Titre : Le Grand écho du Nord de la France
Éditeur : [s.n.] (Lille)
Date d'édition : 1925-07-09
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32783482h
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 09 juillet 1925 09 juillet 1925
Description : 1925/07/09 (A108,N190). 1925/07/09 (A108,N190).
Description : Collection numérique : Bibliographie de la presse... Collection numérique : Bibliographie de la presse française politique et d'information générale
Description : Collection numérique : BIPFPIG59 Collection numérique : BIPFPIG59
Description : Collection numérique : BIPFPIG62 Collection numérique : BIPFPIG62
Description : Collection numérique : Fonds régional :... Collection numérique : Fonds régional : Nord-Pas-de-Calais
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k47601133
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JO-85088
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 30/05/2018
GRAND ÉCHO DU NORD DE LA FRANCE
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20 cent. LE PLUS FORT TIRAGE DEtLA R ÉGIONmdJ 20 cent.
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JEUDI;
9-1
JUILLET 1925
• . BUREAUX 4
LILLE î B. îrande-Place. IJ f
| TéL 2-31 20-8G, 42-86
PARIS s Boulevard de. Ira lieue I
<13. rue de Mari-,aux)
^ TéL Gutenbera 29-54 ^
L'EMPRUNT DU DÉPARTEMENT DU NORD
SERA AUTORISÉ
M. Caillaux, ministre des Finances, l'a
déclaré à la délégation qu'il a reçue
mercredi matin :
(DE NOTRE REDACTEUR PARLEMENTAIRE)
Paris, 8. — La brève entrevue qu ont eue
te matin les parlementaires du Nord et les
membres du Conseil général avec M. Cail-
]aux. n'a pas été inutile. Elle a abouti à ce
doùble résultat que l'emprunt départemental
dont l'émission était ajournée depuis plus
de quinze mois va enfin pouvoir être lancé
prochainement et, d'autre part, elle a permis
aux membres de le. délégation de se rendre
compte -que le ministre des Finances est
fermement décidé à lifter daimesure du possible l'achèvement de la
reconstitution.
La, délégation, à - la tête: de laquelle se
'trouvaient M. Potié, sénateur, président du
Conseil général ; M. Hudelo, préfet du Nord,
se composait entre autres personnalités de
MM. Bernez, Hayez, Davaine, sénateurs ;
Danlel-Vinoent, Delesalle, GroUSBau, des Ro-
tours, l'abbé Lemire, Macarez, Saint-Venant,
Escoffier, députés ; Demolon, président de
la Commission départementale ; Conem,
Sapilier, Maréchal, etc..., conseillers géné-
raux ; Thilloy, contrôleur départemental des
services de la reconstitution.
1 Elle fut reçue à 11 heures précises par M.
Joseph Caillaux qui commença par constater
d'un ton plutôt ironique que c'était un véri-
table petit parlement qui envaliissai son
cabinet. Il s'empressa d'ailleurs d'ajouter,
du ton sec et cassant, qu'il prend si natu-
rellement, qu'il était parfaitement au courant
de ce dont la délégation venait l'entretenir
et qu'il était aussi peu disposé que possible
à ' accorder l'autorisation qu'elle venait
solliciter.
Cet accueil réfrigérant en eût peut-être
démonté un autre, mais M. Auguste Potié ne
se laissa aucunemen impressionner et, bon
gré mal gré, M. Caillaux dut entendre l'ex-
posé de la question et les desiderata de
l'assemblée départementale qui tient d'autant
plus à son emprunt qu'il n'y a pas de rai-
son, en vérité, de le refuser au département
du Nord quand on l'accorde au département
de la Seine et à la ville de Lyon.
m
Un emprunt de 750 millions avait été
décidé, expliqua M. *Potié. De cet emprunt,
deux tranches de 100 millions chacune ont
seulement été émises en 1921 et en 1923 dans
des conditions d'ailleurs excellentes.
Une nouvelle tranche de 150 millions devait
titre offerte au public au début de l'année
1324. Déjà toutes les formalités avaient été
remplies, la convention avec l'Etat avait été
signée, les banques avaient promis leurs
concours, quand le Gouvernement demanda
î'ajournement de l'opération à trois mois,
puis en juin la fit renvoyer à plus tard.
Un nouveau projet fut alors mis sur pied
dans lequel un placement en Amérique était
envisagé. Il n'eut pas plus de succès. Le Gou-
vernement maintint son veto.
Différentes autres combinaisons avec les
banques suisses et américaines furent alors
proposées et en dernier lieu une combinai-
son avec la banque Withe-Weed et Cie, d'ac-
cord avec la banque Morgan qui se déclara
prête à mettre à la disposition du départe-
ment du Nord un crédit immédiat de 3 à 5
millions de dollars remboursables en un an
sur le produit futur de l'emprunt au taux,
de 10 % pour tous frais, moyennant la ga-
rantie du gouvernement français.
Or, cette dernière combinaison vient, com.
ble les précédentes, d'être repoussée par les
Services du ministère des Finances, sous le
prétexte que le taux de prêt est trop élevé,
— ce qui ne devrait pourtant pas inquiéter
outre mesure le trésor puisque les frais en
incomberaient aux seuls sinistrés — que le
Gouvernement refuse d'assumer les risques
fie change, enfin qu'il ne veut pas être
exposé à devoir effectuer le remboursement
de 3 à 5 millions de dollars dans le cas où
l'emprunt ne serait pas réalisé à l'échéance.
Ces objections, M. Caillaux les a énergi-
fcruement maintenues et s'est opposé de la
ifaçon la plus formelle à tout emprunt dépar-
temental en Amérique.
Il en a d'ailleurs donné une autre raison
que celles qui sont résumées plus haut, où
tout au moins il a laissé deviner cette raison
ftui est vraisemblablement la plus sérieuse.
Il entend réserver le marché américain
pour le grand emprunt dit de « reconstruc-
tion » qu'il espère pouvoir lancer aux Etats-
Unis dès que la question de la dette franco-
.américaine aura été réglée et auquel le
ét Times » d'hier fait du reste allusion.
.
Par exemple — et c'est une conception qui
IFJ. bien tout de même son intérêt — il ne
(s'oppose plus à l'émission d'un emprunt
intérieur de 150 millions, à la double condi-
tion seulement que le taux de cet emprunt
ne sera pas trop élevé et que l'émission aura
lieu, soit dans la première quinzaine de sep-
tembre, soit dans le courant d'octobre, une
telle opération ne devant pas coïncider avec
certaines échéances dont il a le devoir de
6e préoccuper.
Un tel emprunt, dont les modalités restent
à déterminer, mais dont le principe est dès
' maintenant accepté, sous la double réserve
ci-dessus énoncée, permettrait au Gouverne-
ment d'activer dans des proportions consÍ.
dérables la reconstruction de ses écoles, de
ses mairies, de ses églises, de ses postes, de
ses hospices, bref de tous les bâtiments
communaux et départementaux qui exigent
encore des dépenses d'un ordre de grandeur
de 360 millions suivant l'estimation de M.
Demolon.
Que les sinistrés ne s'y trompent pas, en
effet, cet emprunt n'est pas destiné à régler
les indemnités de dommages des particu-
liers, mais uniquement à permettre la
reconstruction des établissements et monu-
I paents publics.
