Titre : Journal des débats politiques et littéraires
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1878-05-11
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Description : 11 mai 1878 11 mai 1878
Description : 1878/05/11. 1878/05/11.
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
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Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Révolution - Empire (1789-1815)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Restauration - Monarchie de Juillet (1814-1848)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIe République - Second Empire (1848-1870)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIIe République (1870-1914)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
ËDITION DE PARIS.
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JMMAL DES DEBATS
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Un am. Six mbia. Trois moH.
DépartemeM. 80 &. 40 ?. MK.
PMz.<<. M&. 36 &. nfr.
Les Monmemens partent
chaque mois.
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ntLenèen. appty M iCewte and 0°, foMigc neWs-
papë~s o&ce, 17, Gréshàm strëêt, 6. P. 0.:
B)M)t~M~tE. ~{ ttM, StNmd~W. C.. Lo!idq~
A Br~YjeUes, & t'<3/?!M
MadNeine, dams !ës MM<~e8 et aMta!MJt)i.
Mtoth~m~t des <îKMs t!" chen;~ de fN* be~s.
~te~ L, Tornero,~ ~Ÿ
ON SABOïtNE
en Belgique, en Italie,
dans le Luxembourg, en Turquie,
Mt Suisse, en Syrie, en Roumanie et dans te*
régences du Maroc et de la Tunisie,
en Chine et au Japon,
«Mandats-poste, soit internationaux, soit ttanc&it,
et dans tous les pays du Nord
che;c tous les directeurs de postes;
et dans tous les autres pays.
t~ t'envoi d'une valeur payable à F< 'M.
Le~f amaonces aont tecu
8,pIacedetaBonMe,
ot M burean du jaMtatAJt.!
iMj~d~~ tf~a~rea~ëespM t~ )'MMt!e:a
PAMS
VEMDMMiOMAt
L'interpellation adressée par M. Dréolle
à M~ le ministre des affaires étrangères
a eu lieu Mer à la Chambre des Députés.
M. DréoUe ne s'est pas borné & demander
au ministre s'il comptait se conformer aux
habitudes des gouvernemens antérieurs
et publier les documens diplomatiques
qui. intéressent le pays il s'est fait com-
plaisamment l'écho des appréhensions sin-
gulières que la presse réactionnaire ex-
prime depuis quelques jours sur les polé-
miques de la presse. Le gouvernement,
a-t-iî dit, est-il d'accord avec tel jour-
nal ou avec tel autre? Faut-il, au
contraire, n' « écouter aucun de ces jour-
naux? M. DréoMe, qui a été lournaliste,-
estime qu'il n'y a lien d* « écouter a un
;ournal qup lorsqu'il est inspiré, et pro-
bablement il a pour cela ses raisons,
qu'il trouve dans ses souvenirs. Il
peut donc se dispenser de nous lire, et en
générai de chercher dans la presse républi-
caine la pensée du ministère M. Wadding-
ton a déclaré avec la plus grande net-
teté qu'il n'avait et ne voulait avoir
surtout en matière de politique extérieure,
aucun, organe officiel, et il a exprimé, au
su~et du rôle qui convient à la presse
et de l'indépendance qu'elle doit tou-
M'urs conserver, un jugement qui est le
nôtreet qui fait honneur à son espritlibéral.
« II n'est pas possible, en France, a-t-il dé-
claré, d'avoir un bureau de l'esprit public
ces choses-là sont unies pour jamais. »
On ne saurait mieux dire, et nous remer-
cions M. le ministre des aSaires étran-
gères d'avoir reconnu et proclamé notre
pleine libère. Les journaux aujourd'hui
p. i-leot. à leurs risques et périls, d'après
Ijcurs propres lumières, et ils n'obtiennent
d'autre attention que celte qu'ils méritent
par la sûreté de leurs .informations etie
Sérieux de leurs appréciations. Aucune
grâce venue d'en ha.ut ne relève leur
importance, et nous croyons qu'ils ne
trouvent pas moins d'avantages que le gou-
vernement lui-même à être dégagés de
toute attache ofS.cielIe. Nous? aurions
voulu, que M, le ministre des anaires
étrangères poussât tout 4 jusqu'au
boutles conséquences de son excellente
doctrine. Il a parlé des « torts à peu près
égaux qu'avaient eus dans leurs polémiques
~es journaux de la droite et ceux de la gau-
che était-ce'bien nécessaire?– Croyez
vous, a-t-il demandé, que les journaux
de la droite ne. m'aient pas aussi gêné
quelquefois! M. le ministre a été bien
bon de se trouver gêné soif par les uns,
soit par les autres; d'autant plus que les
uns et les autres, tout en professant sur
les aGaires d'Ol'îent des opinions din'é-
rcntes,apprôuvect également, nous en
&Qujmes convaincus, la politique de neu-
tralité absolue dont il ne s'est Jamais dé-
parti.
'Cette politique est la seule qui con-
vienne'en ce moment à la France, et
cet égaid l'opinion est unanime. Peut-être
même la conviction où nous gommes tous
que lé gouvernement ne sortira pas de la
neutralité et que la paix sera maintenue,
du moins en ce qui nous concerne, a-t-
clle contribué à donner plus de liberté à
MmM~JOWALM MMTS
DU 11 MAI 1878.
E~PO~TtO~ UNIVERSELLE.
"f. 'A~?
fTtoistêmearticte. Fo~ les Numéros des
~2ët'6mai).
M~M. Aima Tadema. Leighton. Poyn-
Sant. Marks. Elmore.
'.G~raut. Herl~omer. MUIa.t!?. Wal-
Hs. ÀrtusH-oag'. Orchadsoa. Cat-
deron. Leslie. Çrowe Eyre.
IloU. ÇQpc. Davis. Vicat Co!e.
Laudseef. T' F~!er.
Lèigh'tOD.DuQca.a. Lînton. 6U-
bert. Bhrtow. 8ki!l. Ange!.
Taylor.–North.–Topham.aI-
ker. Lewis. Seympui'-HadeB.
pradiey. ~[esemne.
J)'avoue que j'~pfouve un véritable em-
barM~ à par~r de !sqcHon anglaise des
~eanx~art~, et une sorte de d~t à la fois
contre moi'-même et~ contre les exposans.
J& voudrais n'avoir que des choses agrëa-
~ies ~dire à nos botes, et s'il ne s'agissait
(mede'1'iasta~ation, qui est luxueuse,
~nen entendue, &onfqrtable, excellente, je
8Ë!-ais certes parfattement à mon aise.
Mais il taut.pourtant bien dire un mot de
Yépit4 et je crains que l'art anglais ne se
nepdB etouifè par une id&e systématique
Qui~ s'est peut-être modifiée légèrement
depuis dix ans mais à laquelle il fau-
drait complètement renoncer. Comment
dès-artistes' savans, zëlés, encouragés
Y~r un public qui leur Jette l'or a p!et-
n~ mains, doués certaiuement, sur. tout
gutre.rrain, du sens droit, du juge-
meNt eain particulier leur race, peu-
Tenl-ils s'égarer d&p~ de paretUes pht-
mères'et s'y obstiner Il y a là pour 1001
un problème absolument insoluble, et je
l'esprit et à la plume des publio~st~~nïa.
nous sentions si bien garantis of~SS~~
dahger de passer de !a politique conteS~
plative à la politique active, que rien né
nous gênait pour notre compte dans l'ex-
pression de notre pensée, et nous espérons,
en conséquence, que nous n'avons sérieu-
sement gêné personne. Nous avons dit ce
que nous pensions, conseillé ce que nous
croyions préférable, encouragé les. initia-
tives courageuses, découragé autant que
nous l'avons pu les prétentions dange-
.reuses là s'est borné notre rôle tout spon-
taïlé, et qui, nous le savions bien, ne pou-
vait en rien compromettre le gouvernement
auqueinoussommes~lévoués. Ce gouverne-
ment, M. Waddington l'a déclaré, est libre
de tout engagement, « sauf ceux qui
résultent des traités qui constituent le
droit européen, et qui, nul ne doit l'ou-
blier, ont été revêtus de la signature de la
France. ~En d'autres termes, la France
conserve sa place dans la. grande famille
européenne; elle ne renie pas son passé,
elle ne rompt pas avec lui; mais elle est
libre pour le présent et pour l'avenir, et
parfaitement décidée à maintenir sa neua.
tralité si la guerre éclate. Car il n'est pas
impossible que laguerreédate,etM.Wad-
dington a reconnu que l'Angleterre serait
peut-être appelée, « dans un avenir
prochain, à y risquer son sang et sa for-
tune N mais il s'est empressé d'ajouter
que l'espoir de conserver la paix était
loin d'être perdu, et que cet espoir, de-
puis quelques jours était augmenté.
M. le ministre des affaires étrangères en
sait plus long que nous sur les négo-
ciations qui viennent d'être reprises, et
l'on ne peut accueillir ses paroles qu'avec
joie.
Amsi, la politique de !a France n'a été
compromise par rien, les journaux de la
droite peuvent se rassurer; et cette poli-
tique est celle de la neutralité. On est
d'accord sur le principe; reste à savoir
comment l'exécution en a été poursuivie
dans la pratique, et M. Dréolle avait cer-
tainement le droit de demander au mi-
nistre s'il se proposait de publier bientôt
les documens diplomatiques qui pou-
vaient nous éclairer sur ce point. Cette
curiosité, que nous partageons, n'est
d'ailleurs inspirée par aucune méfiance.
