Titre : Journal des débats politiques et littéraires
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1878-07-18
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Description : 18 juillet 1878 18 juillet 1878
Description : 1878/07/18. 1878/07/18.
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Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Révolution - Empire (1789-1815)
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Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIe République - Second Empire (1848-1870)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIIe République (1870-1914)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
ÉDITION DE PARIS,
NON i8 JtULLET
1878.
Mt)MAL DES BEBATS
jm i8 mm
ië?§.
ON .S'ABONDE
M< des P!'etres-S&ui)/-Grerm{Mn-rAaxoMOis, n.
B'RtXBtB'.t.'ÀBeMMEMtENiir:
Un an. SixmoM. Trois ntott.
D&p&rM~eM. M fr. 40 &. M &.
P&ri.s. tZ ff. 36 ?. <8 &.
Los sboanemens partent ces i** M tt ce
chaîne mois.
ON S'ABONNE
en Bei~lque, eu Italie,
dans le Luxembourg, en Turquie,
en Suisse, en Syrie, en Roumanie et dans tM
régences du Maroc et de la Tunisie,
en Chine et au Japon,
an moyen d'une va'eur payable à Paris oa d9
'M&ndats-poste, soit intemahonam, soit lançait.
en AJiemagne, en Autriche, en Russie,
et dans tous les pays du Nord
chez tous les directeurs de postes;
et dans tous les antres pays,
p&F !'eB?oi d'une vatear pay&Me &?? '~t.
PCUTtMES ET UTTMAMES
~aw~e,~t~pa~teanèma, am moB5éB@.M eem~
9a tLMt~ext, apply to Cewte and G*, fore!gB ae~s-
p&pei'soatce, t7,Greshamstreet,G.P.O.;
MM. BoMM, m&v*e< et C', i.Fmch tame ComMB,
E. C.,LonQon; MM. 'W.-B!. Shmtth tt «)em,
!S6Strand,W-C. London.
ABr~xeUes, & 1'0/%M j:wMtMade'eme, ataBs, tes kiosques et daas tea bi-
MiotM~aesdea ~Mes~" chemiMde~~beMe~
T)Mp
Lex
6!tt2 SSa. ysmchey, &a?E~e <; C*,
S, pîaca de la Bourss, Il
~«tdaiT~at to~o~sS'rea~rë~e! pM !A tâ~a~~a.
PAMS
MERCREDI 17 JUILLET
En concluant avec la Porte, d'après
~'exemple donné par l'Angleterre, un traité
d'alliance défensive au sujet de la Turquie
d'Europe, l'Autriche donnerait seulement
une forme diplomatique régulière à un
fait qui existe déjà matériellement. Le
Congrès, résigné à admettre quela Russie
s'établisse sur le Danube et prenne pied,
par la Bulgarie, au centre même de la
péninsule des Balkans, a voulu créer
ce fait un contre-poids et c'est
pour cela qu'il a donné a l'Autriche
une forte position militaire dans le
Nord-Ouest, qu'il a soumis à son influence
ï& Serbie et le Monténégro, et qu'il l'a
chargée du mandat de réorganiser les con-
tcées occupées. De même que l'Angleterre
en Asie. l'Autriche en Europe est désor-
mais directement intéressée à ce que
~es clauses du traité de Berlin de-
~ennent une venté, et c'est pour cette
raison que l'idée d'une convention aus-
tro-turque, analogue et parallèle à la
convention anglo-turque du 4 juin a
(~accueillie avec empressement par les
Hongrois. Les Hongrois ont le sentiment
qu'il serait absolument vain de vouloir
pallier et masquer l'antagonisme naturel
t:i i!Temédiab)e qui existe entre l'Autriche
ctuc !a cause de cet antagonisme ne
saurait être écartée par un partage à
y amiable, et que le danger ne dimi-
nue pas parce qu'on a réduit la sphère
-d'action de la Russie en laissant cette
puissance s'établir seulement à l'est et au
centre de la péninsule. Voilà pourquoi les
Bongrois repoussent l'occupation de la
Bosnie et de l'Herzégovine en vue d'une
annexion pure et simple destinée à désin-
téresser l'Autriche, à lui servir de com-
pensation, à la rendre indifférente aux
~progrès ultérieurs de la Russie. Pour qu'ils
seréconcitient avec l'occupation, il faut
'que cette occupation, comme celle de
'Chypre par les Anglais, ne soit pas un but,
mais un moyen. Us ne veulent l'accepter
~'Autriche assez forte pour s'opposer à toute
extension nouvelle de la Russie, pour dé-
jouer les entreprises du panslavisme, pour
empêcher la coalition des principautés sla-
ves, enfin pour protéger efficacement et
maintenir ce qui reste de la Turquie
d'Europe. Cette manière de penser est
tellement générale en Hongrie, que
M. Tisza, président du conseil hongrois,
Andrassy, de lapolitiqu~suivie par le ca-
binet de Vienne, l'a exprimée avec une
extrême netteté dans le discours qu'il
vient de prononcer devant ses électeurs à
Debreczin `
« L'occupation de la Bosnie et de l'Herzé-
govine, a-t-il dit, était nécessaire pour ar-
yèter le développement constant du pan-
~taviame, développement menaçant surtout
pour la Hongrie. Lo Congrès a. donné a
l'Autriche le mandat de réorganiser ces
deux provinces où la Porte ne parvenait pas
& maintenir l'ordre. Comment peut-on con-
sidérer cette résolution comme un compro-
mis avec la Russie? Cette dernière puis-,
tiaaee a fait dans le traité de San-Stefano
<~s arrangemens tels, que la Bosnie et
l'Herzégovine seraient devenues u~e .proie
eeïtaine de la Serbie et du Monténégro,
lesquelles, sous l'égiae du panslavisme,
auraient formé de toutes ces parties un
seul Etat slave destiné à menacer con-
stan'meBt les frontières do notre mo-
narchie. Je ne suis pas un ennemi des
Slaves je désire les voir heureux 11 prospè-
res dans leurs principautés diverses mais
aucun Hongrois ne saurait voir avec indiffé-
rence un état de choses dans lequel toutes
-ces principautés réunies mettraifnt en dan-
ger! fexi&tecee nationale de ia. Hongrie. La
proposition d'occupation a. été faite par l'An-
gteterre, et cette mesure a été chaleurouse-
m~ jMim Ms BMs
DU 18 JUILLET 1878,
EXPOSïTtON UNIVERSELLE
(fo~'Ie~oM~s~12 juillet)..
'III
GAt-ERtEOESMACHtNES
Serrée ntée&M~Me.
!HoteUM a wttpenr. Niet mt&ehtneft CompoMad
Entrons. Yci !a. matière n'egt plus inerte
comme dans les aùtreH parties de l'Expo-
sition; eMe s'agite, èïïe vit, eUe p~rle. San
activité încomparaMe saisit le regard et
fascine; i! faut, bon gré mal gré, la suivre
dans ses mouvemens fébriles. Des mH-
liers de machines meurent leurs grands
T)ras dans l'espace, frappent rair, hur-
lent, grondent ou ee 'taisent tour à
tour. EHes appliquent leurs griSes pe-
santes dans le fer et le bronze, bri-
sent ce qui résiste, plient, tordent, ron-
j~BïttIe ïnét&l; l'outUdûït passer, et H
ment soutenue par un homme d'Etat ( lord
B~aconsSeld) qui a été loué pa.r la presse
hongroise elle-même comme turcophile. L'An-
gleterre a agi à l'égard de'Chypre comme
l'Autriche à l'égard de la Bosnie, avec cette
diuerence queia première a eu seulement le
consentement de la Porte, tandis que la mo-
narchie austro-hongroise a obtenu l'approba-
tion de toute l'Europe.
C'est dans cca conditions seulement
que l'occupationde laBosnie et de l'Herzé-
govine paraît a.ccepta.b)eaux Hongrois. Ils
ne veulent, en somme, y voir qu'une pré-
caution militaire en vue d'un conflit fu-
tur avec la Russie, conflit qu'Hs consi-
dèrent comme inévitable. La. campagne
électorale est ouverte en Hongrie, et tous
les candidats expriment ce sentiment. Une
lutte suprême et décisive entre l'Autriche
et le panslavisme, disent-ils, est la. consé-
quence fatale du traité de Berlin. M. Max
Falk, rédacteur en chef du Pester Lloyd,
et un des' députés les plus éminens du
parti ministériel, a fait à ce sujet de cu-
rieux rappro~chemens. «Le traité de Paris,
a a-t-il dit, a amené la guerre d'Italie
H de i8S9; le traité de Zurich (qui, ajaa~
o tons-Ie,aune grande ressemblance avec
M celui qui vientd'êire signé àBerlin) a con-
s duit àlaguerre del86C le traité de Prague
a a rendu inévitable la guerre franco-alle-
a mande, et la dernière guerre russo-tur-
H que a été la suite du traité de Francfort. M
Poussant à bout cette analogie historique,
l'orateur prévoit que du traité de Berlin
sortira un jour la guerre austro-russe, et
il déclare que la Hongrie doit s'y prépa-
rer afin de lutter pour son existence
même contre l'inondation slave.
