Titre : Excelsior : journal illustré quotidien : informations, littérature, sciences, arts, sports, théâtre, élégances
Éditeur : [s. n.] (Paris)
Date d'édition : 1925-10-18
Contributeur : Lafitte, Pierre (1872-1938). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32771891w
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 18 octobre 1925 18 octobre 1925
Description : 1925/10/18 (A16,N5424). 1925/10/18 (A16,N5424).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4603792t
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-228
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 04/07/2016
EXCELSIOR
Il ne faut pas considérer le bonheur
comme un droit, mais comme un devoir.
Si nous ne l'avons pas encore atteint,
c'est que nous le recherchons là où il
ne peut être.
16me Année. — N° 5,424. — Pierre Lafitte, fondateur.
20 c. et Seme-ct-Marne. / - - -, .,~ 1 e % PARIS, 20, -~~ RUE D'ENGHIENÎ (Xme) -,z -
-
,
Département. Are,
.. et Colonies ZO
En page 6 :
LA PAGE DE T.S.F.
..................................
En pages 8 :
.......... NOS
ILLUSTRATIONS
DIMANCHE
18
OCTOBRE 1925
........................
Saint T.I11'
«inmiiii m il «uni m m iiiimii
Aclr. télégr. : Excel.-Paris. — Tél. Gut. 02-73, 02-75, 15-i
Après " l'acte historique " de Locarno
CE QUE CONTIENDRAIENT
LES ACCORDS CONCLUS
Le pacte rhénan constitue la clé
de voûte de cet édifice
diplomatique.
IL COMPORTE DIX ARTICLES
LOCARNO, 17 'octobre. — Voici
quelques précisions sur les accords
conclus à Locarno.
Le'pacte rhénan constitue la clé
de voûte de cec édifice diplomatique.
Dans un court préambule, les cinq
puissances s ignataires : Allemagne,
Belgique, France, Grande-Bretagne,
Italie, exposent leur désir d'assurer
la sécurité des nattons qui ont stibi
le fléau de la dernière guerre, en
même temps que le respect de !a
paix dans .les régions d'Europe qui
furent depuis des générations le
théâtre de tant de conflits, au moyen
de garanties complémentaires dans le
cadre des traités en vigueur entre
elles et du pacte de la Société des
nations.
Les dix articles
Le traité comporte ensuite dix ar-
ticles, lés signataires garant ii-sent Je
statu quo territorial et l'inviolabilité
des frontières entre l'Allemagne, la
France et la Belgique, ainsi que le
maintien de la zone' démilitarisée.
L'Allemagne, la Belgique et. la
France s'engagent réciproquement à
ne pas s'envahir et à ne recourir à
la guerre, en aucun cas. Les seules
dérogations prévues visent le cas de
légitime défense en cas de violation
flagrante des engagements précédents
ou l'action engagée contre un Etat
agresseur en vertu d'une décision
de la Société des nations ou des arti-
cles 15 et 16 du pacte. C'est par ap-
plication de ces articles du pacte que
pourrait jouer la garantie que la
France, la Pologne et la Tchécoslo-
vaquie se donnent réciproquement
par des trai'tés spéciaux contre une
violation éventuelle de leurs fron-
tières.
Tous les conflits juridiques seront
soumis à des juges et tous les autres
différends à un comité de concilia-
tion, avec faculté de recours devant
le conseil de la Société des nations.
En cas de violation du traité, la
puissance lésée adresse un recours
au conseil de la Société des nations
et, sur son avis, les Etats signataires
lui prêtent immédiatement ^ assis-
tance. La procédure est la même, si
une des parties refuse soit le recours
;à l'arbitrage, soit l'exécution de la
•sentence.
...Le pacte de sécurité ne portera
atteinte ni aux dispositions du traité
de Versailles, ni aux arrangements
complémentaires, pas plus qu'aux
droits et obligations des parties en
tant que membres de la Société des
nations. f
Le pacte sera déposé à la S. D. N.
Il sera déposé à la Société des na-
tions ainsi que quatre conventions
d'arbitrage annexes entre l'Allema-
gne, d'une part, la France, la Belgi-
que. la Pologne et la Tchécoslovaquie
d'autre part.
Il n'engagera pas les dominions
britanniques et n'entrera finalement
en vigueur qu'après l'adh'ésion de
l'Allemagne à la Société des nations.
En dehors du pacte de sécurité et
des quatre conventions d'arbitrage
obligatoires et générales déjà men-
tionnées, la France et la Grande-
Bretagne ont signé une déclaration
par laquelle, tout en laissant à la
Société des nations le soin qui appar-
tient à elle d'interpréter larticte 10.
la contribution demandée aux Etats
membres de la Société des nations en
cas d'agression doit être limitée à
leurs moyens.
Enfin, les délégués de la Pologne et.
de la Tchécoslovaquie d'autre part,
ont signé respectivement avec le
représentant de la France, des traités
de garantie mutuelle par lesquels
ces puissances s'engagent récipro-
quement a intervenir aux côtés de
celle d'entre elles qui viendrait à
être attaquée. Ces conventions ne
sont pas annexées au protocole final.
Elles sont cependant visées par ce
document.
Le Reich en a donc ainsi connais-
sance d'une façon officielle quoique
indirectement. D'ailleurs, elles se-
ront déposées devant la Société des
nations.
DEMAIN
CONSEIL DE CABINET ALLEMAND
BERLIN, 17 octobre. — Les ambas-
sadeurs de France et d'Angleterre
se sont présentés ce matin à la
Wilhelmsirasse pour exprimer les
félicitations de leurs gouvernements
La délégation allemande est atten-
due demain après-midi. Aucune ré-
ception officielle n'est prévue, mais
quelques membres du Cabinet, ainsi
que les ambassadeurs-des puissances
alliées, se rendront à la gare pour
saluer les délégués allemands à leur
arrivée. On suppose que M. Luthpr
fera un rapport demain soir déjà
au président d'Empire. Un conseil dp,
cabinet est convoqué pour lundi
après-midi.
Le chancelier et, M. Stresemann re-
cevront mardi ;apres-n.idi les délé-
gués de Rhénanie. On espère à Berlin
que l'évacuation de, la première zone.
rhénane, y. comprisses villes de; Co-
logne. Crefeld, - MTjnchen-GIadbachj
Durren et Ah-la-Chapelle anra lieu
le 15 novembre. On compte aussi sur
une réduction de's effectifs d'occupa-
tion, sur le retrait de certains orga-
nes administratifs et BUT la reprise
des relations du commissaire d'Em-
pire avec les territoires occupés.
Normalement, le ..Reichstag doit
rwjrendre ses séances vers le 15 no-
vembre. On ne sait rien d'une con-
vocation plus rapprochée dn Parle-
ment, et on ff.it remarquer que
plusieurs membres important du
Reichstag, entre' autres le présider)),
M.-Lœbe. se trouvent encore en
Améri;que et, ne rentreront guère
avant le commencement du. mois
prochain.
