Titre : Excelsior : journal illustré quotidien : informations, littérature, sciences, arts, sports, théâtre, élégances
Éditeur : [s. n.] (Paris)
Date d'édition : 1925-04-23
Contributeur : Lafitte, Pierre (1872-1938). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32771891w
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 23 avril 1925 23 avril 1925
Description : 1925/04/23 (A16,N5246). 1925/04/23 (A16,N5246).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k46039891
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-228
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 04/07/2016
EXCELSIOR
Tous les hommes feignent, d'aimer
la vérité, et c'est une des plus grandes
preuves de l'obligation où ils sont de
l'aimer véritablement
LAMENNAIS.
%
Igme Année. - N° ,5,246. - Pierre Lafitte, fondateur.
20 c. Paris, Seine, S.-et-Oise
et Seine-et-Marne.
PARIS, 20, RUE D'ENGHIEN (Xme)
Départements i) Ce.
et Colonies & 0
.......... VOIR
EN PAGE 6
NOS
ILLUSTRATIONS
JEUDI
23
AVRIL 1925
....................
Saint Georges
Adr. télêgr. : Excel.-Paris. — Tél. : Gut. 02-73, 02-75, 15-00.
M. ÉDOUARD HERRIOT
PAR 266 VOIX
SUR 267 VOTANTS
EST ÉLU PRÉSIDENT
DE LA CHAMBRE
Le quorum n'étant pas atteint,
le premier tour n'avait pas
donné de résultat; une deuxième
séance eut lieu, au cours de
laquelle se produisit une
violente bagarre.
M. Herriot succède à M. Painlevé
comme président de la Chambre.
L'ex-président du Conseil, qui était
le candidat des gro.upes du cartel des'
gauches et à qui aucun concurrent
n'était opposé, a été élu hier soir par
266 voix sur 267 votants.
Un second tour de scrutin a'été né-
ccssaire, le quorum exigible —
c'est-à-dire la moitié plus un du
nombre des députés en fonctions,
soit 291 votants — n'ayant pas été
atteint lors du premier vote-
On le verra plus loin, un violent
incident a marqué la séance.
De môme qu'en janvier dernier,
pour l'élection du président, on vote
au scrutin public, à la tribune, cha-
que député ayant signé son bulletin
de vote. M. Herriot étant seul can-
didat, l'opposition s'abstient en masse
l'l, au premier tour, le quorum n'est
pas atteint.
On décide, dès lors, de procéder à
un second tour, lors d'une séance ul-
térieure.
En-tre temps, dans un salon voisin
de la salle des séances. MM. Paul Bas-
lid el Poittèvin sont élus secrétaires
de la Chambre, le premier par 277
voix. le second par 275, en remplace-
ment de MM. Y von Delbos et Anté-
riou.
Une deuxième séance est ouverte à
16 h. 35. El on vole de nouveau pour
l'élection du président.
Mais un violent incident éclate.
Une bagarre au bureau
M. Balanant monte. en effet, au bu-
reau, derrière les secrétaires, pour
M. BAI.AN A NT
M. MAROUET
(l'hol. lIenri Manuel.)
contrôler h' pointage des votes. A
l'extrême gauche on s'en aperçoit et
des protestations s'élèvent. M. Bouil-
ioux-Laffont, qui préside, invite le
député du P'illi 'iztèl-C à regagner sa
p)ac'-. M. Haianant. rrfuse. Et c'est.
bientôt un véritable vacarme.
Soudain, on voit une douzaine de
députes socialiste-., MM. Barabanl,
Chauly et Auguste Iteynaud en tête.
mouler rapidement au bureau par
l'escaiier d(. gauche et se précipiter
sur M- Balananl. Des députes de l'op-
position étant montés de i'autrc coté
pour défendre leur collègue, une ba-
taille s'engage et des coups de poing
:-;OIJ[ échanges.
Devant 1(' lumuile, le président se
couvre et suspend la séance.
Uuand on revient, cinq minutes
plus tard, c'est un grand silence...