La couR de Vienne, enchaînée par l'al-
liance des trois empereurs et cédant à
son penchant pour la Russie, a tenu jus-
qu'ici, dans sa .politique orientale, assez
peu compte des sentimens et des idées
politiques des Hongrois. Mais, poussée de
plus en plus en Orient, obligée a chercher
de ce côte ses destinées nouvelles, sur
quel élément croit-elle pouvoir s'appuyer,
si ce n'est pas sur la race magyare, race
vaillante, énergique et douée d'une intel-
ligence politique qui la rend particulière-
ment propre à la tâche qu'elle doit rem-
plir ? Y ~-t-il dans l'empire une nation
mieux disposée à soutenir 'la dynas-
tie des Habsbourg dans cette mis-
sion nouvelle? `t Les Allemands, ceux
du moins qui appartiennent à la classe
éclairée, ne peuvent pas s'empêcher de~
regarder vers l'Allemagne leur idéal
est là. Si un désastre survenait, si un ca-
taclysme politique se produisait, les Allé-
mands seraient toujours sûrs de trouver
un refuge et de s'abriter sous l'égide du
puisant, empire des Hohenzollern.Les
Slaves aussi tournent leurs regards et
leurs aspirations au dehors; la Russie
exerce encore sur eux une grande
attraction ils peuvent compter sur
elle pour les recueillir du naufrage.
Mais où les Magyars trouveraient-ils une
planche de salut? où chercheraient-ils un
refuge en cas de malheur? Tout leur ave-
nir et leur vie nationale elle-même sont
liés à la nouvelle fortune de l'Autriche.
Si la Russie devait l'emporter dans le
conflit suprême, ils seraient perdus. L'in-
stinct de conservation à lui aeul les pous-
sera donc à vouer toutes leurs énergies,
toutes leurs forces .matérielles et mo-
rales à soutenir la dynastie dans sa tâche
en Orient.
Faire en ce moment de la politique
slave serait pour la cour de Vienne plus
qu'une aberration, ce serait un suicide à
brève échéance, et il est vraiment temps
que sa diplomatie cesse d'être inspirée par
des généraux serbes et croates en itch,
qui travaillent inconsciemment pour la
Russie. Toutes les velléités de politique i
sl&ve ont jusqu'ici ~iort mal fini pour la
passe; la matière cèieen rugissant. Le
bout du doigt suffit pour gouverner ces
forces enrayantes. Un signe du maître, et
tout marche a la seconde. Les machines
hennissent et se soutèvent, puis règlent
avec une ordonnance superbe leurs
efforts et leurs inouvemens. Un second
signe, et tous ces organes enchevêtrés
s'arrêtent et retombent inertes. Le silence
succède au bruit.
On ne peut passer sans une certaine
satisfaction orgueilleuse au milieu de ces
esclaves de fer façonnés par l'homme, et
que l'homme a su plier si complètement à
ses volontés. Lapluspefite révolte cepen-
dant ferait denombreuse~ victimes. L'outil
sort de la machine, s'avance avec tant de
douceur qu'il semble glisser dans du
velours il caresse ses supports pres-
que avec grâce; il progresse, calme,
lent; mais quelle caresse perfide! Un ba-
taiHon dans un eabrLcommun ne saurait
résister à cette main de fer l'appareil
l'entraînerait dans son étreinte placide et
terrible, renversant, brisant tout, broyant
la chair humaine. L'homme a vaincu,
mais non sans payer plus d'une fois de la
vie son triomphe définitif, et, en regar-
dant bien le chemin parcouru depuis nos
victoires, on y verrait souvent à côté des
gouttes de sueur des taches de sang.
La galerie des machines est certaine-
ment un des plus grands attraits de l'Ex-
position. EUe frappe le visiteur à la fois
par le spectacle singulier qu'elle présente
et par'ses dimensions grandioses. Ce vaste
vaisseau a 25 mètres dehàut sur 3S mè-
tres de large. C'est un de nos grands bou-
levards parisiens coavMt & lahauteur des
L cour de Vienne. Rien n'est plus propre à
détacher les Allemands de l'Autriche et à
tourner leurs regards vers Berlin. L'ex-
périence du cabinet Hohenwart est encore
toute récente. Pour ce qui est des Hon-
grois, nous demanderons à quoi ont servi
à la dynastie les rêveries de Jellachioh,
les pendaisons d'Arad, la terrible réaction
de dix ans? Tout cela n'a pas empêché
la résurrection du royaume de Saint-
-Etienne. La race politique des Magyars,
domptée momentanément, reprend tou-
jours le dessus.
Pour l'accomplissement de la mission
de l'Autriche en Orient, les Allemands
sontnécessairessahsdoute; ils apporteront
avec eux l'intelligence, l'instruction so-
lide, l'expérience et la routine administra-
tive. Mais, pour gouverner et administrer
diifércntes nationalités, et surtout des
nationaUtés slaves, les Allemands, ont de
graves défauts l'esprit tracasser, absor-
bant, qui les porte à se mêler de tout, des
éco!es, des églises, des aSaires commu-
nales, etc.; la manie de réglementer pous-
"S~e à l'extrême; l'envie encore bien
plus irrésistible de tout germaniser.
Les Hongrois ont certaines quaUtés qui
les rendent plus propres à exercer une
domination purement politique sur des
nationatités diverses. Ils sont comme les
Turcs de WMMM~M MOM eM~i!s ne dé-
nationalisent pas leurs administrés, ils ne
se mêlent pas des questions de langue,
des écoles, de l'administration locale ils
se préoccupent seulement du pouvoir po-
litique. Mais ils ont en plus ce qui man-
que aux Turcs la civilisation occiden-
tale, une grande aptitude pour le pro-
grès, l'esprit singulièrement ouvert aux
idées modernes. 'La Hongrie, qui est une
curieuse mosaïque de nationalités, une
o/~cMM ~M~MM, la Hongrie dans laquelle
une demi-douzaine de races vivent enche-
vêtrées, a résolu–et depuis longtemps
un grand problème constituer un Etat
en donnant satisfaction à toutes les natio-
nalités qui le composent. C'est ce qui
existe en Hongrie depuis des siècles.
Les Hongrois ont complètement résolu
ce problème difncile, et leur pays est sous
ce rapport un modèle unique. Magyars,
Allemands, Slovaques, Serbes, Croates,
Roumains, Ruthènes vivent à côté les
uns des autres avec une parfaite égalité de
droits civils et politiques. Il en est ainsi
du moins depuis 1~48; mais, avant même,
les Magyars n'avaient légalement aucune
suprématie. Il y a eu des nobles et des
non-nobles, et les premiers jouissaient
de privilèges politiques; mais les no-
bles n'étaient pas seulement recrutés
parmi les Magyars il y avait des
nobles allemands, serbes, croates, rou-
mains, etc., de même que dans la masse
taillable et corvéable il y av~it des Ma-
gyars. Les Allemands et les Slaves sont
donc injustes envers les Hongrois lors-
qu'ils les accusent d'avoir soumis à l'op-
pression les autres nationalités, et cette
injustice vient en grande partie de ce fait
que c'étaient des docteurs allemands
et des sayans slaves qui faisaient
seuls jusqu'à ces dernières années
la statistique et l'ethnographie du pays
et des races qui l'habitent; La vérité
est qu'en Hongrie existe le
~OM~MK~ administratif le plus com-
plet, le plus développé qui soit en
.Europe. Dansles communes, les municipes,
les combats, les autorités administratives
sont toutes électives et contrôlées par des
représentations locales également électi-
ves. Il en résulte que, dans un district ha-
bité principalement parles Serbes, tout
est serbe; là où les Roumains prédomi-
nent, tout est roumain là où les étémens
se balancent, on se partage les emplois
par des concessions mutuelles. Four ré-
cheminées. Au centre de ce large boule-
vard on a groupe toutes les machines de
chaque côté on a ménagé une rue pour
que le visiteur puisse tes mieux étudier
de près. Afin d'animer les nombreux ou-
tils qui travaillent dans la gâterie, on
a installé de place en p)ace de puis-
sans moteurs. Tout le long de la galerie
et dans son milieu s'élève une double
rangée de piliers de fonte dessinant comme
une allée centrale et supportant à droite et
à gauche un. arbre de transmission de 80
millimètres de diamètre. L'arbre fait 120
tours par minute. Quand un exposaot veut
de la force, il cale une poulie sur l'arbre en
mouvement, il installe une courroie qui
entraîne la machine qu'il s'agit de faire
tourner. Les exposans de droite s'embran-
chent sur l'arbre de droite ceux de gau-
che, sur l'arbre de gauche. La galerie
française a été subdivisée en onze groupes
par des rues transversales chaque groupe
est généralement desservi par deux mo-
teurs, et la force motrice qu'ils fournis-
sent varie entre 50 et 80 chevaux-vapeurs.
