Titre : Gazette nationale ou le Moniteur universel
Auteur : France. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1794-01-03
Contributeur : Panckoucke, Charles-Joseph (1736-1798). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb34452336z
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 03 janvier 1794 03 janvier 1794
Description : 1794/01/03 (N104). 1794/01/03 (N104).
Description : Collection numérique : France-Brésil Collection numérique : France-Brésil
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4412547s
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-LC2-113
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 15/07/2018
GAZETTE NATIONALE , ou LE MONITEUR UNIVERSEL.
N v 104. Quartidi, 14 Nivôse, l'an 2 de la République Française une et indivisible, ( 3 Janvier 1794, vieux stile.J
LIBRAIRIE.
Vente d’un cabinet de livres nès-con fi cl érable ,
le t5 nivôle ( uu 4 janvier 1 791 , v eux fiylc ) ,
rue acquêt, rnailon du citoycu lielin , libraire,
*i° $7-
Ce cabinet contient les ouviages les pins pré
cieux , français , aughis , italien.'. ; livres d ettampes,
livres fat l’hirtoire naturelle , enluminés -, tous les
1> i d o t ) Académie des lcienccs , des i. Lr plions,
in-4 0 ; Œuvres de Bulfon , in 4 0 » édition de P-ris ;
les mêmes, édition de Hollande , figures enlumi
nées , luocibe extmp aire ; Voyages de N api » cl
de Sicile par S .int-Non ; Encyclopédie par oid;c
de matières , papier d'Hollande , 55 livrailons ,
exemplaire unique ; la même, 55 volumes in t lio ;
Œuvies de Voltaire , 7 r volumes in-8° ; Antiquité»
cualques , d’HeicuLuum , ci plufieurs milliers
d’autres articles qu’on ne peut détailler ici. Tou» ccv
ouvrages font reliés.
L’abrégé du cat ilogne fe trouve chez le citoyen
F i a if a u , imprimeur , rue du Cimetière Saim-.rv.idi *-
des-Arcs.
POLI T 1 (g, U E.
ÉCOSSE.
Débats de là Convention Britannique.
Séance du jeudi 28 novembre 17 r)3. — Sous la prtjî lente
du citoyen Uiylor.
Sinclair. Citoyen préfident, votre Comité chargé
de lai.e un tvpooit à la Convention fur la motion
de Callendcr , va fouinellrc à foa examen cvt objet
important. Il o’eft pas bafoin de vous dire qu’il
mérite tonte notre attention , puifqne dans cette
alfiire noire fagelTc doit décider ce que notre in
tégrité doit fouunir. Ce rapjrott long-te ms ditente ,
perfectionné par pluficuis amcndcacns , a pafié À
l’unanimité dans un Comité général formé exprès
pour s’en occuper. L’Aflcmbke s’eft reformée en
Convention lotis le nom de déclaration et réfolu-
tion ; mais !a décifion prife par vous que le dei-
nier article demeurerait tnr les 1 egiltres des débits ,
ne non s peimet pas de l’y tranicriie avant la fin de
C: tic ttlüon.
Un Comité ferret a été chargé de fixer le lieu des
{Varices de la Convention dans le cas où ies circonl-
tancts ci-de If us men: i nuées \* rappellerait nt impé-
rieuiemtnt a ion polie.
Séance du vendredi 49. — Sous la préjidence du
C. Wilfon.
Cette féance a roulé d’abord fur la nécrflré et 1rs
moynis de donner d. s connaiffmces politiques anx
m oitignards d’F.ccîfc, dotn la courage , dt rig-e par
lts lumières, en fera plus propre à achever le grand
ouvrage de la régénération.
Li lecture der lettres d’envoi de plufieurs dons
patriotique» a occupé le relie du icmu
Séance du fimedi 00.
