et l'agriculture britanniques de façon
a permettre au peuple de Jouir d'un
niveau de vie plus élevé.
que le roi Gustave a- agi auprès de la Fin-
lande dans le sens que l'on a attrUmé à
cette intervention et même qjie cette dé-
marche a eu lieu. Il ne s'agit en tout cas
que d'une affaire concernant uniquement
ta Suède >.
« Puis-je me permettre, a poursuivi le
correspondant suédois, de vous demander
comment vous Jugez les conditions d'ar-
mistice ? ».
« Je juge ces conditions exactement
comme on doit les interpréter, c'est-a-dire
dans l'esprit qui les a inspirées. Le but
des Soviets est évident ils veulent ame-
ner la Finlande à une situation telle que
toute résistance soit impossible afin de
pouvoir obtenir du peuple finlandais ce
que jadis Holotov avait exigé à Berlin.
Peu Importent les prétextes que les Soviets
ont Invoqués au moment où Us ont fait
connaître leurs conditions. H ne s'agit
en réalité que de passer une corde .au cou
de 'la victime afin de pouvoir .tirer sur la
corde au moment voulu.
Le fait que l'U.R.S.S. se voit contrainte
à cet expédient prouve qu'ellt est scepti-
que en ce qui concerne ses possibilités
militaires. Personne ne peut douter du
but final du bolchevisme exterminer les
peuples européens qui ne sont pas bolche-
viques et tout d'abord les' Finlandais.
C'est pourquoi nos adversaires ils l'ont
avoué ont déchaîné la guerre des nerfs
contre la Findande ».
« L'Angleterre et les Etats-Unis ont
souvent soulevé la question de garanties
éventuelles a accorder a la Finlande. Que
pensez-vous de garanties de ce genre ? »i
a enfin demandé le correspondant suédois.
« Des garanties anglais» et américai-
nes à la Finlande ne sauraient avoir qu'un
seul but l'amener à se soumettre plus
facilement.
« En effet, pratiquement toute garantie
anglaise uu américaine est une utopie.
NI la Grande-Bretagne, ni les Etats-Unis
ne seraient en mesure d'imposer aux So-
viets victorieux la moindre directive. En
réalité, l'Angleterre et l'Amérique n'ont
pas la moindre possibilité d'exercer une
telle influence. En ce qui concerne les
garanties américaines, l'Allemagne en a
déjà fait l'expérience à la fin de la guerre
mondiale. Dès que l'Allemagne a déposé
les armes, les quatorze points de Wilsoh
ont été oubliés. li s'est produit exacte-
ment le contraire de ce qu'on avait solen-
nellement promis au peuple allemand.
Quant à la valeur des garanties anglaises,
elle parait dans tout son éclat dans le cas
de la Pologne.
« En outre, pour l'Angleterre et l'Amé-
rique menacées de graves crises intérieu-
res, la question n'est pas de savoir si elles
sont capables d'en imposer aux Soviets,
mais de savoir combien de temps elles
réussiront à préserver leur sol de la ré-
volution bolchevique.
« Dans la vie des peuples, la seule ga-
rantie pour le maintien d'une nation ré-
side, dans sa propre force ».
CINQ NOUVEAUX CADAVRES
dans la région de Saint-Etienne
Deux dans les ruines de Toulon
Lyon, 20 mars. Dans la région sté-
phanoise, les sauveteurs qui déblaient
les décombres ont dégagé cinq nouveaux
cadavres.
A Toulon, deux cadavres ont été retl
rés des ruines, ce qui porte à 80 le nom-
bre des jjersomv?s qui ont trouvé la mort
au cours du bombardement du 11 mars.
(O.F.I.-Havas).
ancoia présentât! verranni dlchlarati
disêrtori a corne tali sotto posti a giudizio
dei Tribunale Militaré.
Kell attuale liomcnto in eu! un bracclo
al lavoro o un mosehetto in linea in più
assumano un valore granâtosimo,. è sem-
plicemente delittuoso tollerare une dls-
persione anche minima.