Tout le monde rend justice à la rectitude
d'esprit de M. Waddington et à la fermeté
de son caractère. Il a montré hier qu'il
savait parler avec une mesure parfaite au
milieu des incidens les plus compliqués.
II a promis de livrer à la publicité, dans
un délai prochain, les documens qu'on lui
demandait, et il n'a mis qu'une réserve
à sa promesse tous les documens qu'il
a entre les mains ne lui appartiennent
pas un assez grand nombre émanent de
gouvernemens étrangers et ont un carac-
tère oonndentiel. Or, le secret d'autrui doit
être respecté. Rien de plus juste. Il est de
règle, croyons-nous, de ne publier les do-
cumens de cette nature qu'avec l'adhésion
des gouvernemens qui y sont intéressés.
M. Waddington publiera donc prochaine-
ment un Livre Jaune, et, loin de fuir la
discussion sur sa politique, il l'appelle et
la provoque. Il sera heureux de donner
des explications complètes et de prou-
ver aux Chambres et au pays que
« les intérêts, l'honneur, la. dignité
de la France ont été constamment sau-
ce peux que répéter ce que je disais en
1867 à ce propos. Je me suis vainement
eiforcé de m'échaufTer, de me rendre
compte des qualités qui font priser si haut
par bien des personnes certains ouvrages .s.
que l'on encadre magnifiquement et que
l'on paie des sommes folles, et je dois
confesser que je n'ai réussi qu'à moitié.
La buhne volonté ne m'a pas manqué. Je
me suis dit que, pour juger une école
aussi particulière, il fallait faire abstrac-
tion de goûts personnels, fortifiés par l'é-
tude de Fastiquité, de là renaissance ita-
lienne et de notre art français qui en dé-
rive. Chaque peuple, comme chaque in-
dividu,n~arrive a. la perfection relative
qu'il est capable d'atteindre qu'en déve-
loppant ses dons, ses aptitudes naturelles.
Il est'donc parfaitement légitime'et régu-
lier que les artistes angfais restent An-
glais, et sur ce'point l~ur exposition ne
laisse rien à désirer. Mais il me paraît
évident que ~'Exposition actuelle prouve
au même degré ou à peu près que celle
de 18t)7 que de parti-pris ils rejettent les
qualités spéciales à leur race et qu'ils ont
complètement renoncé a suivre lés tradi-
tions tout a fait nationales cependant de
leurs illustres peintres de la fin du siècle
dernier et du commencement dé celui-ci. Je
ne veux pas parler de là peihtured'histoire,
bien en tendu; les Anglais en. achètent
mais n'en font pas et n'en ont jamais fait.
On aime le grand art en Angleterre. N'eu'
blions pas que les Anglais ont attiré chez
eux et vivement apprécié dès-peintres tels
que Holbein et Van Dyck. Bien plus, Us
ontàccapàré une foule de chefs-d'œuvre
de toutes les'écolès. Ils ne repaient de-
vant aucun effort, devant aucune dépense
pour compléter leurs collection;; publi-
ques, et la galerie Nationale aussi bien
que }e magni0que ensemble du South-
Kensington peuvent rivaliser avec les
plus riches musées. Quant a leurs collec-
tions privées, elles sont, de longue date,
d'une richesse môme, ont absorbé
pour ainsi dir~" et ils absorbent encore
aujourd'hui tout ce qui passe d'important
la
-v~gardés. a C'est probablement à la
'T'entrée des Chambres que cette discus-
sion pourra avoir lieu. Depuis assez long-
temps déjà la tribune française est muette
sur la politique étrangère ce silence peut
aujourd'hui être rompu sans danger. La
politique du gouvernement actuel, telle
que M. Waddington l'a fait pressentir
dans son discours d'hier, n'a rien à re-
douter d'une discussion au grand jour, et
M. Waddington a d'autant plus de mérite
d'avoir suivi cette politique de neutralité
et d'impartialité absolues, qu'il l'a vrai-
ment inaugurée. C'est un des services que
le renversement de l'ancienne adminis-
tration et l'établissement de la nouvelle
ont rendus au pays.
BOURSE Mt~ARM
tMtnn-e t< 9 te 10 Bt'UMM. B~*e/e
OomptfmFin cour. ?3M. ?3M.<10.
4H!/t)Compttmtt03.iM.
~
CqmptMtt0965.10960. S.A
FMoOM.<0970..109!i71f2 .t21,2
PBTITB BOUR8Z DU SOOt.
Emprunt 0/0. 109 fr. 60, 55, 66 1/4.
30/0. ?3fr.6S,70.
S 0/0 turc. 8fr.37i/2.
Egyptiennes 6 0/0.. 162 fr. 30, 16t 87, 162 50.
Extérieur nouveau. 29 3/8.
Nous recevons de notre correspondant par-
ticulier la dépêche suivante
BerHn, le 10 mai, 8 h. soir.
La Po~ de ce soir, à. propos du voyage
du comte Schouvaloff, contient un article
très favorable à la politique de lord Beacon-
sSeld ce journal commente au contraire
avec sévérité la politique du général Ignatieff
qui, par ses prétentions immodérées, a rendu
inacceptable le traité de San-Stëfano. et to-
talement compromis le succès de la Russie.
? Les principaux points de cet article peu-
vent se résumer ainsi La Russie doit se
résigner aujourd'hui à des concessions iné-
vitables elle doit soumettre dans son. entier
le traité de San-Stëfano au Congrès, qui le
modifiera d'une manière complète avec tous
les ménagemens possibles. quant à la forme.
"Le résultat de ces modiueations sera,
se!on toutes probabilités et selon les circon-
stances, un nouvel ajournement qui pourra
durer cependant vingt ou trente ans encore
avant uce solution définitive de la question
d'Orient. La Turquie, après avoir été forte-
ment ébranlée, sera légèrement amoindrie
mais la Russie devra attendre que l'Europe
se soit mise d'accord pour décider de l'héri-
tage de l'homme malade. N
TMM~MpMe p<4v
(Service télégraphique de t'agence Ha vas.)
Londres, le idmai.
L'Amirauté 'vient d'acheter doux bateaux-tor-
pilles à vapeur construits en Angleterre pour le
compte d'une puissance étrangère. `
LeS<l'escadre anglaise du Pacillque est arrivé à Pa-
nama à bord du MaA pour observer les préten-
dus mouvemens des marins russes à* travers
t'isthme et leur embarquement, à bord de navires
soupçonnés d'être des croiseurs armés.
Le Times publie les nouvelles suivantes
Belgrade, le 9 mai.– Les mahométans et les
Albanais de la VieiUe-Serbie se soulèvent.
Une fermentation insurrectionnelle est visible
parmi les mahométans de Nisch.
Vienne !e 9 mai' On assure que l'Angleterre
demande le retrait de l'armée russe au delà des
dans lècommerce, et, si l'on excepte les
grands musées de l'Europe, Raphaël. Ti-
tien, Rembrandt, Rubens.Van Dyck, Pous-
sin, Claude Lorrain sont plus abondam-
ment et mieux représentés en Angleterre
que dans le resté du monde tout entier.
Malgré-cela, le grand art ne s'y est jamais
implanté, et les tentatives dans ce sens
que l'on a faites à deux ou trois reprises
ont misérablement échoué. Et cependant;
sans vouloir dire que FAngleterre eût eu
une école nationale très importante, elle
a possédé un nombre assez considérable
d'artistes d'un très grand talent portrai-
tistes, peintres de genre, paysagistes les'
Lauwrence, les Reynoids, lesGainsbo-
rough, les 'Wilkie, les Stanneld, les Cal-
co~, les Turnër. Tous ces artistes ont des
traits bien marqués, et ils sont anglais.
certes oh ne le contestera pas. Ils ont de
'l'imagination, un rare esprit d'observa-
tion, la veine comique et satirique, une
facture large, un sentiment délicat et très
personnel de la couleur. Aussi ont-ils
tout particulièrement réussi dans le por-
trait, dans les sujets de genre et dans le
paysage: Ce sônt'cès qualités distinctives
des plus éminens artistes anglais que je
ne retrouve que bien exagérées ou bien
amoindries chez les peintres contempo-
rains. L'imagination tourne au fantasti-
que, la verve comique à la charge gpog-
si~re, les motifs familiers àhnl~
La ~éoccu ation d~ la ~0<11 aarie,
La préoccupation de la couleur existe
toujours, mais ~ë ne s'exprime plu~- que
par des tons heurtés, violens, ou par des
teintes an'aibl~s qui donnent aux tableaux
un~ apparence de chromolithographies at-.
ténùéës et comme délavées. Le dessin est
tr~ souvent correct, mais il manque de
o~ractère et de distinction le modelé n'a
pas de force, le parti-pris de lumière est
incompréhensible; les têtes, éclairées à é
l'intérieur, ont rmr de lanternes. 11 y a des
exceptions, et j'aurai soin de les noter;
mais, en somme, c'est ainsi, et voilà ce qu'a
produit la belle invention de M. Ruskin,
à quoiaboutitcettërévolutionquiëtaitan-
noncée a.vec tant de fracas et par quoi l'on
Balkans, comme garantie que la Russie ne s'op-
poserait pas aux désirs de l'Europe. L'Angleterre,
dans ce cas, retirerait immédiatement sa flotte.