L’Afienib ée voulant qu’il parut ons 1er jours un
jeu uni de les dt but4, a établi un Comité de trois
membres de la ré Jactian du Bulletin de la Con
vention, ,
Séance du lundi 2 décembre. — Sous la prudence de
J. 67are.
Il a été arrêté , fut b motion du citoyen Margaret,
qui avair tu ie premier l’honneur de ptélidcr cc.tte
ztugofie sffetTrblée , que le (ecr, taire écrirait à toute
les fociélés députâmes , afin de leur faire donne: à !a
fio de chaque ft îfiorr leur' lanction par r c il :• tomes
les mefures ça: auraient été adoptées, eu leur lai faut
parvenir le procè<-vei fia! de l’examen d, s del.bé-
1 nions de Icuis repreientan*. Non» prouverons par
la , dit ce membre , qnc uous ne femmes peint
aflVmblés , comme on noirs le reproche , 1ms la
voir fi nous avons encore drs conftiiuaus ; nous
prouverons qu’un grand nombre de citoyens nous
ont délégué leurs p savoirs. Qjiant a nr >i , je dé
clare que la (ociéte de Londie* que j’ai 1 honneur
de tepréfenur , ainfi qnc mon collègue. f monte
à 12 ou 13 mille iu il vidas , ce*le de Shctiicl U à 1 o
mille, et telle de No w.clr à 3 mille. Ce nombre ,
joint a celui des EkAu» encore plus confider-bie ,
réfute fu fin fa mm eut , je crois , les méprifables ca
lomnies de nos ennemis , et doit leur apprendre a
ne pas dédaigner certe affemblce.
La Convention s’étaul divilée en fections s’ajourna
au lendemain.
ITALIE.
Livourne , le 10 décembre.
Ies i5 vailfcaux danois et luédois chargés pour
le compte de Gêne», qae les Angles avaient con
duits en ce port, viennent d’dr-e icUçhés.
L’amiral Cosbi ck parti d’ici avec fa divifioa ,
mais ou ne fait pa» la toute qu’il a tenue.
On nous mande que la confirmation rrgne à
Turin. Il cil enjoint aux dames Piémontaifcs de
dormci tous leurs b j0ux pour fournir aux frais de
la guerre.
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.
• Paris, 1S Jbfivôse.
Des lettres de Berve , en date du 3a frimaire,
nous annoncent que le rniuiftrc anglais Fitzgerald a
quitte cette ville. Ou préfume que c’tH de dépit du
mauvais effet qu’a produit la note injurie nie qu’il
avait remife contre la France : il c fl certain qu’elle
n'a fcrvi qu’à le rendre ridicule aux yeux des uns ,
U odieux aux autres.
L'adjoiit du miniflere de la marine ai rédacteur du
Moniteur. — Dans, le 12 nivôjt, an 2.
I.e miniRre te prie, Citoyen , d’iuférer dans ton
prochain numcio la note fuivante.
Salut et fraternité , Ch appâte.
l'a mi les traits multipliés de déveûmeol héroïque
à la canle de la Liberté qui ont illultic la Répu
blique dès fa u.iffance , aucun ne doit plus exciter
l’admiiatiou que celui-ci :
Les A .gl iis avaient amené le vaiffean français
le Scipion dans la rade de Livonrnc. Des patriotes ,
détenus à bord , ont pris U coutagcnlc refo ution
de s’enfevelir dans les flots avec le ms pci fi les
ennemis. Ils oui mis le feu à ce vaTleau, qui a
brûlé au milieu de la rade. Un maieiot , échappé
i l’incendie , rapporte qo’il y a péri environ trois
cents hommes. L’efcaùre «nglaifc a evite la commu
nication en coupant les cables.
TRIBUNAL CRIMINEL RÉVOLUTIONNAIRE.
Du 11 nivôje.
Charles-Marie Barré , âgé de 28 eus, né à Hors ,
departement de la Mayenne , ci-devant receveur
des aides , et depuis du dilirict de Laffy , con
vaincu d’être l’un des complices d’une confpira-
tion qui a exifte courre l’unité et l'indivilibiliié de
la République , la fuie te ci la liberté du Peuple
Fiançais ;
Pierre-François-René Folzer. â-»é de 27 ans, né
à Poitiers, tx-noblc , domicilié à Vendenvrc , c**n-
v.iucu d’être 1 un des auteurs des tnanœuv es qui
ont été pratiquées dans te lieu et attires environnât» ,
pour (branler la fidelité des officiers et foldats ,
et favotlier les progrèi des arm-s des rebelles de
11 Vendée , ont été coudamué» à la peine de
mort.
