Titre : Journal des débats politiques et littéraires
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1944-03-20
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 200316 Nombre total de vues : 200316
Description : 20 mars 1944 20 mars 1944
Description : 1944/03/20 (Numéro 1286). 1944/03/20 (Numéro 1286).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
Description : Collection numérique : La Grande Collecte Collection numérique : La Grande Collecte
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Révolution - Empire (1789-1815)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Restauration - Monarchie de Juillet (1814-1848)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIe République - Second Empire (1848-1870)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIIe République (1870-1914)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5109035
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 22/01/2008
FRANC
N<* M86 156''ANNEE
LUNDtZOMARSiM4 or;
'J~mAL DES DEBATS
POUTtQUES ~T HTTERAÏRES
Clermont-Ferrand. le 19 mars
t MKHE LA PAIRE
Le bombardement de Cler-
mont Ferrand par l'aviation
anglaise met une fois de plus
les familles françaises en deuil.
Il est arrivé, comme dans les
bombardements d'autres villes
que le père, la mère et leur pro-
géniture ont été tues d'un même
coup. Reuter rapportait derniè-
rement que lors du bombarde-
ment d'une petite ville nor-
mande, c'est sur cette ville que
s'était départage un sweept-
steak entre deux aviateurs an-
glais. La même agence notait
un peu plus tard, propos d'un
~utre bombardement qui avait
fait plusieurs centaines de vic-
times françaises, les impressions
d'un des pilotes anglais, qui se
résumaient en un mot bref et
cruel <: Temps splendide,
grand sport. Ces raids san-
glants équivalent donc pour les
aviateurs britanniques à un jeu
qu'ils exécutent le cœur léger.
On se rappelle le mot qu'Henri
de Bornier mettait dans la bou-
che de Charlemagne, au moment
du fameux duel de Durandal et
Joyeuse dans < la Fille de Ro-
land <: Maudit soit le premier
archer C'était un lâche L. Au
fond. lit n'osait approcher H
est certainement pluo facile de
lancer des bombes soufflantes
ou incendiairet: sur une ville
française sans défense, que -de
s'engager sur le terrain dans
une charge à la baïonnette et à.
1& grenade contre un adversaire
bien armé. et qui fa4t une éner-
gique contfe-offetM~ve. Et en
revenant a lem point dé départ
après une de ces incursions sur
notre territoire les aviateurs
rentrant ~u complet, peuvent
s'écrier allègrement < Temps
splendide, grand sport. >
II existait à Nantes, avant son
bombardement, un certain nom-
bre de ~ens qui, loin de s'affliger
des morts dont les listée s'allon-
geaient. après les raids meur-
triers sur d'autres villes d& notre
pays, disaient avec un détache-
ment désinvolte < Que vou-
lez-vous? c'est la guerre!
Depuis la tuerie de douze cents
Nantais, parmi lesquels ceux de
ces philosophes sceptiques sur-
vivants, comptaient des parents,
des amis, leur point de vue est
tout différent. Beaucoup, tout
en ayant la vie sauve, se sont
trouvés sans logis, sans foyer,
ayant tout perdu. Leur philoso-
phie égoïste a perdu de son
tonus. Et ils ont quelque peu
changé d'avis. Ils sont les pre-
miers à protester et à proclamer
que la grande victime c'est la
France.
Toutes les malheureuses cités
ouvrières anéanties, avec tout c?
que possédaient ces familles df
travailleurs, tous ces pauvres
gens fuyant leurs maisons fragi-
les pour s'éparpiller dans les
jardins et dans les champs, où
ils se croyaient en sûreté, alors
qu'ils devaient y trouver la mort
ou y être cruelement mutilés.
toutes ces atrocités ne peuvent
laisser indifférent un cœur fran-
çais. On l'a bien vu à Clermont-
Ferrand, où la solidarité de tous
les citoyens pour leurs compa-
triotes si cruellement frappés,
s'est manifestée de façon émou-
vante et unanime. La sensibilité
française a montré là avec quelle
profondeur de sympathie elle
prenait part au malheur des
autres. Et depuis la nuit tragi-
que les esprits et les cœurs sont
à l'unisson et remplis de cettç
vision de la douleur d'autrui.
A l'heure où nous 'écrivons, le
Maréchal va saluer les dépouil-
les mortelles des victimes du
bombardement de Clermont,
réunies dans la chapelle ardente
place Gambetta. Interprète de
toute la population il va expri-
mer toute sa sympathie doulou-
reuse aux malheureuses famil-
les, pour aller ensuite à l'Hôtel-
Dieu porter aux blessés des
p&N)les de réconfort et de con-
solation.
MISE A JOUR DE m LOI ORGANIQUE RELATIVE
A LA CONSTITUTION DU GOUVERNEMENT
Vichy, 18 mars. La ~OM~ttat
p/7!Ccell~ du 16 avril N4X retativ.3 à la
constitution du gouvernement.
Depuis ta formation du gouver-
nement, un certain nombre de dis-
positions étaient venues codifier
fES ~MMR~
DUaM~CH~P~T~
Vichy. 18 mars. Le mtré.'M) de
France, chefde SM awee Mgr Ch«ppou))e, dë<é<:M< des car-
dinaux et ft)'cheve<)uee de France au-
prè! du geu~ernemeat. (O.F.T~HavM).
LES OBSEQUES
DU SËRCE HU~T
Part~, t9 maro. mer B~atin, en
l'êeUse Kotre-Oame-dé-Ctr&ce de tasey. les
oMèque* du docteur Ser~e Hutjpt, ancien
secrétaire d'Etat a là Santé pjtbHqne et
t ta FamiUe, ont été ceiebr~t en pré-
sence d'une nom~cute aM4Mt,!)!te.