.
Si M. Caillaux s'en était tenu là, tout le
monde eût été entièrement satisfait, mais
il ne laissa Pas ignorer qiue l'effort qu'il
,éta.it résolu à faire pour h&ter l'achèvement
<3e la reconstitution, devait avoir sa contre-
partie et que cette contre-partie constituerait
un sacrifice auquel devraient se résigner non
seulement ceux qui ont encore à toucher
mais ceux qui ont déjà touché.
On ne peut dire plus clairement que sous
peu nous. verrons reparaître certains projets
sur lesquels on discuta longuement en dé-
cembre dernier et qui avaient pour objet
d'alimenter la fameuse caisse de compensa-
tion.
En vain M. Hayez objecta que les modes
de paiement ont tous varié au cours de" ces
dernières années, qu'il sera bien difficile
d'entrer dans cette vole sans commettre de
graves injustices. L'argument ne sembla pas
toucher autrement M. Caillaux. Ce n'est pas ;
de sa faute si des erreurs ont été commises
pendant qu'il était.., en exil.
Et l'entrevue prit fin sur ce rappel discret
d'un passé dont le contraste avec le présent
ne semble pas déplaire à l'homme qui note
avec quelque fierté dans sa profession de foi
à ses électeurs sarthois que c'est la cinquième
fois qu'il est placé à. la tête des finances
françaises.
F.-J. LARDEUX.
AU SÉNAT
La revision des dossiers
de dommages
sera terminée cette année
Paris, 8. — Le Sénat reprend la discussion'
du budget.
M. Henry Bérenger invite la Haute-Assem-
blée à imiter le geste de conciliation de la
Chambre.
La plupart des chapitres en discussion sont
adoptés conformément aux propositions de
la commission, la plupart du temps avec de
légers relèvements de crédits par rapport au
premier vote du Sénat.
M. de Lubersao s'élève contre la réduction
du chapitre relatif à l'administration des
R. L., cette réduction risquant d'entrainer
des retards dans l'examen des dossiers sou-
mis à revision. Il blâme l'inscription au bud-
get d'une somme de 100 millions à provenir
de cette revision, ce qui semble une invite
faite au Comité de préconciliation pour ré-
duire de ce chiffre les indemnités.
M. Jammy-Sohmidt, sous-secrétaire d'Etat
des R. L., déclare.:
— Vingt-huit dossiers ont été examinés en
mai, et 59 en juin. J'ai augmenté le nombre
des rapporteurs du Comité Central de pré-
| conciliation, je l'augmenterai encore. Des
i cours sont faits au ministère même, à ceux
qui seront nommés prochainement. L'abatte-
ment effectué sur le montant des indemnités
est extrêmement variable, suivant les espè-
ces. Donc, le Comité n'applique pas1 un taux
uniforme, ne réduit pas d'un même pour-
centage le montant de tous les dommages.
42 millions au total ont été récupérés jus-
qu'à présent sur les dossiers déjà examinés.
Je m'engage à terminer pour le 31 décembre
prochain, la révision des dossiers, prévue à
l'article 2 de la loi de" révision, mais à con-
dition qu'on m'accorde les crédits néces-
saires pour activer les travaux du Comité de
préconciliation.
La Commission, déclare M. Henry Béren.
ger, accepte un relèvement de 500.000 francs
au crédit du chapitre R. A.
M. Caillaux. — Le gouvernement demande
un relèvement de 800.000 francs.
M. de Lubersac. — Avec 800.000 francs
pourra-t-on terminer pour la fin de l'année
la revision des dossiers de l'article 2 ■?
Le sous-secrétaire d'Etat. — Oui.
M. de Lubersac. — Alors, je renonce à mon
amendement.
Le chapitre R. A. est adopté avec le chif-
fre de 6.971.889 francs au lieu de 6.171.889
proposé d'abord par la Commission.
M. de Lubersac obtient ensuite un relève-
ment de crédit pour les frais d'administration
des commissions de liquidation des tribunaux
de dommages de guerre.
M. Chaumet se voit ensuite '« malgré des
manifestations inconvenantes » obligé de ré.
clamer des relèvements de crédits pour le
paiement de diverses indemnités.
M. Caillaux exprime la crainte que les in-
demnités accordées aux P.T.T. n'entraînent
des réclamations dans les autres administra-
tions.
Néanmoins, le Sénat approuve et le budget
des dépenses se trouve ainsi adopté, sauf
quelques chapitres réservés.
On continuera jeudi.
LIRE EN CINQUIÈME PAGE :
La Page de la Famille
La femme à barbe
(Wide World photos)
Mme Laid qui eut son heure de célébrité
aux Folies-Bergète habite maintenant
. les Vosges où elle tient un commerce
de cartes postales
La clôture des engagements pour le
CIRCUIT MINIER
sera prononcée ce soir
Cette fois, c'est irrévocable. Ce soir jeudi
sera close la liste des engagements pour
notre grande course cycliste de dimanche
et mardi prochains.
Les coureurs et les clubs tiendront à s'a-
ligner dans la doyenne et la plus consi-
dérable des épreuves du calendrier cy-
cliste du Nord. Le Circuit Minier est, en
effet, le critérium le plus probant pour les
nordistes qui prétendent s'affirmer dans
ce sport. Tous les as régionaux ont fait
leurs preuves dans le Circuit Minier et
les Perrain, les Goethals, les Delannoy,
les Génicot, etc., ont inscrit leurs noms au
palmarès de la belle course du « Grand
Echo ».
Les as de demain, c'est-à-dire les jeu-
nes, les aspirants-champions d'aujour-
d'hui doivent être au départ du Circuit
Minier 1925. Ils ont jusqu'à ce soir encore
pour s'inscrire, si ce n'est déjà fait !
Tour de France cycliste.
Aujourd'hui 13e étape :
NICE-BRIANÇON (275 kilom.)
Après avoir passé une journée de repos à
Nice, nos routiers aborderont aujourd'hui les
grands cols alpestres. De Nice ils gagneront
Brian ço a par la montagne.
Quatre grands cols sont à franchir : La
Colle Saint-Michel (après Armot, Allos avant
LE PARCOURS DE LA TREIZIEME ETAPE
Barcelonnette, Vais avant Guillestrie, l'I-
zoard avant Briançon.
L'Izoard bat facilement au point de vue
altitude le Tourmalet. Allos vaut largement
Aspin. Vars constitue un véritable petit col
d'Aubisque, la Colle Saint-Michel équivaut
presque à Peyresourde.
Comme on le voit c'est une nouvelle beso-
gne formidable qui est imposée' à nos rou-
tiers.
