Titre : Excelsior : journal illustré quotidien : informations, littérature, sciences, arts, sports, théâtre, élégances
Éditeur : [s. n.] (Paris)
Date d'édition : 1925-11-26
Contributeur : Lafitte, Pierre (1872-1938). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32771891w
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 26 novembre 1925 26 novembre 1925
Description : 1925/11/26 (A16,N5463). 1925/11/26 (A16,N5463).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4603831g
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-228
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 04/07/2016
EXCELSIOR
Supprimer, autant que possible, les si-
^ gnes extérieurs de mauvaise humeur et
-de violeilce, c'est un moyen d'adoucir
graduellement l'irascibilité de l'âme et
de se rendre ainsi non seulement plus
agréablé aux autres, mais encore moins
insupportable à soi-même.
2 AU G. STEWART.
l€m« Année.; — N° 5,463. — Pierre Lafitte, fondateur.
AAC. Paris, Seine, S.-et-Oiae
L U -« et Seine-et-Marne.
PARIS, 20, RUE D'ENGHIEN (XIDe) ,
Départements 5 r e.
et Colonies Z 0
VOIR
EN PAGES 4 ET 6
NOS ••••
ILLUSTRATIONS
JEUDI
26
NOVEMBRE 1925
.................
Sainte Delphine
Adr. télégr. : Excel-Paris. — Tél. Gut. 02-73, 02-75, 13-00,
M. E. HERRIOT ACCEPTE DE FORMER LE CABINET
M. DOUMER, APRES M. BRIAND, AYANT DÉCLINÉ
LA MISSION QUE LUI AVAIT OFFERTE M. DOUMERGUE
M. HERRIOT, QUI VOUDRAIT
CONSTITUER RAPIDEMENT
SON MINISTÈRE, A REÇU
DANS LA NUIT LES CHEFS
DES COMITÉS DIRECTEURS
OU CARTEL AVEC LESQUELS
IL A CONFÉRÉ
SUR LA SITUATION
Il a demandé de façon pressante
aux délégués du groupe socia-
liste de participer à la for-
mation du cabinet.
Ceux-ci ont déclaré qu'ils réser-
vaient leur réponse jusqu'à ce
matin après la réunion de
leur parti.
M. Edouard Herriot a demandé
à M. Briand de conserver le
portefeuille des Affaires étran-
gères; il demanderait en outre
à M. Painlevé sa collaboration.
M. Herriot a été chargé hier soir
de former le nouveau cabinet. M. Paul
Doumer a dû, en effet, décliner la
mission qui- lui avait été offerte. Le
président de la commission des fi-
nances a motivé son refus par ceci :
qu'il n'avait pas trouvé les concours
qu'il jugeait nécessaires pour faire
aboutir le pian financier dont il avait
établi les grandes: lignes.
On. s'oriente ainsi vers un minis-
tère cartelliste à participation socia-
liste, car il est vraisemblable que les
socialistes ne refuseront pas leur col-
laboration à M. Herriot, Des, llifficul":
tés peuvent toutefois surgir à l'occa-
sion de l'établissement du plan-
financier sur lequel un accord est
nécessaire entre les radicaux s(,,cî .a-
listes et les socialistes qui entreront
dans la combinaison. ,
Le président de la Chambre entend
mener rapidement ses négociations.
Son ministère, paraît ainsi devoir
être définitivement constitué dans la
journée.
^Dans la soirée,, ,â, 20 heures. M. Her-
riot II rendu visite it M. de Selves,
président du Sénat, puis à M. Briand
qu'il u prié de garder le portefeuille
des Affaires étrangères. A 21 h. 30,
il 1.1 conféré, avec les membres' des
cmnités directeurs du cartel.
J.a réunion a pris fin vers minuit.,
M. Herriot a demandé instamment
aux socialistes leur participation.
Ceux-ci ont résC1'vé leur réponse jus-
qu'à ce matin, après la réunion de
leur ptirti. qui se tiendra à 10 h. 30, à
la CIFwlln'e. :il U plI 'l'a va nt, à 9 h, 30.
les techfiiciens 'finaÚèim's' du cartel
élaboreront les grandes lignes du pro-
jet financier du cabinet Hërfïoty V"
On prêtait hier soir à M. Hetriot
Vintention (['in,{Jisler auprès de M.
Painirvé pour lui faire accepter ,?Ill
portefeuille dans la nouvelle combi-
naison, le portefeuille de la Guerre
sans doute.
LES DÉLIBÉRATIONS DU CARTEL
A la Chambré, la. motion relative
à la participation ministérielle votée
mardi par les socialistes, .a fait, hier,
les frais des conversations de cou-
loirs et des délibérations des groupes.
Les radicaux socialistes ont tenu
le malin, pour examiner la situation,
une réunion à laquelle ont assisté
les membres du comité de la rue de
Valois et un certain nombre de sé-
nateurs du parti.
La discussion a été animée.
M. Nogaro à fait des réserves, in-
sistant sur la répercussion qu'aurait
dans le pays la particip.ation des
socialistes au pouvoir telle 1-e qu'elle est
conçue par le parti socialiste, c'est-
à-dire. soit par la prise' de pouvoir
par les socialistes, soit par la prédo-
minance Socialiste dans le cabinet.
M. Margaine s'est prononcé pour un
ministère,radical socialiste avec re-
présentation-socialiste.
MM. Malvy et Milhaud ont fait res-
sortir la nécessité de maintenir le
cartel et de ne pas écarter a priori
la possibilité d'une expérience sur les
bases proposées par le parti socia-
liste.
M.' Franklin-Bouillon est alors in-
tervenu.
Dans une déclaration très nette, il
s'est déclaré ,prft à tenter l'expé-
rienpc d'une collaboration au pouvoir
av)ec Jes socialistes, mais à trois
conditions:
1° L'établissement d'un programme
nettement défini s.)]f les quatre points
essentiels de la politique actuelle : pro-
blème financier, Maroc, Syrie et réforme
électorale ;
2° Répartition proportionnelle des por-
fefeuilles, le chef du gouvernement,
étant radical socialiste:
3° Extension du cartel jusqu'aux répu-
blicains de gauche.
M. Franklin-Bouillon a fait con-
naître que si ces trois conditions
i.'étaient pas remplies, il combattrait
à la tribune le nouveau cabinet.
M. Malvy a soutenu que, présenter
ces trois conditions comme intangi-
bles,, c'était aller au-devant d'un re-
fus et compromettre immédiatement
l'avenir du cartel.
