Titre : Excelsior : journal illustré quotidien : informations, littérature, sciences, arts, sports, théâtre, élégances
Éditeur : [s. n.] (Paris)
Date d'édition : 1925-11-19
Contributeur : Lafitte, Pierre (1872-1938). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32771891w
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 19 novembre 1925 19 novembre 1925
Description : 1925/11/19 (A16,N5456). 1925/11/19 (A16,N5456).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4603824b
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-228
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 04/07/2016
EXCELSIOR
Que l'ingrat ne vous
empêche pas de faire
du bien. SEXTIUS.
VOIR
EN PAGES 4 ET 6
- NOS •••■
ILLUSTRATIONS
JEUDI
19
NOVEMBRE 1925 1
...
Sainte Elisabeth
16mo Année. — N° 5,456. —•' Pierre Lafitte, fondateur.
n a c. Paris, Seine, S.-et-Oiae
2 0 et Seine-et-Marne.
PARIS, 20, RUE D'ENGHIEN (xme) - I.
Départements 25
et Colonies i. 0
Adr. télégr. : Excel-Paris. — Tél. : Gut. 02-73, 02-75, 15-00.
LA DISCUSSION GÉNÉRALE
DÈS PROJETS FINANCIERS
SE POURSUIT A LA CHAMBRE
M. LAMOUREUX, RAPPORTEUR, EXAMINE LES TROIS PROBLÈMES POSÉS :
ÉQUILIBRE, STABILISATION MONÉTAIRE, AMORTISSEMENT
M. Bokanowski, porte-parole de l'opposition déclenche contre
le projet une offensive de grand style et notamment s'élève
avec véhémence contre la taxation des rentes. Auparavant
MM. Nicolle et Héraud avaient combattu le projet.
CET APRÈS-MIDI LA CHAMBRE ENTENDRA M. PAINLEVE
ET SANS DOUTE AUSSI MM. LOUCHEUR ET F. PIETRI.
LA CLOTURE DE LA DISCUSSION SERAIT ALORS DEMANDÉE
PAR LA COMMISSION DES FINANCES.
La tactique de l'opposition dans la
bataille engagée au Palais-Bourbon
autour du projet financier du gou-
vernement ,;o dessine. Partisans et
adversaires du projet se compteront
d'abord sur le vote du passage aux
articles. Mais il semble que l'enga-
gement décisif aura lieu sur l'article
concernant la taxation des rentes.
C'est, en effet, sur cette question
qu'hier M. Bokanowski, dans une
offensive de grand style, ',-t porté, en
particulier, son effort. Il faut. d'ail-
leurs, reconnaître que son dise-ours
a produit, même chez nombre de car-
tellistes, une réelle impression.
LE DÉBAT D'HIER
MM. Nicolle et Marcel Héraud
contre le projet
Le projet trouve en MM. Nicolle,
député du Nord, et Marcel Héraud,
député de la Seine, deux adversaires
déterminés.
M. Nicolle s'adaciic à démontrer
qu'en frappant soit le capital, soit le
M. LAMOUREUX ET lVI. BOKANOWSKI
revenu, o,n aboutira à un appauvris-
sement de la nation. Il tient le capital
pour un outil fragile qu'il ne faut
pas toucher d'une main imprudente.
Or, le 'projrt, gouvernemental. inspiré
par les socialistes, comporte la main-
mise de l'Etat sur toutes les affaires.
Le députe du Nord se tourne vers
les socialistes :
— Un des vôtres, Georges Sorel, a
écrit que le socialisme ile pouvait réussir
qu'avec une industrie florissante, leur
dit-il. Pourquoi donc vous acharnez-vous
à ruiner notre industrie'?
M. Nicolle affirme, d'ailleurs, que la
prospérité de l'industrie a profité aux
ouvriers en même temps qu'aux
bourgeois. Et il croit que c'est parmi
les ouvriers sages que l'on trouvera
demain les plus fermes soutiens de la
conservation sociale.
— Du fond de mon âme, conclut-il,
j'exprime le souhait, que l'assemblée ne
vole pas le projet !
M. Marcel Héraud appartient égale-
ment à l'opposition. Pour lui, un des
résultats du projet sera de faire fuir
les capitaux.
— Le capital est une matière fluide,
dit-il. On ne le retient pas pa-r la force,
mais par la confiance 1
P-uis c'est une véhémente critique
des dispositions proposées.
— fL'im'pôt sur la l'ente, s'écrie
M. Marcel Héraud, c'est un manquement
aux engagements les plus sacrés ! C'est
le petit rentier frappé après avoir perdu
déjà les trois quarts de son capital ! C'est
le symbole le plus clair de la politique
démagogique de la majorité actuelle !
Les interruptions pleuvent. La
gauche et l'extrême gauche apostro-
phent l'orateur.
— Quand vous avez pris 'le pouvoir,
dit M. Marcel Héraud, la livre était à
G5 francs. Elle est à 120 francs. Voilà le
résultat de votre politique."
L'orateur constate.' plus loin, que
M. Painlevé a sacrifié ses idées pro-
pres ,aux directives successives et.
contradictoires d'une fraction de sa
majorité, qu'il a traité comme un
problème parlementaire un problème
d'ordre national.
— Qu'il prenne garde, conclut-il, on
fait rien de durable avec des ruines!
L'orateur est applaudi sur les bancs
de l'opposition.
L'exposé de M. Lamoureux
M. Lamoureux, rapporteur général,
examine les trois problèmes posés :
équilibre, stabilisation monétaire,
amortissement.
Il estime que le problème des chan-
ges doit, être réglé au plus tôt. Mais
il faut (Tabord résoudre le problème
des dettësHnteralliées, et nous assu-
rer des crédits en devises étrangères;
a change favor.isé.
Le gouvernement devra, en tout
cas, saisir au pl,us tôt la commission
d'un projet tendant à la stabilisation
du franc.
Quant à l'équilibre budgétaire, on
peut affirmer qu'il était réalisé en
1925. Et l'équilibre de 1926 est réa-
lisé dès à présent. t
Reste le problème de l'amortisse-
ment de la dette publique. Rien que
pour l'équilibre, un surcroît de char-
ges fiscales est nécessaire et il est
impossible de les imposer a la nation,
si on ne lui donne pas en même temps
la certitude qu'on travaille à l'assai-
nissement.
On a rappelé que le vote de nou-
veaux impôts, à la veille des élec-
tions, avait été fatal à la majorité
de l'ancienne Chambre. La nouvelle
sait que des saerifices seront indis-
pensables : elie veut les demander au
pays le plus tôt possible, afin qu'ils
puissent porter plus tôt leurs fruits.
Le rapporteur analyse ensuite le
projet. Comme il explique le rôle de
la caisse d'amortissement, M. Raoul
Pérei lui fait observer que cette der-
nière sera, plutôt qu'une caisse
d'amortissement, une sorte de tré-
sorerie à côté de la trésorerie ordi-
naire.