Il Comando Militaré dclla Base di
Bordeaux che, conli segni dei Valore- che
frcjiano il petto del, suo Comandanlc
Enzo Grossi, è garansia di onore e di
fede, asslcurera nelle caserme il mante-
nimento dell'ordine e délia disciplina
inviando i quadri e gli effettivi costl-
tuenti i eomandi che prenderanno sede a:'
NIZZA Artillerie Kaserne « St.Roch »,
TOLOSA Compans Kaserne « boulevard
lascrosses » TOLONE, Villa Gamaine
sur la route de Cap-Brun LIONL Ca-
serne Vitriolerie, ̃ « boulevard Leclere ».
L'Ispettore per la Francia del P.F.R.
• Doit. Baffaele GHANA.
L'ESTHONIE 1
) par G. de KORFF |
Récemment, nous avons jeté un
ooup d'oeil sur Narva, cette an-
cienne cité hàlie au XIII" siècle,
qui se dresse sur l'actuelle fron-
tière soviétiq\ie-esthoni«nae. Il pa-
raîtra donc intéressant, en ce
•moment, de. faire un br&f tour
d'horizon sur l'Esthonie, républi-
que indépendante cte la Baltique.
li est extrêmement difficile de
délimiter d'une façon catégorique
les fluctuations historiques de»
.provinces baltiques dont l'Estho-
nie fut une dés plus importantes,
car les vicissitudes furent, pour
ainsi dire, réversibles, l'une sur
l'autre.
Dans l'empire russe du XIX» siè-
cle, les provinces baltiques for-
maient trois gouvernements
1° Le gouvernement de l'Estho-
nie, dont la capitale était Reval.
avait une population d'origine
finoise
2° Le gouvernement d& Livonie,
dont une partie considérable de la
population était lettonne et estuo-
nienne au Nord, d'origine pure-
ment finoise et ayant Riga comme
chef -lieu i
3° Le gouvernement de Couiv
land, dont le nom national letton
est « Kouzem • terres des cours
nom donné par une peuplade,
finoise, disparue cte la contrée,
avec Mittau pour chef-lieu.
Toute l'histoire de ces pays, dès
le début du XIII» siècle et jusqu'à
la fin du XV», est l'histoire de
leurs conquêtes et de leur domi-
nation par les chevaliers de l'or-
dre Teutonique. Croisés allemands,
dont le pouvoir et la forte em-
preinte se répandirent si puissam-
ment à travers toute l'Europe cen-
trale, depuis la fondation de
l'ordre >ù XII» siècle.
L'évolution historique de l'Esi-
thonie serait trop longue à conter
ici considérons donc seulement
ce qu'elle représente aujourd'hui.
L'Esthonie a une# superficie de
67.730 km2, avec un* population
de 1.550.000 habitants elle est
constitué^ en république indépen-
dante depuis ma.i 1918, compre-
nant l'ancien gouvernement russe
d'Esthonie, la1 partie septentrio-
nale de l'ancien gouvernement de
Livonie et les îles d'Œsel, de Dago
et de Mohn. Gôographiquement,
l'Esthonie fait partie du « bouclier
de la Baltique ». La capitale Reval
(Tallinn), 125.000 habitants, ville
universitaire, est un centre com-
merefar et industriel important.'
possédant des chantiers de cons-
truction, une fonderie de canons.
Reval se divise en deux parties
la ville haute, qui a conservé le
cachet d'une ville allemande du
moyen âge, et la ville basse ou
port, siège du commerce et
de l'industrie. Divets monuments,
tels que l'église Saint-Olaf, dont.
la tour a 139 mètres, attestent de..
l'ancienne importance de la cité.
Son commerce de blé, de lin et
de peaux est considérable. Les
autres centres du pays, son-t Narva,
Hapsalu, Tartu, l'ancien Dorpat,
université jadis célèbre, avec 60:000
habitants, non loin du lac Peïpous.
L'Esthonie est un pays agricole
elùe produit en abondance l'orge,
l'evoine, le seigle et la pomme d«
terre." Ses élevages sont prospères
et surtout ses exploitations de Bois.
L'industrie, considérablement dé-
veloppée, est représentée par la
fabrication des pâtes de bois, des
tissages de coton et de lin et des
fabriques de ciment.
