Titre : L'Athlète : journal hebdomadaire de tous les sports
Éditeur : [s.n.] (Bordeaux)
Date d'édition : 1920-10-09
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34474930f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 09 octobre 1920 09 octobre 1920
Description : 1920/10/09 (N152). 1920/10/09 (N152).
Description : Collection numérique : Fonds régional : Aquitaine Collection numérique : Fonds régional : Aquitaine
Description : Collection numérique : Musée national du sport. Collection numérique : Musée national du sport.
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4559015m
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-35386
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 01/10/2017
«
Le numéro
40
centimes
BORDEAUX ’ 26 , cours du Chapeau-Rouge
Téléphone <$5.19
Journal hebdomadaire de tous les Sports
Dit tout ce qu’il sait
Sait tout ce qu’il dit
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Sis mois @ fr.
Un an ... . 1^5 fr-
Rédacteur en chef : H enry Hoursiangou
N° 152. — Samedi 9 Octobre 1920.
Cliché SPORTING
Le départ d’un lOO mètres original.
De gauche à droite : le vainqueur H. Mitchell , Sharpe, Ch. Childs , Iienson ,
au départ du championnat des jockeys.
APRÈS UNE OLYMPIADE
Nous avons la bonne fortune de publier une
remarquable critique des Olympiades au point
de vue français. Elle est écrite par Vexcellent
athlète Lewdenvui , avec une taille de 1 m. 67,
a réussi à sauiar 1 m. 87.
*
* *
La Vile Olympiade a marqué un progrès
français. La vulgarisation des sports athlé
tiques, l’attention de plus en plus soutenue
qu’on leur porte, et enfin le bon vouloir de
nos athlètes qui se rendent compte qu’un tra
vail extrêmement sérieux précède obligatoire
ment le résultat, sont les causes de cette amé
lioration. Le plaisir que nous avons éprouvé
en voyant un bon nombre des nôtres arriver
en finale des championnats mondiaux doit
nous être un encouragement à mieux faire
encore de façon à nous placer dans les. toutes
premières nations athlétiques. Ceci exige un
très gros effort.
Ayant eu le plaisir d’assister à ces impor
tantes réunions internationales que furent
les Jeux Pershing, la Vile Olympiade, le match
France-Amérique-Suède, facilité dans ma tâche
par la fréquentation d’étoiles athlétiques qui
illustrèrent ces meetings, j’ai pu me rendre
compte que, pour arriver à des performances
élevées, il faudrait que les athlètes français
s’astreignent à un entraînement sérieux et
ininterrompu.
Une autre constatation que je fis,, de même
que tous mes camarades, est que la plupart
des athlètes étrangers se trouvaient fiers et
honorés de porter leurs couleurs nationales.
Ils ne nous cachaient pas les efforts qu’ils
avaient faits pour, être l’objet de la sélection
olympique, et pour obtenir des résultats di
gnes de justifier ce choix (tout en étant secon
dés, pour F obtention de performances supérieu
res, par les organisations athlétiques de chez
eux). -Le travail auquel se livrent ces grands
champions est de ceux qui se poursuivent pen
dant des années. Mvrrha ne nous disait-il pas
que depuis onze ans il n’avait cessé de lancer
le javelot; Taipale, depuis dix ans, lance le
disque deux heures par jour, a.u point qu’il en
a la main déformée par une excroissance ru
gueuse; Hill avouait que onze ans d’entraîne
ment pour obtenir le titre de champion olym
pique avaient précédé sa double victoire.
Cette constance, quoique nécessaire, n’est
* point suffisante pour produire un résultat;
elle doit être aidée par une étude approfondie
du style et de l’épreuve. Il est aisé, en regar
dant "pratiquer de grands spécialistes comme
Mvrrha, Landen, Porolla, Foss, Thomson,
Paddock, etc., de voir à quel point est poussé
le souci du style et du moindre détail. Les
coureurs connaissent leurs ' distances, les pos
sèdent bien, respectent la pureté du style, sa
vent exactement où et comment ils doivent
produire leurs efforts; les sauteurs et lanceurs
ont étudié à fond les moindres mouvements
et positions; ils travaillent en observant, près,
que sans y faire attention, de nombreux dé
tails acquis à la suite d’une longue surveillance
d’eux-mêmes; le tout en persévérant dans la
recherche du mieux.
On se plaint, en France, de l’infériorité des
hommes de concours. Elle tient à plusieurs
causes : d’abord, on ne favorise pas ces ath
lètes, le public n’accorde pas à un saut ou à
un lancer la même attention qu’à une course,
les prix que l’on donne à ces épreuves sont
en général bien peu en rapport avec les per
formances exécutées; ensuite, il est bien plus
difficile d’obtenir de bonnes performances en
concours qu’en course, car le style y est bien
plus nécessaire et bien plus difficile à acqué
rir. Il y a quelques années, Paoli lançait le
poids à 12 mètres environ; depuis, sans avoir
augmenté sa qualité physique, il.a gagné une
moyenne de deux mètres sur ses jets d’autre
fois, mais à la suite de plusieurs centaines
d’heures de perfectionnement.
*
* *
Un caractère général des grands coureurs
olympiques s’observe dans les fins de courses,
où ils semblent laisser sur place leurs concur
rents français. Aux 100 et 200 mètres, nos re
présentants se tenaient à niveau jusqu’aux
trois - quarts de la course et finissaient avec
un minimum de un mètre de retard sur leurs
vainqueurs. De même aux 400 mètres plat et
haies, dans lesquels nous voyions André net
tement en tête aux 300 mètres et remonté de
dix à quinze mètres par ses rivaux dans la
fin du parcours. Cela provient, dans le sprint
pur, de la respiration; dans les courses plus
longues c’est l’effet de la possession complète
de la distance, d’une énergie farouche et de la
dépense d’effort jusqu’à la dernière limite. On
put d’ailleurs voir, à Anvers, de nombreux
coureurs tomber anéantis à l’arrivée de 400,
800 et 1,500 mètres.
Je ne crois pas, de même que certaines com
pétences athlétiques (dont l’entraîneur de l’U
niversité de Springfield : Schroeder coiach du
team français), que de tels épuisements soient
dus au doping, conque on l’a tant proclamé.
Un autre fait frappant est que les athlètes
étrangers, en course ou en concours, étaient
de beaucoup supérieurs aux Français au point
de vue souplesse; leur entraînement réservait
d’ailleurs une forte part à cette branche dont
nous ne nous préoccupons pas.
Il est évident que ces champions ont de la
qualité, et que la qualité entre pour beaucoup
clans l’accomplissement des performances ap
prochant les records mondiaux, mais il me
semble que tous les faits déjà cités ne laissent
aucun doute sur la nécessité d’un entraîne
ment sévère. Un simple exemple en dit long :
Kolehmainen gagna en 1912, à Stockholm, le
5,000 mètres, le 1,000 mètres et le cross; en
1920, à Anvers, il gagnait le Marathon de
42 kil. 750. Dans chacune de ces épreuves il
réussit ■ des performances splendides : à Stoc
kholm, il établissait sur 5,000 mètres un des
records les plus inaccessibles, et, à Anvers,
par une pluie battante et sur un parcours pres
que toujours pavé, il battait le record olympi
que du Marathon, établi d’ailleurs sur une
distance inférieure à celle qu’il effectua. Il me
paraît difficile de posséder simultanément la
« qualité » du coureur de 5,000 mètres et la
«qualité» d’un marathonien, car elles sont
bien différentes l’une de l’autre; mais Koleh
mainen est un persévérant qui s’entraîne, ei
surtout sait s’entraîner.
Nous avons ainsi, une idée de l’effort à four
nir de la part de F athlète. 11 est d’autres
travaux, non moins nécessaires que les siens,
qui ne lui incombent pas; ce sont ceux des
commissions d’athlétisme et des clubs. La pro
vince, obtient généralement en athlétisme des
résultats bien inférieurs à ceux de la capitale.
Le muscle y est pourtant aussi bon puisque
beaucoup d’athlètes pratiquant à Paris sont
provinciaux : Guillemot est Limousin, Paoli
est Corse, Féry est Champenois, Tirard est
Ha.vrais, Coste est Lyonnais, etc..., mais l’ath
létisme parisien a de nombreux avantages sur
l’autre. Certains clubs ont des sections athlé
tiques aussi importantes, sinon plus que celles
de football, comme le Stade Français et le C.
A. S. G. Il y a dans ces clubs des entraîneurs
qui, s’ils n’ont pas toujours été des phénomè
nes du métier, s’y sont néanmoins formés et,
avec l’habitude, ils finissent par s’y connaître.
Ces entraîneurs suivent de très près leurs ath
lètes et ne s’occupent pas uniquement des
« as », mais beaucoup des débutants. 'Guille
mot, avant d’avoir été «sorti» par Adrien,
ex-entraîneur du Club Français, n’était qu’une
« galette » se faisant battre par des coureurs
de seconde catégorie; les mêmes entraîneurs
s’occupent des questions de technique, de
soins, de dosage d’effort, d’équipement, de
fournitures et dentretien des terrains. D’au
tre part, les dirigeants parisiens de sections
athlétiques s’occupent d’organiser des épreuves,
de les doter de beaux prix, d’engager leurs
membres dans les diverses réunions, de les
faire déplacer en France et à l’étranger, afin
de rencontrer tous les cas qui se produisent
au cours des épreuves, d’obtenir le courage
et le sang-froid nécessaires pour les bien me
ner, et d’étudier la « manière » des champions.