M. Bouillnux-Laront déplore, pour la
bonne tenue de t'Assembtee, les inci-
dents qui viennent de se produire.
(Suite f"' colonne page 3)
L'ATTENTAT DE SOFIA. — LA CATHÉDRALE DES SEPT-SAINTS APRÈS L'EXPLOSION DE LA MACHINE INFERNALE
UNE VUE EXTERIEURE ET UNE VUE INTERIEURE DE L'EDIFICE APRES L'EXPLOSION DU 16 AVRIL
Cent cinquante personnes ont été tuées et deux cent vingt blessées par la machine infernale qui instantanés, pris le jour même del'attentat, donnent une idée de la violence de l'explosion et de
éclata dans la cathédrale des Sept-Saints, à Sofia, pendant les obsèques du général Gheorgief. Ces l'importance des dégâts.. La coupole du sud menace de s'écrouler, ainsi que la coupole centrale.
L'UNION RÉPUBLICAINE
DU SÉNAT DÉLIBÈRE
SUR LA SITUATION
Le-groupe de l'union républicaine
du Sénat réuni hier sous la prési-
dence de M. Henry Chéron a délibéré
sur la situation politique.
Il a estimé qu'elle, devait être en-
visagée à deux points de vue dis-
tincts : la composition du gouverne-
ment; ses déclarations.
En ce qui concerne la composition
du gouvernement, il a paru au groupe
qu'elle n'était pas conforme a l'ordre '
du jour du Sénat du 10 avril 1925.!
notamment parce qu'elle semble des-
tinée à continuer le cartel.
Pour ce qui est, au contraire, de
la déclaration ministérielle, le groupe
constate qu'elle répond à ses préoccu-
pations sur plusieurs points essen-
tiels : l'ambassade au. Vatican est
maintenue; une politique d'apaise-
ment est promise à l'Alsace-Lorraine:
la déclaration ne renouvelle pas les
projets de prélèvement sur le capita!
qui avaient ému le pays; elle fait
enfin appel à la concorde qu'avait
préconisée le groupe.
Dans ces conditions, t'union répu-
blicaine qui continue de poursuivre,
comme la plus impérieuse nécessité
de l'heure actuelle, la paix intérieure,
s'est montrée d'avis d'attendre le
gouvernement à ses actes et d'ici là,
de se réserver.
MOULAY HAFID RÉSIDERA
DÉSORMAIS EN FRANCE
MOUL.\ Y. HAFID
t
L'ancien sultan du Maroc Moulay
Ilalid, qui, malgré l'avis des autorités
françaises, avait fixé son domicile en
Espagne. a récemment sollicité l'au-
torisation de rentrer f'n France.
Le gouvernement a l'art droit à
la requête de Moulav Band et a con-
senti à faire l'oubli sur ses fautes
en lui attribuant une pension qui lui
permettra de vivre honorablement
en France.
LA BULGARIE EST AUTORISÉE
A AUGMENTER LES EFFECTIFS
DE SA MILICE
Cette autorisation ne lui est cepen-
dant accordée qu'à titre provisoire.
La conférence des ambassadeurs
permet à la Bulgarie de porter de
trois mille hommes à dix mille les
effectifs de sa milice en raison des
troubles révolutionnaires.
Cette autorisation est accordée sous
réserve que la milice sera licenciée
le 31 mai. Au cas où les circonstances
exigeraient une prolongation de ce
délai, le licenciement, devrait avoir
lieu sur préavis de huit jours de la
conférence des ambassadeurs.
LA CONFÉRENCE DES AMBASSADEURS
VA EXAMINER LE RAPPORT FOCH
La conférence des ambassadeurs,
qui devait se réunir vendredi, ren-
verra sa prochaine séance à la se-
maine suivante.
On sait qu'elle a été saisie du rap-
port complémentaire du comité mi-
iii aire interallié .de Versailles sur
l'étal du désarmement allemand et
des mesures à prendre pour en as-
surer la .complète exécution. C'est
donc la semaine prochaine que ce
rapport, rédigé par,le maréchal Foch,
sera examiné par la C. D. A.