Dans la galerie entière, on a, par con-
séquent, accumulé de 600 à 800 chenaux-
vapeur. Enl867, laforce motrice étaitseu-
lement de 315 chevaux pour la section
française.
Dans la galerie étrangère, il y a.
bien encore onze groupes mais cinq
seùtement ont réclamé de la force mo-
trice ce sont les deux-sections anglaises
et les trois sections anectées à l'Autriche-
Hongrie, aux Etats-Unis, à la Suède, à la
Suisse et à la Belgique.
Pour alimenter les machines motrices,
il faut de la vapeur. En dehors de la ga-
soudre la question épineuse des langues,
le Parlement de Pesih a fait, en 1868, la
célèbre lui des aa.tionaHt.es qui règle
avec un soin minutieux les prétentions
de toutes les nationalités à se servir cha-
cune de sa langue dans l'école, dans l'é-
glise, dans les t) ibunaux,dans l'administra-
tion locale, et dans les rapports avec les
pouvoirs politiques. Cette loi peut se résu-
mer ainsi Chaque nationalité prie, s'in-
struit, plaide et s'administre dans sa lan-
gue materneHe. Au milieu de cette diver-
sité extrême dans les administrations lo-
cales, l'unité du pouvoir politique sub-
siste seule. Comment les diplomates ré-
unis à Berlin n'ont-Hs pas compris que
c'est d'après ce modèle qu'il aurait fallu
organiser la Turquie à partir des Balkans,
au lieu d'y établir des autonomies pro-
vinciales ? p
Nous avons déjà exprimé plus.d'une
fois les idées que nous résumons aujour-
d'hui au sujet de la capacité politique des
Hongrois, et du rôle qui leur incombe dans
le grand travail de l'Autriche en Orient.
~H<~ une. race hardie, ambitieuse, éga-
lement apte à l'opposition et au gou-
vernement, et qu'il vaut' mieux, par
conséquent, avoir avec soi comme un
appui que contre. soi comme une en-
trave. Les Hongrois, d'ailleurs, s'ils ont
un juste sentiment de ce qu'ils valent, ont
assez d'esprit pour comprendre ce qui
leur manque. Ils savent bien qu'ils ont
besoin des Allemands pour les aider dans
la partie administrative de l'œuvre et
pour suppléer, par l'application tenace qui
est propre à la race allemande, à quelques
lacunes de leur propre caractère. C'est
parce qu'ils ont besoin des autres qu'ils
ont pris 1 habitude de les ménager, et c'est
parce qu'ils les ont toujours ménagés
qu'ils s'en sont fait plus facilement accueil-
lir. Les Slaves s'accommodent avec les Hon-
grois beaucoup mîeux qu'ils ne supportent
les Allemands; ils ont contrôles Allemands
une antipathie ancienne, persistante, en
quelque sorte historique, tandis que leur
antipathie contre les Hongrois est d'ori-
gine récente et artincieUe elle 'vient
de la propagande panslaviste. H sem-
ble donc que les Hongrois soient des-
tinés à devenir l'avant-garde de l'Autri-
che en Orient, mais une avant-garde
intelligente et qui a son pM~'M MM~M.
Les mouvemens de l'opinion à Pesth
ont donc aujourd'hui une importance
considérable, et voilà pourquoi nous
avons cru à propos de signaler l'im-
pression que les Hongrois ont res-
sentie de l'occupation de l'Herzégovine et
de la Bosnie, et aussi les dispositions dé-
cidées qu'ils ont montrées en faveur d'une
alliance avec la Porte imitée de celle que
les Anglais ont déjà conclue.
BOURSE BE PAMS
CtatMre te 16 le n Manexe. Bt~fae.
SO~ y
Comptant.17. T7<0./ 10.
Fin cour. T!1212 T7S212 2 40.7.
Ai/e~/e
Comptant tK! t06 80 7 BO
&0/
Comptante 40.n4(i0./ 'M.
F!n cour. U46ï 1(2 U4 97t,2 .35.
MTETB BOURSE OC SO!B.
Emprtmt 8 0/0. ~4fr.'m/~7S,833/4,7t/2.
30/0. '!7fr.30,40,30.
3 0/0 amortissable. 83fr.GO/23.
5 0/Oturc. 16fr.97,nfr.<2~3.
Banque ottomane.. 6Mft-.3S.
Ottomane t873. i03h'?5,t03&.
Egyptiennes 6 0/0-. 27S fr. 62, 276 fr. 87.
lerie française dans le parc, on a installé
cinq groupes de chaudières. On voit se
dresser de place en place de hautes che-
minées qui indiquent l'emplacement des
générateurs de vapeur. La force totale
'fournie par ces chaudières est de 1,300
chevaux. Des tuyaux venant de chaque
groupe passent dans des canaux souter-
rains de 88 centimètres sur 92, pénètrent
dans la galerie et se bifurquent en deux
conduites circulant entre les fondations
des deux rangées de colonnes de l'allée
centrale. C'est sur ces conduites que se
greuent les tuyaux de prise de vapeur.
Les eaux de condensation des machines
s'en vont par des tuyaux de 16 centimè-
tres de diamètre dans un égout à section
circulaire de SO centimètres de diamètre.
La galerie étrangère est desservie par
quatre groupes de chaudières placées
aussi au dehors, à 15 mètres environ du
Palais. La force motrice disponible est
d'environ 1,OS5. En 1867, on n'avait eu
besoin au total que de 626 chevaux. En
~878,lapartie française exigeant 1,300 che-
vaux, la partie étrangère 1,000 chevaux
environ, on a pour l'ensemble 2,300 che-
vaux-vapeur.
Telle est, sommairement, l'installation
du service mécanique des galeries. Les!
chaudières à l'extérieur fabriquent la va-
peur à l'aide de la combustion de la
houille. Les machines motrices utilisent
cette vapeur et donnent le mouvement, à
l'intérieur, à tous les appareils et à tous
les outils de grosse et de petite mécanique.
It existe bien encore dans les sections
françaises et étrangères de petits moteurs
accessoires a.u.gaz, à air chMd, à l'oau
Un de nos eorrespondana particuliers nous
adresse la. dépêche suivante
K Vienne, !e 17 juillet.
Carathéodory P~cba, venant de Constan-
tinople, est arr'vé à Vienne. Il a eu une lon-
gue entrevue avec le comte Andrass~.
o L'opinion publique ici est que la Hongrie
commence à se faire à l'idée d'une occupation
déûaitive. Pour tui donner ce caMcterc, !e
gouvernement parait disposé a prendre en
considération certaines propositions fa'tes
par la Turquie, mais sans garantir ses pos-
sessions eu Europe.
La clause du traité sur les arran~emens
ultérieurs donne lieu ~diverses interpréta-
tions. La disposition des esprits en Turquie
parait favorable à l'occupation autrichienne,
et on ne doute pas de la possibilité d'un ar-
rangement amiable. Du reste, l'occupation
n'aura lieu que quand tout malentendu sera
écarté, s
TéMgpapMe prîvée
(Service téte~r&phique de t'a~esce Haras.)
Constantinople, le 16 juillet, soir.
Savys Pacha, mustéchar des airaires étrangères,
vient d'être envoyé aux monts Rhodopo comme
haut commissaire.
Une commission internationale composée de
consutg et de drogmans accompagne Savys; ils
partent demain.
L<* ministre ftes finances prépara une combi-
naison destinée à retirer immédiatement le pa-
pier-monnaie.
Constantinople, le 16 juillet, soir..
La Sublime-Porte accorderait à la Grèce seule-
ment une rectification de frontières allant de
Volo à Arta, avec Larisse et Prevesa.
Ghazi-Osman Pacha prendrait le commande-
ment des troupes envoyées en '~hessalie pour
s'opposer au mouvement grec.
'Constantinopte, le 16 juillet, soir.
On assure que l'Angleterre a l'intention de
former à Chypre un corps de volontaires indi-
gènes.
Le Journal o/%c~ publie ce matin le
tabieau des recettes du premier semestre
1878.
L'examen de ce tableau fait, ressortir en
faveur de 1878 un excédant de recettes
qui s'élève à la somme de 33,OSO,000 fr. si
on le compare aux évaluations budgé-
taires, et à la somme de 30,106,000 fr.
comparativement au produit des impôts
et revenus réalisés pendant le premier
semestre de l'année 1877.