CG N VEN TION N ATI ONALE.
Présidence de Coulhon.
Suite a la séance du 12 nivô.-e.
Suite du rapport de Barere fur les fuccés des armées
du I\h:n et ne la Moftlle.
Répnnfe fai'e le 15 dècemlre lygS , Van 2 de la
République, par le général Laubn iere , commandant
en 4 ht j à Landau , à la loti e à lui adrefjee par le
p.-incc Hjbtn’ohc, le 14 du même mois.
Monficur le général , mou aide de camp ne m’a
pts laiifé ignorer le dernier entretien qu’il eut l'hon
neur d’avoir avec vous ; il lui parut que vous cou-
fcutiiicz à donner un paffeport à une perforine digne
de ma confiance , pour aller julqucs dans votre
armée. J’ai cru devoir d’autant moins accepter cette
olfre , que d’après le rapport même d’un de vos
defertev.rs je me fuis convaincu que je »c m'étais
point trompé lur le motif qui l'a déterminée ; ce
qui , en me la fefant rejeter , m’a difpenfé de vous
en témoigner ma rcconnaiffan»c. Je me fuis d’autant
pins appUu ii de n’en avoir pas profité , que tous
nos freies d’armes ont en, à Funauirnité , la même
opinion que moi. D ailleurs , des nouvelles p;us
pi oui pus nous 'ranfmetteni , depuis quelques jouis ,
les 'uccès de nos armes.
Dès que vous avez fait vos premières armes en
France , et que vous avtz été eu g rnifou à Lan dan ,
vous devez avoir c eu lcrs é du Français et de cete
plice cett- op niou qui jnliifie de relie notre longue
réfiflancc. Pu mi le» b.avis difcnlèurs de ce ie f r r -
tciclfe , il n’en clx pas un qui hc fuit convaincu de
la poifibi iié de conduite des lioupes et de» canons
p?Houl où les ivitéiê's de la Rcpubl que les appellent.
Vous aviz, comme nous , !a faculté d'entendre le
binit de cette deraiete arme ; il ne Li(Te aucun
doute fni nos conjecturas , ni lur les intervalles qui
nous feparent de nos aimée» : cette dernière ci< —
coudrucc , je vous l’avoue , M. le générai , redouble
ai on étonnement fut le renouvellement d une demande
au lu hv>» de piopos qiVtuuule , quand bleu même
la certitude du rapprochement de nos ft ères d'armes
n’cxi fierait pas. -
Ne vous abufez pas , monficur le général , for le
fort de la place de Landau , et croyez-cn ma fran-
chife et ma loyauté. Soyez donc certain , qu’aux
relfources d inertie que vous avez dû lui trouver en
votre te ms , elle en ajoute d’autres qui futtrniffen't à fes
braves déferr f enr» de puilfans moyens de Llfer votre
petfévérame , mais inutile ambition : la nôtre le
borne à montrer à l’Univers entier , que nous ét-Otif
digues de la confiance nationale ; cl e a remis en
nos mains ce dépôt fi précieux : notre réfiftince
fait nottre gioi.e ; elle captive l’eRimc publique ,
même la vôtre.
Ceff. z donc, rr.Onfiinr le général, de me parler,
de capitulation et de traité , i! n’eu ckifie aucun
entre le devoir et le déshonneur. D’un œil fer ci n
et tranquille , j 2 contemple Ls efpératrccs trompeufes
dont vous vous bercez. Je défends la cairfe de l'bu-
mau-te entière, vous défendez celle des rois ; la
mienne p:épate le bonheur du globe; la vôtre en
a toujours f ai 1 Iç tourment : qui de nOns deux a
le plus de droit à des (accès ? Si vous reçût s jidis
des marques de confiuération et d’cftinic de uvt
Patrie , actor lez-moi , pour toute rec de ne jamais l entretenir dans vos corTefponHances »
que d’après l’iroaueur dont vous laitc< protciTun ,
et qui vous captive men e Rime.