ENCORE UNE AFFAIRE
D'EMPOISONNEMENT
MMO VEUVE NOËL
C'est sur la dénonciation d'une
lettre anonyme que M. BalTurse, pro-
cureur de la République à Corbeil,
fut amené lt s'étonner des circons-
tances étranges entourant la morl,
en février 1920, de trois personnes;
M. Alvire Pavée, dit « le père légu-
mier », et ses deux amis, MM. Eugène
et François Borne.
DE NOUVELLES CHARGES
PÈSENT SUR REBUFFÉ
L'ANARCHISTE ASSASSIN
M. Barthélémy, commissaire divi-
sionnaire, s'est rendu de nouveau hier
matin 3, rue d'Argenteuil, dans l'ate-
lier d'ébénisterie qui était occupé
jadis par l'une des victimes de Ram-
bouillet, M. Moreau. Le magistrat a
découvert dans la poche intérieure
d'un veston ayant appartenu à Cou-
Ion, ouvrier de Moreau, un congé ré-
digé en ces termes :
Je soussigné, Passct (Gabriel), nnc,
par la présente, congé de la maison sise
à Malukoff, 132. route de Mont.rouge
(Sei'M), el cède la maison et le droit a
bail à M. BerLhi'eT (Ernest), menuisier
ébéniste, qui habite les lieux depuis' le
nio:s de mars dernier. Ce congé n'cist
valable qu'à celle dernière condition :
M. Berlliier devra se conformer aux
clauses du bail. Les objets qui sonL .dans
la maison lui sont vendus et lui appar-
u.cl1JlIcnt maintenant, y compris le mobi-
lier.
Fait à Nanlcs, le G juillet ^192
PASSKT.
M. Barthélemy est persuadé que
l'assassin est bien l'auLeur de ce
congé, bien qu'on ne possède encore
aucun spécimen de son écriture.
Rebu né a choisi comme défenseur
M" de Moro-Giafferi.
On procédera aujourd'hui au curage
de l'étang du Moulinet, où se trou-
veraient, d'après Rebuffé, les vête-
ments de Moreau.
ARRETE A BORDEAUX
ANDRÉ HAMARD
AVOUE AVOIR TUÉ
LA VIEILLE RENTIÈRE
DE MORET-SUR-LOING
Son crime accompli, il avait dé-
robé 1,200,000 francs et s'était
livré à des dépenses tellement
exagérées qu'elles attirèrent l'at-
tention de la police
qui le captura.
Nous avons annoncé, hier, en der-
nière heure, l'assassinat d'une vieille
rentière de Moret-sur-Loing, Mlle
Leroy. âgée de soixante-quinze ans,
et l'arrestation d'un individu soup-
çonné d'être son assassin. Appré-
hendé à Arcachon, où il se livrait à
des dépenses excessives, puis, CUII-
duit à Bordeaux par les inspecteurs
de la brigade mobile, cet individu.
un jeune homme de vingt-six ans,
nommé André Ilamard, dit « Mumu-
che », a avoué être le meurtrier de
la septuagénaire et donné sur son
odieux forfait les détails les plus
circonstanciés.
André, Hamard, qui exerce la pro-
fession de fumiste, avait habité jus-
qu'a'u 4 janvier dernier avec sa
mère, à Moret, un baraquement près
de l'avenue de la Gare. Pendant son
séjour dans cette ville, il avait tra-
vaillé chez Mlle Leroy. A Paris. l'idée
lui vint de tuer son ancienne pa-
tronne, qu'il savait riche, et le 6 avril
au soir, il retournait à Moret.
Le crime
Il se rendit directement à la niai-
son de Mile Leroy sise dans la
Grande-Rue, mais ayant un mur de
clôture sur une ruelle. A l'aide d'une
échelle prise chez un cafetier du
voisinage, il franchit ce mur, puis
il se cacha toute la nuit dans une
grange, où il savait que Mlle Leroy
se rendait tous les matins. Elle y vint.
en effet, avec une ianlerne, car il
faisait à peine jour. André Ilamard
la g'ue'iait, revolver en main. Il Ut
LA \'tCT!M)';, M"° LEROY
ET L'ASSASSIN ANDRÉ HAMARU
feu ki deux reprises. La deuxième
balle atteignit en plein front la pau-
vre vieille fuie, qui s'affaissa.