Le groupe socialiste
ne votera pas les crédits pour les
opérations militaires du Maroc
Paris, 8. — La Commission politique du
groupe socialiste s'est, réunie au début d'e
l'après-midi et" a procédé à un échange de
vues sur l'attitud,e,que devrait prendre le
groupe lors de: la discussion des crédits cte-
mandés par le Gouvernement pour les opé-
rations militaires du Maroc. Bien qu'il n'y
ait eu aucune décision prise, il semble que la
majorité ait été d'avis qu'il y aurait lieu de
6'abstenir. C'est l'union dans cette attitude
que l'a Commission politique recommandera
Le prince Chichibu à son passage à Paris
CW1de World Photos)
Le deuxième fils de l'empereur du Japon est accompagné à la gare du Nord par
ses. compatriotes au moment de son départ pour Londres*
A LA CHAMBRE
La Convention de Washington
sur les huit heures
Paris, 8. La Chambre a discuté, ce
matin, le projet ratifiant la convention des
huit heures.
M. Chabrun spécifié que la convention ne
&era applicable que si l'Allemagne l'applique
elle-même.
M. Durafour confirme cette déclaration
Ce sera, dit-il, le meilleur moyen pour dé-
terminer l'Allemagne à ratiner le projet.
A la séance de l'après-midi, M. Piquemal,
comm,ltLniste, blâme la convention.
M. Durafour lui fait observer qu'il est en
opposition avec le prolétariat, qui réclame
au contraire le vote de la convention.
M. Nicolle (Nord), prenant acte des dé-
clarations faites ce matin par le ministre,
dit qu'il ne voit pas pourquoi le Parlement
français ne ratifierait pas une convention
dont les dispositions sont identiques à la loi
française des 8 heures. L'orateur, rappelant
les observations de M. Lebas, reconnaît que
l'application de la loi de 8 heures en France
a été un stimulant pour le patronat de ce
pays, qui a dû améliorer ses moyens de fa-
brication.
M. Pressemane (Hte-Vienne). — Il y a les
deux : il y a les industriels routiniers, qui
ne veulent rien changer.
M. Nicolle. — C'est l'infime minorité. M.
Nioolle conclut en insistat sur la nécessité
qu'il y a pour la France à subordonner son
adhésion complète à l'adhésion de l'Alle-
magne. (Appl. à droite). La discussion géné-
rale est close.
M. Desoblln aiffirme ensuite que la loi des
8 heures n'est pas respectée partout, puis
M. Piquemal, s'étant sans doute ravisé, an-
nonce que ses amis voteront la convention
pour ne pas être accuses d'avoir fait échouer
les huit heures. '\t
On passe aux articles.
M. Lebas demande qu'on supprimé la ré-
serve selon laquelle la convention n'aura
d'effet que lorsqu'elle aura été ratifiée par
l'Allemagne.
L'amendement, combattu par M. Durafour,
est repoussé par 420 voix contre 151.
L'ensemble du projet est voté à l'unanimité.
Une interpellation de M. Chassalgne-Goyon
relative à la constitution du Conseil national
économique, ne doit pas intéresser vivement
la Chambre, car après avoir entendu quel-
ques considérations de l'orateur, la suite de
la discussion est renvoyée à jeudi matin.
Séance levée à 18 h. 45.
i
M. Vandervelde s'entretient
avec M. Briand
Paris, 8. — M. Vandervelde, ministre des
Affaires Etrangères de Belgique, qui est arrivé
à midi à Paris, s'est rendu à 18 h. 30 au
quai d'Orsay, où l'attendait M. Àristide
*
M. Vandervelde, qui est venu seul, et à
pied, portait la- rosette de grand officier de
la Légion d'honneur. Il avait sous le bras un
dossier et tenait dans la main le Livre Bleu
récemment édité par le ministère des Affaires
Etrangères sur le pacte de garantie.
On en peut donc conclure que la conver-
sation portera sur ce sujet.
Le ministre belge a répondu de bonne grâce
aux questions que lui posaient les journalistes
qui l'attendaient à son arrivée.
— Je viens, a-t-il dit, prendre contact avec
M. Briand, que je connais de longue date.
Noua allons passer en revue, l'un et l'autre,
toutes les questions intéressant nos deux
pays. D'ailleurs, depuis la conférence de Lon-
dres et le protocole de Genève, il y a unité
de vues complète dans la-politique des deux
Gouvernements.
—\
j COURS DES changes)
M , •
: Livre Dollar :
: 7 Juif. 104 fr. 05 20 fr. 44 5
{ 8 — 103 fr. 50 21 fr. 30 j
| — 10 Il. ill 104 fr. 05 21 fr. 40 {
; — 14 h. ao 104 fr. 25 21 fr. 42 æ
s — Clôture 104 fr. 07 21 fr. 42 •
l — bourse 104 fr. 75 21 fr. 53 I
« m
% « « V
mllienteimes mon@. as@ @.sac@@ malle§ atteigne
LA GUERRE DU MAROC
Une opération heureuse
m
Fez, 8. — Au Nord d'Ouezzan, notre groupe
mobile a replié les garnisons et le matériel
des postes de Buchka et d'Ouled-Allal et dé-
truit leurs organisations. Il n'y a rien à si-
gnaler par ailleurs.
L'ORGANISATION DE LA NATION
pour le temps de guerre
Paris, 8. — M. Painlevé, président du Con-
seil, - a déposé hier sur le bureau de la ,
Chambre le projet-de loi sur l'organisation |
générale ' de la - nation pour le temps de
guerre. Ce projet, préparé par le Conseil su- .
périeur de la défense nationale et notamment
par sa Commission d'études, que préside M. i
Paul-Boncour, a pour objet de prévoir et de J
préparer, dès le temps d'e paix, la mobilisa-
tion en cas de guerre de 'toutes les forces
vives du pays. L'expérience de 1914 a dé-
montré clairement que, dans la guerre « to-
tale » qu'est un conflit moderne, c'est la na-
tion tout entière qui est engagée, et que la
Tiobiliefeitioxi de sa puissance industrielle,
économique et financière, l'utilisation ration-
Mile de ses ressources de toute nature
l'étaient pas moins importantes que la mo-
)ilisation de ses forces militaires. Le projet
actuel permettra d'organiser méthodiquement
;e qu'il a fallu improviser de 1914 à 1918. Ces
principales dispositions concernent : l'utili-
;ation au mieux de lia défense nationale de
eus les individus et collectivités ; le d'roit de
•équisition de toutes les ressources, non seu-
ement matérielles, mais intellectuelles et
scientifiques du pays ; l'organisation métho-
lique des pouvoirs publics en temps de
guerre et la préparation dès le temps de paix
le la mobilisation d1ans chaque ministère et
itas chaque région. Des mesures spéciales
prévoient l'utilisation rationnelle de la main-
l'œuvre et des matières premières, la prépa-
ation des fabrications de guerre et l'organi-
sation des transports de toute nature. Ce
>rojet est ainsi l'un des éléments les plus
mportants de l'oeuvre d'e réorganisation d'à
a défense nationale, qui permettra, tout en
'éduisa,nt la durée du service militaire, dl&s-
nrer sur des bases solides la sécurité du *
«ays.
LE CONCOURS D'ARRACHEUSES MÉCANIQUES DE LIN A WAMBRECHIES
(Photo « Echo »).