Cônstantihople, te 6 mai.
(Arrivée le 10).
Une secousse de tremblement de terre a été
ressentie aujourd'hui à Constant.inople, elle a été
plus forte à Ismidt, où plusieurs maisons ont été
endommagées.
On discute l'évacuation de Bàtoum par les
Turcs, contre celle d'Erzeroum par les Russes.
Berlin, le 10 mai, soir.
Le comte SchouvaloCf, venant de Friedrtchsruhe,
est arrivé ici à quatre heures et demie et est
descendu & l'hôtel de l'ambassade russe.. Le
secrétaire d'Etat, M. de Buiôw, lui fera une
visite.
Le comte répart ce soir pour Saint-Péters-
bourg.
Vienne, le tO mai, soir.
On mande de Saint-Pétersbourg à la Correspon-
~MMf~oM~M de Vienne:
« Le lieutenant-général prince Galitzin est
nommé préfet de police a la place du général
Trépof. »
D'après une communication adressée de Bel-
grade à. la même feuille, le gouvernement serbe
dément les nouvelles relatives à des combats en-
tre Serbes et Arnautes, et prétend que la tran-
quitlité la plus complète règne le long de la ligne
de démarcation.
Cependant des informations puisées à d'antres
sources maintiennent, en dépit du démenti,
'l'exactitude des faits.
On nous écrit de Versailles (Sénat)
& La loi sur les chemins de fer est votée.
Le projet du gouvernement a passé, dans
tous ses articles, intégralement, & des majo-
rités telles que nous n'en avions pas vu en-
core d'aussi grandes au Sénat; le scrutin sur
l'ensemble l'a sanctionné par 189 voix contre
76. En vain M. Caillaux, reprenant pour la
quatrième fois la lutte, a épuisé ses dernières
armes contre le projet ministériel; en vain
M. Buffet, par une manœuvre quelque peu
naïve, est venu soudain présenter à la tri-
bune une motion d'ajournement et de ren-
voi du projet à. la commission; en vain
M. Bocher lui-même, dont on avait annoncé
l'intervention dès le premier jour, s'est décidé
à donner à la dernière heure, après M. Cail-
laux, et comme une dernière réserve des ad-
versaires du projet cette suprême attaque,
qui prétendait être décisive, l'a été en
effet elle a précipité la victoire du mi-
nistre. L'intervention de M. Bocher a eu ce
résultat elle a ménagé à M. de Freycinet un
nouveau triomphe ou il s'est peut-être sur-
passé lui-même, où, en tout cas, il a achevé
de répandre la lumière sur son programme.
Telle est l'impression que nous rapportons de
cette séance. M. de Freycinet sera sorti plus
fort de ce débat, et son talent comme son
autorité s'en seront accrus.
B Les deux premiers articles du projet
avaient été votés hier la discussion repre-
nait aujourd'hui sur l'article 3. M. Caillaux,
qui opposait à chaque article un amende-
ment, apportait ici un système tout opposé à
celui du gouvernement. Voici le texte de cet
article 3 du projet ministériel
~« Une loi de Snances créera les ressources à
l'aide desquelles il sera pourvu l° au paiement
en capital et intérêts deTa partie du. rachat exi-
gible pour les dépenses arrêtées à là date du
30 juin 18T?, dont le montant se trouvera Hxé
parles sentences arbitrales; 2° au paiement de
certains travaux dont l'achèvement a été réservé
par les conventions aux Compagnies rachetées;
3° au paiement de travaux que le ministre des
travaux puNics, par suite des conventions, sera
autorisé à faire exécuter directement sur les
lignes rachetées.~ ;>
Cette loi de finances, on la connaît déjà
c'est le projet qui crée les rentes 3 0/0 amor-
tissables par annuités, et à émettre pour une
somme de 336 millions. A quoi M. Caillaux
proposait de substituer les voies et moyens
disposés par son amendement, ainsi conçu:
<; Le paiement du .capital et intérêts dus. pour.
le prix du rachat ûxë a là date indiquée par les
arhc)es précédons se fera au moyen de cin-
quante annuités, payables par termes semes-
remplace ce que l'apôtre du ~M*
~Mc nommait si plaisamment « les beau-
tés écœurantes de Raphaël; Cette aSec-
tation de naîve'té, ce parti-pris puéril d'i-
miter les détails les plus insigninans, les
moins pittoresques de la nature, au lieu
d'en saisir et d'en développer les grands
traits, a eu certainement une influence
funeste sur l'art en Angleterre et est
pour beaucoup dans les singuliers résul-
tats que nous avons sous les yeux. Ce-
pendant il faut faire une remarque qui
s'applique à la. très grande majorité dés
artistes anglais contemporains ils trou-
vent des suiets piquans.et honnêtes, em-
preints d'un sentiment philosophique., psy-
chologique et moral, qui leur donne un
véritable intérêt.
C'est avec beaucoup d'étonnement que
nous avons trouvé dansles salles anglai-
ses dix tableaux d'un artiste d'un t~ès
grand mérite, M. Aima -Tadema, né à
Dromvyp (Pays-Bas), et qui en 1867 avait
exposé avec ses compatriotes. N'insistons
pas. M. Aima Tadema démeure à- Lon-
dres. Les Anglais auront pensé que pos-
session vaut titre, et il est certain que
là présence de ces~beaux et curieux ou-
vragés élève singulièrement la `
jde leur Exposition. P~ -~yenne
M. Aima T~- .onne ne surpasse
~tna dans la restitution de
-~utiquité. 11 semble vraiment qu'il ait
vécu dans les époques anciennes d'abord
enEgypte dans la familiarité des Pha-
raons puis dans notre vieille histoire de
France, puis à Rome, où il nous. conduit
depuis, quelques années. J'ignore où
M. Aima Tadema prend tous las rensei-
gnemens qu'il nous donne< II se peut que
tout ne soit pas vrai; mais tout est telle-
ment affirmé et vraisemblable, qu'il porte
la conviction dans les esprits les plus ré-
calcitrans. il ne représente pas ses Ro-
mains en costume d'apparat comme noua
les montrent les statues; on dirait qu'il'
les a surpris dans l'intimité de la vie
journalière. C'est la un point de vue tout
nouveau et d'un grand intérêt. Naguère,
!a facture de M. Aima Tadema était sè-
triels, dont le premier sera versé le t" jan-
vier 1879, et qui seront calculés sur le taux d'in~
téret de 4 0/0 par an, à 4 fr. 6S c. pour an, amortissement, compris.
Le paiement des travaux que le ministre est
autorise à faire exécuter directement pour l'achê-
vementet lecomplémentdes lignes rachetées sera
assuré
la proposition des ministres des finances et sur
la proposition des ministres des finances et des
travaux publics, »
M. Caillaux faisait observer que ce mode
de paiement procurerait à l'Etat une écono-
mie, perspective certes séduisante, malheu-
reusement inadmissible, car les conventions
et les sentences arbitrales ayant stipule
un délai de deux ans et un intérêt de
S 0/0, si l'on acceptait le délai fixé par l'a-
mendement et l'intérêt de 4 0/0, il faudra.it
donc négocier à nouveau avec les Compa-
gnies ? Ce serait à recommencer? M. le
ministre des finances n'a pas eu de peine
à réfuter les argumens de M. Caillaux;
il en a fait ressortir avec une grande netteté
les inconvéniens, et, par des raisons de fait,
repousser l'amendement.
a Restait l'article 4. C'est le dernier retran-
chement des adversaires du pro}et. Cet article
4 est très important; il a trait au régime,
futur des lignes rachetées
« En attendant qu'il soit statué sur les bases
définitives du régime auquel seront soumis les
chemins de fer dont l'article 2 règle la reprise par
l'Etat, le ministre assurera l'exploitation provi
soire de ces lignes à l'aide de tels moyens qu'il
jugera le moins onéreux pour le Trésor. »
)) L'amendement de M. Caillaux substituait
la disposition suivante
<; Un projet fixant les bases définitives du
régime auquel seront soumis les chemins de
fer devra être présenté par le ministre avant
l'expiration des six mois qui suivront la pro-
mulgation de la loi. En attendant qu'il soit statué
sur ce projet, il assurera l'exploitation provisoire
des lignes terminées..
& Cette exploitation provisoire aura lieu sous
forme d'un séquestre administratif fonctionnant
conforbiëment a, la loi du ]& juitlet 184N, à l'or-
donnance royale du 15 novembre ~6, et pour
chacun des chemins rachetés, conformément aux
conditions du cahier des charges imposé aux
concessionnaires primitifs. S'
s On voit par où cet amendement diffère
essentiellement du projet dans le système
du gouvernement, l'Etat a le droit de faire
exploiter encore pendant six mois les che-
mins par les Compagnies, délai qu'il peut,
s'il lui ptait, abréger; en6n, et c'est où
devait porter spécialement le débat, au-
cun terme n'est fixé à l'exploitation provi-
soire des lignes par l'Etat. Le ministre est
libre dans son action nulle restriction qui
l'entrave, nul-délai qui limite la durée de
cette exploitation provisoire, laquelle pour-
rait bien, disent les adversaires du pro-
jet, se tourner en un régime dénnitif.
a C'est au moment où va être discuté cet
article 4, que M. Bunet présente sa notion
d'ajournement. Un simple vote par assis et
levé la rejette, mais M. Caillaux ne se
tient pas pour battu. L'exploitation par l'Etat,
voilà le fantôme redouté ou du moins évoqué
par la droite. Après lui, M. Béraldi a eu beau
faire valoir avec solidité les raisons de nature
à dissiper les appréhensions, voici encore un
nouvel orateur qui, aussitôt et avant d'avoir
pris la parole, sans nous laisser même le temps
de le reconnaître, redescend de la tribune et
cède la place à M. Bocher; et nous voyons le
~<ï~)* des constitutionnels se diriger, avec
des gestes de dépit et comme contraint, vers
la tribune. Si nous n'avions à considérer
dans le discours de M. Bocher que la
forme, et le mouvement oratoire, il mé-
riterait nos éloges mais en ces ques-
tions d'afl'aires, où il faut apporter une
compétence technique et beaucoup démesure
dans les appréciations, la. forme n'importe~
guère, mais le fond des choses et l'intention.