Enfin, les clubs de la capitale ont des terrains
et des pistes qui, si elles ne sont souvent pas
d’excellente facture, sont néanmoins très uti
lisables. Les emplacements de conocurs : sau
toirs, plateaux, sont soigneusement entretenus
et les "pratiquants ont toujours du matériel à
leur disposition : haies, poids, disques, jave
lots, barres de sauts, perches, etc. Les clubs
ont leurs masseurs, bien différents des « tripo-
teurs » inaptes et ignorants des mains desquels
ont sort plus moulu qu’auparavant, et des ins
tallations hydrothérapiques en bon état. Cela,
dira-t-on, convient aux clubs riches; les clubs
riches ne l’ont pas toujours été, et ces instal
lations ne sont pas leur monopole. Un club
qui vient de se réformer : le Métropolitan
Club, en est un exemple. 11 possède actuelle
ment une installation très moderne et ses mem
bres peuvent y suivre, été comme hiver, l’en
traînement le plus sérieux. L’entraînement
d’hiver est en effet inconnu en France; c’est
une des principales causes de nos échecs de
vant les étrangers qui, eux, s’entraînent l’hi
ver. On tend néanmoins à combler cette lacu
ne et l’on parle beaucoup de créer des établis
sements pour la continuation 'de l’entraîne
ment durant la saison Troide.
L’athlétisme provincial se doit de ne pas
s’incliner devant celui de Paris. Déjà, les Lyon
nais ont réalisé sous ce rapport des progrès
énormes qui font que, avec leurs Soulignac,
Guignod, Bayon, Guichard, Gallet, Ecuyer,
Dozolme, Orfidan, etc., ils sont supérieurs aux
Bordelais. Je ne veux, pas croire que la ville
où se sont formés Musset, Kulm, Baget, Char
les Robert, Passât, Gonder, de Ganderax,
Punoet, Guttiérez, Hervoche, Campana, les frè
res Labat, Parenteau, et, plus près de nous,
Lagarde et Etcheverry, se laisse dépasser par
des cités qui ne peuvent revendiquer une telle
pléiade de glorieux champions. Que les, Borde
lais s’entraînent sérieusement et méticuleuse
ment, qu’ils aient des terrains, qu’ils rencon
trent les champions français et étrangers, et
je suis sûr qu’alors ils seront nombreux a
représenter leur pays et leur comité aux pro
chaines Olympiades.
P. LEWDEN.
IVidit sed non vincit].
Ayant eu l’avantage d'examiner quinze
Californiens présentés en liberté sur une
verte prairie, je me suis précipité le soir
dans• ma bibliothèque et j'ai ouvert toutes
les encyclopédies qu'elle contient pour sa
voir exactement à quelle espèce zoologi
que appartenaient ces beaux spécimens et
■quelles pouvaient être les caractéristiques
de leur race. Et j'ai trouvé :
Dictionnaire Littré : Néant.
Dictionnaire Larousse : Californien : Ha
bitant de la Californie.
Dictionnaire Hoursiangou : Californien :
Elève d'hier, joueur d'aujourd'hui, cham
pion de demain.
Dictionnaire Fernand Forgues : Califor
nien : Descendant de Basques expatriés,
de qui il tient une étonnante adresse des
mains.
Dictionnaire Anglais (que j'ai fait tra
duire par Lamarche): Californien: Ani
mal dangereux qu'il sera bon, avant
longtemps, de déclarer indésirable.
Dictionnaire Jany : Californien : Animal
sauvage que l'on dompte à coups de sif
flet.
Dictionnaire Cabé : Californien : Bolide
humain à la révolution mortelle contre le
quel il faut déployer un énergique et mus
culaire sang-froià.
Dictionnaire de Mme Lahilte : Califor
nien : Monstre hideux dont chaque geste
fait pousser des cris d'émotion indignée
Dictionnaire Populaire : Les Califor
niens?... Ah! les sal...ds, ils auraient pu,
au moins, nettoyer leurs maillots et leurs
culottes avant d'entrer sur le terrain.
VADIUS .
FOOTBALL ASSOCIATION
A Saint-Mandé
F.C. Lourdais
contre
Cheminots
L’Association Sportive des Chemins de fer
du Midi va ouvrir officiellement ses portes,
dimanche prochain .10 octobre.
Ce club a fait appel à l'excellent quinze du
Football Club Lourdais, rival direct du Sta-
doceste Tardais, champion de France.
Le terrain de Saint-Mandé, aménagé de fa
çon parfaite, offrira tout le confort désirable;
le public pourra suivre les opérations du haut
des superbes tribunes nouvellement édifiées.
Il est d’ores et déjà certain, vu la classe
des équipes, qu’il ressortira un jeu brillant et
intéressant à suivre et qu’il trouvera auprès
du public le succès des grands jours.
Lourdes déplacera sa toute première équipe;
sa ligne d’avants puissante et très allante’ où
brillent les Gastérot, Hernandez, Gosculluela
(ex-équipiers premiers du Stadoceste), ainsi
que l’international Crayraud qui commande
l’équipe.
En demis, Béguère, à la mêlée, est très ,actif
et sa passe précise permet au fin demi d’ou
verture Hauzer de lancer une ligne de trois-
quarts de grande classe, où nous trouvons,
au centre, le scientifique et rapide Bordes, frè
re de F international bien connu.
Par sa brillante victoire de dimanche der
nier sur le Boucau-Stade, le Football Club
Lourdais s’annonce comme grand compéti
teur dans les championnats Armagnac-Bi-
gorre.
A ce brillant quinze, la commission des che
minots opposera son meilleur team.
Les équipes seront ainsi composées :
Football Club Lourdais. — Avants : Castérot,
Hernandez, Gosculluela, Heuga, Aragnouet,
D.omec, Abadie René, Gayraud (cap.).
Demis : Hauzer, Béguère.
Trois-quarts : Peyras, Bordes, Brenjot, Du
pont.
Arrière : Samson.
Association Sportive du Midi. — Avants :
Ayribat, Dintrans, Brèque, Sallabéry, Darthès,
Dachary, Loubère, Larcebeau (cap.).
Demis : Dintrans ou Lafitte, Bonneau.
Trois-quarts : Mendubetz, Burrugory, Soleil,
Hauret.
Arrière : Font an.
Le coup d’envoi sera donné à 15 heures, par
M. Heurtin, arbitre officiel de la Côte d’Argent.
Prix des places : Tribunes, 5 fr.; pelouses,
2 fr.; militaires (pelouses), 1 fr.
Service spécial des tramways Ornano-Brien-
ne, avec arrêt rue Tandonnet.
Le terrain se trouve à l’extrémité de cette
rue, à 200 mètres du boulevard Jean-Jacques-
Bosc.
—- En lever de rideau, à 13 h. 30, Stade
Langonnais* (2) contre A. S. M. (3).
Bergeracois
contre
Ce match aura lieu au Stadium. Il sera in
téressant de voir à l’œuvre l’équipe bergera-
coise qui vient d’être refondue complètement
et dont les deux premiers matches se sont tra
duits par deux victoires : l’une sur le C. O.
Périgourdin et l’autre sur les P. T. T. de Bor
deaux.
On dit ses lignes arrières excellentes. Le S.
A. B. a fait déjà deux bonnes exhibitions
contre Nantes et contre Biarritz. Son quinze
semble plus mobile et partant plus apte que
Fan dernier à faire du jeu agréable et effectif
étant donné surtout la valeur de son pack
d’avants.
C’est donc à un joli match que sont conviés
les sportsmen bordelais.
A Musard
Réglais contre Tringlots
Dimanche 10 octobre, aura lieu, sur le ma
gnifique ground de Musard, une rencontre en
tre les équipes premières du 18e Escadron
du Train et du C. A. Béglais.
Les visiteurs possèdent un quinze composé
d’éléments de réelle valeur et qui, grâce à un
entraînement intensif, ont acquis toutes les
qualités que doit posséder la grande équipe.
L’équipe du 18e Escadron du train dans
laquelle on remarquera la présence des
deux excellents joueurs Nioolleau et Man-
dret sera ainsi composée :
Arrière : Rondin; trois-quarts : Bégiué, Ni
colle au. Gassiat, Despaux; demis: Lamai-
son (H.), Mandret (O.); avants: Bric, Pe
tit, Germa, lieutenant Pomier, Héquet, Ar-
ricaud, Laporte, Bouillères.
Les Béglais ont besoin de parfaire leur en
durance. Leurs poumons ne peuvent, actuel
lement, emmagasiner le volume d’air suffi
sant pour mener, à un bon train, quatre-vingts
minutes de jeu.
Les Bayonnais n’ont pas été vaincus, diman
che dernier, par suite de leur supériorité en
souffle; dimanche prochain, les militaires som
capables' de tenir le coup pour la même raison.