Le, député, du Lot a donc proposé-
,de négocier avec les socialistes en
Vue d'arriver à un accommodement
plus souple de leur collaboration.
Intervention de M. Maurice Sarraut
M. Maurice Sarraut, sénateur de
l'Aude, a soutenu le même point de
vue. Ila rappelé que l'expérience
d'un gouvernement radical socialiste
avec ïe 'seul soutien des socialistes
avait échoué, aussi bien avec le ca-
binet de M. Herriot qu'avec le cabi.
net Painlevé. K',
— Il v a un fait nouveau, a dit
M. Maurice Sarraut : la décision des
erreiniistos. Le parti radical doit donc
tout faire pour que soit tentée cette
expérience de collaboration effective
au gouvernement des deux grands
partis de gauche.
M. Maurice Sarraut a donc conclu
que le parti radical socialiste devait.
s'entendre avec les socialistes pour
étudier les possibilités d'un grand
ministère cartelliste dans lequel en-
treraient tous les chefs du cartel et
définir-les conditions de cette colla-
boration.
Ce discours a été chaleureusement
applaudi et ses conclusions ont été
acceptées comme directives par les
représentants des radicaux socialis-
tes à- la-réunion des délégués des
groupes de gauche.
Une réunion des délégués du cartel
LbS" membres des bureaux des qua-
tre groupes du cartel se sont ensuite
réunis.., *
M. Bium a expose les vues des so-'
cialist.es, M. Maurice Sarraut. celles
des , ra que ces- derniers, souhaitaient l'a,
constitution d'un cabinet 'carteHistc
où entreraient les chefs des groupes
du carte), les socialistes comme les
aut res. ■.
Mais le sétrciteur' île,l'Aude a mon-
tré les ,dangers d'une combinaison'pti-
remehl socialiste, indiquant que
l'échec de celle-ci acculerait Ù;, -La dis-
solution dont le parti radical ne vou-
lait à aucun titre. M. Léon ,Blui-n a
déclaré que ni lui ni son parti ne
voulaient s'exposer à la dissolution.
On n'a pas envisagé dans cette dis-
cussion les questions concernant la
proportion relative des socialistes et"
des radicaux dans le futur cabinet.
La controverse a porté ensuite sur le
pian financier. Les radicaux n'accep-
taient pas la totalité du programme
financier socialiste, estimant qu'on
pourrait en emprunter certains élé-
ments pour les combiner avec .cer-
taines parties de leur propre pro-
graiftiïie. ""
Finalement, comme les délégués de
la gauche radicale, qui assistaient à
la réunion, n'avaient pas été man-
datés par leur groupe pour prendre
un engagement quelconque, la réu-
nion a été suspendue jusqu'à 5 heu-
res de l'après-midi pour permettre à
ia gauc'he radicale de se réunir et de
déterminer sa ligne de conduite.
A la gauche radicale
Le groupe de la gauche radicale
s'est ainsi, réuni au début de l'après-
midi. Ses délégués à la réunion du
cartel lui ont exposé la façon dont,
le. parti socialiste entendait la parti-
cipation au gouverne'ment.
Avant de déterminer son attitude,
le groupe a chargé ses représentants
de demande'r' à la réunion du cartel,
des explications sur tes conditions
dans lesquelles les socialistes envisa-
geraient leur collaboration dans un
ministère d'inspiration radicale.
Il demandait également à con-
naître si les socialistes consentiraient
il coopérer à un gouvernement
d'union nationale dans lequel leur
parti n'aurait pas la même repré-
sentation que dans les autres combi-
nàisons qu'il avait envisagées jus-
qu'a rs'ré-sent.
A l'issue de, la , -réunion, plusieurs
me'mbres du groupe ont déclaré que
celui-ci,inùlineraif, dans sa gn i le
majorité, vers la constitution d'un
grand ministère dans le genre fin
ministère Watdeck-Rdusseau. sur les
bases d'un élargissement de la' majo-
rité de gauche. ''
La discussion reprend l'après-midi
à la réunion du cartel
Les délégués du 'cartel se sont à,
nouveau réunis à la fin de l'après-
mîd).'
Sur une question posée par M. Paul
Morel, au nom de la gauche radicale,
M. Blum a fait connaître que les so-
cialistes n'avaient pas envisagé
l'éventualité d'un ministère radical
à participation socialiste.
M. Louc'heur a fait observer que
M- Maurice .Sarraut, le matin, n'avait
qôikïit qu'a cette solution.
- Nous -avons simplement établi la
possibilité d'une collaboration, a dit
M, Renaudef,'pas autre ohose. Une autre
d<'o!&ion ne peut, être apportée qu'après
consultation du groupe.
M. Maurice Sarraut a précisé :
— J'ai dit ce matin, que nous, radi-
caux social'slcs. nous ne pouvions- envi-
sager qu un président du conseil radical
socialiste. Et je n'ai trouvé dans les pa-
roles de M. Blum aucune opposition à
cette manière- de voir. Cette éventualité
n'a pas été écartée. C'est tout ce que je
peux dire ! '
M. Malvy a confirmé que les radi-
caux socialistes avaient surtout en-
visagé la constitution d'un ministère
du cartel avec nu président radical
et qu'ils n'avaient pas examiné la
thèse contraire.
M. Blum a déclaré que les socialis-
tes avaient voulu dire qu'ils iraient
« jusqu'à la prise du pouvoir». M.
Renaudel a estimé que la question
posée était très grave.
— Aucune décision ne peut être prise
sans que les délégués socialistes n'aient
consulté leur groupe, a dit le député du
Var. Si le républicain choisi comme chef
du gouvernement posait la question de
participation, nous nous réunirions pour
lui répandre, -
On est revenu à la question finan-
cière et M. Penaude! a dit la nécessité
d'un contrat entre les groupes du
cartel qui devaient s'engager à voter
l'intégralité des projets financiers.
MM. DOUMER, BRIAND ET HERRIOT A L'ELYSEE
En haut, M. Doumer quitte l'Elysée en compagnie de M. Briand, après avoir
annoncé au président de la République que, n'ayant pu s'assurer les
concours sur lesquels il comptait, il renonce à former le nouveau ministère.
En bas, M. Herriot dans la cour du Palais présidentiel. Le président de la
Chambre vient d'annoncer aux journalistes que M. Doumergue lui a confié
;,. la mission de former le cabinet..