M. Bocher a commencé en déclarant que la
politique ne .devait avoir nulle part en ce d~bat,
M. Bocher l'a.-t~-il prouvé par son argumenta-
tion ? Quand il opposait complaiËamment le
che et mince ses toiles manquaient d'at-
mosphère, ses figures semblaient pla-
quées contre les fonds, et ses plans se
chevauchaient: Ces défauts se sont atté-
nués depuis quelques années. Cependant
il faut bien avouer que lui aussi est sys-
tématique, et, à ce point de vue, il n'est
pas déplacé dans les salles anglaises. Il a
des préoccupations archaïques très mar-
quées. I) -est élève de M. Leys, et dis-
ciple des anciens peintres allemands et
flamands. Il continue la manière de son
maître; il est resté fidèle à sa doctrine
pittoresque. Mais on voit avec plaisir
que de jour en jour il 'abandonne ce que
cette doctrine a dë~trop absbiti, qu'il
s'émancipe que ses compositions de-
viennent plus Hbres, et son exécution
plus souple, moins dure et moins tendue.
M.Alma Tadema a envoyé plusieurs ta
bleaux qu'on ne connaissait pas encore,
entre autres Z~~ep~T~eët~ .Z~e
~M?M, deux ouvrages qui ont avant tout
le caractère de restitutions archet' `
ques, et une Baccha.nte Bn~ ~t'~
~~M. ~S~~
si' sur là" ai ict danse. Cette -et excur- ~qui
terrain tout nouveau, et qui
~untre le talent de M. Aima T~adema aux
prises avec les plus grandes difficultés
de l'art, n'est peut-être pas absolument
heureuse. Contradiction singulière le
type du visage de cette femme antique
est complètement moderne et anglais. Les
formes ne sont pas d'une pureté parfaite;
maisledessm a du caractère, de l'am~
pleur; et l'exécution, celle de la gorge
en particulier, est très pensonneHe et
très forte. On retrouvera aussi plu-
sieurs tableaux exposés à Paris
lier ~M ~M~'C ~M~ ~M ~CM~~M'
et ??surtout le tableau, intitulé ~FcM~aa~
a Rome que l'on reverra avec un grand
plaisir. On dirait vraiment que l'artiste
est entré dans' le temple au milieu de la
fête et qu'il atout saisi d'un coup d'œil les
figures principales et les moindres détails;
ou plutôt qu'un procédé instantané et ma-
gique a fixé sur la toile cette belle scène
Sénat à la Chambre et se jouait délicatement
autour de la théorie fameuse du conflit, si
chère à' tout membre de la. droite, se placait-
;il en vérité sur le terrain le plus convenable
et le plus favorable pour répondre au mi-
nistre ? II n'a point ménagé les éloges à M. de
Freycinet il l'a couvert de fleurs pour le
mieux accabler de sesavertissemens, de ses
prophéties lugubres; il lui. a fait la leçon, et,
le prenant à partie d'un bout à l'autre
de son discours, l'a.. mis ainsi, sans façon, sur
la sellette. Prenez garde, dit au ministre
jM. Bpcher, vous allez vous engager sur la
.pente de l'exploitation par l'Etat, non pas
seulement de ces lignes, mais il faudra, par,
une conséquence inévitable, racheter ensuite
la Compagnie riva'e, celle d'Orléans, puis
lea autres, jusqu'à la dernière, et n'est-ce pas,
au fait, le secret désir de la Chambre? Grand
merci de ces divinations Mais des éventuali-
tés ne sont pas des faits, et des suppositions
ne sont pas des raisons probantes. M. de
Freycinet en a fait justice par sa lumineuse et
victorieuse dialectique. On abeaucoupadmiré
avecquèl!ë Shesse il a démasqué certains
pièges, cachés dont le texte de l'amen-
dement de M. Caillaux. Cet amendement a
été repoussé immédiatement après, et le
reste de là loi a.passé avec la majorité que
nous avons signalée plus haut. Ce vote s'a-
dressait non seulement au projet, mais aussi
et plus encore peut-être a la personne du
ministre.
a B.-V. M
On nous écrit de VersadUëS (Chambre
des Députes)
a Voici maintenant d~ux ou trois candidats
ofSciels auxquels les bureaux ont fait grâce
et qui espèrent Rien que la Chambre fera
comme ces bureaux.
B Sur 18,090 suiu'ages exprimes, M. Trubert
en a obtenu 8,630. Le 10~ bureau, à la majo-
rité de 18 voix~contre 8, a proposé de le vali-
der. M. Trubert a plus du tiers des voix de plus
que son concurrent, M. Chabrié, député répu-
blicain sortant. Ancien secrétaire en chef du
cabinet de M. de Broglie, M. Trubert a été natu-
rellement l'objet des soins les plus attentifs du
sous-préfet de Mbissac, et il ne lui arien manqué
de ce qui devait le conduire à la Chambre.
Le rapporteur, M. Lorois, du Morbihan en
convient tout autant qu'on le peut désirer;
il blâme mômeassez nettement les persécu-~
tions très vives dont M. Chabrié et ses ami&
ont été victimes. Mais M. Chabrié est resté en
arrière de plus de 2;000 voix, et s'il a ét6 élu
en 1876, après avoir lutté contre MM. Brassior
et Trubert qui avaient chacun 4,000 voix au
premier tour, c'est, dit-il, qu'au ballottage
une partie des voix de M. Trubert s'étaient
reportées sur lui. M. Trubert a tout gardé
pour lui cette fois, et les voix de M. Brassier
se sont confondues avec les siennes. M. Cha-
brié est dès lors resté avec ses~.OOO voix, et il
n'y a là do quoi surprendre personne parmi
ceux qui connaissent l'arrondissement de
Moissac.
)' Nous regrettons que MoissM n'ait pas cru
devoir faire un effort pour s'unir, le H octo-
bre, à la résistance de la France; mais la
Chambre ne peut invalider sans des motifs;
particuliers tous les candidats officiels qui ont
été élus et qui restent en arrière: Ya-t.ilic!
de ces motifs? t in
"En contestant l'élection, M. Barodet de
son air doux et de sa voix non moins douée
nous certifie que M. Trubert et ses protee-~
teurs ont commis exactement les mêmes mé-
faits que les 47 bu ~invalidés qui ont été
renvoyés devant le sunragë universel, de-
puis M. le b&ron Gorsse jusqu'à M. Amigues
et il ne~laissepas dé relever des fajts oui
doivent être sévèrement blâmés. D'ailleurs
il y a là les révocations et les destitutions
des maires, et surtout les déplacemensde~
antique. Une Jeune femme, une pr~ressp
de Cérès, du plus noble type, vêtu? d~
a manière la plus élégante, ten~ une
orche dune main, occupe le milieu du
tableau. Sa tête est ceinte de pampres
ses cheveux ardens tombent sur la coi
trine a~ec les colliers qui retiennent la
bulle. Elle vient de dépasser l'autel où
fume 1 encens, et se dirige vers la foule
qui lacdame. Des joueurs de double
ûûte la suivent en dansant, ainsi eue de~
personnages portant les amphores Conî 7
sacrées. H faudrait tout louer dans cette"
Cgure vraiment idéale le visage char~
mant, le galbe du corps, le mouvement
et le costume si heureux, si bien trouvés'
exécution fine et ferme, largo, exc~
Sou~rS~ o,~ent du
tambourimméritént les m~m ~s êloges,; les
~ceauf~ et des'
dr? "~cution de premier or-
~qu'u affecte encore la forme
Das-relief, ce tableau est plus libre-
ment composé que la plupart des au-
tres ouvrages de l'artiste les ngures
sont dans l'air et jouent dans la perspec-
tive. Quant aux détails, qui paraissent
entassés à plaisir, qu'on ne s'y trompe
pas: je trouve qu'il y en a-trop encore,
mais les artistes voua diront qu'ils sont
tous calculés;.ce sont eux qui donnent
aux; parties du premier plan leur relief
et leur importance, et c'est avec un tact
exquis que l'artiste les a choisis et dis-
tribués. Il est Impossible de pousser plus
loin l'illusion; mais dans les moindres ob-
jets M. Aima. Tadema ne s'est pas con-
tenté de l'imitation brutale il y a mis de
la beauté, de l'idéal, du style. Ce .que cet
ouvrage suppose de. recherches est in-
croyable~ Mais cette fois cependant le sa-
vant laisse le pas au peintre; je yeux dire
qu'en voyant cet ouvrage on pense à la.
scène, on jouit de la belle exécution sans
réûéchir qu'on a sous les yeux un travail
qui pourrait faire entrer son auteur à
l'Académie des~ Inscriptions et Belles-
Lettres.