G. de KORFF.
L'éruption du Vésuve
prend de dangereuses
proportions
Naples, 20 mars. Le Vi'suve
continue a déverser des flots de
lave dont le débit ne ssmfele pas
devoir se ralentir Les maisons de
Torre dei Grego, qui ne sont plus
qu'à 1 km. 500 de la coulés, de-
vront vraisemblablement être éva-
cuées demain.
La coulée principale est large de
400 mètres environ et profonde de
plus de 2 mètres. w
L'évacuation des populations de-
vra être envisagée si l'éruption
piend des proportions plus amples.
N» 1888 156» ANNEE
.-)nn.Lj~r'~
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POLITIQUES ET LITTÉRAIRES
Clermont-Ferrand, le 21 mars
DÉMONSTRATION
Le procès Pucheu et son tra-
gique dénouement sont remplis
d'enseignements. Au travers de
leur masque de justiciers, on
voit à plein le rôle joué par les
communistes. Et .l'on se rend
compte surtout du rôle que par-
tout ils joueront, chaque fois
qu'ils seront les maîtres. Ils sont
les maîtres en Algérie. Et Ils
le prouvent.. La presse anglaise
elle-même est frappée de la
parodie de justice à laquelle on
vient d'assister et qui est révé-
latrice de ce qui se passerait
plus tard. Bien des gens simples
et convaincus, disent couram-
ment « Bah le communisme
est une doctrine comme une
autre. Ce n'est qu'un socialisme
développé. Et le jour où il pren-
dra le pouvoir, on s'apercevra
que c'est en somme un régime
démocratique très acceptable
pour tous les Français. » L'ex-
périence des faits dément cette
façon de juger légèrement des
choses. Et la presse anglaise
elle-même semble loin de se
faire illusion à ce sujet.
Le Sunday Times manifeste
une certaine appréhension sur
le sort de la France après la
guerre. Il vient de publier un
article sous le titre « La France
évltera-t-elle la guerre civile
après la guerre mondiale ? > II
voit dans le procès Pucheu les
prémices d'une révolution san-
glante pour notre pays. « Affir-
mer, écrit-il, que chacun ayant
participé à la politique de Vichy
doit être fusillé ou pendu, ramè-
nerait dans la politique fran-
çaise, la perspective d'un mas-
sacre sur une grandissime échel-
le. » En effet. Et l'on sait à quel
point, en Angleterre, le commu-
nisme est un article d'exporta-
tion. pour les autres. Les An-
glais, et même les travaillistes
plus que quiconque, repoussent
énergiquement le communisme.
Mais cela n'a pas empêché Lon-
dres de tolérer à sa radio fran-
çaise, que les plus basses exci-
tations, injures et menaces
soient proférées journellement
contre tous ceux qui se sont
rangés autour du Maréchal.
Le Sunday Tpnes reconnaît
que la condamnation de Pucheu
fut imposée par les communis-
tes. « L'accusation, dit-il, n'ap-
• porta aucune preuve des vilenies
de l'accusé la défense les dé-
nia. la cour ne les trouva pas
vérifiées. » Et 11 concluait
« Lesxiébats de l'assemblée révé-
lèrent que Pucheu fut l'objet
d'une vendetta spéciale.» Et
pourquoi le fut-il ? ajoute le
rédacteur « Parce qu'avant la
guerre, il s'opposait spécialement
au parti communiste, c'est-à-
dire au parti qui était actuelle-
ment le plus actif pour réclamer
son exécution. Son jugement est
un acte politique et non judi-
ciaire. »
La pression formidable exer-
cée sur des juges, qui sans
doute redoutent comme au
temps des « grands ancêtres >,
d'être demain des « suspects »
et bientôt eux aussi des accu-
sés, fait craindre aux Anglais
eux-mêmes, que la France à&
demain tombe sous la férule
d'une dictature communiste. Et
le journal britannique évoque à
propos de ce procès « le mas-
sacre des Girondins. « En d'au-
tres termes, conclut-il l'exécu-
tion politique d'aujourd'hui si-
gnifie le despotisme pour de-
main. > Et l'on ne sait où le
despotisme de cette sorte peut
s'arrêter. Car, il n'est pas que
« les Girondins » qui seraient
visés dans la tourmente commu-
niste. Au milieu d'une nouvelle
terreur, les délations contre les
tlèdes se donneraient libre cours
pour fournir des victimes en
masse aux exécutions. Et il n'est
pas improbable, d'ailleurs, que
l'on puisse voir alors dé nou-
veaux -Robespierre ou de nou-
veaux Danton précipités dans
cette mer de sang. Car « le sang
appelle le sang ». ̃
Nous voilà loin des fameuses
libertés démocratiques.