(Suite page 3, colonne 1)
UN INCENDIE A BORD
D'UN VAPEUR COTIER
Les passagers et l'équipage sont sau-
vés avant que le bateau soit anéanti.
NEW-YoRK, 18 no\reiiibre-. @'-- Le
feu s'est déclaré à bord du paque-
bot Lampe, de la Clyde Line. Parti
mardi de New-York il destination de
la Floride, avec deux cents passa-
gers il bord, le paquebot se trouvait.
à minuit à 30 milles de la baile du
Delaware et envoyait le S 0 S de dé-
tresse. Deux vapeurs et deux garde-
côtes sont partis tl son secours.
L'équipage dl1 bateau n'a été éva-
cué qu'au tout dernier moment, lors-
que pas un seul passager n'était
l'esté à. bord et. quand le capitaine
put crier : « AIl clear ! » (Tout est
net !)
On a beaucoup remarqué l'atti-
tude courageuse des contrebandiers,
qui se trouvent dans la région en
grand nombre, et leurs vaillants
efforts pour sauver les passagers et
J'ermipage du vaisseau en feu.
Aussitôt après l'évacuation du ba-
Ipau, une grande explosion des chau-
dières le réduisit en pièces et. lit
sombrer ce qui restait de l'élégant
vaisseau.
'te vapeur a été coulé volontaire-
ment. Les débats sont évalués à trois
millions de dollars.
L'AVIATEUR DE PINEDO
ÉTUDIE UN RAID
DE 80,000 KILOMÈTRES
ROME, 18 novembre. — Le com-
mandant aviateur de Pinedo a dé-
clare à J'lmpero qu'i 1 ne se rendra
pas à Paris. Il a ajouté qu'il étudia:!
eu ce moment les détails d'exécution
'd'un nouveau raid sur un parcoure
de 80,000 kitonx'tres.
i. v
M. CLEMENCEAU A EU
UNE LÉGÈRE GRIPPE
Il n'a pas eu à s'aliter, et son état
de santé est maintenant satisfaisant.
Le bruit avait couru que M. Cle-
menceau avait été, ces jours derniers,
assez souffrant.
L'ancien président du Conseil a eu
un peu de grippe, mais il a continué
à se lever de bonne heure, à faire
sa gymnastique suédoise tous les
matins. Il ne ,s'est pas alité vingt-
quatre heures et s'est, contenté d'évi-
ler de sortir par les premiers froids.
Il eiS't maintenant tout à fait rétabli.
SAISISSANT INSTANTANÉ DE LA SEXTUPLE CHUTE DE VINCENNES
CINQ DES JOCKEYS QUI FURENT DESARÇONNES APRES LE SAUT DE LA PREMIERE HAIE *
Mardi, pendant le parcours du prix de Maulevrier, steeple-chase disputé sur l'hippodrome de Vincennes, six des
concurrents tombaient au premier obstacle, la haie qui est située devant les tribunes du pesage. Les six chevaux et
leurs jockeys s'en tirèrent sans grand mal. Miraculeusement, peut-on dire, car on avait pu croire un instant, dans
le chaos des chevaux et des cavaliers, qué trois de ces derniers avaient été blessés grièvement.
HIER A LA CHAMBRE
DEUX COMMISSIONS
SE SONT RÉUNIES
AFIN D'ENTENDRE
LE Gal SARRAIL
SUR LA SYRIE
Le général Sarrail a été entendu
hier matin par les commissions des
Affaires étrangères et de l'Armée de
de la Chambre, réunies en commun
sous la présidence de M. Franklin-
Bouillon.
MM. Aristide Briand et Daladier
assistaient il l'audition.
Dès l'ouverture, une question pré-
judicielle fut posée par M. Désiré
Ferry. Le général Sarrail était-il
entendu comme un accusé ? Ou se
trouvait-on en présence du gouver-
nement responsable qu'assistait Je
général Sarrail comme commissaire ?
M. Briand répondit que le général
Sarrail allait être entendu par les
commissions uniquement pour leur
fournir les renseignements qu'elles
avaient exprimé le désir de connaître
et que le gouvernement entendait
garder toutes ses responsabilités. Au
surplus, le général Sarrail avait été
re'tevé du secret professionnel pour
lui permettre de venir déposer devant
les deux commissions. Ce fut le seul
incident, soulevé au cours de la réu-
nion qui se dér/mla ensuite dans ICI.
calme.
A l'iqsiie, de la-réunion. Inimte sui-
vante « été communiquée :
Le général Sarrail a fait un exposé
très détaillé de la situation qu'il avait
trouvée eq Syrie et des événements qui
s'v sont de'roulés dans les derniers mois.
II a notamment rappelé les origines de
la révolte des Druses.
Il a indiqué quelle avait été l'attitude
de ses prédécesseurs à l'égard de la fa-
mille AUrache et dans quelles conditions
il avait dû lui-même recourir contre elle
il des mesures de rigueur.
Il a rappe'é comment la répression
avait été organisée et la façon dont
avaient été constituées les colonnes diri-
gées contre le pays druse. Il a fait un
historique du siège de Soueïda et de la
délivrance de cette place. Il a montré
comment les Druses, alliés aux Bédouins
du désert et certains éléments de
Transjordanie, avaient, tente une attaqua-
contre Damas, et expliqué qu'il avait dt1
faire appel ;,t l'artillerie pour protéger les
quartiers chrétiens. Il a réduit cette in-
tervention à ses véritables proportions.
Il a indique enfin, les mesures qui 'lui
paraissent susceptibles de ramener le
calme en Syrie et d'y rétablir complète-
ment le prestige de "la puissance man-
dataire.
Après différentes interventions de
MM. Désiré Ferry. Michel Missoffe, Fonla-
nier, André Berthon, de La Ferronnays,
Albert Milhaud, Girod, Viillan,t-Couturier,
Diagne, J.-L. Dumesnii, M. Daladier, mi-
nistre de 'la Guerre, a donné des infor-
mations en ce qui concerne les opérations
militaires et les effectifs.
Puis, .M. Aristide Bri,and a précisé
quelle avait été l'attitude de la Grande-
Bretagne, puissance mandataire en Trans-
jordanie et en Mésopotamie. Il a tenu à
rendre hommage à la collaboration cor-
diale et loyale de la Grande-Bretagne au
cours des événements derniers, et il a
affirmé que cette collaboration se pour-
suivrait dans l'avenir:
Ajoutons qu'au cours. de son ex-
posé, le général Sarrail'a paru reje-
ter certaines responsabilités sur ses
subordonnés civils.et militaires. Il a,
d'autre part, incriminé les agents, an-
glais tout en mettant hors de cause
le gouvernement britannique qui ne
peut être rendu responsable de leurs
agissements.
Le général Sarrail candidat au Sénat
On prête au général Sarrail l'in-
tention de se présenter aux prochai-
nes élections sénatoriales de Seine-
et-Oise pour le siè^ge rendu vacant
par ¡]a mort de M. Hugues Leroux.