Parmt let pen.onctttMe qui avaient pris
place aut cote* de la veuve -mtnittre et do Me enfante, o~ notait le
cotonet de Peftet, MpresentMpr.te nurë-
chttt Pëtttin; chet de l'Etat 9e docteur
GriMset. mtnfttfe teeretaire d~tat & ia
Santé pubUqae, qui représentât M. Pierre
Lava), chet du gouvernement :< docteur
Ser~e QM, directeur de lA~stttauce pu-
Nique le (~néfa! Brccard, fx.tnd-ct.an-
ceUer de la Legton d'honneur, amst que
do nocibreucorpe médtcat et au monde poiitique.
La metiM aBombatt, ouft de ta parotMt, cependant )
que ta mattftet faftatt ectendr* dsa frag-
ment* du <[ Ittqc~em < d< yaure et de
ta T* syotptmnie de Beethoven.
A It h. M, l'office funèbre prenait fin.
L'inhumaMoo a eu lieu au ctmeCere du
Montparnatee. (O.F.I.-HftVtX);
I
LAPRESStONBMT~MQUE il
SUR L'EHŒ
Berne, is mMt. B« cMVtspondaHt 1
tXM-~cttMef On mMKie de I~OtKtt~t & ['Agence 1
t&[ë6'rat<~
Dans lM milieux polittquee londo-
Cicns. on pea 6tra pfMeè aftn d'isoler com])l6tement i i
l'Etre.
Selon le Dpaf t6Mt terre et l'Etre seront sott couples e.n-
Uerement soit aoumtset à tfona t6!!e< que ceUes-ci ~quivaudrdnt 1
pKiti<]uemeat à une suspéBtion. On 1
rétivesÉcuriM strictement militâmes qui se- i
ront abrogée: dès que leur nécessité ¡
B6 se fer~ plue sentir.
On envisage dans cea mêmes milieux t
la fermeture Oe la. frontière entre <
l'mster et l'Eire et un rentort.&mcnt
de la censure postale et télégraphique
entM l'Angleterre et l'Irlande du Nord.
.Le ."mine l'éventualité de brouiKer les
etnisstons des postes émetteurs de
l'Etre. S'il est nécessaire, on pourra ) 1
même. a~out~ le journal, isoler com-
plëtement l'Eire au moyen d6 pa-
trouilles navales et aérienne'). On dis-
cute tl'~ventualité de suspendre pen-
damt It période critique tout trafic ma~
rmme avee l'Eire. ce qui aurait pour
résultat la cessation des UvraitOns de
thé. de suoM, de carburant, a
Les ro«~ sur ~o Fronce de l'aviation anglo-américaine
1S MMTS DAMS LA BAKDEUE D'AMtEMS
BOMBARDEE DE MOUVEAU
Paris, t! .m&rs. je M heure* t M h. M, !'aamérto.Uttt < vtotentment bpeur ta demotnte toit en )ttH~t-hem~t )« tpber)* wet de fée oatKtre~ sont tombées sur
)a pM-tte tM d< ta ettA. Be nomaHon* ont été d~t~uitet ou srawe-
ment tfMtoo)xt<~tot'
MOUVELLE ACRESStOM CONTRE UME LOCAUTE
M L'0!SE 25 MORTS, 30 BLESSÉS
Parie. 18 mars. LettjuarUer: d'habttatttn <'««< tOM)i« de t'Ose ont
tMbf )e bembarttemettt det aotem anste-amertcatnt. A )& tMtte de eette san-
gtantt atressien, *n a rettr~ M eada"re< des décembres et t'en comptait une
Le* travaux ~te dtbtatentent sont pemsét activement, Mr M) eratnt que
d'axito ~ctttxet n<
NOUVELLES BREVES
DAMAS. L< président de !a Bepu-
tilique syrienne, accompagné du président
du coMett etïlaïitës, a quitté Damaa pour faire une
tournée d'inspection d'un moi< danis tM
pro~incet.
LE CAIRE. Quarante-deu* femmes
êeypttcnne* exerçant Dour !a piucart des
professiotM tiMrate~, viennent de fonder
un nouveau partt. poHMque qui M pro-
pose d'ottentr le< droit* potiMq~e: po
te nombre et h's attributions des
miniatures et secrétaires d'Etat.
A l'occasion de la création du
secrétariat d'Etat à la solidarité
nationale, il a paru opportun, dans
un but de ciàrte, de reprendre ces
dispositions dans un texte unique
en mettant & jour la loi organique
relative & la constitution du gou-
vernement.
Têt est l'objet de la loi parue
hier matin à l'Of/MMt. (0.6\I.)
~o ccrnere Je M. ~force~ Déat
Vichy. 18 mars. M & Guerigny
(Nièvre), en 1891. M. Marcel Déat fit,
au lycée de Nevers. des études que cou-
ronna une admissio~ à l'Ecole normale
supérieure (section lettres) en 1BK.
Mobilisé quelques mois plus tard. il
part pour le front comme sous-lieutenant
et termine la guerre avec le grade de
capitaine, cinq citations et la croix de
chevalier da la Légion d'honneur.
Aussitôt après la campagne, il reprend
ses études a NormaSe. L'agrégation de
philosophie, où il est reçu deuxième, lui
ouvre les portes d'une brillante carrière
universitaire.
