Titre : Journal des débats politiques et littéraires
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1944-02-17
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39294634r
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 200316 Nombre total de vues : 200316
Description : 17 février 1944 17 février 1944
Description : 1944/02/17 (Numéro 1259). 1944/02/17 (Numéro 1259).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG63 Collection numérique : BIPFPIG63
Description : Collection numérique : Arts de la marionnette Collection numérique : Arts de la marionnette
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Grande collecte... Collection numérique : Grande collecte d'archives. Femmes au travail
Description : Collection numérique : La Grande Collecte Collection numérique : La Grande Collecte
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Révolution - Empire (1789-1815)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Restauration - Monarchie de Juillet (1814-1848)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIe République - Second Empire (1848-1870)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIIe République (1870-1914)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k510877s
Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 22/01/2008
JEUM M FEVRÏER M44
MUt ML'*MMMB!~Et)T
France et cotontes <30 tr. 260 t
Htrttnger(Atfr.rédu)t)t90fr.360h'.
Etranger (autres pays) M& tr. 440 fr.
ReOACTtOM et AOMtMtSTRATtOM
PROVISOIREMENT
~3. «Ht <Teteph. Rédact. et Admtntstr. 6~-C~
«treMe MM~raptU~ue }
BtBATS C. C. t. Ctermoat-Ferranft M.4M
N* MS9– î5~ ANMEE
1 FRANC
JOmAL DES DEBATS
POUTIQUES ET LITTËRAtRES
ClermontFerrand. le 16 février
VOLOMTE SOmMUE
L'Angleterre et la Russie
sont alliées, et la première a
donné asile à Londres au gou-
vernement émigré de Pologne.
Mais. la Russie soviétique n'ad-
met nullement que du poste
londonien, ce gouvernement
virtuel se permette de gouver-
ner et d'exercer une action sur
les Polonais, que Moscou en-
tend englober et absorber dans
l'Union des Républiques sovié-
tiques. L'Union soviétique ne
tolère en aucune façon que le~
Polonais émigrés aient le front
de résister à ses injonctions.
Les Soviets poursuivent là, un
tenace effort d'assimilation,
d'abord sur les races slaves,
dont la contiguïté lui permet
un progressif travail d'endos-
mose. Il s'agit de gagner de pro-
che en proche, et d'arriver peu
à peu, de bonne grâce ou par
la force, à absorber les Etats,
pour les fondre dans l'Union
des républiques. Cette volonté
de domination et d'impérialis-
me s'affirme de plus en plus
fort nettement, chaque jour, et
l'on constate que les agences
anglaise et américaine reflétant
l'impression de leur gouverne-
ment, semblent en prendre leur
p~rti avec lr~r'nce.
pourtant Reui,er ne peut
s'empêcher d'observer que la re-
tentissante attaque de la
< Pravda contre le gouverne-
ment polonais de Londres,
apparaîtra comme de nature à
enlever toute chance qu'il au-
rait pu y avoir encore d'un rè-
glement < à l'amiable de la
question polonaise. L'Union so
viétique juge que c'est d'autre
façon que se réglera la ques-
tion. Le < New-York Herald
Tribune exprime le désir gé-
néralisé de voir mettre fin
promptement à ces tergiversa-
tions et à ces luttes qui chaque
jour s'enveniment. Puisque la
Pologne constitua. (Mt-dl. utna
source permanente de conflits,
terminons-en. Et au nom même
de la Charte de l'Atlantique,
que son sort soit réglé une bon
ne fois. La chèvre de M. Segum
devant le loup était récalcitran-
te. Son débat de toute une nuit
était bien inutile. Ne valait-11
pas mieux qu'elle se laissât dé-
vorer tout de suite ?
Toutefois l'impassibilité des
Anglo-Amédcains devant l'éten-
due des ambitions soviétiques
sur l'Europe, ne veut pas dire
qu'ils soient rassurés de façon
excessive. Ils sont bien forcés
de reconnaître que tous les ac?
cords qu'ils ont passés avec
Moscou sont maintenant enta-
chés d'une éventuelle fragilité,
et privés de réalité substantiel-
le. Le < Times lui-même le
souligne et cite une déclaration
du président Rooseveit < qui.
admet que certains développe-
ments récents de la situation
l'ont intrigué, et que le moment
semble venu de demander aux
Soviets si les accords de Mos-
cou ont toujours cours
Ce n'est pas là une impres-
sion isolée. La presse turque
constate que tout ne va pas
pour le mieux et que la mésen-
tente et les désaccords ne da-
tent pas d'aujourd'hui. Le jour-
nal < Akcham écrit notam-
ment < Nous avions cru. après
les conférences de Moscou et
de Téhéran, que toutes les cau-
ses du conflit entre Anglo-Amé-
ricains et Soviets étaient éli-
minées. Or, des différends ne
cessent de surgir entre ces groupes. La raison en est qu'au
cours des conférences, on n'a
pas osé accorder les buts de la
guerre Les < alliés sont
d'accord pour marcher d'un pas
résolu et décidé, c'est entendu.
mais sans point de direction
unique. La divergence inavouée
de leurs voies est catégorique.
On s'aperçoit que les Anglo-
Américains ne sont pas de for-
ce. Ils n'ont obtenu aucune des
assurances nécessaires. Et leurs
vétos à retardement, face à cet-~
te volonté d'hégémonie, seront i
nuls et de nul effet.
