Titre : L'Oranie populaire : hebdomadaire fédéral du Parti populaire français / président Jacques Doriot
Auteur : Parti populaire français. Fédération (Oran). Auteur du texte
Auteur : Parti populaire français. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Oran)
Date d'édition : 1939-04-08
Contributeur : Doriot, Jacques (1898-1945). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32829454n
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 416 Nombre total de vues : 416
Description : 08 avril 1939 08 avril 1939
Description : 1939/04/08 (A3,N100). 1939/04/08 (A3,N100).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6229984t
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, GR FOL-JO-1767
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 16/01/2013
UOranie
REDACTION - ADMINISJ®®^^ 5s A M E D I
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15, Boulevard Hippolyte Giraud
ORAN =;= Tél.: 210-45 AVRIL 1939
Désigné pour les Annonces - légales 3 Année. - NI 100
Prix du Numéro :
0,50
ABONNEMENT:
UN AN. 25 Fr.
Populaire
HEBDOMADAIRE de la. FEDERATION d'ORAN du PARTI POPULAIRE FRANÇAIS - Président: Jacques DORIOT
La question des transports en commun |
Il faut moderniser
les Trimays Oranals
LE P.P.F. (EST AVEC LES TRAVAIL-
LEURS DES T.O. QUOI QU'EN DISE
M. ZANNETACCI
Voici venir les vacances de
Pâques et à cette occasion,, la circu-
lation va reprendre sur la Corniche
comme aux plus beaux jours de l'été.
Malheureusement, il en sera comme
les années précédentes et ceux qui
fréquentent les plages attrayantes de
St-Roch, Bouisseville et Aïn-El-
Turck courront les mêmes dangers.
Le tram de Mers-EI-Kébir - Aïn-
El-Turck circule toujours, comme
auparavant encombre la route.
Les leçons ne suffisent donc pas.
Attend-on que de nouveaux acci-
dents se produisent pour prendre
les mesures qui s'imposent? Nous
avons proposé une solution. Celle
de remplacer ce tram désuet et dan-
gereux par un trolleybus moderne
et -pratique. C'est le seul moyen de
concilier tous les intérêts. Qu'at-
tend-on pour le faire?
Le danger que nous signalons
n'est point un danger imaginaire?
tes nombreux accidents- qui se sont
produits le démontrent surabon-
damment. Notre r6le malheureuse-
ment ne peut se borner qu'à signa-
ler le danger et à proposer des
solutions. C'est ce que nous faisons.
Que chacun prenne donc ses respon-
sabilités. Pour nous, nous ne crai-
gnons pas de dire ce que nous pen-
sons et d'alerter les autorités com-
pétentes,
Nul n'a le droit d'accepter d'un
cœur léger la responsabilité morale
d'accidents graves qui peuvent sur-
venir sur cette portion de route
- alors surtout qu'il est tellement
facile de faire disparaître la cause
initiale des accidents éventuels.
L'intérêt général est en jeu, les
intérêts particuliers ne doivent donc
pas compter. Une mesure s'impose,
on a le devoir de ne pas en retar-
der l'exécution.
*
* *
Une affiche apposée par la région
d'OJanie- du - Parti communiste affir*
me que le Parti Populaire Français
est le défenseur des gros capita-
listes et de la Compagnie des Trams
Oranais. D se dit de toute part que
tel n'est pas l'avis de Monsieur Bon-
net directeur de cette compagnie.
Par Caston VIDAL
Délégué financier
Secrétaire Fédércl du P.P.F.
Pour nous, nous pensons que M.
Zanettacci lit les journaux à l'en-
vers, car sinon, il n'oserait pas
écrire : « Le P.P.F. est le défenseur
de la Compagnie des T.O.»
Il prétend aussi que nous avons
soutenu le gouvernement à l'occa-
sion des décrets-lois. Comme Con-
seiller Général, M. Zanettacci doit
recevoir le volume contenant le
compte-rendu des Assemblées Plei-
nières des Délégations Financières.
S'il ne le reçoit pas il peut en de-
mander communication en maints
endroits.
Il pourra lire à la page 411 de ce
volume le texte des observations
que j'ai formulées au cours d'une
Assemblée Pleinière des Délégations
sur le décret-loi portant taxe de 2%
en vue de la défense nationale.
J'ai indiqué notamment qu'il était
inconcevable que l'employé gagnant
800 frs par mois soit frappé suivant
le même taux que le capitaliste dont
les revenus dépassent plusieurs cen-
taines de mille francs. J'ai demandé
que soit institué un abattement à
la base et que soient prévus divers
paliers, le taux de la contribution
devant être fonction du montant des
revenus- de ceux appelés à la sup-
porter. Le Parti communiste n'igno-
re rien de cela mais, la vérité n'est
-
pas son fait.
La même affiche démontre com-
1 bien nous avons raison de dire que
les communistes ne pensent pas
Français. Elle établit en effet de la
part de M. Zanettacci un manque
d'originalité certain. Depuis - fort
longtemps notre Parti réclame : la
Dissolution du Parti Communiste;
l'Arrestation de ses chefs; l'Interdic-
tion de sa presse. Pour répliquer à
cette légitime réclamation, la région
d'Oranie du Parti Communiste ré-
clame à son tour la dissolution du
P.P.F. et l'arrestation de ses chefs.
C'est la preuve que les cocos sont
à bout d'arguments car dans le cas
contraire, ils se défendraient plutôt
que de se couvrir de ridicule com-
me ils le font.
LES JEUNES PORIOTISTES
- INVITENT CORDIALEMENT TOUS LES
NATIONAUX A LA!KERMESSE U.P.J.F.
Les 15 et 16 avril, à la Mai-
son du Parti, 15, Bd Hippolyte
Giraud, à Or-an, l'Union Popu?