LES DÉLÉGATIONS ANGLAISE, BELGE
ET FRANÇAISE PARTENT AUJOURD'HUI
ET SERONT REÇUES DEMAIN A PARIS
PAR LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT
PRÉSENTS. LUNDI SOIR, M. PAINLEVÉ
S'ENTRETIENDRA AVEC M. CHAMBERLAIN
~~
MM. SCIALOJA ET BRIAND A B ORD-.,DU ■« -F,L-FURwD'ORANGER »
f --. -
LOCARNO, 17 octobre. — M. Aris- ■
tide Briand a invite, cet après-midi,
les représentants de la presse inter-
nationale à une promenade sur le lac
Majeur. Un très grand nombre de
journalistes de tous pays ont répondu
à la gracieuse invitation du ministre-
des Àffaitres étrangères français. Le
soir, la municipalité de Locarno a of-
fert un dîner à la presse.
Les délégations quittent la ville les
unes après les autres. Les Italiens
sont partis dans la matinée, les Polo-
nais et les Tchécoslovaques dans
l'après-midi. La délégation allemande
s'en va à 5 heures.
M. Aristide Briand rentrera & Paris
lundi matin, à 9 h. 25,,
Les délégations anglaise et belge
ayant décidé de quittée:Looàr'no 'ën'
même temps que la délégation-fran-
çaise, la Compagnie des chemins de
fer de l'Est a mis à la disposition de
M. Briand un train spécial, qui sera
formé à. Bâle, et dans lequel pren-
dront également place -MM. Cham-
berlain et Vandervelde.
Les délégations seront saluées, au
nom du. président' du Qons'cil,' à leur
arrivée, par les membres-du gouver-
nement présents à Paris. M. Painlevé,
qui ne rentrera, de Nice qu'à 14 h. 30,
lundi, aura dans la soirée une entre-
vue avec M. Chamberlain.
(Suite en Dernière 'Heure)
UN TAMPONNEMENT
DE TRAINS EN ITALIE
Douze morts
ROME, 17 octobre. —- Un train de
voyageurs, arrêté en gare de Bres-
sana-Bottarone, sur la ligne de Milan
à Gênes, a été tamponné par un train
de marchandises. Il y a douze morts
et- vingt blessés, parmi lesquels plu-
sieurs sont grièvement atteints. Dix
ont pu être identifiés.
La collision serait due à la négli-
gence du mécanicien du train de mar-
chandises, qui, ne s'étant pas aperçu
que le disque était fermé avant la
gare de Bressana, aurait poursuivi
son chemin.
LES TROUPES DU TCHE-KIANG
S'EMPARENT DE SHANGHAI
SHAXGHAï, 17 octobre. — Dix mille
hommes de troupe' de l'armée du
Tcl)'fi'-Kiang ont occupé Shanghaï
dans la journée d'hier sans coup fé-
rir, après avoir capturé. et désarmé
deux régiments de l'armée adverse.
L'armée du Tche-Kiarig possède
maintenant le contrôle complet du
territoire qui entoure les concessions
chinoises à Shanghaï.
Les troupes du Tehe-Kiang pour-
suivent les troupes de Tchang-Tso-
Lin dans la direction de Nanti n.
La retraite des troupes de
Tchang-Tso-Lin
PKKIN, 17 octobre. — On publie
un décret donnant au général Sun-
Clvuan-Fang l'ordre de ramener ses
troupes sur ses positions primiti-
ves, puisque le danger qu'il craignait
précédemment est écarté par la re-
traite des troupes de Tchang-Tso-
Lin.
Pas de révolte en Syrie
Un journal étranger a publié hier
malin une dépêche du Caire, suivant
laquelle une nouvelle révolie, aurait
éclaté en Syrie.
A la présidence du Conseil, on
dément formellement cette informa-
tion.
UNE "STAR" FRANÇAISE
VA AUX ÉTATS-UNIS
Mlle. AïïLRTTE MARCHAI/ s un LE
MARCHEPIED DU " WAGON > -
Nous avons coutume de saluer
bruyamment, l'arrivée , des étoiles
du cilié ma américain 'parmi .nous:
C'est parfait. Mais il est, lb-aîî, dès
lors, (le-- signaler ,jcotte -étoile fran-
çaise qiti part 'pour les Etats-Unis
aucc un brillant' eîîgdqrmé'îît. I
LA RENAISSANCE
ÉCONOMIQUE
DE L'AUTRICHE
Le peuple autrichien commence
seulement à comprendre l'im-
portance économique du rôle
qu'il est appelé à jouer
dans l'Europe nouvelle
d'après-guerre.
Il faut favoriser les ententes en-
tre l'Autriche et les Etats suc-
cesseurs de l'Autriche-Hongrie.
[DÉ1 NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL]' /
■'-■- VIENNE, 17-octobre.,— En. 1919,•-au'
lendématir; du traité' de tSain't-Ger-
-main. -la propagande /allemande
poussa en Autriche, ce cri inquié-
't#rit% ci'
— L'a .noiive'11-e .Auti îche' ne petit
pas vivre, car elle ne possède plus
ni., matières premières,, ni débouchés
pour son industrie...
La propagande aHëmande, qui sait
que. de nos jours/les problèmes éco-
nomique passent dé plus en plus au
premier rang, avait décidé de lancer
tout de suite un argument qu'elle
jugeait décisif en faveur du ratta-
chement de l'Autriche -au Reich.
C'est encore le même cri que pous-
sent aujourd'hui à Vienne la « Liguè
de coopération austro-allemande »,
qui groupe des professeurs d'univer-
sité; et.. des hauts fonctionnaires des
deux pays, la « Ligue populaire
dont le çhef"est M. Loche, président
du Reichstag, " "
Actuellement, le public autrichien
qui lit- ou1 ;érftendjJoUr'- la cent mil-
lième fois l'antienne de la propa-
gande, reste }Jlutôf sceptique ; mais
il n'en fut pas toujours de même. '
Lorsqu'on effet un peuple entend
continuellement dire que le nouvel
Etat qu'il constitue n'est pas viable,'
i! ne manque, pas d'en être impres-
sionné, surtout si la vie est devenue
difficile et s'il n'est pas animé d'un
vif sentiment national.