SOLENNEL HOMMAGE
AU FRANCO-ARGENTIN
M. PAUL GROUSSAC
M. PAUL GROUSSAC
Aujourd'hui, il la Sorbonne, sous le
patronage dit groupement des Uni-
versités pour les relations avec
VAmérique latine et l'Institut des
universités argentines, les lettres
françaises et l'Université rendront
mi solennel hommage à M. Paul
Groussac. directeur de la Biblio-
thèque nationale des beaux-arts.
Français cirgentinisé, M. Groussac
est venu et Paris pour se faire opé-
rer de la cataracte.
LES DÉLÉGUÉS DU CARTEL
SE SONT RÉUNIS HIER
MATIN ET APRÈS-MIDI
AFIN DE DÉLIBÉRER
SUR LES MODALITÉS
DE LA PARTICIPATION
DES SOCIALISTES
AU GOUVERNEMENT
Une commission composée de
représentants des groupes de
gauche élabore un système
de plan financier.
Les membres de la gauche radi-
cale inclineraient vers la consti-
tution d'un cabinet élargissant
la majorité de gauche.
Les délégués des groupes de
l'opposition ont, pour la pre-
mière fois, adopté une motion
commune « contre la dictature
révolutionnaire ».
Sur la proposition de M. Loucheur.
on a finalement désigné une commis-
sion, composée de représentants des
groupes de gauche, pour élaborer un
schéma de plan financier.
Cette commission comprend MM.
Loucheur, Paul Morel, Malvy, Dèyris,
Blum, Vincent Auriol, Frédéric Bru-
net et Candace.
CONDAMNATION DE M. ROMAIN DAURIGNAC
ROMAIN DAURIGNAC ET Mme BLIN -
Romain Daurignac, le frère de la célèbre Thérèse Humbert, comparaissait
hier devant la dixième chambre correctionnelle, sous l'inculpation de vol. Il
avait pris, en septembre dernier, à la devanture d'un magasin de l'avenue de
Clichy, une paire de pantoufles de peu de valeur. Le tribunal l'a condamné
à un mois de prison avec sursis et ioo francs d'amende. A la droite de
Romain Daurignac, sur cet instantané, Mme Blin, qui l'accompagnait le
jour où il a été arrêté.
UN ORAGE S'ABAT SUR ATHÈNFS, LE PIRÉE
ET LES CAMPAGNES ENVIRONNANTES
Les quartiers bas de la capitale grecque sont inondés.
15 noyés ; une cinquantaine de maisons détruites.
ATHiüiES, 25 novembre. — Lundi,
vers 14 heures, un orage d'une ex-
trême violence s'est abattu sur Athè-
nes, le Pirée et les campagnes envi-
ronnantes. En quelques minutes, des
trombes d'eau dévalant des pentes du
Lycabetle ont envahi les rues et les
places d'Athènes. Comme la ville n'a
pas d'égouts collecteurs, le's parties
basses de la- capitale se sont trans-
formées rapidement en un immense
lac sans cesse alimenté par les eaux
des rues qui roulaient en véritable
torrent, ravinant les chaussées et les
trottoirs. Fait sans précédent dans
l'histoire, deux fleuves légendaires,
l'Hisse et, le Céphise, d'habitude tou-
jours à sec, sont devenus bientôt des
fleuves vérita.btes débordant impé-
tueusement'leurs rives, emportant au
passage les ponts, Jes maisons, les
plantations et jusqu'aux habitants
surpris par la crue subite. On compte
à Athènes seulement quinze noyés et
une cinquantaine de maisons dé-
truites.
Les éboulements produits par les
inondations au pied du mont Lyka-
bettos, dans la banlieue d'Athènes.
ont mis au jour plus de trente tom-
beaux anciens, couverts d'ornements
et remplis d'objets précieux, vases,
etc., ainsi que quatre momies.
On n'a pas encore pu déterminer à
quelle époque remontaient ces anti-
quités.
EN RHÉNANIE
DEUX AVIONS FRANÇAIS
S'ABORDENT A 600 MÈTRES
Le pilote d'un des appareils descend
en parachute
MAYENCE, 25 novembre. — Deux,
pilotes du 2° groupe d'aviation de
chasse se sont abordés à six cents
mètres d'altitude, aux environs de
Wackernheim.
L'un des pilotes, parti en vrille à
la suite du choc, a fait fonctionner
son parachute et a réussi à atterrir.
grâce à lui, sain et sauf, pendant que
l'appareil s'écrasait quelques mètres
plus loin.
Cet accident prouve l'efficacité du
parachute dont cent appareils de
chasse de l'armée du Rhin viennent
d'être pourvus à la suite des démar-
ches des autorités militaires locales.
LIRE EN DERNIERE HEURE :
Les accords de Locarno exami-
nés de nouveau par la com-
mission des affaires étran-
gères du Reich. ,'
400,000 FRANCS
D'ESCROQUERIES AMÈNENT
UN ESPAGNOL AU DEPOT
José Nola se livrait à des opérations
industrielles suspectes.
Sur mandat de M. de Gentille, juge
d'instruction. M. Lefebvre, commis-
saire aux délégations judiciaires, a
arrêté, hie,..' sous l'inculpation d'es-
croquerie, d'abus de confiance et d'in-
fraction à la loi sur les sociétés, un
sujet espagnol, José Nola, âgé de qua-
rante-deux ans, demeurant 78, ave-
nue de Villiers.
Il y a quelque temps, José Nola
avait'fondé 27, rue Taitboul, la So-
ciété d'entreprises industrielles de
céramiques. Il se livrait à toutes,sor-
tes d'o-pérations plus ou moins sus-
pectes. Tout récemment, il achetait
d'importantes quantités de bois qu'il
devait paver par traites à ses four-
nisseurs, mais qu'il s'emipressa. de re-
vendre au comptant et à un cours
inférieur.
L'inculpé réalisa ainsi une somme
de 400,000 francs environ qu'il uti-
lisa, pour dés besoins personnels.
LES RECORDS
MINISTÉRIELS
DE DURÉE
Le deuxième cabinet Painlevé
n'a duré que 25 jours, mais il
n'est pas le plus court que l'on
ait connu en France.
RECORD DE BRIÈVETÉ
Il appartient au ministère
François Marsal, constitué
le 8 juin 1924 et démission-
naire le 10 juin.
Se classent ensuite après : le
ministère Ribot constitué le
9 juin 1914, démissionnaire
le 12 juin et le cabinet Du-
faure, constitué le 18 juin
1873 et renversé le 24 mai.