Les ouvrages qui se rapportent au style
SAMi H MA!
im
SMEM ii M
t8~
JMMAL DES DEBATS
MttTt~tïM f~ )fTTT~RAtM?C
FvLi i iHUiio i Li i i J~MAiMJio
(MW S'ABO~MS
tnè d~ P~6tres-Satnt-Germaîn-rA~
Un am. Six mbia. Trois moH.
DépartemeM. 80 &. 40 ?. MK.
PMz.<<. M&. 36 &. nfr.
Les Monmemens partent
chaque mois.
,¡
PM~. ~znMm~)Fe.< ee~t.
tttpattemeMt, nx* mounëte. tC
ntLenèen. appty M iCewte and 0°, foMigc neWs-
papë~s o&ce, 17, Gréshàm strëêt, 6. P. 0.:
B)M)t~M~tE. ~{ t
A Br~YjeUes, & t'<3/?!M
MadNeine, dams !ës MM<~e8 et aMta!MJt)i.
Mtoth~m~t des <îKMs t!" chen;~ de fN* be~s.
~te~ L, Tornero,~ ~Ÿ
ON SABOïtNE
en Belgique, en Italie,
dans le Luxembourg, en Turquie,
Mt Suisse, en Syrie, en Roumanie et dans te*
régences du Maroc et de la Tunisie,
en Chine et au Japon,
«Mandats-poste, soit internationaux, soit ttanc&it,
che;c tous les directeurs de postes;
et dans tous les autres pays.
t~ t'envoi d'une valeur payable à F< 'M.
Le~f amaonces aont tecu
ot M burean du jaMtatAJt.!
iMj~d~~ tf~a~rea~ëespM t~ )'MMt!e:a
PAMS
VEMDMMiOMAt
L'interpellation adressée par M. Dréolle
à M~ le ministre des affaires étrangères
a eu lieu Mer à la Chambre des Députés.
M. DréoUe ne s'est pas borné & demander
au ministre s'il comptait se conformer aux
habitudes des gouvernemens antérieurs
et publier les documens diplomatiques
qui. intéressent le pays il s'est fait com-
plaisamment l'écho des appréhensions sin-
gulières que la presse réactionnaire ex-
prime depuis quelques jours sur les polé-
miques de la presse. Le gouvernement,
a-t-iî dit, est-il d'accord avec tel jour-
nal ou avec tel autre? Faut-il, au
contraire, n' « écouter aucun de ces jour-
naux? M. DréoMe, qui a été lournaliste,-
estime qu'il n'y a lien d* « écouter a un
;ournal qup lorsqu'il est inspiré, et pro-
bablement il a pour cela ses raisons,
qu'il trouve dans ses souvenirs. Il
peut donc se dispenser de nous lire, et en
générai de chercher dans la presse républi-
caine la pensée du ministère M. Wadding-
ton a déclaré avec la plus grande net-
teté qu'il n'avait et ne voulait avoir
surtout en matière de politique extérieure,
aucun, organe officiel, et il a exprimé, au
su~et du rôle qui convient à la presse
et de l'indépendance qu'elle doit tou-
M'urs conserver, un jugement qui est le
nôtreet qui fait honneur à son espritlibéral.
« II n'est pas possible, en France, a-t-il dé-
claré, d'avoir un bureau de l'esprit public
ces choses-là sont unies pour jamais. »
On ne saurait mieux dire, et nous remer-
cions M. le ministre des aSaires étran-
gères d'avoir reconnu et proclamé notre
pleine libère. Les journaux aujourd'hui
p. i-leot. à leurs risques et périls, d'après
Ijcurs propres lumières, et ils n'obtiennent
d'autre attention que celte qu'ils méritent
par la sûreté de leurs .informations etie
Sérieux de leurs appréciations. Aucune
grâce venue d'en ha.ut ne relève leur
importance, et nous croyons qu'ils ne
trouvent pas moins d'avantages que le gou-
vernement lui-même à être dégagés de
toute attache ofS.cielIe. Nous? aurions
voulu, que M, le ministre des anaires
étrangères poussât tout 4 jusqu'au
boutles conséquences de son excellente
doctrine. Il a parlé des « torts à peu près
égaux qu'avaient eus dans leurs polémiques
~es journaux de la droite et ceux de la gau-
che était-ce'bien nécessaire?– Croyez
vous, a-t-il demandé, que les journaux
de la droite ne. m'aient pas aussi gêné
quelquefois! M. le ministre a été bien
bon de se trouver gêné soif par les uns,
soit par les autres; d'autant plus que les
uns et les autres, tout en professant sur
les aGaires d'Ol'îent des opinions din'é-
rcntes,apprôuvect également, nous en
&Qujmes convaincus, la politique de neu-
tralité absolue dont il ne s'est Jamais dé-
parti.
'Cette politique est la seule qui con-
vienne'en ce moment à la France, et
cet égaid l'opinion est unanime. Peut-être
même la conviction où nous gommes tous
que lé gouvernement ne sortira pas de la
neutralité et que la paix sera maintenue,
du moins en ce qui nous concerne, a-t-
clle contribué à donner plus de liberté à
MmM~JOWALM MMTS
DU 11 MAI 1878.
E~PO~TtO~ UNIVERSELLE.
"f. 'A~?
fTtoistêmearticte. Fo~ les Numéros des
~2ët'6mai).
M~M. Aima Tadema. Leighton. Poyn-
Sant. Marks. Elmore.
'.G~raut. Herl~omer. MUIa.t!?. Wal-
Hs. ÀrtusH-oag'. Orchadsoa. Cat-
deron. Leslie. Çrowe Eyre.
IloU. ÇQpc. Davis. Vicat Co!e.
Laudseef. T' F~!er.
Lèigh'tOD.DuQca.a. Lînton. 6U-
bert. Bhrtow. 8ki!l. Ange!.
Taylor.–North.–Topham.aI-
ker. Lewis. Seympui'-HadeB.
pradiey. ~[esemne.
J)'avoue que j'~pfouve un véritable em-
barM~ à par~r de !sqcHon anglaise des
~eanx~art~, et une sorte de d~t à la fois
contre moi'-même et~ contre les exposans.
J& voudrais n'avoir que des choses agrëa-
~ies ~dire à nos botes, et s'il ne s'agissait
(mede'1'iasta~ation, qui est luxueuse,
~nen entendue, &onfqrtable, excellente, je
8Ë!-ais certes parfattement à mon aise.
Mais il taut.pourtant bien dire un mot de
Yépit4 et je crains que l'art anglais ne se
nepdB etouifè par une id&e systématique
Qui~ s'est peut-être modifiée légèrement
depuis dix ans mais à laquelle il fau-
drait complètement renoncer. Comment
dès-artistes' savans, zëlés, encouragés
Y~r un public qui leur Jette l'or a p!et-
n~ mains, doués certaiuement, sur. tout
gutre.rrain, du sens droit, du juge-
meNt eain particulier leur race, peu-
Tenl-ils s'égarer d&p~ de paretUes pht-
mères'et s'y obstiner Il y a là pour 1001
un problème absolument insoluble, et je
l'esprit et à la plume des publio~st~~nïa.
nous sentions si bien garantis of~SS~~
dahger de passer de !a politique conteS~
plative à la politique active, que rien né
nous gênait pour notre compte dans l'ex-
pression de notre pensée, et nous espérons,
en conséquence, que nous n'avons sérieu-
sement gêné personne. Nous avons dit ce
que nous pensions, conseillé ce que nous
croyions préférable, encouragé les. initia-
tives courageuses, découragé autant que
nous l'avons pu les prétentions dange-
.reuses là s'est borné notre rôle tout spon-
taïlé, et qui, nous le savions bien, ne pou-
vait en rien compromettre le gouvernement
auqueinoussommes~lévoués. Ce gouverne-
ment, M. Waddington l'a déclaré, est libre
de tout engagement, « sauf ceux qui
résultent des traités qui constituent le
droit européen, et qui, nul ne doit l'ou-
blier, ont été revêtus de la signature de la
France. ~En d'autres termes, la France
conserve sa place dans la. grande famille
européenne; elle ne renie pas son passé,
elle ne rompt pas avec lui; mais elle est
libre pour le présent et pour l'avenir, et
parfaitement décidée à maintenir sa neua.
tralité si la guerre éclate. Car il n'est pas
impossible que laguerreédate,etM.Wad-
dington a reconnu que l'Angleterre serait
peut-être appelée, « dans un avenir
prochain, à y risquer son sang et sa for-
tune N mais il s'est empressé d'ajouter
que l'espoir de conserver la paix était
loin d'être perdu, et que cet espoir, de-
puis quelques jours était augmenté.
M. le ministre des affaires étrangères en
sait plus long que nous sur les négo-
ciations qui viennent d'être reprises, et
l'on ne peut accueillir ses paroles qu'avec
joie.
Amsi, la politique de !a France n'a été
compromise par rien, les journaux de la
droite peuvent se rassurer; et cette poli-
tique est celle de la neutralité. On est
d'accord sur le principe; reste à savoir
comment l'exécution en a été poursuivie
dans la pratique, et M. Dréolle avait cer-
tainement le droit de demander au mi-
nistre s'il se proposait de publier bientôt
les documens diplomatiques qui pou-
vaient nous éclairer sur ce point. Cette
curiosité, que nous partageons, n'est
d'ailleurs inspirée par aucune méfiance.