Un message du Maréchal aux légionnaires
« RÉALISEZ D'ABORD ENTRE VOUS
L'UNITÉ SPIRITUELLE COMBATTANTE »
Vichy. 90 mars. Let chefs dépar-
tementaux île la Légion française Aes
combattants ot\t tenu du n au 20
mars, au Mont-Dore, une réunion ex-
traordinaire. A l'issue de ce stage
d'études et de travaux, le maréchal
de France a tenu à adresser un mes-
sage aux légionnaires. En vola ̃ l«
texte
Légionnaires,
Je- voua al paivé, dans mon message
du 26 février, de l'aspect jocial de vo-
tre mission. J'ai reconnu la grandeur
et la ténacité de vos efforts. J ai noté
avec satisfaction l'importance des ré-
sultats que vous avet obtenus.
Mais l'activité sociale ne suffit pas
seule à faire) vivre une nation. 11 faut
a la base, une doctrine pour orienter
les énergies. C'est pourquoi Je souligne
aujourd'hui le deuxième aspect de la
mission Que je vous ai donnée Diffu-
ser dans le -pays la doctrine française
incluse dans mes messages,
La doctrine dont doit s'inspirer la
natton a "une valeur permanente.
L'esprit combattant conserve, lui
aussi, une permanente valeur fran-
çaise.
Combattants de l'une ou de l'autru
guerre, voua êtes donc qualifiés pour
faire connaître au pays la doctrine
par laquelle la France, demain, pour-
ra se relever. Vous avez à préparer le»
cadres qui aideront à ce redressement.
Dans
du boa travail. Par la loi et le dé-
vouement de vos propagandistes, par
vos écoles de cadres, par vos groupes
légionnaires d'entreprises et vos grou-
pes légionnaires paysans, par votre
Jeune Légion, vous avez efficacement
contribué à créer, dans l'actuel dé-
sarroi du pays, les nécessaires points
fixes.
La aussi, je vous dit Continuez tos
efforts, intenstfitz-les.
Ne vous découragez jamais. Suivez-
moi.
Vous semez pour- l'avenir. Votre la-
beur ne sera pas stérile, même s'H»
vous apparaît aujourd'hui décevant.
Le grain germera un jour. Peut-êtro
ne aerezvous plus là pour voir mûrir
M. JEAN BICHELONNE TRANSMET SES POUVOIRS
A M. MARCEL DÊAT
Parie, 20 marc. M. Jean Bichelonne,
ministre secrétaire d'Etat à la Profluc-
tion industrielle et aux Communications,
et par intérim au Travail; a transmis à
midi, au ministère du Travail, ses pou-
voirs en- ce qui concerne ce ministère à
M. Marcel Déat, qui était accompagné de
M. Al'bertlni et du général Bcdcmpt.
n lui a présenté MM. Bertrand, direc-
teur du cabinet, Chasseigne, commissaire
général à la Main-d'œuvre et au Travail,
Bruneton, commissaire général à l'action
sociale pour les travailleurs français en
Alemagne, ainsi que ses principaux col-
A tous les militaires italiens
ITALIENS
Plusieurs d'entre voua, malgré les ap-
pela réitéré*, ne se «ont pas présentés ou
demeurent encore caché».
Chacun de vous a, en ce moment, la
possibilité de rentrer dans la normale
grâce aux accords suivants, qui ont été
conclus entre les Autorités italiennes et
les commandements militaires allemands
lo Seus I« commandement d'officiers
italiens, ont été créées' des casernes à
Niée, Toulon, Toulouse et Lyon.