RECORD DE LONGÉVITÉ
Cabinet Waldeck-Rousseau
(2 ans, 7 mois, 14 jours)
Cabinet Combes
(2 ans, 7 mois, 11 jours)
Cabinet Thiers
(2 ans, 2 mois, 29 jours)
Premier cabinet Clemenceau
(2 ans, 2 mois, 25 jours)
Cab. Poincaré (1922-1924)
(2 ans, 2 mois, 5 jours)
Deuxième cab. Clemenceau
(2 ans, 2 mois, 2 jours)
Cabinet Jules Méline
(2 ans, 1 mois, 17 jours)
Cabinet Jules Ferry
(2 ans, 1 mois, 9 jours)
LE CARDINAL MERCIER A PARIS
L'archevêque de Malines a présidé la cérémonie du
cinquantenaire de l'Institut catholique au Trocadéro
LE CARDINAL REÇU A LA GARE PAR Mgr ROLAND-GOSSELIN
Nous publions en page 4 une photographie de la fête du cinquantenaire Je
l'Institut catholique, que présida le cardinal Mercier, hier après-r, ';i, au
Trocadéro. Devant huit mille auditeurs, l'archevêque de Malines évoqua le
souvenir de la grande solidarité des peuples et la gloire de la France, qui
donna quinze cent mille de ses enfants « pour le triomphe du droit, ie
triomphe de la justice sur la violence, de l'honneur sur le parjure ,,,
LA SAINTE-CATHERINE
A ÉTÉ FÊTÉE DANS LA RUE
ET DANS LES ATELIERS
Malgré le temps maussade, on ren-
contra nombre de visages roses sous
le traditionnel bonnet blanc. Ce fut
une joUrnée de joie et de détente dans
les maisons de mode et de couture.
La Sainte-Catherine est une joyeuse
fête parisienne pour toutes les midinet-
tes, une fête qui ne va pas'sans quelque
mélancolie intime, secrète, pour celles
qui coiffent le traditionnel bonnet en
taison de leur vingt-cinq ans. Mais dans
cette journée de détente, la tristesse
même se secoue et il n'est de cœur qui
n'ait l'espoir qu'il mérite.
- Cette journée n'a pas été favorisée
par le temps. Pluie torrentielle le matin,
froid rigoureux l'après-midi. Il n'y en
eut pas moins de gais cortèges sur les
boulevards, et d'animées parties de plai-
sir dans- les ateliers.
Les marchandes de fleurs firent d'hon-
nêtes recettes:
—'Qui.n'a pas sa fleur d'oranger?
Cinquante centimes la botte.
La botte était lilliputienne, mais pour
un prix modique on .avait un symbole
aimable. -Oti acheta beaucoup de violet-
tes et de soucis.
lies grandes maisons de modes et de
couture avaient organisé des divertisse-
ments et des distractions. On habilla les
catherinettes, on les fêta et l'on dansa.
Le Champagne et le jazz-band furent de
la partie. Voici une petite Paulette —
quinze ans — costumée ,en un travesti
(t au temps des cerises» ; une Pierrette
en apaehe et. l'héroïne de la journée —
une seule c-atherirette sur quarante jeu-
nes filles — coiffée d'une corbeille de
fleiii-.s, de véritables fleurs. Et il y avait
autour d'elle beaucoup de joie et de
ri l'es.
Ici l'on reconstitua des modes désuètes
et là oti' se livra aux anticipations les
plus hardies. Abandonnant les précieux
tissus, des doigts de fées chiffonnèrent
le papier docile et ce fut — cette fois
pour le plaisir — le triomphe de l'art et
de la fantaisie.
Des fêtes se sont ouvertes à des
sketches. Et l'on improvisa .des parodies.
Témoin cette visite d'une cliente que l'on
n'habille jamais assez « jeune », qui ne
trouve rien d'assez beau, pour qui enfin
tout est trop cher.
La rue parisienne vit hier défiler mille
visages roses sous le bonnet blanc. Et
des "eatherinettes nombreuses répondi-
rent à l'initiative de l'Association géné-
rale des étudiants, qui donna un grand
bal de nuit dans la salle des fêtes de son
hôtel, rue de la Bûcherie.
Le procès
des communistes anglais
Sept condamnations à six mois de
prison et cinq à un an.
LONDUES, 25 novembre. — Le pro-
cès des douze communistes anglais
accusés de sédition s'est terminé au-
jourd'hui.
Les accusés ont été déclarés cou-
pables par le jury de la cour cen-
trale criminelle d Old Bailey.
Cinq d'entre eux : MM. Inkpins.
Rust, Pollitt, Gai lâcher et Hanning-
ton ont été condamnés à douze mois
de prison. Les sept autres se sont VlL3
infliger six mois de la même peine.
Ces derniers, toutefois, ont eu le
choix entre la renonciation a leurs
doctrines communistes et la peine de
prison; ils préférèrent les six mois
d'emprisonnement.
LA TENSON DES DEVISES
ÉTRANGÈRES S'EST ENCORE
ACCENTUÉE HIER
La livre a atteint 130 francs et le
dollar 26 fr. 70. Mais la masse de ma-
nœuvre constituée par l'emprunt
Morgan (cent millions de dollars) est
quoi qu'on en dise, toujours intacte.
La présidence du Conseil dûment
que la niasse de manœuvre, consti-
tuée par le fonds Morgan, pou la d
fense du franc ait été — comme Le
prétendent certaines informations
étrangères — utilisée dans sa. plus
L'HORAIRE DES CHANGES
Mercredi 25 novembre
Livre Dolîa"
9 h. 5....... 127 80 2'i *>S
9 lu 30 128 80 -2[\ il;)
12 heures : 129 ,60 '!'; ~i~i
13 1v. t5.. ............ 130 »
13 11.30....:.'.; 129 'GO r.'fï
15 h.u]rcs 129 28. I.'
14 lu 30... 429 '.) :r,
H h. 45.....:..../..'.. 129 15 ,'C il)
16 h. 13. 129 50 ; 73
16 h. -40 J29 40 2c ,0
17 h 5............... 129 40 26 Ï2
17 h. 40... 128 .70. 26 :>6
18 heures ...... 128 30 26 -»8
grande partie pour la IuLle des
changes:
Le fonds Morgan n'a pas même ,',¡ iS
entamé et les 100. millions dt' dod u s
sont intacts.
Il convient de signaler que 'es.
cours atteints hier par la livre et ip.
dollar, sont. les plus hauts n il :': ';Twl3
soient parvenus ces deux devises.