AUJOURD'HUI ÉLECTIONS
A L'ACADEMIE FRANÇAISE
LES CANDIDATS AU FAUTEUIL D'ANA-
TOLE FRANCE. De haut. en bas :
MM. LÉON BÉRARD, VICTOR BÉRARD
ET P. VALÉRY. (Phot. Henri Manuel.)
LES CANDIDATS AU FAUTEUIL DE
MAURICE BARRÉS. De haut en bas :
MM. L. BERTRAND, TANCREDE, MAR-
TEL ET E. HINZELIN. (Phot: H. Manuel.)
LES CANDIDATS AU FAUTEUIL DU COMTE
D'HAUSSONVILLE: LE DUC DE LA FORCE
(à gauche) ET M. E. MALE.
(pIlOt: Roi. et Henri Manuel.)'
LES REPRÉSENTANTS
DES ASSOCIATIONS
DES PROPRIÉTAIRES
QUITTENT LE COMITÉ
CONSULTATIF
DU LOGEMENT
Le. comité consultatif du. haut
commissariat au logem.ent. comprend
une centaine de membres répartis [t
peu près également, au gré de leurs
convenances personnelles et de leurs
compétences, entre trois sections :
loyers, lotissement et construction.
La section des loyers comprend :
sur environ trente membres, sept
propriétaires : MM. Ra.marony, Trutié
de Yarreux, Lagrangc, Mignon, Jean
Bloch, Renaudin, Cotelie.
Ceux des propriétaires qui sont
inscrits dans la section, non à titre
personnel, mais comme représentants
de groupements de propriétaires,
virmnent d'avertir le haut commis-
saire aux logements, qu'ils considè-
rent comme inutile de continuer à
prendre part aux travaux de leur
section.
M. Trutié de Varrcux, président
de la' Chambre syndicale des pro-
priétés immobilières de la Ville de
Paris, nous a résumé ainsi les mobiles
de cette décision :
— Nous sommes quatre à avoir pris la
décision de ne plus siéger dans le comité.
..M. Riii«îH,«o^-cop|,ésentait l'Union de la
propriété batte... c'est-à-dire les proprié-
taires de province, dont il est le prési-
dent. M. Mignon, ancien président de la
chambre des avoués de Paris, est vice-
président de la chambre syndicale de
Paris. et M. Lagrange préside la cham-
bre de la moyenne et petite propriété.
Quant à la chambre syndicale que je pré-
side. je vous rappelle qu'elle représente
20.000 propriétaires. Si nous avons con-
sidéré, tous quatre, comme impossible de
continuer à collaborer aux travaux de
la section des loyers du comité consul-
tatif, c'est que les membres, après avoir
adopté deux principes importants sur la
majoration des loyers, sont revenus en-
suite sur leur vote pour se déjuger.
Ces deux principes étaient les sui-
vants : fixer le prix du loyer à 50 0/0
de l'indice officiel du coût de la vie et
augmenter progressivement ce pourcen-
tage pour arriver d'année en année à un
prix normal.
Enfin les représentants des - associa-
tioti5 de locataires ayant déclaré être
soumis à un mandat impératif de leurs
adhérents, il devenait inutile dé-conti-
nuer à discuter. Nous sommes partis.
LES COURS DES CHANGES
Mercredi 18 novembre
Livre Dollar
9 h. 15....... 12D 85 21 92
9 h. 30 120 65 '24 88
9 h. 55 120 65 24 88
Midi.... 120 80 24 94
13 h. 30 120 80 24 95
14 heures ;.... 120 82 24 95
14 h. 30 120 90 24 93
14 h. 45 ..- 121 08 24 99
16 heures 121 35 25 04
16 h. W... 121 65 25 10
17 heures 121 80 25 13
17 h. 30 122 10 25 19
18 heures * ... *'*****' 122 20 25 21
M. RAKOWSKY CHEZ M. BRIAND
M. Rakowskv, nouvel ambassadeur
de r'Un.ion des républiques socia-
listes*'.soviétiques, a été reçu hier
par -M. Briand, aluquetl il a remis
copie figurée de ses lettres de
riréance.
M. AUSTEN CHAMBERLAIN
A FAIT AUX COMMUNES
UNE LONGUE DÉCLARATION
RELATIVEMENT AUX ACCORDS
PARAPHÉS A LOCARNO
Il rend hommage à M. Briand.
« Ce grand Français est un
homme d'un singulier courage,
d'une grande clarté de vue,
d'une vaste et généreuse libéra-
lité de pensée. Quand il se met
au travail pour rétablir la
paix, il le fait dans l'esprit
le plus large. »
LES TRAITÉS DE LOCARNO ONT
BEAUCOUP ÉLOIGNÉ TOUT DANGER
DE GUERRE, A L'EST ET A L'OUEST
Deux questions ont présenté cer-
taines difficultés : l'entrée de
l'Allemagne dans la S. D. N. et
l'influence de l'alliance franco-
polonaise sur le nouveau
traité à conclure.
" NOUS AVONS REJETÉ
L'ESPRIT DE GUERRE DERRIÈRE NOUS "
LONDRES, 18 novembre. — Quand,
^ la Chambre des communes, vers la
fin de l'après-midi, M. Austen Cham-
berlain se leva pour faire sa décla-
ration sur le pacte de Locarno, de
vifs applaudissements du parti con-
servateur saluèrent sa venue.
L'esprit du pacte
— Le discours des deux leaders de
l'opposition, dit-il, qui ont été consacrés,
avant la fin du Parlement, à l'œuvre de
Locarno, m'ont fortement encouragé à
espérer que les traités qui vont être
signés seront ratifiés par l'unanimité du
Parlement. Je regrette que l'opposition
ait cru devoir déposer des amendements,
et je constate qu'aucun amendement ne
s'oppose au désir du gouvernement d'ac-
cepter les obligations très limitées que
comporte ce Imité. Les accords de Lo-
carno ont fait régner un esprit nouveau
dans les relations internationales; Lo-
carno ne marque pas le terme, mais le
début d'une polit içue de réconciliation;
il tend à faire disparaître les méfiances
et les craintes de guerre. Ceci ne veut
pas dire, poursuivit M. Chamberlain, que.
Locarno ait fait autre chose que conti-
nuer les efforts accomplis l'an dernier
par M. Mac Donald vers un but que nous
commençons à aiteindrre.
La bonne volonté franco-
allemande
Le succès des négociations est dÛ es-
sentiellement à la personnalité des négo-
dateurs que la France et l'Allemagne ont
envoyés à la conférence.
J'ai été particulièrement heureux, dit-il,
d'avoir pour collanorateur le grand
Français qui représentait ce pays.
M.. Briand est un. homme d'un singulier
courage, d'une grande clarté de vues,
d'une vaste et généreuse libéralité de
pensée. Quand il se met au travail pour
rétablir-la paix, il le fait dans l'esprit le
plus large et je ne pense pas trop dire
en déclarant que le succès d? la. confé-
rence de Locarno a été dû essentielle-
ment it la personnalité (1, u représentant de
{'Allema,qne et du représentant de la
France it cette conférence.