Jaire de la jeunesse Française
et le Mouvement Pionnier Jac-
ques Doriot, organisent leur
kermesse annuelle.
Avec une activité fébrile, nos
jeunes camarades dressent les
stands, collectent les dons et
mettent tout en œuvre pour que
leur fête ait une réussite com-
plète.
- Vous êtes à même d'en juger:
Une vente alimentaire. Trois
grands bals gratuits, des inter-
mèdes artistiques, des sketchs
par les Pionniers, des concours
amusants, Jeu de Massacre, Pê-
che à la ligne, Tir. aux cigaret-
tes, Lapinodrome, course à la
Tortue, la Poste, etc., etc.,
distrairont jeunes et vieux, pe-
tits et grands, hépathiques, neur
rathéniques et pince-sans-rire.
En un mot, il y aura de la joie!
Nous pouvons annoncer dès
maintenant, que deux chanteurs
de marque ont tenu à nous ap-
porter leur concours bénévole j
J. Constantin!, la vedette ora-
naise bien connue, dont la répu-
tation n'est plus à faire et un
jeune ténor, qui monte au fir-
mament des étoiles algériennes.
Un radio-crochet permettra)
aux chanteurs, de faire appré-
cier à un nombreux public
leurs dons vocaux.
Enfin, l'orchestre réputé des
« Rythm Hothers Jazz "» fera
tourbillonner les couples jus-
qu'à une heure avancée de la
nuit.
Nationaux, pour aider les jeu-
nes et pour passer un moment
agréable, venez le 15 avril à
la kermesse U.P.J.F.
N N
LE STAND DES- PIONNIERS
A. la kermesse de l'U.P.J.F., il y
aura un stand pour les Pionniers
(Jacques Doriot.
Les bénéfices de ce stand seront
intégralement consacrés a l'organi-
sation d'un camp de vacances pour
jles pionniers, et en particulier pour
'les enfants pauvres.
C'est dire qu'il faudra particu-
lièrement encourager cette œuvre en
visitant nombreux, le stand des
Pionniers. - -
M. J oussajnl Desanti
EST ELU MAIRE
DE RELIZANE
Samedi dernier, le Conseil
municipal de Relizane, complé-
té par les récentes élections, a
procédé à l'élection du maire;
par 31 voix et un bulletin blanc
sur 32 votants, M. Toussaint De-
santi a été désigné par ses col-
lègues pour succéder à M. Do-
minique Rivière.
Aucun choix ne pouvait nous
être plus agréable car le patrio-
tisme et les qualités d'adminis-
trateur de M. Desanti nous sont
depuis longtemps connus.
Adjoint au maire depuis. dix
ans, le nouveau chef de la com-
mune était très au courant de
l'administration municipale, et
sa compétence et son autorité
morale l'ont tout naturellement
désigné au choix du Conseil
municipal. Son élection fut sa-
luée par les applaudissements
unanimes de l'assistance.
Avant de prendre possession
du fauteuil du maire, M. Desan-
ti prononça d'une voix émue,
quelques mots pour rappeler le
souvenir de son prédécesseur et
fit observer en mémoire de lui,
quelques instants de recueille-
ment.
« L'Oranie Populaire » est
heureuse d'adresser à M. Desan-
ti ses cordiales félicitations et
se permet de formuler un sou-
hait :
Ai multos annos!
ATTENTION !
La révision des listes
électorales des Prud'-
hommes sera close le
20 Avril.
* w
(Lire l'appel en 41"0 page)
UNE SOCIÉTÉ ALLEMANDE A PRÊTÉ
2 millions de francs
- au parti communiste
Le Parti Communiste dit
Français, a son siège à Paris,
dans un luxueux immeuble sis
au Carrefour Châteaudun (44,
rue le Peletier 59, Faub. Mont-
martre) , -
Cet immeuble, ainsi que le
prouvent d'indiscutables docu-
ments publiés par la « Liberté »,
est la propriété d'une Société
anonyme communiste ayant
pour nom : « Société Immobi-
liè du Carrefour Châteaudun ».
Le Conseil d'administration
comprend :
Emile Dutilleul, député com-
muniste;
Roger Ginsburger;
Henri Gourdeaux, conseiller
municipal communiste;
Jules Dëcaux.
Tous les quatre dirigeants du
parti communiste.
Cet immeuble a, naturelle-
ment, été payé par l'argent de
Moscou, mais ce qu'il est néces-
saire d'apprendre aux militants
communistes, c'est que cet im-
meuble a aussi été payé par de
l'argent allemand.
Une puissante société finan-
cière allemande « LA VICTO-
RIA, DE BERLIN » (20-25, Lin.
denstrasse, S* Berlin) possède;
une hypothèque de deux mil-
lions de Francs, sur l'immeuble
du Parti communiste.
La « Victoria de. Berlin » est
une. des plus formidables socié-
tés d'assurances générales du :
3m* Reich. - .;¡
Il paraît cependant que c'est
Doriot qui est vendu à Hitler,
C'est du moins le seul'argument
des communistes contre le P.P.
F. Or, les agents de Moscou ont
été sommés par la Justice fran-
çaise d'apporter la PREUVE de
leur affirmation. Ils ont TOU-
JOURS été obligés d'avouer
qu'ils ne possédaient AUCUN
INDICE, AUCUN DOCUMENT,
AUCUNE PREUVE, même mi-
nime des mensonges qu'ils
avançaient.
Ils ont dû, chaque fois, battre
piteusement en retraite. « l'Hu.
manité » a dû publier des juge-
ments accablants pour le Parti
communiste qui essayait de dif-
fâmer Doriot et le P.P.F. tanl
et si bien que l'abominable
mensonge du P.P.F. vendu à
Hitler n'a plus cours aujour-
d'hui, même chez les militants
communistes les plus fanati-
ques.