DE POSEN A PARIS
ENTRE LES ROUES
D'UN TRAIN RAPIDE
JOSEPH CZECHLEWSKA
Au moment où le rapide Varsovie-
Paris arrivait, hier matin, à fI' yere
du Nord, deux hútnmes d
découvrirent, recroquevill- ,fi US
un wagon un homme qui tentait
de se dissimuler', C'était ur; Pol,)",
nais. Joseph Czechlewski, qui, ve-
nant de Posen, avait traverse ''Alle-
magne dans cette pO'Sitioll, injani.
horriblement souffert de ta / <':•>#. II
venait en France pour travailler. Il
sera rapatrié.
Supprimer, autant que possible, les si-
^ gnes extérieurs de mauvaise humeur et
-de violeilce, c'est un moyen d'adoucir
graduellement l'irascibilité de l'âme et
de se rendre ainsi non seulement plus
agréablé aux autres, mais encore moins
insupportable à soi-même.
2 AU G. STEWART.
l€m« Année.; — N° 5,463. — Pierre Lafitte, fondateur.
AAC. Paris, Seine, S.-et-Oiae
L U -« et Seine-et-Marne.
PARIS, 20, RUE D'ENGHIEN (XIDe) ,
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.................
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M. E. HERRIOT ACCEPTE DE FORMER LE CABINET
M. DOUMER, APRES M. BRIAND, AYANT DÉCLINÉ
LA MISSION QUE LUI AVAIT OFFERTE M. DOUMERGUE
M. HERRIOT, QUI VOUDRAIT
CONSTITUER RAPIDEMENT
SON MINISTÈRE, A REÇU
DANS LA NUIT LES CHEFS
DES COMITÉS DIRECTEURS
OU CARTEL AVEC LESQUELS
IL A CONFÉRÉ
SUR LA SITUATION
Il a demandé de façon pressante
aux délégués du groupe socia-
liste de participer à la for-
mation du cabinet.
Ceux-ci ont déclaré qu'ils réser-
vaient leur réponse jusqu'à ce
matin après la réunion de
leur parti.
M. Edouard Herriot a demandé
à M. Briand de conserver le
portefeuille des Affaires étran-
gères; il demanderait en outre
à M. Painlevé sa collaboration.
M. Herriot a été chargé hier soir
de former le nouveau cabinet. M. Paul
Doumer a dû, en effet, décliner la
mission qui- lui avait été offerte. Le
président de la commission des fi-
nances a motivé son refus par ceci :
qu'il n'avait pas trouvé les concours
qu'il jugeait nécessaires pour faire
aboutir le pian financier dont il avait
établi les grandes: lignes.
On. s'oriente ainsi vers un minis-
tère cartelliste à participation socia-
liste, car il est vraisemblable que les
socialistes ne refuseront pas leur col-
laboration à M. Herriot, Des, llifficul":
tés peuvent toutefois surgir à l'occa-
sion de l'établissement du plan-
financier sur lequel un accord est
nécessaire entre les radicaux s(,,cî .a-
listes et les socialistes qui entreront
dans la combinaison. ,
Le président de la Chambre entend
mener rapidement ses négociations.
Son ministère, paraît ainsi devoir
être définitivement constitué dans la
journée.
^Dans la soirée,, ,â, 20 heures. M. Her-
riot II rendu visite it M. de Selves,
président du Sénat, puis à M. Briand
qu'il u prié de garder le portefeuille
des Affaires étrangères. A 21 h. 30,
il 1.1 conféré, avec les membres' des
cmnités directeurs du cartel.
J.a réunion a pris fin vers minuit.,
M. Herriot a demandé instamment
aux socialistes leur participation.
Ceux-ci ont résC1'vé leur réponse jus-
qu'à ce matin, après la réunion de
leur ptirti. qui se tiendra à 10 h. 30, à
la CIFwlln'e. :il U plI 'l'a va nt, à 9 h, 30.
les techfiiciens 'finaÚèim's' du cartel
élaboreront les grandes lignes du pro-
jet financier du cabinet Hërfïoty V"
On prêtait hier soir à M. Hetriot
Vintention (['in,{Jisler auprès de M.
Painirvé pour lui faire accepter ,?Ill
portefeuille dans la nouvelle combi-
naison, le portefeuille de la Guerre
sans doute.
LES DÉLIBÉRATIONS DU CARTEL
A la Chambré, la. motion relative
à la participation ministérielle votée
mardi par les socialistes, .a fait, hier,
les frais des conversations de cou-
loirs et des délibérations des groupes.
Les radicaux socialistes ont tenu
le malin, pour examiner la situation,
une réunion à laquelle ont assisté
les membres du comité de la rue de
Valois et un certain nombre de sé-
nateurs du parti.
La discussion a été animée.
M. Nogaro à fait des réserves, in-
sistant sur la répercussion qu'aurait
dans le pays la particip.ation des
socialistes au pouvoir telle 1-e qu'elle est
conçue par le parti socialiste, c'est-
à-dire. soit par la prise' de pouvoir
par les socialistes, soit par la prédo-
minance Socialiste dans le cabinet.
M. Margaine s'est prononcé pour un
ministère,radical socialiste avec re-
présentation-socialiste.
MM. Malvy et Milhaud ont fait res-
sortir la nécessité de maintenir le
cartel et de ne pas écarter a priori
la possibilité d'une expérience sur les
bases proposées par le parti socia-
liste.
M.' Franklin-Bouillon est alors in-
tervenu.
Dans une déclaration très nette, il
s'est déclaré ,prft à tenter l'expé-
rienpc d'une collaboration au pouvoir
av)ec Jes socialistes, mais à trois
conditions:
1° L'établissement d'un programme
nettement défini s.)]f les quatre points
essentiels de la politique actuelle : pro-
blème financier, Maroc, Syrie et réforme
électorale ;
2° Répartition proportionnelle des por-
fefeuilles, le chef du gouvernement,
étant radical socialiste:
3° Extension du cartel jusqu'aux répu-
blicains de gauche.
M. Franklin-Bouillon a fait con-
naître que si ces trois conditions
i.'étaient pas remplies, il combattrait
à la tribune le nouveau cabinet.
M. Malvy a soutenu que, présenter
ces trois conditions comme intangi-
bles,, c'était aller au-devant d'un re-
fus et compromettre immédiatement
l'avenir du cartel.
Le, député, du Lot a donc proposé-
,de négocier avec les socialistes en
Vue d'arriver à un accommodement
plus souple de leur collaboration.