2° Tous les militaires, qui se cachent
encore, doivent se présenter aux -caser-
nes mentionnées di-^essus avec les armes
en leur éventi^elle possession, avant le
15 avril XXII.
3o Les militaires .qui se présenteront
né doivent craindre en aucune façon
d'être punis. Ils seront maintenus dans
le trad» qu'ils avaient précédemment
dans les Ex-F.A. Ils seront encadrés,, par
des officiers supérieurs italiens et leur
traitement sera identicoe » celui as- leurs
camarades allemands.
4° Les militaires qui se présenteront
pourront, à leur choix, être affectés eom.
me combattants ou bien dans des unités
de travailleurs, suivant les accords in-
tervenus entre le Duce et le Fuhrer.
50 Ceux qui ne se seront pas présentes
avant la daie du 15 avril seront décla-
rés déserteurs et, comme tels, déférés de-
vant les tribunaux de tmrre.
6» Les militaires qui sont déjà em-
ployés dans les formations et détache-
ments allemands devront rester à. leur t
poste. -̃
7° Les militaires qui n'auront pas les
moicos de rejoindra les «Marnes devront
se présenter 'aux Agences consulaires ita-
liennes ou au siège des « Fssel .» répu-
blicains.
L'inspecteur .des Fasci républicains en
France Raphaël GHANA.
Le Chargé d'affaires de la Bépublique
Sociale italienne
Manfredo CHIOSTRI.
LIRE AUJOURD'HUI
lledresscments français 1429. Mar-
tin L'Are.
Un. visiteur du mont Cassin, Martin
Basse. • 1
Basse.
LE SPO11T HIPPIQUE A PARIS- |
les effets d'un hiver tardif. O. P. 1
L'ancten 'testament, Gabriel Louls-
Jaray..
la moissan, mais la France y sera.
puisque grâce a .tous elle aura contl-
nué de vivre.
Légionnaires, dites-vous que, pour
que vos effets soient vraiment féconds,
il faut qu'ils s'accomplissent dans un
climat d'amitié nationale et donc d'u-
nité française.
Aussi, à vous, mes combattants
tous les combattants, ceux da 1418,
ceux de, 39-40 et mes chers prison-
niers je donne une consigne slm-
pie et formelle
Réalisez d'abord entre vous l'unité
spirituelle combattante.
Car l'unité spirituelle combattante
sera la préfiguration et la promesse
de l'unité spirituelle française par
quoi se refera la France.
Signé Phillpp» PÉTAIN. i
A propos d'une possible intervention du roi de Suède à Helsinki
LE FUHRER DÉCLARE NE PAS AVOIR ENTREPRIS
DE DÉMARCHES AUPRÈS DU ROI GUSTAVE
Stockholm, 20 mars. Certaines infor-
mations de source étrangère ont annoncé
que le Puehrer était intervenu personnel-
lement auprès du roi de Suède au sujet
d'une démarche que le roi aurait faite a
Helsinki.
Le journal c' Stockholm Tidningen » re-
produit les déclarations que son canes-
pondant & Berlin a pu obtenir du Fuehrer
à propos de ces Informations. Le corres-
pondant suédois a posé au Fuehrer la
question suivante
« Des dépêches d'origine étrangère af-
firment que vous avez entrepris auprès du
roi Gustave une démarche relative a l'in-
tervention de celui-ci auprès de la Fin-
lande. Ces informations correspondent-el-
les à la réalité ? ».
Le Puehrer a répondu « Ces nouvel-
les sont fausses. Je ne vois pas pour
quelle raison j'aurais fait une semblable
démarche. J'ignore même s'il est exact
AU MINISTÈRE PU TRAVAIL
laborateurs et que les directeurs de l'ad-
ministration centrale.
M. Marcel Déat, dans une courte allo-
cution, s'est défendu .de faire aucune
communication sur l'action sociale qu'il
entreprendra ayant de connaître tous lu
rouages de l'organisme qu'il prend en
mains.