Il y a encore à Laudau trois prifouniers prufiîens
que je n’ai pu vous renvoyer avec les quarte r. h très ,
parce qu’il■ étaient alors liés malades à i hôpital ;
mais aujourd’hui qu’ils fe portent mieux ; je vous
propole de les échanger contre les t:oi Français qui
io it dénommés dans l’état ci joint ; fi vous jugez 1
propos de les faire venir, vous voudrez bien rue
prévenir de leur arrivée , pour que l'échange
puiffe s’opérer.
Four copie conforme à l’original. J. M. Laubaderk,
commandant en chef de la place.
Copie de U lettre de M. le baron de Knoltlsdorf,
général en chef du corps prujfien devant Landau , aux
Joldats français de la gamijen de cette place. Ait
faarlier général de Bechingen , le 11 décembre 1790.
Mtffituis , frn alteffe le prince de H 'henlohe me
communique dans l’in fiant la lettre qu’il reçoit da
général LankaJete , avec la propcfiuoa d’echange
de quelque» piifonniets. Cette lettre eft conçue dans
des termes et contient des exprefiions fi extraordi
naire: , fi contraires aux biealcances et aux ufages
reçus entre des Nations policées, que je ne puis
fuppofei que U garniion de Landau l’ait approuvée ,
ainfi js me vois obligé, fans autres explicitions, «le
renoncer à toute correfpondance avec le général.
Mais comme cette conduite ne me paraît pas devoir
influer fur les motifs qui nous ont fait confctvir
rechange des prilonniers , vous voudrez bien faire
choix de telles pcifounes que vous juge-cz mériter
votre confiance, auxquelles je puifle dcloimais m’a -
drtffer pour les échanges et antres rc'ations iodif-
peniàbles , et m’en Lire part, vous affurant d’ailleurs
qve je faurat toujours difiing'iet les procèdes d'nn
particulier de ceux d’uue garniion entière qne j o
crois incapable de mécoun:.ï:re les égards que l'hon
nêteté preferit mè ne enr»e des ennemis.
J’ai l’honneur d’êuc, 8cc.
Le baron de Knobel2dorf.
Copie de la lettre des foldats républicains français „
dèfcnjeurs de Landau , à M. le b ir^n de K .obeljd rf.
— Lan Un , le g décembre tygS , l'an 2 e de ia
République Françafe une et indtvijible , ci le premier
de la conjlitution populaire.
Monficur le général , les foldats Français compo-
fsnt la garniion de Landau ont trop de confiance
dans le général Laubadère , leur chef, qui , # de
concert avec le repréfentant dn Pcople , u’a ce fie
de mériter leur eflime pour accorder à d’autres qu’à
eux un emploi que les lois leur donnent. Pour
leur Patrie et pour la Liberté , ils feront tonjoyi*
prêts à facritier lents intérêts les pins chers , et
leurs chefs n’auront pas la douleur de n’être pas
écontés tontes le» fois qu’il» lent parlciont de lois, de
patrie , de liberté et de gloire.
Celfez donc , Monficur le général , de vouloir
entretenir avec les foldats, délenfeurs de Landau ,
une coirefpondaoce qui ne doit ni ne pent avoir
lieu , puifque par les lumières dont leurs chefs
le font entonrés, ils fe font mis à même de ies
faire applaudit à tontes les démarches qu’ils ont
faites. Il feiait d’ailleurs trop défagtéable pour eux
de fe voir obligés de renvoyer vos lettres fans y
répondre , et cependant leur devoir les y obligerait ,
fi vous continuiez à leur écrire.
Signé, les Joldats républicains , défenfeurs de Landau.
Barere. Landau a réfilié au bombardement avec
une énergie qui mérite d’être écrite dans 1 hiftoice.