Inauguration d'une émission radiophpnique
1 destinée au monde du travait
UNE ~LOCUnOW DE M. BTŒFLO~E
Par)a, tS [Éïr.er. La radiodttfu-
aion nationale a inaugurû Mer soir une
nouveila émission tout spécialement
destinée au mo~MJe du travail. A cette
occasion. M. Jean Bichet~nne. m~nis
C tre accr6ta-ire du tr&vajl par intérim.
a. prononce une allocution.
Cette nouneHe ~m~to~ porte ttt &e nom. a-t-it~ dit !e Mfni~tere t'e~for-
cera de !ttt ntcrtMr ce nOHt<'ft//{rrne M0t.r ~M trsoaft.
U"cnff !e ntO)Kt<; du (ra~af.! <*[ !< pott-
!)&tr: pttbKcs. Xtt !MnfaMc nt«u~: con)}M'f'tt aMe ttOtM aMO~t d !ttrtnoH
Dans cette tmtMfom. :Ct tracotMeun
refro!tt(tuf ~'t r<~or~écho (te !et prcoccMitattOn~ et des r~[~ C°"c'~ eHtcnd poKr~utfte
poMf amcHore)- !eur Mft.
/tu pretnter r 9MO< qu'en ch!"«cfion <~uo(Mtr<*pri~e. chtirte (fMt leur o~f)'<* t'espofr. st hat<-
(tuitë htMon pro/e~~anneHe.
Apres avoir souti~né la complexité
d?s proMemM qui devaient être ré-
solus. M. Jean BichelfMme a. jn~ua les syndicat-, uniques se créent à
une cadence acce!erëe
n'<;Mfemt t!)43. &-t-il /~t ~ffrter.
7! !M/tr<')Mr t<'WMtt
Et le ministre st annoncerendra sous tteu dans !e Nord pt~ur y
saluer 11 nouve!)o structure profess.'on-
neUe da la gT~nde f~mtHe des mtncurs.
D' IMctMionue dosent tH-compogH~r ce
tratMtU.
f,e cotH/entenMnt ifttt 9Me. pour œM-
ore)' fttn~ ta s'!cMrft< ifs )-~r(te: d< s?/~tdotMCttt e leur emptot. t/ 6rc~ d
Le ministre a montré comb' en était
etcuduo t'action nécessaire pour la 1
mise pn oeuvre de C.t charte*ct l'impor-
tance qu'avajcnt !es trois c&ntres d'in-
formittiojt créés récemment.
Jfa
1 SUR LES DIVERS FRONTS I
A L'EST, ECHEC B'UHE IEMIAHVE CE BEBAR~EMEKI
DES FORCES SOVIÉTIQUES A NARVA t
Grand. Qu-arUûr général du Fuh-~
rer. 15 févrie-r. C'or'twMn~Md «M
j h«Mt M?MHtatMfem<'tK
Sur te trent de )'Ett. dan< ta reston au
sud-Mt dt Xrivej-Ree. à t'euMt fte Tcher.
)(Mde Vttebsk, entre te) taee ttmen et Pei-
po nés *aittante< troune~ ent r'pouMé de
puissantee attaoue* te*isieurs aecteurs, «M attaatMs ont amené
Combats aéronaval en Ha!!e, à Metfuno et Anz!o
BÀTAiLLE NAVALE PRÈS MS COTES BR!TANN!QUES
En ttatie, sur ta Mte de cent de Mettu-
no, hier encore, i) n'y a pas eu de com-
tats important* e« dehors d'une activité
réeiprettue d< patrttutMes et de eerps-
franes. Les batteries a tonsue portée ont
pris seus tour feu a*M Mnt etticacit~t
certaine dM na*)rM tune, contraignant dexx centre-terpiXeurt
a reprendre ta mer.
Oe~ formations n'awiona de bataitte de
ta t.uftMfane ont attaout te eert d'Annie.
incendie piusieur~ decot$ de wi~ret et
mis hora de combat des batteries eone-
miM dans
Oans ta région dt CaMine. ('eaneati «'<
pat pourtui*) hier aes attaoMM en raison
dee )ourdet pertee subies par tu) tee
jours precëdenta.
Oane ta matinée du <6 février, des
awiens ennemis ont attaoué t'abbaye his-
tertaMe du ment Cassin, bien ou'i) ne se
treuxat aucun Midat aitemand. n< dans
te eeuvent tui-mcme. ni rons. Ce monastère, cttebre dans te mon.
Oe entier, a subi de graM* dommages.
Mx-sept B*iens ennemis ont été abat.
tus hier au-dessus de t'ttaUe.
BADOGUÔ REMANIE
SON GOUVERNEMENT
Ta.nger. 15 février. Le maréchal
BfMhoUo vient (!? chof~tr comme col-
laborateur ttfunMfat I'ex-<)eput< socia-
Uste de Florence. MtM Phiti[)aon. bien J
cou!M comme {tgit~Minr a.otifa~cjst<
ce qui iui a. valu d'être too~temtts
maintenu ax c&cfino [-ar le ogu-
vernoment <)u Duc&. n'nu Pidi-po K~di, s<: de l'ajmëe. a été révoqua.
petttM* ter aux ctrcomtattcc: 2Vout r(tppe«0n.t tout ttOtt des comité !oct / ft.e p~M {«fj/e: frtttjttttoM pMtr renftn
p!tM ~(MHfaxt aM:s< f/M'toK; mtfie fH ordre df;
M!otrtM moj/CN~ ft'c.r~c<;r~t
te pr0!/r<{ntmf ~oe(nx'n< t)e peut ~M'ahouUr (t !« creoMa~
tt'or~ttti~fttCt d c.u( h[ ufe devra ~tr<
itMU/h'c. C'!tt'otr et (te cf~e M<'< f!~n~ :a chm'fj' !;Otet mise en a'ut)re pur !e chef <<< gou-
oernemetK f:on<«ttte pour {e paj/t un
!y«ae
LES RÀtDS ANGLO-AMËmCAtNS
90 TUES. t30 BLESSES
DEPU!S UME SEMAtNE DANS LE PAS-DE-CALAIS
farts. 19 :evner. ue nouveau ae<
bombardiers ang)o-amér)eains ont tache
de* bombM tur deu)[ tecatitM du Pas-<Cataie. Au cours de cette asreMien, qui
a eu tieu dimanehe aerès-mid). de nem-
brtuse< maiMn) ont été détruites.