Ce fut le cas des Autrichiens.'
après 1919. C'est pourquoi, au lieu
de faire tout de suite l'effort d'or-
ganisation qui surimposait, ils se:
complurent trop à tout attendre de
l'aide étrangère/ Entente Entente ou Reich.;
L'Autriche au travail jï
Heureusement, l'aide que leur ap-
porta la Société des nations et tes'
efforts du chancelier Seipel, puisi
ceux d-u chancelier Ramek, ont mo--"
dillé cet état d'esprit. L'Autriche,
depuis deux ou trois ans, s'est mise
sérieusement, au travail et les résul-
tats'qu'elle a déjà'obtenus sont la,
meilleure preuve qu'elle dispose d&
moyens, économiques suffisants pour
vivre " indépendante, '!! et : prospère;
C'est d'ailleurs là conclusion du ré-
cent rapport des experts de la Société
des nations
Le Dr Krasny, d irecteur * d'u'ne
grande banque viennoise, qui esi uï)
de ceux qui connaissent le mieux la
situation économique de- son pays.
et qui sait ce qu'on peut1 attendre
de lui dans l'avenir, a bien voulu
me faire, sur ce sujet, l'exposé sui-
vant i' ■■ /• v, ,v.\
- En 1914, dit-il, l'Autriche con-
iena.it la.plus grailde partie des usi-
nes de l'Etat austro-hongrois. La
production de "cette industrie était
absorbée surtout par l'empire lui-
même qui comptait 55 millions d'ha-
bitants. Or, notre industrie est restée
la même, mais notre pays, qui n'a
plus que 6 mêlions d'habitants, ne
consomme que les 20 0/0 de la. pro-
duction de nos fabriques.
LA TENSION DES CHANGES
Samedi 17 octobre
' ' Livre Dollar
9 h. 5 ............ 107 80 22 26%
9 h. 20 107 90 22 30
9 h.:30. 107 75 22,261h
9 h. 45.... 107 65'. 22 25
9 h. 57,... 107 60 22 25
10 heures. '.. 107 57 22 222
10 h. 30..........i. 107 75 22 26
10 h.,50... 107 95 22 30
11 h. 20 108 »» 22 31
1 t h. 40............ 108 15 22 34
12 heures ........ 108 20 22 35
AU CONGRÈS RADICAL DE NICE
UN COMPROMIS EST INTERVENU
SUR LA QUESTION FINANCIÈRE
ET LA MOTION DE MAINTIEN
DU CARTEL EST ADOPTÉE
Aujourd'hui, M. Painlevé prononcera un important
discours au banquet de clôture.
. M.' CAILLÀUX EXPLIQUANT SA POLITIQUE FIN ANCIERE
LE PRÉSIDENT PAINLEVÉ
EST PARTI POUR NICE
M. P-AI.NLE-\'É SALUANT, TANDIS QUE
LE TRAIN S'ÉBRANLE - --
Le président du Conseil-a, quitté
Paris ', hier soir, • pour se » rendre - à
iVicq;;oÙ, il va prononcer un grand
disco.urs politique au, banquet 'de
clôture, du congrès radical. On le
voit ici saluant. les nombreux amis
qui l'ont accompagné à la gare.
V [DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL]
NICE, 17 octobre. — Le congrès
radical socialiste de Nice s'est en
réalité terminé aujourd 'iiiii. Les deux
principales questions qui lui étaient
pesées, celte de l'impôt sur lé capi-
tal et celle de la. continuation du
cartel, d'ailleurs liées, ont été, en
effet , résolues par le vote de motions
qui affirment 1-à doctrine; du parti,
mais n'excluent pas la possibilité
d'accord avec le cabinet Painlevé. On
petit dire ainsi que la bataille qui
s'est livrée à •Nice seins résultats dé-
cis if s reprendra devant la Chambre,
à l'occasion du, grand clébl!t sur .1(i
politique générale qui s'aÚvrfra dès
la, 're-îtlrée.
LA SÉANCE DU MATIN
La - séance. du '..matm, -' que .préside
M. Ccizàls, nc ijéjinit -qu'uni petit norh-
bre de 'délégués;;*1 On- Vote sous' la
présidence de M. Gazais queues
vœux : reJ. a t i a. la p n'de \dtifis
la jeunesse •e.t;la réali'sstti'qh de l'école
unique. -■ " ■-.• ,
LES INDOCHINOIS DE PARIS ONT REÇU HIER M. ALEXANDRE VARENNE
LE NOUVEAU GOUVERNEUR GENERAL DE L'INDOCHINE (à droite) PRONONÇANT SON DISCOURS
Hier, à 16 heures, au, siège du groupement, ï6, rue du Sommerard, l'Association mutuelle des Indochinois avait or-
ganisé une réception en l'honneur 'du gouverneur, général^ récemment nommé, de notre grande colonie d'Extrême
Orient. On voit, .,à gauche du cliché, le président de l'association. , •
LE PROCÈS DES BRISEURS
DE GRÈVE DE DOUARNENEZ
La première audience
QIJIMPÊR, 1.7: octobre. J- Le procès
des briseurs'delgrè.ve^^'à; attiré au pa-
lais de "justice. un« grand nombre dé
curIeUx;,': " ..' :' ," . ,
I^es -accusés Louis Fargétte, trente
ans;:. terrassier,'' 3, rue d'Avron. a Pa-
ris; Lligenç Moreau,, trente "et un 'ans,
ttfiTassrer, 9. passage Basfrôy,' a"Pa-
ris, 'c't;., .'François. Le G'arfl', quarante
aus,, 1G8,1 " rue ;,du Cbâtéau, à Paris,
écoutent attentivement la\ iecture* de
factè.'d'aCcus{l.Uo,n., ; ^ '
Il rappelle' les faits. : l'intervention,
au coursd'une' ^griève, des briseurs
de grève ))':;1 la- bagax^re .qui se produi-
sit jfilom quelles'1 'communistes, -,dan's
le- d-ébil ';«, A; l'àÜrore.' chantaient
l'Internationale, M. Le,Flancher est
'atteint-'à'-la gorge ; son neveu, Qui'-
guer,' au crâne; Stephan" a la cuisse
trouée d'une balle, et un autre 'grë-
visle. Vincent Oloarec. a la tête éra-
flée. Ceux qui ont tire se, sauvent et
se réfugient à l'hôtel de France, où
iils retrouvent leur chef, 'M/ Raynier.
La, foule, surexcitée, se lance à leur
poursuite, brise portes et volets, ne
trouvant pas les coupables. Lés gen-
darmes dev9ient'.les arrêter quelques
heures après.
Après appel des témoins, auquel
ne répond pas M. Le, Flanchee, qui
assiste précisément aujourd'hui aux
obsèques dè * son neveu Sabàtier, '; le
grévi'ste tué à Suresnes, oh procède
à l'interrogatoire dqs, iineiilpés.-,
L'interrogatoire est sans intérêt ;
sàuf qup'IqueiS variations dans les dé-
tails, toivs Ies lroi;à. çonfirment les
déclarat'ioriis faites à l'i'nstruction.