Intervention de M. Maurice Sarraut
M. Maurice Sarraut, sénateur de
l'Aude, a soutenu le même point de
vue. Ila rappelé que l'expérience
d'un gouvernement radical socialiste
avec ïe 'seul soutien des socialistes
avait échoué, aussi bien avec le ca-
binet de M. Herriot qu'avec le cabi.
net Painlevé. K',
— Il v a un fait nouveau, a dit
M. Maurice Sarraut : la décision des
erreiniistos. Le parti radical doit donc
tout faire pour que soit tentée cette
expérience de collaboration effective
au gouvernement des deux grands
partis de gauche.
M. Maurice Sarraut a donc conclu
que le parti radical socialiste devait.
s'entendre avec les socialistes pour
étudier les possibilités d'un grand
ministère cartelliste dans lequel en-
treraient tous les chefs du cartel et
définir-les conditions de cette colla-
boration.
Ce discours a été chaleureusement
applaudi et ses conclusions ont été
acceptées comme directives par les
représentants des radicaux socialis-
tes à- la-réunion des délégués des
groupes de gauche.
Une réunion des délégués du cartel
LbS" membres des bureaux des qua-
tre groupes du cartel se sont ensuite
réunis.., *
M. Bium a expose les vues des so-'
cialist.es, M. Maurice Sarraut. celles
des , ra
constitution d'un cabinet 'carteHistc
où entreraient les chefs des groupes
du carte), les socialistes comme les
aut res. ■.
Mais le sétrciteur' île,l'Aude a mon-
tré les ,dangers d'une combinaison'pti-
remehl socialiste, indiquant que
l'échec de celle-ci acculerait Ù;, -La dis-
solution dont le parti radical ne vou-
lait à aucun titre. M. Léon ,Blui-n a
déclaré que ni lui ni son parti ne
voulaient s'exposer à la dissolution.
On n'a pas envisagé dans cette dis-
cussion les questions concernant la
proportion relative des socialistes et"
des radicaux dans le futur cabinet.
La controverse a porté ensuite sur le
pian financier. Les radicaux n'accep-
taient pas la totalité du programme
financier socialiste, estimant qu'on
pourrait en emprunter certains élé-
ments pour les combiner avec .cer-
taines parties de leur propre pro-
graiftiïie. ""
Finalement, comme les délégués de
la gauche radicale, qui assistaient à
la réunion, n'avaient pas été man-
datés par leur groupe pour prendre
un engagement quelconque, la réu-
nion a été suspendue jusqu'à 5 heu-
res de l'après-midi pour permettre à
ia gauc'he radicale de se réunir et de
déterminer sa ligne de conduite.
A la gauche radicale
Le groupe de la gauche radicale
s'est ainsi, réuni au début de l'après-
midi. Ses délégués à la réunion du
cartel lui ont exposé la façon dont,
le. parti socialiste entendait la parti-
cipation au gouverne'ment.
Avant de déterminer son attitude,
le groupe a chargé ses représentants
de demande'r' à la réunion du cartel,
des explications sur tes conditions
dans lesquelles les socialistes envisa-
geraient leur collaboration dans un
ministère d'inspiration radicale.
Il demandait également à con-
naître si les socialistes consentiraient
il coopérer à un gouvernement
d'union nationale dans lequel leur
parti n'aurait pas la même repré-
sentation que dans les autres combi-
nàisons qu'il avait envisagées jus-
qu'a rs'ré-sent.
A l'issue de, la , -réunion, plusieurs
me'mbres du groupe ont déclaré que
celui-ci,inùlineraif, dans sa gn i le
majorité, vers la constitution d'un
grand ministère dans le genre fin
ministère Watdeck-Rdusseau. sur les
bases d'un élargissement de la' majo-
rité de gauche. ''
La discussion reprend l'après-midi
à la réunion du cartel
Les délégués du 'cartel se sont à,
nouveau réunis à la fin de l'après-
mîd).'
Sur une question posée par M. Paul
Morel, au nom de la gauche radicale,
M. Blum a fait connaître que les so-
cialistes n'avaient pas envisagé
l'éventualité d'un ministère radical
à participation socialiste.
M. Louc'heur a fait observer que
M- Maurice .Sarraut, le matin, n'avait
qôikïit qu'a cette solution.
- Nous -avons simplement établi la
possibilité d'une collaboration, a dit
M, Renaudef,'pas autre ohose. Une autre
d<'o!&ion ne peut, être apportée qu'après
consultation du groupe.
M. Maurice Sarraut a précisé :
— J'ai dit ce matin, que nous, radi-
caux social'slcs. nous ne pouvions- envi-
sager qu un président du conseil radical
socialiste. Et je n'ai trouvé dans les pa-
roles de M. Blum aucune opposition à
cette manière- de voir. Cette éventualité
n'a pas été écartée. C'est tout ce que je
peux dire ! '
M. Malvy a confirmé que les radi-
caux socialistes avaient surtout en-
visagé la constitution d'un ministère
du cartel avec nu président radical
et qu'ils n'avaient pas examiné la
thèse contraire.
M. Blum a déclaré que les socialis-
tes avaient voulu dire qu'ils iraient
« jusqu'à la prise du pouvoir». M.
Renaudel a estimé que la question
posée était très grave.
— Aucune décision ne peut être prise
sans que les délégués socialistes n'aient
consulté leur groupe, a dit le député du
Var. Si le républicain choisi comme chef
du gouvernement posait la question de
participation, nous nous réunirions pour
lui répandre, -
On est revenu à la question finan-
cière et M. Penaude! a dit la nécessité
d'un contrat entre les groupes du
cartel qui devaient s'engager à voter
l'intégralité des projets financiers.
MM. DOUMER, BRIAND ET HERRIOT A L'ELYSEE
En haut, M. Doumer quitte l'Elysée en compagnie de M. Briand, après avoir
annoncé au président de la République que, n'ayant pu s'assurer les
concours sur lesquels il comptait, il renonce à former le nouveau ministère.
En bas, M. Herriot dans la cour du Palais présidentiel. Le président de la
Chambre vient d'annoncer aux journalistes que M. Doumergue lui a confié
;,. la mission de former le cabinet..
SOLENNEL HOMMAGE
AU FRANCO-ARGENTIN
M. PAUL GROUSSAC
M. PAUL GROUSSAC
Aujourd'hui, il la Sorbonne, sous le
patronage dit groupement des Uni-
versités pour les relations avec
VAmérique latine et l'Institut des
universités argentines, les lettres
françaises et l'Université rendront
mi solennel hommage à M. Paul
Groussac. directeur de la Biblio-
thèque nationale des beaux-arts.
Français cirgentinisé, M. Groussac
est venu et Paris pour se faire opé-
rer de la cataracte.