Dans cet excédant ne se trouve pas
comprise une somme de 3,334,000 fr. pro-
venant des recettes de l'Exposition univer-
selle, et dont on a du faire la défalcation
pour établir la comparaison exacte entre
les produits du 1°'' semestre 1878 et ceux
del877.
Les prévisions budgétaires pour le
l" semestre 1878 étaient évaluées à
1,006,975,000 fr. qui se répartissaient
comme suit
Produit des impôts et revenus indirects,
930,498,000 fr.;
Produit des postes et des télégraphes,
S8,OOS,OOOir.;
Produit de l'impôt sur le revenu des va-
leurs mobilières, 18,472,000 fr.
Les recouvremens effectués pendant le
premier semestre 1878 se sont élevés à,
960,947,000 fr. pour le produit des impots;
et revenus indirects, et à 60,606,000 fr.
pour le produit des postes et télégraphes.
Si on ajoute à ces sommes le montant du
produit de l'impôt sur les valeurs mobi-
lières, le total obtenu sera do 1,039.213 fr.
L'augmentation constatée est générale;
elle s'applique à presque tous les impôts.
A l'exception des droits sur le sucre et de~
l'impôt sur le transport des marchandises
à petite vitesse, toutes les branches du
revenu national sont en progression con-
stante plus ou moins sensible.
L'arrêt qui s'éta.it manifesté dans le
produit des droits d'enregistrement et de
timbre a cessé, et ces produits se sont
élevés, pour le premier semestre 1878, à
11,912,000 fr. de plus que les évaluations
Bous pression, qui fonctionnent isolément,
entraînant des pompes, des machines à
coudre, etc. Ils feront. ultérieurement
l'objet d'une description spéciale.
L'origine de la force motrice qui tra-
vaille dans les galeries,on le remarquera,
c'est la houille que l'on jette sur les im-
menses foyers des générateurs. Cette ob-
servation n'est peut-être pas superflue et
renfepme un enseignement. La houille
n'est qu'un végétal fossile fabriqué par le
soleil dans les temps géologiques et en-
toui depuis des milliers de siècles dans
les profondeurs du globe. Autrefois comme
aujourd'hui, mais beaucoup plus vite, le
soleil construisait les végétaux chacun
de ses rayons, comme un artisan habile,
groupait les élémens constitutifs de la
plante. La chaleur absorbée par ce tra-
vail d'enfantement est restée emmagasi-
née dans ces végétaux d'un autre âge. Ainsi
s'est formé et conservé dans lès assises
terrestres ce capital de force que'notre gé-
nération dépense tous les jours. Chaque
petit morceau de charbon jeté au feu rend
à la liberté le rayon venu jadis des espaces
célestes. Il résulte de là que nos machines
thermiques fonctionnent toutes avec de ia
chaleur empruntée à la nature primor-
diale, avec des rayons envoyés à la terre
bien longtemps avant l'apparition de
l'homme sur le globe. Il ne faudrait donc
pas sourire si quelque esprit philosophi-
que avançait que le soleil est bien réel-
lement exposant aussi dans l'enceinte du
Palais~Pendant que le soleil d'aujourd'hui
travaille à l'extérieur dans le parc à faire
pousser les arbres et les Seurs, le soleil
d'autrefois travaille àl'interieur du Palais
budgétaires. Le produit des droits de
douane sur les marchandises diverses
s'est accru de 8,880,000 fr.; ce~ui du droit
sur les boissons a progressé de 7,883,000 fr.
Quant aux recettes provenant de 1~
vente des tabacs, eltes continuent de sui-
vre la progression ordinaire les évalua-
tions budgétaires estimaient le produit
des tabacs, pour le premier semestre, &
158,277,000 fr.; les recouvremens effec-
tues font ressortir ce prodmtde 1 M millions
37,000 fr., soit une din'érence en plus dé
4,760,000 fr.
A ces plus-values il faut ajouter la.
somme de 1,287,000 fr., représentant l'ac-
croissement de produit des postes et celle
de 1,314,000 fr. repr~sentantia part d'aug-
mentation de produit des télégraphes.
Les diminutions de recettes constatéea
dans le tableau publié par le ~M~M:~ û//f-
e~ portent sur des points seulement. Le
produit du droit sur les sucres a baissé de
8,541,000 h' celui de l'impôt sur le trans-
port des marchandises par petite vitesse a
diminué de 2,8S9,000 fr.
Les sommes recouvrées sur les contri-
butions directes s'élevaient au 30 juin
1878 à 335,503,200 fr. Comparées au mon-
tant des cinq douzièmes échus à la même
date, ces recettes représentent un recou-
vrement supérieur de 39,17),700 fr., soit
de 0,t)6 centièmes de douzième.
Le Président de la république française,
Vu la. loi du 11 juin 1878, portant création
de la dette amortissabie par annuités, et no-
tamment les articles 4 7 et 8 de ladite loi
Sur le rapport du ministre des nuances. dé-
crète
Art. !< Le ministre des nnances procédera,
ainsi qu'il est dit ci-après, à la crfatton de la
somme de rente 3 0/0, amortissable en
soixante-quinze ans, dont l'inscription au
Grand-Livre de la dette publique a été auto-
risée par les articles 7 et 8 de la loi du
11 juin 1878.
Art. 2. Lé capital au pair des rentes 3 0/0
amortiseables à créer en vertu de l'article 1"'
du présent décret sera divi"é en 178 séries
remboursables annueltemfnt par la voie dû
sort en 75 ans; conformément au tableau d'a-
mortissement ci-joint qui sera reproduit sur
chacun des titres émis..
Les tirages auront lieu le 1~ mars de cha-
que année, le premier tirage devant être ef-
tectué le l"" mars 1879, et: le remboursement
du capital &era exigible à partir de l'échéance
du coupon qui suit chaque tirage.
Les arrérages des rentes 30/0 amortissa-
bles seront payables aux époques des 16 jan-
vier, 16 avril, 16 jutitet et 16 octobre de cha-
que année.
Les arrérages des rentes appartenant à la
série dét-ignée par le sort pour le rembour-
sement en capital cesseront de couur à da-
ter de l'échéance de ce remboursement.
et le capital ne sera tenu à la disposition de
l'ayant-droit que sous la retenue des cou-
pons non échus qui auraient été détachés
d un titre au porteur appela au rembourse-
ment.
Art. 3. Le minimum de rente 3 0/0 amor-
tissable inscriptible est fixé à 15 fr.
Les inscriptions de rente seront au choix
des parties nominatives ou au porteur.
Les inscriptions nominatives seront déli-
vrées pour toute somme de 18 fr. et les mul-
tiples de 15 fr.
Les rentes au porteur seront émises dans
les coupures ci-après désignées
Coupure de ~5 fr. Coupure de 300 fr.
30 600
60 1,600
tSO 3,000
Art. ~tomes ies opérations relatives au
transfert ou à la eonvera!on des rentes 3 0/0
amortissabtes seront eSectuées conformément
aux dispositions qui régissent les rentes per-
pétuelles inscrites au Grand-Livre de la dette
pubtique.
Toutefois, il ne sera pas créé de livres auxi.
Haires pour la délivrance des inscriptions dé-
partementales.
Les titres au porteur appartenant à une
même série de remboursement seront seuls
susceptibles de réunion.
Les titres nominatifs pourront comprendre
indistinctement des rentes inscrites au nom
du même titulaire appartenant à différentes
sëries do, remboursement.
Art. S. Le paiement des arrérages trimea-
et fait tourner toutes nos machines. Il
cous a paru qu'en passant H fallait bien
rendre justice à un exposant trop oublié
et que l'on peut considérer comme « hors
de concours. »
Cequi frappe avant toutlevisiteur quand
il parcourt les galeries, c'est la prédomi-
nance absolue des moteurs à vapeur. C'est
toujours la machine vapeur qui règne
partout, c'est elle qui commande toutes les
transmissions de la galerie. Les types ont
même très peu varié depuis les dernières
Expositions. On peut avancer qu'il ne
s'est produit aucune nouveauté caracté-
ristique. Il se dégage cependant d'un exa-
men rapide un fait à signaler, c'est la
simplification des types. On paraît avoir
abandonné les formes multiples que l'on
voyait autrefois, machines à cylindre
incliné, à cylindre oscillant à four-
reau, à bielte en retour, etc. Deux ty-
pes restent debout la vieille machine à
balancier de Watt, si admirablement régu-
lière dans son fonctionnement c'est la
machine si répandue dans les filatures;
plusieurs spécimens très beaux fonction-
nent à l'Exposition; la machine à ba-
lancier est encore la meilleure pour les
vitesses réduites elles marches lentes et
uniformes; puis la machine horizontale
à un ou deux cylindres pour les allures
plus vives: outil rapide, puissant sous
un petit volume, bon marché d'achat et
d'installation, mais d'une usure peut-être
plus prompte et d'un entretien plus coû-
teux.