Seton te* derniers renseignement!, )e
nombre dM oetimea de M raid <*éteve t
M tuet et & un* MiMntain* de bteMët
BOMBARDEMENT DE PLUStEURS ACGLOMÉRATtONS
DU DEPARTEMEMT DE LA MANCHE 8 MORTS
Pa.rt9. t5 Mvrtaf. t.'mytstton anetie~uotriCtUne Mts& fteux t~prism, pimtettre ment de ta M
On oempte Jmou'à préMnt huit mertt etwXe.–tU.F.t.Hatas)
UNE DÉCLARAHON DU MARÉCHAL VON RUNDSTEDT
A PÈOPOS DE L'ÉVENTUEL DEUXIÈME FRONT
Paris. M février. t.'parisienne puhhe une dcclaratioti
f!Hte par ie uiarecii~t von Rund-
stedt, commandant en .chef de~
tfoupes aMemandes 4u front l'ouest au correspondaa.t eu chef
t'anéantiMtmtnt de puissante* termatien)
ennemiM.
A t'e«est de MMxt). âne tenbarouement a été diwertte et t'ennemi a
subi t!e tourdct oertes. Oeu< eanonnicres,
p)utieur< eotres et pentchM de déharnue-
ment ont eM coutM.
Ou 8 au « te*f)*r. M9 Mient ennemis
ont été détruit* wr te trent de l'Est.
Vin~t-eept a*)em a)tema«d)t cnt été per.
dus.
Lit nu des eentr*-terpt)teurs ennemie, des vedet-
tes rapides a«emandes ont effectue un
raid a proximité immécMate Oe )a cote
angtatse. conformément aut ordret re-
tus et sana subir de pertes. Let we~ette*,
< terre, ont attaoue une formatien ennemie
déjà éftreutfee, détruit deu< Mtimente et
en ent endommagé ptusieure autre<. L'ad-
versaire a ~ubi de très iourdew perteo par-
mi te~ eouipages. Mo: unitée tant ren-
trées au eemptet & teur base n'ayant w
bt «ue «es dommages leeers.
r~MMen pr6sMenOei!e
aux États-BnSs
M.WendeMWiiUHeseracanfMat
Porttand (Orëgon). tS février. M
Wendett WtHicte a ~nnencti ofticieHement
qu'it se présenterait comme candidat ré-
pubtteatn t t'~tection prêsidenttfUo. H a
dëctarê que )e part. rëpubticain avait
une mettteure conception, de t'org&nisa.-
tion socia)& et économique d'après-guerre
Que le parti démocrate et qu'H compre-
nait mieux te ro:c des Etats-Unts dans ta
coopération mondiale
D'autre p!trt. M. John Brtcker. gouver-
neur de t'Ztat de i'Ohio, vient d'annon-
ce)' qu'il cose sa candidature auprès du
[)arU répubUcain en vue de sa désigna-
Eion comme candidat contre Roosevett à t
!'e)ection presiden:ie!!e.
Protestant contre la conduite de ta
guerre, tî a rectame la remise de toutes
~es responsabilités entre tes mains des
:hefs militaires.
tttus ou meint gravement fraept~.
D'autre part, te dernier bi)an ettiete)
tte* victimes Hes bembardementa angto-
tmtdrioaint du 10 tétrier tur deux autres
)0):a)itts du m6me dtpartement ett actuet-
)ement y a en outre de nombreuit btesses meim
eerieuMment attetatt. (O.F.I.-HavM).
Le t~rtage de ~Est)
t~ar Maur!ce F='EF~NOT
An lendemain de la conférence de Téhéran. I& charge d'affaires
de l'Union Soviétique, M. M~ximos. a engagé a;v~c le gouvornemem
iranien des négociations dont l'objet n'a été révélé jusqu'à présent
par aucun communique officiel selon certains bruits qu.i circulent
a Ankara, il s'agirait, pour )&s Russes, d'obtenir la faculté de libre
transit à travers le territoire persan, de la Caspienne au golfe
Persiqu~. Libre transit pour les marcha.nd.ises. ou pour des convois
militaires C'est ce qu'on ne précise point. Toujours est-il que
ta démarche de M. Maxirnos semble avoir suscité a Londres que-Iques
inquiétudes. Pour les comprendre, il n'est pas mutile de se rappeler
quelles turent, depuis le début (te ce siècle, les positions respectives
de la Grande-Bretagne et de i~ Russie en Asie moyenne.