Les représentants (le la Belgique ont
tenu à" réaliser les buts pacifiques du
représentant (!e la Fronce. Le représen-
tant. de l'Italie a contribué à aplanir les
difficultés et it disperser les craintes et
les suspicions. Les parties intéressées
n'auraient jamais pu cependant trouver
de solution sans l'aide de nos deux pays
(Angleterre et Italie).
La situation des parties garantes
C'est, un grand point que le, problème
des réparations ail été mis à pari et n'ail
pas -encombré le chemin de ceux qui cher-
chent à établir la sécurité internatio-
nale.
Par ailleurs, le gouvernement britan-
nique n'a pas 'a.cer:.u ses responsabilités
militaires, lin aucun cas, l'Angleterre ne
peut être obligée à une, intervention mi-
litaire, sauf en application du pacte de
la Société des nations. Si l'un des signa-
taires dû traité de Lotcrno rompt ses
engagements, l'Angleterre reste seul
juge cn ce qui la concerne, et seul juge
au point de savoir si le cas qui se pré-
sente est un ,danI/cr de guerre immédiat.
L'autre garant, c'est-à-dire l'Italie, est
exactement dans la même situation :
Improbabilité d'une guerre
M. liai-n'Say .Vac Donald, poursuivit le
secrétaire d'Etat eut Foreign Office, a
autrefois demandé si en cas de danger
de guerre les puissances garantes se
concerteraient. Cela ne me parait pas
douteux, mais on peut tenir pour certain
que les traités de Locarno ont beaucoup
éloigné tout danger de guerre aussi bien
dans l'Est que clans l'Ouest de l'Europe.
S'ils ne rendent pas la guerre impossi-
ble, ils la rendent infiniment improba-
ble. et empêchent qu'un incident obscur
ou douteux puisse donner lieu à une
catastrophe. (Vifs Applaudissements).
(Suite en Dernière Heure)
LE BOULEVARD HAUSSMANN EST PERCÉ. LE DERNIER PAN DE MUR EST TOMBÉ HIER
t. LE DERNIER MUR DU DERNIER IMMEUBLE A 16 HEURES ; IL S'EFFONDRE A 16 H. 15 ; 3. ASPECT DU CHANTIER AU COIN DE LA RUE DROUOT
Hier après-midi est tombé le dernier pan de mur du dernier des immeubles démolis pour le per-
iment du boulevard Haussmann. C'est à 16 h. 15 exactement que, à l'aide d'un cric, deux ouvriers
abattirent ce qui restait de la maison qui portait le n° 6 de la rue Le Peletier. Le chantier sera bien-
tôt déblayé, la chaussée établie, et la nouvelle artère pourra être, en totalité, livrée à la circulation.,
LE PROFESSEUR HOETZCH,
LEADER DE L'AILE GAUCHE
DU PARTI NATIONALISTE
ALLEMAND NOUS ENTRETIENT
DU PACTE DE LOCARNO
« Malgré les divergences de
vue de mon parti, relativement
au pacte, je n'en rends pas
moins volontiers hommage aux
sentiments pacifiques et à la
bonne volonté de MM. Briand,
Chamberlain et des autres dé-
légués qui se sont réunis
à Locarno. »
L'ADOPTION DU PACTE PAR LE
REICHSTAG LUI PARAIT ASSURÉE:
300 VOIX POUR, 70 CONTRE
Parlant de l'entrée éventuelle
de l'Allemagne dans la Société
des nations, il déclare que ce
fait aurait pour conséquence un
rapprochement de la Russie
avec les puissances occidentales.
IL NE CROIT GUÈRE
A LA DISSOLUTION DU REICHSTAG
[DE NOTRE CORRESPONDANT PARTICULIER]
BERLIX, 18 novembre. — Le pro-
fesseur Hoetzseh n'est pas un inconnu
pour Excelsior ; déjà. i'an dernier, il
nous a exposé sa façon d'envisagé"
!,pxéc1.ltion cki plan des experts. If
nous a paru intéressant, de connaître
le point de vue de la droite visadu traité de Locarno et de rentrée de
l'Allemagne dans la S. D. N.
— On a fait à mon parti, nous a-t-il
dit. le reproche de se montrer s\si.é-
maliquement- hostile a J'œu\T1' de
Locarno. En réalité, aucune des frac-
tions go u ve rne m en t a les (c e n t re, po pu -
PROFESSOR OTTO HOETZCH
listes de Reich et de Bavière, démo-
crates et p'etit, groupe déni mm.;
wirtschafspartei) ne consent à s'adap-
ter sans réserve l'èpithde de Locar-
nist,e. inventée je crois par JI. Briand.,
Les unes et les autres veulent con-
naître préalablement la nature des
répercussions concédées defmit.'ive-
ment à la Rhénanie, et se rendre
compte si ces concessions sont en
rapport avec les promesses faite- à
Locarno. Seuls les sociaux démocra-
tes peuvent être considères comme
locarnistes par principe. En ce qui
concerne, la droite, il importe que
l'on sac'he que notre opposition est.
non moins basée sur des consul'ra-
lions d'ordre fondamental que iir la
question des répercussions..Parmi les
premières, j'e me borne a ifientton-
ner: l'article I.du pacte, qui pose en
principe le maintien pur et simple
du statu quo créé par le traité de
Versailles et le préambule de- ac-
cords germano-polonais et germa no-
ie hécosio vaque.
» Malgré nos divergences de vue
relativement au pacte de Locarno. je
n'en rends pas moins volontiers hom-
mage aux sentiments pari fi'qup,; Pl à
ln bonne volonté de MM. Briand,
Chamberlain et dos autres déb"::'-Ut" '.
Le traité de Locarno devant
le Reichstag
« C'est le 23 novembre que le
Reic'hsta?, convoqué en séance plé-
nière, aura à se prononcer sur le
traité de Locarno. Le Dr Luther, qui
soutiendra le projet, pourra compter
eventucHcmenf;. sur l'appui des frac
tions gouvernementales et sur cHui.
des sociaux dérnoc 1'n tes, ce qui re-
présente environ 300 voix. Comme
l'oipposition (nationalistes, commu-
nistes et volkische) ne peut. disposer
(jtlr de 165 à 170 voix, l'adoption du
pacte sera assurée, a la condition
toutefois que les concessions faites fi.
la Itl1énanÎc soient jugées sllflb3n((\s.
Dissolution du Reichstag
» Je ne crois guère à l'éventualil,\.
de la dissolution-dû Reichstag. Il
assez intéressant de constater quo
c'o-t. précisément, dans le parti qui,
iogi'quement, devrait le plus Le IT dl
statu quo — les sociaux démocrates
— qu'a été agité le plus souven! M
spectre de la dissolution. Car il*: st
probable que de nouvelles élections
accroîtraient les rangs communistes
au détriment du parti de MM. Mer-
mann Mùller et BrcitscheidL
Comment la droite envisage
l'entrée de l'Allemagne dans
la Société des nations
» J'ai eu l'occasion, l'an df'.rr'"',
d'exprimer dans Excelsior le o mit
de vue de mon parti relativement a
celte importante question; il n'a pas
varié. Mes amis .politiques et muÍ
considérons que rentrée du fei'-l:
dans la Ligue des peuples est r-o-
parabiement reliée à la réalisation
de-s conditions suivantes :
Que l'ingrat ne vous
empêche pas de faire
du bien. SEXTIUS.