Il s'est borné à remercier M. Blchvlon-
ne et M. Chasseigne de. l'œuvre qu'ils ont
accomplie. Il a déclaré qu'il poursuivrait
leur action, en parfaite collaboration
avec le ministre de la Production -indus-
trielle. (O.F.I.-Havas).
m
Italianl
Alcunl di vol, malgrado l ripetuitl
appelli, non si sono présentât! e si man-
tengono ancora nàscoeti.
O^nuno di vol ha, in questo momento,
la po5sibilltà dl rientrare nella norma-
lità trazie al seguenti accordi che sono
stati conclus! fra le Autorità ltaliane ed
i Commandi Militari Germanici
1° Sotto il commando di Ufficlali ita-
liani sono sfati instuite délie Caserne
à Nina, Tolone, Tolosa, Lione.
2° Tutti militari chc sono ancora
naseoti debbeno presentarsi aile casenne
predette* con le arml in* loro evcntuale
possesso entro il 15 Apriie XXII.
30 1 militari che si presenteranno non
debbono tenere In alcun' modo di essero
puniti, manterranno il loro grado già
rlcohosciuto nelle ex-F.A, saranno inqua-
dratl da Comandl Militari iUliani ed U
loro trattamento sarà perfettamente
ugata a qucllo dei camerati tedeschl.
̃4° I militari che si presenleranno pos-
sono, seconda- la loro volontà, décidera
di essere' impiegati «orne combattent!
oppure in unità dl lavoratorl secondo
5° Coloro' che non si presenteranna
entro il< termine irrcvocabllc stabillto per
U 1S Aprlle XXII verranno diehiarati
desertori e corne tali sottoposti al fio-
diiio dei Tribunal! Militari di Guerra.
6° I militari che sono fia impiegatl
presso Commandi o reparti germanici,
devons rimanere al loro posti di servliio.
70 I militari che non hanno i mezzi
per racfiungcra le caserme si potranno
presentare presso gli Uffici Consolari
Italianl e Sedi di Fasci lUpublleani.
L'inspettore de! Fasci
Republicani in Francia
Raffaele GRANA.
L'Iucarîcato. d'Af fari della
Bepubllca Sociale Italiana
Manfredo CHIOSTEI.
L'accordo ragglunto con spïrito dl par-
tieolare comprensione e collaborazione fra
le Autorità militari germaniche e le Au-
torltà italiane, da aïio à tutti i militari
chc si sono mostroti renitentl ai ripetuti
appelli sia per timoré di Inesistcnti mali,
Sta, per une forma âl incosciente aâatta-
mènto alla situszione creatasi un giorno,
sia per rolonta dl malafede sino ad oggi
monlenuta, di rientrare nell'ordine.
̃ Allô scadera dei termine fissato.ls
Apriie XXII, coloro che non si fossero
Un député travailliste-
s'élève, contre l'affaiblissement
du front intérieur britannique
PortsmouUi, 39 mars. Les membres
du gouvernement britannique doivent
avoir l'esprit bien obtus pour ne pat
se rendre compte de l'affaiblissement
du front intérieur, a déclaré le .dé-
puté travailliste Sliinwell au cours
d'un meeting tenu a Portsmouth. L'ora-
teur a attribué ce relâchement au mau-
vais moral de £a population gui, selon
les propres termes de M.' Shinwell.
commence à se Vouer sérieusement du
gdcMs qu'il constate sans cesse ù l'in-
térieur du pavi.
Le député travailliste a souligné en-
suite les erreurs commises dans l'in-
dustrio charbonnière qui ont amené
grèves et pénurie de combustible. Ces
mesures sont uniquement Imputables
au gouvernement, a précisé M. Shin-
well, Qui demanda au cabinet de M.
Churchill d'organiser enfin l'industrie
et l'agriculture britanniques de façon
a permettre au peuple de Jouir d'un
niveau de vie plus élevé.
que le roi Gustave a- agi auprès de la Fin-
lande dans le sens que l'on a attrUmé à
cette intervention et même qjie cette dé-
marche a eu lieu. Il ne s'agit en tout cas
que d'une affaire concernant uniquement
ta Suède >.
« Puis-je me permettre, a poursuivi le
correspondant suédois, de vous demander
comment vous Jugez les conditions d'ar-
mistice ? ».