Jusqu'en 1905, l'influence russe avait été prépondérante à la cour
de Perse mais, après la victoire japonaise, elle déclina sensiblement
j:t les Anglais en profitèrent pour imposer à l'Iran une tut&Ue plus
étroite. Cependant, le 31 août 1907, Londres et Pétersbourg conclurent
un accord dor.t la teneur ne devait être révélée que plus tard, lors
de ta publication,, par le gouvernement révolutionnaire, des docu-
ments secrets d~ la diplomatie tsariste cet accord équivalait à
un véritable partage de la Perse entre les deux grandes puissances
de togence Transcxean M.
Georges Sohroeder..
Je sais que l'ennemi, a déclaré le
maréchal von Rundstedt. a termine ses
préparatifs d'offensive. mais nous som-
mes prêts. U se heurtera & un Iront
coller d'une toute autre envergure que
ceux auxquels il s'est attaqué jusqu'ici.
Le rempart (te l'Atiantiaue et ses for-
teresses de béton .~et d'acier ont benëfi-
j été de toute l'expérience acquise dans les
j combats pour ta ligne Ma~inot.
~piës avoir souligne les insufft
s&uces de la lig!M Maginot, qu'i!
M'était pas d~fieite de contouruef
pui&qu'~H~ s'arrêtait au milieu de
la frontière nord-est de ta France,
le marcci~t poursu.vi
Le principe qui a préside A l'aménage*
ment des cttes est essentieiiement diffé-
rent. Les ouvrages fortifies sont beaucoup plus efficaces et sont à
l'épreuve des bombardements. Us sont
construits en profondeur et ne peuvent
être débordes. Derrière eux se trouve un
système de points d'appui et de positions
de campagne ëtabti sur ta base des don-
nées locales. Le terrain a ét~ miné et
couvert d'obstactes et de barrages anti-
chars à un deere ignoré des constructeurs
.de ta ligne Maginot. Le ione des piages,
des barrières empêchent ies canots de
débarquement d'accoster, en supposant
que tes champs d& mines posés alus au
tarew aient permis aux bâtiments ptus
importants t'approche de la côte. Des
mesures qu4. bien entendu, doivent rester
secrètes, ont Été prises depuis longtemps
contre l'atterrissage, sur les arrière~! de
grandes formations aériennes. N n'y a
dans le secteur que Je commande aucune
poss~Mlite ds frapper l'armée allemande
dans le dos.
La côte et ses fortifications échelon-
nées en profondeur doivent être défen-
dues jusqu'au dernier homme. Dans ces
conditions, les formations ennemies qui
sara-ent parvenues A débarquer devraient
necessatremen~ s'éparpiller, étant dans
l'obligation de réduirf préaiaNement cha-
que fortification.
De grandes tëserves constituées & l'ar-
rière. qui consistent principalement en
chars et en divisiûns motorisées, sûnt
eroupéM de matière à pouvoir se lan-
cer de tout teur poids à la contre-attaque
en un court laps de temps. Nous dispo-
sons aussipuis designer a.vec plus de précision.
L!RE AUJOURD'HU!
Un a~e'r<;MenK'nt m!(.sutm wca CM!/Kt de StaHHe. Moha-
med Et Maadi.
LES SPECT~C~NS P~n/S LE
TH~.4THK t T<'M< est pa~ox JO
d'.4?M!rc Ha~Me~ à {')oHBoycr /~i: C/AK.M.4 < /.e c~t
M< d no~s –G. C.
Adieu d deiM; G&ët~n SajtvoMin. y
'CH/!O.~OU~ DB M V7JE' /'VTEL-
~ECT~E~~E. Autour ~o~e. Maurice Btanehot.
nvaies. La zone britannique com-
prenait les provinces du sud, jus-
qu'à Chiraz Téhéran et les pro-
vinces du nord constituaient la
xone russe. La même année 1907
marque en Perse le succès d'un
mouvement national et libéral, qui
obtige le souvepain à accepter
une constitution. Mais bientôt le
chah Mohammed Ali se ravise,
fait cermer le parlement par les
cosaques de LiaMiot et chasser les
députes. En 1908. la révolution de
Turquie ranime l'ardeur des libé-
raux psrsans celle de Russie, qui
éclate quetques mois après, inonde
de réfugiés politiques exaspérés le
nord-ouest du pays. 'l'auris et
Hecht se révoltent; !Bpa:hnn app&l'le.
les Montagnards Bajthtyaris, qui
du sud marchent victorieusement
sur la capitale. Le chah. dépose.
accepte l'hospitalité du Tsar et. un
asila ea Crimée. Sous la souve-
raineté nominale de &on fils
Ahmed. un enfant de onze ans,
les chefs BaMttyaris et les Agas de
Uecht gouvernent l'empire (1909).
Comme Us le gouvernaient fort
mal. les' deux puissances protec-
trices interviennent les Russes
occupèrent Tauris et descendirent
jusqu'à Kazvin les Anglais instal-
lèrent leurs cipayes a Bouchir. à
Chiraz et même a Ispaha-n. Ne sa-
chant p)us à quel saint se vouer.
le parlement persan invoqua l'aide
de l'Amérique. Elle accourt, sous
la forme d'un conseiller financier.
M. Morgan Shuster. qui se met
hardiment au travail, mais voit
bientôt tes Anglais et les Russes
se liguer contre lui. Menace d'in-
vasion a la fois par le n~rd. et par
le sud, le gouvernement iranien se
résigne et renvoie l'Américain (dé.
cembre 1911). Alors des révoltes
éclatent, le parlement s'insurge
on dissout le parlement et l'on
charge les Cosaques au nord, les
Cipayes au sud. de rétablir l'ordre
dans les provinces insurgées. L'ac-
cord de 19UT a porté tes fruits
attendus un double protectorat,
une sorte de co~MtomfKtt~Nt russo-
britannique semble .désormais éta-
bli sur la Perse.