Tout le monde rend justice à la rectitude
d'esprit de M. Waddington et à la fermeté
de son caractère. Il a montré hier qu'il
savait parler avec une mesure parfaite au
milieu des incidens les plus compliqués.
II a promis de livrer à la publicité, dans
un délai prochain, les documens qu'on lui
demandait, et il n'a mis qu'une réserve
à sa promesse tous les documens qu'il
a entre les mains ne lui appartiennent
pas un assez grand nombre émanent de
gouvernemens étrangers et ont un carac-
tère oonndentiel. Or, le secret d'autrui doit
être respecté. Rien de plus juste. Il est de
règle, croyons-nous, de ne publier les do-
cumens de cette nature qu'avec l'adhésion
des gouvernemens qui y sont intéressés.
M. Waddington publiera donc prochaine-
ment un Livre Jaune, et, loin de fuir la
discussion sur sa politique, il l'appelle et
la provoque. Il sera heureux de donner
des explications complètes et de prou-
ver aux Chambres et au pays que
« les intérêts, l'honneur, la. dignité
de la France ont été constamment sau-
ce peux que répéter ce que je disais en
1867 à ce propos. Je me suis vainement
eiforcé de m'échaufTer, de me rendre
compte des qualités qui font priser si haut
par bien des personnes certains ouvrages .s.
que l'on encadre magnifiquement et que
l'on paie des sommes folles, et je dois
confesser que je n'ai réussi qu'à moitié.
La buhne volonté ne m'a pas manqué. Je
me suis dit que, pour juger une école
aussi particulière, il fallait faire abstrac-
tion de goûts personnels, fortifiés par l'é-
tude de Fastiquité, de là renaissance ita-
lienne et de notre art français qui en dé-
rive. Chaque peuple, comme chaque in-
dividu,n~arrive a. la perfection relative
qu'il est capable d'atteindre qu'en déve-
loppant ses dons, ses aptitudes naturelles.
Il est'donc parfaitement légitime'et régu-
lier que les artistes angfais restent An-
glais, et sur ce'point l~ur exposition ne
laisse rien à désirer. Mais il me paraît
évident que ~'Exposition actuelle prouve
au même degré ou à peu près que celle
de 18t)7 que de parti-pris ils rejettent les
qualités spéciales à leur race et qu'ils ont
complètement renoncé a suivre lés tradi-
tions tout a fait nationales cependant de
leurs illustres peintres de la fin du siècle
dernier et du commencement dé celui-ci. Je
ne veux pas parler de là peihtured'histoire,
bien en tendu; les Anglais en. achètent
mais n'en font pas et n'en ont jamais fait.
On aime le grand art en Angleterre. N'eu'
blions pas que les Anglais ont attiré chez
eux et vivement apprécié dès-peintres tels
que Holbein et Van Dyck. Bien plus, Us
ontàccapàré une foule de chefs-d'œuvre
de toutes les'écolès. Ils ne repaient de-
vant aucun effort, devant aucune dépense
pour compléter leurs collection;; publi-
ques, et la galerie Nationale aussi bien
que }e magni0que ensemble du South-
Kensington peuvent rivaliser avec les
plus riches musées. Quant a leurs collec-
tions privées, elles sont, de longue date,
d'une richesse môme, ont absorbé
pour ainsi dir~" et ils absorbent encore
aujourd'hui tout ce qui passe d'important
la
-v~gardés. a C'est probablement à la
'T'entrée des Chambres que cette discus-
sion pourra avoir lieu. Depuis assez long-
temps déjà la tribune française est muette
sur la politique étrangère ce silence peut
aujourd'hui être rompu sans danger. La
politique du gouvernement actuel, telle
que M. Waddington l'a fait pressentir
dans son discours d'hier, n'a rien à re-
douter d'une discussion au grand jour, et
M. Waddington a d'autant plus de mérite
d'avoir suivi cette politique de neutralité
et d'impartialité absolues, qu'il l'a vrai-
ment inaugurée. C'est un des services que
le renversement de l'ancienne adminis-
tration et l'établissement de la nouvelle
ont rendus au pays.
BOURSE Mt~ARM
tMtnn-e t< 9 te 10 Bt'UMM. B~
Oomptfm
4H!/t)Compttmtt03.iM.
~
CqmptMtt0965.10960. S.A
FMoOM.<0970..109!i71f2 .t21,2
PBTITB BOUR8Z DU SOOt.
Emprunt 0/0. 109 fr. 60, 55, 66 1/4.
30/0. ?3fr.6S,70.
S 0/0 turc. 8fr.37i/2.
Egyptiennes 6 0/0.. 162 fr. 30, 16t 87, 162 50.
Extérieur nouveau. 29 3/8.
Nous recevons de notre correspondant par-
ticulier la dépêche suivante
BerHn, le 10 mai, 8 h. soir.
La Po~ de ce soir, à. propos du voyage
du comte Schouvaloff, contient un article
très favorable à la politique de lord Beacon-
sSeld ce journal commente au contraire
avec sévérité la politique du général Ignatieff
qui, par ses prétentions immodérées, a rendu
inacceptable le traité de San-Stëfano. et to-
talement compromis le succès de la Russie.
? Les principaux points de cet article peu-
vent se résumer ainsi La Russie doit se
résigner aujourd'hui à des concessions iné-
vitables elle doit soumettre dans son. entier
le traité de San-Stëfano au Congrès, qui le
modifiera d'une manière complète avec tous
les ménagemens possibles. quant à la forme.
"Le résultat de ces modiueations sera,
se!on toutes probabilités et selon les circon-
stances, un nouvel ajournement qui pourra
durer cependant vingt ou trente ans encore
avant uce solution définitive de la question
d'Orient. La Turquie, après avoir été forte-
ment ébranlée, sera légèrement amoindrie
mais la Russie devra attendre que l'Europe
se soit mise d'accord pour décider de l'héri-
tage de l'homme malade. N
TMM~MpMe p<4v
(Service télégraphique de t'agence Ha vas.)
Londres, le idmai.
L'Amirauté 'vient d'acheter doux bateaux-tor-
pilles à vapeur construits en Angleterre pour le
compte d'une puissance étrangère. `
LeS<
nama à bord du MaA pour observer les préten-
dus mouvemens des marins russes à* travers
t'isthme et leur embarquement, à bord de navires
soupçonnés d'être des croiseurs armés.
Le Times publie les nouvelles suivantes
Belgrade, le 9 mai.– Les mahométans et les
Albanais de la VieiUe-Serbie se soulèvent.
Une fermentation insurrectionnelle est visible
parmi les mahométans de Nisch.
Vienne !e 9 mai' On assure que l'Angleterre
demande le retrait de l'armée russe au delà des
dans lècommerce, et, si l'on excepte les
grands musées de l'Europe, Raphaël. Ti-
tien, Rembrandt, Rubens.Van Dyck, Pous-
sin, Claude Lorrain sont plus abondam-
ment et mieux représentés en Angleterre
que dans le resté du monde tout entier.
Malgré-cela, le grand art ne s'y est jamais
implanté, et les tentatives dans ce sens
que l'on a faites à deux ou trois reprises
ont misérablement échoué. Et cependant;
sans vouloir dire que FAngleterre eût eu
une école nationale très importante, elle
a possédé un nombre assez considérable
d'artistes d'un très grand talent portrai-
tistes, peintres de genre, paysagistes les'
Lauwrence, les Reynoids, lesGainsbo-
rough, les 'Wilkie, les Stanneld, les Cal-
co~, les Turnër. Tous ces artistes ont des
traits bien marqués, et ils sont anglais.
certes oh ne le contestera pas. Ils ont de
'l'imagination, un rare esprit d'observa-
tion, la veine comique et satirique, une
facture large, un sentiment délicat et très
personnel de la couleur. Aussi ont-ils
tout particulièrement réussi dans le por-
trait, dans les sujets de genre et dans le
paysage: Ce sônt'cès qualités distinctives
des plus éminens artistes anglais que je
ne retrouve que bien exagérées ou bien
amoindries chez les peintres contempo-
rains. L'imagination tourne au fantasti-
que, la verve comique à la charge gpog-
si~re, les motifs familiers àhnl~
La ~éoccu ation d~ la ~0<11 aarie,
La préoccupation de la couleur existe
toujours, mais ~ë ne s'exprime plu~- que
par des tons heurtés, violens, ou par des
teintes an'aibl~s qui donnent aux tableaux
un~ apparence de chromolithographies at-.
ténùéës et comme délavées. Le dessin est
tr~ souvent correct, mais il manque de
o~ractère et de distinction le modelé n'a
pas de force, le parti-pris de lumière est
incompréhensible; les têtes, éclairées à é
l'intérieur, ont rmr de lanternes. 11 y a des
exceptions, et j'aurai soin de les noter;
mais, en somme, c'est ainsi, et voilà ce qu'a
produit la belle invention de M. Ruskin,
à quoiaboutitcettërévolutionquiëtaitan-
noncée a.vec tant de fracas et par quoi l'on
Balkans, comme garantie que la Russie ne s'op-
poserait pas aux désirs de l'Europe. L'Angleterre,
dans ce cas, retirerait immédiatement sa flotte.
Cônstantihople, te 6 mai.
(Arrivée le 10).