C'~st pourtant vers la pottUque que
s'oriente bientôt: M. Déat. It est élu con-
seiller municipal de Reims en 19M. puis
députés de la Marne l'année suivante jus-
qu'en 1929. Elu de nouveau cm 19! cette
fois député de Paris contre le commu-
niste Jacques Duclos. il se sépare dp son
parti et fonde, avec MM. Renaud*
Adrien Marque! et de nomtx'cux collè-
gues, le groupe des < Socialiste* de
France ».
Il est quelques mois ministre de l'Air
avant: les élections de 1936 où il est
battu dans sa ctrconsoriptton parisienne.
Lors des événements de 19M, M. Mar-
cel Déat. pour empêcher !a guerre «ne campagne
qui est restée dans toutes le~ mémoires, j
II dénonce vigoureusement la politique
belliciste, notamment dans l'affiche téie-
bre intitulée < Mourir pour Danteit. s
Le tract avec Victor Margueritte. Giono et Pou-
laUie, lut attire des poursuites.
Il se met néanmoins, ec 1MO, t la
disposition du ministre de la Guerre. Mais
l'avance foudroyante de l'armée alle-
mande empêche sa demande d'aboutir.
L'armistice survient. M. Déat prend la
direction politique du journal < L'OSuvre
et milite de* lors ardemment pour la
collaboration franco-aHemande. H préco-
nise, l'un des premiers, la formation
d une légion antiboiehevique.
Le 29 août 19qu'il s'entretenait avec le président Lava!
venu saluer le premtef contingent des
volontaires français contre le bolche-
visme, M. Marcet Déat est blessé par
l'une des balles tirées par le Tieur trier
Cotet. et il doit subir l'opération de la
laparatomie. 11 échappe a un second
attentat le e mars 191!.
On doit à M. Marcel Déat de nom-
breux ouvrages et écrits de sociologie et
de politique. (O.F.I.-Havas.)
La reoonnatSMMtoe diptomat ique du gouwefHefneDivergences entre t'U.R.S.S. et tes Etats-Un!s
Washington. t6 m~ M. Cor-
d~'U Hull, seofÉtefire d'Etat, a d&.
elaré, au cours de sa. conférence
de presse.' qu~ le gouveTnemN~t
amëncain n'€nvisag&&it pa~ de
Le nemtre de* morte Mt actueMe-
ment de ? M y a un< tfen< bteM&e.
Oana )a oe~e d'un< maison, un en-
fant de 9 an* a Até retrcu~ tixant. ))
ett te teu) turwftant d'une fahuit pM-M
Le pretet de t* SMnme, M. he Baube,
e'Mt rendu ter )ee Mc&ure aux vtetimM. (OFI~)
~es femmea et do défendre Jes réformes
sociales au.parlement.
LE CAIRE. L'ëmir Naïf, tU: de J'emtr
Abdaltah de Trsnsjordanie, est arrivé
au Caire om l! pMeera quelques semaines.
'LA PAZ. M. Enr'que Baidiviesco, chef
du paru sociatiste. a été nomme minis-
tre
M. Batdiviesco succède & M. Jote
Tamayo oui a dëmtssioone JeudL dentief.
?
1 Sftavisme et orthodoxie
par Albert MOUSSE.T
Animateurs et~bênêficiaires de la propagande communiste, les diri-
geants soviétiques ont mis dans leur jeu, à l'intention de l'Europe
orientale, deux nouvelles cartes, le slavisme et l'orthodoxie.
Au lendemain de la révolution boicheviste. Moscou se tourna- vers
l'Asie et l'idéologie slave fut reléguée au rang des billevesées fol-
kloriques Quant à l'orthodoxie, elle fut soumise à un régime d'ex-
termination. Depuis tors, it a coulé beaucoup d'eau sous les ponts de
ta Moskowa. Dès 1935 on a vu reapparaître dans la terminologie offi-
cielle des références plus ou moins appuyées à la solidarité slave,
références qui se sont, au cours de la guerre actuelle, transformées
en un véritaMe < credo affirmé au cours des nombreux'congrès
panslaves tenus à Moscou. Et l'an passé a vu la restauration nomi-
nale de l'Egiise, restauration commentée. en son temps à cette même
piace.
On est naturellement porté à voir dans cette évolution un retour
a la tradition tsariste et à augurer, d'après les précédents historiques,
du sort réservé a cette potitique de pénétration.
L'Europe occidentale lui donne le nom de panslavisme n. Inconnu
de la langue russe, ce terme fut employé pour la première fois en
'826 par un écrivain stovaquo. Herkel. dans une thèse latine sur une
langue slave universelle (< verus panslavismus x).
tLa science a depuis longtemps démontré l'impossibiiité de carier
Le pourvo! en cassat!on
tteM.Pucheuaeterejeté
Alger, 18 man. Le pourvoi en cas-
sation de M. Pucheu a et6 rejeté pa;
ia cour militaire d'Alger après unt
heure de detibétation.
Le procurettt Gouttebafcn a notifia
t M. Pucheu le rejet de son pourvût.
Le bâtonnier Buttin. avocat de M
Pucheu, a annorcO qu'il présenterait
ttunedi au préstdent du comité d'AItfCt
une lettre demandant la Kr&ce ctient. Au cat où U Tefu$eratt cette
STAce, l'CK-fOtertU. do G nMr lui-même t< date de Fexecutton
du condamné.
Remamiement minMtetieJt
au sein da Comité d'Alger
Ttutg<;r, 19 n)M'e. Une criso Yi(i'~ct&ter au sein du Comité U'Atger
DM di'vergenceo se sont mMiitestees,
notommont sur ~as proMetnea suscep-
tibles <)'efigae«r l'avenir potttique d<
ItL diMtdence.