Ce qui est certain, désormais, c’est qu’en
se rendant. à Musard, on peut être sûr d’y
voir du beau jeu. Les temps sont changés !
Coup d’envoi à 15 heures.
Tribunes, 5 francs; gradins, 3 francs; pelou
se, 2 francs; militaires, 1 franc.
N. B. — En lever de rideau, C. A. B. (2)
centre U. A. Cadillacaise (1).
SEAL UNION CLUB D’IRUN
dontre
STADE BORDELAIS
C’est une grande rencontre, une des plus
attrayantes sans doute de cette saison, qui
aura lieu dimanche sur le grand terrain de
Saint e-Germ aine.
Le Stade Bordelais, dont la commission d’as
sociation a composé un remarquable calen
drier, recevra la célèbre* équipe espagnole
d’Irun, une des meilleures opérant à l’heure
actuelle.
Son début de saison, deux victoires sur
l’Athlétic de Bilbao, prouve que le «onze»
d’Irun, cette année, est encore de toute pre
mière force. Du reste, qu’il suffise de dire que
dans ses rangs opèrent les deux grandes étoi
les du football actuel, Patricio, avant-centre
de l’équipe d’Espagne, et René Petit, demi-
centre de l’équipe de France. ,
A ce grand « onze », le Stade Bordelais op
posera sa meilleure formation, avec Hauret
en arrière, et Bonange, qui effectuera sa
rentrée en avant.
La partie sera ardemment disputée, nos
compatriotes ayant à cœur de défendre bril
lamment. les couleurs bordelaises.
Les Espagnols gagneront, c’est certain, leur
équipe étant beaucoup plus lourde que celle
des Stadistes, et les Patricio, René Petit, les
deux as, entourés par les remarquables soc-
cers Jauregui, Matias, Gamborena, tous for
midables shooteurs, perceront plusieurs fois la
défense stadiste; mais nous espérons que nos
compatriotes réussiront, grâce à leur jeu tout
de finesse, à tromper également le goal-keeper
espagnol et à sauver l’honneur.
Voici la composition des équipes :
Irun. — But : Muguruza; arrières : Gasta-
naga, Jean Petit; demis : Gamborena, René
Petit (cap.), Eguiazabal; avants : Echeveste, Es-
tomba, Patricio, Matias, Jauregui.
Bordeaux. — But : Faquin; arrières : Gal-
pena, Hauret; demis ; Mimeaud, Izambert,
Poulan; avants : Saint-Gaudens, Lassalle (cap.),
Delor, Bonange, Paquet.
Coup d’envoi à 15 h. 30,
Arbitre : M. Boisnard.
Toulousains contre Y.G.A.M.
Nombreux sont encore les sportsmen qui
n’ont pas eu l’occasion de visiter ce magnifi
que parc, situé au Jard-Mérignac. Nous les en
gageons donc à s’y rendre dimanche prochain
10 octobre, où ils verront aux prises le team
premier ugamiste avec celui du Stade Toulou
sain.
D’ores et déjà, les Médocains s’imposent par
leur nette victoire de dimanche dernier sur le
S. C. d’Angoulême pour le second tour de la
Coupe de France. Ils possèdent encore cette
année une équipe aussi bonne, sinon meilleure
que celle de l’année dernière, dirigée par
l’excellent Etienne Gasqueton et composée des
anciens et toujours solides Rodel, Dupeyron,
Jourde, Mac Llellan, encadrés de jeunes
joueurs ayant déjà fait leurs preuves tels Gi-
rardeau, Blachon et Georget Gasqueton.
De son côté, le Stade Toulousain mettra sur
pied sa toute première équipe, et, de ce fait,
le match s’annonce comme des plus disputés.
Les fervents du ballon rond ne voudront pas
manquer d’assister à une telle rencontre.
: : : " :
Cliohé SPORTINQ
Uae plta.se dit match international Californie "Sélection
Une mêlée devant les tribunes .
LE SPORTSMAN PARLE...
La température aidant, on peut dire que ça
a chauffé dimanche sur tous les champs de
bataille de France.
Il y a eu de sérieuses frictions et quelques
équipes furent mises à mal.
Etant donné qu’en octobre ces cérémonies
ne peuvent être considérées que comme de
simples répétitions destinées à régler les scé
narios futurs et à entraîner muscles et os aux
contacts brusques, nous conseillons aux ama
teurs de ne rien prendre au tragique.
Bien sûr, les seigneurs de la résine ont pris
à Dax une sévère leçon. Ils n’ont pas habitué
leurs invités à leur coller comme cela quatre
essais sur la veste et devant leurs parents
et amis.
Mais si l’on considère qu’ils manquait à
l’U. S. Dacquoise cinq ou six joueurs premiers
et non des moindres, il ne. saurait être ques
tion pour les supporters dacquois, comme
l’affirme un farceur, de disparaître de ce mon
de par le moyen d’un pétard de dynamite in
séré préalablement à l’endroit où les reins
changent de nom. Toutefois, cette défaite en
traîne des constatations et surtout des réso
lutions.
On se rend compte que les Perpignannais
ont l’intention de revenir très fort cette an
née, qu’ils ont en mains tout ce qu’il faut
pour chambarder le championnat et que leur
équipe est plus redoutable par ce qu’elle pro
met que par ce qu’elle donne déjà.
Par un contre-coup, le champion de la Côte
Basque mesure le travail qui lui reste à ac
complir avant de retrouver sa forme de fin
de saison; et avant de songer aux éliminatoi
res, il est bon, très bon, excellent même de
songer d’abord à s’assurer le titre en Côte
Basque.
Or, vous vous imaginez aisément que Biar
ritz, Pau, Le Boucau, l’Aviron. Bayonnais et
l’A. S. Bayonnaise ont mis dans leurs papiers
de se défendre, et Dieu sait avec quelle énergie !
L’Aviron Bayonnais m’a l’air de partir bon
train. 11 serait imprudent de prendre au pied
de la lettre les onze points à zéro qu’il infligea
à la Section Paloise. Je ne pense pas qu’il y
1 ait trois essais entre ces deux équipes, car si
Pau a besoin de fignoler sérieusement le tra
vail de ses. trois-quarts, Bayonne a un besoin
non moins impérieux de polir celui de ses
avants. Mais je crois tout de même, en tenant
compte .du peu de degré d’entraînement de
chacun, à une supériorité de l’Aviron, à une
« vista » plus développée qui l’amène à pro
fiter au mieux de ses , intérêts des fautes de
l’adversaire et des rares occasions que lui pro
cure son propre jeu.
Du match Biarritz S. A. Bordelais, il n’y a
pas d’enseignement à tirer, eu égard à la
mixture des deux quinze, surtout celui de
Biarritz. C’est une mesure pour rien.
Par contre, les Hendayais ont confirmé à
Bordeaux, en triomphant nettement de la Sec
tion Burdigalienne, à court de préparation,
l’excellente impression produite par leur ré
cent match nul avec Pau. Iis marchent sur
les traces, de l’A. S. Bayonnaise et celle-ci
paraît s’élancer vigoureusement dans les tra
ces des meilleurs clubs de première série.
Je n’en veux pour preuve que sa victoire sur
le C. A. Béglais, client peu commode à opé
rer sur ses propres terres et dont l’attitude
en Côte d’Argent pourrait bien en surprendre
quelques-uns, cette saison.
Attardons-nous pour verser un pleur sur
Le Boucau, à qui le S. ü. Lourdais refila
9 points à 3. C’est l’indice de la valeur nais
sante ou renaissante de Lourdes, qui attend
de grandes choses de sa ligne d’avants.
A 40 kilomètres de là, le Stadoceste Tarbais
battait de justesse le Stade Saint-Gaudinois.
Match d’étude pour Tarbes, qui essaie de jeu
nes avants et surtout cherche la meilleure
combinaison de demis pour faire rendre le
maximum à une splendide ligne de trois-
quarts, qui vaut surtout par la variété et le
classicisme de son jeu; match d’évaluation, si
je puis dire, pour. Saint-Gaudens, qui lui per
met de connaître l’échelle approximative qu’oc
cupe son équipe, en ce début de saison, dans
le clan, des forts ténors.
Des deux côtés, travail considérable à ac
complir. Il n’en saurait être autrement un
3 octobre.
Les Montalbanais ne font pas de bruit au
tour de leur équipe, mais elle se charge d’en
faire, et de la bonne façon.
Leur victoire confortable sur la Compound
Olympique Périgourdine les désiqne à l’atten
tion des sportsmen, ainsi qu’Albi, qui a dis
posé facilement de Brive.
Avec les P. T. T. de Bordeaux, Bergerac
est tombé sur un poteau télégraphique. Ils
vont bien, Messieurs des Postiers, et j’ai dans
l’idée que le championnat de deuxième série
sera un beau drame.
Quant au C. A. Périgourdin, qui fit match
nui avec le Stade Nantais, il a été le héros
d’une aventure plutôt joyeuse. Tout d’abord,
l’équipe perigourdine ne comprenait que qua
torze joueurs en débarquant à Nantes. On em
baucha le délégué du C. A. P. pour compléter
le « quinze », un ex-équipier qui n’avait pas
joué depuis 1906, et la bataille s’engagea.