Une secousse de tremblement de terre a été
ressentie aujourd'hui à Constant.inople, elle a été
plus forte à Ismidt, où plusieurs maisons ont été
endommagées.
On discute l'évacuation de Bàtoum par les
Turcs, contre celle d'Erzeroum par les Russes.
Berlin, le 10 mai, soir.
Le comte SchouvaloCf, venant de Friedrtchsruhe,
est arrivé ici à quatre heures et demie et est
descendu & l'hôtel de l'ambassade russe.. Le
secrétaire d'Etat, M. de Buiôw, lui fera une
visite.
Le comte répart ce soir pour Saint-Péters-
bourg.
Vienne, le tO mai, soir.
On mande de Saint-Pétersbourg à la Correspon-
~MMf~oM~M de Vienne:
« Le lieutenant-général prince Galitzin est
nommé préfet de police a la place du général
Trépof. »
D'après une communication adressée de Bel-
grade à. la même feuille, le gouvernement serbe
dément les nouvelles relatives à des combats en-
tre Serbes et Arnautes, et prétend que la tran-
quitlité la plus complète règne le long de la ligne
de démarcation.
Cependant des informations puisées à d'antres
sources maintiennent, en dépit du démenti,
'l'exactitude des faits.
On nous écrit de Versailles (Sénat)
& La loi sur les chemins de fer est votée.
Le projet du gouvernement a passé, dans
tous ses articles, intégralement, & des majo-
rités telles que nous n'en avions pas vu en-
core d'aussi grandes au Sénat; le scrutin sur
l'ensemble l'a sanctionné par 189 voix contre
76. En vain M. Caillaux, reprenant pour la
quatrième fois la lutte, a épuisé ses dernières
armes contre le projet ministériel; en vain
M. Buffet, par une manœuvre quelque peu
naïve, est venu soudain présenter à la tri-
bune une motion d'ajournement et de ren-
voi du projet à. la commission; en vain
M. Bocher lui-même, dont on avait annoncé
l'intervention dès le premier jour, s'est décidé
à donner à la dernière heure, après M. Cail-
laux, et comme une dernière réserve des ad-
versaires du projet cette suprême attaque,
qui prétendait être décisive, l'a été en
effet elle a précipité la victoire du mi-
nistre. L'intervention de M. Bocher a eu ce
résultat elle a ménagé à M. de Freycinet un
nouveau triomphe ou il s'est peut-être sur-
passé lui-même, où, en tout cas, il a achevé
de répandre la lumière sur son programme.
Telle est l'impression que nous rapportons de
cette séance. M. de Freycinet sera sorti plus
fort de ce débat, et son talent comme son
autorité s'en seront accrus.
B Les deux premiers articles du projet
avaient été votés hier la discussion repre-
nait aujourd'hui sur l'article 3. M. Caillaux,
qui opposait à chaque article un amende-
ment, apportait ici un système tout opposé à
celui du gouvernement. Voici le texte de cet
article 3 du projet ministériel
~« Une loi de Snances créera les ressources à
l'aide desquelles il sera pourvu l° au paiement
en capital et intérêts deTa partie du. rachat exi-
gible pour les dépenses arrêtées à là date du
30 juin 18T?, dont le montant se trouvera Hxé
parles sentences arbitrales; 2° au paiement de
certains travaux dont l'achèvement a été réservé
par les conventions aux Compagnies rachetées;
3° au paiement de travaux que le ministre des
travaux puNics, par suite des conventions, sera
autorisé à faire exécuter directement sur les
lignes rachetées.~ ;>
Cette loi de finances, on la connaît déjà
c'est le projet qui crée les rentes 3 0/0 amor-
tissables par annuités, et à émettre pour une
somme de 336 millions. A quoi M. Caillaux
proposait de substituer les voies et moyens
disposés par son amendement, ainsi conçu:
<; Le paiement du .capital et intérêts dus. pour.
le prix du rachat ûxë a là date indiquée par les
arhc)es précédons se fera au moyen de cin-
quante annuités, payables par termes semes-
remplace ce que l'apôtre du ~M*
~Mc nommait si plaisamment « les beau-
tés écœurantes de Raphaël; Cette aSec-
tation de naîve'té, ce parti-pris puéril d'i-
miter les détails les plus insigninans, les
moins pittoresques de la nature, au lieu
d'en saisir et d'en développer les grands
traits, a eu certainement une influence
funeste sur l'art en Angleterre et est
pour beaucoup dans les singuliers résul-
tats que nous avons sous les yeux. Ce-
pendant il faut faire une remarque qui
s'applique à la. très grande majorité dés
artistes anglais contemporains ils trou-
vent des suiets piquans.et honnêtes, em-
preints d'un sentiment philosophique., psy-
chologique et moral, qui leur donne un
véritable intérêt.
C'est avec beaucoup d'étonnement que
nous avons trouvé dansles salles anglai-
ses dix tableaux d'un artiste d'un t~ès
grand mérite, M. Aima -Tadema, né à
Dromvyp (Pays-Bas), et qui en 1867 avait
exposé avec ses compatriotes. N'insistons
pas. M. Aima Tadema démeure à- Lon-
dres. Les Anglais auront pensé que pos-
session vaut titre, et il est certain que
là présence de ces~beaux et curieux ou-
vragés élève singulièrement la `
jde leur Exposition. P~ -~yenne
M. Aima T~- .onne ne surpasse
~tna dans la restitution de
-~utiquité. 11 semble vraiment qu'il ait
vécu dans les époques anciennes d'abord
enEgypte dans la familiarité des Pha-
raons puis dans notre vieille histoire de
France, puis à Rome, où il nous. conduit
depuis, quelques années. J'ignore où
M. Aima Tadema prend tous las rensei-
gnemens qu'il nous donne< II se peut que
tout ne soit pas vrai; mais tout est telle-
ment affirmé et vraisemblable, qu'il porte
la conviction dans les esprits les plus ré-
calcitrans. il ne représente pas ses Ro-
mains en costume d'apparat comme noua
les montrent les statues; on dirait qu'il'
les a surpris dans l'intimité de la vie
journalière. C'est la un point de vue tout
nouveau et d'un grand intérêt. Naguère,
!a facture de M. Aima Tadema était sè-
triels, dont le premier sera versé le t" jan-
vier 1879, et qui seront calculés sur le taux d'in~
téret de 4 0/0 par an, à 4 fr. 6S c. pour
Le paiement des travaux que le ministre est
autorise à faire exécuter directement pour l'achê-
vementet lecomplémentdes lignes rachetées sera
assuré
la proposition des ministres des finances et sur
la proposition des ministres des finances et des
travaux publics, »
M. Caillaux faisait observer que ce mode
de paiement procurerait à l'Etat une écono-
mie, perspective certes séduisante, malheu-
reusement inadmissible, car les conventions
et les sentences arbitrales ayant stipule
un délai de deux ans et un intérêt de
S 0/0, si l'on acceptait le délai fixé par l'a-
mendement et l'intérêt de 4 0/0, il faudra.it
donc négocier à nouveau avec les Compa-
gnies ? Ce serait à recommencer? M. le
ministre des finances n'a pas eu de peine
à réfuter les argumens de M. Caillaux;
il en a fait ressortir avec une grande netteté
les inconvéniens, et, par des raisons de fait,
repousser l'amendement.
a Restait l'article 4. C'est le dernier retran-
chement des adversaires du pro}et. Cet article
4 est très important; il a trait au régime,
futur des lignes rachetées
« En attendant qu'il soit statué sur les bases
définitives du régime auquel seront soumis les
chemins de fer dont l'article 2 règle la reprise par
l'Etat, le ministre assurera l'exploitation provi
soire de ces lignes à l'aide de tels moyens qu'il
jugera le moins onéreux pour le Trésor. »
)) L'amendement de M. Caillaux substituait
la disposition suivante
<; Un projet fixant les bases définitives du
régime auquel seront soumis les chemins de
fer devra être présenté par le ministre avant
l'expiration des six mois qui suivront la pro-
mulgation de la loi. En attendant qu'il soit statué
sur ce projet, il assurera l'exploitation provisoire
des lignes terminées..
& Cette exploitation provisoire aura lieu sous
forme d'un séquestre administratif fonctionnant
conforbiëment a, la loi du ]& juitlet 184N, à l'or-
donnance royale du 15 novembre ~6, et pour
chacun des chemins rachetés, conformément aux
conditions du cahier des charges imposé aux
concessionnaires primitifs. S'
s On voit par où cet amendement diffère
essentiellement du projet dans le système
du gouvernement, l'Etat a le droit de faire
exploiter encore pendant six mois les che-
mins par les Compagnies, délai qu'il peut,
s'il lui ptait, abréger; en6n, et c'est où
devait porter spécialement le débat, au-
cun terme n'est fixé à l'exploitation provi-
soire des lignes par l'Etat. Le ministre est
libre dans son action nulle restriction qui
l'entrave, nul-délai qui limite la durée de
cette exploitation provisoire, laquelle pour-
rait bien, disent les adversaires du pro-
jet, se tourner en un régime dénnitif.
a C'est au moment où va être discuté cet
article 4, que M. Bunet présente sa notion
d'ajournement. Un simple vote par assis et
levé la rejette, mais M. Caillaux ne se
tient pas pour battu. L'exploitation par l'Etat,
voilà le fantôme redouté ou du moins évoqué
par la droite. Après lui, M. Béraldi a eu beau
faire valoir avec solidité les raisons de nature
à dissiper les appréhensions, voici encore un
nouvel orateur qui, aussitôt et avant d'avoir
pris la parole, sans nous laisser même le temps
de le reconnaître, redescend de la tribune et
cède la place à M. Bocher; et nous voyons le
~<ï~)* des constitutionnels se diriger, avec
des gestes de dépit et comme contraint, vers
la tribune. Si nous n'avions à considérer
dans le discours de M. Bocher que la
forme, et le mouvement oratoire, il mé-
riterait nos éloges mais en ces ques-
tions d'afl'aires, où il faut apporter une
compétence technique et beaucoup démesure
dans les appréciations, la. forme n'importe~
guère, mais le fond des choses et l'intention.