- On savait déjà. qu'il était de
notoriété publique que les com-
munistes fussent les valets des
Russes,
Nous prouvons aujourd'hui,
qu'une puissance capitaliste AL-
LEMANDE a prêté deux mil-
¡lions pour installer le siège du
jParti communiste dans son im-
!meuble du Carrefour Château-
dun.
Et nous ajoutons que ces
deux millions n'ont pas-encoré
lété -rendus.
Pour une organisation corporative tripartite
La maîtrise doit-être
le trait-d'union entre
I le capital et la
illi , main-d" uvre
On a longtemps opposé les
Capitalistes aux Travailleurs, le
patron à l'ouvrier. Cette façon
beaucoup trop simpliste de
présenter la question sociale est
une erreur grave.
Et d'abord il n'y a pas et il
ne doit pas y avoir d'antago-
nisme profond entre le Capital
et le Travail. C'est une vérité
qu'on en repètera jamais assez:
ces deux facteurs de l'Econo-
mie, bien loin de s'opposer, se
complètent.
Mais il est un facteur dont
on ne tient pas toujours assez
compte dans le problème d'or-
ganisa tion de ta Production 1
c'est la Maîtrise. Un examen
même très rapide des différen-
tes catégories d'éléments qui
composent la structure des En-
treprises suffit cependant à met-
tre en valeur le rôle du groupe
Maîtrise ou Techniciens. Il mon-
tre aussi le jeu des .rapports
des trois, éléméEts constitutifs
de la Production : Capital, Maî-
trise, Travail.
Le Capitaliste apporte à l'En-
treprise l'argent nécessaire à sa
création et à son fonctionne-
ment. Dans la petite entreprise,
le Capitaliste est aussi le direc-
teur de son affaire; c'est-à-dire
qu'il dirige et parfois même
exécute une partie du travail.
Tous les petits patrons (sou-
vent d'ailleurs anciens ou-
vriers) sont donc des capitalis-
tes mais aussi des travailleurs.
Les grosses Sociétés elles-mê-
mes ne font-elles pas appel à
l'épargne publique? Combien de
salariés, de fonctionnaires, de
petits retraités placent leurs
économies en achetant des Ac-
tions ou des Obligations.
Tous ces cas (qui ne sont pas
des cas isolés) démontrent que
de nombreux travailleurs sont
aussi en quelque manière de pe-
tits capitalistes. Nous notons en
passant ces faits qui font -
qu'on le veuille ou non — qu'il
serait puéril de vouloir répartir
les gens en deux clans hostiles :
travailleurs d'un côté, capitalis-
tes de l'autre. Non seulement
l'un a besoin de l'autre, mais
encore certains sont à la fois
l'un et l'autre. Et c'est bien ce
qui rend le problème plus com-
plexe qu'il n'en a l'air. C'est ce
qui fait aussi que la question
sociale ne peut évoluer dans un
pays de petite propriété comme
la France, de la même façon
que dans les pays de grands
propriétaires fonciers.
L'Ouvrier exécute le travail
que son employeur lui procure;
ce travail étant rénuméré par
un salaire. Et nous touchons
ainsi au point délicat de la
question sociale.
C'est même là tout le problème
ramené à sa plus simple expres-
sion, et qui consiste à savoir
comment sera réparti équita-
blement le profit de l'entreprise
entre la main-d'œuvre et le ca-
pital. C'est ce que Doriot a résu-
mé dans une de ces formules
ramassées par lesquelles notre
Chef concentre l'attention sur
le point crucial de chaque pro-
blème : « Au Capital sa place
rien que sa place, au Travail sa
place toute sa placer.
C'est l'ouvrier qui exécute
effectivement le travail. Sans
lui pas de réalisation possible :
le patron ne pouvant faire tout
par ,lui-même; de même qu'il
est bien évident que sans pa-
tron pour fournir du travail,
l'ouvrier reste en chômage. S'il
se procure lui-même son. travail
c'est un artisan, comme sera
artisan tout patron qui exécute-
rait lui-même le travail qu'il
a à faire.
On ne peut pas dire que l'ou-
vrier soit le seul élément pro-
ducteur, pas plus qu'on ne pour-
rait émettre la même prétention
pour le capitaliste. A eux deux
ils peuvent, produire. Ils sont
nécessaires l'un à l'autre.
Mais la réunion de ces deux
facteurs de production n'est
plus suffisante lorsque l'affaire
devient plus importante.
Le Capitaliste ne peut plus
alors être en contact direct avec
tous ses ouvriers. Il doit s'ad-
joindre des collaborateurs. Par-
fois même il perdra tout contact
avec l'ouvrier dans le cas des
très importantes Sociétés.
Tout - un personnel appointé
(chefs de services administra-
tifs, commerciaux, techniques,
Ingénieurs, Contre-Maîtres etc.)
véritable état-major de l'Entre-
prise, se trouve alors placé entre
le patron et l'ouvrier. Ils sont
payés pour faire marcher l'af-
faire en lieu et place de celui j
qui l'a financée. Bien que jou-
ant un rôle différent de celui de |
(Lire la suite page 4).
Le Parti Populaire --
Un à zéro
Français
a parlé à Perrégaux
Les nationaux de «Moscou»
reprennent courage.
La Fédération d'Oran avait
depuis longtemps déjà, décidé
de donner à Perrégaux « la rou-
ge », une grande réunion de
propagande.
Par suite d'empêchements
cette réunion avait été renvoyée
au dimanche 2 avril.
A l'heure fixée, Gaston Vidal,
avec quelques camarades
d'Oran rencontra sur la Place
de Perrégaux, les - camarades
Bentami de Mostaganem, Félix
Roquefère de Bel-Abbès, Lloret
'de Relizane, et quelques dé-
voués de Perrégaux.