Aprè.;;; !'une:deiili:"h,eure de: suspcm'iiOJl,
la séance est reprise pour Tinterro-
gatoire des témoins. -
Le commissaire de police de
Douarnenez. après avoir terminé sa
déposition, doit répondre à une série
de questions posées par la dépense et
les parties civiles au.' sujet des évé-
nem-ents qui précédèrent et 'suivi-
rein), l'attentat du 1er janvier. -,
Après rauditien des médecins ex-
péris, l'audience est levée à 7 oh, 40.
Les.'débats reprendront, lundi, à
13 heures. - ; :
UNE LIGUE CRÉÉE
POUR LUTTER
CONTRE LE TAUDIS
Les efforts de la « Ligue natio-
nale », qui voudrait voir instau-
rer en France une vigoureuse
politique du logement, montrent
que le mal n'est pas seulement
individuel, mais social.
Il faut avant tout aider les bra-
ves gens qui cherchent à se tirer
d'affaires eux-mêmes.
Nous avons parlé à nos lecteurs de la
Ligue nationale contre le taudis, dont la
présidente fon,da ',rice est ^lui3 Georges
Lcygues et do -it le président de? la Ré-
publique, le: président du Conseil, le mi-
nistre de l'Hygiène, l'iimua,:;,;(\(leur des
Etats-Unis et S. Em. le cardinal arche-
vêque de Paris son.t à la tête du comité
d'honneur.
Cette ligue, qui professe qu' « un peu
de bien-être est nécessaire à l'exercice
de la vertu », et voudrait voir s'instau-
rer en France « une' vigoureuse politi-
que du logement », vient de nous faire
connaître ses premiers efforts.
Des victoires à peu de frais
Voici quelques exemples caractéris-
tiques. Ils montrent que des victoires
-- le salut — peuvent être obtenues
sans, beaucoup de frais et que le mal
l]"es.t pa-s seulement individuel, mais
social. Ce ne sont pas des familles qui
sont menacées, mais-avec elles la France
dans les sources les plus abondantes de
sa natalité.
Et comme il serait simple d'aider
d'abord les braves gens qui veulent se
tirer d'affaire eux-mêmes!
Une dame enquêteuse signale le cas
d'une famille logeant dans une impasse
du dix-huitième arrondissement. Le père,
la mère et huit enfants vivaient dans une
chambre, si l'on peut appeler ç vivre.
« Deux enfants étaient sur le point de
succomber. » Aidée par l'Abri et par
une généreuse donatrice, la ligue a pu
faire monter une solide maison de bois
de quatre pièces. « Le père y exerce
son métier de cordonnier. Les enfants
respirent, tous sont heureux. » Les dé-
penses se sont élevées à 6,678 fr. 50.
La ligue y à participé pour 2,20Û francs.
Le chef de cette famil'le menacée et
sauvée remboursera à raison de 50 francs
par mois.
Ici, la ligue prête 2,000 francs à un
ouvrier briquetier qui se construit une
petite maison solide. La femme, malade,
et un bébé de six mois sont sauvés. Le
papa, qui gagne 2S francs par jour,
commence à rembourser. Ici, 1,500 fr.
permettent d'achever les travat,j i .; :ino
liabitatiou.,, de, 4eHx j>ièçes... L'ouvrier
-— un serrurier —• a d*'jà rembourse
200 francs. Sa femme, qui so.iai: de
l'Hôpital, est au grand air. Elle a pu
reprendre auprès d'elle un de -s en-
fants qui était en nourrice. Là, une fa,
mille a comme chef un blessé de gueere
amputé d'une jambe. Sur un terrain C'
bordure et en contre-bas d'une rue. il a.
construit une baraque en planche. Le
plancher a dû être surélevé de 2 mètres
pour atteindre au niveau de la route. La
ligue a prêté 1,500 francs pour permet-
tre l'achèvement et, en particulier, l'éta-
blissement d'un passage de plain-pied
vers la route. Une dangereuse échelle
de meunier a été ainsi remplacée. Le
père. la mère et les trois enfants peu-
vent sortir de chez eux sans risques
Le cas le plus douloureux
Hélas! il est des cas urgents qui at-
tendent. Voici, dans un vieuK bâtiment,
au fond d'une eot,ir, une chambre sons
le toit, mansardée, basse de plafond,
éclairée par une seule lucarne. Elle con-
tient trois lits — dont un lit-cage —
sur lesquels couchent huit personnes :
le père, balayeur de la Ville; la mère,
quatre filles : vingt-deux ans, dix-sept
ans, quinze ans et douze ans; d-eux gar-
çons de dix et de huit ans. Les parents
couchent dans un lit, trois filles dans
nn autre, les garçons et une fille dans le
troisième. Trois enfants sont morts en
bas âge dans ce taudis. La famille a pu
acheter un terrain à raison de 35 francs
le mètre : 0,20;") francs, plus li s frais.
Elle voudrait faire édifier une maison
de trois pièces en briques qui coftl-rait
11,000 francs. 17n parent a prêté 3,350
francs pour le terrain. La différence
sera pavée par mensualités. Pour la mai-
son, deux personnes ont prêté 3,000 fr.
11 s'agit de trouver le reste.
Depuis dix-huit ans, cette fa mi lie ha-
bite ce taudis, dont le loyer est de
540 francs par an. Dix-huit ans! Com-
bien de temps dpnü-t-cllc encore y ies
ter? Le père gagne 560 francs par mo!-..
La fille aînée, 15 francs par jour. Ses
sœurs vont bientôt entrer en nppr.enti.-
sage. L'argent prêté ne sera pas perdu.
11 faudrait encore 7,400 francs puur
que. la vie de huit personnes fût com-
plètement transformée'
La ligue avait adressé un appel pour
une famille également intéressant ;. Pour
parer au plus pressé et ne pas" la' lais-
ser passer un hiver de piusidoi-is--,son
taudis, elle lui a acheté une mai on en
bois a doubles parois. 11 en coûtera un
peu plus de,6,000 francs, mais les en-
fants,' et principalement d'eux .i im:I'H (lX
d-e sept ans, très faibles, vont reprendre
vie au grand air.
Quelquefois, les appels sont entendus
trop tard. Une famille à laquelle la li-
goue s'intéresse se disperse, quand elle
n'est pas décimée. Et 3,000 francs peu-
vent sauver une famille, des ^enfonts !
Les moyens de fortune peuvent
suffire bien souvent
La ligue se rend compte que ce pro-
blème, si 'grave pour l'a race, doit re-
cevoir des solutions plus vastes, mais
il est tels cas olt les moyens de fortune
suffisent. Donner vite c'est mieux encore
que donner deux fois : c'est arra.cher
des existences à, la mort. Ce ne sont pas
là des mots qui dramatisent la réalité.