VOIR
EN PAGES 4 ET 6
- NOS •••■
ILLUSTRATIONS
JEUDI
19
NOVEMBRE 1925 1
...
Sainte Elisabeth
16mo Année. — N° 5,456. —•' Pierre Lafitte, fondateur.
n a c. Paris, Seine, S.-et-Oiae
2 0 et Seine-et-Marne.
PARIS, 20, RUE D'ENGHIEN (xme) - I.
Départements 25
et Colonies i. 0
Adr. télégr. : Excel-Paris. — Tél. : Gut. 02-73, 02-75, 15-00.
LA DISCUSSION GÉNÉRALE
DÈS PROJETS FINANCIERS
SE POURSUIT A LA CHAMBRE
M. LAMOUREUX, RAPPORTEUR, EXAMINE LES TROIS PROBLÈMES POSÉS :
ÉQUILIBRE, STABILISATION MONÉTAIRE, AMORTISSEMENT
M. Bokanowski, porte-parole de l'opposition déclenche contre
le projet une offensive de grand style et notamment s'élève
avec véhémence contre la taxation des rentes. Auparavant
MM. Nicolle et Héraud avaient combattu le projet.
CET APRÈS-MIDI LA CHAMBRE ENTENDRA M. PAINLEVE
ET SANS DOUTE AUSSI MM. LOUCHEUR ET F. PIETRI.
LA CLOTURE DE LA DISCUSSION SERAIT ALORS DEMANDÉE
PAR LA COMMISSION DES FINANCES.
La tactique de l'opposition dans la
bataille engagée au Palais-Bourbon
autour du projet financier du gou-
vernement ,;o dessine. Partisans et
adversaires du projet se compteront
d'abord sur le vote du passage aux
articles. Mais il semble que l'enga-
gement décisif aura lieu sur l'article
concernant la taxation des rentes.
C'est, en effet, sur cette question
qu'hier M. Bokanowski, dans une
offensive de grand style, ',-t porté, en
particulier, son effort. Il faut. d'ail-
leurs, reconnaître que son dise-ours
a produit, même chez nombre de car-
tellistes, une réelle impression.
LE DÉBAT D'HIER
MM. Nicolle et Marcel Héraud
contre le projet
Le projet trouve en MM. Nicolle,
député du Nord, et Marcel Héraud,
député de la Seine, deux adversaires
déterminés.
M. Nicolle s'adaciic à démontrer
qu'en frappant soit le capital, soit le
M. LAMOUREUX ET lVI. BOKANOWSKI
revenu, o,n aboutira à un appauvris-
sement de la nation. Il tient le capital
pour un outil fragile qu'il ne faut
pas toucher d'une main imprudente.
Or, le 'projrt, gouvernemental. inspiré
par les socialistes, comporte la main-
mise de l'Etat sur toutes les affaires.
Le députe du Nord se tourne vers
les socialistes :
— Un des vôtres, Georges Sorel, a
écrit que le socialisme ile pouvait réussir
qu'avec une industrie florissante, leur
dit-il. Pourquoi donc vous acharnez-vous
à ruiner notre industrie'?
M. Nicolle affirme, d'ailleurs, que la
prospérité de l'industrie a profité aux
ouvriers en même temps qu'aux
bourgeois. Et il croit que c'est parmi
les ouvriers sages que l'on trouvera
demain les plus fermes soutiens de la
conservation sociale.
— Du fond de mon âme, conclut-il,
j'exprime le souhait, que l'assemblée ne
vole pas le projet !
M. Marcel Héraud appartient égale-
ment à l'opposition. Pour lui, un des
résultats du projet sera de faire fuir
les capitaux.
— Le capital est une matière fluide,
dit-il. On ne le retient pas pa-r la force,
mais par la confiance 1
P-uis c'est une véhémente critique
des dispositions proposées.
— fL'im'pôt sur la l'ente, s'écrie
M. Marcel Héraud, c'est un manquement
aux engagements les plus sacrés ! C'est
le petit rentier frappé après avoir perdu
déjà les trois quarts de son capital ! C'est
le symbole le plus clair de la politique
démagogique de la majorité actuelle !
Les interruptions pleuvent. La
gauche et l'extrême gauche apostro-
phent l'orateur.
— Quand vous avez pris 'le pouvoir,
dit M. Marcel Héraud, la livre était à
G5 francs. Elle est à 120 francs. Voilà le
résultat de votre politique."
L'orateur constate.' plus loin, que
M. Painlevé a sacrifié ses idées pro-
pres ,aux directives successives et.
contradictoires d'une fraction de sa
majorité, qu'il a traité comme un
problème parlementaire un problème
d'ordre national.
— Qu'il prenne garde, conclut-il, on
fait rien de durable avec des ruines!
L'orateur est applaudi sur les bancs
de l'opposition.
L'exposé de M. Lamoureux
M. Lamoureux, rapporteur général,
examine les trois problèmes posés :
équilibre, stabilisation monétaire,
amortissement.
Il estime que le problème des chan-
ges doit, être réglé au plus tôt. Mais
il faut (Tabord résoudre le problème
des dettësHnteralliées, et nous assu-
rer des crédits en devises étrangères;
a change favor.isé.
Le gouvernement devra, en tout
cas, saisir au pl,us tôt la commission
d'un projet tendant à la stabilisation
du franc.
Quant à l'équilibre budgétaire, on
peut affirmer qu'il était réalisé en
1925. Et l'équilibre de 1926 est réa-
lisé dès à présent. t
Reste le problème de l'amortisse-
ment de la dette publique. Rien que
pour l'équilibre, un surcroît de char-
ges fiscales est nécessaire et il est
impossible de les imposer a la nation,
si on ne lui donne pas en même temps
la certitude qu'on travaille à l'assai-
nissement.
On a rappelé que le vote de nou-
veaux impôts, à la veille des élec-
tions, avait été fatal à la majorité
de l'ancienne Chambre. La nouvelle
sait que des saerifices seront indis-
pensables : elie veut les demander au
pays le plus tôt possible, afin qu'ils
puissent porter plus tôt leurs fruits.
Le rapporteur analyse ensuite le
projet. Comme il explique le rôle de
la caisse d'amortissement, M. Raoul
Pérei lui fait observer que cette der-
nière sera, plutôt qu'une caisse
d'amortissement, une sorte de tré-
sorerie à côté de la trésorerie ordi-
naire.
(Suite page 3, colonne 1)
UN INCENDIE A BORD
D'UN VAPEUR COTIER
Les passagers et l'équipage sont sau-
vés avant que le bateau soit anéanti.