MM. D'Astief de i& Viserie, corn.
mtssture à J'tnterieur. et MendÈe-Fran-
ce. <:ommtt9&ireteft t€ Gautia a proftté de cette situatton pour
envisager un large remaniement du
Comtte. Le nombre des ministères se-
raft réduit tandis que celui dea Se-
crétariats serait accru. En outre, U
serait creô un commissariat à ]a Dé-
tenso dont 1~ {.résident du Comité as-
surerait lui marne ]a direction. MM.
Le Trocquer. commissarre à ta Guer-
re et An<)r6 Diethetm. tommissaire à
l'a Production i~dustrieUe. seraient
remplaças. Enfin, ta questiM de l'en-
trée dee communistes dans !e Comitë
d'ALger se pose a nouveau avec acuité.
reconnaître le gouvernement Bado-
glio sur la plan diptoinattque.
M. CoKie'U Hu!I. faisant ensujte
tjiusion au réeent ëtabnssement
da relations diplomatiques entre
ce gouvernement et ce!m de l'U.R.
S.S., a decla'ré que le ~ouveriM-
ment américain .n'avait pas été
consulté pM Moscou à ce sujet.
CommentairM angto-américauM
aprèt !a decMton de< soviets
Stockholm. 18 mars. pu corret-
ponSelon une information amértcaine
reprise par te .SM~ha Dashtadet, Was-
hington aurait dpmant'ons à Moscou concernant Ja recon-
naissance du gouvernement Bado~to.
Aux Etats-Unis, cette mesure des So-
viets a provoque de la stupéfaction et
on ne comprend pas pourquoi Moscou
n'a pas soumis cette question au t0-
mite consultatif pour l'Italie. On a
l'Impression, d'autre part. que Mos-
cou a décide de se ret.'rer du comité,
M. Vichinsky ayant et6 rappelé et non
remplace.
La presse anglaise, de on co'e, com-
mente la décision sovie'MYertte. C'est ainsi Barttett a.tttrme dans le KeiM Chro-
Hic<<- que Ce geste des Soviets n'est
pas compatible, avec les conditions de
l'armistice accordé aux Italiens vain-
cus par les AngIo-Americatns.
W Vichy, t8 mar:. M. Brun, Mua-pré-
fet de Ch&teau-Chinon. est nomm~ soua-
pfëfet de MontbMd
M. Pimont Mt nomme sous-préfet de
3"
régions
URE AUJOURD'HU!
LIRE AUJOURD'HUI
.Wttti~te et ?<;LA ~N P~HfS. 0. P.
P
e( (te t'hum
Maurice RiCMd.
PRtX DE t-'ABOMMEMEKT
Cmoii) lan
France et cotonto.. t30(f. asofr.
Etranger (ATfr.r6duit) 190Etrancer (autre pays) M5 fr. 440 tr.
MDACTtOM et AOMMMSTRADOM
PROVISOIREMENT
13. Rue du fort, CLERMOMT FEXnAMO
T6)6ph. BMact. et Adtntnfstr. 6T.O<
~ftr~te f<'«craph<
DËBATS.AVENtttOt.EnMOMTFd
0. 0. P. ) Oermont-Perrand 26 4es
d'uae communauté de sang des
peuples slaves. Cette communauté
n'eut pas.pius de réalise histori-
que. La Hussie des Tsars avait une
égate aversion pour les Polonais,
ennemis de toujours, pour les
Tchèques, pour les Croates, les
Slovènes, les Slovaques parce que
catholiques.
En bref, sur 50 millions de
Slaves non russes, la diplomatie
impériale ne s'intéressait qu~aux
dix millions de Slaves orthodoxes:
Bulgares, Serbes et Monténégrins.
EUe exploitait d'ailleurs ieùrs ri.'
valités. Sa protection aux Bu)ga-
res qui fut la manifestation s!a..
ve la plus durable de sa politique
au dix-neuvième siècle tendait
à faire de la Bulgarie une pro-
vince transdanubienne < de l'Em-
pire.
Quant aux Serbes, depuis le
traité de Bucarest de 1612 jusqu'au
pacte de Londres de 1915. en pas-
sant par l'abandon de la Bosnie-
Herzégovine en 1907, ils n'eurent
guère à se louer de i'apput du
grand frère russe La Russie
tsariste sacrifiait la. Serbie et la.
Bulgarie à ses visées sur Constatt-
tinople.
Loin donc d'être un facteur d'en-
tente politique, le slavismo n'en-
gendra que rancœurs et déconve-
nues. Mats il fut élevé à la hau-
teur d'une mystique par une
pléiade d'écrivains russes vers le
milieu du siècle passé Khomia-
ko.v, Aksakov, Danilevski, etc. Ce
fut l'oeuvre'do l'école dite < slavo-
phi!e Le mot avait longtemps été
synonyme d'obscurantisme il
resta toujours entache, aux yeux
des Oceidentalistes russes, d'un
sens péjoratif. Quand Dostoïevski
fait entrer le héros de son roman,
l' « Idiot dans un milieu mon-
dain, on excuse ses bizarreries en
disant < C'est un slavophile, ou
quelque chose d'approchant, mais
son-cas n'est pas dangereux
En tout cas, ce mouvement n'eut
de vie que dans ]e cercle limité
des poètes, des professeurs et des
congrès. Il n'y eut jamais commu-
nauté de culture entre les peuples
slaves. Au congrès de 1867 un ora-
teur proposa d'adopter le russe
comme langue interslave. il fut
vertement rabroué et on a pu dire
jusqu'à nos jours que l'allemand
fut le véritable < espera.nto des
Slaves res envoyaient leurs hommes poli-
tiques à Saint-Pétersbourg, leurs
boursiers à Vienne, à Leipzig ou
à Paris. Beaucoup de séminaristes
orthodoxes eux-mêmes allaient
étudier-à. là faculté protestante de
Tûbingen. On peut dire que ia
différence fondamentale qui op-
pose la cuJture russe à celle des
autres peuples slaves est précisé-
ment l'imprégnation de ces der-
niers par la culture de l'Occident.
