Titre : Journal des débats politiques et littéraires
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1878-05-05
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Description : 05 mai 1878 05 mai 1878
Description : 1878/05/05. 1878/05/05.
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Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : Révolution - Empire (1789-1815)
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Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIe République - Second Empire (1848-1870)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : IIIe République (1870-1914)
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
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Source : Bibliothèque nationale de France
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/10/2007
EDITION DE ~ARIS
mmcBE s m
OM S'ABONNE
tnBelgiqué,enIta'ie,
dans le Luxembourg, en Turquie,
wn Suisse, en Syrie, en Roumanie et dans !M
régences du Maroc et de la Tunisie,
en Chine et au Japon._
fM moyen d'une valeur payable a Paris ou d<
)em Allemagne, eh Autriche, en Russie,
et dans tous les pays du Nord
chez tous les directeurs de postes;
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~M renvoi d'une valeur payable & PtnB.
Les annonces sont recuef!
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8,placede!aBourM,
tt'm bureau dn~jOBtUM~t
rnmm s m
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ON S'ABONNE
me des Prëtres-Stunt-Gérmain-rAnxen'ois, if.
JPRtX.MB~'ANOWKEMEKTr:
Una.n. Six mois. l~roismOH
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chaTnembis.
PaBépM~cmeca, am Bnméiro. te ce~
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MM. MeMzy, M~lie* et C',4tPmchtaneComIuU,
E. C. Londbn, MM. ~tV.-Et. StaKh et <~m,
i86,Strand.w.C..London., <.
A. BruxeUes~ à ro/~M pMadeleine, dans tes Mosques et, dans tes bi-
bMotMcfues des Rares de cheimns de fer be~es.
A Vatparaiso(Ch!H), cBezt!. prestes L. ToTnero.
JMJMAL BES DEBATS
POL~MUES ET UTTERAMES
(
PAMS
SAMEDI 4 MAI:
Le ycM~M~ <%g ~~a~oM~y, nous
l'avons montré, a jugé et condamne sans
Le lire notre projet, d'arrangement des
aS'aires d'Orient..Nous ne discuterons
pasjayec lui; l'insinuation que. ce projet
nous a été inspiré par les Turcs nous
en dispense. Ze A~~ est d'un avis difTé-
rent « Le croirait-on! dit-il, ce pro-
gramme est emprunté presque textuel-
lement à la diplomatie russe. Ainsi,
Hun nous accuse d'avoir cherché nos
inspirations à Constantinoplë, et l'autre,
à Saint-Pétersbourg.. Il y a une part de
vérité dans ce que dit .~M' La solution
que nous avons proposée est en grande
partie c< celle que la Russie recommandait
depuis des années, et que l'Europe en-
tière s'est appropriée à la Conférence de
Constantinople. )) Mais le .FVo~ se trompe
lorsqu'il ajoute que nous l'avons combattue
autrefois avec acharnement. Nous ne l'a-
vons pas combattue et nous avons conseillé
de toutes nosiorcesàlaPorte de l'accepter,
de s'y résigner. Nos conseils n'ont pas été
entendus, et nous n'en avons pas été sur-
pris: les événemens. qui avaient pré-
cédé et accompagné la Conférence de
Constantinoplë avaient mis !a Porte dans
un état d'exaltation qm ne permettait
guère d'attendre desa part des dispositions
conciliantes. Nous tenons néanmoins àrec-
Uner les faits il n'est point vrai que nous
nous soyons opposés, 'soit au programme
Andrassy, soit à celui de la Conférence de
Constantinoplë. Si nous l'avions fait, le
2Vb?'~ aurait le droit d'admirer notre con-
version; mais nous, n'avons-nous pas le
droit de nous étonner de la sienne.? Quoi!
On convient que notre programme est
celui de la Conférence de Constanti-
noplë et qu'ilest conforme à la vieille
politique de la Russie. Alors, pourquoi
le repousser? Pour quel motif la Rus-
sie a-t-eUe fait la guerre, sinon pour
imposer à la- Porte--ce même pro-
gramme qui était le sien et celui de l'Eu-
rope ? Èl!e n'avait pas d'autre bût, elle le
disait bien haut et elle faisait tous
ses enbrts pour se donner l'apparence
de n'être que le pouvoir exécutif de l'Eu-
rope. Mais la guerre a eu lieu, n'eus dit-on
ne faut-il pas en tenir compte et en accep-
ter les conséquences? Soit! les voilà,
les conséquences de la guerre Nous en
tenons le plus grand compte, ef/g 2VM'~
l'avoue involontairement" lorsqu'il cons-
tate que nous proposons nous-mêmes au-
jourd'hui un programme que nous nous
bornions à regarder autrefois comme un
pis-aUer. Si nous avons changé, !a Russie
n'â-t-eMepa.s changé davantage? N'y a-t-ii
pasunegrandcdistanceentrcleprogràmme
primitif de Constantinopte~ et le traité
de San-Stefano ? Zc Nord, charmé de nous
avoir vu faire quelques pas, ne désespère
pas de nous voir franchir cette distance tout
entière. Il attendra sans doute longtemps.
Nousne savons pas ce'qùe l'avenir réserve;
mais il est clair que s'il a fallu une guerre
heureuse contre la Porte pour rendre
applicable le programme de Constantino
pie, il en faudrait une seconde également
heureuse contre l'Angleterre, pour donner
le même caractère au traité de San-Ste-
fano. .<
'La presse allemande ne s'est pas, en géné-
ral, montréédéfavorableanotre projet, mais
c'est la .Po~ de Berlin qui lui a donné le
plus d'attention et qui en a parlé avec le
ton le plus sérieux et le plus courtois. On
peut dire sans exagérer que des polémi-
ques de cette nature sont~aite& pour dis-
siper bien des malentendus. Sur le fond
des choses, la Po~ est d'accord avec nous;
mais notre confrère cherche en vain et ne
trouve pas le moyen de réaliser Je plan
que nous avons proposé. « Où est la vo-
rm~M.mn mms
DU I; MAI~S~S.
REVUE MUStCAÎE.
r'? (-~ 7~On en avait tant parlé, et pendant si
Jnngtpmps, qu'on avait fini par ne plus
y croire. Moi, j'espérais toujours et je
cherchais un ténor. Quand je l'eus trouvé,
on voulut me le prendre. « Ce ténor m'ap-
partient de droit. a A quoi je répondis
II. m'appartient de fait, et je le garde. Ah! 1
mon Dieu il y a des gens à qui cela était
fort égal qu'on }ouât /S~ ne la jouât pas. Elle attendait depuis d~x-
sept ans; ils l'auraient bien attendue dix-
sept ans encore. Par le fait, M. Sellier
ayant été pris par le directeur de l'O-
péra, M. Talaxac était tout naturel-
lement désigné pour entrer à l'Opéra-
Comique, et M. Carvalho avait quelque
raison de compter sur lui. Mais mes pré-
cautions étaient prises, et elles étaient
bien prises. J'avais reçu de sérieuses pro-
messes de personnages haut placés qui,
lorsqu'ils ont donné leur parole, savent la
tenir. Ils m'avaient dit M. Talazac en-
trera au Théâtre-Lyrique pour y chanter
~S7<~en sortant du ConseTvatoire, a été engagé
eu Théatre~ydque.
lonté, dit-il, d'exécuter ces excellentes
conceptions? » Il ne la trouve ni dans la
Russie, ni dans l'Autriche, ni dans l'An-
gleterre, et il en conclut que l'Allemagne
ne peut pas se substituer, pour le règle-
ment des afïaires d'Orient, aux puissan-
ces qui y sont le plus directement inté-
ressées. La .Po~ est-elle bien certaine que
l'Angleterre et l'Autriche soient aussi
éloignées qu'elle le dit d'accepter notre
système ou un système analogue, et que
la Russie ne puisse pas dès lors y être
ramenée par les bons conseils de l'Alle-
magne ? Nous avons déjà examiné cette
question, et il est inutile d'y revenir
constatons seulement le bon accueil que
la presse autrichienne a fait à notre
projet d'arrangement.
Parmi tous les détails dans lesquels nous
avons dû entrer, la Post a reconnu l'im-
portance de celui qui est relatif au main-
tien de l'occupation des forteresses par les
Turcs.C'esMa, eueuet, le nœud de la
difncuKé. « Avec une grande justesse, dit
la Fo~, le ~OM~'K~ des Z~Z~ démontre
que la sécurité de Constantinople, et l'in-
dépendance-de la Porte aussi longtemps
qu'elle restera à Constantinople, dépendent
de l'occupation par les Turcs des forte-
resses de la Bulgarie, a L'indépendance
de la Porte nous a toujours paru d'un in-
térêt précieux, et l'Europe ne doit pas y
renoncer tant que l'empire ottoman, con-
tinuera de taire partie de l'équilibre géné-
néral. L'occupation des forteresses par
les Turcs est une garantie de cette indé-
pendance mais elle est commandée
encore par d'autres motifs.~ En jetant les
yeux sur la Turquie, nous avons cherché
par quels moyens on pourrait arriver à
rendre la vie à toutes les branches du gou-
vernement et de l'administration. Il faudrait
pour cela constituer des autonomies provin-
ciales, réformer les finances et mettre le
gouvernement général sous le contrôle de
l'Europe. Mais pour ce qui est des inté-
rêts militaires du pays, ce n'est ni par les
provinces ni par l'Europe qu'ils pouvaient
être utilement garantis. Ici, le seul ins-
trument dont on puisse se servir, parce
qu'il est le seul qui existe est l'ar-
mée turque. On sait d'ailleurs que la race
turqueest essentiellement militaire, qu'elle
semble particulièrement faite pour la
défense du pays", et que, si l'admi-
nistration et le commandement étaient
meilleurs, l'armée serait de tout point ex-
cellente. N'était-il pas naturel, puisqu'on
voulait réveiller en Turquie l'énergie vi-
tale, de distribuer lés fonctions politiques
entre les mains les plus capables de les
exercer, et par conséquent d'abandonner
et d'assurer aux Turcs l'exercice des
fonctions militaires ? Aussi avons-nous
demandé qu'on leur laissât la possession
des forteresses, persuadés que l'Europe
ne saurait trouver un moyen plus sûr de
de ralentir le mouvement qui emporte les
Russes vers Constantinople. Le Turc n'est
pas fait pour l'administration, mais il
est supérieur à la guerre, et il l'a mon-
tré encore dans la dernière campagne.