Mais voici qu’à la mi-temps, alors que Pé-
rigueux menait par deux essais à zéro, le
Stade Nantais éprouva le besoin de renouveler
une partie de son matériel. 11 fit entrer en
ligne cinq équipiers nouveaux et pour cou
ronner ce beau travail, l’équipe nantaise con
sentit à jouer à seize pendant une bonne par
tie de cette même deuxième mi-temps, durant
laquelle les scores s’égalisèrent.
On peut considérer dès lors la performance
du C. A. P. comme excellente et grosse de
promesses pour les matches futurs.
*
* *
Nous glisserons sur les deux ou trois dou
zaines de points dont fut accablé le F. G. Qlo-
ronais par les plantureux Toulousains; nous
signalerons la forme prometteuse du S. C.
d’Angoulême qui pourrait bien faire des dé
gâts en Charentes, et enfin la résurrection du
S. A. Mauléonnais où Cazala, Heugas, Jour-
gain, de Souys et C ie , ont mis sur pied une
équipe qui, pour ses débuts a aplati propre
ment un parti trop audacieux venu de Saint-
Palais.
Tout a été dit sur les Californiens, leur ga
barit de Goliath, leur jeu rudimentaire et leurs
maillots couverts d’une crasse plus glorieuse
qu’odoriférante.
Leur pénible victoire sur le Sud-Ouest per
met d’entrevoir pour dimanche, à Paris, le ter
me de leurs heureux exploits. Notre équipe
nationale où Pons sera remplacé par Hernan
dez, de Lourdes, doit les battre et même con
fortablement. En attendant, nos sélectionneurs
devraient bien, dès que le moment sera venu,
constater de visu, la forme brillante du dé
nommé Fautlioux. Nous savions tous que c’est
un admirable joueur d’offensive, le mieux
doué de tous ceux que nous avons actuelle
ment en France, y compris Bordes. On lui re
procha l’an dernier, avec quelque raison, sa
faiblesse en défense. Mais ce reproche est-il
toujours justifié ? Après le match de dimanche,
il n’y paraît point.
Les arrêts de Fauthoux et sur son adversaire
direct et même sur ceux qui normalement
n’étaient pas de son ressort, nous ont agréa
blement surpris. C’est pour cela qu’il faut à
nouveau mettre le Biarrot à l’épreuve. Et j’ai
dans l’idée qu’il s’en tirera avec une belle
cape.
*
* *
L’U. S. F. S. A., ou plutôt un quarteron de
politicaillons, fait encore des siennes. Voici
que le bureau de l’Union vient de sa propre
autorité de suspendre le secrétaire du comité
directeur de rugby, coupable de n’avoir com
paru devant son tribunal pour fournir des
explications sur une lettre adressée au direc
teur de FEcole de Joinville et dont le style, au
dire de ces messieurs, ne serait pas. assez
talon-rouge.
En ma qualité dè président du comité direc
teur, j’ai immédiatement envoyé le télégramme
suivant à M. Gaston Vidal, président de
l’Union : « Proteste énergiquement contre abus
de pouvoir du bureau de l’Union, suspendant
arbitrairemnet Labarthe, secrétaire comité di
recteur rugby, en violation de l’autonomie
sportive et administrative solennellement de-
connue aux comités directeurs. Fais toutes ré
serves sur cette décision et maintiens Labarthe
dans ses fonctions. »
Et maintenant, nous allons voir si charbon
nier est maître chez lui.
Henry HOURSIANGOU.
Un Coup de Théâtre
Le Comité de Paris de FU. S. F. S. A. et la
Ligue de Paris de Football Association (3-
F. A.) se? prononcent contre leur entrée à
la Confédération.
On avait raison de dire que ça n’irait pas
tout seul dans la création'de la Confédération.
En effet, la dernière réunion du conseil de
la Ligue de Paris de Football Association,
composée des délégués des. clubs' pratiquant
le sport du ballon rond, dans la région pa
risienne, a décidé à l’unanimité de ne pas
entrer dans la prochaine Union des Fédéra
tions Françaises de Sports Athlétiques.
Le Conseil de la Ligue de Paris demande
au Conseil de . la 3 F. A. de se prononcer
contre ce qu’il considère une «incorporation»
déguisée.
Le Conseil de la 3 F. A. statuera dans sa
réunion, qui ne se tiendra pas avant le 3 no-
. vembre..
Cette décision ne nous surprend qu’à demi.
Mais où nous sommes profondément étonnés
c’est en apprenant la décision que vient de
prendre, en Assemblée générale, le Comité
de . Paris (président, M. Paul Champ), qui se
prononça sur uri vœu présenté par MM. Cer-
belle, Frèrejacques, Thiesset, et qui était ainsi
conçu :
« Considérant que l’idée d’une Super-Fédé
ration ne paraît pas avoir rencontré un ac
cueil favorable auprès des autres fédérations. »
Il ressort de ce vœu que le Comité de Paris
a, par 39 voix et 11 abstentions, donné man
dat à ses délégués de voter contre la trans
formation de l’U. S. F.- S. A. en U. F. F. S.
A., exprimant en même temps le vœu que les
sports qui désirent se séparer de l’U. S. F.
S. A. y soient autorisés par l’Assemblée gé
nérale, que les traités internationaux leur
scient remis ainsi que les challenges qui
s’appliquent aux^sports intéressés
Les événements ci-dessus sont la. suite d’er
reurs commises par le bureau de l’Union qui
empile gaffes sur gaffes. Il se devait, au len
demain du Congrès de Lyon, de réunir tous
les présidents des Unions : 3 F. A., Rowing,
Patronages, etc..., et de leur demander de
convoquer, dans les délais prévus, le Conseil
de leur fédération afin de savoir si chacun
était d’avis d’entrer dans la nouvelle combi
naison unioniste. Rien ne fut fait dans ce
sens) Il y a quinze jours seulement que l’as
semblée du Conseil de l’Union, en pr.ésence
du silence de la 3 F. A., décida de demander
à cette fédération si elle acceptait d’entrer à
l’U. F. F. S. A.
Ce qui justifie surtout le mot « incorpora
tion déguisée » prononcé par l’Assemblée gé
nérale de la Ligue de Paris, ce sont quelques
articles des statuts de l’U. F. F. S. A. élabo
rés par la Commission Unioniste.
Je ne sais pas ce qui a guidé les membres
de cette commission pour l’élaboration de cer
tains articles des statuts, mais je constate
que l’article 6 disant que l’U. F. F. S. A., re
connue d’utilité publique, aura seule le droit
de recevoir des subventions qu’elle répartira
selon les décisions de son Conseil, entre les
fédérations, et l’article 9 reconnaissant qu’il
y a incompatibilité entre les fonctions de
membre du bureau de l’U. F. F. S. A. et cel
les de membre du bureau d’une des fédéra
tions affiliées, constituaient une mise en boîte
d'une naïveté déconcertante.
Ces statuts , auraient dû être élaborés par
une commission composée de représentants
et de l’Union et des autres Fédérations. Ceci
aurait évité suspicions et craintes de la part
de ceux qui se prétendent attirés dans un
guêpier.
Un de mes amis, membre du Comité de Pa
ris, m’a dit, il y'a une quinzaine de jours,
qu’il se préparait un coup de Jarnac à l’occa
sion de l’Assemblée générale de ce Comité. Lé
coup est fait. Les délégués du Comité de Pa
ris voteront donc, samedi 9 octobre, contre la
transformation de l’U. S. F. S. A.
Que sortira-t-il de ce gâchis ?
Espérons que tout s’arrangera à la der
nière minute, sinon il est à prévoir quelques
séances mouvementées.
René LACIIAUD,
LES TAXES
Au dernier conseil de l’U. S. F. S. A., M.
Gaston Vidal a donné des précisions sur l’ar
ticle 93 de la loi du 25 juin 1920. Voici :
...La taxe prévue à l’article «92» ne s’ap
plique pas aux représentations organisées au
profit exclusif : 1° des établissements publics
et des œuvres reconnues d’utilité publique
ayant un caractère de bienfaisance... 4° sur
l’avis conforme de F« Office national des
Sports», des «Fédérations et des Sociétés »
dont les recettes sont exclusivement réservées
à leur propre fonctionnement, dans le but de
contribuer au développement du sport, de
Féducation physique et de la préparation au
service militaire, etc.
M. Gaston Vidal invite les Sociétés à ne pas
payer; mais, toutefois, en attendant la créa
tion de l’« Office National des Sports », à met
tre l’argent de côté.
M. Jooris demande ce que devient la ques
tion du droit des pauvres.,
M. Gaston Vidal répond que la question est
devant le Conseil de l’Etat.
Il n’y a pas lieu de payer. Au cours des
réunions, il suffit de montrer aux représen
tants du fisc le chiffre des recettes et de leur
déclarer que le droit des pauvres réclamé
(droit dont le taux est variable) est réservé.