Les communistes qui avaient
mobilisé toutes leurs troupes,
se trouvaient massés de l'autre
côté de la Place.
Aucune salle n'avait pu être
retenue, mais ceci est une autre
histoire sur laquelle nous re-
viendrons.
Un camarade de Perrégaux
vint spontanément nous offrir
sa propriété à un kilomètre du
village, et nous allions presque
nous résigner à nous y rendre,
lorsqu'un brave national, jus-
qu'alors inconnu de nous, M.
Bossu, vint nous proposer de
parler dans la cour de sa mai-
son, en plein centre de la ville.
Et c'est ainsi que notre réu-
nion put avoir lieu.
Elle n'eut que plus de succès.
En un clin d'œil, tous les na-
tionaux s'y rendirent, bientôt
suivis par les hordes commu-
nistes, qui avaient tout mis en
œuvre pour empêcher cette
réunion.
En homme avisé, mais droit,
le Docteur Bentami, se tînt à
l'entrée et invita le chef du
parti communiste à venir avec
quelques hommes de son parti,
à assister à. notre réunion, en
l'assurant, sous son entière
responsabilité — et nous savons
que les engagements de Benta-
mi ne sont pas de vains mots —
que la liberté de parole serait
accordée et qu'au surplus, il
s'engageait sur l'honneur, à les
prendre ensuite sous sa protec-
tion.
Malgré cette assurance, les
moscovites déclinèrent cette of-
fre et préférèrent manifester au
dehors avec le reste des troupes
(j'allais dire du troupeau).
Mais revenons à notre réu-
nion :
FELIX ROQUEFERE
Ce fut Félix Roquefère qui
prit la parole le premier. Ses
premières paroles furent pour 1
remercier M. Bossu de son of-
fre et féliciter les Perrégaulois
d'être venus nombreux à cette
réunion, puis, avec l'énergie
que nous lui connaissons, il dit
aux habitants de Perrégaux, les
nombreuses raisons qui ont fait
de lui le militant P.P.F. qu'il
est devenu.
H assura les auditeurs de son
dévouement et de son attache-
ment sans réserve pour le chef,
vraiment capable que nous nous
somme donné, et parla de ques-
tions sociales intéressant sa ré-
gion.
GASTON VIDAL
Après, lui, Gaston Vidal, tou-
jours en forme, fit un exposé
de la politique intérieure de
notre parti, et brossa un tableau
vivant, avec la carte de l'Europe
à l'appui des questions interna-
tionales.
LE Dr. BENTAMI
Les deux orateurs furent vi-
vement applaudis. Comme il
était déjà tard, le Docteur Ben-
tami, ne comptait pas prendre
la parole, mais réclamé avec in-
sistance par les militants, il vint
lui aussi, nous dire son attache-
ment au chef du Parti, et rap-
pela que le P.P.F. n'a jamais eu
peur de porter la contradiction
aux orateurs communistes, ce
qu'il essaya de faire tout récem-
ment encore, lorsque le député
provisoire de St-Denis, le com-
muniste Grenier vint à Mosta-
ganem.
Malheureusement, bien que
porteur d'une carte d'invitation,
et venant seul à la dite réunion,
l'entrée lui fut interdite, sim-
plement parce qu'il était P.P.F.
Après ces trois brillantes in-
terventions, l'assistance chanta
en cœur, une vibrante Marseil-
laise puis l'hymne du Parti.
A la sortie, les moscoutaires
braillèrent l'Internationaie, à
l'abri des gendarmes, tandis
que les nationaux couvrirent à
nouveau leurs voix par une
Marseillaise, et nous voilà re-
partis vers nos foyers.
Le P.P.F. a marqué un point.
Moscou a perdu, et nous espé-
rons que ce ne sera pas la der-
nière réunion, ce qui nous per-
mettra de faire ouvrir les yeux
à quelques malheureux égarés,
qui croient encore aux bobards
des valets de Moscou.
R. TARI.
A l'issue de la réunion publi-
que, une réunion privée réunit
les militants de la Section de
Perrégaux. Jugeant l'attitude de
Jaulent contraire à la discipli-
ne du Parti, le secrétariat fé-
déral, se prononça pour l'ex-
clusion pure et simple de Jau-
lent.
Appel aux
employés des T.O
Votre mécontentement est
général.
Depuis les temporaires jus-
qu'aux contrôleurs, vous êtes
victimes d'agissements inquali-
fiables et indignes de la part de
votre directeur.
Grévistes du 30 novembre ou
non grévistes, vous êtes victi-
mes de multiples brimades. Vos
avantages, vos salaires, vos con-
gés, sont rognés. Chaque fin de
mois ne vous apporte que des
déceptions.
Votre dignité de travailleurs
est diminuée par la volonté d'un
chef rageur et sectairé.
Vous sentez que ça ne peut
plus durer.
Mais ne vous livrez pas à des
! protestations incohérentes.
Votre premier devoir, votre
[première préoccupation est- ac-
tuellement de rejoindre votre
isyndicat.
i Votre mot d'ordre c'est :
TOUS AU SYNDICATr Pour
empêcher votre union, M. Bon-
net va s'ingénier, c'est fort pro-
bable, à ressuciter un syndicat
cégétiste. , ,, «
Il a tout intérêt à vous di-
par
Marcel GARAU
viser.
Vous en avez assez de la dic-
tature communiste et des cégé-
tistes politiciens. Vous avez été
assez bernés par les organisa-
teurs de grèves politiques!
L'heure est venue de penser
sérieusement à la défense de
votre pain contre un patronat
antisocial et rapace.