La Post n'est pas le seul journal alle-
mand qui nous ait compris sur ce point.
La ~T~MMC~e .2~M~ et l'J~em~ae
Z~~ (6' correspondances qu'elles ont reçues de
Vienne, sont absolument du même avis.
La question de la Bessarabie et celle
des forteresses du Danube priment, à
leur avis, toutes les autres, surtout si
l'on se place au point de vue autri-
'chien. Le premier de ces journaux dé-
clare que la question des forteresses
est aussi importante pour l'Autriche
que celle des frontières de la Bulga-
rie, sinon davantage, et l'MM ~M-
~H~7 l'explique et Ij prouve avec une
grande vigueur d'argumentation.
< II D'est pas difSeUe, dit-elle, de com-
La déconfiture de ce théâtre lui ayant
rendu sa pleine et entière liberté, ce qu'il
était inutile de songer à lui contester, et
ce qu'on a essayé de faire pourtant, il a
signé vontairement, et à de superbes con-
ditions, un engagement avec le direc-
teur de l'Opéra Comique. S'il a fait
mettre dans cet engagement qu'il ne~di-
rait pas de dialogue?, c'est uniquement
parce qu'il se défie de sa prononcia-
tion gasconne, et non parce qu'il trouve
la prose indigne de lui. Rien n'est fati-
gant, d'ailleurs, comme de faire alterner
la parole avec la musique, et on ne saurait
blâmer un chanteur qui possède une voix
de ténor comme celle de M. Talazac de
prendre toutes les précautions, même les
plus minutieuses, pour la conserver. As-
surément, M. Talazac, par la nature même
et la beauté de son organe, peut se croire
appelé à tenir quelque jour sa. place à
l'êpéra; mais je vous assure bien que la
vanité est son moindre défaut, et qu'on
ne vit. jamais chanteur plus docile et plus
respectueux. Il n'y a pas de points d'or-
gue dans ma partition, et il n'en a pas
mis, n'étant pas encore en état d'en com-
poser lui-même, ce qui est peut-être
plus heureux pour moi que pour lui. Sur
ce chapitre-là, nous ne serions jamais ar-
rivés à nous entendre, mon opinion étant
que les points d'orgue ne sont pas choses
indispensables, même au succès du chan-
teur, et ensuite que les curés sont faits
pour dire la messe, et les sacristains pour 1
la servir.
Je redoutais cependant, à mesure que
les études de avançaient, de voir
prendre pourquoi la Russie a stipule que les
forteresses seraient rasées;~ ce n'est point
pour délivrer complètement les Bulgares de
la présence des troupes turques, mais très
probablement pour s'ouvrir un chemin plus
fa."Ue jusque et à travers les Balkans, au cas
d~une nouvelle guerre. Si une nouvelle
guerre devait éclater au sujet de ce qui reste.
de la domination turque eu Europe, cetta
guerre, comme la Russie l'a parfaitement
compris, commencerait non plus sur le,
Danube, mais bien au sud des Bal-
kans, et l'armée russe pourrait parcou-
rir, sans rencontrer d'obstactes, la route
qui s'étend du Danube aux Balkans. Qu'on
veuille bien se rappeler que les plus ancien-
nes guerres entre la Russie et la Turquie ont
commencé sur le Dniester, le Sereth et la
partie sep'entrionale du Danube, et qu'elles
se sont déroutées autour des forterasses de
Bender, d'Ismaïl, deToultscha qu'ensuiteelles
onteu leur'hÉâtreplusausud sur le Danube, et
ont eu pour objectif Braï!a, Silistrie, Roust-
chouk. attendu que ies principautés étaient
déjà. ouvertes aux armées russes. Par le traité
dë'San-Stefano,la Russie a donc voulu s'assurer
d'abord lelibrepassagéduDanube, ensuiteune
marche en avant ég&tement libre à travers les
Balkans jusqu'à la Maritza, ou elle aurait
rencontré entin presd'Andrinople la première
armée turque. C'est le motif principal pour
lequel elle insiste sur la grande exten-
sion de 1~ Butgarie, qui se trouverait
aiusi soustraite presque entièrement à la
suzeraineté de la. Turquie, jusqu'au sad
des Balkans, c'est-à-dire presque jusqu'à
la seconde capitale de l'empire ottoman. Il est
vrai que.. quoi qu'il arrive, ces exigences se-
ront difucHement admises maist l'Europe
devra prendre garde,.si elle restreint le terri-
toire assigné à la nouveHë Bulgarie, de ne pas
oublier que le quadrilatère des forteresses
bulgares doit être conservé à la Turquie, et
que la question de~ forteresses ne doit pas
être sacri&ée en compensation de la (tuestion
des limites territoriales de la Bulgarie, s `
Ces citations suffisent pour montrer quel
accueil le programme que nous avons
modestement proposé a trouvé dans une
grande partie de la presse européenne.
BOURSE DE PAMS
Ctataro !a 3 t< 4 Oïtnzewe. Metwee
S 0/0
Comptant. 72-95. 7320-25.
Fin cou]- 7290. '7315.M,
't/!tO/'B'
Compt&-dtl0~7S f-t02M./ .M
S~ "i.
Gomp!&nFtn cou!-108 90.1092212 .32~2
PETIIK BOURSK DU SOIH.
Emprunt 5 0/0. 109ft'.20,'2!Mt/ 2.
30/0. 73fr.2?,22)/2.
Fiofins (or). S8S/8.
Egyptiennes 60/0.. 166fr.;166rr.87);2.
Nous apprenons qu'il est inexact que le
général Ignatien' soit nommé, comme on l'a
annoncé. ou doive être nommé ministre sans
porteieuille. Entre autres raisons, il suffit de
dire qu'un tel poste est inconnu en Russie.
Les négociations n'ont abouti à aucun ré-
sultat jusqu'à présent; il semble toutefois
que l'esprit dans lequel elles se poursuivent
sa soit amélioré.
Noas recevons de notra correspondant par-
ticulier la dépêche suivante:
« Berlin, le 4 mai, soir.
)) Les nouvelles propositions faites par le
cabinet de Saint-PéteMbourg aux cabinets de
Londres et de Vienne sont attribuées ici à
l'initiative personnelle du czar, et, pour cette
raison, on les regarde comme décisives et d6-
nnitives.N »
'E'~M~rapMc' ps'
(Service télegraphicfae de t'agMiceHaYaa.) `
Constantinople, le 3 mai, soir.
Hier. u. Sa.n-Stcfano, Satvet Pacha et le Honéra!
Totleben ont eu une longue entrevue dans la-
quelle ils se sont occupes de la question de l'éva-
cuation de Choumia, do Varna et de Batoum par
les troupes turques. Ils ont aussi débattu un
projet de retrait des forces russes de San-Stotano
YersiesfortiticationsdeTcha.tatdja.
Les commissaires désignés pour apaiser la ré-
Yo!te de Thraee sont arrives à Phiiippopoti..
l'occasion des nominations de Chakir Pacha
mettre sur le tapis, particulièrement par
M"" Chevrier, cette question du point d'or- j
gue qui, entre la belle Margyane et moi,
eût pu amener un conûit.
Or, un jour qu'elle venait de chanter
avec une rare perfection son air du
deuxième acte, l'air qui dans la nouvelle 1
partition remplace les couplets, je lui dis
très sérieusement ceci « Voilà un mor-
ceau, Mademoiselle, dans lequel vous pro-
duirez certainement beaucoup d'enet, car
vous le chantez à ravir mais vous `
en produiriez encore bien davantage t
s'il se terminait par une cadence 1
qui ferait valoir toute la flexibilité de vo-
tre voix, une cadence dans le genre de i
celle-ci. Et alors je me mis à improviser (
un point d'orgue auquel ne manquaient i
ni les arpèges, ni les gammes rapides, ni
les trilles, ni les notes piquées, ni aucun
de ces artifices qui sont les ressources de
certaines cantatrices et font la grande joie
du public. j
Je venais d'achever mou improvisation, ]
enlevant les yeux sur M"" Chevrier, je t
la vis qui dardait sur moi un regard telle- 1
ment eSaré, que j'éclatai de rire. «Ah; 1
mon Dieu'me dit-elle, vous m'avez fait (
peur!a Ma plaisanterie avait réussi, et (
dès ce moment je fus complètement ras- 1
sure. A part un petit changement tout à i
faitinsigniuantque j'ai proposé moi-même <
à M. Talazaç, ma partition a été exécutée <
telleque je l'ai écrite, et ce n'est pas là la
moindre satisfaction que mes excellens ]
interprètes m'aient donnéa. On a vu des
chanteurs (ce sont ordtoairement les plus
comme ambassadeur de Turquie a Saint-Péters-
bourg, et du prince LobanoS' comme ambassa-
deur de Russie à Constantinople, 'les journaux
turcs renouvellent l'assurance que la Turquie
restera neutre.