TVi ■' " VAU
*■
Cliché SPORTINQ
Battling Levinsky à 1,entraînement
Battling Levinsky , que Georges Carpentier
doit rencontrer le 12 octobre prochain, dans
un assaut courtois avec le professeur W.-
J. (Grocker, à Philadelphie; Jack O’ Brien
remplit les fonctions d'arbitre dans la photo
ci-dessus.
Le numéro
40
centimes
BORDEAUX ’ 26 , cours du Chapeau-Rouge
Téléphone <$5.19
Journal hebdomadaire de tous les Sports
Dit tout ce qu’il sait
Sait tout ce qu’il dit
Abonnements {
Sis mois @ fr.
Un an ... . 1^5 fr-
Rédacteur en chef : H enry Hoursiangou
N° 152. — Samedi 9 Octobre 1920.
Cliché SPORTING
Le départ d’un lOO mètres original.
De gauche à droite : le vainqueur H. Mitchell , Sharpe, Ch. Childs , Iienson ,
au départ du championnat des jockeys.
APRÈS UNE OLYMPIADE
Nous avons la bonne fortune de publier une
remarquable critique des Olympiades au point
de vue français. Elle est écrite par Vexcellent
athlète Lewdenvui , avec une taille de 1 m. 67,
a réussi à sauiar 1 m. 87.
*
* *
La Vile Olympiade a marqué un progrès
français. La vulgarisation des sports athlé
tiques, l’attention de plus en plus soutenue
qu’on leur porte, et enfin le bon vouloir de
nos athlètes qui se rendent compte qu’un tra
vail extrêmement sérieux précède obligatoire
ment le résultat, sont les causes de cette amé
lioration. Le plaisir que nous avons éprouvé
en voyant un bon nombre des nôtres arriver
en finale des championnats mondiaux doit
nous être un encouragement à mieux faire
encore de façon à nous placer dans les. toutes
premières nations athlétiques. Ceci exige un
très gros effort.
Ayant eu le plaisir d’assister à ces impor
tantes réunions internationales que furent
les Jeux Pershing, la Vile Olympiade, le match
France-Amérique-Suède, facilité dans ma tâche
par la fréquentation d’étoiles athlétiques qui
illustrèrent ces meetings, j’ai pu me rendre
compte que, pour arriver à des performances
élevées, il faudrait que les athlètes français
s’astreignent à un entraînement sérieux et
ininterrompu.
Une autre constatation que je fis,, de même
que tous mes camarades, est que la plupart
des athlètes étrangers se trouvaient fiers et
honorés de porter leurs couleurs nationales.
Ils ne nous cachaient pas les efforts qu’ils
avaient faits pour, être l’objet de la sélection
olympique, et pour obtenir des résultats di
gnes de justifier ce choix (tout en étant secon
dés, pour F obtention de performances supérieu
res, par les organisations athlétiques de chez
eux). -Le travail auquel se livrent ces grands
champions est de ceux qui se poursuivent pen
dant des années. Mvrrha ne nous disait-il pas
que depuis onze ans il n’avait cessé de lancer
le javelot; Taipale, depuis dix ans, lance le
disque deux heures par jour, a.u point qu’il en
a la main déformée par une excroissance ru
gueuse; Hill avouait que onze ans d’entraîne
ment pour obtenir le titre de champion olym
pique avaient précédé sa double victoire.
Cette constance, quoique nécessaire, n’est
* point suffisante pour produire un résultat;
elle doit être aidée par une étude approfondie
du style et de l’épreuve. Il est aisé, en regar
dant "pratiquer de grands spécialistes comme
Mvrrha, Landen, Porolla, Foss, Thomson,
Paddock, etc., de voir à quel point est poussé
le souci du style et du moindre détail. Les
coureurs connaissent leurs ' distances, les pos
sèdent bien, respectent la pureté du style, sa
vent exactement où et comment ils doivent
produire leurs efforts; les sauteurs et lanceurs
ont étudié à fond les moindres mouvements
et positions; ils travaillent en observant, près,
que sans y faire attention, de nombreux dé
tails acquis à la suite d’une longue surveillance
d’eux-mêmes; le tout en persévérant dans la
recherche du mieux.
On se plaint, en France, de l’infériorité des
hommes de concours. Elle tient à plusieurs
causes : d’abord, on ne favorise pas ces ath
lètes, le public n’accorde pas à un saut ou à
un lancer la même attention qu’à une course,
les prix que l’on donne à ces épreuves sont
en général bien peu en rapport avec les per
formances exécutées; ensuite, il est bien plus
difficile d’obtenir de bonnes performances en
concours qu’en course, car le style y est bien
plus nécessaire et bien plus difficile à acqué
rir. Il y a quelques années, Paoli lançait le
poids à 12 mètres environ; depuis, sans avoir
augmenté sa qualité physique, il.a gagné une
moyenne de deux mètres sur ses jets d’autre
fois, mais à la suite de plusieurs centaines
d’heures de perfectionnement.
*
* *
Un caractère général des grands coureurs
olympiques s’observe dans les fins de courses,
où ils semblent laisser sur place leurs concur
rents français. Aux 100 et 200 mètres, nos re
présentants se tenaient à niveau jusqu’aux
trois - quarts de la course et finissaient avec
un minimum de un mètre de retard sur leurs
vainqueurs. De même aux 400 mètres plat et
haies, dans lesquels nous voyions André net
tement en tête aux 300 mètres et remonté de
dix à quinze mètres par ses rivaux dans la
fin du parcours. Cela provient, dans le sprint
pur, de la respiration; dans les courses plus
longues c’est l’effet de la possession complète
de la distance, d’une énergie farouche et de la
dépense d’effort jusqu’à la dernière limite. On
put d’ailleurs voir, à Anvers, de nombreux
coureurs tomber anéantis à l’arrivée de 400,
800 et 1,500 mètres.
Je ne crois pas, de même que certaines com
pétences athlétiques (dont l’entraîneur de l’U
niversité de Springfield : Schroeder coiach du
team français), que de tels épuisements soient
dus au doping, conque on l’a tant proclamé.
Un autre fait frappant est que les athlètes
étrangers, en course ou en concours, étaient
de beaucoup supérieurs aux Français au point
de vue souplesse; leur entraînement réservait
d’ailleurs une forte part à cette branche dont
nous ne nous préoccupons pas.
Il est évident que ces champions ont de la
qualité, et que la qualité entre pour beaucoup
clans l’accomplissement des performances ap
prochant les records mondiaux, mais il me
semble que tous les faits déjà cités ne laissent
aucun doute sur la nécessité d’un entraîne
ment sévère. Un simple exemple en dit long :
Kolehmainen gagna en 1912, à Stockholm, le
5,000 mètres, le 1,000 mètres et le cross; en
1920, à Anvers, il gagnait le Marathon de
42 kil. 750. Dans chacune de ces épreuves il
réussit ■ des performances splendides : à Stoc
kholm, il établissait sur 5,000 mètres un des
records les plus inaccessibles, et, à Anvers,
par une pluie battante et sur un parcours pres
que toujours pavé, il battait le record olympi
que du Marathon, établi d’ailleurs sur une
distance inférieure à celle qu’il effectua. Il me
paraît difficile de posséder simultanément la
« qualité » du coureur de 5,000 mètres et la
«qualité» d’un marathonien, car elles sont
bien différentes l’une de l’autre; mais Koleh
mainen est un persévérant qui s’entraîne, ei
surtout sait s’entraîner.
Nous avons ainsi, une idée de l’effort à four
nir de la part de F athlète. 11 est d’autres
travaux, non moins nécessaires que les siens,
qui ne lui incombent pas; ce sont ceux des
commissions d’athlétisme et des clubs. La pro
vince, obtient généralement en athlétisme des
résultats bien inférieurs à ceux de la capitale.
Le muscle y est pourtant aussi bon puisque
beaucoup d’athlètes pratiquant à Paris sont
provinciaux : Guillemot est Limousin, Paoli
est Corse, Féry est Champenois, Tirard est
Ha.vrais, Coste est Lyonnais, etc..., mais l’ath
létisme parisien a de nombreux avantages sur
l’autre. Certains clubs ont des sections athlé
tiques aussi importantes, sinon plus que celles
de football, comme le Stade Français et le C.
A. S. G. Il y a dans ces clubs des entraîneurs
qui, s’ils n’ont pas toujours été des phénomè
nes du métier, s’y sont néanmoins formés et,
avec l’habitude, ils finissent par s’y connaître.
Ces entraîneurs suivent de très près leurs ath
lètes et ne s’occupent pas uniquement des
« as », mais beaucoup des débutants. 'Guille
mot, avant d’avoir été «sorti» par Adrien,
ex-entraîneur du Club Français, n’était qu’une
« galette » se faisant battre par des coureurs
de seconde catégorie; les mêmes entraîneurs
s’occupent des questions de technique, de
soins, de dosage d’effort, d’équipement, de
fournitures et dentretien des terrains. D’au
tre part, les dirigeants parisiens de sections
athlétiques s’occupent d’organiser des épreuves,
de les doter de beaux prix, d’engager leurs
membres dans les diverses réunions, de les
faire déplacer en France et à l’étranger, afin
de rencontrer tous les cas qui se produisent
au cours des épreuves, d’obtenir le courage
et le sang-froid nécessaires pour les bien me
ner, et d’étudier la « manière » des champions.