La guerre européodine ayant reun{
dans le même camp ces deux re-
doutables protectrices, l'empire
iranien désespère de son salut et
ne voit plus de garantie que dans
une déctara.tion de neutralité. Mais
les Turcs ne s'embarrassent pas
pour si peu avec l'aide des tri-
bus Kurdes soulevées, ils occupent
en 1915 tout l'ouest de la Perse,
jusqu'à Ispah-an. Les Busses les
en chassent l'année suivante. Sur-
vient la révolution bolg~evique
la Russie s'effondre, l'Angleterre
bondit. Tandis qu'un contingent
anglo-indien pénètre en Perse
orient.t&. un autre corps d'expé-
dition, p&rti de Bagdad, monte par
KanikiM, Kermanchah. Hamadan.
Kazvin et s'avance jusqu'aux bords
de la Caspienne. Au moment où
les alliés imposant à la Turquie
l'armistice de Mbndania. ies trou-
pes turques finissent d'évacuer la
Perse, les Anglais achèvent de s'y
installer (octobre 1918).
Lord Curzon put bien croire réa-
liser le dessein org~eineux. qu'il
avait si méthodiquement poursui-
vi la partie anglaise semblait ga-
gnée lorsque, beaucoup plus tôt
qu'on ne l'eût pensé, le soleil
rouge, sortant de la. Gasincendia l'horizon. L'éclipsé russe
en Asie moyenne n'a'vait pas duré
deux ans. Avant la fin de M
MUt ML'*MMMB!~Et)T
France et cotontes <30 tr. 260 t
Htrttnger(Atfr.rédu)t)t90fr.360h'.
Etranger (autres pays) M& tr. 440 fr.
ReOACTtOM et AOMtMtSTRATtOM
PROVISOIREMENT
~3. «Ht <Teteph. Rédact. et Admtntstr. 6~-C~
«treMe MM~raptU~ue }
BtBATS
N* MS9– î5~ ANMEE
1 FRANC
JOmAL DES DEBATS
POUTIQUES ET LITTËRAtRES
ClermontFerrand. le 16 février
VOLOMTE SOmMUE
L'Angleterre et la Russie
sont alliées, et la première a
donné asile à Londres au gou-
vernement émigré de Pologne.
Mais. la Russie soviétique n'ad-
met nullement que du poste
londonien, ce gouvernement
virtuel se permette de gouver-
ner et d'exercer une action sur
les Polonais, que Moscou en-
tend englober et absorber dans
l'Union des Républiques sovié-
tiques. L'Union soviétique ne
tolère en aucune façon que le~
Polonais émigrés aient le front
de résister à ses injonctions.
Les Soviets poursuivent là, un
tenace effort d'assimilation,
d'abord sur les races slaves,
dont la contiguïté lui permet
un progressif travail d'endos-
mose. Il s'agit de gagner de pro-
che en proche, et d'arriver peu
à peu, de bonne grâce ou par
la force, à absorber les Etats,
pour les fondre dans l'Union
des républiques. Cette volonté
de domination et d'impérialis-
me s'affirme de plus en plus
fort nettement, chaque jour, et
l'on constate que les agences
anglaise et américaine reflétant
l'impression de leur gouverne-
ment, semblent en prendre leur
p~rti avec lr~r'nce.
pourtant Reui,er ne peut
s'empêcher d'observer que la re-
tentissante attaque de la
< Pravda contre le gouverne-
ment polonais de Londres,
apparaîtra comme de nature à
enlever toute chance qu'il au-
rait pu y avoir encore d'un rè-
glement < à l'amiable de la
question polonaise. L'Union so
viétique juge que c'est d'autre
façon que se réglera la ques-
tion. Le < New-York Herald
Tribune exprime le désir gé-
néralisé de voir mettre fin
promptement à ces tergiversa-
tions et à ces luttes qui chaque
jour s'enveniment. Puisque la
Pologne constitua. (Mt-dl. utna
source permanente de conflits,
terminons-en. Et au nom même
de la Charte de l'Atlantique,
que son sort soit réglé une bon
ne fois. La chèvre de M. Segum
devant le loup était récalcitran-
te. Son débat de toute une nuit
était bien inutile. Ne valait-11
pas mieux qu'elle se laissât dé-
vorer tout de suite ?
Toutefois l'impassibilité des
Anglo-Amédcains devant l'éten-
due des ambitions soviétiques
sur l'Europe, ne veut pas dire
qu'ils soient rassurés de façon
excessive. Ils sont bien forcés
de reconnaître que tous les ac?
cords qu'ils ont passés avec
Moscou sont maintenant enta-
chés d'une éventuelle fragilité,
et privés de réalité substantiel-
le. Le < Times lui-même le
souligne et cite une déclaration
du président Rooseveit < qui.
admet que certains développe-
ments récents de la situation
l'ont intrigué, et que le moment
semble venu de demander aux
Soviets si les accords de Mos-
cou ont toujours cours
Ce n'est pas là une impres-
sion isolée. La presse turque
constate que tout ne va pas
pour le mieux et que la mésen-
tente et les désaccords ne da-
tent pas d'aujourd'hui. Le jour-
nal < Akcham écrit notam-
ment < Nous avions cru. après
les conférences de Moscou et
de Téhéran, que toutes les cau-
ses du conflit entre Anglo-Amé-
ricains et Soviets étaient éli-
minées. Or, des différends ne
cessent de surgir entre ces
cours des conférences, on n'a
pas osé accorder les buts de la
guerre Les < alliés sont
d'accord pour marcher d'un pas
résolu et décidé, c'est entendu.
mais sans point de direction
unique. La divergence inavouée
de leurs voies est catégorique.