S'il existe des variétés en grand nombre,
elles concernent le mode de distribution
dé la vapeur aux cylindres et les reg~It-
NON i8 JtULLET
1878.
Mt)MAL DES BEBATS
jm i8 mm
ië?§.
ON .S'ABONDE
M< des P!'etres-S&ui)/-Grerm{Mn-rAaxoMOis, n.
B'RtXBtB'.t.'ÀBeMMEMtENiir:
Un an. SixmoM. Trois ntott.
D&p&rM~eM. M fr. 40 &. M &.
P&ri.s. tZ ff. 36 ?. <8 &.
Los sboanemens partent ces i** M tt ce
chaîne mois.
ON S'ABONNE
en Bei~lque, eu Italie,
dans le Luxembourg, en Turquie,
en Suisse, en Syrie, en Roumanie et dans tM
régences du Maroc et de la Tunisie,
en Chine et au Japon,
an moyen d'une va'eur payable à Paris oa d9
'M&ndats-poste, soit intemahonam, soit lançait.
en AJiemagne, en Autriche, en Russie,
et dans tous les pays du Nord
chez tous les directeurs de postes;
et dans tous les antres pays,
p&F !'eB?oi d'une vatear pay&Me &?? '~t.
PCUTtMES ET UTTMAMES
~aw~e,
9a tLMt~ext, apply to Cewte and G*, fore!gB ae~s-
p&pei'soatce, t7,Greshamstreet,G.P.O.;
MM. BoMM, m&v*e< et C', i.Fmch tame ComMB,
E. C.,LonQon; MM. 'W.-B!. Shmtth tt «)em,
!S6Strand,W-C. London.
ABr~xeUes, & 1'0/%M j:wMt
MiotM~aesdea ~Mes~" chemiMde~~beMe~
T)Mp
Lex
6!tt2 SSa. ysmchey, &a?E~e <; C*,
S, pîaca de la Bourss, Il
PAMS
MERCREDI 17 JUILLET
En concluant avec la Porte, d'après
~'exemple donné par l'Angleterre, un traité
d'alliance défensive au sujet de la Turquie
d'Europe, l'Autriche donnerait seulement
une forme diplomatique régulière à un
fait qui existe déjà matériellement. Le
Congrès, résigné à admettre quela Russie
s'établisse sur le Danube et prenne pied,
par la Bulgarie, au centre même de la
péninsule des Balkans, a voulu créer
ce fait un contre-poids et c'est
pour cela qu'il a donné a l'Autriche
une forte position militaire dans le
Nord-Ouest, qu'il a soumis à son influence
ï& Serbie et le Monténégro, et qu'il l'a
chargée du mandat de réorganiser les con-
tcées occupées. De même que l'Angleterre
en Asie. l'Autriche en Europe est désor-
mais directement intéressée à ce que
~es clauses du traité de Berlin de-
~ennent une venté, et c'est pour cette
raison que l'idée d'une convention aus-
tro-turque, analogue et parallèle à la
convention anglo-turque du 4 juin a
(~accueillie avec empressement par les
Hongrois. Les Hongrois ont le sentiment
qu'il serait absolument vain de vouloir
pallier et masquer l'antagonisme naturel
t:i i!Temédiab)e qui existe entre l'Autriche
saurait être écartée par un partage à
y amiable, et que le danger ne dimi-
nue pas parce qu'on a réduit la sphère
-d'action de la Russie en laissant cette
puissance s'établir seulement à l'est et au
centre de la péninsule. Voilà pourquoi les
Bongrois repoussent l'occupation de la
Bosnie et de l'Herzégovine en vue d'une
annexion pure et simple destinée à désin-
téresser l'Autriche, à lui servir de com-
pensation, à la rendre indifférente aux
~progrès ultérieurs de la Russie. Pour qu'ils
seréconcitient avec l'occupation, il faut
'que cette occupation, comme celle de
'Chypre par les Anglais, ne soit pas un but,
mais un moyen. Us ne veulent l'accepter
extension nouvelle de la Russie, pour dé-
jouer les entreprises du panslavisme, pour
empêcher la coalition des principautés sla-
ves, enfin pour protéger efficacement et
maintenir ce qui reste de la Turquie
d'Europe. Cette manière de penser est
tellement générale en Hongrie, que
M. Tisza, président du conseil hongrois,
binet de Vienne, l'a exprimée avec une
extrême netteté dans le discours qu'il
vient de prononcer devant ses électeurs à
Debreczin `
« L'occupation de la Bosnie et de l'Herzé-
govine, a-t-il dit, était nécessaire pour ar-
yèter le développement constant du pan-
~taviame, développement menaçant surtout
pour la Hongrie. Lo Congrès a. donné a
l'Autriche le mandat de réorganiser ces
deux provinces où la Porte ne parvenait pas
& maintenir l'ordre. Comment peut-on con-
sidérer cette résolution comme un compro-
mis avec la Russie? Cette dernière puis-,
tiaaee a fait dans le traité de San-Stefano
<~s arrangemens tels, que la Bosnie et
l'Herzégovine seraient devenues u~e .proie
eeïtaine de la Serbie et du Monténégro,
lesquelles, sous l'égiae du panslavisme,
auraient formé de toutes ces parties un
seul Etat slave destiné à menacer con-
stan'meBt les frontières do notre mo-
narchie. Je ne suis pas un ennemi des
Slaves je désire les voir heureux 11 prospè-
res dans leurs principautés diverses mais
aucun Hongrois ne saurait voir avec indiffé-
rence un état de choses dans lequel toutes
-ces principautés réunies mettraifnt en dan-
ger! fexi&tecee nationale de ia. Hongrie. La
proposition d'occupation a. été faite par l'An-
gteterre, et cette mesure a été chaleurouse-
m~ jMim Ms BMs
DU 18 JUILLET 1878,
EXPOSïTtON UNIVERSELLE
(fo~'Ie~oM~s~
'III
GAt-ERtEOESMACHtNES
Serrée ntée&M~Me.
!HoteUM a wttpenr. N
Entrons. Yci !a. matière n'egt plus inerte
comme dans les aùtreH parties de l'Expo-
sition; eMe s'agite, èïïe vit, eUe p~rle. San
activité încomparaMe saisit le regard et
fascine; i! faut, bon gré mal gré, la suivre
dans ses mouvemens fébriles. Des mH-
liers de machines meurent leurs grands
T)ras dans l'espace, frappent rair, hur-
lent, grondent ou ee 'taisent tour à
tour. EHes appliquent leurs griSes pe-
santes dans le fer et le bronze, bri-
sent ce qui résiste, plient, tordent, ron-
j~BïttIe ïnét&l; l'outUdûït passer, et H
ment soutenue par un homme d'Etat ( lord
B~aconsSeld) qui a été loué pa.r la presse
hongroise elle-même comme turcophile. L'An-
gleterre a agi à l'égard de'Chypre comme
l'Autriche à l'égard de la Bosnie, avec cette
diuerence queia première a eu seulement le
consentement de la Porte, tandis que la mo-
narchie austro-hongroise a obtenu l'approba-
tion de toute l'Europe.
C'est dans cca conditions seulement
que l'occupationde laBosnie et de l'Herzé-
govine paraît a.ccepta.b)eaux Hongrois. Ils
ne veulent, en somme, y voir qu'une pré-
caution militaire en vue d'un conflit fu-
tur avec la Russie, conflit qu'Hs consi-
dèrent comme inévitable. La. campagne
électorale est ouverte en Hongrie, et tous
les candidats expriment ce sentiment. Une
lutte suprême et décisive entre l'Autriche
et le panslavisme, disent-ils, est la. consé-
quence fatale du traité de Berlin. M. Max
Falk, rédacteur en chef du Pester Lloyd,
et un des' députés les plus éminens du
parti ministériel, a fait à ce sujet de cu-
rieux rappro~chemens. «Le traité de Paris,
a a-t-il dit, a amené la guerre d'Italie
H de i8S9; le traité de Zurich (qui, ajaa~
o tons-Ie,aune grande ressemblance avec
M celui qui vientd'êire signé àBerlin) a con-
s duit àlaguerre del86C le traité de Prague
a a rendu inévitable la guerre franco-alle-
a mande, et la dernière guerre russo-tur-
H que a été la suite du traité de Francfort. M
Poussant à bout cette analogie historique,
l'orateur prévoit que du traité de Berlin
sortira un jour la guerre austro-russe, et
il déclare que la Hongrie doit s'y prépa-
rer afin de lutter pour son existence
même contre l'inondation slave.