NEW-YoRK, 18 no\reiiibre-. @'-- Le
feu s'est déclaré à bord du paque-
bot Lampe, de la Clyde Line. Parti
mardi de New-York il destination de
la Floride, avec deux cents passa-
gers il bord, le paquebot se trouvait.
à minuit à 30 milles de la baile du
Delaware et envoyait le S 0 S de dé-
tresse. Deux vapeurs et deux garde-
côtes sont partis tl son secours.
L'équipage dl1 bateau n'a été éva-
cué qu'au tout dernier moment, lors-
que pas un seul passager n'était
l'esté à. bord et. quand le capitaine
put crier : « AIl clear ! » (Tout est
net !)
On a beaucoup remarqué l'atti-
tude courageuse des contrebandiers,
qui se trouvent dans la région en
grand nombre, et leurs vaillants
efforts pour sauver les passagers et
J'ermipage du vaisseau en feu.
Aussitôt après l'évacuation du ba-
Ipau, une grande explosion des chau-
dières le réduisit en pièces et. lit
sombrer ce qui restait de l'élégant
vaisseau.
'te vapeur a été coulé volontaire-
ment. Les débats sont évalués à trois
millions de dollars.
L'AVIATEUR DE PINEDO
ÉTUDIE UN RAID
DE 80,000 KILOMÈTRES
ROME, 18 novembre. — Le com-
mandant aviateur de Pinedo a dé-
clare à J'lmpero qu'i 1 ne se rendra
pas à Paris. Il a ajouté qu'il étudia:!
eu ce moment les détails d'exécution
'd'un nouveau raid sur un parcoure
de 80,000 kitonx'tres.
i. v
M. CLEMENCEAU A EU
UNE LÉGÈRE GRIPPE
Il n'a pas eu à s'aliter, et son état
de santé est maintenant satisfaisant.
Le bruit avait couru que M. Cle-
menceau avait été, ces jours derniers,
assez souffrant.
L'ancien président du Conseil a eu
un peu de grippe, mais il a continué
à se lever de bonne heure, à faire
sa gymnastique suédoise tous les
matins. Il ne ,s'est pas alité vingt-
quatre heures et s'est, contenté d'évi-
ler de sortir par les premiers froids.
Il eiS't maintenant tout à fait rétabli.
SAISISSANT INSTANTANÉ DE LA SEXTUPLE CHUTE DE VINCENNES
CINQ DES JOCKEYS QUI FURENT DESARÇONNES APRES LE SAUT DE LA PREMIERE HAIE *
Mardi, pendant le parcours du prix de Maulevrier, steeple-chase disputé sur l'hippodrome de Vincennes, six des
concurrents tombaient au premier obstacle, la haie qui est située devant les tribunes du pesage. Les six chevaux et
leurs jockeys s'en tirèrent sans grand mal. Miraculeusement, peut-on dire, car on avait pu croire un instant, dans
le chaos des chevaux et des cavaliers, qué trois de ces derniers avaient été blessés grièvement.
HIER A LA CHAMBRE
DEUX COMMISSIONS
SE SONT RÉUNIES
AFIN D'ENTENDRE
LE Gal SARRAIL
SUR LA SYRIE
Le général Sarrail a été entendu
hier matin par les commissions des
Affaires étrangères et de l'Armée de
de la Chambre, réunies en commun
sous la présidence de M. Franklin-
Bouillon.
MM. Aristide Briand et Daladier
assistaient il l'audition.
Dès l'ouverture, une question pré-
judicielle fut posée par M. Désiré
Ferry. Le général Sarrail était-il
entendu comme un accusé ? Ou se
trouvait-on en présence du gouver-
nement responsable qu'assistait Je
général Sarrail comme commissaire ?
M. Briand répondit que le général
Sarrail allait être entendu par les
commissions uniquement pour leur
fournir les renseignements qu'elles
avaient exprimé le désir de connaître
et que le gouvernement entendait
garder toutes ses responsabilités. Au
surplus, le général Sarrail avait été
re'tevé du secret professionnel pour
lui permettre de venir déposer devant
les deux commissions. Ce fut le seul
incident, soulevé au cours de la réu-
nion qui se dér/mla ensuite dans ICI.
calme.
A l'iqsiie, de la-réunion. Inimte sui-
vante « été communiquée :
Le général Sarrail a fait un exposé
très détaillé de la situation qu'il avait
trouvée eq Syrie et des événements qui
s'v sont de'roulés dans les derniers mois.
II a notamment rappelé les origines de
la révolte des Druses.
Il a indiqué quelle avait été l'attitude
de ses prédécesseurs à l'égard de la fa-
mille AUrache et dans quelles conditions
il avait dû lui-même recourir contre elle
il des mesures de rigueur.
Il a rappe'é comment la répression
avait été organisée et la façon dont
avaient été constituées les colonnes diri-
gées contre le pays druse. Il a fait un
historique du siège de Soueïda et de la
délivrance de cette place. Il a montré
comment les Druses, alliés aux Bédouins
du désert et certains éléments de
Transjordanie, avaient, tente une attaqua-
contre Damas, et expliqué qu'il avait dt1
faire appel ;,t l'artillerie pour protéger les
quartiers chrétiens. Il a réduit cette in-
tervention à ses véritables proportions.
Il a indique enfin, les mesures qui 'lui
paraissent susceptibles de ramener le
calme en Syrie et d'y rétablir complète-
ment le prestige de "la puissance man-
dataire.
Après différentes interventions de
MM. Désiré Ferry. Michel Missoffe, Fonla-
nier, André Berthon, de La Ferronnays,
Albert Milhaud, Girod, Viillan,t-Couturier,
Diagne, J.-L. Dumesnii, M. Daladier, mi-
nistre de 'la Guerre, a donné des infor-
mations en ce qui concerne les opérations
militaires et les effectifs.
Puis, .M. Aristide Bri,and a précisé
quelle avait été l'attitude de la Grande-
Bretagne, puissance mandataire en Trans-
jordanie et en Mésopotamie. Il a tenu à
rendre hommage à la collaboration cor-
diale et loyale de la Grande-Bretagne au
cours des événements derniers, et il a
affirmé que cette collaboration se pour-
suivrait dans l'avenir:
Ajoutons qu'au cours. de son ex-
posé, le général Sarrail'a paru reje-
ter certaines responsabilités sur ses
subordonnés civils.et militaires. Il a,
d'autre part, incriminé les agents, an-
glais tout en mettant hors de cause
le gouvernement britannique qui ne
peut être rendu responsable de leurs
agissements.
Le général Sarrail candidat au Sénat
On prête au général Sarrail l'in-
tention de se présenter aux prochai-
nes élections sénatoriales de Seine-
et-Oise pour le siè^ge rendu vacant
par ¡]a mort de M. Hugues Leroux.
AUJOURD'HUI ÉLECTIONS
A L'ACADEMIE FRANÇAISE
LES CANDIDATS AU FAUTEUIL D'ANA-
TOLE FRANCE. De haut. en bas :
MM. LÉON BÉRARD, VICTOR BÉRARD
ET P. VALÉRY. (Phot. Henri Manuel.)
