Titre : Excelsior : journal illustré quotidien : informations, littérature, sciences, arts, sports, théâtre, élégances
Éditeur : [s. n.] (Paris)
Date d'édition : 1925-03-05
Contributeur : Lafitte, Pierre (1872-1938). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32771891w
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 05 mars 1925 05 mars 1925
Description : 1925/03/05 (A16,N5197). 1925/03/05 (A16,N5197).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4603940s
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-228
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 04/07/2016
EXCELSIOR
f Les principes de la
I morale sont des vérités
! absolues. TAINE.' [
iiiiuiiiiMiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiu;iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiif îiliii
16mo Année. — N° 5,197. — Pierre Lafitte, fondateur.
0ftc Paris, Seine, S.-et-Oise
ZU et Seine-et-Marne.
PARIS, 20, RUE D'ENGHIEN (XMÈ)
Départements r\ p c.
et Colonies L 5
î. VOIR
f EN PAGE 6
f NOS
[ ILLUSTRATIONS
JEUDI ]
5
MARS 1925 [
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Saint Adrien =
'""""'•■miiiiiiuiHiiiiiiiiHiiiHiimiiiumiiiï
Adr. télégr. : Excel.-Paris. — Tél. : Gut. 02-73, 02-75, 15-00.
M. COOLIDGE PRONONCE A WASHINGTON
SON " DISCOURS D'INAUGURATION "
Indépendance des Etats-Unis dans ses rapports avec
l'étranger; nécessité d'une marine américaine suffisante
mais nouvelle réduction des armements; conférences inter-
nationales fréquentes et adhésion à la Cour internationale de
justice, tels ont été les sujets saillants traités par M. Coolidge.
GRACE A LA T. S. F. PLUS DE 18 MILLIONS D'AMERICAINS
ONT ENTENDU LE DISCOURS DU PRÉSIDENT
WASHINGTON*. 4 mars. — Le dis-
cours « d'inauguration >J prononcé
aujourd'hui à Washington par M,
Coolidge a été entendu non seulement
pas les milliers de citoyens qui se
pressaient sur la place du Capitole,
mais encore par plus de dix-huit mil-
Jions d'Américains qui ont pu l'écou-
ter grâce à sa transmission par T.S.F.
aux divers Etats de l'Union.
C'est un peu après 13 h. 30 —
heure américaine — que le président
a pris la parole, aussitôt après avoir
prêté serment sur la bible familiale
des Coolidge, en présence de lU. Taft,
« chef Justice .», qui a reçu officiel-
I.,I,, PRÉSIDENT COOLIDGE
ET L'EX - PRÉSIDENT TAFT
ioment le serment. Le trentième pré-
sident de la République yankee a été
écoulé dans le plus religieux silence.
1,8 président fit appel à l'Amérique
pour remplir son devoir, qui est
« d'ajuster la balance du mondé » et
de pratiquer l'économie, qui est,
dit-il. « de T'idéalisme sotis la forme
la plus pratique ".
La politique du président
Il réaffirma -comme points cardi-
naux de sa politique : l'indépendance
américaine dans les relations avec
l'éf ranger, une marine suffisante,
mais une nouvelle réduction des ar--
mement, de fréquentes conférences
internationales et l'adhésion a :a
cour mondiale de justice de La Haye.
Le président dit qu'il voyait avec
,sympathie les efforts faits pour mo-
,ifie!i, la loi internationale, mais
ajouta que « tous les plans et les
préparatifs en vue de ces traités et
de ces pactes ne seront pas eux-
mômes stit'fi'izaiits. » ' -
« Un des plus grands dangers
pour la paix »
— [Jn des plus grands dangers pour la
paix. rlit-il, réside dans la pression éco-
nomique à laquelle des gens se trouvent
soumis, et l'une des choses les plus pra-
tiques à faire pour le monde, c'est de
rechercher des arrangements jusqu'à ce
que cette pression puisse être écartée, de
sorte que les occasions soient renouve-
lées et les espoirs ranimés.' Il faut".don-
ner au monde la certitude que tous ces
efforts seront suivis de succès et de
prospéntc. - „
Dans la mise sur pied et le soutien
financier, de tels ajustements, l'Amérique
se doit d'apporter sa contribution grâce
à s.es consens et à ses ressources.
Notre pays n'a que des intentions pa-
cifiques à l'égard ou monde entier, niais
il do'it maintenir les forces militaires
que comportent la dignité et la sécurité
d'un grand petiple.
La politique navale
Passant. à ce qui fait l'objet des
conférences internationales, M. Coo-
lidge déclare que l'Amérique n'a ja-
mais pratiqué une politique de course
aux armements.
— Nous nous sommes Jiés,' récem-
ment, dit-il, par des conventions avec les
autres grandes nations, en vue, de limi-
ter les forces maritimes. 11 en est résulté
notamment que notre marine occupe un
rang relativement plus élevé qu'elle n'en
avait jamais occupé avant que l'Améri-
que ait pris la direction de ce mouve-
ment. Cette direction. l'Amérique doit
continuer à ai tenir.