On s'aperçoit que les Anglo-
Américains ne sont pas de for-
ce. Ils n'ont obtenu aucune des
assurances nécessaires. Et leurs
vétos à retardement, face à cet-~
te volonté d'hégémonie, seront i
nuls et de nul effet.
Inauguration d'une émission radiophpnique
1 destinée au monde du travait
UNE ~LOCUnOW DE M. BTŒFLO~E
Par)a, tS [Éïr.er. La radiodttfu-
aion nationale a inaugurû Mer soir une
nouveila émission tout spécialement
destinée au mo~MJe du travail. A cette
occasion. M. Jean Bichet~nne. m~nis
C tre accr6ta-ire du tr&vajl par intérim.
a. prononce une allocution.
Cette nouneHe ~m~to~ porte ttt &e
cera de !ttt ntcrtMr ce nOHt
U"
!)&tr: pttbKcs. Xtt !Mn
Dans cette tmtMfom. :Ct tracotMeun
refro!tt
poMf amcHore)- !eur Mft.
/tu pretnter r
Apres avoir souti~né la complexité
d?s proMemM qui devaient être ré-
solus. M. Jean BichelfMme a. jn
une cadence acce!erëe
n'<;Mfemt
7! !M/tr
Et le ministre st annonce
saluer 11 nouve!)o structure profess.'on-
neUe da la gT~nde f~mtHe des mtncurs.
D'
tratMtU.
f,e cotH/entenMnt ifttt 9Me. pour œM-
ore)' fttn~ ta s'!cMrft< ifs )-~r
Le ministre a montré comb' en était
etcuduo t'action nécessaire pour la 1
mise pn oeuvre de C.t charte*ct l'impor-
tance qu'avajcnt !es trois c&ntres d'in-
formittiojt créés récemment.
Jfa
1 SUR LES DIVERS FRONTS I
A L'EST, ECHEC B'UHE IEMIAHVE CE BEBAR~EMEKI
DES FORCES SOVIÉTIQUES A NARVA t
Grand. Qu-arUûr général du Fuh-~
rer. 15 févrie-r. C'or'twMn~Md «M
j h«Mt M?MHtatMfem<'tK
Sur te trent de )'Ett. dan< ta reston au
sud-Mt dt Xrivej-Ree. à t'euMt fte Tcher.
)(M
po
puissantee attaoue* te*i
Combats aéronaval en Ha!!e, à Metfuno et Anz!o
BÀTAiLLE NAVALE PRÈS MS COTES BR!TANN!QUES
En ttatie, sur ta Mte de cent de Mettu-
no, hier encore, i) n'y a pas eu de com-
tats important* e« dehors d'une activité
réeiprettue d< patrttutMes et de eerps-
franes. Les batteries a tonsue portée ont
pris seus tour feu a*M Mnt etticacit~t
certaine dM na*)rM
a reprendre ta mer.
Oe~ formations n'awiona de bataitte de
ta t.uftMfane ont attaout te eert d'Annie.
incendie piusieur~ decot$ de wi~ret et
mis hora de combat des batteries eone-
miM dans
Oans ta région dt CaMine. ('eaneati «'<
pat pourtui*) hier aes attaoMM en raison
dee )ourdet pertee subies par tu) tee
jours precëdenta.
Oane ta matinée du <6 février, des
awiens ennemis ont attaoué t'abbaye his-
tertaMe du ment Cassin, bien ou'i) ne se
treuxat aucun Midat aitemand. n< dans
te eeuvent tui-mcme. ni
Oe entier, a subi de graM* dommages.
Mx-sept B*iens ennemis ont été abat.
tus hier au-dessus de t'ttaUe.
BADOGUÔ REMANIE
SON GOUVERNEMENT
Ta.nger. 15 février. Le maréchal
BfMhoUo vient (!? chof~tr comme col-
laborateur ttfunMfat I'ex-<)eput< socia-
Uste de Florence. MtM Phiti[)aon. bien J
cou!M comme {tgit~Minr a.otifa~cjst<
ce qui iui a. valu d'être too~temtts
maintenu ax c&cfino [-ar le ogu-
vernoment <)u Duc&. n'nu
petttM*
p!tM ~(MHfaxt aM:s< f/M'toK; mtfie fH ordre df;
M!otrtM moj/CN~ ft'c.r~
te pr0!/r<{ntmf ~oe(
tt'or~ttti~fttCt d c.u( h[ ufe devra ~tr<
itMU/h'c. C'
oernemetK f:on<«ttte pour {e paj/t un
!y«ae
LES RÀtDS ANGLO-AMËmCAtNS
90 TUES. t30 BLESSES
DEPU!S UME SEMAtNE DANS LE PAS-DE-CALAIS
farts. 19 :evner. ue nouveau ae<
bombardiers ang)o-amér)eains ont tache
de* bombM tur deu)[ tecatitM du Pas-<
a eu tieu dimanehe aerès-mid). de nem-
brtuse< maiMn) ont été détruites.