On n& signale aucun engagement en Thessalie
ni en Ëpiro depuis quelques jours.
Constantinople, le < mai.
L'évacuation de San-Stefano par les Russes
n'est aucunement décidée.. Une partie des trou-
pes qui occupaient San-Stefano est ailée camper
sur les'hauteurs avoisinantes, mais uniquement
dans un but sanitaire.: La plus grande partio.dos
troupes reste à San-Stefano.
Néanmoins, les négociations pour ie retrait si-
multané des Anglais et des Russes continuent.
La nouvelle d'après laquelle le général Totleben
traiterait directement avec l'amiral Hornby est
inexacte.
Le prince Labanoff, le nouvel ambassadeur
russe à Constantinople, est attendu 'prochaine-
ment.
Malgré les instances russes pour obtenir l'éva-
cuation de Choumia, Varna et Batoum, aucun
ultimatum n'a été remis, aucun détai n'a été fixé,
rien n'a été décidé.
L'agitation à Batoum contre l'occupation russe
s'accentue. La révolte des musulmans de la
Thrace est en décroissance..
Aucun engagement important, n'a eu lieu ces
derniers jours. La commission, qui .est à Philip-
popo!i a commencé son œuvra d apaisement.
Londres, le 4 mai.
Le ?*M):M publie les nouvelles suivantes
Vienne, le 3. Les Russes occupent Pravadi,
coupant ainsi toutes les communications entre
Varna et Sohoumta, Cet acte indique l'intention
d'intercepter tous les convois d'approvisionne-
mens pour la garnison turque de Schoumia.
La nouvelle que les Turcs ont évacué Adakaieh
n'est pas exacte mais cette évacuation est une
-simple question de.temps.
Bucharest, le 3. Les 80 trains demandés par
les Russes sont destinés a transporter des trou-
pes et du matériel à Ga)atz, où. d'après les avis
de source russe, le grand-duc Nicolas reprendra
le commandement de l'armée.
Saint-Pétersbourg, le 3- On croit que quel-
ques progrès ont été faits relativement aux né-
gociations pour le retrait' simultané des forces
anglaises et russes.
Le bruit court que le cabinet anglais admet-
trait en principe l'utilité d'un échange de vues
sur l'essence de la question du Congres, pourvu
que les difficultés de forme qui s'opposent actuel-
lement a la réunion du Congrès soient écartées.
On a de bonnes raisons de penser que la Russie
est prête à accepter un tel échange de vues, mais
que l'Angleterre n'a pas encore répondu au ~'o
M~Mon~ du prince Gortchako Cf.
Vienne, le 3. L'Angleterre a envoyé sa ré-
ponse aux dernières ouvertures de la Russie. Ce
document a produit une bonne impression à Saint-
Pétersbourg.
Le j!MVienne, le 3. L'Allemagne propose de placer
elle-même devant le Congrès le traité de San-Sto-
iano. Cette otire n'a pas encore été acceptée.
Berlin, le 3. Le czar a pris lui-même en
main la conduite des affaires politiques pendant
la matadie du prince Gortchakoif. Aussi la si-
tuation offre un aspect plus paciûque.
Vienne, le 3. Les Russes sont sur le point
de se retirer de San-Stefano. Us laisseront un ré-
giment pour garder les approvisionnemens.
Rome, )e 3. La nouvelle que l'Italie devait
envoyer des troupes en Albanie n'a aucun fon-
dement..
On télégraphie de Vienne au .Da~y A~M
« D'après une dépêche d'Agram, des ordres
ont été donnés de commencer un mouvement
stratégique pour concentrer 2a,00() hommes sur
la frontière de Bosnie, dans la direction de
Gradiska. &
Gradislca, Londres, le 4 mai.
Le ?'M publie la dépêche suivante
« Constantinople, le 3 mai. Tout indique
que le général Totieben va agir ënergiquement
contre l'insurrection musulmane des mon~
Rhodope; des troupes sont mandées d'Andrino-
ple et de Philippopoti.
& On croit que le général Totleben serait dis-
posé à accorder aux Turcs du temps pour l'éva-
cuation des forteresses, et qu'il retirerait ses trou-
pes des lignes de San-Stefano si les Turcs consen-
taient à l'occupation par les Russes des lignes
~tortifMesdeTchataidja.~ »
Saint Pétersbourg, le 4 mai.
Le prince Gortchakoff va beaucoup mieux,
tout en étant encore faible.
La goutte s'est concentrée aux pieds.
On espère que le prince pourra reprendre pro-
chainement la. direction des affaires étrangères.
Berlin, le 4 mai.
La G'SM~ ~,4K<'w~:<' ~M ~o~ publie
une correspondance de Vienne, émanée de source
autorisée, qui se termine par ces mots
« L'occupation de la Bosnie parles troupes autri-
chiennes est loin d'être~aussi imminente que cer-
tains bruits Mpandus pourraientle faire croire.Cette
mesure n'est nullement en projet et n'entre pas
dans les calcula potitiques du momentt comme
élément indispensable. Cependant, si elle deve-
nait nécessaire 'dans l'intérêt tout spécial de la
monarchie austro-hongroise, elle ne serait pas
réalisée sous la forme d'un empiétement arbi-
traire sur le droit internationat, ni comme un
acte comminatoire hostile à l'égard de la Porte.
Elle ne prétendrait en aucune façon anticiper sur
la solution européenne des questions pendantes,
.telle que le cabinet de Vienne s'efforce de l'obte-
renommés) imposer de singulières exi-
gences aux plus célèbres .compositeurs.
Quant aux cantatrices, je n'en parle pas.
Eh bien! pour ce qui me concerne, je n'ai
punaisrienvude pareil. Il est vrai que jus-
qu'à présent je n'ai eu que deux ouvrages
joués à l'Opéra .Ë~mémoire, et ~eoMM~< dans lequel on
ne chante pas.
Z&. /S' que, à la suite d'une sommation adressée
a M. Charles Réty, alors directeur de ce
théâtre, par ministère d'huissier. Un traité
m'avait été fait par M. Carvalho, et M. Char-
les Réty était tenu de remplir les engage-
mens de son prédécesseur. H ne deman-
dait pas mieux, du reste, que déjouer
lequel j'ai conservé, depuis, les relations
les plus amicales; mais il avait des em-
barras d~argent, l'auteur d'une pièce reçue
postérieurement: à la mienne s'offrait à lui
venir en aide et lui demandait un tour de
faveur. Il était sur le point de consentir,
lorsque maître X. huissier patenté, lui
remit un paquet volumineux (c'était ma
partition) accompagné d'une feuille de pa-
pier timbré. Le grimoire ministériel pro-
duisit son effet. Mon traité stipulait un dé-
dit assez considérable. Quant au paquet,
M. Réty ne l'ouvrit pas, fort heureuse-
ment. Il y .entrait pour une bonne moitié
de papier blanc. Les études de ~a~ë
commencèrent immédiatement, et j'ache-
vai l'ouvrage pendant les répétitions. Le
rôle de Selim fut donné à M. Peschard;
celui de Margyane à M"" Gilliez. Ce n'est
que plus tard, et devant l'insuffMa.ncede <
rir. Finalement, on peut affirmer que les nouvel-
les relatives à un compromis en train d&se.con*
dure ou déjà conclu entre l'Autriche et la Rus-
sie sont tout aussi dénuées de fondement que
l'annonce du départdmminent d'une division au-
trichienne. »
Vienne, le 4 mai.
Les journaux du soir annoncent que l'on as-
sure dans tes cercles parlementaires que le gou-
vernement a l'intention de présenter très pro-
chainement à la Chambre des Députés un projet
de loitendànt a ouvrir le crédit de 60 millions de
florins voté par les Délégations.
Bruxelles, le 4 mai.
Le Nord dément que la Russie ait engagé en
Amérique S,f00 Irlandais pour envahir Ta Nou-
velle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick..
Rome, le 4 mai.
Un envoyé extraordinaire turc est attendu ici,
porteur d'une lettre du Suitan félicitant le Pape
de son avènement au pontiûcat. Il est en même
temps porteur d'instructions qui mettent fin aux
différends entre le Vatican et la Turquie, celle-
ci acceptant les transactions proposées par
Mgr Hassoun.
La Congrégation des cardinaux chargée d'étu-
dier les lois de mai prussiennes et de déclarer si
ces lois sont acceptables ou contraires à l'Eglise
a pris des décisions qui sont de nature à faciliter
beaucoup.le rétablissement des rapports entre le
Vatican et le gouvernement allemand. On assure
que la Congrégation est d'avis que les lois do mai
ont été en partie mal interprétées.
Aujourd'hui, au Sénat, discussion d'une inter-
pellation sur la politique orientale.
.Londres, le 3 mai.
Une pétition à la reine, couverte de l7, gnatures, a été déposée aujourd'hui au ministère
de l'intérieur..