M.. Dautry. ingénieur en chef aux che-
mins de fer du Nord, eut une formule
autrement saisissante dans la conférence
qu'il fit an siège social de la Ligue na-
tionale contre le taudis . Relencz, je
vous prie, que le taudis tue, annuelle-
ment, autant de Français que six Alle-
magnes pourraient en tuer.' » Le taudis
est un ennemi qui ne pactise pas. —~
ROGER VALBELLE.
Il ne faut pas considérer le bonheur
comme un droit, mais comme un devoir.
Si nous ne l'avons pas encore atteint,
c'est que nous le recherchons là où il
ne peut être.
16me Année. — N° 5,424. — Pierre Lafitte, fondateur.
20 c. et Seme-ct-Marne. / - - -, .,~ 1 e % PARIS, 20, -~~ RUE D'ENGHIENÎ (Xme) -,z -
-
,
Département. Are,
.. et Colonies ZO
En page 6 :
LA PAGE DE T.S.F.
..................................
En pages 8 :
.......... NOS
ILLUSTRATIONS
DIMANCHE
18
OCTOBRE 1925
........................
Saint T.I11'
«inmiiii m il «uni m m iiiimii
Aclr. télégr. : Excel.-Paris. — Tél. Gut. 02-73, 02-75, 15-i
Après " l'acte historique " de Locarno
CE QUE CONTIENDRAIENT
LES ACCORDS CONCLUS
Le pacte rhénan constitue la clé
de voûte de cet édifice
diplomatique.
IL COMPORTE DIX ARTICLES
LOCARNO, 17 'octobre. — Voici
quelques précisions sur les accords
conclus à Locarno.
Le'pacte rhénan constitue la clé
de voûte de cec édifice diplomatique.
Dans un court préambule, les cinq
puissances s ignataires : Allemagne,
Belgique, France, Grande-Bretagne,
Italie, exposent leur désir d'assurer
la sécurité des nattons qui ont stibi
le fléau de la dernière guerre, en
même temps que le respect de !a
paix dans .les régions d'Europe qui
furent depuis des générations le
théâtre de tant de conflits, au moyen
de garanties complémentaires dans le
cadre des traités en vigueur entre
elles et du pacte de la Société des
nations.
Les dix articles
Le traité comporte ensuite dix ar-
ticles, lés signataires garant ii-sent Je
statu quo territorial et l'inviolabilité
des frontières entre l'Allemagne, la
France et la Belgique, ainsi que le
maintien de la zone' démilitarisée.
L'Allemagne, la Belgique et. la
France s'engagent réciproquement à
ne pas s'envahir et à ne recourir à
la guerre, en aucun cas. Les seules
dérogations prévues visent le cas de
légitime défense en cas de violation
flagrante des engagements précédents
ou l'action engagée contre un Etat
agresseur en vertu d'une décision
de la Société des nations ou des arti-
cles 15 et 16 du pacte. C'est par ap-
plication de ces articles du pacte que
pourrait jouer la garantie que la
France, la Pologne et la Tchécoslo-
vaquie se donnent réciproquement
par des trai'tés spéciaux contre une
violation éventuelle de leurs fron-
tières.
Tous les conflits juridiques seront
soumis à des juges et tous les autres
différends à un comité de concilia-
tion, avec faculté de recours devant
le conseil de la Société des nations.
En cas de violation du traité, la
puissance lésée adresse un recours
au conseil de la Société des nations
et, sur son avis, les Etats signataires
lui prêtent immédiatement ^ assis-
tance. La procédure est la même, si
une des parties refuse soit le recours
;à l'arbitrage, soit l'exécution de la
•sentence.
...Le pacte de sécurité ne portera
atteinte ni aux dispositions du traité
de Versailles, ni aux arrangements
complémentaires, pas plus qu'aux
droits et obligations des parties en
tant que membres de la Société des
nations. f
Le pacte sera déposé à la S. D. N.
Il sera déposé à la Société des na-
tions ainsi que quatre conventions
d'arbitrage annexes entre l'Allema-
gne, d'une part, la France, la Belgi-
que. la Pologne et la Tchécoslovaquie
d'autre part.
Il n'engagera pas les dominions
britanniques et n'entrera finalement
en vigueur qu'après l'adh'ésion de
l'Allemagne à la Société des nations.
En dehors du pacte de sécurité et
des quatre conventions d'arbitrage
obligatoires et générales déjà men-
tionnées, la France et la Grande-
Bretagne ont signé une déclaration
par laquelle, tout en laissant à la
Société des nations le soin qui appar-
tient à elle d'interpréter larticte 10.
la contribution demandée aux Etats
membres de la Société des nations en
cas d'agression doit être limitée à
leurs moyens.
Enfin, les délégués de la Pologne et.
de la Tchécoslovaquie d'autre part,
ont signé respectivement avec le
représentant de la France, des traités
de garantie mutuelle par lesquels
ces puissances s'engagent récipro-
quement a intervenir aux côtés de
celle d'entre elles qui viendrait à
être attaquée. Ces conventions ne
sont pas annexées au protocole final.
Elles sont cependant visées par ce
document.
Le Reich en a donc ainsi connais-
sance d'une façon officielle quoique
indirectement. D'ailleurs, elles se-
ront déposées devant la Société des
nations.
DEMAIN
CONSEIL DE CABINET ALLEMAND
BERLIN, 17 octobre. — Les ambas-
sadeurs de France et d'Angleterre
se sont présentés ce matin à la
Wilhelmsirasse pour exprimer les
félicitations de leurs gouvernements
La délégation allemande est atten-
due demain après-midi. Aucune ré-
ception officielle n'est prévue, mais
quelques membres du Cabinet, ainsi
que les ambassadeurs-des puissances
alliées, se rendront à la gare pour
saluer les délégués allemands à leur
arrivée. On suppose que M. Luthpr
fera un rapport demain soir déjà
au président d'Empire. Un conseil dp,
cabinet est convoqué pour lundi
après-midi.
Le chancelier et, M. Stresemann re-
cevront mardi ;apres-n.idi les délé-
gués de Rhénanie. On espère à Berlin
que l'évacuation de, la première zone.
rhénane, y. comprisses villes de; Co-
logne. Crefeld, - MTjnchen-GIadbachj
Durren et Ah-la-Chapelle anra lieu
le 15 novembre. On compte aussi sur
une réduction de's effectifs d'occupa-
tion, sur le retrait de certains orga-
nes administratifs et BUT la reprise
des relations du commissaire d'Em-
pire avec les territoires occupés.
Normalement, le ..Reichstag doit
rwjrendre ses séances vers le 15 no-
vembre. On ne sait rien d'une con-
vocation plus rapprochée dn Parle-
ment, et on ff.it remarquer que
plusieurs membres important du
Reichstag, entre' autres le présider)),
M.-Lœbe. se trouvent encore en
Améri;que et, ne rentreront guère
avant le commencement du. mois
prochain.