Seton te* derniers renseignement!, )e
nombre dM oetimea de M raid <*éteve t
M tuet et & un* MiMntain* de bteMët
BOMBARDEMENT DE PLUStEURS ACGLOMÉRATtONS
DU DEPARTEMEMT DE LA MANCHE 8 MORTS
Pa.rt9. t5 Mvrtaf. t.'mytstton anetie~uotriCtUne Mts
On oempte Jmou'à préMnt huit mertt
UNE DÉCLARAHON DU MARÉCHAL VON RUNDSTEDT
A PÈOPOS DE L'ÉVENTUEL DEUXIÈME FRONT
Paris. M février. t.'parisienne puhhe une dcclaratioti
f!Hte par ie uiarecii~t von Rund-
stedt, commandant en .chef de~
tfoupes aMemandes 4u front
t'anéantiMtmtnt de puissante* termatien)
ennemiM.
A t'e«est de MMxt). âne ten
subi t!e tourdct oertes. Oeu< eanonnicres,
p)utieur< eotres et pentchM de déharnue-
ment ont eM coutM.
Ou 8 au « te*f)*r. M9 Mient ennemis
ont été détruit* wr te trent de l'Est.
Vin~t-eept a*)em a)tema«d)t cnt été per.
dus.
Lit nu
tes rapides a«emandes ont effectue un
raid a proximité immécMate Oe )a cote
angtatse. conformément aut ordret re-
tus et sana subir de pertes. Let we~ette*,
<
déjà éftreutfee, détruit deu< Mtimente et
en ent endommagé ptusieure autre<. L'ad-
versaire a ~ubi de très iourdew perteo par-
mi te~ eouipages. Mo: unitée tant ren-
trées au eemptet & teur base n'ayant w
bt «ue «es dommages leeers.
r~MMen pr6sMenOei!e
aux États-BnSs
M.WendeMWiiUHeseracanfMat
Porttand (Orëgon). tS février. M
Wendett WtHicte a ~nnencti ofticieHement
qu'it se présenterait comme candidat ré-
pubtteatn t t'~tection prêsidenttfUo. H a
dëctarê que )e part. rëpubticain avait
une mettteure conception, de t'org&nisa.-
tion socia)& et économique d'après-guerre
Que le parti démocrate et qu'H compre-
nait mieux te ro:c des Etats-Unts dans ta
coopération mondiale
D'autre p!trt. M. John Brtcker. gouver-
neur de t'Ztat de i'Ohio, vient d'annon-
ce)' qu'il cose sa candidature auprès du
[)arU répubUcain en vue de sa désigna-
Eion comme candidat contre Roosevett à t
!'e)ection presiden:ie!!e.
Protestant contre la conduite de ta
guerre, tî a rectame la remise de toutes
~es responsabilités entre tes mains des
:hefs militaires.
tttus ou meint gravement fraept~.
D'autre part, te dernier bi)an ettiete)
tte* victimes Hes bembardementa angto-
tmtdrioaint du 10 tétrier tur deux autres
)0):a)itts du m6me dtpartement ett actuet-
)ement
eerieuMment attetatt. (O.F.I.-HavM).
Le t~rtage de ~Est)
t~ar Maur!ce F='EF~NOT
An lendemain de la conférence de Téhéran. I& charge d'affaires
de l'Union Soviétique, M. M~ximos. a engagé a;v~c le gouvornemem
iranien des négociations dont l'objet n'a été révélé jusqu'à présent
par aucun communique officiel selon certains bruits qu.i circulent
a Ankara, il s'agirait, pour )&s Russes, d'obtenir la faculté de libre
transit à travers le territoire persan, de la Caspienne au golfe
Persiqu~. Libre transit pour les marcha.nd.ises. ou pour des convois
militaires C'est ce qu'on ne précise point. Toujours est-il que
ta démarche de M. Maxirnos semble avoir suscité a Londres que-Iques
inquiétudes. Pour les comprendre, il n'est pas mutile de se rappeler
quelles turent, depuis le début (te ce siècle, les positions respectives
de la Grande-Bretagne et de i~ Russie en Asie moyenne.
Jusqu'en 1905, l'influence russe avait été prépondérante à la cour
de Perse mais, après la victoire japonaise, elle déclina sensiblement
j:t les Anglais en profitèrent pour imposer à l'Iran une tut&Ue plus
étroite. Cependant, le 31 août 1907, Londres et Pétersbourg conclurent
un accord dor.t la teneur ne devait être révélée que plus tard, lors
de ta publication,, par le gouvernement révolutionnaire, des docu-
ments secrets d~ la diplomatie tsariste cet accord équivalait à
un véritable partage de la Perse entre les deux grandes puissances
de togence Transcxean M.
Georges Sohroeder..
Je sais que l'ennemi, a déclaré le
maréchal von Rundstedt. a termine ses
préparatifs d'offensive. mais nous som-
mes prêts. U se heurtera & un Iront
coller d'une toute autre envergure que
ceux auxquels il s'est attaqué jusqu'ici.
Le rempart (te l'Atiantiaue et ses for-
teresses de béton .~et d'acier ont benëfi-
j été de toute l'expérience acquise dans les
j combats pour ta ligne Ma~inot.
~piës avoir souligne les insufft
s&uces de la lig!M Maginot, qu'i!