Enfin, les clubs de la capitale ont des terrains
et des pistes qui, si elles ne sont souvent pas
d’excellente facture, sont néanmoins très uti
lisables. Les emplacements de conocurs : sau
toirs, plateaux, sont soigneusement entretenus
et les "pratiquants ont toujours du matériel à
leur disposition : haies, poids, disques, jave
lots, barres de sauts, perches, etc. Les clubs
ont leurs masseurs, bien différents des « tripo-
teurs » inaptes et ignorants des mains desquels
ont sort plus moulu qu’auparavant, et des ins
tallations hydrothérapiques en bon état. Cela,
dira-t-on, convient aux clubs riches; les clubs
riches ne l’ont pas toujours été, et ces instal
lations ne sont pas leur monopole. Un club
qui vient de se réformer : le Métropolitan
Club, en est un exemple. 11 possède actuelle
ment une installation très moderne et ses mem
bres peuvent y suivre, été comme hiver, l’en
traînement le plus sérieux. L’entraînement
d’hiver est en effet inconnu en France; c’est
une des principales causes de nos échecs de
vant les étrangers qui, eux, s’entraînent l’hi
ver. On tend néanmoins à combler cette lacu
ne et l’on parle beaucoup de créer des établis
sements pour la continuation 'de l’entraîne
ment durant la saison Troide.
L’athlétisme provincial se doit de ne pas
s’incliner devant celui de Paris. Déjà, les Lyon
nais ont réalisé sous ce rapport des progrès
énormes qui font que, avec leurs Soulignac,
Guignod, Bayon, Guichard, Gallet, Ecuyer,
Dozolme, Orfidan, etc., ils sont supérieurs aux
Bordelais. Je ne veux, pas croire que la ville
où se sont formés Musset, Kulm, Baget, Char
les Robert, Passât, Gonder, de Ganderax,
Punoet, Guttiérez, Hervoche, Campana, les frè
res Labat, Parenteau, et, plus près de nous,
Lagarde et Etcheverry, se laisse dépasser par
des cités qui ne peuvent revendiquer une telle
pléiade de glorieux champions. Que les, Borde
lais s’entraînent sérieusement et méticuleuse
ment, qu’ils aient des terrains, qu’ils rencon
trent les champions français et étrangers, et
je suis sûr qu’alors ils seront nombreux a
représenter leur pays et leur comité aux pro
chaines Olympiades.
P. LEWDEN.
IVidit sed non vincit].
Ayant eu l’avantage d'examiner quinze
Californiens présentés en liberté sur une
verte prairie, je me suis précipité le soir
dans• ma bibliothèque et j'ai ouvert toutes
les encyclopédies qu'elle contient pour sa
voir exactement à quelle espèce zoologi
que appartenaient ces beaux spécimens et
■quelles pouvaient être les caractéristiques
de leur race. Et j'ai trouvé :
Dictionnaire Littré : Néant.
Dictionnaire Larousse : Californien : Ha
bitant de la Californie.
Dictionnaire Hoursiangou : Californien :
Elève d'hier, joueur d'aujourd'hui, cham
pion de demain.
Dictionnaire Fernand Forgues : Califor
nien : Descendant de Basques expatriés,
de qui il tient une étonnante adresse des
mains.
Dictionnaire Anglais (que j'ai fait tra
duire par Lamarche): Californien: Ani
mal dangereux qu'il sera bon, avant
longtemps, de déclarer indésirable.
Dictionnaire Jany : Californien : Animal
sauvage que l'on dompte à coups de sif
flet.
Dictionnaire Cabé : Californien : Bolide
humain à la révolution mortelle contre le
quel il faut déployer un énergique et mus
culaire sang-froià.
Dictionnaire de Mme Lahilte : Califor
nien : Monstre hideux dont chaque geste
fait pousser des cris d'émotion indignée
Dictionnaire Populaire : Les Califor
niens?... Ah! les sal...ds, ils auraient pu,
au moins, nettoyer leurs maillots et leurs
culottes avant d'entrer sur le terrain.
VADIUS .
FOOTBALL ASSOCIATION
A Saint-Mandé
F.C. Lourdais
contre
Cheminots
L’Association Sportive des Chemins de fer
du Midi va ouvrir officiellement ses portes,
dimanche prochain .10 octobre.
Ce club a fait appel à l'excellent quinze du
Football Club Lourdais, rival direct du Sta-
doceste Tardais, champion de France.
Le terrain de Saint-Mandé, aménagé de fa
çon parfaite, offrira tout le confort désirable;
le public pourra suivre les opérations du haut
des superbes tribunes nouvellement édifiées.
Il est d’ores et déjà certain, vu la classe
des équipes, qu’il ressortira un jeu brillant et
intéressant à suivre et qu’il trouvera auprès
du public le succès des grands jours.
Lourdes déplacera sa toute première équipe;
sa ligne d’avants puissante et très allante’ où
brillent les Gastérot, Hernandez, Gosculluela
(ex-équipiers premiers du Stadoceste), ainsi
que l’international Crayraud qui commande
l’équipe.
En demis, Béguère, à la mêlée, est très ,actif
et sa passe précise permet au fin demi d’ou
verture Hauzer de lancer une ligne de trois-
quarts de grande classe, où nous trouvons,
au centre, le scientifique et rapide Bordes, frè
re de F international bien connu.
Par sa brillante victoire de dimanche der
nier sur le Boucau-Stade, le Football Club
Lourdais s’annonce comme grand compéti
teur dans les championnats Armagnac-Bi-
gorre.
A ce brillant quinze, la commission des che
minots opposera son meilleur team.
Les équipes seront ainsi composées :
Football Club Lourdais. — Avants : Castérot,
Hernandez, Gosculluela, Heuga, Aragnouet,
D.omec, Abadie René, Gayraud (cap.).
Demis : Hauzer, Béguère.
Trois-quarts : Peyras, Bordes, Brenjot, Du
pont.
Arrière : Samson.
Association Sportive du Midi. — Avants :
Ayribat, Dintrans, Brèque, Sallabéry, Darthès,
Dachary, Loubère, Larcebeau (cap.).
Demis : Dintrans ou Lafitte, Bonneau.
Trois-quarts : Mendubetz, Burrugory, Soleil,
Hauret.
Arrière : Font an.
Le coup d’envoi sera donné à 15 heures, par
M. Heurtin, arbitre officiel de la Côte d’Argent.
Prix des places : Tribunes, 5 fr.; pelouses,
2 fr.; militaires (pelouses), 1 fr.
Service spécial des tramways Ornano-Brien-
ne, avec arrêt rue Tandonnet.
Le terrain se trouve à l’extrémité de cette
rue, à 200 mètres du boulevard Jean-Jacques-
Bosc.
—- En lever de rideau, à 13 h. 30, Stade
Langonnais* (2) contre A. S. M. (3).
Bergeracois
contre
Ce match aura lieu au Stadium. Il sera in
téressant de voir à l’œuvre l’équipe bergera-
coise qui vient d’être refondue complètement
et dont les deux premiers matches se sont tra
duits par deux victoires : l’une sur le C. O.
Périgourdin et l’autre sur les P. T. T. de Bor
deaux.
On dit ses lignes arrières excellentes. Le S.
A. B. a fait déjà deux bonnes exhibitions
contre Nantes et contre Biarritz. Son quinze
semble plus mobile et partant plus apte que
Fan dernier à faire du jeu agréable et effectif
étant donné surtout la valeur de son pack
d’avants.
C’est donc à un joli match que sont conviés
les sportsmen bordelais.
A Musard
Réglais contre Tringlots
Dimanche 10 octobre, aura lieu, sur le ma
gnifique ground de Musard, une rencontre en
tre les équipes premières du 18e Escadron
du Train et du C. A. Béglais.
Les visiteurs possèdent un quinze composé
d’éléments de réelle valeur et qui, grâce à un
entraînement intensif, ont acquis toutes les
qualités que doit posséder la grande équipe.
L’équipe du 18e Escadron du train dans
laquelle on remarquera la présence des
deux excellents joueurs Nioolleau et Man-
dret sera ainsi composée :
Arrière : Rondin; trois-quarts : Bégiué, Ni
colle au. Gassiat, Despaux; demis: Lamai-
son (H.), Mandret (O.); avants: Bric, Pe
tit, Germa, lieutenant Pomier, Héquet, Ar-
ricaud, Laporte, Bouillères.
Les Béglais ont besoin de parfaire leur en
durance. Leurs poumons ne peuvent, actuel
lement, emmagasiner le volume d’air suffi
sant pour mener, à un bon train, quatre-vingts
minutes de jeu.
Les Bayonnais n’ont pas été vaincus, diman
che dernier, par suite de leur supériorité en
souffle; dimanche prochain, les militaires som
capables' de tenir le coup pour la même raison.
Ce qui est certain, désormais, c’est qu’en
se rendant. à Musard, on peut être sûr d’y
voir du beau jeu. Les temps sont changés !
Coup d’envoi à 15 heures.