Landau a reçu 25,uoo bombes. Ii y a trois lemaines
| que la garni fou a vécu de chevaux et de chats ;
! elle a matité dn paiu de leigle et de fTois : le paia
j de munition s’elt vendu jufqn’à 14 liv., le lucre,
\ 80 liv. la livre , une oie 100 liv. Ils nous racontaient
1 ce» faits ce ms tin à leur arrivée , ces braves répa-
( blic?ins qne vous voyez à la ban e.
| Vous êtes une garnijon bien «tonnanke , leur difais je |
N v 104. Quartidi, 14 Nivôse, l'an 2 de la République Française une et indivisible, ( 3 Janvier 1794, vieux stile.J
LIBRAIRIE.
Vente d’un cabinet de livres nès-con fi cl érable ,
le t5 nivôle ( uu 4 janvier 1 791 , v eux fiylc ) ,
rue acquêt, rnailon du citoycu lielin , libraire,
*i° $7-
Ce cabinet contient les ouviages les pins pré
cieux , français , aughis , italien.'. ; livres d ettampes,
livres fat l’hirtoire naturelle , enluminés -, tous les
1> i d o t ) Académie des lcienccs , des i. Lr plions,
in-4 0 ; Œuvres de Bulfon , in 4 0 » édition de P-ris ;
les mêmes, édition de Hollande , figures enlumi
nées , luocibe extmp aire ; Voyages de N api » cl
de Sicile par S .int-Non ; Encyclopédie par oid;c
de matières , papier d'Hollande , 55 livrailons ,
exemplaire unique ; la même, 55 volumes in t lio ;
Œuvies de Voltaire , 7 r volumes in-8° ; Antiquité»
cualques , d’HeicuLuum , ci plufieurs milliers
d’autres articles qu’on ne peut détailler ici. Tou» ccv
ouvrages font reliés.
L’abrégé du cat ilogne fe trouve chez le citoyen
F i a if a u , imprimeur , rue du Cimetière Saim-.rv.idi *-
des-Arcs.
POLI T 1 (g, U E.
ÉCOSSE.
Débats de là Convention Britannique.
Séance du jeudi 28 novembre 17 r)3. — Sous la prtjî lente
du citoyen Uiylor.
Sinclair. Citoyen préfident, votre Comité chargé
de lai.e un tvpooit à la Convention fur la motion
de Callendcr , va fouinellrc à foa examen cvt objet
important. Il o’eft pas bafoin de vous dire qu’il
mérite tonte notre attention , puifqne dans cette
alfiire noire fagelTc doit décider ce que notre in
tégrité doit fouunir. Ce rapjrott long-te ms ditente ,
perfectionné par pluficuis amcndcacns , a pafié À
l’unanimité dans un Comité général formé exprès
pour s’en occuper. L’Aflcmbke s’eft reformée en
Convention lotis le nom de déclaration et réfolu-
tion ; mais !a décifion prife par vous que le dei-
nier article demeurerait tnr les 1 egiltres des débits ,
ne non s peimet pas de l’y tranicriie avant la fin de
C: tic ttlüon.
Un Comité ferret a été chargé de fixer le lieu des
{Varices de la Convention dans le cas où ies circonl-
tancts ci-de If us men: i nuées \* rappellerait nt impé-
rieuiemtnt a ion polie.
Séance du vendredi 49. — Sous la préjidence du
C. Wilfon.
Cette féance a roulé d’abord fur la nécrflré et 1rs
moynis de donner d. s connaiffmces politiques anx
m oitignards d’F.ccîfc, dotn la courage , dt rig-e par
lts lumières, en fera plus propre à achever le grand
ouvrage de la régénération.
Li lecture der lettres d’envoi de plufieurs dons
patriotique» a occupé le relie du icmu
Séance du fimedi 00.