Les signataires regrettent l'appel des réserves
et prient la reine d'user de son influence en fa-
veur de )a réunion du Congrès et du rétablisse-
ment de la paix en Europe.
On remarque parmi les signataires le duc de
'Westminster, le duc de Bedford. plusieurs pairs,
évoques et membres du Parlement, de nombreux
ecclésiastiques .et beaucoup de gens de lettres
éminens.
éminens. Londres, le 3 mat.
Par un décret publié dans la G'SM~BfMt-
e~M, la reine a conféré à M. Gathorne Hardy la
dignité de vicomte.
Le secrétaire d'Etat pour les Indes prendra le
titre de vicomte Cranbrooke.
La G's~Me contient la nomination de M. Mallet
au poste de premier secrétaire a l'ambassade de
Constantinopfe.
Londres, te < mai.
Le Foroign-Office a publié la correspondance
diplomatique relative aux aCtaires de Crete.
Le 2 mars, Safvet Pactia chargea télégraphi-
quement Musurùs Pacha de demander à 1 Angle-
terre de presser la Grèce d'arrêter l'envoi de
bandes armées en Crète. Safvet Pacha concluait
en disant que si. le but du, gouvernement gi'ec
était d'obtenir des réformes pour les provinces
frontières, il pouvait être assuré que ses désirs
seraient réa)is6s, et que la Porte, liée par les pré-
liminaires de paix, se préparait déjà à ,réahsér
immédiatement de nouvelles réformes.
Athènes, le 3 mai, soir.
Les consuls ont prolongé de quinze jours l'ar-
mistice entre les Turcs et les insurgés de Thes-
salio. i.
Ces derniers sont a.u nombre de C,COO.
Athènes, le 4 mai.
Les insurgés do Carditxa ont promis de se re-
tirer a la suite de la promesse des consuls anglais
que l'Angleterre garantissait leur sécurité,~cs
assurait de sa sympathie et soutiendrait leurs
justes griefs.
Ce D'est pas sans surprise que nous
avons tu dans le dernier paragraphe du
rapport fait au nom de la commission
chargée' de préparer un p~pjet d'ôrganisa-
chargée de préparer un projet d'organisa-
tion de l'enseignement primaire supérieur
la phrase que voici « Enfin, dans l'énu-
H mération des questions soumises a notre
a examen se trouvait celle des écoles
N primaires supérieures a l'usage des
a paysans après avoir pris connaissance
a d'une Note qui lui a été remise à ce su-
a-jet par un doses membres, 'Notecon-
a tenant les renseignemens recueillis par
Bluisur les écoles .ainsi dénommées, la
M commission a pensé qu'il n'~ avait pas
a lieu de s'occuper en France de cette
a catégorie d'écoles, a Si c'est là vraiment
la conclusion de la commission' et le
dernier résultat de ses travaux, nous ne
pouvons qu'engager le ministre de l'in-
struction publique à rejeter le rapport qui
lui a été adressé, ou du moins à lui don-
ner, dans les archives du ministère, la
place réservée aux documens stériles
qu'on laisse dormir sur des rayons pou-
dreux. La règle d& conduite la plus uni-
versellement consacrée par le bon sens
n'est-elle pas en effet, lorsqu'il s'agit de
ces deux artistes, que mes collaborateurs
me décidèrent à choisir Nonjauze et
M"° Blanche Baretti. Ce pauvre Monjauze!
je n'en voulais pas. Sa voix me semblait
grêle et nasillarde; j'avais toujours dans
l'oreille la façon dont il chantait dans
7~e~peu il me sembla que son organe s'é-
largissait et prenait de jour en jour un
timbre plus consistant, plus sympathique.
Enfin, je n'ai pas besoin de rappeler que
Monjauze fut superbe dans le rôle de Sé-
lim, et que ~~M6 dut à ce chanteur
habile, à ce parfait comédien, une grande
part de son succès. M"° Blanche Baretti,
fort jolie à voir sous son costume orien-
ta!, chanta délicieusement le premier et
le second acte au troisième, parti-
culièrement dans la grande scène avec
Selim, sa voix était faible, on l'entendait
à peine; Monjauze l'écrasait. C'était
comme un duo entre une flûte de cristal
et une trompette d'airain. Balanqué im-
prima un caractère noble, sévère et
donna une grande valeur au personnage
d'Amgiad bien que le rôle fût écrit un
peu haut pour lui, il s'y fit applaudir sans
mettre les spectateurs dansia confidennede
ses enbrts.'Wartel, fils deWartel, s'acquitta
avec un très grand talent de comédien du
rôle de Kaloum-Barouck, etMonck, Sis de
Monck, grâce à la verve comique de
M. Gdrardot, égaya fort le public. Tous
sont morts aujourd'hui, à l'exception de
Wartel. `
J'ai parlé de la distribution de 1861;
qu'on me permette maintenant de parler
de celle d'aujourd'hui.
réformes, de courir d'abord au plus presse
Or, nous avons en ce moment/dans .tou-
tes les communes urbaines de quelque
importance, des établissemens qui donnent,
sous un nom bu sous un autre, un'véri-
table enseignement primaire supérieur.
Au contraire, nos communes rurales, sans
en excepter les plus riches fet les plus
peuplées, sont entièrement dépourvues
d'écoles 'supérieures. Le fils de l'indus-
triel, du commerçant, du. petit bourgeois,
qui, sans aborder renseignement classi-
que, veut cependant compléter son in-
struction au sortir de l'école primaire,
voit les cours de l'enseignement secon-
daire spécial et ceux des écoles profes-
sionnelles s'ouvrir devant lui. Le fils du
paysan, du riche fermier ou de l'ouvrier
des champs ne trouve rien au-dessus de la
modeste et insuffisante école de son vil-
lage. Pour acquérir quelques notions
scientifiques supérieures à l'alphabet et
aux quatre règles, il est obligé d'aller
jusqu'à la ville-voisine de se séparer de
sa~miUeet'de lui imposer une chargé
pécuniaire bien souvent trop lourde pour
ell<
C'est une fâcheuse coutume de vouloir
toujours créer du nouveau' sans tenir
compte de ce qut existe et de ce qui mérite
d'être respecté. La commission chargée
de préparer un projet d'organisation de
l'enseignement primaire supérieur recon-
naît, dans son rapport que cet enseigne-
ment a toujours été donné depuis 1833,
dans une mesure plus ou moins large, par
les collèges et par les lycées. Un certain
nombre de cours d'instruction primaire
supérieure avaient été annexes sous te
gouvernement de Juillet aux cours d'in-
struction classique. Mais c'est à partir
de la loi du 21 juin 186S, qui a inau-
guré l'enseignement secondaire spécial,
que ces cours ont changé de carac-
tère et ont formé un enseignement pri-
maire supérieur complet. Nous sommes
de très médiocres partisans de la: loi du.
21 juin 186H, nous dirons tout à l'heure
pourquoi l'enseignement qu'elle a fondé
n'a pas acquis chez nous toute l'impor-
tance désirable. Mais, si.mal organisé que
soit cet enseignement, si ambitieux que
soient ses programmes, si déplorables que
soient les conditions dans lesquelles il
a été créé, H .n'en a pas moins rendu,
il n'en rend pas moins encore d'in-
contestables services. Le besoin d'un
enseignement supérieur était tellement
vif, qu'en dëpiL de ses défauts et de
son nom prétentieux, l'enseignement
secondaire spécial en a bientôt tenu lieu.
Le bon sens des familles a corrigé lès im-
perfections de la loi. L'enseignement se-
condaire spécial, qui devait comprendTe
cinq classes, n'en comprend pas en réa-
lité plus de trois. Les statistiques offi-
cielles démontrent que les premières
classes sont très suivies, mais que le
nombre des élèves diminue d'année en
année et se trouve presque nul en cin-
quième année. Nous avons eu l'occa-
sion d'étudier nous-mêmes, il y a quel-
ques années, le fonctionnement de l'en-
seignement spécial dans un 'des lycées où
il est le plus florissant, dans le lycée de
Nîmes. La classe préparatoire comptait
environ cinquante élèves la première
année, quarante; la deuxième et la troi~
sième années, de quinze à. vingt; la cin-
quième année ne comprenait plus que
deux élèves qui venaient rarement au
cours et qui étaient en quelque sorte des
amateurs.