Le recours à l'arbitrage
Le président déclare que c'est une.
tradition de la politique des Etats-
Unis de chercher le règlement des
conflits internationaux par l'arbi-
trage, et il exprime de nouveau son
désir de voir le pays- participer aux
travaux de la Cour permanente de
justice internationale. Là -où- de
grands principes sont CIL jeu, af-
tirme-t-il, là où se produit un grand
mouvement promettant beaucoup
pour le bien de l'humanité, nous ne
devons pas refuser noire adhésion à
:ausc de petites divergences de vues
non essentielles..
LE CAMBRIOLAGE
DE LA RUE D'ABOUKIR
M. liaconiblez s'est rendu 11 nou-
veau hier à l'Hôtel-Dieu pour con-
t'raoter le cambrioleur Baucher avec
M. Jacques Droetto, importateur-ita-
lien de vins a la Halle aux vins, chez
lequel Baucher prétend avoir' tra-
vailll;,
M. Droetto ne l'a pas formellement
reconnu et. invité a parler italien
avec Bancher. il a déclaré que ce-
lui-ci ne parlait pas bien cette lan-
gue et. avait un accent plutôt niçois
qu'italien.
Baucher. questionné sur l'emploi
d f' su il temps dans la nuit du 24. a
prétendu qu'il sortait du c:nerna d ¡>
la rue Saint-Martin lorsqu'il fut
accosté par le nommé Armando.
— Vous ne sortiez pourtant pas
du cinéma à 5 heures du matin, a
observé Je juge.
•Mais B a tic lier est. resté muet sur
ce qu'il devint, ent.re le cinéma et la
rencontre d'Armando.
Ce matin, il subira l'ablation de
l'œil droit. Vendredi, il sera confronté
avec le brigadier Logrand, M. Calvo
et les négociants cambrio.tés, MM.
l)ouek et Mollio.
Ajoutons que M. La comblez a été
informe par le parquet de Blois qu'il
n'y avait pas à la commune de Saint-
ïiolsàire trace d'un acte de naissance
pouvant, s'appliquer à un Romain
Bau-cher, de 1883 à 1892. Le juge
d'inslructiion de Blois continue 'ce-
pendant les recherches dans les com- •
mu ne s de l'arrondissement.
UN TOUCHANT HOMMAGE
AU SOLDAT INCONNU
Lady Wilson, veuve du marecha]
sir Henry Wilson, est aHee, à 14 heu-
res, accompagnée dy maréchal Foch,
déposer une palme sur le tombeau:
du soldat inconnu. A cette palme était
jointe une carte portant l'inscription
suivante : « Aux morts glorieux de
]<"rance. en souvenir de mon mari, le
field marshall sir Henry Wilson,
srrand ami des soldais français. » —
CECIL WILSON.
UNE EXPLOSION DANS UNE POUDRERIE
FAIT 60 VICTIMES EN ALLEMAGNE
BERLIN, 4 mars, — Une formidable
explosion s'''st. produite ce matin il
10 heures dans unc fabrique d'ex-
iplosifs de Reindorf. près de WiltclJ-
ter0-.
D'après .les derniers rensei.;ne-
ments parvenus il Berlm, il y aurait
une soixantaine de )uort..s, parmi les-
quels un grand nombre de femmes
et LI' (' n f H n t :-' qui travaillaient da'ns
un atelier d' s.nidure.
L'explosion fut si violente que
toutes les vitres furent brisées dans
un rayon de six k j !omèll'l's,
LE C VUILLEMIN
A QUITTÉ NIAMEY
Le sous-secrétaire d'E.tat de r A,'-
ronautique a reçu dè Niamey le té-
légramme suivant : t
Colonel Vu iflernin, capitaine Da-
gneaux, mécanicien Besin, et Knecht
ont quitté Siamey. soirée 2 1Y/JlI'S,
pour embarquer Kotonoll le 1 1. Tous
blessés très bonne voie fJuerisoll. --
Signé : JORE.
.. Dès que les blessés ont ct'é en COIl-
valescence, l'équ ipa,zP du Roluii(l -
Garros a dit quitter Niamey pour ne
pas mettre plus longtemps à contri-
bution la si cordiale hospitalité qu'il
y avait recup. et afin de gagner à pe-
tites journées le port de Koionou où
il sera rejoint par. les autres mem-
bres de la mission ; tous pourront
prendre plaçe à bord du même ba-
teau quittant Kotonou le 11 mars.
EI1 ce qui concerne l'accident, tou-
tes les informations qu'on a reçues
jusqu'à ce jour confirment les ren-
seignements donnés par le colonel
de ('oys dans 1'1111 de ses premiers
télégrammes il savoir que. très
vraisembiamement, par suite de la
mauvaise position du plan fixe,' le
Jean-Casale a décollé difficilement du
terrain de Niamey et. après avoir
cabre, s'est mis en perte.de vitesse.