LES CANDIDATS AU FAUTEUIL DE
MAURICE BARRÉS. De haut en bas :
MM. L. BERTRAND, TANCREDE, MAR-
TEL ET E. HINZELIN. (Phot: H. Manuel.)
LES CANDIDATS AU FAUTEUIL DU COMTE
D'HAUSSONVILLE: LE DUC DE LA FORCE
(à gauche) ET M. E. MALE.
(pIlOt: Roi. et Henri Manuel.)'
LES REPRÉSENTANTS
DES ASSOCIATIONS
DES PROPRIÉTAIRES
QUITTENT LE COMITÉ
CONSULTATIF
DU LOGEMENT
Le. comité consultatif du. haut
commissariat au logem.ent. comprend
une centaine de membres répartis [t
peu près également, au gré de leurs
convenances personnelles et de leurs
compétences, entre trois sections :
loyers, lotissement et construction.
La section des loyers comprend :
sur environ trente membres, sept
propriétaires : MM. Ra.marony, Trutié
de Yarreux, Lagrangc, Mignon, Jean
Bloch, Renaudin, Cotelie.
Ceux des propriétaires qui sont
inscrits dans la section, non à titre
personnel, mais comme représentants
de groupements de propriétaires,
virmnent d'avertir le haut commis-
saire aux logements, qu'ils considè-
rent comme inutile de continuer à
prendre part aux travaux de leur
section.
M. Trutié de Varrcux, président
de la' Chambre syndicale des pro-
priétés immobilières de la Ville de
Paris, nous a résumé ainsi les mobiles
de cette décision :
— Nous sommes quatre à avoir pris la
décision de ne plus siéger dans le comité.
..M. Riii«îH,«o^-cop|,ésentait l'Union de la
propriété batte... c'est-à-dire les proprié-
taires de province, dont il est le prési-
dent. M. Mignon, ancien président de la
chambre des avoués de Paris, est vice-
président de la chambre syndicale de
Paris. et M. Lagrange préside la cham-
bre de la moyenne et petite propriété.
Quant à la chambre syndicale que je pré-
side. je vous rappelle qu'elle représente
20.000 propriétaires. Si nous avons con-
sidéré, tous quatre, comme impossible de
continuer à collaborer aux travaux de
la section des loyers du comité consul-
tatif, c'est que les membres, après avoir
adopté deux principes importants sur la
majoration des loyers, sont revenus en-
suite sur leur vote pour se déjuger.
Ces deux principes étaient les sui-
vants : fixer le prix du loyer à 50 0/0
de l'indice officiel du coût de la vie et
augmenter progressivement ce pourcen-
tage pour arriver d'année en année à un
prix normal.
Enfin les représentants des - associa-
tioti5 de locataires ayant déclaré être
soumis à un mandat impératif de leurs
adhérents, il devenait inutile dé-conti-
nuer à discuter. Nous sommes partis.
LES COURS DES CHANGES
Mercredi 18 novembre
Livre Dollar
9 h. 15....... 12D 85 21 92
9 h. 30 120 65 '24 88
9 h. 55 120 65 24 88
Midi.... 120 80 24 94
13 h. 30 120 80 24 95
14 heures ;.... 120 82 24 95
14 h. 30 120 90 24 93
14 h. 45 ..- 121 08 24 99
16 heures 121 35 25 04
16 h. W... 121 65 25 10
17 heures 121 80 25 13
17 h. 30 122 10 25 19
18 heures * ... *'*****' 122 20 25 21
M. RAKOWSKY CHEZ M. BRIAND
M. Rakowskv, nouvel ambassadeur
de r'Un.ion des républiques socia-
listes*'.soviétiques, a été reçu hier
par -M. Briand, aluquetl il a remis
copie figurée de ses lettres de
riréance.
M. AUSTEN CHAMBERLAIN
A FAIT AUX COMMUNES
UNE LONGUE DÉCLARATION
RELATIVEMENT AUX ACCORDS
PARAPHÉS A LOCARNO
Il rend hommage à M. Briand.
« Ce grand Français est un
homme d'un singulier courage,
d'une grande clarté de vue,
d'une vaste et généreuse libéra-
lité de pensée. Quand il se met
au travail pour rétablir la
paix, il le fait dans l'esprit
le plus large. »
LES TRAITÉS DE LOCARNO ONT
BEAUCOUP ÉLOIGNÉ TOUT DANGER
DE GUERRE, A L'EST ET A L'OUEST
Deux questions ont présenté cer-
taines difficultés : l'entrée de
l'Allemagne dans la S. D. N. et
l'influence de l'alliance franco-
polonaise sur le nouveau
traité à conclure.
" NOUS AVONS REJETÉ
L'ESPRIT DE GUERRE DERRIÈRE NOUS "
LONDRES, 18 novembre. — Quand,
^ la Chambre des communes, vers la
fin de l'après-midi, M. Austen Cham-
berlain se leva pour faire sa décla-
ration sur le pacte de Locarno, de
vifs applaudissements du parti con-
servateur saluèrent sa venue.
L'esprit du pacte
— Le discours des deux leaders de
l'opposition, dit-il, qui ont été consacrés,
avant la fin du Parlement, à l'œuvre de
Locarno, m'ont fortement encouragé à
espérer que les traités qui vont être
signés seront ratifiés par l'unanimité du
Parlement. Je regrette que l'opposition
ait cru devoir déposer des amendements,
et je constate qu'aucun amendement ne
s'oppose au désir du gouvernement d'ac-
cepter les obligations très limitées que
comporte ce Imité. Les accords de Lo-
carno ont fait régner un esprit nouveau
dans les relations internationales; Lo-
carno ne marque pas le terme, mais le
début d'une polit içue de réconciliation;
il tend à faire disparaître les méfiances
et les craintes de guerre. Ceci ne veut
pas dire, poursuivit M. Chamberlain, que.
Locarno ait fait autre chose que conti-
nuer les efforts accomplis l'an dernier
par M. Mac Donald vers un but que nous
commençons à aiteindrre.
La bonne volonté franco-
allemande
Le succès des négociations est dÛ es-
sentiellement à la personnalité des négo-
dateurs que la France et l'Allemagne ont
envoyés à la conférence.
J'ai été particulièrement heureux, dit-il,
d'avoir pour collanorateur le grand
Français qui représentait ce pays.
M.. Briand est un. homme d'un singulier
courage, d'une grande clarté de vues,
d'une vaste et généreuse libéralité de
pensée. Quand il se met au travail pour
rétablir-la paix, il le fait dans l'esprit le
plus large et je ne pense pas trop dire
en déclarant que le succès d? la. confé-
rence de Locarno a été dû essentielle-
ment it la personnalité (1, u représentant de
{'Allema,qne et du représentant de la
France it cette conférence.
Les représentants (le la Belgique ont
tenu à" réaliser les buts pacifiques du
représentant (!e la Fronce. Le représen-
tant. de l'Italie a contribué à aplanir les
difficultés et it disperser les craintes et
les suspicions. Les parties intéressées
n'auraient jamais pu cependant trouver
de solution sans l'aide de nos deux pays
(Angleterre et Italie).