L’Afienib ée voulant qu’il parut ons 1er jours un
jeu uni de les dt but4, a établi un Comité de trois
membres de la ré Jactian du Bulletin de la Con
vention, ,
Séance du lundi 2 décembre. — Sous la prudence de
J. 67are.
Il a été arrêté , fut b motion du citoyen Margaret,
qui avair tu ie premier l’honneur de ptélidcr cc.tte
ztugofie sffetTrblée , que le (ecr, taire écrirait à toute
les fociélés députâmes , afin de leur faire donne: à !a
fio de chaque ft îfiorr leur' lanction par r c il :• tomes
les mefures ça: auraient été adoptées, eu leur lai faut
parvenir le procè<-vei fia! de l’examen d, s del.bé-
1 nions de Icuis repreientan*. Non» prouverons par
la , dit ce membre , qnc uous ne femmes peint
aflVmblés , comme on noirs le reproche , 1ms la
voir fi nous avons encore drs conftiiuaus ; nous
prouverons qu’un grand nombre de citoyens nous
ont délégué leurs p savoirs. Qjiant a nr >i , je dé
clare que la (ociéte de Londie* que j’ai 1 honneur
de tepréfenur , ainfi qnc mon collègue. f monte
à 12 ou 13 mille iu il vidas , ce*le de Shctiicl U à 1 o
mille, et telle de No w.clr à 3 mille. Ce nombre ,
joint a celui des EkAu» encore plus confider-bie ,
réfute fu fin fa mm eut , je crois , les méprifables ca
lomnies de nos ennemis , et doit leur apprendre a
ne pas dédaigner certe affemblce.
La Convention s’étaul divilée en fections s’ajourna
au lendemain.
ITALIE.
Livourne , le 10 décembre.
Ies i5 vailfcaux danois et luédois chargés pour
le compte de Gêne», qae les Angles avaient con
duits en ce port, viennent d’dr-e icUçhés.
L’amiral Cosbi ck parti d’ici avec fa divifioa ,
mais ou ne fait pa» la toute qu’il a tenue.
On nous mande que la confirmation rrgne à
Turin. Il cil enjoint aux dames Piémontaifcs de
dormci tous leurs b j0ux pour fournir aux frais de
la guerre.
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.
• Paris, 1S Jbfivôse.
Des lettres de Berve , en date du 3a frimaire,
nous annoncent que le rniuiftrc anglais Fitzgerald a
quitte cette ville. Ou préfume que c’tH de dépit du
mauvais effet qu’a produit la note injurie nie qu’il
avait remife contre la France : il c fl certain qu’elle
n'a fcrvi qu’à le rendre ridicule aux yeux des uns ,
U odieux aux autres.
L'adjoiit du miniflere de la marine ai rédacteur du
Moniteur. — Dans, le 12 nivôjt, an 2.
I.e miniRre te prie, Citoyen , d’iuférer dans ton
prochain numcio la note fuivante.
Salut et fraternité , Ch appâte.
l'a mi les traits multipliés de déveûmeol héroïque
à la canle de la Liberté qui ont illultic la Répu
blique dès fa u.iffance , aucun ne doit plus exciter
l’admiiatiou que celui-ci :
Les A .gl iis avaient amené le vaiffean français
le Scipion dans la rade de Livonrnc. Des patriotes ,
détenus à bord , ont pris U coutagcnlc refo ution
de s’enfevelir dans les flots avec le ms pci fi les
ennemis. Ils oui mis le feu à ce vaTleau, qui a
brûlé au milieu de la rade. Un maieiot , échappé
i l’incendie , rapporte qo’il y a péri environ trois
cents hommes. L’efcaùre «nglaifc a evite la commu
nication en coupant les cables.
TRIBUNAL CRIMINEL RÉVOLUTIONNAIRE.
Du 11 nivôje.
Charles-Marie Barré , âgé de 28 eus, né à Hors ,
departement de la Mayenne , ci-devant receveur
des aides , et depuis du dilirict de Laffy , con
vaincu d’être l’un des complices d’une confpira-
tion qui a exifte courre l’unité et l'indivilibiliié de
la République , la fuie te ci la liberté du Peuple
Fiançais ;
Pierre-François-René Folzer. â-»é de 27 ans, né
à Poitiers, tx-noblc , domicilié à Vendenvrc , c**n-
v.iucu d’être 1 un des auteurs des tnanœuv es qui
ont été pratiquées dans te lieu et attires environnât» ,
pour (branler la fidelité des officiers et foldats ,
et favotlier les progrèi des arm-s des rebelles de
11 Vendée , ont été coudamué» à la peine de
mort.