« Je juge ces conditions exactement
comme on doit les interpréter, c'est-a-dire
dans l'esprit qui les a inspirées. Le but
des Soviets est évident ils veulent ame-
ner la Finlande à une situation telle que
toute résistance soit impossible afin de
pouvoir obtenir du peuple finlandais ce
que jadis Holotov avait exigé à Berlin.
Peu Importent les prétextes que les Soviets
ont Invoqués au moment où Us ont fait
connaître leurs conditions. H ne s'agit
en réalité que de passer une corde .au cou
de 'la victime afin de pouvoir .tirer sur la
corde au moment voulu.
Le fait que l'U.R.S.S. se voit contrainte
à cet expédient prouve qu'ellt est scepti-
que en ce qui concerne ses possibilités
militaires. Personne ne peut douter du
but final du bolchevisme exterminer les
peuples européens qui ne sont pas bolche-
viques et tout d'abord les' Finlandais.
C'est pourquoi nos adversaires ils l'ont
avoué ont déchaîné la guerre des nerfs
contre la Findande ».
« L'Angleterre et les Etats-Unis ont
souvent soulevé la question de garanties
éventuelles a accorder a la Finlande. Que
pensez-vous de garanties de ce genre ? »i
a enfin demandé le correspondant suédois.
« Des garanties anglais» et américai-
nes à la Finlande ne sauraient avoir qu'un
seul but l'amener à se soumettre plus
facilement.
« En effet, pratiquement toute garantie
anglaise uu américaine est une utopie.
NI la Grande-Bretagne, ni les Etats-Unis
ne seraient en mesure d'imposer aux So-
viets victorieux la moindre directive. En
réalité, l'Angleterre et l'Amérique n'ont
pas la moindre possibilité d'exercer une
telle influence. En ce qui concerne les
garanties américaines, l'Allemagne en a
déjà fait l'expérience à la fin de la guerre
mondiale. Dès que l'Allemagne a déposé
les armes, les quatorze points de Wilsoh
ont été oubliés. li s'est produit exacte-
ment le contraire de ce qu'on avait solen-
nellement promis au peuple allemand.
Quant à la valeur des garanties anglaises,
elle parait dans tout son éclat dans le cas
de la Pologne.
« En outre, pour l'Angleterre et l'Amé-
rique menacées de graves crises intérieu-
res, la question n'est pas de savoir si elles
sont capables d'en imposer aux Soviets,
mais de savoir combien de temps elles
réussiront à préserver leur sol de la ré-
volution bolchevique.
« Dans la vie des peuples, la seule ga-
rantie pour le maintien d'une nation ré-
side, dans sa propre force ».
CINQ NOUVEAUX CADAVRES
dans la région de Saint-Etienne
Deux dans les ruines de Toulon
Lyon, 20 mars. Dans la région sté-
phanoise, les sauveteurs qui déblaient
les décombres ont dégagé cinq nouveaux
cadavres.
A Toulon, deux cadavres ont été retl
rés des ruines, ce qui porte à 80 le nom-
bre des jjersomv?s qui ont trouvé la mort
au cours du bombardement du 11 mars.
(O.F.I.-Havas).
ancoia présentât! verranni dlchlarati
disêrtori a corne tali sotto posti a giudizio
dei Tribunale Militaré.
Kell attuale liomcnto in eu! un bracclo
al lavoro o un mosehetto in linea in più
assumano un valore granâtosimo,. è sem-
plicemente delittuoso tollerare une dls-
persione anche minima.
Il Comando Militaré dclla Base di
Bordeaux che, conli segni dei Valore- che
frcjiano il petto del, suo Comandanlc
Enzo Grossi, è garansia di onore e di
fede, asslcurera nelle caserme il mante-
nimento dell'ordine e délia disciplina
inviando i quadri e gli effettivi costl-
tuenti i eomandi che prenderanno sede a:'
NIZZA Artillerie Kaserne « St.Roch »,
TOLOSA Compans Kaserne « boulevard
lascrosses » TOLONE, Villa Gamaine
sur la route de Cap-Brun LIONL Ca-
serne Vitriolerie, ̃ « boulevard Leclere ».