En haut 3
LE JURY ASSISTE AUX ESSAIS i 1 1 : :
En bas r
UNE MACHINE EN ACT!ON : : i i 1 : ;
-HH+-
(Voir le compte-rendu en 3* page). \
IVRES D'ALCOOL, DES BOHÉMIENS
avaient décidé
de manger un enfant nouveau-né
Orihuela (ESipagne). 8. — Une tribu de bohé-
campée depuis quelques jours à proxi-
mité du village de Redevan, fêtait hier la
naissance d'un enfant, et préparait la céré-
monie du baptême conformément à la cou-
tume. La déesse Eira, qui entretient les dieux
scandinaves, en parfaite santé, n'était pas de
la fête, mais cela n'empêcha pas les liba-
tions multiples. Les bohémiens, ivres d'alcool
pour la plupart, décidèrent de dépecer l'en-
fant, de le faire rôtir et de le manger ensuite
mais au moment où ils s'apprêtaient à com-
mettre le crime, le père, revenant à la raison
s opposa énergiquement à l'accomplissement
du sinistre projet. Une rixe sanglante s'en-
suivit,» au cours de laquelle trois bohémiens
furent grièvement blessés ; les autres furent
arrêtés par la garde civile, appelée par les
femmes de la tribu terrorisées.
ECHOS
de partout
FAUT-IL COUPER LA CORDE ?
,cu cours de ses conférences par radio,
le docteur Partes Gadman, de Broo-
klyn, a posé à ses auditeurs le problème
moral suivant, qui rappèlle un peu celui du
* bouton du mandarin » d'autrefois : Quatre
ascensionnistes grimpent le long d'un pré-
cipice dans les Alpes. Ils sont attachés à la
même corde Les trois premiers glissent et
tombent dans le précipice ; ils vont .entraîner
le quatrième. Celui-ci coupe la corde juste
i temps pour se sauver. A-t-il bien fait ?
{ PRENEZ PART A NOTRE CONCOURS 1
ii de I
! MOTS EN CROIX I
1 OËËlliMllÉ I
j! LA PAGE DE LA FAMILLE f
publie aujourd'hui le ^
j! septième exercice et le bon n° 7 |
^ Nous tenons à la disposition des f!
fïï concurrents les 25 journaux S? des juillet 28 %îfr
mai, 4, 11, et
qui contiennent 4, 11, 18, les juin exercices et précé- -j
ij! dents et les conditions du concours. ^
LA MONTRE DE HINDENBOURG
Q uand, devant Hindenlbourg, on aborde
un sujet philosophique, artistique ou
littéraire, il tire sa montre et dit :
— Je. n'ai pas ouvert un livre de littérature
depuis que j'ai cette montre-là. La reine de
Prusse, à qui j'étais attaché comme page, me
l'a donnée pour ma dix-huitième année. J'y
ai regardé l'heure pendant la bataille de
Sadowa, pendant la bataille de Sedan, pen-
dant la cérémonie de Versailles où mon roi
fut couronné empereur d'Allemagne. Elle ne
m'a pas quitté, durant cette dernière guerre.
Hindenburg ne dit pas s'il y a regardé
l'heure, le 11 novembre 1918. Mais, à ses
yeux, cette date n'a rien de décisif.
PARADOXES ET VÉRITÉS
1
"Tf tre le domestique de son idée, c'e n'est.
4/ . pas donné à tous lè monde (Psichari).
Avant les élections cantonales
Un appel du parti républicain
démocratique et social
Paris, 8. — A l'occasion des élections can*
tonales, le parti Républicain démocratique e.
'social aqresse aux électeurs un appel donf
voici les principaux passages : "
« Electeurs républicains. Les illusions qu le Cartel des Gauches a exploitées pendant uni
an se dissipent. L'à baisse de la monnaie.,
l'aggravation de l'inflation, la chute des va-<
leurs françaises, l'accroissement des impôts i
voilà les résultats d'une politique qui a fai
litière de l'intérêt national pour servir excla*
sivement' l'intérêt d'un parti. Le cabinet Pairt-g
levé a été contraint d'abandonner la politiql).:,
du cabinet Herriot. Il a vu aussitôt se dresat. j
contre lui, sur la question du Maroc, la maîc4!
rité des socialistes unifiés, et sur la ques^ 'r*
financière, la majorité du Cartel. La quesfcoEg
de confiance étant posée, les- aiciens ïT !4
nistres de M. Herriot ont voté contre la cab-4
net Pajnlevé. j
Cette rupture 611 Cartel à la Chambre attesté
l'incompatibilité absolue que nous n'avons!
cessé de proclamer entre la politique ' démo-ç
cratique et nationale d'une part, le socialisme
révolutionnaire et le communisme de l'autre*
Dans l'espoir de continuer à bénéficier deal
faveurs administratives, de disposer des pla..
ces et de l'avancement, et de conquérir d«al
mandats, les démogagues d'extrême-gauchflj
voudraient que le Cartel brisé à la Chambra
j continue à jouer à leur profit dans les élec-*j
tions. Vous ne serez pas dupes d'une équi-^
voque désormais percée à jour. Comment let'
seriez-vous quand vous voyez les socialistes!
révolutionnaires retourner à la politique
de lutte de classes et d ' i n ternati onali sm ai
qu'ils ont si souvent pratiquée en combattant'
les Gouvernements républicains. A cette polw
tique destructrice le devoir des répubUœ1neei
et des patriotes est d'opposer une large poli-
tique d'union républicaine et de concordé
nationale. Républicains de gauche fermement
attachés à là laïcité de l'Etat et à la politiquef
sociale généreuse des grands républicains,,
nous vous convions à réaliser la concentration!
des bonnes volontés républicaines pour uney
politique nationale sans vous émouvoir deap
excommunications ridicules portées contre leaf.
meilleurs républicains par des partis qui sap
flattent de monopoliser la République.
» Electeurs républicains, l'heure est proche
où la logique implacable des faits imposera^
cette concentration dans toutes nos assem-r;
blées politiques. Vous en hâterez l'avènement
si vous portez vos suffrages sur des républi-*
cains éprouvés et sages, résolus à résister da<'
toutes leurs forces à la démagogie socialiste
aussi bien qu'à toute tentative de reprise suit
les conquêtes de la République. Vos assem-t.
blées locales ont moins à s'occuper de poli*)
tique pure, qu'à améliorer notre outillage éco^
nomique 'et à lutter contre les fléaux sociaux<
Elles ont notamment pour mission de hâter)'
l'électrification des campagnes, de protége11!
efficacement l'enfance, la natalité, les famiki
les nombreuses, de doter notre pays d'hôpi-»
taux et de maisons de convalescence moder-
nes, de combattre la tuberculose, de résoudra
la crise du logement par la construction agrpil
bitations saines et à bon marché, de dévelop^
per l'apprentissage et l'enseignement agri cole e,t professionnel 1
]t C'est en portant vos suffrages sur de45
républicains à l'esprit réaliste et positif, simï
cèrement soucieux de résoudre ces graves pro4
blèmes, que vous servirez le mieux la causât;
de la République démocratique et du progrès!
social. Signé : le secrétaire général, A. Mams4
let : le président. A. Ratier. » 1 1 1
Deux ministres italiens démissionnent
I ' Romtf, 8. — MM. de Stefan1. ministre de®
Finances, et Nava, ministre de l'Economi
ont donné leur démission. • . ^
Le tremblement de terre de Santa-Barbara
'
/ . (Wide World Photos}
L'hôtel CaH/omfaM après la secousse qui détruisit unè partie de la ville^
(Photo traramise par télégraphe de San-Francisco à New-York)."