Ainsi, quoi qu'en disent les lois, les cir-
culaires et les programmes, l'enseigne-
ment secondaire spécial est tout simple-
ment un enseignement primaire supé-
rieur qui dure depuis trois ans et qui
roule sur les connaissances générales
prescrites par la loi de 1833. Pourquoi
A tout seigneur tout honneur C'est par
M. Talazac que je commence.
Voilà un jeune artiste qui nesedou-~
tait guère, il y a cinq ou six ans, qu'il
avait une fortune dans son gosier. H chan-
tait comme on chante pour tromper 1~
monotonie d'un travail manuel. M. Ta-
lazac est de Bordeaux. Un professeur de
chant très distingué, M. Sarreau, l'enten-
dit, lui trouva une belle voix, beaucoup
d'intelligence, et se chargea de son édu-
cation musicale. L'élève était docile, il se
montrait reconnaissant; le maître le prit
en affection et le traita comme son pro-
pre enfant. M. Talazac ne l'a jamais
oublié. Quand il fut en état d'entrer
au Conservatoire, on l'envoya à Pa-
ris, et il fut placé dans la. classe de
M. Saint-Yves Bax. J'ai déjà~u plus d'une
occasion de .signaler l'excellente méthode
de ce professeur éminent. M. Talazac dé-
vint son élève préféré. En même temps
que M. Saint-Yves Bax lui donnait des
leçons de chant, M. Obm lui enseignait la.
déclamation. Au dernier concours du Con-
servatoire, il obtint un premier prix et
deux seconds prix. C'était un assez joli
succès. H s'y était préparé en chantant
de la façon la plus remarquable ~.DK~M)K<~FC'est là que je l'entendis pour là pre-
mière fois et que je lui onrisdelefaire
débuter au Théâtre-Lyrique dans le rôle
de Selim. Il accepta. Ce rôle est très fati-
gant, très difficile, avec des oppositions
de force et de douceur exigeant des qua"
lités qu'il est bien rare de trouver ré-
mmcBE s m
OM S'ABONNE
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régences du Maroc et de la Tunisie,
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MM. MeMzy, M~lie* et C',4tPmchtaneComIuU,
E. C. Londbn, MM. ~tV.-Et. StaKh et <~m,
i86,Strand.w.C..London., <.
A. BruxeUes~ à ro/~M p
bMotMcfues des Rares de cheimns de fer be~es.
A Vatparaiso(Ch!H), cBezt!. prestes L. ToTnero.
JMJMAL BES DEBATS
POL~MUES ET UTTERAMES
(
PAMS
SAMEDI 4 MAI:
Le ycM~M~ <%g ~~a~oM~y, nous
l'avons montré, a jugé et condamne sans
Le lire notre projet, d'arrangement des
aS'aires d'Orient..Nous ne discuterons
pasjayec lui; l'insinuation que. ce projet
nous a été inspiré par les Turcs nous
en dispense. Ze A~~ est d'un avis difTé-
rent « Le croirait-on! dit-il, ce pro-
gramme est emprunté presque textuel-
lement à la diplomatie russe. Ainsi,
Hun nous accuse d'avoir cherché nos
inspirations à Constantinoplë, et l'autre,
à Saint-Pétersbourg.. Il y a une part de
vérité dans ce que dit .~M' La solution
que nous avons proposée est en grande
partie c< celle que la Russie recommandait
depuis des années, et que l'Europe en-
tière s'est appropriée à la Conférence de
Constantinople. )) Mais le .FVo~ se trompe
lorsqu'il ajoute que nous l'avons combattue
autrefois avec acharnement. Nous ne l'a-
vons pas combattue et nous avons conseillé
de toutes nosiorcesàlaPorte de l'accepter,
de s'y résigner. Nos conseils n'ont pas été
entendus, et nous n'en avons pas été sur-
pris: les événemens. qui avaient pré-
cédé et accompagné la Conférence de
Constantinoplë avaient mis !a Porte dans
un état d'exaltation qm ne permettait
guère d'attendre desa part des dispositions
conciliantes. Nous tenons néanmoins àrec-
Uner les faits il n'est point vrai que nous
nous soyons opposés, 'soit au programme
Andrassy, soit à celui de la Conférence de
Constantinoplë. Si nous l'avions fait, le
2Vb?'~ aurait le droit d'admirer notre con-
version; mais nous, n'avons-nous pas le
droit de nous étonner de la sienne.? Quoi!
On convient que notre programme est
celui de la Conférence de Constanti-
noplë et qu'ilest conforme à la vieille
politique de la Russie. Alors, pourquoi
le repousser? Pour quel motif la Rus-
sie a-t-eUe fait la guerre, sinon pour
imposer à la- Porte--ce même pro-
gramme qui était le sien et celui de l'Eu-
rope ? Èl!e n'avait pas d'autre bût, elle le
disait bien haut et elle faisait tous
ses enbrts pour se donner l'apparence
de n'être que le pouvoir exécutif de l'Eu-
rope. Mais la guerre a eu lieu, n'eus dit-on
ne faut-il pas en tenir compte et en accep-
ter les conséquences? Soit! les voilà,
les conséquences de la guerre Nous en
tenons le plus grand compte, ef/g 2VM'~
l'avoue involontairement" lorsqu'il cons-
tate que nous proposons nous-mêmes au-
jourd'hui un programme que nous nous
bornions à regarder autrefois comme un
pis-aUer. Si nous avons changé, !a Russie
n'â-t-eMepa.s changé davantage? N'y a-t-ii
pasunegrandcdistanceentrcleprogràmme
primitif de Constantinopte~ et le traité
de San-Stefano ? Zc Nord, charmé de nous
avoir vu faire quelques pas, ne désespère
pas de nous voir franchir cette distance tout
entière. Il attendra sans doute longtemps.
Nousne savons pas ce'qùe l'avenir réserve;
mais il est clair que s'il a fallu une guerre
heureuse contre la Porte pour rendre
applicable le programme de Constantino
pie, il en faudrait une seconde également
heureuse contre l'Angleterre, pour donner
le même caractère au traité de San-Ste-
fano. .<
'La presse allemande ne s'est pas, en géné-
ral, montréédéfavorableanotre projet, mais
c'est la .Po~ de Berlin qui lui a donné le
plus d'attention et qui en a parlé avec le
ton le plus sérieux et le plus courtois. On
peut dire sans exagérer que des polémi-
ques de cette nature sont~aite& pour dis-
siper bien des malentendus. Sur le fond
des choses, la Po~ est d'accord avec nous;
mais notre confrère cherche en vain et ne
trouve pas le moyen de réaliser Je plan
que nous avons proposé. « Où est la vo-
rm~M.mn mms
DU I; MAI~S~S.
REVUE MUStCAÎE.
r'? (-~ 7~
Jnngtpmps, qu'on avait fini par ne plus
y croire. Moi, j'espérais toujours et je
cherchais un ténor. Quand je l'eus trouvé,
on voulut me le prendre. « Ce ténor m'ap-
partient de droit. a A quoi je répondis
II. m'appartient de fait, et je le garde. Ah! 1
mon Dieu il y a des gens à qui cela était
fort égal qu'on }ouât /S~
sept ans; ils l'auraient bien attendue dix-
sept ans encore. Par le fait, M. Sellier
ayant été pris par le directeur de l'O-
péra, M. Talaxac était tout naturel-
lement désigné pour entrer à l'Opéra-
Comique, et M. Carvalho avait quelque
raison de compter sur lui. Mais mes pré-
cautions étaient prises, et elles étaient
bien prises. J'avais reçu de sérieuses pro-
messes de personnages haut placés qui,
lorsqu'ils ont donné leur parole, savent la
tenir. Ils m'avaient dit M. Talazac en-
trera au Théâtre-Lyrique pour y chanter
~S7<~en sortant du ConseTvatoire, a été engagé
eu Théatre~ydque.
lonté, dit-il, d'exécuter ces excellentes
conceptions? » Il ne la trouve ni dans la
Russie, ni dans l'Autriche, ni dans l'An-
gleterre, et il en conclut que l'Allemagne
ne peut pas se substituer, pour le règle-
ment des afïaires d'Orient, aux puissan-
ces qui y sont le plus directement inté-
ressées. La .Po~ est-elle bien certaine que
l'Angleterre et l'Autriche soient aussi
éloignées qu'elle le dit d'accepter notre
système ou un système analogue, et que
la Russie ne puisse pas dès lors y être
ramenée par les bons conseils de l'Alle-
magne ? Nous avons déjà examiné cette
question, et il est inutile d'y revenir
constatons seulement le bon accueil que
la presse autrichienne a fait à notre
projet d'arrangement.
Parmi tous les détails dans lesquels nous
avons dû entrer, la Post a reconnu l'im-
portance de celui qui est relatif au main-
tien de l'occupation des forteresses par les
Turcs.C'esMa, eueuet, le nœud de la
difncuKé. « Avec une grande justesse, dit
la Fo~, le ~OM~'K~ des Z~Z~ démontre
que la sécurité de Constantinople, et l'in-
dépendance-de la Porte aussi longtemps
qu'elle restera à Constantinople, dépendent
de l'occupation par les Turcs des forte-
resses de la Bulgarie, a L'indépendance
de la Porte nous a toujours paru d'un in-
térêt précieux, et l'Europe ne doit pas y
renoncer tant que l'empire ottoman, con-
tinuera de taire partie de l'équilibre géné-
néral. L'occupation des forteresses par
les Turcs est une garantie de cette indé-
pendance mais elle est commandée
encore par d'autres motifs.~ En jetant les
yeux sur la Turquie, nous avons cherché
par quels moyens on pourrait arriver à
rendre la vie à toutes les branches du gou-
vernement et de l'administration. Il faudrait
pour cela constituer des autonomies provin-
ciales, réformer les finances et mettre le
gouvernement général sous le contrôle de
l'Europe. Mais pour ce qui est des inté-
rêts militaires du pays, ce n'est ni par les
provinces ni par l'Europe qu'ils pouvaient
être utilement garantis. Ici, le seul ins-
trument dont on puisse se servir, parce
qu'il est le seul qui existe est l'ar-
mée turque. On sait d'ailleurs que la race
turqueest essentiellement militaire, qu'elle
semble particulièrement faite pour la
défense du pays", et que, si l'admi-
nistration et le commandement étaient
meilleurs, l'armée serait de tout point ex-
cellente. N'était-il pas naturel, puisqu'on
voulait réveiller en Turquie l'énergie vi-
tale, de distribuer lés fonctions politiques
entre les mains les plus capables de les
exercer, et par conséquent d'abandonner
et d'assurer aux Turcs l'exercice des
fonctions militaires ? Aussi avons-nous
demandé qu'on leur laissât la possession
des forteresses, persuadés que l'Europe
ne saurait trouver un moyen plus sûr de
de ralentir le mouvement qui emporte les
Russes vers Constantinople. Le Turc n'est
pas fait pour l'administration, mais il
est supérieur à la guerre, et il l'a mon-
tré encore dans la dernière campagne.