La situation des parties garantes
C'est, un grand point que le, problème
des réparations ail été mis à pari et n'ail
pas -encombré le chemin de ceux qui cher-
chent à établir la sécurité internatio-
nale.
Par ailleurs, le gouvernement britan-
nique n'a pas 'a.cer:.u ses responsabilités
militaires, lin aucun cas, l'Angleterre ne
peut être obligée à une, intervention mi-
litaire, sauf en application du pacte de
la Société des nations. Si l'un des signa-
taires dû traité de Lotcrno rompt ses
engagements, l'Angleterre reste seul
juge cn ce qui la concerne, et seul juge
au point de savoir si le cas qui se pré-
sente est un ,danI/cr de guerre immédiat.
L'autre garant, c'est-à-dire l'Italie, est
exactement dans la même situation :
Improbabilité d'une guerre
M. liai-n'Say .Vac Donald, poursuivit le
secrétaire d'Etat eut Foreign Office, a
autrefois demandé si en cas de danger
de guerre les puissances garantes se
concerteraient. Cela ne me parait pas
douteux, mais on peut tenir pour certain
que les traités de Locarno ont beaucoup
éloigné tout danger de guerre aussi bien
dans l'Est que clans l'Ouest de l'Europe.
S'ils ne rendent pas la guerre impossi-
ble, ils la rendent infiniment improba-
ble. et empêchent qu'un incident obscur
ou douteux puisse donner lieu à une
catastrophe. (Vifs Applaudissements).
(Suite en Dernière Heure)
LE BOULEVARD HAUSSMANN EST PERCÉ. LE DERNIER PAN DE MUR EST TOMBÉ HIER
t. LE DERNIER MUR DU DERNIER IMMEUBLE A 16 HEURES ; IL S'EFFONDRE A 16 H. 15 ; 3. ASPECT DU CHANTIER AU COIN DE LA RUE DROUOT
Hier après-midi est tombé le dernier pan de mur du dernier des immeubles démolis pour le per-
iment du boulevard Haussmann. C'est à 16 h. 15 exactement que, à l'aide d'un cric, deux ouvriers
abattirent ce qui restait de la maison qui portait le n° 6 de la rue Le Peletier. Le chantier sera bien-
tôt déblayé, la chaussée établie, et la nouvelle artère pourra être, en totalité, livrée à la circulation.,
LE PROFESSEUR HOETZCH,
LEADER DE L'AILE GAUCHE
DU PARTI NATIONALISTE
ALLEMAND NOUS ENTRETIENT
DU PACTE DE LOCARNO
« Malgré les divergences de
vue de mon parti, relativement
au pacte, je n'en rends pas
moins volontiers hommage aux
sentiments pacifiques et à la
bonne volonté de MM. Briand,
Chamberlain et des autres dé-
légués qui se sont réunis
à Locarno. »
L'ADOPTION DU PACTE PAR LE
REICHSTAG LUI PARAIT ASSURÉE:
300 VOIX POUR, 70 CONTRE
Parlant de l'entrée éventuelle
de l'Allemagne dans la Société
des nations, il déclare que ce
fait aurait pour conséquence un
rapprochement de la Russie
avec les puissances occidentales.
IL NE CROIT GUÈRE
A LA DISSOLUTION DU REICHSTAG
[DE NOTRE CORRESPONDANT PARTICULIER]
BERLIX, 18 novembre. — Le pro-
fesseur Hoetzseh n'est pas un inconnu
pour Excelsior ; déjà. i'an dernier, il
nous a exposé sa façon d'envisagé"
!,pxéc1.ltion cki plan des experts. If
nous a paru intéressant, de connaître
le point de vue de la droite visa
l'Allemagne dans la S. D. N.
— On a fait à mon parti, nous a-t-il
dit. le reproche de se montrer s\si.é-
maliquement- hostile a J'œu\T1' de
Locarno. En réalité, aucune des frac-
tions go u ve rne m en t a les (c e n t re, po pu -
PROFESSOR OTTO HOETZCH
listes de Reich et de Bavière, démo-
crates et p'etit, groupe déni mm.;
wirtschafspartei) ne consent à s'adap-
ter sans réserve l'èpithde de Locar-
nist,e. inventée je crois par JI. Briand.,
Les unes et les autres veulent con-
naître préalablement la nature des
répercussions concédées defmit.'ive-
ment à la Rhénanie, et se rendre
compte si ces concessions sont en
rapport avec les promesses faite- à
Locarno. Seuls les sociaux démocra-
tes peuvent être considères comme
locarnistes par principe. En ce qui
concerne, la droite, il importe que
l'on sac'he que notre opposition est.
non moins basée sur des consul'ra-
lions d'ordre fondamental que iir la
question des répercussions..Parmi les
premières, j'e me borne a ifientton-
ner: l'article I.du pacte, qui pose en
principe le maintien pur et simple
du statu quo créé par le traité de
Versailles et le préambule de- ac-
cords germano-polonais et germa no-
ie hécosio vaque.
» Malgré nos divergences de vue
relativement au pacte de Locarno. je
n'en rends pas moins volontiers hom-
mage aux sentiments pari fi'qup,; Pl à
ln bonne volonté de MM. Briand,
Chamberlain et dos autres déb"::'-Ut" '.
Le traité de Locarno devant
le Reichstag
« C'est le 23 novembre que le
Reic'hsta?, convoqué en séance plé-
nière, aura à se prononcer sur le
traité de Locarno. Le Dr Luther, qui
soutiendra le projet, pourra compter
eventucHcmenf;. sur l'appui des frac
tions gouvernementales et sur cHui.
des sociaux dérnoc 1'n tes, ce qui re-
présente environ 300 voix. Comme
l'oipposition (nationalistes, commu-
nistes et volkische) ne peut. disposer
(jtlr de 165 à 170 voix, l'adoption du
pacte sera assurée, a la condition
toutefois que les concessions faites fi.
la Itl1énanÎc soient jugées sllflb3n((\s.
Dissolution du Reichstag
» Je ne crois guère à l'éventualil,\.
de la dissolution-dû Reichstag. Il
assez intéressant de constater quo
c'o-t. précisément, dans le parti qui,
iogi'quement, devrait le plus Le IT dl
statu quo — les sociaux démocrates
— qu'a été agité le plus souven! M
spectre de la dissolution. Car il*: st
probable que de nouvelles élections
accroîtraient les rangs communistes
au détriment du parti de MM. Mer-
mann Mùller et BrcitscheidL
Comment la droite envisage
l'entrée de l'Allemagne dans
la Société des nations
» J'ai eu l'occasion, l'an df'.rr'"',
d'exprimer dans Excelsior le o mit
de vue de mon parti relativement a
celte importante question; il n'a pas
varié. Mes amis .politiques et muÍ
considérons que rentrée du fei'-l:
dans la Ligue des peuples est r-o-
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