M'était pas d~fieite de contouruef
pui&qu'~H~ s'arrêtait au milieu de
la frontière nord-est de ta France,
le marcci~t poursu.vi
Le principe qui a préside A l'aménage*
ment des cttes est essentieiiement diffé-
rent. Les ouvrages fortifies
l'épreuve des bombardements. Us sont
construits en profondeur et ne peuvent
être débordes. Derrière eux se trouve un
système de points d'appui et de positions
de campagne ëtabti sur ta base des don-
nées locales. Le terrain a ét~ miné et
couvert d'obstactes et de barrages anti-
chars à un deere ignoré des constructeurs
.de ta ligne Maginot. Le ione des piages,
des barrières empêchent ies canots de
débarquement d'accoster, en supposant
que tes champs d& mines posés alus au
tarew aient permis aux bâtiments ptus
importants t'approche de la côte. Des
mesures qu4. bien entendu, doivent rester
secrètes, ont Été prises depuis longtemps
contre l'atterrissage, sur les arrière~! de
grandes formations aériennes. N n'y a
dans le secteur que Je commande aucune
poss~Mlite ds frapper l'armée allemande
dans le dos.
La côte et ses fortifications échelon-
nées en profondeur doivent être défen-
dues jusqu'au dernier homme. Dans ces
conditions, les formations ennemies qui
sara-ent parvenues A débarquer devraient
necessatremen~ s'éparpiller, étant dans
l'obligation de réduirf préaiaNement cha-
que fortification.
De grandes tëserves constituées & l'ar-
rière. qui consistent principalement en
chars et en divisiûns motorisées, sûnt
eroupéM de matière à pouvoir se lan-
cer de tout teur poids à la contre-attaque
en un court laps de temps. Nous dispo-
sons aussi
L!RE AUJOURD'HU!
Un a~e'r<;MenK'nt m!(.sutm
med Et Maadi.
LES SPECT~C~NS P~n/S LE
TH~.4THK t T<'M< est pa~ox JO
d'.4?M!rc Ha~Me~ à {')oHBoycr /~i: C/AK.M.4 < /.e c~t
M< d no~s –G. C.
Adieu d deiM; G&ët~n SajtvoMin. y
'CH/!O.~OU~ DB M V7JE' /'VTEL-
~ECT~E~~E. Autour
nvaies. La zone britannique com-
prenait les provinces du sud, jus-
qu'à Chiraz Téhéran et les pro-
vinces du nord constituaient la
xone russe. La même année 1907
marque en Perse le succès d'un
mouvement national et libéral, qui
obtige le souvepain à accepter
une constitution. Mais bientôt le
chah Mohammed Ali se ravise,
fait cermer le parlement par les
cosaques de LiaMiot et chasser les
députes. En 1908. la révolution de
Turquie ranime l'ardeur des libé-
raux psrsans celle de Russie, qui
éclate quetques mois après, inonde
de réfugiés politiques exaspérés le
nord-ouest du pays. 'l'auris et
Hecht se révoltent; !Bpa:hnn app&l'le.
les Montagnards Bajthtyaris, qui
du sud marchent victorieusement
sur la capitale. Le chah. dépose.
accepte l'hospitalité du Tsar et. un
asila ea Crimée. Sous la souve-
raineté nominale de &on fils
Ahmed. un enfant de onze ans,
les chefs BaMttyaris et les Agas de
Uecht gouvernent l'empire (1909).
Comme Us le gouvernaient fort
mal. les' deux puissances protec-
trices interviennent les Russes
occupèrent Tauris et descendirent
jusqu'à Kazvin les Anglais instal-
lèrent leurs cipayes a Bouchir. à
Chiraz et même a Ispaha-n. Ne sa-
chant p)us à quel saint se vouer.
le parlement persan invoqua l'aide
de l'Amérique. Elle accourt, sous
la forme d'un conseiller financier.
M. Morgan Shuster. qui se met
hardiment au travail, mais voit
bientôt tes Anglais et les Russes
se liguer contre lui. Menace d'in-
vasion a la fois par le n~rd. et par
le sud, le gouvernement iranien se
résigne et renvoie l'Américain (dé.
cembre 1911). Alors des révoltes
éclatent, le parlement s'insurge
on dissout le parlement et l'on
charge les Cosaques au nord, les
Cipayes au sud. de rétablir l'ordre
dans les provinces insurgées. L'ac-
cord de 19UT a porté tes fruits
attendus un double protectorat,
une sorte de co~MtomfKtt~Nt russo-
britannique semble .désormais éta-
bli sur la Perse.
La guerre européodine ayant reun{
dans le même camp ces deux re-
doutables protectrices, l'empire
iranien désespère de son salut et
ne voit plus de garantie que dans
une déctara.tion de neutralité. Mais
les Turcs ne s'embarrassent pas
pour si peu avec l'aide des tri-
bus Kurdes soulevées, ils occupent
en 1915 tout l'ouest de la Perse,
jusqu'à Ispah-an. Les Busses les
en chassent l'année suivante. Sur-
vient la révolution bolg~evique
la Russie s'effondre, l'Angleterre
bondit. Tandis qu'un contingent
anglo-indien pénètre en Perse
orient.t&. un autre corps d'expé-
dition, p&rti de Bagdad, monte par
KanikiM, Kermanchah. Hamadan.
Kazvin et s'avance jusqu'aux bords
de la Caspienne. Au moment où
les alliés imposant à la Turquie
l'armistice de Mbndania. ies trou-
pes turques finissent d'évacuer la
Perse, les Anglais achèvent de s'y
installer (octobre 1918).
Lord Curzon put bien croire réa-
liser le dessein org~eineux. qu'il
avait si méthodiquement poursui-
vi la partie anglaise semblait ga-
gnée lorsque, beaucoup plus tôt
qu'on ne l'eût pensé, le soleil
rouge, sortant de la. Gas
en Asie moyenne n'a'vait pas duré
deux ans. Avant la fin de M
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