Dès que ie sous-secrétaire d'Etat
de l'Aéronautique sera en possession
des rapports du chef de la mission et
de l'équipage du Jcan-Casale, les
conclusions ,en seront publiées.
LES FLUCTUATIONS DU DOLLAR
DEPUIS LE Il NOVEMBRE 1918
-JUSQU'AU 4 MARS 1925
LES NÉGOCIATIONS
ÉCONOMIQUES
FRANCO-PORTUGAISES
L'accord a été signé hier.
MM. Herriot et Raynaldy, au nom
du gouvernement français, et: M. de
Fonsèca, au nom du gouvernement
portugais, ont signé, hier, au Quai
d'Orsay, un accord commercial sur
les bases suivantes :
Les produits et les bateaux des
deux pays jouiront, du même traite-
ment que celui qui leur était accordé
par les conventions des 30 janvier et
15 septembre 1922.
Le Portugal pourra importer, en
France 100,000 hectolitres de vins or-
dinaires dans .le premier semestre et
50,000 dans le second semestre, à un
taux dé 30 francs. Dès- que sera ins-
titué tin relèvement de la tarification
française sur les vins dépassant Je
taux sus-mentionné, les vins originai-
res et en provenance du Portugal en-
treront librement en France au tarif
minimum et sans limitations de
quantités.
Le Portugal obtient une dérogation
générale pour ses vins'de liqueur
originaires ou en provenance de
Porto et de Madère, ainsi que pour les
autres vins portugais, à la condition
que ces derniers aient au moins
16 degrés 1/2 d'alcool acquis.
Le Portugal obtient enfin le béné-
fice de la droiture pour les cacaos
de l'île du Prince-de-Saint-Thomé
importés dans des conditions déter-
minées.
La France, obtient la clause géné-
rale de la' nation la plus favorisée, sti-
pulée par les accords de 1922. Elle
obtient,'en outre, des dérogations aux
prohibitions appliquées par le Portu-
gal, notamment en ce qui concerne
les châssis et voitures automobiles.
Les deux pays s'engagent à appli-
quer effectivement, la convention in-
ternationale de Berne pour la pro-
tection des œuvres littéraires et ar-
tistiques..révisée à Berlin le 13 no-
vembre 1908, ainsi qu'aux conven-
tions du 20 mars IR88, du 14 avril
189t et du 2 juin 1911 sur.la protec-
tion des appellations d'origine, des
marques et noms commerciaux.
Cet arrangement franco-portugais
met fin a la suspension des relations
économiques qui sévissait depuis le
mois de juin 1923 entre les deux pays.
La librairie et la culture française
v. retrouvent le libre accès de Lis-
bonne, d'où nos auteurs étaient lar-
gement diffusés dans l'Amérique la-
tine.
18 noces d'or le même jour
BRUXELLES, 4 mars. — Lundi pro-
chain aura lieu à 10 h. 30 du matin
à l'hôtel de ville d'Ixelles, la récep-
tion solennelle . de dix-huit couples
célébrant leurs noces d'or.
UNE DÉLÉGATION D'ALSACIENS CHEZ M. DE MORO-GIAFFERI
APRES LA RECEPTION AU SOUS-SECRETARIAT
* DE L'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
Hier, à midi, M. de Moro-Giafferi, sous-secrétaire d'Etat de l'Enseignement
technique, a reçu la délégation alsacienne et lorraine des industries de la
couture et de la mode. On voit ici M. de Moro-Giafferi entouré des membres
de la délégation, après la réception.
LA COMMISSION SÉNATORIALE
EST SAISIE DU PROJET
DE BUDGET POUR 1925
Un exposé de M. Henry Bérenger,
rapporteur général
La commission sénatoriale des
finances, a reçu hier communication
du projet de budget pour l'exer-
cice 1925.
M. Milliès-Lacroix, président de la
commission a proposé a celle-ci de se
saisir immédiatement du texte de la
Chambre et de l'étudier s'ans désem-
parer.
Il en fut ainsi décidé. Puis
M. Henry Bérenger fit un tableau
d'ensemble des conditions dans les-
quelles se présente la loi de finances
pour 1925.
Le rapporteur général de -la Haute
Assemblée a abordé ensuite l'examen
du budget. Il a constaté que ce der-
nier arrivait- au Sénat avec un re-
tard de quatre mois au inoins.'
Tant que les projets de budget ne
seront pas déposés en avril au plus
tard. dit M. Henry Bérenger. ils com-
porteront fatalement ou de nombreux
douzièmes provisoires ou des votes
précipités de lois de finances.