' I
~. /:=-RN/ËR£ EDITION DE LILLE -,
[texte illisible]
NO 190 -\108< ANIMÉÉ^-
ABONNEMENTS
Kard d Départements Umftnjfar
3 mois .. ( t7 b.
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Lté 8DIIOD- mat Nell. directement du
la le»&« et du* toate. les Acea04
dt Publicité de France et de l*£tran(«
TÉLÉGRAPHE. TÉLÊPHÔNÎ
CoœplB ab.... Pbda= : Lille 248
^rL-—-J* ^ . #: % ^ rrrnrl r -'H ^ ^ * m A ^ ^ ■* ' 1
20 cent. LE PLUS FORT TIRAGE DEtLA R ÉGIONmdJ 20 cent.
"
JEUDI;
9-1
JUILLET 1925
• . BUREAUX 4
LILLE î B. îrande-Place. IJ f
| TéL 2-31 20-8G, 42-86
PARIS s Boulevard de. Ira lieue I
<13. rue de Mari-,aux)
^ TéL Gutenbera 29-54 ^
L'EMPRUNT DU DÉPARTEMENT DU NORD
SERA AUTORISÉ
M. Caillaux, ministre des Finances, l'a
déclaré à la délégation qu'il a reçue
mercredi matin :
(DE NOTRE REDACTEUR PARLEMENTAIRE)
Paris, 8. — La brève entrevue qu ont eue
te matin les parlementaires du Nord et les
membres du Conseil général avec M. Cail-
]aux. n'a pas été inutile. Elle a abouti à ce
doùble résultat que l'emprunt départemental
dont l'émission était ajournée depuis plus
de quinze mois va enfin pouvoir être lancé
prochainement et, d'autre part, elle a permis
aux membres de le. délégation de se rendre
compte -que le ministre des Finances est
fermement décidé à lifter dai
reconstitution.
La, délégation, à - la tête: de laquelle se
'trouvaient M. Potié, sénateur, président du
Conseil général ; M. Hudelo, préfet du Nord,
se composait entre autres personnalités de
MM. Bernez, Hayez, Davaine, sénateurs ;
Danlel-Vinoent, Delesalle, GroUSBau, des Ro-
tours, l'abbé Lemire, Macarez, Saint-Venant,
Escoffier, députés ; Demolon, président de
la Commission départementale ; Conem,
Sapilier, Maréchal, etc..., conseillers géné-
raux ; Thilloy, contrôleur départemental des
services de la reconstitution.
1 Elle fut reçue à 11 heures précises par M.
Joseph Caillaux qui commença par constater
d'un ton plutôt ironique que c'était un véri-
table petit parlement qui envaliissai son
cabinet. Il s'empressa d'ailleurs d'ajouter,
du ton sec et cassant, qu'il prend si natu-
rellement, qu'il était parfaitement au courant
de ce dont la délégation venait l'entretenir
et qu'il était aussi peu disposé que possible
à ' accorder l'autorisation qu'elle venait
solliciter.
Cet accueil réfrigérant en eût peut-être
démonté un autre, mais M. Auguste Potié ne
se laissa aucunemen impressionner et, bon
gré mal gré, M. Caillaux dut entendre l'ex-
posé de la question et les desiderata de
l'assemblée départementale qui tient d'autant
plus à son emprunt qu'il n'y a pas de rai-
son, en vérité, de le refuser au département
du Nord quand on l'accorde au département
de la Seine et à la ville de Lyon.
m
Un emprunt de 750 millions avait été
décidé, expliqua M. *Potié. De cet emprunt,
deux tranches de 100 millions chacune ont
seulement été émises en 1921 et en 1923 dans
des conditions d'ailleurs excellentes.
Une nouvelle tranche de 150 millions devait
titre offerte au public au début de l'année
1324. Déjà toutes les formalités avaient été
remplies, la convention avec l'Etat avait été
signée, les banques avaient promis leurs
concours, quand le Gouvernement demanda
î'ajournement de l'opération à trois mois,
puis en juin la fit renvoyer à plus tard.
Un nouveau projet fut alors mis sur pied
dans lequel un placement en Amérique était
envisagé. Il n'eut pas plus de succès. Le Gou-
vernement maintint son veto.
Différentes autres combinaisons avec les
banques suisses et américaines furent alors
proposées et en dernier lieu une combinai-
son avec la banque Withe-Weed et Cie, d'ac-
cord avec la banque Morgan qui se déclara
prête à mettre à la disposition du départe-
ment du Nord un crédit immédiat de 3 à 5
millions de dollars remboursables en un an
sur le produit futur de l'emprunt au taux,
de 10 % pour tous frais, moyennant la ga-
rantie du gouvernement français.
Or, cette dernière combinaison vient, com.
ble les précédentes, d'être repoussée par les
Services du ministère des Finances, sous le
prétexte que le taux de prêt est trop élevé,
— ce qui ne devrait pourtant pas inquiéter
outre mesure le trésor puisque les frais en
incomberaient aux seuls sinistrés — que le
Gouvernement refuse d'assumer les risques
fie change, enfin qu'il ne veut pas être
exposé à devoir effectuer le remboursement
de 3 à 5 millions de dollars dans le cas où
l'emprunt ne serait pas réalisé à l'échéance.
Ces objections, M. Caillaux les a énergi-
fcruement maintenues et s'est opposé de la
ifaçon la plus formelle à tout emprunt dépar-
temental en Amérique.
Il en a d'ailleurs donné une autre raison
que celles qui sont résumées plus haut, où
tout au moins il a laissé deviner cette raison
ftui est vraisemblablement la plus sérieuse.
Il entend réserver le marché américain
pour le grand emprunt dit de « reconstruc-
tion » qu'il espère pouvoir lancer aux Etats-
Unis dès que la question de la dette franco-
.américaine aura été réglée et auquel le
ét Times » d'hier fait du reste allusion.
.
Par exemple — et c'est une conception qui
IFJ. bien tout de même son intérêt — il ne
(s'oppose plus à l'émission d'un emprunt
intérieur de 150 millions, à la double condi-
tion seulement que le taux de cet emprunt
ne sera pas trop élevé et que l'émission aura
lieu, soit dans la première quinzaine de sep-
tembre, soit dans le courant d'octobre, une
telle opération ne devant pas coïncider avec
certaines échéances dont il a le devoir de
6e préoccuper.
Un tel emprunt, dont les modalités restent
à déterminer, mais dont le principe est dès
' maintenant accepté, sous la double réserve
ci-dessus énoncée, permettrait au Gouverne-
ment d'activer dans des proportions consÍ.
dérables la reconstruction de ses écoles, de
ses mairies, de ses églises, de ses postes, de
ses hospices, bref de tous les bâtiments
communaux et départementaux qui exigent
encore des dépenses d'un ordre de grandeur
de 360 millions suivant l'estimation de M.
Demolon.
Que les sinistrés ne s'y trompent pas, en
effet, cet emprunt n'est pas destiné à régler
les indemnités de dommages des particu-
liers, mais uniquement à permettre la
reconstruction des établissements et monu-
I paents publics.