Mlle Leroy portait de l'argent sur
elle dans un sac suspeiHf.i sous ses
jupes. Le jeune assassin, qui connais-
sait ce détail, éventra le sac et s'em-
para de son contenu. Puis, il fouilla
les meubles, négligeant les valeurs
pour ne prendre que l'argent lIquIde.
Dans une cassette il trouva 1.200.000
francs, dont 1.200 francs d'or. Il at-
tendit la nuit pour quitter la maison
du crime, puis se rendit à une sta-
tion voisine afin d'y prendre le train
pour Paris.
Mile Lerov. vivant seule et restant
parfois des" semaines entières sans
être vue de personne, nul de ses voi-
sins ne s'inquiéta de ne la point.
apercevoir, ni, le 7, ni le 8 avril, ni
les jours suivants.
L'assassin fait la fête
Quant à André Hamard. muni de
sa fortune 'tolée. il se rn1t à dépenser
sans compter dans les cafés, les res-
LA GRANDE MANIFESTATION MONARCHISTE DE HANOVRE EN L'HONNEUR DU MARÉCHAL HINDENBURG
De gauche à droite : LE MARECHAL ACCLAME PAR LES MANIFESTANTS ; LE MARECHAL ASSISTE AU DEFILE ; LES ASSOCIATIONS PATRIOTIQUES EN TETE DE L'IMMENSE CORTEGE
-
Nous avons publié un compte rendu de la grande manifestation organisée, dimanche, à Hanovre, en l'honneur du maréchal Hindenburg,
candidat à. la présidence du Reich. Debout, sur le seuil de sa villa, le maréchal assista, immobile pendant plusieurs heures, à un im-
mense défilé auquel prirent part, outre de nombreuses associations patriotiques, un nombre considérable de réactionnaires militants.
Le soir, le maréchal Hindenburg prononça son premier grand discours sur la situation politique et les buts du bloc des droites,
Tous les hommes feignent, d'aimer
la vérité, et c'est une des plus grandes
preuves de l'obligation où ils sont de
l'aimer véritablement
LAMENNAIS.
%
Igme Année. - N° ,5,246. - Pierre Lafitte, fondateur.
20 c. Paris, Seine, S.-et-Oise
et Seine-et-Marne.
PARIS, 20, RUE D'ENGHIEN (Xme)
Départements i) Ce.
et Colonies & 0
.......... VOIR
EN PAGE 6
NOS
ILLUSTRATIONS
JEUDI
23
AVRIL 1925
....................
Saint Georges
Adr. télêgr. : Excel.-Paris. — Tél. : Gut. 02-73, 02-75, 15-00.
M. ÉDOUARD HERRIOT
PAR 266 VOIX
SUR 267 VOTANTS
EST ÉLU PRÉSIDENT
DE LA CHAMBRE
Le quorum n'étant pas atteint,
le premier tour n'avait pas
donné de résultat; une deuxième
séance eut lieu, au cours de
laquelle se produisit une
violente bagarre.
M. Herriot succède à M. Painlevé
comme président de la Chambre.
L'ex-président du Conseil, qui était
le candidat des gro.upes du cartel des'
gauches et à qui aucun concurrent
n'était opposé, a été élu hier soir par
266 voix sur 267 votants.
Un second tour de scrutin a'été né-
ccssaire, le quorum exigible —
c'est-à-dire la moitié plus un du
nombre des députés en fonctions,
soit 291 votants — n'ayant pas été
atteint lors du premier vote-
On le verra plus loin, un violent
incident a marqué la séance.