M. Henry Béren'.:er a également
constaté que le projet de budget de
1925 n'avait été voté à la Chambre
que par 308 voix contre 194 et une
cinquantaine d'abstentions. Il y a ià
quelque chose de nouveau dans la
République, ce quelque chose n'est
pas négl igeablp.-
— Nous demanderons au Sénat, a-t-il
dit, de faire abstraction de tout esprit
de parti , pour réaliser cette unanimité,
d'autant plus des)!'rtht'f' que, dans le pro-
blème financier actuel; le budget n'est
pas tout, qu'il np constitue qu'une part
des besoins de la Trésorerie, alors qu'une
autre part, beaucoup plus importante, est
représentée pa.r les Bons de ta défense
nationale et les,Bons du Trésor.
Un budget unifié
Le rapporteur général estime que
le budget voté par la Chambre pré-
sente un certain -nombre de mérites
évidents. Il est d'abord un budget
complètement unifié, puisqu'il com-
prend à peu près tolites les recettes
et toutes les dépenses régulières de
la nation. En effet, le budget dit « re-
couvrable J) et jamais recouvré est,
enfin, supl)rjiiié. D'autre part, le
budget de la Chambre n'est pas seu-
lement unifié, il est équilibré par des
ressources normales et ne fait aucun
appel à l'emprunt. Enfin, c'est un
budget d'attente qui n'innove et ne
bouleverse rien de décisif dans les
dépenses comme dans les recettes.
Recettes et dépenses
Analysant alors les tableaux de rc-
i cettes et de dépenses présentés par
- la Chambre, M. Henry Bérenger a
3 montré que les dépenses avaient été
minorées d'un peu plus de 900 mil-
lions' (insuffisance de prévisions de
change, frais de. Trésorerie, etc...) et
I qu'il faudrait donc retrouver pour
l'équilibrer ces 900 millions, soit par
des économies importantes dans les
services publics, soit par un aména-
gement des recettes.
M. Henry Bérenger estime, d'ail-
leurs, que 'les recettes ont été égale-
ment minorées, soit que des plus-
values fiscales doivent être rationnel-
lement prévues, soit que des recettes
exceptionnelles et propres à l'exer-
cice 1925 puissent être trouvées. Il
pense que des abattements de dépen-
ses importantes s'élevant à près de
900 millions de francs peuvent ètre
pratiqués dans les services publics
des différents ministères et il a pro-
posé un programme d'économies sé-
vères à la commission, qui l'a accepté.
L'équilibre sera assuré, d'après
le rapporteur général, par un excé-
dent de recettes régulières, et la loi
de finances redevenant purement
budgétaire pourrra être résumée
dans un nombre d'articles le plus
restreint possible.
Ainsi, d'une part. près d'un mil-
liard d'&oii,omies, d'autre part, !e
maintien des impôts existants avec
leurs plus-values, enfin le moins de
. remaniements fiscaux possible, -tels
sonl; pour M. Henry Bérenger, les
caractères d'un budget national qui
porterait être voté très rapidement
par le Sénat et par la Chambre des
députes.
LES DÉGATS CAUSÉS
PAR LA TEMPÊTE
SONT IMPORTANTS
Sur la côte méditerranéenne.
TOULON, 4 mars. — Des diverses
villes du haut Var, comme de tous
les ports du littoral, on signale de
gros dégâts. Les pluies reprennent
■un peu partout. Les récoltes en fruits
et en grains ont ét'é détruites en di-
vers endroits.
"Da'ns certains Yi lIag-cs, les gréions
ont eu l'aspect de petits œufs de pi-
geon. A Carqueiranne. Saint-Tropez.
Sainte-Maxime, un grand nombre de
barques dl' pêcheurs ont été dé-
truites ou coulées.
La presqu'île de Saint-Mandrier a
été transformée eh. une véritable île,
la. route des Sabletles étant cpmptè-
teillent submergée par les eaux.
Le petit port de Saint-Elme a été
dévasté.
Les populations de pêcheurs des
Salins-d'Hyè!'es, de Carqueiranne, de
Saint-Tropez, d e Sainte-Max ime-
sur-Mer, ont particulièrement souf-
fert du raz de marée.
On ne peut encore évaluer les dé-
gâts subis, notamment sur la côte à
l'ouest de Toulon.
1 m. 50 de neige sur les Cévennes
f
MARSEILLE. 4 mars. — Le mauvais
temps continue dans la région pro-
vençale. D'abondantes chutes de pluie
et /.le grêle sont signalées dans le dé-
partement du Var. notamment à
Carges et a Saint-Aygulf, olt les grê-
lons ont atteint la grosseur d'une
noix. La rivière Aryens "a débordé.
Ln foudre est tombée à Saint-Paul,
incendiant .une maison de campagne.
A Puget-sur-Argens. la plaine est
inondée.
De fortes chutes de neige sont si-
gnaiéps dans les Cévennes. où l'épais-
seur de la couche atteint 1 m. 50 à
l'Esperon et à l'Aigoual.