La couR de Vienne, enchaînée par l'al-
liance des trois empereurs et cédant à
son penchant pour la Russie, a tenu jus-
qu'ici, dans sa .politique orientale, assez
peu compte des sentimens et des idées
politiques des Hongrois. Mais, poussée de
plus en plus en Orient, obligée a chercher
de ce côte ses destinées nouvelles, sur
quel élément croit-elle pouvoir s'appuyer,
si ce n'est pas sur la race magyare, race
vaillante, énergique et douée d'une intel-
ligence politique qui la rend particulière-
ment propre à la tâche qu'elle doit rem-
plir ? Y ~-t-il dans l'empire une nation
mieux disposée à soutenir 'la dynas-
tie des Habsbourg dans cette mis-
sion nouvelle? `t Les Allemands, ceux
du moins qui appartiennent à la classe
éclairée, ne peuvent pas s'empêcher de~
regarder vers l'Allemagne leur idéal
est là. Si un désastre survenait, si un ca-
taclysme politique se produisait, les Allé-
mands seraient toujours sûrs de trouver
un refuge et de s'abriter sous l'égide du
puisant, empire des Hohenzollern.Les
Slaves aussi tournent leurs regards et
leurs aspirations au dehors; la Russie
exerce encore sur eux une grande
attraction ils peuvent compter sur
elle pour les recueillir du naufrage.
Mais où les Magyars trouveraient-ils une
planche de salut? où chercheraient-ils un
refuge en cas de malheur? Tout leur ave-
nir et leur vie nationale elle-même sont
liés à la nouvelle fortune de l'Autriche.
Si la Russie devait l'emporter dans le
conflit suprême, ils seraient perdus. L'in-
stinct de conservation à lui aeul les pous-
sera donc à vouer toutes leurs énergies,
toutes leurs forces .matérielles et mo-
rales à soutenir la dynastie dans sa tâche
en Orient.
Faire en ce moment de la politique
slave serait pour la cour de Vienne plus
qu'une aberration, ce serait un suicide à
brève échéance, et il est vraiment temps
que sa diplomatie cesse d'être inspirée par
des généraux serbes et croates en itch,
qui travaillent inconsciemment pour la
Russie. Toutes les velléités de politique i
sl&ve ont jusqu'ici ~iort mal fini pour la
passe; la matière cèieen rugissant. Le
bout du doigt suffit pour gouverner ces
forces enrayantes. Un signe du maître, et
tout marche a la seconde. Les machines
hennissent et se soutèvent, puis règlent
avec une ordonnance superbe leurs
efforts et leurs inouvemens. Un second
signe, et tous ces organes enchevêtrés
s'arrêtent et retombent inertes. Le silence
succède au bruit.
On ne peut passer sans une certaine
satisfaction orgueilleuse au milieu de ces
esclaves de fer façonnés par l'homme, et
que l'homme a su plier si complètement à
ses volontés. Lapluspefite révolte cepen-
dant ferait denombreuse~ victimes. L'outil
sort de la machine, s'avance avec tant de
douceur qu'il semble glisser dans du
velours il caresse ses supports pres-
que avec grâce; il progresse, calme,
lent; mais quelle caresse perfide! Un ba-
taiHon dans un eabrLcommun ne saurait
résister à cette main de fer l'appareil
l'entraînerait dans son étreinte placide et
terrible, renversant, brisant tout, broyant
la chair humaine. L'homme a vaincu,
mais non sans payer plus d'une fois de la
vie son triomphe définitif, et, en regar-
dant bien le chemin parcouru depuis nos
victoires, on y verrait souvent à côté des
gouttes de sueur des taches de sang.
La galerie des machines est certaine-
ment un des plus grands attraits de l'Ex-
position. EUe frappe le visiteur à la fois
par le spectacle singulier qu'elle présente
et par'ses dimensions grandioses. Ce vaste
vaisseau a 25 mètres dehàut sur 3S mè-
tres de large. C'est un de nos grands bou-
levards parisiens coavMt & lahauteur des
L cour de Vienne. Rien n'est plus propre à
détacher les Allemands de l'Autriche et à
tourner leurs regards vers Berlin. L'ex-
périence du cabinet Hohenwart est encore
toute récente. Pour ce qui est des Hon-
grois, nous demanderons à quoi ont servi
à la dynastie les rêveries de Jellachioh,
les pendaisons d'Arad, la terrible réaction
de dix ans? Tout cela n'a pas empêché
la résurrection du royaume de Saint-
-Etienne. La race politique des Magyars,
domptée momentanément, reprend tou-
jours le dessus.
Pour l'accomplissement de la mission
de l'Autriche en Orient, les Allemands
sontnécessairessahsdoute; ils apporteront
avec eux l'intelligence, l'instruction so-
lide, l'expérience et la routine administra-
tive. Mais, pour gouverner et administrer
diifércntes nationalités, et surtout des
nationaUtés slaves, les Allemands, ont de
graves défauts l'esprit tracasser, absor-
bant, qui les porte à se mêler de tout, des
éco!es, des églises, des aSaires commu-
nales, etc.; la manie de réglementer pous-
"S~e à l'extrême; l'envie encore bien
plus irrésistible de tout germaniser.
Les Hongrois ont certaines quaUtés qui
les rendent plus propres à exercer une
domination purement politique sur des
nationatités diverses. Ils sont comme les
Turcs de WMMM~M MOM eM~i!s ne dé-
nationalisent pas leurs administrés, ils ne
se mêlent pas des questions de langue,
des écoles, de l'administration locale ils
se préoccupent seulement du pouvoir po-
litique. Mais ils ont en plus ce qui man-
que aux Turcs la civilisation occiden-
tale, une grande aptitude pour le pro-
grès, l'esprit singulièrement ouvert aux
idées modernes. 'La Hongrie, qui est une
curieuse mosaïque de nationalités, une
o/~cMM ~M~MM, la Hongrie dans laquelle
une demi-douzaine de races vivent enche-
vêtrées, a résolu–et depuis longtemps
un grand problème constituer un Etat
en donnant satisfaction à toutes les natio-
nalités qui le composent. C'est ce qui
existe en Hongrie depuis des siècles.
Les Hongrois ont complètement résolu
ce problème difncile, et leur pays est sous
ce rapport un modèle unique. Magyars,
Allemands, Slovaques, Serbes, Croates,
Roumains, Ruthènes vivent à côté les
uns des autres avec une parfaite égalité de
droits civils et politiques. Il en est ainsi
du moins depuis 1~48; mais, avant même,
les Magyars n'avaient légalement aucune
suprématie. Il y a eu des nobles et des
non-nobles, et les premiers jouissaient
de privilèges politiques; mais les no-
bles n'étaient pas seulement recrutés
parmi les Magyars il y avait des
nobles allemands, serbes, croates, rou-
mains, etc., de même que dans la masse
taillable et corvéable il y av~it des Ma-
gyars. Les Allemands et les Slaves sont
donc injustes envers les Hongrois lors-
qu'ils les accusent d'avoir soumis à l'op-
pression les autres nationalités, et cette
injustice vient en grande partie de ce fait
que c'étaient des docteurs allemands
et des sayans slaves qui faisaient
seuls jusqu'à ces dernières années
la statistique et l'ethnographie du pays
et des races qui l'habitent; La vérité
est qu'en Hongrie existe le
~OM~MK~ administratif le plus com-
plet, le plus développé qui soit en
.Europe. Dansles communes, les municipes,
les combats, les autorités administratives
sont toutes électives et contrôlées par des
représentations locales également électi-
ves. Il en résulte que, dans un district ha-
bité principalement parles Serbes, tout
est serbe; là où les Roumains prédomi-
nent, tout est roumain là où les étémens
se balancent, on se partage les emplois
par des concessions mutuelles. Four ré-
cheminées. Au centre de ce large boule-
vard on a groupe toutes les machines de
chaque côté on a ménagé une rue pour
que le visiteur puisse tes mieux étudier
de près. Afin d'animer les nombreux ou-
tils qui travaillent dans la gâterie, on
a installé de place en p)ace de puis-
sans moteurs. Tout le long de la galerie
et dans son milieu s'élève une double
rangée de piliers de fonte dessinant comme
une allée centrale et supportant à droite et
à gauche un. arbre de transmission de 80
millimètres de diamètre. L'arbre fait 120
tours par minute. Quand un exposaot veut
de la force, il cale une poulie sur l'arbre en
mouvement, il installe une courroie qui
entraîne la machine qu'il s'agit de faire
tourner. Les exposans de droite s'embran-
chent sur l'arbre de droite ceux de gau-
che, sur l'arbre de gauche. La galerie
française a été subdivisée en onze groupes
par des rues transversales chaque groupe
est généralement desservi par deux mo-
teurs, et la force motrice qu'ils fournis-
sent varie entre 50 et 80 chevaux-vapeurs.