CG N VEN TION N ATI ONALE.
Présidence de Coulhon.
Suite a la séance du 12 nivô.-e.
Suite du rapport de Barere fur les fuccés des armées
du I\h:n et ne la Moftlle.
Répnnfe fai'e le 15 dècemlre lygS , Van 2 de la
République, par le général Laubn iere , commandant
en 4 ht j à Landau , à la loti e à lui adrefjee par le
p.-incc Hjbtn’ohc, le 14 du même mois.
Monficur le général , mou aide de camp ne m’a
pts laiifé ignorer le dernier entretien qu’il eut l'hon
neur d’avoir avec vous ; il lui parut que vous cou-
fcutiiicz à donner un paffeport à une perforine digne
de ma confiance , pour aller julqucs dans votre
armée. J’ai cru devoir d’autant moins accepter cette
olfre , que d’après le rapport même d’un de vos
defertev.rs je me fuis convaincu que je »c m'étais
point trompé lur le motif qui l'a déterminée ; ce
qui , en me la fefant rejeter , m’a difpenfé de vous
en témoigner ma rcconnaiffan»c. Je me fuis d’autant
pins appUu ii de n’en avoir pas profité , que tous
nos freies d’armes ont en, à Funauirnité , la même
opinion que moi. D ailleurs , des nouvelles p;us
pi oui pus nous 'ranfmetteni , depuis quelques jouis ,
les 'uccès de nos armes.
Dès que vous avez fait vos premières armes en
France , et que vous avtz été eu g rnifou à Lan dan ,
vous devez avoir c eu lcrs é du Français et de cete
plice cett- op niou qui jnliifie de relie notre longue
réfiflancc. Pu mi le» b.avis difcnlèurs de ce ie f r r -
tciclfe , il n’en clx pas un qui hc fuit convaincu de
la poifibi iié de conduite des lioupes et de» canons
p?Houl où les ivitéiê's de la Rcpubl que les appellent.
Vous aviz, comme nous , !a faculté d'entendre le
binit de cette deraiete arme ; il ne Li(Te aucun
doute fni nos conjecturas , ni lur les intervalles qui
nous feparent de nos aimée» : cette dernière ci< —
coudrucc , je vous l’avoue , M. le générai , redouble
ai on étonnement fut le renouvellement d une demande
au lu hv>» de piopos qiVtuuule , quand bleu même
la certitude du rapprochement de nos ft ères d'armes
n’cxi fierait pas. -
Ne vous abufez pas , monficur le général , for le
fort de la place de Landau , et croyez-cn ma fran-
chife et ma loyauté. Soyez donc certain , qu’aux
relfources d inertie que vous avez dû lui trouver en
votre te ms , elle en ajoute d’autres qui futtrniffen't à fes
braves déferr f enr» de puilfans moyens de Llfer votre
petfévérame , mais inutile ambition : la nôtre le
borne à montrer à l’Univers entier , que nous ét-Otif
digues de la confiance nationale ; cl e a remis en
nos mains ce dépôt fi précieux : notre réfiftince
fait nottre gioi.e ; elle captive l’eRimc publique ,
même la vôtre.
Ceff. z donc, rr.Onfiinr le général, de me parler,
de capitulation et de traité , i! n’eu ckifie aucun
entre le devoir et le déshonneur. D’un œil fer ci n
et tranquille , j 2 contemple Ls efpératrccs trompeufes
dont vous vous bercez. Je défends la cairfe de l'bu-
mau-te entière, vous défendez celle des rois ; la
mienne p:épate le bonheur du globe; la vôtre en
a toujours f ai 1 Iç tourment : qui de nOns deux a
le plus de droit à des (accès ? Si vous reçût s jidis
des marques de confiuération et d’cftinic de uvt
Patrie , actor lez-moi , pour toute rec
que d’après l’iroaueur dont vous laitc< protciTun ,
et qui vous captive men e Rime.