De môme qu'en janvier dernier,
pour l'élection du président, on vote
au scrutin public, à la tribune, cha-
que député ayant signé son bulletin
de vote. M. Herriot étant seul can-
didat, l'opposition s'abstient en masse
l'l, au premier tour, le quorum n'est
pas atteint.
On décide, dès lors, de procéder à
un second tour, lors d'une séance ul-
térieure.
En-tre temps, dans un salon voisin
de la salle des séances. MM. Paul Bas-
lid el Poittèvin sont élus secrétaires
de la Chambre, le premier par 277
voix. le second par 275, en remplace-
ment de MM. Y von Delbos et Anté-
riou.
Une deuxième séance est ouverte à
16 h. 35. El on vole de nouveau pour
l'élection du président.
Mais un violent incident éclate.
Une bagarre au bureau
M. Balanant monte. en effet, au bu-
reau, derrière les secrétaires, pour
M. BAI.AN A NT
M. MAROUET
(l'hol. lIenri Manuel.)
contrôler h' pointage des votes. A
l'extrême gauche on s'en aperçoit et
des protestations s'élèvent. M. Bouil-
ioux-Laffont, qui préside, invite le
député du P'illi 'iztèl-C à regagner sa
p)ac'-. M. Haianant. rrfuse. Et c'est.
bientôt un véritable vacarme.
Soudain, on voit une douzaine de
députes socialiste-., MM. Barabanl,
Chauly et Auguste Iteynaud en tête.
mouler rapidement au bureau par
l'escaiier d(. gauche et se précipiter
sur M- Balananl. Des députes de l'op-
position étant montés de i'autrc coté
pour défendre leur collègue, une ba-
taille s'engage et des coups de poing
:-;OIJ[ échanges.
Devant 1(' lumuile, le président se
couvre et suspend la séance.
Uuand on revient, cinq minutes
plus tard, c'est un grand silence...
M. Bouillnux-Laront déplore, pour la
bonne tenue de t'Assembtee, les inci-
dents qui viennent de se produire.
(Suite f"' colonne page 3)
L'ATTENTAT DE SOFIA. — LA CATHÉDRALE DES SEPT-SAINTS APRÈS L'EXPLOSION DE LA MACHINE INFERNALE
UNE VUE EXTERIEURE ET UNE VUE INTERIEURE DE L'EDIFICE APRES L'EXPLOSION DU 16 AVRIL
Cent cinquante personnes ont été tuées et deux cent vingt blessées par la machine infernale qui instantanés, pris le jour même del'attentat, donnent une idée de la violence de l'explosion et de
éclata dans la cathédrale des Sept-Saints, à Sofia, pendant les obsèques du général Gheorgief. Ces l'importance des dégâts.. La coupole du sud menace de s'écrouler, ainsi que la coupole centrale.
L'UNION RÉPUBLICAINE
DU SÉNAT DÉLIBÈRE
SUR LA SITUATION
Le-groupe de l'union républicaine
du Sénat réuni hier sous la prési-
dence de M. Henry Chéron a délibéré
sur la situation politique.
Il a estimé qu'elle, devait être en-
visagée à deux points de vue dis-
tincts : la composition du gouverne-
ment; ses déclarations.
En ce qui concerne la composition
du gouvernement, il a paru au groupe
qu'elle n'était pas conforme a l'ordre '
du jour du Sénat du 10 avril 1925.!
notamment parce qu'elle semble des-
tinée à continuer le cartel.
Pour ce qui est, au contraire, de
la déclaration ministérielle, le groupe
constate qu'elle répond à ses préoccu-
pations sur plusieurs points essen-
tiels : l'ambassade au. Vatican est
maintenue; une politique d'apaise-
ment est promise à l'Alsace-Lorraine:
la déclaration ne renouvelle pas les
projets de prélèvement sur le capita!
qui avaient ému le pays; elle fait
enfin appel à la concorde qu'avait
préconisée le groupe.
Dans ces conditions, t'union répu-
blicaine qui continue de poursuivre,
comme la plus impérieuse nécessité
de l'heure actuelle, la paix intérieure,
s'est montrée d'avis d'attendre le
gouvernement à ses actes et d'ici là,
de se réserver.