La Post n'est pas le seul journal alle-
mand qui nous ait compris sur ce point.
La ~T~MMC~e .2~M~ et l'J~em~ae
Z~~ (6'
Vienne, sont absolument du même avis.
La question de la Bessarabie et celle
des forteresses du Danube priment, à
leur avis, toutes les autres, surtout si
l'on se place au point de vue autri-
'chien. Le premier de ces journaux dé-
clare que la question des forteresses
est aussi importante pour l'Autriche
que celle des frontières de la Bulga-
rie, sinon davantage, et l'MM ~M-
~H~7 l'explique et Ij prouve avec une
grande vigueur d'argumentation.
< II D'est pas difSeUe, dit-elle, de com-
La déconfiture de ce théâtre lui ayant
rendu sa pleine et entière liberté, ce qu'il
était inutile de songer à lui contester, et
ce qu'on a essayé de faire pourtant, il a
signé vontairement, et à de superbes con-
ditions, un engagement avec le direc-
teur de l'Opéra Comique. S'il a fait
mettre dans cet engagement qu'il ne~di-
rait pas de dialogue?, c'est uniquement
parce qu'il se défie de sa prononcia-
tion gasconne, et non parce qu'il trouve
la prose indigne de lui. Rien n'est fati-
gant, d'ailleurs, comme de faire alterner
la parole avec la musique, et on ne saurait
blâmer un chanteur qui possède une voix
de ténor comme celle de M. Talazac de
prendre toutes les précautions, même les
plus minutieuses, pour la conserver. As-
surément, M. Talazac, par la nature même
et la beauté de son organe, peut se croire
appelé à tenir quelque jour sa. place à
l'êpéra; mais je vous assure bien que la
vanité est son moindre défaut, et qu'on
ne vit. jamais chanteur plus docile et plus
respectueux. Il n'y a pas de points d'or-
gue dans ma partition, et il n'en a pas
mis, n'étant pas encore en état d'en com-
poser lui-même, ce qui est peut-être
plus heureux pour moi que pour lui. Sur
ce chapitre-là, nous ne serions jamais ar-
rivés à nous entendre, mon opinion étant
que les points d'orgue ne sont pas choses
indispensables, même au succès du chan-
teur, et ensuite que les curés sont faits
pour dire la messe, et les sacristains pour 1
la servir.
Je redoutais cependant, à mesure que
les études de avançaient, de voir
prendre pourquoi la Russie a stipule que les
forteresses seraient rasées;~ ce n'est point
pour délivrer complètement les Bulgares de
la présence des troupes turques, mais très
probablement pour s'ouvrir un chemin plus
fa."Ue jusque et à travers les Balkans, au cas
d~une nouvelle guerre. Si une nouvelle
guerre devait éclater au sujet de ce qui reste.
de la domination turque eu Europe, cetta
guerre, comme la Russie l'a parfaitement
compris, commencerait non plus sur le,
Danube, mais bien au sud des Bal-
kans, et l'armée russe pourrait parcou-
rir, sans rencontrer d'obstactes, la route
qui s'étend du Danube aux Balkans. Qu'on
veuille bien se rappeler que les plus ancien-
nes guerres entre la Russie et la Turquie ont
commencé sur le Dniester, le Sereth et la
partie sep'entrionale du Danube, et qu'elles
se sont déroutées autour des forterasses de
Bender, d'Ismaïl, deToultscha qu'ensuiteelles
onteu leur'hÉâtreplusausud sur le Danube, et
ont eu pour objectif Braï!a, Silistrie, Roust-
chouk. attendu que ies principautés étaient
déjà. ouvertes aux armées russes. Par le traité
dë'San-Stefano,la Russie a donc voulu s'assurer
d'abord lelibrepassagéduDanube, ensuiteune
marche en avant ég&tement libre à travers les
Balkans jusqu'à la Maritza, ou elle aurait
rencontré entin presd'Andrinople la première
armée turque. C'est le motif principal pour
lequel elle insiste sur la grande exten-
sion de 1~ Butgarie, qui se trouverait
aiusi soustraite presque entièrement à la
suzeraineté de la. Turquie, jusqu'au sad
des Balkans, c'est-à-dire presque jusqu'à
la seconde capitale de l'empire ottoman. Il est
vrai que.. quoi qu'il arrive, ces exigences se-
ront difucHement admises maist l'Europe
devra prendre garde,.si elle restreint le terri-
toire assigné à la nouveHë Bulgarie, de ne pas
oublier que le quadrilatère des forteresses
bulgares doit être conservé à la Turquie, et
que la question de~ forteresses ne doit pas
être sacri&ée en compensation de la (tuestion
des limites territoriales de la Bulgarie, s `
Ces citations suffisent pour montrer quel
accueil le programme que nous avons
modestement proposé a trouvé dans une
grande partie de la presse européenne.
BOURSE DE PAMS
Ctataro !a 3 t< 4 Oïtnzewe. Metwee
S 0/0
Comptant. 72-95. 7320-25.
Fin cou]- 7290. '7315.M,
't/!tO/'B'
Compt&-dtl0~7S f-t02M./ .M
S~ "i.
Gomp!&nFtn cou!-108 90.1092212 .32~2
PETIIK BOURSK DU SOIH.
Emprunt 5 0/0. 109ft'.20,'2!Mt/ 2.
30/0. 73fr.2?,22)/2.
Fiofins (or). S8S/8.
Egyptiennes 60/0.. 166fr.;166rr.87);2.
Nous apprenons qu'il est inexact que le
général Ignatien' soit nommé, comme on l'a
annoncé. ou doive être nommé ministre sans
porteieuille. Entre autres raisons, il suffit de
dire qu'un tel poste est inconnu en Russie.
Les négociations n'ont abouti à aucun ré-
sultat jusqu'à présent; il semble toutefois
que l'esprit dans lequel elles se poursuivent
sa soit amélioré.
Noas recevons de notra correspondant par-
ticulier la dépêche suivante:
« Berlin, le 4 mai, soir.
)) Les nouvelles propositions faites par le
cabinet de Saint-PéteMbourg aux cabinets de
Londres et de Vienne sont attribuées ici à
l'initiative personnelle du czar, et, pour cette
raison, on les regarde comme décisives et d6-
nnitives.N »
'E'~M~rapMc' ps'
(Service télegraphicfae de t'agMiceHaYaa.) `
Constantinople, le 3 mai, soir.
Hier. u. Sa.n-Stcfano, Satvet Pacha et le Honéra!
Totleben ont eu une longue entrevue dans la-
quelle ils se sont occupes de la question de l'éva-
cuation de Choumia, do Varna et de Batoum par
les troupes turques. Ils ont aussi débattu un
projet de retrait des forces russes de San-Stotano
YersiesfortiticationsdeTcha.tatdja.
Les commissaires désignés pour apaiser la ré-
Yo!te de Thraee sont arrives à Phiiippopoti..
l'occasion des nominations de Chakir Pacha
mettre sur le tapis, particulièrement par
M"" Chevrier, cette question du point d'or- j
gue qui, entre la belle Margyane et moi,
eût pu amener un conûit.
Or, un jour qu'elle venait de chanter
avec une rare perfection son air du
deuxième acte, l'air qui dans la nouvelle 1
partition remplace les couplets, je lui dis
très sérieusement ceci « Voilà un mor-
ceau, Mademoiselle, dans lequel vous pro-
duirez certainement beaucoup d'enet, car
vous le chantez à ravir mais vous `
en produiriez encore bien davantage t
s'il se terminait par une cadence 1
qui ferait valoir toute la flexibilité de vo-
tre voix, une cadence dans le genre de i
celle-ci. Et alors je me mis à improviser (
un point d'orgue auquel ne manquaient i
ni les arpèges, ni les gammes rapides, ni
les trilles, ni les notes piquées, ni aucun
de ces artifices qui sont les ressources de
certaines cantatrices et font la grande joie
du public. j
Je venais d'achever mou improvisation, ]
enlevant les yeux sur M"" Chevrier, je t
la vis qui dardait sur moi un regard telle- 1
ment eSaré, que j'éclatai de rire. «Ah; 1
mon Dieu'me dit-elle, vous m'avez fait (
peur!a Ma plaisanterie avait réussi, et (
dès ce moment je fus complètement ras- 1
sure. A part un petit changement tout à i
faitinsigniuantque j'ai proposé moi-même <
à M. Talazaç, ma partition a été exécutée <
telleque je l'ai écrite, et ce n'est pas là la
moindre satisfaction que mes excellens ]
interprètes m'aient donnéa. On a vu des
chanteurs (ce sont ordtoairement les plus
comme ambassadeur de Turquie a Saint-Péters-
bourg, et du prince LobanoS' comme ambassa-
deur de Russie à Constantinople, 'les journaux
turcs renouvellent l'assurance que la Turquie
restera neutre.