Entre eux.~d'aiUeurs, ne se des-
sinait aucune ébauche de solida-
rité potitique. Toutes les guerres
) européennes des temps modernes
ont dressé les peuples slaves tes
uns contre les autres. Pour ne pas
parler de la séculaire rivalité rus-
so-polonaise, les Serbes ont croi-
sé le fer avec les Bulgares en 188.
en 18t3 et en 1915; avec les Croates 5
en J914;]a Bulgarie a déclare!~
guerre'à ta Russie en ]9t5. Dans ta
période d'independahce qui s'oa-
N<* M86 156''ANNEE
LUNDtZOMARSiM4 or;
'J~mAL DES DEBATS
POUTtQUES ~T HTTERAÏRES
Clermont-Ferrand. le 19 mars
t MKHE LA PAIRE
Le bombardement de Cler-
mont Ferrand par l'aviation
anglaise met une fois de plus
les familles françaises en deuil.
Il est arrivé, comme dans les
bombardements d'autres villes
que le père, la mère et leur pro-
géniture ont été tues d'un même
coup. Reuter rapportait derniè-
rement que lors du bombarde-
ment d'une petite ville nor-
mande, c'est sur cette ville que
s'était départage un sweept-
steak entre deux aviateurs an-
glais. La même agence notait
un peu plus tard, propos d'un
~utre bombardement qui avait
fait plusieurs centaines de vic-
times françaises, les impressions
d'un des pilotes anglais, qui se
résumaient en un mot bref et
cruel <: Temps splendide,
grand sport. Ces raids san-
glants équivalent donc pour les
aviateurs britanniques à un jeu
qu'ils exécutent le cœur léger.
On se rappelle le mot qu'Henri
de Bornier mettait dans la bou-
che de Charlemagne, au moment
du fameux duel de Durandal et
Joyeuse dans < la Fille de Ro-
land <: Maudit soit le premier
archer C'était un lâche L. Au
fond. lit n'osait approcher H
est certainement pluo facile de
lancer des bombes soufflantes
ou incendiairet: sur une ville
française sans défense, que -de
s'engager sur le terrain dans
une charge à la baïonnette et à.
1& grenade contre un adversaire
bien armé. et qui fa4t une éner-
gique contfe-offetM~ve. Et en
revenant a lem point dé départ
après une de ces incursions sur
notre territoire les aviateurs
rentrant ~u complet, peuvent
s'écrier allègrement < Temps
splendide, grand sport. >
II existait à Nantes, avant son
bombardement, un certain nom-
bre de ~ens qui, loin de s'affliger
des morts dont les listée s'allon-
geaient. après les raids meur-
triers sur d'autres villes d& notre
pays, disaient avec un détache-
ment désinvolte < Que vou-
lez-vous? c'est la guerre!
Depuis la tuerie de douze cents
Nantais, parmi lesquels ceux de
ces philosophes sceptiques sur-
vivants, comptaient des parents,
des amis, leur point de vue est
tout différent. Beaucoup, tout
en ayant la vie sauve, se sont
trouvés sans logis, sans foyer,
ayant tout perdu. Leur philoso-
phie égoïste a perdu de son
tonus. Et ils ont quelque peu
changé d'avis. Ils sont les pre-
miers à protester et à proclamer
que la grande victime c'est la
France.
Toutes les malheureuses cités
ouvrières anéanties, avec tout c?
que possédaient ces familles df
travailleurs, tous ces pauvres
gens fuyant leurs maisons fragi-
les pour s'éparpiller dans les
jardins et dans les champs, où
ils se croyaient en sûreté, alors
qu'ils devaient y trouver la mort
ou y être cruelement mutilés.
toutes ces atrocités ne peuvent
laisser indifférent un cœur fran-
çais. On l'a bien vu à Clermont-
Ferrand, où la solidarité de tous
les citoyens pour leurs compa-
triotes si cruellement frappés,
s'est manifestée de façon émou-
vante et unanime. La sensibilité
française a montré là avec quelle
profondeur de sympathie elle
prenait part au malheur des
autres. Et depuis la nuit tragi-
que les esprits et les cœurs sont
à l'unisson et remplis de cettç
vision de la douleur d'autrui.
A l'heure où nous 'écrivons, le
Maréchal va saluer les dépouil-
les mortelles des victimes du
bombardement de Clermont,
réunies dans la chapelle ardente
place Gambetta. Interprète de
toute la population il va expri-
mer toute sa sympathie doulou-
reuse aux malheureuses famil-
les, pour aller ensuite à l'Hôtel-
Dieu porter aux blessés des
p&N)les de réconfort et de con-
solation.
MISE A JOUR DE m LOI ORGANIQUE RELATIVE
A LA CONSTITUTION DU GOUVERNEMENT
Vichy, 18 mars. La ~OM~ttat
p/7!C
constitution du gouvernement.