LES DÉLÉGUÉS DU CARTEL
SE SONT RÉUNIS HIER
MATIN ET APRÈS-MIDI
AFIN DE DÉLIBÉRER
SUR LES MODALITÉS
DE LA PARTICIPATION
DES SOCIALISTES
AU GOUVERNEMENT
Une commission composée de
représentants des groupes de
gauche élabore un système
de plan financier.
Les membres de la gauche radi-
cale inclineraient vers la consti-
tution d'un cabinet élargissant
la majorité de gauche.
Les délégués des groupes de
l'opposition ont, pour la pre-
mière fois, adopté une motion
commune « contre la dictature
révolutionnaire ».
Sur la proposition de M. Loucheur.
on a finalement désigné une commis-
sion, composée de représentants des
groupes de gauche, pour élaborer un
schéma de plan financier.
Cette commission comprend MM.
Loucheur, Paul Morel, Malvy, Dèyris,
Blum, Vincent Auriol, Frédéric Bru-
net et Candace.
CONDAMNATION DE M. ROMAIN DAURIGNAC
ROMAIN DAURIGNAC ET Mme BLIN -
Romain Daurignac, le frère de la célèbre Thérèse Humbert, comparaissait
hier devant la dixième chambre correctionnelle, sous l'inculpation de vol. Il
avait pris, en septembre dernier, à la devanture d'un magasin de l'avenue de
Clichy, une paire de pantoufles de peu de valeur. Le tribunal l'a condamné
à un mois de prison avec sursis et ioo francs d'amende. A la droite de
Romain Daurignac, sur cet instantané, Mme Blin, qui l'accompagnait le
jour où il a été arrêté.
UN ORAGE S'ABAT SUR ATHÈNFS, LE PIRÉE
ET LES CAMPAGNES ENVIRONNANTES
Les quartiers bas de la capitale grecque sont inondés.
15 noyés ; une cinquantaine de maisons détruites.
ATHiüiES, 25 novembre. — Lundi,
vers 14 heures, un orage d'une ex-
trême violence s'est abattu sur Athè-
nes, le Pirée et les campagnes envi-
ronnantes. En quelques minutes, des
trombes d'eau dévalant des pentes du
Lycabetle ont envahi les rues et les
places d'Athènes. Comme la ville n'a
pas d'égouts collecteurs, le's parties
basses de la- capitale se sont trans-
formées rapidement en un immense
lac sans cesse alimenté par les eaux
des rues qui roulaient en véritable
torrent, ravinant les chaussées et les
trottoirs. Fait sans précédent dans
l'histoire, deux fleuves légendaires,
l'Hisse et, le Céphise, d'habitude tou-
jours à sec, sont devenus bientôt des
fleuves vérita.btes débordant impé-
tueusement'leurs rives, emportant au
passage les ponts, Jes maisons, les
plantations et jusqu'aux habitants
surpris par la crue subite. On compte
à Athènes seulement quinze noyés et
une cinquantaine de maisons dé-
truites.
Les éboulements produits par les
inondations au pied du mont Lyka-
bettos, dans la banlieue d'Athènes.
ont mis au jour plus de trente tom-
beaux anciens, couverts d'ornements
et remplis d'objets précieux, vases,
etc., ainsi que quatre momies.
On n'a pas encore pu déterminer à
quelle époque remontaient ces anti-
quités.
EN RHÉNANIE
DEUX AVIONS FRANÇAIS
S'ABORDENT A 600 MÈTRES
Le pilote d'un des appareils descend
en parachute
MAYENCE, 25 novembre. — Deux,
pilotes du 2° groupe d'aviation de
chasse se sont abordés à six cents
mètres d'altitude, aux environs de
Wackernheim.
L'un des pilotes, parti en vrille à
la suite du choc, a fait fonctionner
son parachute et a réussi à atterrir.
grâce à lui, sain et sauf, pendant que
l'appareil s'écrasait quelques mètres
plus loin.
Cet accident prouve l'efficacité du
parachute dont cent appareils de
chasse de l'armée du Rhin viennent
d'être pourvus à la suite des démar-
ches des autorités militaires locales.
LIRE EN DERNIERE HEURE :
Les accords de Locarno exami-
nés de nouveau par la com-
mission des affaires étran-
gères du Reich. ,'
400,000 FRANCS
D'ESCROQUERIES AMÈNENT
UN ESPAGNOL AU DEPOT
José Nola se livrait à des opérations
industrielles suspectes.
Sur mandat de M. de Gentille, juge
d'instruction. M. Lefebvre, commis-
saire aux délégations judiciaires, a
arrêté, hie,..' sous l'inculpation d'es-
croquerie, d'abus de confiance et d'in-
fraction à la loi sur les sociétés, un
sujet espagnol, José Nola, âgé de qua-
rante-deux ans, demeurant 78, ave-
nue de Villiers.
Il y a quelque temps, José Nola
avait'fondé 27, rue Taitboul, la So-
ciété d'entreprises industrielles de
céramiques. Il se livrait à toutes,sor-
tes d'o-pérations plus ou moins sus-
pectes. Tout récemment, il achetait
d'importantes quantités de bois qu'il
devait paver par traites à ses four-
nisseurs, mais qu'il s'emipressa. de re-
vendre au comptant et à un cours
inférieur.
L'inculpé réalisa ainsi une somme
de 400,000 francs environ qu'il uti-
lisa, pour dés besoins personnels.
LES RECORDS
MINISTÉRIELS
DE DURÉE
Le deuxième cabinet Painlevé
n'a duré que 25 jours, mais il
n'est pas le plus court que l'on
ait connu en France.
RECORD DE BRIÈVETÉ
Il appartient au ministère
François Marsal, constitué
le 8 juin 1924 et démission-
naire le 10 juin.
Se classent ensuite après : le
ministère Ribot constitué le
9 juin 1914, démissionnaire
le 12 juin et le cabinet Du-
faure, constitué le 18 juin
1873 et renversé le 24 mai.