L'HORAIRE DES CHANGES
Mercredi 4 mars
Llvr; Dollar
9 11. ZO............ 9 i » 19 77
9 h. 40 94 » 19 7 4
12 lieiii-es 94 05 19 75
13 h. 30 93 75 19 68 Vu
14 heures 93 85 19 70
11 h. 30 93 92 19 69 Vi
11 h. 45 93 70 19 69 V*
15 h. 50 93 65 19 65
J6 h. 15 93 65 19 65
16 b. 25 9:3 55 19 62
16 h. 45.. 93 50 19 62
17 heures......... 93 55 19 62
17 h. 25 93 45 19 60
18 heures 93 42 19 58
18 h. 10 ............ 93 38 19 58
UN PEU PARTOUT
ONVEND MAINTENANT
DE LA PEINTURE
On en trouve chez les libraires,
dans les cafés, les magasins,
les théâtres, les hôtels, même
en plein vent.
Il est curieux de voir journelle-
ment se multiplier les points de
contact entre les peintres
et le grand public.
Avez-vous remarqué que l'on vend de
la peinture un peu partout? Il n'y a pas
que les marchands de tableaux, les Sa-
lons, ies galeries, dont c'est le rôle, les
marchands de couleur et d'articles de
dessin qui exposent les pochades ou les
académies de leurs clients, mais les li-
braires — l'un des t al)leati.,z 'qui se sont
le mieux vendus à la vente de Max est
chez un grand libraire de la rive gau-
che ;-- les cafés ou brasseries, à com-
mencer par les cafés artistiques qui ont
donné depuis, longtemps l'exemple, les
magasins, même de nouveautés; les mai-
sons de blanc, qui ne dédaignent pas
les couleurs, et il est nombre de toiles
qui sont offertes — et qui se vendent —
même en plein vent.
Il y a des foires aux croûtes à Mont-
martre, il vient de s'en tenir une à
l'Etoile, avenue de la Grande-Armée;
un grand Don Quichotte de La Gandara
est exposé dans un hôtel de l'avenue des
Champs-Elysées avec cette ' étiquette :
« A vendre » ; des palaces servent de
cadre à des articles de luxe parmi les-
quels la peinture a s'a place, et celle-ci
est entrée dans le foyer et les couloirs
de quelques théâtres.
Serait-ce l'âge d'or de la peinture?
Non, sans doute, mais on multiplie pour
elle le contact avec le public, la foule,
la clientèle possible, les amateurs qui
peuvent être partout, et c'est elle que
l'on charge de cette fonction commer-
ciale qui s'appelle publicité.
Pour elle seule, le facteur surprise
joue d'une façon suffisante pour déter-
miner l'achat. On n'achète. guère que
les choses dont on a besoin ou envie, et
ia peinture doit séduire. On peut dire :
« 11 faut que je sorte pour acheter des
gants. » Il est exceptionnel que l'on
dise : « Je vais acheter un tableau pour
le mettre là. » Mais, au hasard d'une
sortie, il arrive qu'on se laisse tenter et
que l'on adopte une toile sans trop sa-
voir où on la mettra.
Pour le plein air, des raisons écono-
miques et psychologiques le justifient.
C'est la présentation la moins onéreuse,
encore que sommaire, et les passants
s'arrêtent volontiers, les Parisiens, sont
curieux. Il convient, du reste, assez bien
à la peinture. L'éclairage est meilleur,
sous le ciel que sous le plafond le- plu s
fastueux. Et. quand l'œuvre n'est pas.
dehors, écrasée par le cadre de la vie,
la rue, la place. l'avenue sont. en prin-
cipe, des endroits où. l'on peut juger
d'un coup n'œiL Nous n'aurons peut-
être pas, après le Palais de bois, le Salon
en plein air. mais il est curieux de voir
se multiplier, paradoxalement. les
points.de contact entre les peintres et
le grand public.
— ROGER VALBELLE.
M. ALBERT-SARRAUT
SERA AMBASSADEUR
A CONSTANTINOPLE
Cette nomination, sera rendue
officielle après le Conseil des
ministres qui se tiendra demain
matin à l'Elysée.
Le siège de l'ambassade ne sera
pas fixé à Angora, maie dans
l'ancienne capitale de
la Turquie.
M. Franklin-Bouillon ayant refusa,
comme on le sait, d'abandonner pro-
visoirement sa place au Parlement
pour représenter la France auprès du
gouvernement turc, le président du
Conseil a offert ces fonctions déli-
cates à M. Albert Sarraut, ancien clé..
puté de l'Aude, ancien ministre des
Colonies, ancien gouverneur général
de l'Indochine.