Depuis ta formation du gouver-
nement, un certain nombre de dis-
positions étaient venues codifier
fES ~MMR~
DUaM~CH~P~T~
Vichy. 18 mars. Le mtré.'M) de
France, chef
dinaux et ft)'cheve<)uee de France au-
prè! du geu~ernemeat. (O.F.T~HavM).
LES OBSEQUES
DU SËRCE HU~T
Part~, t9 maro. mer B~atin, en
l'êeUse Kotre-Oame-dé-Ctr&ce de tasey. les
oMèque* du docteur Ser~e Hutjpt, ancien
secrétaire d'Etat a là Santé pjtbHqne et
t ta FamiUe, ont été ceiebr~t en pré-
sence d'une nom~cute aM4Mt,!)!te.
Parmt let pen.onctttMe qui avaient pris
place aut cote* de la veuve
cotonet de Peftet, MpresentMpr.te nurë-
chttt Pëtttin; chet de l'Etat 9e docteur
GriMset. mtnfttfe teeretaire d~tat & ia
Santé pubUqae, qui représentât M. Pierre
Lava), chet du gouvernement :< docteur
Ser~e QM, directeur de lA~stttauce pu-
Nique le (~néfa! Brccard, fx.tnd-ct.an-
ceUer de la Legton d'honneur, amst que
do nocibreu
La metiM a
que ta mattftet faftatt ectendr* dsa frag-
ment* du <[ Ittqc~em < d< yaure et de
ta T* syotptmnie de Beethoven.
A It h. M, l'office funèbre prenait fin.
L'inhumaMoo a eu lieu au ctmeCere du
Montparnatee. (O.F.I.-HftVtX);
I
LAPRESStONBMT~MQUE il
SUR L'EHŒ
Berne, is mMt. B« cMVtspondaHt 1
tXM-~cttMef
t&[ë6'rat<~
Dans lM milieux polittquee londo-
Cicns. on pea
l'Etre.
Selon le D
Uerement soit aoumtset à tfona t6!!e< que ceUes-ci ~quivaudrdnt 1
pKiti<]uemeat à une suspéBtion. On 1
rétive
ront abrogée: dès que leur nécessité ¡
B6 se fer~ plue sentir.
On envisage dans cea mêmes milieux t
la fermeture Oe la. frontière entre <
l'mster et l'Eire et un rentort.&mcnt
de la censure postale et télégraphique
entM l'Angleterre et l'Irlande du Nord.
.Le ."
etnisstons des postes émetteurs de
l'Etre. S'il est nécessaire, on pourra ) 1
même. a~out~ le journal, isoler com-
plëtement l'Eire au moyen d6 pa-
trouilles navales et aérienne'). On dis-
cute tl'~ventualité de suspendre pen-
damt It période critique tout trafic ma~
rmme avee l'Eire. ce qui aurait pour
résultat la cessation des UvraitOns de
thé. de suoM, de carburant, a
Les ro«~ sur ~o Fronce de l'aviation anglo-américaine
1S MMTS DAMS LA BAKDEUE D'AMtEMS
BOMBARDEE DE MOUVEAU
Paris, t! .m&rs. je
)a pM-tte tM d< ta ettA. Be no
ment tfMtoo)xt<~tot'
MOUVELLE ACRESStOM CONTRE UME LOCAUTE
M L'0!SE 25 MORTS, 30 BLESSÉS
Parie. 18 mars. LettjuarUer: d'habttatttn <'««< tOM)i« de t'Ose ont
tMbf )e bembarttemettt det aotem anste-amertcatnt. A )& tMtte de eette san-
gtantt atressien, *n a rettr~ M eada"re< des décembres et t'en comptait une
Le* travaux ~te dtbtatentent sont pemsét activement, Mr M) eratnt que
d'axito ~ctttxet n<
NOUVELLES BREVES
DAMAS. L< président de !a Bepu-
tilique syrienne, accompagné du président
du coMett et
tournée d'inspection d'un moi< danis tM
pro~incet.
LE CAIRE. Quarante-deu* femmes
êeypttcnne* exerçant Dour !a piucart des
professiotM tiMrate~, viennent de fonder
un nouveau partt. poHMque qui M pro-
pose d'ottentr le< droit* potiMq~e: po
te nombre et h's attributions des
miniatures et secrétaires d'Etat.
A l'occasion de la création du
secrétariat d'Etat à la solidarité
nationale, il a paru opportun, dans
un but de ciàrte, de reprendre ces
dispositions dans un texte unique
en mettant & jour la loi organique
relative & la constitution du gou-
vernement.
Têt est l'objet de la loi parue
hier matin à l'Of/MMt. (0.6\I.)
~o ccrnere Je M. ~force~ Déat
Vichy. 18 mars. M & Guerigny
(Nièvre), en 1891. M. Marcel Déat fit,
au lycée de Nevers. des études que cou-
ronna une admissio~ à l'Ecole normale
supérieure (section lettres) en 1BK.
Mobilisé quelques mois plus tard. il
part pour le front comme sous-lieutenant
et termine la guerre avec le grade de
capitaine, cinq citations et la croix de
chevalier da la Légion d'honneur.
Aussitôt après la campagne, il reprend
ses études a NormaSe. L'agrégation de
philosophie, où il est reçu deuxième, lui
ouvre les portes d'une brillante carrière
universitaire.
C'~st pourtant vers la pottUque que
s'oriente bientôt: M. Déat. It est élu con-
seiller municipal de Reims en 19M. puis
députés de la Marne l'année suivante jus-
qu'en 1929. Elu de nouveau cm 19! cette
fois député de Paris contre le commu-
niste Jacques Duclos. il se sépare dp son
parti et fonde, avec MM. Renaud*
Adrien Marque! et de nomtx'cux collè-
gues, le groupe des < Socialiste* de
France ».