RECORD DE LONGÉVITÉ
Cabinet Waldeck-Rousseau
(2 ans, 7 mois, 14 jours)
Cabinet Combes
(2 ans, 7 mois, 11 jours)
Cabinet Thiers
(2 ans, 2 mois, 29 jours)
Premier cabinet Clemenceau
(2 ans, 2 mois, 25 jours)
Cab. Poincaré (1922-1924)
(2 ans, 2 mois, 5 jours)
Deuxième cab. Clemenceau
(2 ans, 2 mois, 2 jours)
Cabinet Jules Méline
(2 ans, 1 mois, 17 jours)
Cabinet Jules Ferry
(2 ans, 1 mois, 9 jours)
LE CARDINAL MERCIER A PARIS
L'archevêque de Malines a présidé la cérémonie du
cinquantenaire de l'Institut catholique au Trocadéro
LE CARDINAL REÇU A LA GARE PAR Mgr ROLAND-GOSSELIN
Nous publions en page 4 une photographie de la fête du cinquantenaire Je
l'Institut catholique, que présida le cardinal Mercier, hier après-r, ';i, au
Trocadéro. Devant huit mille auditeurs, l'archevêque de Malines évoqua le
souvenir de la grande solidarité des peuples et la gloire de la France, qui
donna quinze cent mille de ses enfants « pour le triomphe du droit, ie
triomphe de la justice sur la violence, de l'honneur sur le parjure ,,,
LA SAINTE-CATHERINE
A ÉTÉ FÊTÉE DANS LA RUE
ET DANS LES ATELIERS
Malgré le temps maussade, on ren-
contra nombre de visages roses sous
le traditionnel bonnet blanc. Ce fut
une joUrnée de joie et de détente dans
les maisons de mode et de couture.
La Sainte-Catherine est une joyeuse
fête parisienne pour toutes les midinet-
tes, une fête qui ne va pas'sans quelque
mélancolie intime, secrète, pour celles
qui coiffent le traditionnel bonnet en
taison de leur vingt-cinq ans. Mais dans
cette journée de détente, la tristesse
même se secoue et il n'est de cœur qui
n'ait l'espoir qu'il mérite.
- Cette journée n'a pas été favorisée
par le temps. Pluie torrentielle le matin,
froid rigoureux l'après-midi. Il n'y en
eut pas moins de gais cortèges sur les
boulevards, et d'animées parties de plai-
sir dans- les ateliers.
Les marchandes de fleurs firent d'hon-
nêtes recettes:
—'Qui.n'a pas sa fleur d'oranger?
Cinquante centimes la botte.
La botte était lilliputienne, mais pour
un prix modique on .avait un symbole
aimable. -Oti acheta beaucoup de violet-
tes et de soucis.
lies grandes maisons de modes et de
couture avaient organisé des divertisse-
ments et des distractions. On habilla les
catherinettes, on les fêta et l'on dansa.
Le Champagne et le jazz-band furent de
la partie. Voici une petite Paulette —
quinze ans — costumée ,en un travesti
(t au temps des cerises» ; une Pierrette
en apaehe et. l'héroïne de la journée —
une seule c-atherirette sur quarante jeu-
nes filles — coiffée d'une corbeille de
fleiii-.s, de véritables fleurs. Et il y avait
autour d'elle beaucoup de joie et de
ri l'es.
Ici l'on reconstitua des modes désuètes
et là oti' se livra aux anticipations les
plus hardies. Abandonnant les précieux
tissus, des doigts de fées chiffonnèrent
le papier docile et ce fut — cette fois
pour le plaisir — le triomphe de l'art et
de la fantaisie.
Des fêtes se sont ouvertes à des
sketches. Et l'on improvisa .des parodies.
Témoin cette visite d'une cliente que l'on
n'habille jamais assez « jeune », qui ne
trouve rien d'assez beau, pour qui enfin
tout est trop cher.
La rue parisienne vit hier défiler mille
visages roses sous le bonnet blanc. Et
des "eatherinettes nombreuses répondi-
rent à l'initiative de l'Association géné-
rale des étudiants, qui donna un grand
bal de nuit dans la salle des fêtes de son
hôtel, rue de la Bûcherie.
Le procès
des communistes anglais
Sept condamnations à six mois de
prison et cinq à un an.
LONDUES, 25 novembre. — Le pro-
cès des douze communistes anglais
accusés de sédition s'est terminé au-
jourd'hui.
Les accusés ont été déclarés cou-
pables par le jury de la cour cen-
trale criminelle d Old Bailey.
Cinq d'entre eux : MM. Inkpins.
Rust, Pollitt, Gai lâcher et Hanning-
ton ont été condamnés à douze mois
de prison. Les sept autres se sont VlL3
infliger six mois de la même peine.
Ces derniers, toutefois, ont eu le
choix entre la renonciation a leurs
doctrines communistes et la peine de
prison; ils préférèrent les six mois
d'emprisonnement.
LA TENSON DES DEVISES
ÉTRANGÈRES S'EST ENCORE
ACCENTUÉE HIER
La livre a atteint 130 francs et le
dollar 26 fr. 70. Mais la masse de ma-
nœuvre constituée par l'emprunt
Morgan (cent millions de dollars) est
quoi qu'on en dise, toujours intacte.
La présidence du Conseil dûment
que la niasse de manœuvre, consti-
tuée par le fonds Morgan, pou la d
fense du franc ait été — comme Le
prétendent certaines informations
étrangères — utilisée dans sa. plus
L'HORAIRE DES CHANGES
Mercredi 25 novembre
Livre Dolîa"
9 h. 5....... 127 80 2'i *>S
9 lu 30 128 80 -2[\ il;)
12 heures : 129 ,60 '!'; ~i~i
13 1v. t5.. ............ 130 »
13 11.30....:.'.; 129 'GO r.'fï
15 h.u]rcs 129 28. I.'
14 lu 30... 429 '.) :r,
H h. 45.....:..../..'.. 129 15 ,'C il)
16 h. 13. 129 50 ; 73
16 h. -40 J29 40 2c ,0
17 h 5............... 129 40 26 Ï2
17 h. 40... 128 .70. 26 :>6
18 heures ...... 128 30 26 -»8
grande partie pour la IuLle des
changes:
Le fonds Morgan n'a pas même ,',¡ iS
entamé et les 100. millions dt' dod u s
sont intacts.
Il convient de signaler que 'es.
cours atteints hier par la livre et ip.
dollar, sont. les plus hauts n il :': ';Twl3
soient parvenus ces deux devises.
DE POSEN A PARIS
ENTRE LES ROUES
D'UN TRAIN RAPIDE
JOSEPH CZECHLEWSKA
Au moment où le rapide Varsovie-
Paris arrivait, hier matin, à fI' yere
du Nord, deux hútnmes d
découvrirent, recroquevill- ,fi US
un wagon un homme qui tentait
de se dissimuler', C'était ur; Pol,)",
nais. Joseph Czechlewski, qui, ve-
nant de Posen, avait traverse ''Alle-
magne dans cette pO'Sitioll, injani.
horriblement souffert de ta / <':•>#. II
venait en France pour travailler. Il
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