- Sans distinction d'opinions,
vous, travailleurs des T.O. qui
pensez Français, vous qui êtes
capables de montrer votre pa-
triotisme et votre amour de la
vraie France, vous ne pouvez
pas comprendre qu'on se moque
de vous plus longtemps!
Alors, groupez-vous dans vo-
tre syndicat.
Vous aurez l'appui de tous les
honnêtes gens.
Ressuscitez un syndicalisme
véritable où la solidarité pro-
fessionnelle doit l'emporter sur
les tendances politiques.
Soyez unis. Vous serez forts
et vous vaincrez !
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ABONNEMENT:
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Populaire
HEBDOMADAIRE de la. FEDERATION d'ORAN du PARTI POPULAIRE FRANÇAIS - Président: Jacques DORIOT
La question des transports en commun |
Il faut moderniser
les Trimays Oranals
LE P.P.F. (EST AVEC LES TRAVAIL-
LEURS DES T.O. QUOI QU'EN DISE
M. ZANNETACCI
Voici venir les vacances de
Pâques et à cette occasion,, la circu-
lation va reprendre sur la Corniche
comme aux plus beaux jours de l'été.
Malheureusement, il en sera comme
les années précédentes et ceux qui
fréquentent les plages attrayantes de
St-Roch, Bouisseville et Aïn-El-
Turck courront les mêmes dangers.
Le tram de Mers-EI-Kébir - Aïn-
El-Turck circule toujours, comme
auparavant encombre la route.
Les leçons ne suffisent donc pas.
Attend-on que de nouveaux acci-
dents se produisent pour prendre
les mesures qui s'imposent? Nous
avons proposé une solution. Celle
de remplacer ce tram désuet et dan-
gereux par un trolleybus moderne
et -pratique. C'est le seul moyen de
concilier tous les intérêts. Qu'at-
tend-on pour le faire?
Le danger que nous signalons
n'est point un danger imaginaire?
tes nombreux accidents- qui se sont
produits le démontrent surabon-
damment. Notre r6le malheureuse-
ment ne peut se borner qu'à signa-
ler le danger et à proposer des
solutions. C'est ce que nous faisons.
Que chacun prenne donc ses respon-
sabilités. Pour nous, nous ne crai-
gnons pas de dire ce que nous pen-
sons et d'alerter les autorités com-
pétentes,
Nul n'a le droit d'accepter d'un
cœur léger la responsabilité morale
d'accidents graves qui peuvent sur-
venir sur cette portion de route
- alors surtout qu'il est tellement
facile de faire disparaître la cause
initiale des accidents éventuels.
L'intérêt général est en jeu, les
intérêts particuliers ne doivent donc
pas compter. Une mesure s'impose,
on a le devoir de ne pas en retar-
der l'exécution.
*
* *
Une affiche apposée par la région
d'OJanie- du - Parti communiste affir*
me que le Parti Populaire Français
est le défenseur des gros capita-
listes et de la Compagnie des Trams
Oranais. D se dit de toute part que
tel n'est pas l'avis de Monsieur Bon-
net directeur de cette compagnie.
Par Caston VIDAL
Délégué financier
Secrétaire Fédércl du P.P.F.
Pour nous, nous pensons que M.
Zanettacci lit les journaux à l'en-
vers, car sinon, il n'oserait pas
écrire : « Le P.P.F. est le défenseur
de la Compagnie des T.O.»
Il prétend aussi que nous avons
soutenu le gouvernement à l'occa-
sion des décrets-lois. Comme Con-
seiller Général, M. Zanettacci doit
recevoir le volume contenant le
compte-rendu des Assemblées Plei-
nières des Délégations Financières.
S'il ne le reçoit pas il peut en de-
mander communication en maints
endroits.
Il pourra lire à la page 411 de ce
volume le texte des observations
que j'ai formulées au cours d'une
Assemblée Pleinière des Délégations
sur le décret-loi portant taxe de 2%
en vue de la défense nationale.
J'ai indiqué notamment qu'il était
inconcevable que l'employé gagnant
800 frs par mois soit frappé suivant
le même taux que le capitaliste dont
les revenus dépassent plusieurs cen-
taines de mille francs. J'ai demandé
que soit institué un abattement à
la base et que soient prévus divers
paliers, le taux de la contribution
devant être fonction du montant des
revenus- de ceux appelés à la sup-
porter. Le Parti communiste n'igno-
re rien de cela mais, la vérité n'est
-
pas son fait.
La même affiche démontre com-
1 bien nous avons raison de dire que
les communistes ne pensent pas
Français. Elle établit en effet de la
part de M. Zanettacci un manque
d'originalité certain. Depuis - fort
longtemps notre Parti réclame : la
Dissolution du Parti Communiste;
l'Arrestation de ses chefs; l'Interdic-
tion de sa presse. Pour répliquer à
cette légitime réclamation, la région
d'Oranie du Parti Communiste ré-
clame à son tour la dissolution du
P.P.F. et l'arrestation de ses chefs.
C'est la preuve que les cocos sont
à bout d'arguments car dans le cas
contraire, ils se défendraient plutôt
que de se couvrir de ridicule com-
me ils le font.
LES JEUNES PORIOTISTES
- INVITENT CORDIALEMENT TOUS LES
NATIONAUX A LA!KERMESSE U.P.J.F.
Les 15 et 16 avril, à la Mai-
son du Parti, 15, Bd Hippolyte
Giraud, à Or-an, l'Union Popu?
Jaire de la jeunesse Française
et le Mouvement Pionnier Jac-
ques Doriot, organisent leur
kermesse annuelle.
Avec une activité fébrile, nos
jeunes camarades dressent les
stands, collectent les dons et
mettent tout en œuvre pour que
leur fête ait une réussite com-
plète.