M. Bocher a commencé en déclarant que la
politique ne .devait avoir nulle part en ce d~bat,
M. Bocher l'a.-t~-il prouvé par son argumenta-
tion ? Quand il opposait complaiËamment le
che et mince ses toiles manquaient d'at-
mosphère, ses figures semblaient pla-
quées contre les fonds, et ses plans se
chevauchaient: Ces défauts se sont atté-
nués depuis quelques années. Cependant
il faut bien avouer que lui aussi est sys-
tématique, et, à ce point de vue, il n'est
pas déplacé dans les salles anglaises. Il a
des préoccupations archaïques très mar-
quées. I) -est élève de M. Leys, et dis-
ciple des anciens peintres allemands et
flamands. Il continue la manière de son
maître; il est resté fidèle à sa doctrine
pittoresque. Mais on voit avec plaisir
que de jour en jour il 'abandonne ce que
cette doctrine a dë~trop absbiti, qu'il
s'émancipe que ses compositions de-
viennent plus Hbres, et son exécution
plus souple, moins dure et moins tendue.
M.Alma Tadema a envoyé plusieurs ta
bleaux qu'on ne connaissait pas encore,
entre autres Z~~ep~T~eët~ .Z~e
~M?M, deux ouvrages qui ont avant tout
le caractère de restitutions archet' `
ques, et une Baccha.nte Bn~ ~t'~
~~M. ~S~~
si' sur là" ai ict danse. Cette -et excur- ~qui
terrain tout nouveau, et qui
~untre le talent de M. Aima T~adema aux
prises avec les plus grandes difficultés
de l'art, n'est peut-être pas absolument
heureuse. Contradiction singulière le
type du visage de cette femme antique
est complètement moderne et anglais. Les
formes ne sont pas d'une pureté parfaite;
maisledessm a du caractère, de l'am~
pleur; et l'exécution, celle de la gorge
en particulier, est très pensonneHe et
très forte. On retrouvera aussi plu-
sieurs tableaux exposés à Paris
lier ~M ~M~'C ~M~ ~M ~CM~~M'
et ??surtout le tableau, intitulé ~FcM~aa~
a Rome que l'on reverra avec un grand
plaisir. On dirait vraiment que l'artiste
est entré dans' le temple au milieu de la
fête et qu'il atout saisi d'un coup d'œil les
figures principales et les moindres détails;
ou plutôt qu'un procédé instantané et ma-
gique a fixé sur la toile cette belle scène
Sénat à la Chambre et se jouait délicatement
autour de la théorie fameuse du conflit, si
chère à' tout membre de la. droite, se placait-
;il en vérité sur le terrain le plus convenable
et le plus favorable pour répondre au mi-
nistre ? II n'a point ménagé les éloges à M. de
Freycinet il l'a couvert de fleurs pour le
mieux accabler de sesavertissemens, de ses
prophéties lugubres; il lui. a fait la leçon, et,
le prenant à partie d'un bout à l'autre
de son discours, l'a.. mis ainsi, sans façon, sur
la sellette. Prenez garde, dit au ministre
jM. Bpcher, vous allez vous engager sur la
.pente de l'exploitation par l'Etat, non pas
seulement de ces lignes, mais il faudra, par,
une conséquence inévitable, racheter ensuite
la Compagnie riva'e, celle d'Orléans, puis
lea autres, jusqu'à la dernière, et n'est-ce pas,
au fait, le secret désir de la Chambre? Grand
merci de ces divinations Mais des éventuali-
tés ne sont pas des faits, et des suppositions
ne sont pas des raisons probantes. M. de
Freycinet en a fait justice par sa lumineuse et
victorieuse dialectique. On abeaucoupadmiré
avecquèl!ë Shesse il a démasqué certains
pièges, cachés dont le texte de l'amen-
dement de M. Caillaux. Cet amendement a
été repoussé immédiatement après, et le
reste de là loi a.passé avec la majorité que
nous avons signalée plus haut. Ce vote s'a-
dressait non seulement au projet, mais aussi
et plus encore peut-être a la personne du
ministre.
a B.-V. M
On nous écrit de VersadUëS (Chambre
des Députes)
a Voici maintenant d~ux ou trois candidats
ofSciels auxquels les bureaux ont fait grâce
et qui espèrent Rien que la Chambre fera
comme ces bureaux.
B Sur 18,090 suiu'ages exprimes, M. Trubert
en a obtenu 8,630. Le 10~ bureau, à la majo-
rité de 18 voix~contre 8, a proposé de le vali-
der. M. Trubert a plus du tiers des voix de plus
que son concurrent, M. Chabrié, député répu-
blicain sortant. Ancien secrétaire en chef du
cabinet de M. de Broglie, M. Trubert a été natu-
rellement l'objet des soins les plus attentifs du
sous-préfet de Mbissac, et il ne lui arien manqué
de ce qui devait le conduire à la Chambre.
Le rapporteur, M. Lorois, du Morbihan en
convient tout autant qu'on le peut désirer;
il blâme mômeassez nettement les persécu-~
tions très vives dont M. Chabrié et ses ami&
ont été victimes. Mais M. Chabrié est resté en
arrière de plus de 2;000 voix, et s'il a ét6 élu
en 1876, après avoir lutté contre MM. Brassior
et Trubert qui avaient chacun 4,000 voix au
premier tour, c'est, dit-il, qu'au ballottage
une partie des voix de M. Trubert s'étaient
reportées sur lui. M. Trubert a tout gardé
pour lui cette fois, et les voix de M. Brassier
se sont confondues avec les siennes. M. Cha-
brié est dès lors resté avec ses~.OOO voix, et il
n'y a là do quoi surprendre personne parmi
ceux qui connaissent l'arrondissement de
Moissac.
)' Nous regrettons que MoissM n'ait pas cru
devoir faire un effort pour s'unir, le H octo-
bre, à la résistance de la France; mais la
Chambre ne peut invalider sans des motifs;
particuliers tous les candidats officiels qui ont
été élus et qui restent en arrière: Ya-t.ilic!
de ces motifs? t in
"En contestant l'élection, M. Barodet de
son air doux et de sa voix non moins douée
nous certifie que M. Trubert et ses protee-~
teurs ont commis exactement les mêmes mé-
faits que les 47 bu ~invalidés qui ont été
renvoyés devant le sunragë universel, de-
puis M. le b&ron Gorsse jusqu'à M. Amigues
et il ne~laissepas dé relever des fajts oui
doivent être sévèrement blâmés. D'ailleurs
il y a là les révocations et les destitutions
des maires, et surtout les déplacemensde~
antique. Une Jeune femme, une pr~ressp
de Cérès, du plus noble type, vêtu? d~
a manière la plus élégante, ten~ une
orche dune main, occupe le milieu du
tableau. Sa tête est ceinte de pampres
ses cheveux ardens tombent sur la coi
trine a~ec les colliers qui retiennent la
bulle. Elle vient de dépasser l'autel où
fume 1 encens, et se dirige vers la foule
qui lacdame. Des joueurs de double
ûûte la suivent en dansant, ainsi eue de~
personnages portant les amphores Conî 7
sacrées. H faudrait tout louer dans cette"
Cgure vraiment idéale le visage char~
mant, le galbe du corps, le mouvement
et le costume si heureux, si bien trouvés'
exécution fine et ferme, largo, exc~
Sou~rS~ o,~ent du
tambourimméritént les m~m ~s êloges,; les
~ceauf~ et des'
dr? "~cution de premier or-
~qu'u affecte encore la forme
Das-relief, ce tableau est plus libre-
ment composé que la plupart des au-
tres ouvrages de l'artiste les ngures
sont dans l'air et jouent dans la perspec-
tive. Quant aux détails, qui paraissent
entassés à plaisir, qu'on ne s'y trompe
pas: je trouve qu'il y en a-trop encore,
mais les artistes voua diront qu'ils sont
tous calculés;.ce sont eux qui donnent
aux; parties du premier plan leur relief
et leur importance, et c'est avec un tact
exquis que l'artiste les a choisis et dis-
tribués. Il est Impossible de pousser plus
loin l'illusion; mais dans les moindres ob-
jets M. Aima. Tadema ne s'est pas con-
tenté de l'imitation brutale il y a mis de
la beauté, de l'idéal, du style. Ce .que cet
ouvrage suppose de. recherches est in-
croyable~ Mais cette fois cependant le sa-
vant laisse le pas au peintre; je yeux dire
qu'en voyant cet ouvrage on pense à la.
scène, on jouit de la belle exécution sans
réûéchir qu'on a sous les yeux un travail
qui pourrait faire entrer son auteur à
l'Académie des~ Inscriptions et Belles-
Lettres.
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