.
Si M. Caillaux s'en était tenu là, tout le
monde eût été entièrement satisfait, mais
il ne laissa Pas ignorer qiue l'effort qu'il
,éta.it résolu à faire pour h&ter l'achèvement
<3e la reconstitution, devait avoir sa contre-
partie et que cette contre-partie constituerait
un sacrifice auquel devraient se résigner non
seulement ceux qui ont encore à toucher
mais ceux qui ont déjà touché.
On ne peut dire plus clairement que sous
peu nous. verrons reparaître certains projets
sur lesquels on discuta longuement en dé-
cembre dernier et qui avaient pour objet
d'alimenter la fameuse caisse de compensa-
tion.
En vain M. Hayez objecta que les modes
de paiement ont tous varié au cours de" ces
dernières années, qu'il sera bien difficile
d'entrer dans cette vole sans commettre de
graves injustices. L'argument ne sembla pas
toucher autrement M. Caillaux. Ce n'est pas ;
de sa faute si des erreurs ont été commises
pendant qu'il était.., en exil.
Et l'entrevue prit fin sur ce rappel discret
d'un passé dont le contraste avec le présent
ne semble pas déplaire à l'homme qui note
avec quelque fierté dans sa profession de foi
à ses électeurs sarthois que c'est la cinquième
fois qu'il est placé à. la tête des finances
françaises.
F.-J. LARDEUX.
AU SÉNAT
La revision des dossiers
de dommages
sera terminée cette année
Paris, 8. — Le Sénat reprend la discussion'
du budget.
M. Henry Bérenger invite la Haute-Assem-
blée à imiter le geste de conciliation de la
Chambre.
La plupart des chapitres en discussion sont
adoptés conformément aux propositions de
la commission, la plupart du temps avec de
légers relèvements de crédits par rapport au
premier vote du Sénat.
M. de Lubersao s'élève contre la réduction
du chapitre relatif à l'administration des
R. L., cette réduction risquant d'entrainer
des retards dans l'examen des dossiers sou-
mis à revision. Il blâme l'inscription au bud-
get d'une somme de 100 millions à provenir
de cette revision, ce qui semble une invite
faite au Comité de préconciliation pour ré-
duire de ce chiffre les indemnités.
M. Jammy-Sohmidt, sous-secrétaire d'Etat
des R. L., déclare.:
— Vingt-huit dossiers ont été examinés en
mai, et 59 en juin. J'ai augmenté le nombre
des rapporteurs du Comité Central de pré-
| conciliation, je l'augmenterai encore. Des
i cours sont faits au ministère même, à ceux
qui seront nommés prochainement. L'abatte-
ment effectué sur le montant des indemnités
est extrêmement variable, suivant les espè-
ces. Donc, le Comité n'applique pas1 un taux
uniforme, ne réduit pas d'un même pour-
centage le montant de tous les dommages.
42 millions au total ont été récupérés jus-
qu'à présent sur les dossiers déjà examinés.
Je m'engage à terminer pour le 31 décembre
prochain, la révision des dossiers, prévue à
l'article 2 de la loi de" révision, mais à con-
dition qu'on m'accorde les crédits néces-
saires pour activer les travaux du Comité de
préconciliation.
La Commission, déclare M. Henry Béren.
ger, accepte un relèvement de 500.000 francs
au crédit du chapitre R. A.
M. Caillaux. — Le gouvernement demande
un relèvement de 800.000 francs.
M. de Lubersac. — Avec 800.000 francs
pourra-t-on terminer pour la fin de l'année
la revision des dossiers de l'article 2 ■?
Le sous-secrétaire d'Etat. — Oui.
M. de Lubersac. — Alors, je renonce à mon
amendement.
Le chapitre R. A. est adopté avec le chif-
fre de 6.971.889 francs au lieu de 6.171.889
proposé d'abord par la Commission.
M. de Lubersac obtient ensuite un relève-
ment de crédit pour les frais d'administration
des commissions de liquidation des tribunaux
de dommages de guerre.
M. Chaumet se voit ensuite '« malgré des
manifestations inconvenantes » obligé de ré.
clamer des relèvements de crédits pour le
paiement de diverses indemnités.
M. Caillaux exprime la crainte que les in-
demnités accordées aux P.T.T. n'entraînent
des réclamations dans les autres administra-
tions.
Néanmoins, le Sénat approuve et le budget
des dépenses se trouve ainsi adopté, sauf
quelques chapitres réservés.
On continuera jeudi.
LIRE EN CINQUIÈME PAGE :
La Page de la Famille
La femme à barbe
(Wide World photos)
Mme Laid qui eut son heure de célébrité
aux Folies-Bergète habite maintenant
. les Vosges où elle tient un commerce
de cartes postales
La clôture des engagements pour le
CIRCUIT MINIER
sera prononcée ce soir
Cette fois, c'est irrévocable. Ce soir jeudi
sera close la liste des engagements pour
notre grande course cycliste de dimanche
et mardi prochains.
Les coureurs et les clubs tiendront à s'a-
ligner dans la doyenne et la plus consi-
dérable des épreuves du calendrier cy-
cliste du Nord. Le Circuit Minier est, en
effet, le critérium le plus probant pour les
nordistes qui prétendent s'affirmer dans
ce sport. Tous les as régionaux ont fait
leurs preuves dans le Circuit Minier et
les Perrain, les Goethals, les Delannoy,
les Génicot, etc., ont inscrit leurs noms au
palmarès de la belle course du « Grand
Echo ».
Les as de demain, c'est-à-dire les jeu-
nes, les aspirants-champions d'aujour-
d'hui doivent être au départ du Circuit
Minier 1925. Ils ont jusqu'à ce soir encore
pour s'inscrire, si ce n'est déjà fait !
Tour de France cycliste.
Aujourd'hui 13e étape :
NICE-BRIANÇON (275 kilom.)
Après avoir passé une journée de repos à
Nice, nos routiers aborderont aujourd'hui les
grands cols alpestres. De Nice ils gagneront
Brian ço a par la montagne.
Quatre grands cols sont à franchir : La
Colle Saint-Michel (après Armot, Allos avant
LE PARCOURS DE LA TREIZIEME ETAPE
Barcelonnette, Vais avant Guillestrie, l'I-
zoard avant Briançon.
L'Izoard bat facilement au point de vue
altitude le Tourmalet. Allos vaut largement
Aspin. Vars constitue un véritable petit col
d'Aubisque, la Colle Saint-Michel équivaut
presque à Peyresourde.
Comme on le voit c'est une nouvelle beso-
gne formidable qui est imposée' à nos rou-
tiers.
Le groupe socialiste
ne votera pas les crédits pour les
opérations militaires du Maroc
Paris, 8. — La Commission politique du
groupe socialiste s'est, réunie au début d'e
l'après-midi et" a procédé à un échange de
vues sur l'attitud,e,que devrait prendre le
groupe lors de: la discussion des crédits cte-
mandés par le Gouvernement pour les opé-
rations militaires du Maroc. Bien qu'il n'y
ait eu aucune décision prise, il semble que la
majorité ait été d'avis qu'il y aurait lieu de
6'abstenir. C'est l'union dans cette attitude
que l'a Commission politique recommandera
Le prince Chichibu à son passage à Paris
CW1de World Photos)
Le deuxième fils de l'empereur du Japon est accompagné à la gare du Nord par
ses. compatriotes au moment de son départ pour Londres*
A LA CHAMBRE
La Convention de Washington
sur les huit heures
Paris, 8. La Chambre a discuté, ce
matin, le projet ratifiant la convention des
huit heures.