On n& signale aucun engagement en Thessalie
ni en Ëpiro depuis quelques jours.
Constantinople, le < mai.
L'évacuation de San-Stefano par les Russes
n'est aucunement décidée.. Une partie des trou-
pes qui occupaient San-Stefano est ailée camper
sur les'hauteurs avoisinantes, mais uniquement
dans un but sanitaire.: La plus grande partio.dos
troupes reste à San-Stefano.
Néanmoins, les négociations pour ie retrait si-
multané des Anglais et des Russes continuent.
La nouvelle d'après laquelle le général Totleben
traiterait directement avec l'amiral Hornby est
inexacte.
Le prince Labanoff, le nouvel ambassadeur
russe à Constantinople, est attendu 'prochaine-
ment.
Malgré les instances russes pour obtenir l'éva-
cuation de Choumia, Varna et Batoum, aucun
ultimatum n'a été remis, aucun détai n'a été fixé,
rien n'a été décidé.
L'agitation à Batoum contre l'occupation russe
s'accentue. La révolte des musulmans de la
Thrace est en décroissance..
Aucun engagement important, n'a eu lieu ces
derniers jours. La commission, qui .est à Philip-
popo!i a commencé son œuvra d apaisement.
Londres, le 4 mai.
Le ?*M):M publie les nouvelles suivantes
Vienne, le 3. Les Russes occupent Pravadi,
coupant ainsi toutes les communications entre
Varna et Sohoumta, Cet acte indique l'intention
d'intercepter tous les convois d'approvisionne-
mens pour la garnison turque de Schoumia.
La nouvelle que les Turcs ont évacué Adakaieh
n'est pas exacte mais cette évacuation est une
-simple question de.temps.
Bucharest, le 3. Les 80 trains demandés par
les Russes sont destinés a transporter des trou-
pes et du matériel à Ga)atz, où. d'après les avis
de source russe, le grand-duc Nicolas reprendra
le commandement de l'armée.
Saint-Pétersbourg, le 3- On croit que quel-
ques progrès ont été faits relativement aux né-
gociations pour le retrait' simultané des forces
anglaises et russes.
Le bruit court que le cabinet anglais admet-
trait en principe l'utilité d'un échange de vues
sur l'essence de la question du Congres, pourvu
que les difficultés de forme qui s'opposent actuel-
lement a la réunion du Congrès soient écartées.
On a de bonnes raisons de penser que la Russie
est prête à accepter un tel échange de vues, mais
que l'Angleterre n'a pas encore répondu au ~'o
M~Mon~ du prince Gortchako Cf.
Vienne, le 3. L'Angleterre a envoyé sa ré-
ponse aux dernières ouvertures de la Russie. Ce
document a produit une bonne impression à Saint-
Pétersbourg.
Le j!M
elle-même devant le Congrès le traité de San-Sto-
iano. Cette otire n'a pas encore été acceptée.
Berlin, le 3. Le czar a pris lui-même en
main la conduite des affaires politiques pendant
la matadie du prince Gortchakoif. Aussi la si-
tuation offre un aspect plus paciûque.
Vienne, le 3. Les Russes sont sur le point
de se retirer de San-Stefano. Us laisseront un ré-
giment pour garder les approvisionnemens.
Rome, )e 3. La nouvelle que l'Italie devait
envoyer des troupes en Albanie n'a aucun fon-
dement..
On télégraphie de Vienne au .Da~y A~M
« D'après une dépêche d'Agram, des ordres
ont été donnés de commencer un mouvement
stratégique pour concentrer 2a,00() hommes sur
la frontière de Bosnie, dans la direction de
Gradiska. &
Gradislca, Londres, le 4 mai.
Le ?'M publie la dépêche suivante
« Constantinople, le 3 mai. Tout indique
que le général Totieben va agir ënergiquement
contre l'insurrection musulmane des mon~
Rhodope; des troupes sont mandées d'Andrino-
ple et de Philippopoti.
& On croit que le général Totleben serait dis-
posé à accorder aux Turcs du temps pour l'éva-
cuation des forteresses, et qu'il retirerait ses trou-
pes des lignes de San-Stefano si les Turcs consen-
taient à l'occupation par les Russes des lignes
~tortifMesdeTchataidja.~ »
Saint Pétersbourg, le 4 mai.
Le prince Gortchakoff va beaucoup mieux,
tout en étant encore faible.
La goutte s'est concentrée aux pieds.
On espère que le prince pourra reprendre pro-
chainement la. direction des affaires étrangères.
Berlin, le 4 mai.
La G'SM~ ~,4K<'w~:<' ~M ~o~ publie
une correspondance de Vienne, émanée de source
autorisée, qui se termine par ces mots
« L'occupation de la Bosnie parles troupes autri-
chiennes est loin d'être~aussi imminente que cer-
tains bruits Mpandus pourraientle faire croire.Cette
mesure n'est nullement en projet et n'entre pas
dans les calcula potitiques du momentt comme
élément indispensable. Cependant, si elle deve-
nait nécessaire 'dans l'intérêt tout spécial de la
monarchie austro-hongroise, elle ne serait pas
réalisée sous la forme d'un empiétement arbi-
traire sur le droit internationat, ni comme un
acte comminatoire hostile à l'égard de la Porte.
Elle ne prétendrait en aucune façon anticiper sur
la solution européenne des questions pendantes,
.telle que le cabinet de Vienne s'efforce de l'obte-
renommés) imposer de singulières exi-
gences aux plus célèbres .compositeurs.
Quant aux cantatrices, je n'en parle pas.
Eh bien! pour ce qui me concerne, je n'ai
punaisrienvude pareil. Il est vrai que jus-
qu'à présent je n'ai eu que deux ouvrages
joués à l'Opéra .Ë~
ne chante pas.
Z&. /S'
a M. Charles Réty, alors directeur de ce
théâtre, par ministère d'huissier. Un traité
m'avait été fait par M. Carvalho, et M. Char-
les Réty était tenu de remplir les engage-
mens de son prédécesseur. H ne deman-
dait pas mieux, du reste, que déjouer
les plus amicales; mais il avait des em-
barras d~argent, l'auteur d'une pièce reçue
postérieurement: à la mienne s'offrait à lui
venir en aide et lui demandait un tour de
faveur. Il était sur le point de consentir,
lorsque maître X. huissier patenté, lui
remit un paquet volumineux (c'était ma
partition) accompagné d'une feuille de pa-
pier timbré. Le grimoire ministériel pro-
duisit son effet. Mon traité stipulait un dé-
dit assez considérable. Quant au paquet,
M. Réty ne l'ouvrit pas, fort heureuse-
ment. Il y .entrait pour une bonne moitié
de papier blanc. Les études de ~a~ë
commencèrent immédiatement, et j'ache-
vai l'ouvrage pendant les répétitions. Le
rôle de Selim fut donné à M. Peschard;
celui de Margyane à M"" Gilliez. Ce n'est
que plus tard, et devant l'insuffMa.ncede <
rir. Finalement, on peut affirmer que les nouvel-
les relatives à un compromis en train d&se.con*
dure ou déjà conclu entre l'Autriche et la Rus-
sie sont tout aussi dénuées de fondement que
l'annonce du départdmminent d'une division au-
trichienne. »
Vienne, le 4 mai.
Les journaux du soir annoncent que l'on as-
sure dans tes cercles parlementaires que le gou-
vernement a l'intention de présenter très pro-
chainement à la Chambre des Députés un projet
de loitendànt a ouvrir le crédit de 60 millions de
florins voté par les Délégations.
Bruxelles, le 4 mai.
Le Nord dément que la Russie ait engagé en
Amérique S,f00 Irlandais pour envahir Ta Nou-
velle-Ecosse et le Nouveau-Brunswick..
Rome, le 4 mai.
Un envoyé extraordinaire turc est attendu ici,
porteur d'une lettre du Suitan félicitant le Pape
de son avènement au pontiûcat. Il est en même
temps porteur d'instructions qui mettent fin aux
différends entre le Vatican et la Turquie, celle-
ci acceptant les transactions proposées par
Mgr Hassoun.
La Congrégation des cardinaux chargée d'étu-
dier les lois de mai prussiennes et de déclarer si
ces lois sont acceptables ou contraires à l'Eglise
a pris des décisions qui sont de nature à faciliter
beaucoup.le rétablissement des rapports entre le
Vatican et le gouvernement allemand. On assure
que la Congrégation est d'avis que les lois do mai
ont été en partie mal interprétées.
Aujourd'hui, au Sénat, discussion d'une inter-
pellation sur la politique orientale.
.Londres, le 3 mai.
Une pétition à la reine, couverte de l7,
de l'intérieur..
Les signataires regrettent l'appel des réserves
et prient la reine d'user de son influence en fa-
veur de )a réunion du Congrès et du rétablisse-
ment de la paix en Europe.
On remarque parmi les signataires le duc de
'Westminster, le duc de Bedford. plusieurs pairs,
évoques et membres du Parlement, de nombreux
ecclésiastiques .et beaucoup de gens de lettres
éminens.
éminens. Londres, le 3 mat.
Par un décret publié dans la G'SM~BfMt-
e~M, la reine a conféré à M. Gathorne Hardy la
dignité de vicomte.
Le secrétaire d'Etat pour les Indes prendra le
titre de vicomte Cranbrooke.
La G's~Me contient la nomination de M. Mallet
au poste de premier secrétaire a l'ambassade de
Constantinopfe.