LES DÉLÉGATIONS ANGLAISE, BELGE
ET FRANÇAISE PARTENT AUJOURD'HUI
ET SERONT REÇUES DEMAIN A PARIS
PAR LES MEMBRES DU GOUVERNEMENT
PRÉSENTS. LUNDI SOIR, M. PAINLEVÉ
S'ENTRETIENDRA AVEC M. CHAMBERLAIN
~~
MM. SCIALOJA ET BRIAND A B ORD-.,DU ■« -F,L-FURwD'ORANGER »
f --. -
LOCARNO, 17 octobre. — M. Aris- ■
tide Briand a invite, cet après-midi,
les représentants de la presse inter-
nationale à une promenade sur le lac
Majeur. Un très grand nombre de
journalistes de tous pays ont répondu
à la gracieuse invitation du ministre-
des Àffaitres étrangères français. Le
soir, la municipalité de Locarno a of-
fert un dîner à la presse.
Les délégations quittent la ville les
unes après les autres. Les Italiens
sont partis dans la matinée, les Polo-
nais et les Tchécoslovaques dans
l'après-midi. La délégation allemande
s'en va à 5 heures.
M. Aristide Briand rentrera & Paris
lundi matin, à 9 h. 25,,
Les délégations anglaise et belge
ayant décidé de quittée:Looàr'no 'ën'
même temps que la délégation-fran-
çaise, la Compagnie des chemins de
fer de l'Est a mis à la disposition de
M. Briand un train spécial, qui sera
formé à. Bâle, et dans lequel pren-
dront également place -MM. Cham-
berlain et Vandervelde.
Les délégations seront saluées, au
nom du. président' du Qons'cil,' à leur
arrivée, par les membres-du gouver-
nement présents à Paris. M. Painlevé,
qui ne rentrera, de Nice qu'à 14 h. 30,
lundi, aura dans la soirée une entre-
vue avec M. Chamberlain.
(Suite en Dernière 'Heure)
UN TAMPONNEMENT
DE TRAINS EN ITALIE
Douze morts
ROME, 17 octobre. —- Un train de
voyageurs, arrêté en gare de Bres-
sana-Bottarone, sur la ligne de Milan
à Gênes, a été tamponné par un train
de marchandises. Il y a douze morts
et- vingt blessés, parmi lesquels plu-
sieurs sont grièvement atteints. Dix
ont pu être identifiés.
La collision serait due à la négli-
gence du mécanicien du train de mar-
chandises, qui, ne s'étant pas aperçu
que le disque était fermé avant la
gare de Bressana, aurait poursuivi
son chemin.
LES TROUPES DU TCHE-KIANG
S'EMPARENT DE SHANGHAI
SHAXGHAï, 17 octobre. — Dix mille
hommes de troupe' de l'armée du
Tcl)'fi'-Kiang ont occupé Shanghaï
dans la journée d'hier sans coup fé-
rir, après avoir capturé. et désarmé
deux régiments de l'armée adverse.
L'armée du Tche-Kiarig possède
maintenant le contrôle complet du
territoire qui entoure les concessions
chinoises à Shanghaï.
Les troupes du Tehe-Kiang pour-
suivent les troupes de Tchang-Tso-
Lin dans la direction de Nanti n.
La retraite des troupes de
Tchang-Tso-Lin
PKKIN, 17 octobre. — On publie
un décret donnant au général Sun-
Clvuan-Fang l'ordre de ramener ses
troupes sur ses positions primiti-
ves, puisque le danger qu'il craignait
précédemment est écarté par la re-
traite des troupes de Tchang-Tso-
Lin.
Pas de révolte en Syrie
Un journal étranger a publié hier
malin une dépêche du Caire, suivant
laquelle une nouvelle révolie, aurait
éclaté en Syrie.
A la présidence du Conseil, on
dément formellement cette informa-
tion.
UNE "STAR" FRANÇAISE
VA AUX ÉTATS-UNIS
Mlle. AïïLRTTE MARCHAI/ s un LE
MARCHEPIED DU " WAGON > -
Nous avons coutume de saluer
bruyamment, l'arrivée , des étoiles
du cilié ma américain 'parmi .nous:
C'est parfait. Mais il est, lb-aîî, dès
lors, (le-- signaler ,jcotte -étoile fran-
çaise qiti part 'pour les Etats-Unis
aucc un brillant' eîîgdqrmé'îît. I
LA RENAISSANCE
ÉCONOMIQUE
DE L'AUTRICHE
Le peuple autrichien commence
seulement à comprendre l'im-
portance économique du rôle
qu'il est appelé à jouer
dans l'Europe nouvelle
d'après-guerre.
Il faut favoriser les ententes en-
tre l'Autriche et les Etats suc-
cesseurs de l'Autriche-Hongrie.
[DÉ1 NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL]' /
■'-■- VIENNE, 17-octobre.,— En. 1919,•-au'
lendématir; du traité' de tSain't-Ger-
-main. -la propagande /allemande
poussa en Autriche, ce cri inquié-
't#rit% ci'
— L'a .noiive'11-e .Auti îche' ne petit
pas vivre, car elle ne possède plus
ni., matières premières,, ni débouchés
pour son industrie...
La propagande aHëmande, qui sait
que. de nos jours/les problèmes éco-
nomique passent dé plus en plus au
premier rang, avait décidé de lancer
tout de suite un argument qu'elle
jugeait décisif en faveur du ratta-
chement de l'Autriche -au Reich.
C'est encore le même cri que pous-
sent aujourd'hui à Vienne la « Liguè
de coopération austro-allemande »,
qui groupe des professeurs d'univer-
sité; et.. des hauts fonctionnaires des
deux pays, la « Ligue populaire
dont le çhef"est M. Loche, président
du Reichstag, " "
Actuellement, le public autrichien
qui lit- ou1 ;érftendjJoUr'- la cent mil-
lième fois l'antienne de la propa-
gande, reste }Jlutôf sceptique ; mais
il n'en fut pas toujours de même. '
Lorsqu'on effet un peuple entend
continuellement dire que le nouvel
Etat qu'il constitue n'est pas viable,'
i! ne manque, pas d'en être impres-
sionné, surtout si la vie est devenue
difficile et s'il n'est pas animé d'un
vif sentiment national.