M. Chabrun spécifié que la convention ne
&era applicable que si l'Allemagne l'applique
elle-même.
M. Durafour confirme cette déclaration
Ce sera, dit-il, le meilleur moyen pour dé-
terminer l'Allemagne à ratiner le projet.
A la séance de l'après-midi, M. Piquemal,
comm,ltLniste, blâme la convention.
M. Durafour lui fait observer qu'il est en
opposition avec le prolétariat, qui réclame
au contraire le vote de la convention.
M. Nicolle (Nord), prenant acte des dé-
clarations faites ce matin par le ministre,
dit qu'il ne voit pas pourquoi le Parlement
français ne ratifierait pas une convention
dont les dispositions sont identiques à la loi
française des 8 heures. L'orateur, rappelant
les observations de M. Lebas, reconnaît que
l'application de la loi de 8 heures en France
a été un stimulant pour le patronat de ce
pays, qui a dû améliorer ses moyens de fa-
brication.
M. Pressemane (Hte-Vienne). — Il y a les
deux : il y a les industriels routiniers, qui
ne veulent rien changer.
M. Nicolle. — C'est l'infime minorité. M.
Nioolle conclut en insistat sur la nécessité
qu'il y a pour la France à subordonner son
adhésion complète à l'adhésion de l'Alle-
magne. (Appl. à droite). La discussion géné-
rale est close.
M. Desoblln aiffirme ensuite que la loi des
8 heures n'est pas respectée partout, puis
M. Piquemal, s'étant sans doute ravisé, an-
nonce que ses amis voteront la convention
pour ne pas être accuses d'avoir fait échouer
les huit heures. '\t
On passe aux articles.
M. Lebas demande qu'on supprimé la ré-
serve selon laquelle la convention n'aura
d'effet que lorsqu'elle aura été ratifiée par
l'Allemagne.
L'amendement, combattu par M. Durafour,
est repoussé par 420 voix contre 151.
L'ensemble du projet est voté à l'unanimité.
Une interpellation de M. Chassalgne-Goyon
relative à la constitution du Conseil national
économique, ne doit pas intéresser vivement
la Chambre, car après avoir entendu quel-
ques considérations de l'orateur, la suite de
la discussion est renvoyée à jeudi matin.
Séance levée à 18 h. 45.
i
M. Vandervelde s'entretient
avec M. Briand
Paris, 8. — M. Vandervelde, ministre des
Affaires Etrangères de Belgique, qui est arrivé
à midi à Paris, s'est rendu à 18 h. 30 au
quai d'Orsay, où l'attendait M. Àristide
*
M. Vandervelde, qui est venu seul, et à
pied, portait la- rosette de grand officier de
la Légion d'honneur. Il avait sous le bras un
dossier et tenait dans la main le Livre Bleu
récemment édité par le ministère des Affaires
Etrangères sur le pacte de garantie.
On en peut donc conclure que la conver-
sation portera sur ce sujet.
Le ministre belge a répondu de bonne grâce
aux questions que lui posaient les journalistes
qui l'attendaient à son arrivée.
— Je viens, a-t-il dit, prendre contact avec
M. Briand, que je connais de longue date.
Noua allons passer en revue, l'un et l'autre,
toutes les questions intéressant nos deux
pays. D'ailleurs, depuis la conférence de Lon-
dres et le protocole de Genève, il y a unité
de vues complète dans la-politique des deux
Gouvernements.
—\
j COURS DES changes)
M , •
: Livre Dollar :
: 7 Juif. 104 fr. 05 20 fr. 44 5
{ 8 — 103 fr. 50 21 fr. 30 j
| — 10 Il. ill 104 fr. 05 21 fr. 40 {
; — 14 h. ao 104 fr. 25 21 fr. 42 æ
s — Clôture 104 fr. 07 21 fr. 42 •
l — bourse 104 fr. 75 21 fr. 53 I
« m
% « « V
mllienteimes mon@. as@ @.sac@@ malle§ atteigne
LA GUERRE DU MAROC
Une opération heureuse
m
Fez, 8. — Au Nord d'Ouezzan, notre groupe
mobile a replié les garnisons et le matériel
des postes de Buchka et d'Ouled-Allal et dé-
truit leurs organisations. Il n'y a rien à si-
gnaler par ailleurs.
L'ORGANISATION DE LA NATION
pour le temps de guerre
Paris, 8. — M. Painlevé, président du Con-
seil, - a déposé hier sur le bureau de la ,
Chambre le projet-de loi sur l'organisation |
générale ' de la - nation pour le temps de
guerre. Ce projet, préparé par le Conseil su- .
périeur de la défense nationale et notamment
par sa Commission d'études, que préside M. i
Paul-Boncour, a pour objet de prévoir et de J
préparer, dès le temps d'e paix, la mobilisa-
tion en cas de guerre de 'toutes les forces
vives du pays. L'expérience de 1914 a dé-
montré clairement que, dans la guerre « to-
tale » qu'est un conflit moderne, c'est la na-
tion tout entière qui est engagée, et que la
Tiobiliefeitioxi de sa puissance industrielle,
économique et financière, l'utilisation ration-
Mile de ses ressources de toute nature
l'étaient pas moins importantes que la mo-
)ilisation de ses forces militaires. Le projet
actuel permettra d'organiser méthodiquement
;e qu'il a fallu improviser de 1914 à 1918. Ces
principales dispositions concernent : l'utili-
;ation au mieux de lia défense nationale de
eus les individus et collectivités ; le d'roit de
•équisition de toutes les ressources, non seu-
ement matérielles, mais intellectuelles et
scientifiques du pays ; l'organisation métho-
lique des pouvoirs publics en temps de
guerre et la préparation dès le temps de paix
le la mobilisation d1ans chaque ministère et
itas chaque région. Des mesures spéciales
prévoient l'utilisation rationnelle de la main-
l'œuvre et des matières premières, la prépa-
ation des fabrications de guerre et l'organi-
sation des transports de toute nature. Ce
>rojet est ainsi l'un des éléments les plus
mportants de l'oeuvre d'e réorganisation d'à
a défense nationale, qui permettra, tout en
'éduisa,nt la durée du service militaire, dl&s-
nrer sur des bases solides la sécurité du *
«ays.
LE CONCOURS D'ARRACHEUSES MÉCANIQUES DE LIN A WAMBRECHIES
(Photo « Echo »).