MOULAY HAFID RÉSIDERA
DÉSORMAIS EN FRANCE
MOUL.\ Y. HAFID
t
L'ancien sultan du Maroc Moulay
Ilalid, qui, malgré l'avis des autorités
françaises, avait fixé son domicile en
Espagne. a récemment sollicité l'au-
torisation de rentrer f'n France.
Le gouvernement a l'art droit à
la requête de Moulav Band et a con-
senti à faire l'oubli sur ses fautes
en lui attribuant une pension qui lui
permettra de vivre honorablement
en France.
LA BULGARIE EST AUTORISÉE
A AUGMENTER LES EFFECTIFS
DE SA MILICE
Cette autorisation ne lui est cepen-
dant accordée qu'à titre provisoire.
La conférence des ambassadeurs
permet à la Bulgarie de porter de
trois mille hommes à dix mille les
effectifs de sa milice en raison des
troubles révolutionnaires.
Cette autorisation est accordée sous
réserve que la milice sera licenciée
le 31 mai. Au cas où les circonstances
exigeraient une prolongation de ce
délai, le licenciement, devrait avoir
lieu sur préavis de huit jours de la
conférence des ambassadeurs.
LA CONFÉRENCE DES AMBASSADEURS
VA EXAMINER LE RAPPORT FOCH
La conférence des ambassadeurs,
qui devait se réunir vendredi, ren-
verra sa prochaine séance à la se-
maine suivante.
On sait qu'elle a été saisie du rap-
port complémentaire du comité mi-
iii aire interallié .de Versailles sur
l'étal du désarmement allemand et
des mesures à prendre pour en as-
surer la .complète exécution. C'est
donc la semaine prochaine que ce
rapport, rédigé par,le maréchal Foch,
sera examiné par la C. D. A.
ENCORE UNE AFFAIRE
D'EMPOISONNEMENT
MMO VEUVE NOËL
C'est sur la dénonciation d'une
lettre anonyme que M. BalTurse, pro-
cureur de la République à Corbeil,
fut amené lt s'étonner des circons-
tances étranges entourant la morl,
en février 1920, de trois personnes;
M. Alvire Pavée, dit « le père légu-
mier », et ses deux amis, MM. Eugène
et François Borne.
DE NOUVELLES CHARGES
PÈSENT SUR REBUFFÉ
L'ANARCHISTE ASSASSIN
M. Barthélémy, commissaire divi-
sionnaire, s'est rendu de nouveau hier
matin 3, rue d'Argenteuil, dans l'ate-
lier d'ébénisterie qui était occupé
jadis par l'une des victimes de Ram-
bouillet, M. Moreau. Le magistrat a
découvert dans la poche intérieure
d'un veston ayant appartenu à Cou-
Ion, ouvrier de Moreau, un congé ré-
digé en ces termes :
Je soussigné, Passct (Gabriel), nnc,
par la présente, congé de la maison sise
à Malukoff, 132. route de Mont.rouge
(Sei'M), el cède la maison et le droit a
bail à M. BerLhi'eT (Ernest), menuisier
ébéniste, qui habite les lieux depuis' le
nio:s de mars dernier. Ce congé n'cist
valable qu'à celle dernière condition :
M. Berlliier devra se conformer aux
clauses du bail. Les objets qui sonL .dans
la maison lui sont vendus et lui appar-
u.cl1JlIcnt maintenant, y compris le mobi-
lier.
Fait à Nanlcs, le G juillet ^192
PASSKT.
M. Barthélemy est persuadé que
l'assassin est bien l'auLeur de ce
congé, bien qu'on ne possède encore
aucun spécimen de son écriture.
Rebu né a choisi comme défenseur
M" de Moro-Giafferi.
On procédera aujourd'hui au curage
de l'étang du Moulinet, où se trou-
veraient, d'après Rebuffé, les vête-
ments de Moreau.