Tribunes, 5 francs; gradins, 3 francs; pelou
se, 2 francs; militaires, 1 franc.
N. B. — En lever de rideau, C. A. B. (2)
centre U. A. Cadillacaise (1).
SEAL UNION CLUB D’IRUN
dontre
STADE BORDELAIS
C’est une grande rencontre, une des plus
attrayantes sans doute de cette saison, qui
aura lieu dimanche sur le grand terrain de
Saint e-Germ aine.
Le Stade Bordelais, dont la commission d’as
sociation a composé un remarquable calen
drier, recevra la célèbre* équipe espagnole
d’Irun, une des meilleures opérant à l’heure
actuelle.
Son début de saison, deux victoires sur
l’Athlétic de Bilbao, prouve que le «onze»
d’Irun, cette année, est encore de toute pre
mière force. Du reste, qu’il suffise de dire que
dans ses rangs opèrent les deux grandes étoi
les du football actuel, Patricio, avant-centre
de l’équipe d’Espagne, et René Petit, demi-
centre de l’équipe de France. ,
A ce grand « onze », le Stade Bordelais op
posera sa meilleure formation, avec Hauret
en arrière, et Bonange, qui effectuera sa
rentrée en avant.
La partie sera ardemment disputée, nos
compatriotes ayant à cœur de défendre bril
lamment. les couleurs bordelaises.
Les Espagnols gagneront, c’est certain, leur
équipe étant beaucoup plus lourde que celle
des Stadistes, et les Patricio, René Petit, les
deux as, entourés par les remarquables soc-
cers Jauregui, Matias, Gamborena, tous for
midables shooteurs, perceront plusieurs fois la
défense stadiste; mais nous espérons que nos
compatriotes réussiront, grâce à leur jeu tout
de finesse, à tromper également le goal-keeper
espagnol et à sauver l’honneur.
Voici la composition des équipes :
Irun. — But : Muguruza; arrières : Gasta-
naga, Jean Petit; demis : Gamborena, René
Petit (cap.), Eguiazabal; avants : Echeveste, Es-
tomba, Patricio, Matias, Jauregui.
Bordeaux. — But : Faquin; arrières : Gal-
pena, Hauret; demis ; Mimeaud, Izambert,
Poulan; avants : Saint-Gaudens, Lassalle (cap.),
Delor, Bonange, Paquet.
Coup d’envoi à 15 h. 30,
Arbitre : M. Boisnard.
Toulousains contre Y.G.A.M.
Nombreux sont encore les sportsmen qui
n’ont pas eu l’occasion de visiter ce magnifi
que parc, situé au Jard-Mérignac. Nous les en
gageons donc à s’y rendre dimanche prochain
10 octobre, où ils verront aux prises le team
premier ugamiste avec celui du Stade Toulou
sain.
D’ores et déjà, les Médocains s’imposent par
leur nette victoire de dimanche dernier sur le
S. C. d’Angoulême pour le second tour de la
Coupe de France. Ils possèdent encore cette
année une équipe aussi bonne, sinon meilleure
que celle de l’année dernière, dirigée par
l’excellent Etienne Gasqueton et composée des
anciens et toujours solides Rodel, Dupeyron,
Jourde, Mac Llellan, encadrés de jeunes
joueurs ayant déjà fait leurs preuves tels Gi-
rardeau, Blachon et Georget Gasqueton.
De son côté, le Stade Toulousain mettra sur
pied sa toute première équipe, et, de ce fait,
le match s’annonce comme des plus disputés.
Les fervents du ballon rond ne voudront pas
manquer d’assister à une telle rencontre.
: : : " :
Cliohé SPORTINQ
Uae plta.se dit match international Californie "Sélection
Une mêlée devant les tribunes .
LE SPORTSMAN PARLE...
La température aidant, on peut dire que ça
a chauffé dimanche sur tous les champs de
bataille de France.
Il y a eu de sérieuses frictions et quelques
équipes furent mises à mal.
Etant donné qu’en octobre ces cérémonies
ne peuvent être considérées que comme de
simples répétitions destinées à régler les scé
narios futurs et à entraîner muscles et os aux
contacts brusques, nous conseillons aux ama
teurs de ne rien prendre au tragique.
Bien sûr, les seigneurs de la résine ont pris
à Dax une sévère leçon. Ils n’ont pas habitué
leurs invités à leur coller comme cela quatre
essais sur la veste et devant leurs parents
et amis.
Mais si l’on considère qu’ils manquait à
l’U. S. Dacquoise cinq ou six joueurs premiers
et non des moindres, il ne. saurait être ques
tion pour les supporters dacquois, comme
l’affirme un farceur, de disparaître de ce mon
de par le moyen d’un pétard de dynamite in
séré préalablement à l’endroit où les reins
changent de nom. Toutefois, cette défaite en
traîne des constatations et surtout des réso
lutions.
On se rend compte que les Perpignannais
ont l’intention de revenir très fort cette an
née, qu’ils ont en mains tout ce qu’il faut
pour chambarder le championnat et que leur
équipe est plus redoutable par ce qu’elle pro
met que par ce qu’elle donne déjà.
Par un contre-coup, le champion de la Côte
Basque mesure le travail qui lui reste à ac
complir avant de retrouver sa forme de fin
de saison; et avant de songer aux éliminatoi
res, il est bon, très bon, excellent même de
songer d’abord à s’assurer le titre en Côte
Basque.
Or, vous vous imaginez aisément que Biar
ritz, Pau, Le Boucau, l’Aviron. Bayonnais et
l’A. S. Bayonnaise ont mis dans leurs papiers
de se défendre, et Dieu sait avec quelle énergie !
L’Aviron Bayonnais m’a l’air de partir bon
train. 11 serait imprudent de prendre au pied
de la lettre les onze points à zéro qu’il infligea
à la Section Paloise. Je ne pense pas qu’il y
1 ait trois essais entre ces deux équipes, car si
Pau a besoin de fignoler sérieusement le tra
vail de ses. trois-quarts, Bayonne a un besoin
non moins impérieux de polir celui de ses
avants. Mais je crois tout de même, en tenant
compte .du peu de degré d’entraînement de
chacun, à une supériorité de l’Aviron, à une
« vista » plus développée qui l’amène à pro
fiter au mieux de ses , intérêts des fautes de
l’adversaire et des rares occasions que lui pro
cure son propre jeu.
Du match Biarritz S. A. Bordelais, il n’y a
pas d’enseignement à tirer, eu égard à la
mixture des deux quinze, surtout celui de
Biarritz. C’est une mesure pour rien.
Par contre, les Hendayais ont confirmé à
Bordeaux, en triomphant nettement de la Sec
tion Burdigalienne, à court de préparation,
l’excellente impression produite par leur ré
cent match nul avec Pau. Iis marchent sur
les traces, de l’A. S. Bayonnaise et celle-ci
paraît s’élancer vigoureusement dans les tra
ces des meilleurs clubs de première série.
Je n’en veux pour preuve que sa victoire sur
le C. A. Béglais, client peu commode à opé
rer sur ses propres terres et dont l’attitude
en Côte d’Argent pourrait bien en surprendre
quelques-uns, cette saison.
Attardons-nous pour verser un pleur sur
Le Boucau, à qui le S. ü. Lourdais refila
9 points à 3. C’est l’indice de la valeur nais
sante ou renaissante de Lourdes, qui attend
de grandes choses de sa ligne d’avants.
A 40 kilomètres de là, le Stadoceste Tarbais
battait de justesse le Stade Saint-Gaudinois.
Match d’étude pour Tarbes, qui essaie de jeu
nes avants et surtout cherche la meilleure
combinaison de demis pour faire rendre le
maximum à une splendide ligne de trois-
quarts, qui vaut surtout par la variété et le
classicisme de son jeu; match d’évaluation, si
je puis dire, pour. Saint-Gaudens, qui lui per
met de connaître l’échelle approximative qu’oc
cupe son équipe, en ce début de saison, dans
le clan, des forts ténors.
Des deux côtés, travail considérable à ac
complir. Il n’en saurait être autrement un
3 octobre.
Les Montalbanais ne font pas de bruit au
tour de leur équipe, mais elle se charge d’en
faire, et de la bonne façon.
Leur victoire confortable sur la Compound
Olympique Périgourdine les désiqne à l’atten
tion des sportsmen, ainsi qu’Albi, qui a dis
posé facilement de Brive.
Avec les P. T. T. de Bordeaux, Bergerac
est tombé sur un poteau télégraphique. Ils
vont bien, Messieurs des Postiers, et j’ai dans
l’idée que le championnat de deuxième série
sera un beau drame.
Quant au C. A. Périgourdin, qui fit match
nui avec le Stade Nantais, il a été le héros
d’une aventure plutôt joyeuse. Tout d’abord,
l’équipe perigourdine ne comprenait que qua
torze joueurs en débarquant à Nantes. On em
baucha le délégué du C. A. P. pour compléter
le « quinze », un ex-équipier qui n’avait pas
joué depuis 1906, et la bataille s’engagea.