Il y a encore à Laudau trois prifouniers prufiîens
que je n’ai pu vous renvoyer avec les quarte r. h très ,
parce qu’il■ étaient alors liés malades à i hôpital ;
mais aujourd’hui qu’ils fe portent mieux ; je vous
propole de les échanger contre les t:oi Français qui
io it dénommés dans l’état ci joint ; fi vous jugez 1
propos de les faire venir, vous voudrez bien rue
prévenir de leur arrivée , pour que l'échange
puiffe s’opérer.
Four copie conforme à l’original. J. M. Laubaderk,
commandant en chef de la place.
Copie de U lettre de M. le baron de Knoltlsdorf,
général en chef du corps prujfien devant Landau , aux
Joldats français de la gamijen de cette place. Ait
faarlier général de Bechingen , le 11 décembre 1790.
Mtffituis , frn alteffe le prince de H 'henlohe me
communique dans l’in fiant la lettre qu’il reçoit da
général LankaJete , avec la propcfiuoa d’echange
de quelque» piifonniets. Cette lettre eft conçue dans
des termes et contient des exprefiions fi extraordi
naire: , fi contraires aux biealcances et aux ufages
reçus entre des Nations policées, que je ne puis
fuppofei que U garniion de Landau l’ait approuvée ,
ainfi js me vois obligé, fans autres explicitions, «le
renoncer à toute correfpondance avec le général.
Mais comme cette conduite ne me paraît pas devoir
influer fur les motifs qui nous ont fait confctvir
rechange des prilonniers , vous voudrez bien faire
choix de telles pcifounes que vous juge-cz mériter
votre confiance, auxquelles je puifle dcloimais m’a -
drtffer pour les échanges et antres rc'ations iodif-
peniàbles , et m’en Lire part, vous affurant d’ailleurs
qve je faurat toujours difiing'iet les procèdes d'nn
particulier de ceux d’uue garniion entière qne j o
crois incapable de mécoun:.ï:re les égards que l'hon
nêteté preferit mè ne enr»e des ennemis.
J’ai l’honneur d’êuc, 8cc.
Le baron de Knobel2dorf.
Copie de la lettre des foldats républicains français „
dèfcnjeurs de Landau , à M. le b ir^n de K .obeljd rf.
— Lan Un , le g décembre tygS , l'an 2 e de ia
République Françafe une et indtvijible , ci le premier
de la conjlitution populaire.
Monficur le général , les foldats Français compo-
fsnt la garniion de Landau ont trop de confiance
dans le général Laubadère , leur chef, qui , # de
concert avec le repréfentant dn Pcople , u’a ce fie
de mériter leur eflime pour accorder à d’autres qu’à
eux un emploi que les lois leur donnent. Pour
leur Patrie et pour la Liberté , ils feront tonjoyi*
prêts à facritier lents intérêts les pins chers , et
leurs chefs n’auront pas la douleur de n’être pas
écontés tontes le» fois qu’il» lent parlciont de lois, de
patrie , de liberté et de gloire.
Celfez donc , Monficur le général , de vouloir
entretenir avec les foldats, délenfeurs de Landau ,
une coirefpondaoce qui ne doit ni ne pent avoir
lieu , puifque par les lumières dont leurs chefs
le font entonrés, ils fe font mis à même de ies
faire applaudit à tontes les démarches qu’ils ont
faites. Il feiait d’ailleurs trop défagtéable pour eux
de fe voir obligés de renvoyer vos lettres fans y
répondre , et cependant leur devoir les y obligerait ,
fi vous continuiez à leur écrire.
Signé, les Joldats républicains , défenfeurs de Landau.
Barere. Landau a réfilié au bombardement avec
une énergie qui mérite d’être écrite dans 1 hiftoice.
Landau a reçu 25,uoo bombes. Ii y a trois lemaines
| que la garni fou a vécu de chevaux et de chats ;
! elle a matité dn paiu de leigle et de fTois : le paia
j de munition s’elt vendu jufqn’à 14 liv., le lucre,
\ 80 liv. la livre , une oie 100 liv. Ils nous racontaient
1 ce» faits ce ms tin à leur arrivée , ces braves répa-
( blic?ins qne vous voyez à la ban e.
| Vous êtes une garnijon bien «tonnanke , leur difais je |
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