Dans la galerie entière, on a, par con-
séquent, accumulé de 600 à 800 chenaux-
vapeur. Enl867, laforce motrice étaitseu-
lement de 315 chevaux pour la section
française.
Dans la galerie étrangère, il y a.
bien encore onze groupes mais cinq
seùtement ont réclamé de la force mo-
trice ce sont les deux-sections anglaises
et les trois sections anectées à l'Autriche-
Hongrie, aux Etats-Unis, à la Suède, à la
Suisse et à la Belgique.
Pour alimenter les machines motrices,
il faut de la vapeur. En dehors de la ga-
soudre la question épineuse des langues,
le Parlement de Pesih a fait, en 1868, la
célèbre lui des aa.tionaHt.es qui règle
avec un soin minutieux les prétentions
de toutes les nationalités à se servir cha-
cune de sa langue dans l'école, dans l'é-
glise, dans les t) ibunaux,dans l'administra-
tion locale, et dans les rapports avec les
pouvoirs politiques. Cette loi peut se résu-
mer ainsi Chaque nationalité prie, s'in-
struit, plaide et s'administre dans sa lan-
gue materneHe. Au milieu de cette diver-
sité extrême dans les administrations lo-
cales, l'unité du pouvoir politique sub-
siste seule. Comment les diplomates ré-
unis à Berlin n'ont-Hs pas compris que
c'est d'après ce modèle qu'il aurait fallu
organiser la Turquie à partir des Balkans,
au lieu d'y établir des autonomies pro-
vinciales ? p
Nous avons déjà exprimé plus.d'une
fois les idées que nous résumons aujour-
d'hui au sujet de la capacité politique des
Hongrois, et du rôle qui leur incombe dans
le grand travail de l'Autriche en Orient.
~H<~ une. race hardie, ambitieuse, éga-
lement apte à l'opposition et au gou-
vernement, et qu'il vaut' mieux, par
conséquent, avoir avec soi comme un
appui que contre. soi comme une en-
trave. Les Hongrois, d'ailleurs, s'ils ont
un juste sentiment de ce qu'ils valent, ont
assez d'esprit pour comprendre ce qui
leur manque. Ils savent bien qu'ils ont
besoin des Allemands pour les aider dans
la partie administrative de l'œuvre et
pour suppléer, par l'application tenace qui
est propre à la race allemande, à quelques
lacunes de leur propre caractère. C'est
parce qu'ils ont besoin des autres qu'ils
ont pris 1 habitude de les ménager, et c'est
parce qu'ils les ont toujours ménagés
qu'ils s'en sont fait plus facilement accueil-
lir. Les Slaves s'accommodent avec les Hon-
grois beaucoup mîeux qu'ils ne supportent
les Allemands; ils ont contrôles Allemands
une antipathie ancienne, persistante, en
quelque sorte historique, tandis que leur
antipathie contre les Hongrois est d'ori-
gine récente et artincieUe elle 'vient
de la propagande panslaviste. H sem-
ble donc que les Hongrois soient des-
tinés à devenir l'avant-garde de l'Autri-
che en Orient, mais une avant-garde
intelligente et qui a son pM~'M MM~M.
Les mouvemens de l'opinion à Pesth
ont donc aujourd'hui une importance
considérable, et voilà pourquoi nous
avons cru à propos de signaler l'im-
pression que les Hongrois ont res-
sentie de l'occupation de l'Herzégovine et
de la Bosnie, et aussi les dispositions dé-
cidées qu'ils ont montrées en faveur d'une
alliance avec la Porte imitée de celle que
les Anglais ont déjà conclue.
BOURSE BE PAMS
CtatMre te 16 le n Manexe. Bt~fae.
SO~ y
Comptant.17. T7<0./ 10.
Fin cour. T!1212 T7S212 2 40.7.
Ai/e~/e
Comptant tK! t06 80 7 BO
&0/
Comptante 40.n4(i0./ 'M.
F!n cour. U46ï 1(2 U4 97t,2 .35.
MTETB BOURSE OC SO!B.
Emprtmt 8 0/0. ~4fr.'m/~7S,833/4,7t/2.
30/0. '!7fr.30,40,30.
3 0/0 amortissable. 83fr.GO/23.
5 0/Oturc. 16fr.97,nfr.<2~3.
Banque ottomane.. 6Mft-.3S.
Ottomane t873. i03h'?5,t03&.
Egyptiennes 6 0/0-. 27S fr. 62, 276 fr. 87.
lerie française dans le parc, on a installé
cinq groupes de chaudières. On voit se
dresser de place en place de hautes che-
minées qui indiquent l'emplacement des
générateurs de vapeur. La force totale
'fournie par ces chaudières est de 1,300
chevaux. Des tuyaux venant de chaque
groupe passent dans des canaux souter-
rains de 88 centimètres sur 92, pénètrent
dans la galerie et se bifurquent en deux
conduites circulant entre les fondations
des deux rangées de colonnes de l'allée
centrale. C'est sur ces conduites que se
greuent les tuyaux de prise de vapeur.
Les eaux de condensation des machines
s'en vont par des tuyaux de 16 centimè-
tres de diamètre dans un égout à section
circulaire de SO centimètres de diamètre.
La galerie étrangère est desservie par
quatre groupes de chaudières placées
aussi au dehors, à 15 mètres environ du
Palais. La force motrice disponible est
d'environ 1,OS5. En 1867, on n'avait eu
besoin au total que de 626 chevaux. En
~878,lapartie française exigeant 1,300 che-
vaux, la partie étrangère 1,000 chevaux
environ, on a pour l'ensemble 2,300 che-
vaux-vapeur.
Telle est, sommairement, l'installation
du service mécanique des galeries. Les!
chaudières à l'extérieur fabriquent la va-
peur à l'aide de la combustion de la
houille. Les machines motrices utilisent
cette vapeur et donnent le mouvement, à
l'intérieur, à tous les appareils et à tous
les outils de grosse et de petite mécanique.
It existe bien encore dans les sections
françaises et étrangères de petits moteurs
accessoires a.u.gaz, à air chMd, à l'oau
Un de nos eorrespondana particuliers nous
adresse la. dépêche suivante
K Vienne, !e 17 juillet.
Carathéodory P~cba, venant de Constan-
tinople, est arr'vé à Vienne. Il a eu une lon-
gue entrevue avec le comte Andrass~.
o L'opinion publique ici est que la Hongrie
commence à se faire à l'idée d'une occupation
déûaitive. Pour tui donner ce caMcterc, !e
gouvernement parait disposé a prendre en
considération certaines propositions fa'tes
par la Turquie, mais sans garantir ses pos-
sessions eu Europe.
La clause du traité sur les arran~emens
ultérieurs donne lieu ~diverses interpréta-
tions. La disposition des esprits en Turquie
parait favorable à l'occupation autrichienne,
et on ne doute pas de la possibilité d'un ar-
rangement amiable. Du reste, l'occupation
n'aura lieu que quand tout malentendu sera
écarté, s
TéMgpapMe prîvée
(Service téte~r&phique de t'a~esce Haras.)
Constantinople, le 16 juillet, soir.
Savys Pacha, mustéchar des airaires étrangères,
vient d'être envoyé aux monts Rhodopo comme
haut commissaire.
Une commission internationale composée de
consutg et de drogmans accompagne Savys; ils
partent demain.
L<* ministre ftes finances prépara une combi-
naison destinée à retirer immédiatement le pa-
pier-monnaie.
Constantinople, le 16 juillet, soir..
La Sublime-Porte accorderait à la Grèce seule-
ment une rectification de frontières allant de
Volo à Arta, avec Larisse et Prevesa.
Ghazi-Osman Pacha prendrait le commande-
ment des troupes envoyées en '~hessalie pour
s'opposer au mouvement grec.
'Constantinopte, le 16 juillet, soir.
On assure que l'Angleterre a l'intention de
former à Chypre un corps de volontaires indi-
gènes.
Le Journal o/%c~ publie ce matin le
tabieau des recettes du premier semestre
1878.
L'examen de ce tableau fait, ressortir en
faveur de 1878 un excédant de recettes
qui s'élève à la somme de 33,OSO,000 fr. si
on le compare aux évaluations budgé-
taires, et à la somme de 30,106,000 fr.
comparativement au produit des impôts
et revenus réalisés pendant le premier
semestre de l'année 1877.
Dans cet excédant ne se trouve pas
comprise une somme de 3,334,000 fr. pro-
venant des recettes de l'Exposition univer-
selle, et dont on a du faire la défalcation
pour établir la comparaison exacte entre
les produits du 1°'' semestre 1878 et ceux
del877.