- Vous êtes à même d'en juger:
Une vente alimentaire. Trois
grands bals gratuits, des inter-
mèdes artistiques, des sketchs
par les Pionniers, des concours
amusants, Jeu de Massacre, Pê-
che à la ligne, Tir. aux cigaret-
tes, Lapinodrome, course à la
Tortue, la Poste, etc., etc.,
distrairont jeunes et vieux, pe-
tits et grands, hépathiques, neur
rathéniques et pince-sans-rire.
En un mot, il y aura de la joie!
Nous pouvons annoncer dès
maintenant, que deux chanteurs
de marque ont tenu à nous ap-
porter leur concours bénévole j
J. Constantin!, la vedette ora-
naise bien connue, dont la répu-
tation n'est plus à faire et un
jeune ténor, qui monte au fir-
mament des étoiles algériennes.
Un radio-crochet permettra)
aux chanteurs, de faire appré-
cier à un nombreux public
leurs dons vocaux.
Enfin, l'orchestre réputé des
« Rythm Hothers Jazz "» fera
tourbillonner les couples jus-
qu'à une heure avancée de la
nuit.
Nationaux, pour aider les jeu-
nes et pour passer un moment
agréable, venez le 15 avril à
la kermesse U.P.J.F.
N N
LE STAND DES- PIONNIERS
A. la kermesse de l'U.P.J.F., il y
aura un stand pour les Pionniers
(Jacques Doriot.
Les bénéfices de ce stand seront
intégralement consacrés a l'organi-
sation d'un camp de vacances pour
jles pionniers, et en particulier pour
'les enfants pauvres.
C'est dire qu'il faudra particu-
lièrement encourager cette œuvre en
visitant nombreux, le stand des
Pionniers. - -
M. J oussajnl Desanti
EST ELU MAIRE
DE RELIZANE
Samedi dernier, le Conseil
municipal de Relizane, complé-
té par les récentes élections, a
procédé à l'élection du maire;
par 31 voix et un bulletin blanc
sur 32 votants, M. Toussaint De-
santi a été désigné par ses col-
lègues pour succéder à M. Do-
minique Rivière.
Aucun choix ne pouvait nous
être plus agréable car le patrio-
tisme et les qualités d'adminis-
trateur de M. Desanti nous sont
depuis longtemps connus.
Adjoint au maire depuis. dix
ans, le nouveau chef de la com-
mune était très au courant de
l'administration municipale, et
sa compétence et son autorité
morale l'ont tout naturellement
désigné au choix du Conseil
municipal. Son élection fut sa-
luée par les applaudissements
unanimes de l'assistance.
Avant de prendre possession
du fauteuil du maire, M. Desan-
ti prononça d'une voix émue,
quelques mots pour rappeler le
souvenir de son prédécesseur et
fit observer en mémoire de lui,
quelques instants de recueille-
ment.
« L'Oranie Populaire » est
heureuse d'adresser à M. Desan-
ti ses cordiales félicitations et
se permet de formuler un sou-
hait :
Ai multos annos!
ATTENTION !
La révision des listes
électorales des Prud'-
hommes sera close le
20 Avril.
* w
(Lire l'appel en 41"0 page)
UNE SOCIÉTÉ ALLEMANDE A PRÊTÉ
2 millions de francs
- au parti communiste
Le Parti Communiste dit
Français, a son siège à Paris,
dans un luxueux immeuble sis
au Carrefour Châteaudun (44,
rue le Peletier 59, Faub. Mont-
martre) , -
Cet immeuble, ainsi que le
prouvent d'indiscutables docu-
ments publiés par la « Liberté »,
est la propriété d'une Société
anonyme communiste ayant
pour nom : « Société Immobi-
liè du Carrefour Châteaudun ».
Le Conseil d'administration
comprend :
Emile Dutilleul, député com-
muniste;
Roger Ginsburger;
Henri Gourdeaux, conseiller
municipal communiste;
Jules Dëcaux.
Tous les quatre dirigeants du
parti communiste.
Cet immeuble a, naturelle-
ment, été payé par l'argent de
Moscou, mais ce qu'il est néces-
saire d'apprendre aux militants
communistes, c'est que cet im-
meuble a aussi été payé par de
l'argent allemand.
Une puissante société finan-
cière allemande « LA VICTO-
RIA, DE BERLIN » (20-25, Lin.
denstrasse, S* Berlin) possède;
une hypothèque de deux mil-
lions de Francs, sur l'immeuble
du Parti communiste.
La « Victoria de. Berlin » est
une. des plus formidables socié-
tés d'assurances générales du :
3m* Reich. - .;¡
Il paraît cependant que c'est
Doriot qui est vendu à Hitler,
C'est du moins le seul'argument
des communistes contre le P.P.
F. Or, les agents de Moscou ont
été sommés par la Justice fran-
çaise d'apporter la PREUVE de
leur affirmation. Ils ont TOU-
JOURS été obligés d'avouer
qu'ils ne possédaient AUCUN
INDICE, AUCUN DOCUMENT,
AUCUNE PREUVE, même mi-
nime des mensonges qu'ils
avançaient.
Ils ont dû, chaque fois, battre
piteusement en retraite. « l'Hu.
manité » a dû publier des juge-
ments accablants pour le Parti
communiste qui essayait de dif-
fâmer Doriot et le P.P.F. tanl
et si bien que l'abominable
mensonge du P.P.F. vendu à
Hitler n'a plus cours aujour-
d'hui, même chez les militants
communistes les plus fanati-
ques.
- On savait déjà. qu'il était de
notoriété publique que les com-
munistes fussent les valets des
Russes,
Nous prouvons aujourd'hui,
qu'une puissance capitaliste AL-
LEMANDE a prêté deux mil-
¡lions pour installer le siège du
jParti communiste dans son im-
!meuble du Carrefour Château-
dun.
Et nous ajoutons que ces
deux millions n'ont pas-encoré
lété -rendus.