Londres, te < mai.
Le Foroign-Office a publié la correspondance
diplomatique relative aux aCtaires de Crete.
Le 2 mars, Safvet Pactia chargea télégraphi-
quement Musurùs Pacha de demander à 1 Angle-
terre de presser la Grèce d'arrêter l'envoi de
bandes armées en Crète. Safvet Pacha concluait
en disant que si. le but du, gouvernement gi'ec
était d'obtenir des réformes pour les provinces
frontières, il pouvait être assuré que ses désirs
seraient réa)is6s, et que la Porte, liée par les pré-
liminaires de paix, se préparait déjà à ,réahsér
immédiatement de nouvelles réformes.
Athènes, le 3 mai, soir.
Les consuls ont prolongé de quinze jours l'ar-
mistice entre les Turcs et les insurgés de Thes-
salio. i.
Ces derniers sont a.u nombre de C,COO.
Athènes, le 4 mai.
Les insurgés do Carditxa ont promis de se re-
tirer a la suite de la promesse des consuls anglais
que l'Angleterre garantissait leur sécurité,~cs
assurait de sa sympathie et soutiendrait leurs
justes griefs.
Ce D'est pas sans surprise que nous
avons tu dans le dernier paragraphe du
rapport fait au nom de la commission
chargée' de préparer un p~pjet d'ôrganisa-
chargée de préparer un projet d'organisa-
tion de l'enseignement primaire supérieur
la phrase que voici « Enfin, dans l'énu-
H mération des questions soumises a notre
a examen se trouvait celle des écoles
N primaires supérieures a l'usage des
a paysans après avoir pris connaissance
a d'une Note qui lui a été remise à ce su-
a-jet par un doses membres, 'Notecon-
a tenant les renseignemens recueillis par
Bluisur les écoles .ainsi dénommées, la
M commission a pensé qu'il n'~ avait pas
a lieu de s'occuper en France de cette
a catégorie d'écoles, a Si c'est là vraiment
la conclusion de la commission' et le
dernier résultat de ses travaux, nous ne
pouvons qu'engager le ministre de l'in-
struction publique à rejeter le rapport qui
lui a été adressé, ou du moins à lui don-
ner, dans les archives du ministère, la
place réservée aux documens stériles
qu'on laisse dormir sur des rayons pou-
dreux. La règle d& conduite la plus uni-
versellement consacrée par le bon sens
n'est-elle pas en effet, lorsqu'il s'agit de
ces deux artistes, que mes collaborateurs
me décidèrent à choisir Nonjauze et
M"° Blanche Baretti. Ce pauvre Monjauze!
je n'en voulais pas. Sa voix me semblait
grêle et nasillarde; j'avais toujours dans
l'oreille la façon dont il chantait dans
7~e~
largissait et prenait de jour en jour un
timbre plus consistant, plus sympathique.
Enfin, je n'ai pas besoin de rappeler que
Monjauze fut superbe dans le rôle de Sé-
lim, et que ~~M6 dut à ce chanteur
habile, à ce parfait comédien, une grande
part de son succès. M"° Blanche Baretti,
fort jolie à voir sous son costume orien-
ta!, chanta délicieusement le premier et
le second acte au troisième, parti-
culièrement dans la grande scène avec
Selim, sa voix était faible, on l'entendait
à peine; Monjauze l'écrasait. C'était
comme un duo entre une flûte de cristal
et une trompette d'airain. Balanqué im-
prima un caractère noble, sévère et
donna une grande valeur au personnage
d'Amgiad bien que le rôle fût écrit un
peu haut pour lui, il s'y fit applaudir sans
mettre les spectateurs dansia confidennede
ses enbrts.'Wartel, fils deWartel, s'acquitta
avec un très grand talent de comédien du
rôle de Kaloum-Barouck, etMonck, Sis de
Monck, grâce à la verve comique de
M. Gdrardot, égaya fort le public. Tous
sont morts aujourd'hui, à l'exception de
Wartel. `
J'ai parlé de la distribution de 1861;
qu'on me permette maintenant de parler
de celle d'aujourd'hui.
réformes, de courir d'abord au plus presse
Or, nous avons en ce moment/dans .tou-
tes les communes urbaines de quelque
importance, des établissemens qui donnent,
sous un nom bu sous un autre, un'véri-
table enseignement primaire supérieur.
Au contraire, nos communes rurales, sans
en excepter les plus riches fet les plus
peuplées, sont entièrement dépourvues
d'écoles 'supérieures. Le fils de l'indus-
triel, du commerçant, du. petit bourgeois,
qui, sans aborder renseignement classi-
que, veut cependant compléter son in-
struction au sortir de l'école primaire,
voit les cours de l'enseignement secon-
daire spécial et ceux des écoles profes-
sionnelles s'ouvrir devant lui. Le fils du
paysan, du riche fermier ou de l'ouvrier
des champs ne trouve rien au-dessus de la
modeste et insuffisante école de son vil-
lage. Pour acquérir quelques notions
scientifiques supérieures à l'alphabet et
aux quatre règles, il est obligé d'aller
jusqu'à la ville-voisine de se séparer de
sa~miUeet'de lui imposer une chargé
pécuniaire bien souvent trop lourde pour
ell<
C'est une fâcheuse coutume de vouloir
toujours créer du nouveau' sans tenir
compte de ce qut existe et de ce qui mérite
d'être respecté. La commission chargée
de préparer un projet d'organisation de
l'enseignement primaire supérieur recon-
naît, dans son rapport que cet enseigne-
ment a toujours été donné depuis 1833,
dans une mesure plus ou moins large, par
les collèges et par les lycées. Un certain
nombre de cours d'instruction primaire
supérieure avaient été annexes sous te
gouvernement de Juillet aux cours d'in-
struction classique. Mais c'est à partir
de la loi du 21 juin 186S, qui a inau-
guré l'enseignement secondaire spécial,
que ces cours ont changé de carac-
tère et ont formé un enseignement pri-
maire supérieur complet. Nous sommes
de très médiocres partisans de la: loi du.
21 juin 186H, nous dirons tout à l'heure
pourquoi l'enseignement qu'elle a fondé
n'a pas acquis chez nous toute l'impor-
tance désirable. Mais, si.mal organisé que
soit cet enseignement, si ambitieux que
soient ses programmes, si déplorables que
soient les conditions dans lesquelles il
a été créé, H .n'en a pas moins rendu,
il n'en rend pas moins encore d'in-
contestables services. Le besoin d'un
enseignement supérieur était tellement
vif, qu'en dëpiL de ses défauts et de
son nom prétentieux, l'enseignement
secondaire spécial en a bientôt tenu lieu.
Le bon sens des familles a corrigé lès im-
perfections de la loi. L'enseignement se-
condaire spécial, qui devait comprendTe
cinq classes, n'en comprend pas en réa-
lité plus de trois. Les statistiques offi-
cielles démontrent que les premières
classes sont très suivies, mais que le
nombre des élèves diminue d'année en
année et se trouve presque nul en cin-
quième année. Nous avons eu l'occa-
sion d'étudier nous-mêmes, il y a quel-
ques années, le fonctionnement de l'en-
seignement spécial dans un 'des lycées où
il est le plus florissant, dans le lycée de
Nîmes. La classe préparatoire comptait
environ cinquante élèves la première
année, quarante; la deuxième et la troi~
sième années, de quinze à. vingt; la cin-
quième année ne comprenait plus que
deux élèves qui venaient rarement au
cours et qui étaient en quelque sorte des
amateurs.
Ainsi, quoi qu'en disent les lois, les cir-
culaires et les programmes, l'enseigne-
ment secondaire spécial est tout simple-
ment un enseignement primaire supé-
rieur qui dure depuis trois ans et qui
roule sur les connaissances générales
prescrites par la loi de 1833. Pourquoi
A tout seigneur tout honneur C'est par
M. Talazac que je commence.
Voilà un jeune artiste qui nesedou-~
tait guère, il y a cinq ou six ans, qu'il
avait une fortune dans son gosier. H chan-
tait comme on chante pour tromper 1~
monotonie d'un travail manuel. M. Ta-
lazac est de Bordeaux. Un professeur de
chant très distingué, M. Sarreau, l'enten-
dit, lui trouva une belle voix, beaucoup
d'intelligence, et se chargea de son édu-
cation musicale. L'élève était docile, il se
montrait reconnaissant; le maître le prit
en affection et le traita comme son pro-
pre enfant. M. Talazac ne l'a jamais
oublié. Quand il fut en état d'entrer
au Conservatoire, on l'envoya à Pa-
ris, et il fut placé dans la. classe de
M. Saint-Yves Bax. J'ai déjà~u plus d'une
occasion de .signaler l'excellente méthode
de ce professeur éminent. M. Talazac dé-
vint son élève préféré. En même temps
que M. Saint-Yves Bax lui donnait des
leçons de chant, M. Obm lui enseignait la.
déclamation. Au dernier concours du Con-
servatoire, il obtint un premier prix et
deux seconds prix. C'était un assez joli
succès. H s'y était préparé en chantant
de la façon la plus remarquable ~.D
mière fois et que je lui onrisdelefaire
débuter au Théâtre-Lyrique dans le rôle
de Selim. Il accepta. Ce rôle est très fati-
gant, très difficile, avec des oppositions
de force et de douceur exigeant des qua"
lités qu'il est bien rare de trouver ré-
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