Ce fut le cas des Autrichiens.'
après 1919. C'est pourquoi, au lieu
de faire tout de suite l'effort d'or-
ganisation qui surimposait, ils se:
complurent trop à tout attendre de
l'aide étrangère/ Entente Entente ou Reich.;
L'Autriche au travail jï
Heureusement, l'aide que leur ap-
porta la Société des nations et tes'
efforts du chancelier Seipel, puisi
ceux d-u chancelier Ramek, ont mo--"
dillé cet état d'esprit. L'Autriche,
depuis deux ou trois ans, s'est mise
sérieusement, au travail et les résul-
tats'qu'elle a déjà'obtenus sont la,
meilleure preuve qu'elle dispose d&
moyens, économiques suffisants pour
vivre " indépendante, '!! et : prospère;
C'est d'ailleurs là conclusion du ré-
cent rapport des experts de la Société
des nations
Le Dr Krasny, d irecteur * d'u'ne
grande banque viennoise, qui esi uï)
de ceux qui connaissent le mieux la
situation économique de- son pays.
et qui sait ce qu'on peut1 attendre
de lui dans l'avenir, a bien voulu
me faire, sur ce sujet, l'exposé sui-
vant i' ■■ /• v, ,v.\
- En 1914, dit-il, l'Autriche con-
iena.it la.plus grailde partie des usi-
nes de l'Etat austro-hongrois. La
production de "cette industrie était
absorbée surtout par l'empire lui-
même qui comptait 55 millions d'ha-
bitants. Or, notre industrie est restée
la même, mais notre pays, qui n'a
plus que 6 mêlions d'habitants, ne
consomme que les 20 0/0 de la. pro-
duction de nos fabriques.
LA TENSION DES CHANGES
Samedi 17 octobre
' ' Livre Dollar
9 h. 5 ............ 107 80 22 26%
9 h. 20 107 90 22 30
9 h.:30. 107 75 22,261h
9 h. 45.... 107 65'. 22 25
9 h. 57,... 107 60 22 25
10 heures. '.. 107 57 22 222
10 h. 30..........i. 107 75 22 26
10 h.,50... 107 95 22 30
11 h. 20 108 »» 22 31
1 t h. 40............ 108 15 22 34
12 heures ........ 108 20 22 35
AU CONGRÈS RADICAL DE NICE
UN COMPROMIS EST INTERVENU
SUR LA QUESTION FINANCIÈRE
ET LA MOTION DE MAINTIEN
DU CARTEL EST ADOPTÉE
Aujourd'hui, M. Painlevé prononcera un important
discours au banquet de clôture.
. M.' CAILLÀUX EXPLIQUANT SA POLITIQUE FIN ANCIERE
LE PRÉSIDENT PAINLEVÉ
EST PARTI POUR NICE
M. P-AI.NLE-\'É SALUANT, TANDIS QUE
LE TRAIN S'ÉBRANLE - --
Le président du Conseil-a, quitté
Paris ', hier soir, • pour se » rendre - à
iVicq;;oÙ, il va prononcer un grand
disco.urs politique au, banquet 'de
clôture, du congrès radical. On le
voit ici saluant. les nombreux amis
qui l'ont accompagné à la gare.
V [DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL]
NICE, 17 octobre. — Le congrès
radical socialiste de Nice s'est en
réalité terminé aujourd 'iiiii. Les deux
principales questions qui lui étaient
pesées, celte de l'impôt sur lé capi-
tal et celle de la. continuation du
cartel, d'ailleurs liées, ont été, en
effet , résolues par le vote de motions
qui affirment 1-à doctrine; du parti,
mais n'excluent pas la possibilité
d'accord avec le cabinet Painlevé. On
petit dire ainsi que la bataille qui
s'est livrée à •Nice seins résultats dé-
cis if s reprendra devant la Chambre,
à l'occasion du, grand clébl!t sur .1(i
politique générale qui s'aÚvrfra dès
la, 're-îtlrée.
LA SÉANCE DU MATIN
La - séance. du '..matm, -' que .préside
M. Ccizàls, nc ijéjinit -qu'uni petit norh-
bre de 'délégués;;*1 On- Vote sous' la
présidence de M. Gazais queues
vœux : reJ. a t i a. la p n'de \dtifis
la jeunesse •e.t;la réali'sstti'qh de l'école
unique. -■ " ■-.• ,
LES INDOCHINOIS DE PARIS ONT REÇU HIER M. ALEXANDRE VARENNE
LE NOUVEAU GOUVERNEUR GENERAL DE L'INDOCHINE (à droite) PRONONÇANT SON DISCOURS
Hier, à 16 heures, au, siège du groupement, ï6, rue du Sommerard, l'Association mutuelle des Indochinois avait or-
ganisé une réception en l'honneur 'du gouverneur, général^ récemment nommé, de notre grande colonie d'Extrême
Orient. On voit, .,à gauche du cliché, le président de l'association. , •
LE PROCÈS DES BRISEURS
DE GRÈVE DE DOUARNENEZ
La première audience
QIJIMPÊR, 1.7: octobre. J- Le procès
des briseurs'delgrè.ve^^'à; attiré au pa-
lais de "justice. un« grand nombre dé
curIeUx;,': " ..' :' ," . ,
I^es -accusés Louis Fargétte, trente
ans;:. terrassier,'' 3, rue d'Avron. a Pa-
ris; Lligenç Moreau,, trente "et un 'ans,
ttfiTassrer, 9. passage Basfrôy,' a"Pa-
ris, 'c't;., .'François. Le G'arfl', quarante
aus,, 1G8,1 " rue ;,du Cbâtéau, à Paris,
écoutent attentivement la\ iecture* de
factè.'d'aCcus{l.Uo,n., ; ^ '
Il rappelle' les faits. : l'intervention,
au coursd'une' ^griève, des briseurs
de grève ))':;1 la- bagax^re .qui se produi-
sit jfilom quelles'1 'communistes, -,dan's
le- d-ébil ';«, A; l'àÜrore.' chantaient
l'Internationale, M. Le,Flancher est
'atteint-'à'-la gorge ; son neveu, Qui'-
guer,' au crâne; Stephan" a la cuisse
trouée d'une balle, et un autre 'grë-
visle. Vincent Oloarec. a la tête éra-
flée. Ceux qui ont tire se, sauvent et
se réfugient à l'hôtel de France, où
iils retrouvent leur chef, 'M/ Raynier.
La, foule, surexcitée, se lance à leur
poursuite, brise portes et volets, ne
trouvant pas les coupables. Lés gen-
darmes dev9ient'.les arrêter quelques
heures après.
Après appel des témoins, auquel
ne répond pas M. Le, Flanchee, qui
assiste précisément aujourd'hui aux
obsèques dè * son neveu Sabàtier, '; le
grévi'ste tué à Suresnes, oh procède
à l'interrogatoire dqs, iineiilpés.-,
L'interrogatoire est sans intérêt ;
sàuf qup'IqueiS variations dans les dé-
tails, toivs Ies lroi;à. çonfirment les
déclarat'ioriis faites à l'i'nstruction.
Aprè.;;; !'une:deiili:"h,eure de: suspcm'iiOJl,
la séance est reprise pour Tinterro-
gatoire des témoins. -
Le commissaire de police de
Douarnenez. après avoir terminé sa
déposition, doit répondre à une série
de questions posées par la dépense et
les parties civiles au.' sujet des évé-
nem-ents qui précédèrent et 'suivi-
rein), l'attentat du 1er janvier. -,
Après rauditien des médecins ex-
péris, l'audience est levée à 7 oh, 40.