Actuellement, la France est repré-
sentée, à Constantinople. par un
chargé d'affaires, M. Jes^é Kurély, et,
à Angora, par le général Mougin. Mais
l'importance des problèmes que sou-
lève le traité de Lausanne et les dit'-
ficultés résultant d'une longue ab-
sence de représentation auprès du
M. ALBERT SARRAUT
gouvernement turc nécessitent la no-
mination d'une personnalité de pre-
mier plan comme ambassadeur. r.V-f
ce qui a guidé le choix du gouvert'c-
ment français.
M. Albert Sarrau! a accepté en >" \\-
cipe l'offre qui lui a été faite t.
président du Gonsei). Hier, en-c il
de cabinet, les membres du gOI,\ ■: -
nenrrent ont été unanimes à ratii!' r la
nomination de M. Albert Sarrar'.
Celle-ci, toutefois, ne sera oft ir'-'.-
que vendredi, après le Gonse,, t:
ministres qui se tiendra à l'Lly "l',
Ajoutons que Ir siège de l'ambas-
sade ne serait pas fixée à Angi ra,
mais à Constantinople. les gOU\ "iT'-
monls alliés ayant notifié au gouvi r-
nemeht turc leur désir de reprendre
l'ancienne tradition tl cet égard.
POUR REMEDIER
A LA CRISE DU LOGEMENT
La Ville de Paris cédera-t-elle gra-
tuitement du terrain à ceux
qui veulent construire?
La crise du logement ne s'atténue
pa:'.
La législation spécialement insti-
tuée garantit les droits'des locataires.
niais ne donne pas d'appartements a
ceux qui n'en ont pas.
Que faut-il donc faire?
Simplement bâtir.
Les collectivités publiques, qui ont
fait en ce sens un effort, ne peuvent
le développer suffisamment. Il faut,
donc encout'aget' l'initiative privée;
diriger l'épargne vers la construction.
C'est la thèse que défendront
MM. do Tasles et ,Joseph Denais de-
vant le Conseil municipal, des l'ou-
verture de la prochaine session.
ILs proposeront que 5 hectares
soient prélevés sur les terrains pro-
venant de la suppression des forti-
fications et soient cédés gratuitement
à des sociétés et à des particuliers
qui prendraient l'engagement d'y éri-
ger dans UJI délai très court des
constructions d'habitation à loyers
modères.
EN DERNIERE HEURE :
Conseil de cabinet en Angle-
terre.
Les obsèques du président Ebert
à Berlin.
LE GÉNÉRAL PRIMO DE RIVERA ET SES COLLABORATEURS
PRES D'UN BUSTE DU ROI ALPHONSE XIII AU MINISTERE
DE LA GUERRE
Sur cette photographie, prise au ministère quelques jours avant le départ du
;hef du directoire pour le Maroc, figurent, de gauche à droite : le duc de
retouan, M. Anato, M. Monteros, le général Primo de Rivera et M. Calvo
Sofoli, Nous avons annoncé hier l'arrivée à Ceuta du dictateur espagnol.
M. KRASSINE
EST DE RETOUR A PARIS
L'ambassadeur de l'Union soviétique
a repris possession de son poste
hier matin.
M. Krassine, ambassadeur di' a
République des soviets, est arrivé à
Paris hier matin, à 11 Iieure.- ve-
nant de Moscou.
M. Yoline. premier .-ecretair)'. et
plusieurs fonctionnaires de l'ambas-
sade attendaient M. KrasAin" ;' ta
garf. Sur le quai ;e trouvaient éga-
lement M- Cals. commissaire sp(''')n).
chef du service de la gare du Nm-d :
M. Leflls, (-o)n)nidu quatrième district, et une diz ¡lIe
de commissaires et inspecteurs dr .a
sûreté gL'nrl'a!e. et de la pret'ect'r.'
de p")ife.
Souriant.. l'ambassadeur a serr. a.
main à ses collaborateurs et a prs
place dans sa voiture. Aucun mem-
bre du parti communiste n'ass< tait
à son départ pour la rue de <-:r°-
nelle. où M. KrasAine est arnw a
11 h. 20.
UN AVION TOMBE DANS UNE ÉCOLE
Deux morts, deux blessés
LONDRES, 4 mars. — Un grave
accident d'aviation s'est produit à
Warsash. dans le Hampsl) ¡l'P.
Un avion miii'air'', piloté par un
nfficif't'. vint s'écraser sur la cuisine
d'une école. dont il défonça If' toit.
Une démonstration culinaire était
malheureusement, en cours. L'officiel'
et une fillette furent tués sur le cm p.
tandis que l'institutrice et une au-
tre enfant étaient grièvement bl( s-
3ées,
La fièvre du platine
LONDRES, 4 mars. — On mand>' ie
Johannesburg que la découvert do
gisements de platine dans le district.
de Lydrmbourg — gisements qui
s'étendraient sur plus de 60 milles --
a causé une animation extraordi-
naire à la bourse
Avant l'ouvermre de la séarit
plus de 20,000 actions avaient déjà
changé de propriétaires.