Les prévisions budgétaires pour le
l" semestre 1878 étaient évaluées à
1,006,975,000 fr. qui se répartissaient
comme suit
Produit des impôts et revenus indirects,
930,498,000 fr.;
Produit des postes et des télégraphes,
S8,OOS,OOOir.;
Produit de l'impôt sur le revenu des va-
leurs mobilières, 18,472,000 fr.
Les recouvremens effectués pendant le
premier semestre 1878 se sont élevés à,
960,947,000 fr. pour le produit des impots;
et revenus indirects, et à 60,606,000 fr.
pour le produit des postes et télégraphes.
Si on ajoute à ces sommes le montant du
produit de l'impôt sur les valeurs mobi-
lières, le total obtenu sera do 1,039.213 fr.
L'augmentation constatée est générale;
elle s'applique à presque tous les impôts.
A l'exception des droits sur le sucre et de~
l'impôt sur le transport des marchandises
à petite vitesse, toutes les branches du
revenu national sont en progression con-
stante plus ou moins sensible.
L'arrêt qui s'éta.it manifesté dans le
produit des droits d'enregistrement et de
timbre a cessé, et ces produits se sont
élevés, pour le premier semestre 1878, à
11,912,000 fr. de plus que les évaluations
Bous pression, qui fonctionnent isolément,
entraînant des pompes, des machines à
coudre, etc. Ils feront. ultérieurement
l'objet d'une description spéciale.
L'origine de la force motrice qui tra-
vaille dans les galeries,on le remarquera,
c'est la houille que l'on jette sur les im-
menses foyers des générateurs. Cette ob-
servation n'est peut-être pas superflue et
renfepme un enseignement. La houille
n'est qu'un végétal fossile fabriqué par le
soleil dans les temps géologiques et en-
toui depuis des milliers de siècles dans
les profondeurs du globe. Autrefois comme
aujourd'hui, mais beaucoup plus vite, le
soleil construisait les végétaux chacun
de ses rayons, comme un artisan habile,
groupait les élémens constitutifs de la
plante. La chaleur absorbée par ce tra-
vail d'enfantement est restée emmagasi-
née dans ces végétaux d'un autre âge. Ainsi
s'est formé et conservé dans lès assises
terrestres ce capital de force que'notre gé-
nération dépense tous les jours. Chaque
petit morceau de charbon jeté au feu rend
à la liberté le rayon venu jadis des espaces
célestes. Il résulte de là que nos machines
thermiques fonctionnent toutes avec de ia
chaleur empruntée à la nature primor-
diale, avec des rayons envoyés à la terre
bien longtemps avant l'apparition de
l'homme sur le globe. Il ne faudrait donc
pas sourire si quelque esprit philosophi-
que avançait que le soleil est bien réel-
lement exposant aussi dans l'enceinte du
Palais~Pendant que le soleil d'aujourd'hui
travaille à l'extérieur dans le parc à faire
pousser les arbres et les Seurs, le soleil
d'autrefois travaille àl'interieur du Palais
budgétaires. Le produit des droits de
douane sur les marchandises diverses
s'est accru de 8,880,000 fr.; ce~ui du droit
sur les boissons a progressé de 7,883,000 fr.
Quant aux recettes provenant de 1~
vente des tabacs, eltes continuent de sui-
vre la progression ordinaire les évalua-
tions budgétaires estimaient le produit
des tabacs, pour le premier semestre, &
158,277,000 fr.; les recouvremens effec-
tues font ressortir ce prodmtde 1 M millions
37,000 fr., soit une din'érence en plus dé
4,760,000 fr.
A ces plus-values il faut ajouter la.
somme de 1,287,000 fr., représentant l'ac-
croissement de produit des postes et celle
de 1,314,000 fr. repr~sentantia part d'aug-
mentation de produit des télégraphes.
Les diminutions de recettes constatéea
dans le tableau publié par le ~M~M:~ û//f-
e~ portent sur des points seulement. Le
produit du droit sur les sucres a baissé de
8,541,000 h' celui de l'impôt sur le trans-
port des marchandises par petite vitesse a
diminué de 2,8S9,000 fr.
Les sommes recouvrées sur les contri-
butions directes s'élevaient au 30 juin
1878 à 335,503,200 fr. Comparées au mon-
tant des cinq douzièmes échus à la même
date, ces recettes représentent un recou-
vrement supérieur de 39,17),700 fr., soit
de 0,t)6 centièmes de douzième.
Le Président de la république française,
Vu la. loi du 11 juin 1878, portant création
de la dette amortissabie par annuités, et no-
tamment les articles 4 7 et 8 de ladite loi
Sur le rapport du ministre des nuances. dé-
crète
Art. !< Le ministre des nnances procédera,
ainsi qu'il est dit ci-après, à la crfatton de la
somme de rente 3 0/0, amortissable en
soixante-quinze ans, dont l'inscription au
Grand-Livre de la dette publique a été auto-
risée par les articles 7 et 8 de la loi du
11 juin 1878.
Art. 2. Lé capital au pair des rentes 3 0/0
amortiseables à créer en vertu de l'article 1"'
du présent décret sera divi"é en 178 séries
remboursables annueltemfnt par la voie dû
sort en 75 ans; conformément au tableau d'a-
mortissement ci-joint qui sera reproduit sur
chacun des titres émis..
Les tirages auront lieu le 1~ mars de cha-
que année, le premier tirage devant être ef-
tectué le l"" mars 1879, et: le remboursement
du capital &era exigible à partir de l'échéance
du coupon qui suit chaque tirage.
Les arrérages des rentes 30/0 amortissa-
bles seront payables aux époques des 16 jan-
vier, 16 avril, 16 jutitet et 16 octobre de cha-
que année.
Les arrérages des rentes appartenant à la
série dét-ignée par le sort pour le rembour-
sement en capital cesseront de couur à da-
ter de l'échéance de ce remboursement.
et le capital ne sera tenu à la disposition de
l'ayant-droit que sous la retenue des cou-
pons non échus qui auraient été détachés
d un titre au porteur appela au rembourse-
ment.
Art. 3. Le minimum de rente 3 0/0 amor-
tissable inscriptible est fixé à 15 fr.
Les inscriptions de rente seront au choix
des parties nominatives ou au porteur.
Les inscriptions nominatives seront déli-
vrées pour toute somme de 18 fr. et les mul-
tiples de 15 fr.
Les rentes au porteur seront émises dans
les coupures ci-après désignées
Coupure de ~5 fr. Coupure de 300 fr.
30 600
60 1,600
tSO 3,000
Art. ~tomes ies opérations relatives au
transfert ou à la eonvera!on des rentes 3 0/0
amortissabtes seront eSectuées conformément
aux dispositions qui régissent les rentes per-
pétuelles inscrites au Grand-Livre de la dette
pubtique.
Toutefois, il ne sera pas créé de livres auxi.
Haires pour la délivrance des inscriptions dé-
partementales.
Les titres au porteur appartenant à une
même série de remboursement seront seuls
susceptibles de réunion.
Les titres nominatifs pourront comprendre
indistinctement des rentes inscrites au nom
du même titulaire appartenant à différentes
sëries do, remboursement.
Art. S. Le paiement des arrérages trimea-
et fait tourner toutes nos machines. Il
cous a paru qu'en passant H fallait bien
rendre justice à un exposant trop oublié
et que l'on peut considérer comme « hors
de concours. »
Cequi frappe avant toutlevisiteur quand
il parcourt les galeries, c'est la prédomi-
nance absolue des moteurs à vapeur. C'est
toujours la machine vapeur qui règne
partout, c'est elle qui commande toutes les
transmissions de la galerie. Les types ont
même très peu varié depuis les dernières
Expositions. On peut avancer qu'il ne
s'est produit aucune nouveauté caracté-
ristique. Il se dégage cependant d'un exa-
men rapide un fait à signaler, c'est la
simplification des types. On paraît avoir
abandonné les formes multiples que l'on
voyait autrefois, machines à cylindre
incliné, à cylindre oscillant à four-
reau, à bielte en retour, etc. Deux ty-
pes restent debout la vieille machine à
balancier de Watt, si admirablement régu-
lière dans son fonctionnement c'est la
machine si répandue dans les filatures;
plusieurs spécimens très beaux fonction-
nent à l'Exposition; la machine à ba-
lancier est encore la meilleure pour les
vitesses réduites elles marches lentes et
uniformes; puis la machine horizontale
à un ou deux cylindres pour les allures
plus vives: outil rapide, puissant sous
un petit volume, bon marché d'achat et
d'installation, mais d'une usure peut-être
plus prompte et d'un entretien plus coû-
teux.
S'il existe des variétés en grand nombre,
elles concernent le mode de distribution
dé la vapeur aux cylindres et les reg~It-
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