Il est quelques mois ministre de l'Air
avant: les élections de 1936 où il est
battu dans sa ctrconsoriptton parisienne.
Lors des événements de 19M, M. Mar-
cel Déat.
qui est restée dans toutes le~ mémoires, j
II dénonce vigoureusement la politique
belliciste, notamment dans l'affiche téie-
bre intitulée < Mourir pour Danteit. s
Le tract
laUie, lut attire des poursuites.
Il se met néanmoins, ec 1MO, t la
disposition du ministre de la Guerre. Mais
l'avance foudroyante de l'armée alle-
mande empêche sa demande d'aboutir.
L'armistice survient. M. Déat prend la
direction politique du journal < L'OSuvre
et milite de* lors ardemment pour la
collaboration franco-aHemande. H préco-
nise, l'un des premiers, la formation
d une légion antiboiehevique.
Le 29 août 19
venu saluer le premtef contingent des
volontaires français contre le bolche-
visme, M. Marcet Déat est blessé par
l'une des balles tirées par le Tieur trier
Cotet. et il doit subir l'opération de la
laparatomie. 11 échappe a un second
attentat le e mars 191!.
On doit à M. Marcel Déat de nom-
breux ouvrages et écrits de sociologie et
de politique. (O.F.I.-Havas.)
La reoonnatSMMtoe diptomat ique du gouwefHefneDivergences entre t'U.R.S.S. et tes Etats-Un!s
Washington. t6 m~ M. Cor-
d~'U Hull, seofÉtefire d'Etat, a d&.
elaré, au cours de sa. conférence
de presse.' qu~ le gouveTnemN~t
amëncain n'€nvisag&&it pa~ de
Le nemtre de* morte Mt actueMe-
ment de ? M y a un< tfen<
Oana )a oe~e d'un< maison, un en-
fant de 9 an* a Até retrcu~ tixant. ))
ett te teu) turwftant d'une fa
Le pretet de t* SMnme, M. he Baube,
e'Mt rendu
~es femmea et do défendre Jes réformes
sociales au.parlement.
LE CAIRE. L'ëmir Naïf, tU: de J'emtr
Abdaltah de Trsnsjordanie, est arrivé
au Caire om l! pMeera quelques semaines.
'LA PAZ. M. Enr'que Baidiviesco, chef
du paru sociatiste. a été nomme minis-
tre
M. Batdiviesco succède & M. Jote
Tamayo oui a dëmtssioone JeudL dentief.
?
1 Sftavisme et orthodoxie
par Albert MOUSSE.T
Animateurs et~bênêficiaires de la propagande communiste, les diri-
geants soviétiques ont mis dans leur jeu, à l'intention de l'Europe
orientale, deux nouvelles cartes, le slavisme et l'orthodoxie.
Au lendemain de la révolution boicheviste. Moscou se tourna- vers
l'Asie et l'idéologie slave fut reléguée au rang des billevesées fol-
kloriques Quant à l'orthodoxie, elle fut soumise à un régime d'ex-
termination. Depuis tors, it a coulé beaucoup d'eau sous les ponts de
ta Moskowa. Dès 1935 on a vu reapparaître dans la terminologie offi-
cielle des références plus ou moins appuyées à la solidarité slave,
références qui se sont, au cours de la guerre actuelle, transformées
en un véritaMe < credo affirmé au cours des nombreux'congrès
panslaves tenus à Moscou. Et l'an passé a vu la restauration nomi-
nale de l'Egiise, restauration commentée. en son temps à cette même
piace.
On est naturellement porté à voir dans cette évolution un retour
a la tradition tsariste et à augurer, d'après les précédents historiques,
du sort réservé a cette potitique de pénétration.
L'Europe occidentale lui donne le nom de panslavisme n. Inconnu
de la langue russe, ce terme fut employé pour la première fois en
'826 par un écrivain stovaquo. Herkel. dans une thèse latine sur une
langue slave universelle (< verus panslavismus x).
tLa science a depuis longtemps démontré l'impossibiiité de carier
Le pourvo! en cassat!on
tteM.Pucheuaeterejeté
Alger, 18 man. Le pourvoi en cas-
sation de M. Pucheu a et6 rejeté pa;
ia cour militaire d'Alger après unt
heure de detibétation.
Le procurettt Gouttebafcn a notifia
t M. Pucheu le rejet de son pourvût.
Le bâtonnier Buttin. avocat de M
Pucheu, a annorcO qu'il présenterait
ttunedi au préstdent du comité d'AItfCt
une lettre demandant la Kr&ce
STAce, l'CK-fOtertU. do G
du condamné.
Remamiement minMtetieJt
au sein da Comité d'Alger
Ttutg<;r, 19 n)M'e. Une criso Yi
DM di'vergenceo se sont mMiitestees,
notommont sur ~as proMetnea suscep-
tibles <)'efigae«r l'avenir potttique d<
ItL diMtdence.
MM. D'Astief de i& Viserie, corn.
mtssture à J'tnterieur. et MendÈe-Fran-
ce. <:ommtt9&ire
envisager un large remaniement du
Comtte. Le nombre des ministères se-
raft réduit tandis que celui dea Se-
crétariats serait accru. En outre, U
serait creô un commissariat à ]a Dé-
tenso dont 1~ {.résident du Comité as-
surerait lui marne ]a direction. MM.