L'Ispettore per la Francia del P.F.R.
• Doit. Baffaele GHANA.
L'ESTHONIE 1
) par G. de KORFF |
Récemment, nous avons jeté un
ooup d'oeil sur Narva, cette an-
cienne cité hàlie au XIII" siècle,
qui se dresse sur l'actuelle fron-
tière soviétiq\ie-esthoni«nae. Il pa-
raîtra donc intéressant, en ce
•moment, de. faire un br&f tour
d'horizon sur l'Esthonie, républi-
que indépendante cte la Baltique.
li est extrêmement difficile de
délimiter d'une façon catégorique
les fluctuations historiques de»
.provinces baltiques dont l'Estho-
nie fut une dés plus importantes,
car les vicissitudes furent, pour
ainsi dire, réversibles, l'une sur
l'autre.
Dans l'empire russe du XIX» siè-
cle, les provinces baltiques for-
maient trois gouvernements
1° Le gouvernement de l'Estho-
nie, dont la capitale était Reval.
avait une population d'origine
finoise
2° Le gouvernement d& Livonie,
dont une partie considérable de la
population était lettonne et estuo-
nienne au Nord, d'origine pure-
ment finoise et ayant Riga comme
chef -lieu i
3° Le gouvernement de Couiv
land, dont le nom national letton
est « Kouzem • terres des cours
nom donné par une peuplade,
finoise, disparue cte la contrée,
avec Mittau pour chef-lieu.
Toute l'histoire de ces pays, dès
le début du XIII» siècle et jusqu'à
la fin du XV», est l'histoire de
leurs conquêtes et de leur domi-
nation par les chevaliers de l'or-
dre Teutonique. Croisés allemands,
dont le pouvoir et la forte em-
preinte se répandirent si puissam-
ment à travers toute l'Europe cen-
trale, depuis la fondation de
l'ordre >ù XII» siècle.
L'évolution historique de l'Esi-
thonie serait trop longue à conter
ici considérons donc seulement
ce qu'elle représente aujourd'hui.
L'Esthonie a une# superficie de
67.730 km2, avec un* population
de 1.550.000 habitants elle est
constitué^ en république indépen-
dante depuis ma.i 1918, compre-
nant l'ancien gouvernement russe
d'Esthonie, la1 partie septentrio-
nale de l'ancien gouvernement de
Livonie et les îles d'Œsel, de Dago
et de Mohn. Gôographiquement,
l'Esthonie fait partie du « bouclier
de la Baltique ». La capitale Reval
(Tallinn), 125.000 habitants, ville
universitaire, est un centre com-
merefar et industriel important.'
possédant des chantiers de cons-
truction, une fonderie de canons.
Reval se divise en deux parties
la ville haute, qui a conservé le
cachet d'une ville allemande du
moyen âge, et la ville basse ou
port, siège du commerce et
de l'industrie. Divets monuments,
tels que l'église Saint-Olaf, dont.
la tour a 139 mètres, attestent de..
l'ancienne importance de la cité.
Son commerce de blé, de lin et
de peaux est considérable. Les
autres centres du pays, son-t Narva,
Hapsalu, Tartu, l'ancien Dorpat,
université jadis célèbre, avec 60:000
habitants, non loin du lac Peïpous.
L'Esthonie est un pays agricole
elùe produit en abondance l'orge,
l'evoine, le seigle et la pomme d«
terre." Ses élevages sont prospères
et surtout ses exploitations de Bois.
L'industrie, considérablement dé-
veloppée, est représentée par la
fabrication des pâtes de bois, des
tissages de coton et de lin et des
fabriques de ciment.
G. de KORFF.
L'éruption du Vésuve
prend de dangereuses
proportions
Naples, 20 mars. Le Vi'suve
continue a déverser des flots de
lave dont le débit ne ssmfele pas
devoir se ralentir Les maisons de
Torre dei Grego, qui ne sont plus
qu'à 1 km. 500 de la coulés, de-
vront vraisemblablement être éva-
cuées demain.
La coulée principale est large de
400 mètres environ et profonde de
plus de 2 mètres. w
L'évacuation des populations de-
vra être envisagée si l'éruption
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