Pour une organisation corporative tripartite
La maîtrise doit-être
le trait-d'union entre
I le capital et la
illi , main-d" uvre
On a longtemps opposé les
Capitalistes aux Travailleurs, le
patron à l'ouvrier. Cette façon
beaucoup trop simpliste de
présenter la question sociale est
une erreur grave.
Et d'abord il n'y a pas et il
ne doit pas y avoir d'antago-
nisme profond entre le Capital
et le Travail. C'est une vérité
qu'on en repètera jamais assez:
ces deux facteurs de l'Econo-
mie, bien loin de s'opposer, se
complètent.
Mais il est un facteur dont
on ne tient pas toujours assez
compte dans le problème d'or-
ganisa tion de ta Production 1
c'est la Maîtrise. Un examen
même très rapide des différen-
tes catégories d'éléments qui
composent la structure des En-
treprises suffit cependant à met-
tre en valeur le rôle du groupe
Maîtrise ou Techniciens. Il mon-
tre aussi le jeu des .rapports
des trois, éléméEts constitutifs
de la Production : Capital, Maî-
trise, Travail.
Le Capitaliste apporte à l'En-
treprise l'argent nécessaire à sa
création et à son fonctionne-
ment. Dans la petite entreprise,
le Capitaliste est aussi le direc-
teur de son affaire; c'est-à-dire
qu'il dirige et parfois même
exécute une partie du travail.
Tous les petits patrons (sou-
vent d'ailleurs anciens ou-
vriers) sont donc des capitalis-
tes mais aussi des travailleurs.
Les grosses Sociétés elles-mê-
mes ne font-elles pas appel à
l'épargne publique? Combien de
salariés, de fonctionnaires, de
petits retraités placent leurs
économies en achetant des Ac-
tions ou des Obligations.
Tous ces cas (qui ne sont pas
des cas isolés) démontrent que
de nombreux travailleurs sont
aussi en quelque manière de pe-
tits capitalistes. Nous notons en
passant ces faits qui font -
qu'on le veuille ou non — qu'il
serait puéril de vouloir répartir
les gens en deux clans hostiles :
travailleurs d'un côté, capitalis-
tes de l'autre. Non seulement
l'un a besoin de l'autre, mais
encore certains sont à la fois
l'un et l'autre. Et c'est bien ce
qui rend le problème plus com-
plexe qu'il n'en a l'air. C'est ce
qui fait aussi que la question
sociale ne peut évoluer dans un
pays de petite propriété comme
la France, de la même façon
que dans les pays de grands
propriétaires fonciers.
L'Ouvrier exécute le travail
que son employeur lui procure;
ce travail étant rénuméré par
un salaire. Et nous touchons
ainsi au point délicat de la
question sociale.
C'est même là tout le problème
ramené à sa plus simple expres-
sion, et qui consiste à savoir
comment sera réparti équita-
blement le profit de l'entreprise
entre la main-d'œuvre et le ca-
pital. C'est ce que Doriot a résu-
mé dans une de ces formules
ramassées par lesquelles notre
Chef concentre l'attention sur
le point crucial de chaque pro-
blème : « Au Capital sa place
rien que sa place, au Travail sa
place toute sa placer.
C'est l'ouvrier qui exécute
effectivement le travail. Sans
lui pas de réalisation possible :
le patron ne pouvant faire tout
par ,lui-même; de même qu'il
est bien évident que sans pa-
tron pour fournir du travail,
l'ouvrier reste en chômage. S'il
se procure lui-même son. travail
c'est un artisan, comme sera
artisan tout patron qui exécute-
rait lui-même le travail qu'il
a à faire.
On ne peut pas dire que l'ou-
vrier soit le seul élément pro-
ducteur, pas plus qu'on ne pour-
rait émettre la même prétention
pour le capitaliste. A eux deux
ils peuvent, produire. Ils sont
nécessaires l'un à l'autre.
Mais la réunion de ces deux
facteurs de production n'est
plus suffisante lorsque l'affaire
devient plus importante.
Le Capitaliste ne peut plus
alors être en contact direct avec
tous ses ouvriers. Il doit s'ad-
joindre des collaborateurs. Par-
fois même il perdra tout contact
avec l'ouvrier dans le cas des
très importantes Sociétés.
Tout - un personnel appointé
(chefs de services administra-
tifs, commerciaux, techniques,
Ingénieurs, Contre-Maîtres etc.)
véritable état-major de l'Entre-
prise, se trouve alors placé entre
le patron et l'ouvrier. Ils sont
payés pour faire marcher l'af-
faire en lieu et place de celui j
qui l'a financée. Bien que jou-
ant un rôle différent de celui de |
(Lire la suite page 4).
Le Parti Populaire --
Un à zéro
Français
a parlé à Perrégaux
Les nationaux de «Moscou»
reprennent courage.
La Fédération d'Oran avait
depuis longtemps déjà, décidé
de donner à Perrégaux « la rou-
ge », une grande réunion de
propagande.
Par suite d'empêchements
cette réunion avait été renvoyée
au dimanche 2 avril.
A l'heure fixée, Gaston Vidal,
avec quelques camarades
d'Oran rencontra sur la Place
de Perrégaux, les - camarades
Bentami de Mostaganem, Félix
Roquefère de Bel-Abbès, Lloret
'de Relizane, et quelques dé-
voués de Perrégaux.
Les communistes qui avaient
mobilisé toutes leurs troupes,
se trouvaient massés de l'autre
côté de la Place.
Aucune salle n'avait pu être
retenue, mais ceci est une autre
histoire sur laquelle nous re-
viendrons.
Un camarade de Perrégaux
vint spontanément nous offrir
sa propriété à un kilomètre du
village, et nous allions presque
nous résigner à nous y rendre,
lorsqu'un brave national, jus-
qu'alors inconnu de nous, M.