Les.'débats reprendront, lundi, à
13 heures. - ; :
UNE LIGUE CRÉÉE
POUR LUTTER
CONTRE LE TAUDIS
Les efforts de la « Ligue natio-
nale », qui voudrait voir instau-
rer en France une vigoureuse
politique du logement, montrent
que le mal n'est pas seulement
individuel, mais social.
Il faut avant tout aider les bra-
ves gens qui cherchent à se tirer
d'affaires eux-mêmes.
Nous avons parlé à nos lecteurs de la
Ligue nationale contre le taudis, dont la
présidente fon,da ',rice est ^lui3 Georges
Lcygues et do -it le président de? la Ré-
publique, le: président du Conseil, le mi-
nistre de l'Hygiène, l'iimua,:;,;(\(leur des
Etats-Unis et S. Em. le cardinal arche-
vêque de Paris son.t à la tête du comité
d'honneur.
Cette ligue, qui professe qu' « un peu
de bien-être est nécessaire à l'exercice
de la vertu », et voudrait voir s'instau-
rer en France « une' vigoureuse politi-
que du logement », vient de nous faire
connaître ses premiers efforts.
Des victoires à peu de frais
Voici quelques exemples caractéris-
tiques. Ils montrent que des victoires
-- le salut — peuvent être obtenues
sans, beaucoup de frais et que le mal
l]"es.t pa-s seulement individuel, mais
social. Ce ne sont pas des familles qui
sont menacées, mais-avec elles la France
dans les sources les plus abondantes de
sa natalité.
Et comme il serait simple d'aider
d'abord les braves gens qui veulent se
tirer d'affaire eux-mêmes!
Une dame enquêteuse signale le cas
d'une famille logeant dans une impasse
du dix-huitième arrondissement. Le père,
la mère et huit enfants vivaient dans une
chambre, si l'on peut appeler ç vivre.
« Deux enfants étaient sur le point de
succomber. » Aidée par l'Abri et par
une généreuse donatrice, la ligue a pu
faire monter une solide maison de bois
de quatre pièces. « Le père y exerce
son métier de cordonnier. Les enfants
respirent, tous sont heureux. » Les dé-
penses se sont élevées à 6,678 fr. 50.
La ligue y à participé pour 2,20Û francs.
Le chef de cette famil'le menacée et
sauvée remboursera à raison de 50 francs
par mois.
Ici, la ligue prête 2,000 francs à un
ouvrier briquetier qui se construit une
petite maison solide. La femme, malade,
et un bébé de six mois sont sauvés. Le
papa, qui gagne 2S francs par jour,
commence à rembourser. Ici, 1,500 fr.
permettent d'achever les travat,j i .; :ino
liabitatiou.,, de, 4eHx j>ièçes... L'ouvrier
-— un serrurier —• a d*'jà rembourse
200 francs. Sa femme, qui so.iai: de
l'Hôpital, est au grand air. Elle a pu
reprendre auprès d'elle un de -s en-
fants qui était en nourrice. Là, une fa,
mille a comme chef un blessé de gueere
amputé d'une jambe. Sur un terrain C'
bordure et en contre-bas d'une rue. il a.
construit une baraque en planche. Le
plancher a dû être surélevé de 2 mètres
pour atteindre au niveau de la route. La
ligue a prêté 1,500 francs pour permet-
tre l'achèvement et, en particulier, l'éta-
blissement d'un passage de plain-pied
vers la route. Une dangereuse échelle
de meunier a été ainsi remplacée. Le
père. la mère et les trois enfants peu-
vent sortir de chez eux sans risques
Le cas le plus douloureux
Hélas! il est des cas urgents qui at-
tendent. Voici, dans un vieuK bâtiment,
au fond d'une eot,ir, une chambre sons
le toit, mansardée, basse de plafond,
éclairée par une seule lucarne. Elle con-
tient trois lits — dont un lit-cage —
sur lesquels couchent huit personnes :
le père, balayeur de la Ville; la mère,
quatre filles : vingt-deux ans, dix-sept
ans, quinze ans et douze ans; d-eux gar-
çons de dix et de huit ans. Les parents
couchent dans un lit, trois filles dans
nn autre, les garçons et une fille dans le
troisième. Trois enfants sont morts en
bas âge dans ce taudis. La famille a pu
acheter un terrain à raison de 35 francs
le mètre : 0,20;") francs, plus li s frais.
Elle voudrait faire édifier une maison
de trois pièces en briques qui coftl-rait
11,000 francs. 17n parent a prêté 3,350
francs pour le terrain. La différence
sera pavée par mensualités. Pour la mai-
son, deux personnes ont prêté 3,000 fr.
11 s'agit de trouver le reste.
Depuis dix-huit ans, cette fa mi lie ha-
bite ce taudis, dont le loyer est de
540 francs par an. Dix-huit ans! Com-
bien de temps dpnü-t-cllc encore y ies
ter? Le père gagne 560 francs par mo!-..
La fille aînée, 15 francs par jour. Ses
sœurs vont bientôt entrer en nppr.enti.-
sage. L'argent prêté ne sera pas perdu.
11 faudrait encore 7,400 francs puur
que. la vie de huit personnes fût com-
plètement transformée'
La ligue avait adressé un appel pour
une famille également intéressant ;. Pour
parer au plus pressé et ne pas" la' lais-
ser passer un hiver de piusidoi-is--,son
taudis, elle lui a acheté une mai on en
bois a doubles parois. 11 en coûtera un
peu plus de,6,000 francs, mais les en-
fants,' et principalement d'eux .i im:I'H (lX
d-e sept ans, très faibles, vont reprendre
vie au grand air.
Quelquefois, les appels sont entendus
trop tard. Une famille à laquelle la li-
goue s'intéresse se disperse, quand elle
n'est pas décimée. Et 3,000 francs peu-
vent sauver une famille, des ^enfonts !
Les moyens de fortune peuvent
suffire bien souvent
La ligue se rend compte que ce pro-
blème, si 'grave pour l'a race, doit re-
cevoir des solutions plus vastes, mais
il est tels cas olt les moyens de fortune
suffisent. Donner vite c'est mieux encore
que donner deux fois : c'est arra.cher
des existences à, la mort. Ce ne sont pas
là des mots qui dramatisent la réalité.
M.. Dautry. ingénieur en chef aux che-
mins de fer du Nord, eut une formule
autrement saisissante dans la conférence
qu'il fit an siège social de la Ligue na-
tionale contre le taudis . Relencz, je
vous prie, que le taudis tue, annuelle-
ment, autant de Français que six Alle-
magnes pourraient en tuer.' » Le taudis
est un ennemi qui ne pactise pas. —~
ROGER VALBELLE.
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