En haut 3
LE JURY ASSISTE AUX ESSAIS i 1 1 : :
En bas r
UNE MACHINE EN ACT!ON : : i i 1 : ;
-HH+-
(Voir le compte-rendu en 3* page). \
IVRES D'ALCOOL, DES BOHÉMIENS
avaient décidé
de manger un enfant nouveau-né
Orihuela (ESipagne). 8. — Une tribu de bohé-
campée depuis quelques jours à proxi-
mité du village de Redevan, fêtait hier la
naissance d'un enfant, et préparait la céré-
monie du baptême conformément à la cou-
tume. La déesse Eira, qui entretient les dieux
scandinaves, en parfaite santé, n'était pas de
la fête, mais cela n'empêcha pas les liba-
tions multiples. Les bohémiens, ivres d'alcool
pour la plupart, décidèrent de dépecer l'en-
fant, de le faire rôtir et de le manger ensuite
mais au moment où ils s'apprêtaient à com-
mettre le crime, le père, revenant à la raison
s opposa énergiquement à l'accomplissement
du sinistre projet. Une rixe sanglante s'en-
suivit,» au cours de laquelle trois bohémiens
furent grièvement blessés ; les autres furent
arrêtés par la garde civile, appelée par les
femmes de la tribu terrorisées.
ECHOS
de partout
FAUT-IL COUPER LA CORDE ?
,cu cours de ses conférences par radio,
le docteur Partes Gadman, de Broo-
klyn, a posé à ses auditeurs le problème
moral suivant, qui rappèlle un peu celui du
* bouton du mandarin » d'autrefois : Quatre
ascensionnistes grimpent le long d'un pré-
cipice dans les Alpes. Ils sont attachés à la
même corde Les trois premiers glissent et
tombent dans le précipice ; ils vont .entraîner
le quatrième. Celui-ci coupe la corde juste
i temps pour se sauver. A-t-il bien fait ?
{ PRENEZ PART A NOTRE CONCOURS 1
ii de I
! MOTS EN CROIX I
1 OËËlliMllÉ I
j! LA PAGE DE LA FAMILLE f
publie aujourd'hui le ^
j! septième exercice et le bon n° 7 |
^ Nous tenons à la disposition des f!
fïï concurrents les 25 journaux S? des juillet 28 %îfr
mai, 4, 11, et
qui contiennent 4, 11, 18, les juin exercices et précé- -j
ij! dents et les conditions du concours. ^
LA MONTRE DE HINDENBOURG
Q uand, devant Hindenlbourg, on aborde
un sujet philosophique, artistique ou
littéraire, il tire sa montre et dit :
— Je. n'ai pas ouvert un livre de littérature
depuis que j'ai cette montre-là. La reine de
Prusse, à qui j'étais attaché comme page, me
l'a donnée pour ma dix-huitième année. J'y
ai regardé l'heure pendant la bataille de
Sadowa, pendant la bataille de Sedan, pen-
dant la cérémonie de Versailles où mon roi
fut couronné empereur d'Allemagne. Elle ne
m'a pas quitté, durant cette dernière guerre.
Hindenburg ne dit pas s'il y a regardé
l'heure, le 11 novembre 1918. Mais, à ses
yeux, cette date n'a rien de décisif.
PARADOXES ET VÉRITÉS
1
"Tf tre le domestique de son idée, c'e n'est.
4/ . pas donné à tous lè monde (Psichari).
Avant les élections cantonales
Un appel du parti républicain
démocratique et social
Paris, 8. — A l'occasion des élections can*
tonales, le parti Républicain démocratique e.
'social aqresse aux électeurs un appel donf
voici les principaux passages : "
« Electeurs républicains. Les illusions qu
an se dissipent. L'à baisse de la monnaie.,
l'aggravation de l'inflation, la chute des va-<
leurs françaises, l'accroissement des impôts i
voilà les résultats d'une politique qui a fai
litière de l'intérêt national pour servir excla*
sivement' l'intérêt d'un parti. Le cabinet Pairt-g
levé a été contraint d'abandonner la politiql).:,
du cabinet Herriot. Il a vu aussitôt se dresat. j
contre lui, sur la question du Maroc, la maîc4!
rité des socialistes unifiés, et sur la ques^ 'r*
financière, la majorité du Cartel. La quesfcoEg
de confiance étant posée, les- aiciens ïT !4
nistres de M. Herriot ont voté contre la cab-4
net Pajnlevé. j
Cette rupture 611 Cartel à la Chambre attesté
l'incompatibilité absolue que nous n'avons!
cessé de proclamer entre la politique ' démo-ç
cratique et nationale d'une part, le socialisme
révolutionnaire et le communisme de l'autre*
Dans l'espoir de continuer à bénéficier deal
faveurs administratives, de disposer des pla..
ces et de l'avancement, et de conquérir d«al
mandats, les démogagues d'extrême-gauchflj
voudraient que le Cartel brisé à la Chambra
j continue à jouer à leur profit dans les élec-*j
tions. Vous ne serez pas dupes d'une équi-^
voque désormais percée à jour. Comment let'
seriez-vous quand vous voyez les socialistes!
révolutionnaires retourner à la politique
de lutte de classes et d ' i n ternati onali sm ai
qu'ils ont si souvent pratiquée en combattant'
les Gouvernements républicains. A cette polw
tique destructrice le devoir des répubUœ1neei
et des patriotes est d'opposer une large poli-
tique d'union républicaine et de concordé
nationale. Républicains de gauche fermement
attachés à là laïcité de l'Etat et à la politiquef
sociale généreuse des grands républicains,,
nous vous convions à réaliser la concentration!
des bonnes volontés républicaines pour uney
politique nationale sans vous émouvoir deap
excommunications ridicules portées contre leaf.
meilleurs républicains par des partis qui sap
flattent de monopoliser la République.
» Electeurs républicains, l'heure est proche
où la logique implacable des faits imposera^
cette concentration dans toutes nos assem-r;
blées politiques. Vous en hâterez l'avènement
si vous portez vos suffrages sur des républi-*
cains éprouvés et sages, résolus à résister da<'
toutes leurs forces à la démagogie socialiste
aussi bien qu'à toute tentative de reprise suit
les conquêtes de la République. Vos assem-t.
blées locales ont moins à s'occuper de poli*)
tique pure, qu'à améliorer notre outillage éco^
nomique 'et à lutter contre les fléaux sociaux<
Elles ont notamment pour mission de hâter)'
l'électrification des campagnes, de protége11!
efficacement l'enfance, la natalité, les famiki
les nombreuses, de doter notre pays d'hôpi-»
taux et de maisons de convalescence moder-
nes, de combattre la tuberculose, de résoudra
la crise du logement par la construction agrpil
bitations saines et à bon marché, de dévelop^
per l'apprentissage et l'enseignement agri
]t C'est en portant vos suffrages sur de45
républicains à l'esprit réaliste et positif, simï
cèrement soucieux de résoudre ces graves pro4
blèmes, que vous servirez le mieux la causât;
de la République démocratique et du progrès!
social. Signé : le secrétaire général, A. Mams4
let : le président. A. Ratier. » 1 1 1
Deux ministres italiens démissionnent
I ' Romtf, 8. — MM. de Stefan1. ministre de®
Finances, et Nava, ministre de l'Economi
ont donné leur démission. • . ^
Le tremblement de terre de Santa-Barbara
'
/ . (Wide World Photos}
L'hôtel CaH/omfaM après la secousse qui détruisit unè partie de la ville^
(Photo traramise par télégraphe de San-Francisco à New-York)."
' I
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