Bossu, vint nous proposer de
parler dans la cour de sa mai-
son, en plein centre de la ville.
Et c'est ainsi que notre réu-
nion put avoir lieu.
Elle n'eut que plus de succès.
En un clin d'œil, tous les na-
tionaux s'y rendirent, bientôt
suivis par les hordes commu-
nistes, qui avaient tout mis en
œuvre pour empêcher cette
réunion.
En homme avisé, mais droit,
le Docteur Bentami, se tînt à
l'entrée et invita le chef du
parti communiste à venir avec
quelques hommes de son parti,
à assister à. notre réunion, en
l'assurant, sous son entière
responsabilité — et nous savons
que les engagements de Benta-
mi ne sont pas de vains mots —
que la liberté de parole serait
accordée et qu'au surplus, il
s'engageait sur l'honneur, à les
prendre ensuite sous sa protec-
tion.
Malgré cette assurance, les
moscovites déclinèrent cette of-
fre et préférèrent manifester au
dehors avec le reste des troupes
(j'allais dire du troupeau).
Mais revenons à notre réu-
nion :
FELIX ROQUEFERE
Ce fut Félix Roquefère qui
prit la parole le premier. Ses
premières paroles furent pour 1
remercier M. Bossu de son of-
fre et féliciter les Perrégaulois
d'être venus nombreux à cette
réunion, puis, avec l'énergie
que nous lui connaissons, il dit
aux habitants de Perrégaux, les
nombreuses raisons qui ont fait
de lui le militant P.P.F. qu'il
est devenu.
H assura les auditeurs de son
dévouement et de son attache-
ment sans réserve pour le chef,
vraiment capable que nous nous
somme donné, et parla de ques-
tions sociales intéressant sa ré-
gion.
GASTON VIDAL
Après, lui, Gaston Vidal, tou-
jours en forme, fit un exposé
de la politique intérieure de
notre parti, et brossa un tableau
vivant, avec la carte de l'Europe
à l'appui des questions interna-
tionales.
LE Dr. BENTAMI
Les deux orateurs furent vi-
vement applaudis. Comme il
était déjà tard, le Docteur Ben-
tami, ne comptait pas prendre
la parole, mais réclamé avec in-
sistance par les militants, il vint
lui aussi, nous dire son attache-
ment au chef du Parti, et rap-
pela que le P.P.F. n'a jamais eu
peur de porter la contradiction
aux orateurs communistes, ce
qu'il essaya de faire tout récem-
ment encore, lorsque le député
provisoire de St-Denis, le com-
muniste Grenier vint à Mosta-
ganem.
Malheureusement, bien que
porteur d'une carte d'invitation,
et venant seul à la dite réunion,
l'entrée lui fut interdite, sim-
plement parce qu'il était P.P.F.
Après ces trois brillantes in-
terventions, l'assistance chanta
en cœur, une vibrante Marseil-
laise puis l'hymne du Parti.
A la sortie, les moscoutaires
braillèrent l'Internationaie, à
l'abri des gendarmes, tandis
que les nationaux couvrirent à
nouveau leurs voix par une
Marseillaise, et nous voilà re-
partis vers nos foyers.
Le P.P.F. a marqué un point.
Moscou a perdu, et nous espé-
rons que ce ne sera pas la der-
nière réunion, ce qui nous per-
mettra de faire ouvrir les yeux
à quelques malheureux égarés,
qui croient encore aux bobards
des valets de Moscou.
R. TARI.
A l'issue de la réunion publi-
que, une réunion privée réunit
les militants de la Section de
Perrégaux. Jugeant l'attitude de
Jaulent contraire à la discipli-
ne du Parti, le secrétariat fé-
déral, se prononça pour l'ex-
clusion pure et simple de Jau-
lent.
Appel aux
employés des T.O
Votre mécontentement est
général.
Depuis les temporaires jus-
qu'aux contrôleurs, vous êtes
victimes d'agissements inquali-
fiables et indignes de la part de
votre directeur.
Grévistes du 30 novembre ou
non grévistes, vous êtes victi-
mes de multiples brimades. Vos
avantages, vos salaires, vos con-
gés, sont rognés. Chaque fin de
mois ne vous apporte que des
déceptions.
Votre dignité de travailleurs
est diminuée par la volonté d'un
chef rageur et sectairé.
Vous sentez que ça ne peut
plus durer.
Mais ne vous livrez pas à des
! protestations incohérentes.
Votre premier devoir, votre
[première préoccupation est- ac-
tuellement de rejoindre votre
isyndicat.
i Votre mot d'ordre c'est :
TOUS AU SYNDICATr Pour
empêcher votre union, M. Bon-
net va s'ingénier, c'est fort pro-
bable, à ressuciter un syndicat
cégétiste. , ,, «
Il a tout intérêt à vous di-
par
Marcel GARAU
viser.
Vous en avez assez de la dic-
tature communiste et des cégé-
tistes politiciens. Vous avez été
assez bernés par les organisa-
teurs de grèves politiques!
L'heure est venue de penser
sérieusement à la défense de
votre pain contre un patronat
antisocial et rapace.
- Sans distinction d'opinions,
vous, travailleurs des T.O. qui
pensez Français, vous qui êtes
capables de montrer votre pa-
triotisme et votre amour de la
vraie France, vous ne pouvez
pas comprendre qu'on se moque
de vous plus longtemps!
Alors, groupez-vous dans vo-
tre syndicat.
Vous aurez l'appui de tous les
honnêtes gens.
Ressuscitez un syndicalisme
véritable où la solidarité pro-
fessionnelle doit l'emporter sur
les tendances politiques.
Soyez unis. Vous serez forts
et vous vaincrez !
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