La fièvre qui s'était emparée d->
la foule; où se trouvaient un gj tnd
nombre de femmes, rappelle tout à
fait la fièvre de l'or et peu à peu la
population tout entière se laisse ten-
ter par la manie de la spéculatio.".
Curieux cas d'amnésie
NEW-YORK, 4 mars. — M. Nii»
Fisher, fils d'un riche industrie'
suédois, qui avait disparu dep
trois mois. vient d'être retrouvé d;>ns
un grand hôtel de New-York.
jeune homme, qui souffre dune r u-
nésie totale, ne sait pas de quelle r -i-
nière il est venu échouer là.
V
f Les principes de la
I morale sont des vérités
! absolues. TAINE.' [
iiiiuiiiiMiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiu;iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiif îiliii
16mo Année. — N° 5,197. — Pierre Lafitte, fondateur.
0ftc Paris, Seine, S.-et-Oise
ZU et Seine-et-Marne.
PARIS, 20, RUE D'ENGHIEN (XMÈ)
Départements r\ p c.
et Colonies L 5
î. VOIR
f EN PAGE 6
f NOS
[ ILLUSTRATIONS
JEUDI ]
5
MARS 1925 [
..........i.............=
Saint Adrien =
'""""'•■miiiiiiuiHiiiiiiiiHiiiHiimiiiumiiiï
Adr. télégr. : Excel.-Paris. — Tél. : Gut. 02-73, 02-75, 15-00.
M. COOLIDGE PRONONCE A WASHINGTON
SON " DISCOURS D'INAUGURATION "
Indépendance des Etats-Unis dans ses rapports avec
l'étranger; nécessité d'une marine américaine suffisante
mais nouvelle réduction des armements; conférences inter-
nationales fréquentes et adhésion à la Cour internationale de
justice, tels ont été les sujets saillants traités par M. Coolidge.
GRACE A LA T. S. F. PLUS DE 18 MILLIONS D'AMERICAINS
ONT ENTENDU LE DISCOURS DU PRÉSIDENT
WASHINGTON*. 4 mars. — Le dis-
cours « d'inauguration >J prononcé
aujourd'hui à Washington par M,
Coolidge a été entendu non seulement
pas les milliers de citoyens qui se
pressaient sur la place du Capitole,
mais encore par plus de dix-huit mil-
Jions d'Américains qui ont pu l'écou-
ter grâce à sa transmission par T.S.F.
aux divers Etats de l'Union.
C'est un peu après 13 h. 30 —
heure américaine — que le président
a pris la parole, aussitôt après avoir
prêté serment sur la bible familiale
des Coolidge, en présence de lU. Taft,
« chef Justice .», qui a reçu officiel-
I.,I,, PRÉSIDENT COOLIDGE
ET L'EX - PRÉSIDENT TAFT
ioment le serment. Le trentième pré-
sident de la République yankee a été
écoulé dans le plus religieux silence.
1,8 président fit appel à l'Amérique
pour remplir son devoir, qui est
« d'ajuster la balance du mondé » et
de pratiquer l'économie, qui est,
dit-il. « de T'idéalisme sotis la forme
la plus pratique ".
La politique du président
Il réaffirma -comme points cardi-
naux de sa politique : l'indépendance
américaine dans les relations avec
l'éf ranger, une marine suffisante,
mais une nouvelle réduction des ar--
mement, de fréquentes conférences
internationales et l'adhésion a :a
cour mondiale de justice de La Haye.
Le président dit qu'il voyait avec
,sympathie les efforts faits pour mo-
,ifie!i, la loi internationale, mais
ajouta que « tous les plans et les
préparatifs en vue de ces traités et
de ces pactes ne seront pas eux-
mômes stit'fi'izaiits. » ' -
« Un des plus grands dangers
pour la paix »
— [Jn des plus grands dangers pour la
paix. rlit-il, réside dans la pression éco-
nomique à laquelle des gens se trouvent
soumis, et l'une des choses les plus pra-
tiques à faire pour le monde, c'est de
rechercher des arrangements jusqu'à ce
que cette pression puisse être écartée, de
sorte que les occasions soient renouve-
lées et les espoirs ranimés.' Il faut".don-
ner au monde la certitude que tous ces
efforts seront suivis de succès et de
prospéntc. - „
Dans la mise sur pied et le soutien
financier, de tels ajustements, l'Amérique
se doit d'apporter sa contribution grâce
à s.es consens et à ses ressources.
Notre pays n'a que des intentions pa-
cifiques à l'égard ou monde entier, niais
il do'it maintenir les forces militaires
que comportent la dignité et la sécurité
d'un grand petiple.
La politique navale
Passant. à ce qui fait l'objet des
conférences internationales, M. Coo-
lidge déclare que l'Amérique n'a ja-
mais pratiqué une politique de course
aux armements.