Le Trocquer. commissarre à ta Guer-
re et An<)r6 Diethetm. tommissaire à
l'a Production i~dustrieUe. seraient
remplaças. Enfin, ta questiM de l'en-
trée dee communistes dans !e Comitë
d'ALger se pose a nouveau avec acuité.
reconnaître le gouvernement Bado-
glio sur la plan diptoinattque.
M. CoKie'U Hu!I. faisant ensujte
tjiusion au réeent ëtabnssement
da relations diplomatiques entre
ce gouvernement et ce!m de l'U.R.
S.S., a decla'ré que le ~ouveriM-
ment américain .n'avait pas été
consulté pM Moscou à ce sujet.
CommentairM angto-américauM
aprèt !a decMton de< soviets
Stockholm. 18 mars. pu corret-
pon
reprise par te .SM~ha Dashtadet, Was-
hington aurait dpmant'ons à Moscou concernant Ja recon-
naissance du gouvernement Bado~to.
Aux Etats-Unis, cette mesure des So-
viets a provoque de la stupéfaction et
on ne comprend pas pourquoi Moscou
n'a pas soumis cette question au t0-
mite consultatif pour l'Italie. On a
l'Impression, d'autre part. que Mos-
cou a décide de se ret.'rer du comité,
M. Vichinsky ayant et6 rappelé et non
remplace.
La presse anglaise, de on co'e, com-
mente la décision sovie'M
Hic<<- que Ce geste des Soviets n'est
pas compatible, avec les conditions de
l'armistice accordé aux Italiens vain-
cus par les AngIo-Americatns.
W
fet de Ch&teau-Chinon. est nomm~ soua-
pfëfet de MontbMd
M. Pimont Mt nomme sous-préfet de
3"
régions
URE AUJOURD'HU!
LIRE AUJOURD'HUI
.Wttti~te et ?<;LA ~N P~HfS. 0. P.
P
e( (te t'hum
Maurice RiCMd.
PRtX DE t-'ABOMMEMEKT
Cmoii) lan
France et cotonto.. t30(f. asofr.
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~ftr~te f<'«craph<
DËBATS.AVENtttOt.EnMOMTFd
0. 0. P. ) Oermont-Perrand 26 4es
d'uae communauté de sang des
peuples slaves. Cette communauté
n'eut pas.pius de réalise histori-
que. La Hussie des Tsars avait une
égate aversion pour les Polonais,
ennemis de toujours, pour les
Tchèques, pour les Croates, les
Slovènes, les Slovaques parce que
catholiques.
En bref, sur 50 millions de
Slaves non russes, la diplomatie
impériale ne s'intéressait qu~aux
dix millions de Slaves orthodoxes:
Bulgares, Serbes et Monténégrins.
EUe exploitait d'ailleurs ieùrs ri.'
valités. Sa protection aux Bu)ga-
res qui fut la manifestation s!a..
ve la plus durable de sa politique
au dix-neuvième siècle tendait
à faire de la Bulgarie une pro-
vince transdanubienne < de l'Em-
pire.
Quant aux Serbes, depuis le
traité de Bucarest de 1612 jusqu'au
pacte de Londres de 1915. en pas-
sant par l'abandon de la Bosnie-
Herzégovine en 1907, ils n'eurent
guère à se louer de i'apput du
grand frère russe La Russie
tsariste sacrifiait la. Serbie et la.
Bulgarie à ses visées sur Constatt-
tinople.
Loin donc d'être un facteur d'en-
tente politique, le slavismo n'en-
gendra que rancœurs et déconve-
nues. Mats il fut élevé à la hau-
teur d'une mystique par une
pléiade d'écrivains russes vers le
milieu du siècle passé Khomia-
ko.v, Aksakov, Danilevski, etc. Ce
fut l'oeuvre'do l'école dite < slavo-
phi!e Le mot avait longtemps été
synonyme d'obscurantisme il
resta toujours entache, aux yeux
des Oceidentalistes russes, d'un
sens péjoratif. Quand Dostoïevski
fait entrer le héros de son roman,
l' « Idiot dans un milieu mon-
dain, on excuse ses bizarreries en
disant < C'est un slavophile, ou
quelque chose d'approchant, mais
son-cas n'est pas dangereux
En tout cas, ce mouvement n'eut
de vie que dans ]e cercle limité
des poètes, des professeurs et des
congrès. Il n'y eut jamais commu-
nauté de culture entre les peuples
slaves. Au congrès de 1867 un ora-
teur proposa d'adopter le russe
comme langue interslave. il fut
vertement rabroué et on a pu dire
jusqu'à nos jours que l'allemand
fut le véritable < espera.nto des
Slaves
tiques à Saint-Pétersbourg, leurs
boursiers à Vienne, à Leipzig ou
à Paris. Beaucoup de séminaristes
orthodoxes eux-mêmes allaient
étudier-à. là faculté protestante de
Tûbingen. On peut dire que ia
différence fondamentale qui op-
pose la cuJture russe à celle des
autres peuples slaves est précisé-
ment l'imprégnation de ces der-
niers par la culture de l'Occident.
Entre eux.~d'aiUeurs, ne se des-
sinait aucune ébauche de solida-
rité potitique. Toutes les guerres
) européennes des temps modernes
ont dressé les peuples slaves tes
uns contre les autres. Pour ne pas
parler de la séculaire rivalité rus-
so-polonaise, les Serbes ont croi-
sé le fer avec les Bulgares en 188.
en 18t3 et en 1915; avec les Croates 5
en J914;]a Bulgarie a déclare!~
guerre'à ta Russie en ]9t5. Dans ta
période d'independahce qui s'oa-
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