ARRETE A BORDEAUX
ANDRÉ HAMARD
AVOUE AVOIR TUÉ
LA VIEILLE RENTIÈRE
DE MORET-SUR-LOING
Son crime accompli, il avait dé-
robé 1,200,000 francs et s'était
livré à des dépenses tellement
exagérées qu'elles attirèrent l'at-
tention de la police
qui le captura.
Nous avons annoncé, hier, en der-
nière heure, l'assassinat d'une vieille
rentière de Moret-sur-Loing, Mlle
Leroy. âgée de soixante-quinze ans,
et l'arrestation d'un individu soup-
çonné d'être son assassin. Appré-
hendé à Arcachon, où il se livrait à
des dépenses excessives, puis, CUII-
duit à Bordeaux par les inspecteurs
de la brigade mobile, cet individu.
un jeune homme de vingt-six ans,
nommé André Ilamard, dit « Mumu-
che », a avoué être le meurtrier de
la septuagénaire et donné sur son
odieux forfait les détails les plus
circonstanciés.
André, Hamard, qui exerce la pro-
fession de fumiste, avait habité jus-
qu'a'u 4 janvier dernier avec sa
mère, à Moret, un baraquement près
de l'avenue de la Gare. Pendant son
séjour dans cette ville, il avait tra-
vaillé chez Mlle Leroy. A Paris. l'idée
lui vint de tuer son ancienne pa-
tronne, qu'il savait riche, et le 6 avril
au soir, il retournait à Moret.
Le crime
Il se rendit directement à la niai-
son de Mile Leroy sise dans la
Grande-Rue, mais ayant un mur de
clôture sur une ruelle. A l'aide d'une
échelle prise chez un cafetier du
voisinage, il franchit ce mur, puis
il se cacha toute la nuit dans une
grange, où il savait que Mlle Leroy
se rendait tous les matins. Elle y vint.
en effet, avec une ianlerne, car il
faisait à peine jour. André Ilamard
la g'ue'iait, revolver en main. Il Ut
LA \'tCT!M)';, M"° LEROY
ET L'ASSASSIN ANDRÉ HAMARU
feu ki deux reprises. La deuxième
balle atteignit en plein front la pau-
vre vieille fuie, qui s'affaissa.
Mlle Leroy portait de l'argent sur
elle dans un sac suspeiHf.i sous ses
jupes. Le jeune assassin, qui connais-
sait ce détail, éventra le sac et s'em-
para de son contenu. Puis, il fouilla
les meubles, négligeant les valeurs
pour ne prendre que l'argent lIquIde.
Dans une cassette il trouva 1.200.000
francs, dont 1.200 francs d'or. Il at-
tendit la nuit pour quitter la maison
du crime, puis se rendit à une sta-
tion voisine afin d'y prendre le train
pour Paris.
Mile Lerov. vivant seule et restant
parfois des" semaines entières sans
être vue de personne, nul de ses voi-
sins ne s'inquiéta de ne la point.
apercevoir, ni, le 7, ni le 8 avril, ni
les jours suivants.
L'assassin fait la fête
Quant à André Hamard. muni de
sa fortune 'tolée. il se rn1t à dépenser
sans compter dans les cafés, les res-
LA GRANDE MANIFESTATION MONARCHISTE DE HANOVRE EN L'HONNEUR DU MARÉCHAL HINDENBURG
De gauche à droite : LE MARECHAL ACCLAME PAR LES MANIFESTANTS ; LE MARECHAL ASSISTE AU DEFILE ; LES ASSOCIATIONS PATRIOTIQUES EN TETE DE L'IMMENSE CORTEGE
-
Nous avons publié un compte rendu de la grande manifestation organisée, dimanche, à Hanovre, en l'honneur du maréchal Hindenburg,
candidat à. la présidence du Reich. Debout, sur le seuil de sa villa, le maréchal assista, immobile pendant plusieurs heures, à un im-
mense défilé auquel prirent part, outre de nombreuses associations patriotiques, un nombre considérable de réactionnaires militants.
Le soir, le maréchal Hindenburg prononça son premier grand discours sur la situation politique et les buts du bloc des droites,
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