Mais voici qu’à la mi-temps, alors que Pé-
rigueux menait par deux essais à zéro, le
Stade Nantais éprouva le besoin de renouveler
une partie de son matériel. 11 fit entrer en
ligne cinq équipiers nouveaux et pour cou
ronner ce beau travail, l’équipe nantaise con
sentit à jouer à seize pendant une bonne par
tie de cette même deuxième mi-temps, durant
laquelle les scores s’égalisèrent.
On peut considérer dès lors la performance
du C. A. P. comme excellente et grosse de
promesses pour les matches futurs.
*
* *
Nous glisserons sur les deux ou trois dou
zaines de points dont fut accablé le F. G. Qlo-
ronais par les plantureux Toulousains; nous
signalerons la forme prometteuse du S. C.
d’Angoulême qui pourrait bien faire des dé
gâts en Charentes, et enfin la résurrection du
S. A. Mauléonnais où Cazala, Heugas, Jour-
gain, de Souys et C ie , ont mis sur pied une
équipe qui, pour ses débuts a aplati propre
ment un parti trop audacieux venu de Saint-
Palais.
Tout a été dit sur les Californiens, leur ga
barit de Goliath, leur jeu rudimentaire et leurs
maillots couverts d’une crasse plus glorieuse
qu’odoriférante.
Leur pénible victoire sur le Sud-Ouest per
met d’entrevoir pour dimanche, à Paris, le ter
me de leurs heureux exploits. Notre équipe
nationale où Pons sera remplacé par Hernan
dez, de Lourdes, doit les battre et même con
fortablement. En attendant, nos sélectionneurs
devraient bien, dès que le moment sera venu,
constater de visu, la forme brillante du dé
nommé Fautlioux. Nous savions tous que c’est
un admirable joueur d’offensive, le mieux
doué de tous ceux que nous avons actuelle
ment en France, y compris Bordes. On lui re
procha l’an dernier, avec quelque raison, sa
faiblesse en défense. Mais ce reproche est-il
toujours justifié ? Après le match de dimanche,
il n’y paraît point.
Les arrêts de Fauthoux et sur son adversaire
direct et même sur ceux qui normalement
n’étaient pas de son ressort, nous ont agréa
blement surpris. C’est pour cela qu’il faut à
nouveau mettre le Biarrot à l’épreuve. Et j’ai
dans l’idée qu’il s’en tirera avec une belle
cape.
*
* *
L’U. S. F. S. A., ou plutôt un quarteron de
politicaillons, fait encore des siennes. Voici
que le bureau de l’Union vient de sa propre
autorité de suspendre le secrétaire du comité
directeur de rugby, coupable de n’avoir com
paru devant son tribunal pour fournir des
explications sur une lettre adressée au direc
teur de FEcole de Joinville et dont le style, au
dire de ces messieurs, ne serait pas. assez
talon-rouge.
En ma qualité dè président du comité direc
teur, j’ai immédiatement envoyé le télégramme
suivant à M. Gaston Vidal, président de
l’Union : « Proteste énergiquement contre abus
de pouvoir du bureau de l’Union, suspendant
arbitrairemnet Labarthe, secrétaire comité di
recteur rugby, en violation de l’autonomie
sportive et administrative solennellement de-
connue aux comités directeurs. Fais toutes ré
serves sur cette décision et maintiens Labarthe
dans ses fonctions. »
Et maintenant, nous allons voir si charbon
nier est maître chez lui.
Henry HOURSIANGOU.
Un Coup de Théâtre
Le Comité de Paris de FU. S. F. S. A. et la
Ligue de Paris de Football Association (3-
F. A.) se? prononcent contre leur entrée à
la Confédération.
On avait raison de dire que ça n’irait pas
tout seul dans la création'de la Confédération.
En effet, la dernière réunion du conseil de
la Ligue de Paris de Football Association,
composée des délégués des. clubs' pratiquant
le sport du ballon rond, dans la région pa
risienne, a décidé à l’unanimité de ne pas
entrer dans la prochaine Union des Fédéra
tions Françaises de Sports Athlétiques.
Le Conseil de la Ligue de Paris demande
au Conseil de . la 3 F. A. de se prononcer
contre ce qu’il considère une «incorporation»
déguisée.
Le Conseil de la 3 F. A. statuera dans sa
réunion, qui ne se tiendra pas avant le 3 no-
. vembre..
Cette décision ne nous surprend qu’à demi.
Mais où nous sommes profondément étonnés
c’est en apprenant la décision que vient de
prendre, en Assemblée générale, le Comité
de . Paris (président, M. Paul Champ), qui se
prononça sur uri vœu présenté par MM. Cer-
belle, Frèrejacques, Thiesset, et qui était ainsi
conçu :
« Considérant que l’idée d’une Super-Fédé
ration ne paraît pas avoir rencontré un ac
cueil favorable auprès des autres fédérations. »
Il ressort de ce vœu que le Comité de Paris
a, par 39 voix et 11 abstentions, donné man
dat à ses délégués de voter contre la trans
formation de l’U. S. F.- S. A. en U. F. F. S.
A., exprimant en même temps le vœu que les
sports qui désirent se séparer de l’U. S. F.
S. A. y soient autorisés par l’Assemblée gé
nérale, que les traités internationaux leur
scient remis ainsi que les challenges qui
s’appliquent aux^sports intéressés
Les événements ci-dessus sont la. suite d’er
reurs commises par le bureau de l’Union qui
empile gaffes sur gaffes. Il se devait, au len
demain du Congrès de Lyon, de réunir tous
les présidents des Unions : 3 F. A., Rowing,
Patronages, etc..., et de leur demander de
convoquer, dans les délais prévus, le Conseil
de leur fédération afin de savoir si chacun
était d’avis d’entrer dans la nouvelle combi
naison unioniste. Rien ne fut fait dans ce
sens) Il y a quinze jours seulement que l’as
semblée du Conseil de l’Union, en pr.ésence
du silence de la 3 F. A., décida de demander
à cette fédération si elle acceptait d’entrer à
l’U. F. F. S. A.
Ce qui justifie surtout le mot « incorpora
tion déguisée » prononcé par l’Assemblée gé
nérale de la Ligue de Paris, ce sont quelques
articles des statuts de l’U. F. F. S. A. élabo
rés par la Commission Unioniste.
Je ne sais pas ce qui a guidé les membres
de cette commission pour l’élaboration de cer
tains articles des statuts, mais je constate
que l’article 6 disant que l’U. F. F. S. A., re
connue d’utilité publique, aura seule le droit
de recevoir des subventions qu’elle répartira
selon les décisions de son Conseil, entre les
fédérations, et l’article 9 reconnaissant qu’il
y a incompatibilité entre les fonctions de
membre du bureau de l’U. F. F. S. A. et cel
les de membre du bureau d’une des fédéra
tions affiliées, constituaient une mise en boîte
d'une naïveté déconcertante.
Ces statuts , auraient dû être élaborés par
une commission composée de représentants
et de l’Union et des autres Fédérations. Ceci
aurait évité suspicions et craintes de la part
de ceux qui se prétendent attirés dans un
guêpier.
Un de mes amis, membre du Comité de Pa
ris, m’a dit, il y'a une quinzaine de jours,
qu’il se préparait un coup de Jarnac à l’occa
sion de l’Assemblée générale de ce Comité. Lé
coup est fait. Les délégués du Comité de Pa
ris voteront donc, samedi 9 octobre, contre la
transformation de l’U. S. F. S. A.
Que sortira-t-il de ce gâchis ?
Espérons que tout s’arrangera à la der
nière minute, sinon il est à prévoir quelques
séances mouvementées.
René LACIIAUD,
LES TAXES
Au dernier conseil de l’U. S. F. S. A., M.
Gaston Vidal a donné des précisions sur l’ar
ticle 93 de la loi du 25 juin 1920. Voici :
...La taxe prévue à l’article «92» ne s’ap
plique pas aux représentations organisées au
profit exclusif : 1° des établissements publics
et des œuvres reconnues d’utilité publique
ayant un caractère de bienfaisance... 4° sur
l’avis conforme de F« Office national des
Sports», des «Fédérations et des Sociétés »
dont les recettes sont exclusivement réservées
à leur propre fonctionnement, dans le but de
contribuer au développement du sport, de
Féducation physique et de la préparation au
service militaire, etc.
M. Gaston Vidal invite les Sociétés à ne pas
payer; mais, toutefois, en attendant la créa
tion de l’« Office National des Sports », à met
tre l’argent de côté.
M. Jooris demande ce que devient la ques
tion du droit des pauvres.,
M. Gaston Vidal répond que la question est
devant le Conseil de l’Etat.
Il n’y a pas lieu de payer. Au cours des
réunions, il suffit de montrer aux représen
tants du fisc le chiffre des recettes et de leur
déclarer que le droit des pauvres réclamé
(droit dont le taux est variable) est réservé.
TVi ■' " VAU
*■
Cliché SPORTINQ
Battling Levinsky à 1,entraînement
Battling Levinsky , que Georges Carpentier
doit rencontrer le 12 octobre prochain, dans
un assaut courtois avec le professeur W.-
J. (Grocker, à Philadelphie; Jack O’ Brien
remplit les fonctions d'arbitre dans la photo
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