— Nous nous sommes Jiés,' récem-
ment, dit-il, par des conventions avec les
autres grandes nations, en vue, de limi-
ter les forces maritimes. 11 en est résulté
notamment que notre marine occupe un
rang relativement plus élevé qu'elle n'en
avait jamais occupé avant que l'Améri-
que ait pris la direction de ce mouve-
ment. Cette direction. l'Amérique doit
continuer à ai tenir.
Le recours à l'arbitrage
Le président déclare que c'est une.
tradition de la politique des Etats-
Unis de chercher le règlement des
conflits internationaux par l'arbi-
trage, et il exprime de nouveau son
désir de voir le pays- participer aux
travaux de la Cour permanente de
justice internationale. Là -où- de
grands principes sont CIL jeu, af-
tirme-t-il, là où se produit un grand
mouvement promettant beaucoup
pour le bien de l'humanité, nous ne
devons pas refuser noire adhésion à
:ausc de petites divergences de vues
non essentielles..
LE CAMBRIOLAGE
DE LA RUE D'ABOUKIR
M. liaconiblez s'est rendu 11 nou-
veau hier à l'Hôtel-Dieu pour con-
t'raoter le cambrioleur Baucher avec
M. Jacques Droetto, importateur-ita-
lien de vins a la Halle aux vins, chez
lequel Baucher prétend avoir' tra-
vailll;,
M. Droetto ne l'a pas formellement
reconnu et. invité a parler italien
avec Bancher. il a déclaré que ce-
lui-ci ne parlait pas bien cette lan-
gue et. avait un accent plutôt niçois
qu'italien.
Baucher. questionné sur l'emploi
d f' su il temps dans la nuit du 24. a
prétendu qu'il sortait du c:nerna d ¡>
la rue Saint-Martin lorsqu'il fut
accosté par le nommé Armando.
— Vous ne sortiez pourtant pas
du cinéma à 5 heures du matin, a
observé Je juge.
•Mais B a tic lier est. resté muet sur
ce qu'il devint, ent.re le cinéma et la
rencontre d'Armando.
Ce matin, il subira l'ablation de
l'œil droit. Vendredi, il sera confronté
avec le brigadier Logrand, M. Calvo
et les négociants cambrio.tés, MM.
l)ouek et Mollio.
Ajoutons que M. La comblez a été
informe par le parquet de Blois qu'il
n'y avait pas à la commune de Saint-
ïiolsàire trace d'un acte de naissance
pouvant, s'appliquer à un Romain
Bau-cher, de 1883 à 1892. Le juge
d'inslructiion de Blois continue 'ce-
pendant les recherches dans les com- •
mu ne s de l'arrondissement.
UN TOUCHANT HOMMAGE
AU SOLDAT INCONNU
Lady Wilson, veuve du marecha]
sir Henry Wilson, est aHee, à 14 heu-
res, accompagnée dy maréchal Foch,
déposer une palme sur le tombeau:
du soldat inconnu. A cette palme était
jointe une carte portant l'inscription
suivante : « Aux morts glorieux de
]<"rance. en souvenir de mon mari, le
field marshall sir Henry Wilson,
srrand ami des soldais français. » —
CECIL WILSON.
UNE EXPLOSION DANS UNE POUDRERIE
FAIT 60 VICTIMES EN ALLEMAGNE
BERLIN, 4 mars, — Une formidable
explosion s'''st. produite ce matin il
10 heures dans unc fabrique d'ex-
iplosifs de Reindorf. près de WiltclJ-
ter0-.
D'après .les derniers rensei.;ne-
ments parvenus il Berlm, il y aurait
une soixantaine de )uort..s, parmi les-
quels un grand nombre de femmes
et LI' (' n f H n t :-' qui travaillaient da'ns
un atelier d' s.nidure.
L'explosion fut si violente que
toutes les vitres furent brisées dans
un rayon de six k j !omèll'l's,
LE C VUILLEMIN
A QUITTÉ NIAMEY
Le sous-secrétaire d'E.tat de r A,'-
ronautique a reçu dè Niamey le té-
légramme suivant : t
Colonel Vu iflernin, capitaine Da-
gneaux, mécanicien Besin, et Knecht
ont quitté Siamey. soirée 2 1Y/JlI'S,
pour embarquer Kotonoll le 1 1. Tous
blessés très bonne voie fJuerisoll. --
Signé : JORE.
.. Dès que les blessés ont ct'é en COIl-
valescence, l'équ ipa,zP du Roluii(l -
Garros a dit quitter Niamey pour ne
pas mettre plus longtemps à contri-
bution la si cordiale hospitalité qu'il
y avait recup. et afin de gagner à pe-
tites journées le port de Koionou où
il sera rejoint par. les autres mem-
bres de la mission ; tous pourront
prendre plaçe à bord du même ba-
teau quittant Kotonou le 11 mars.
EI1 ce qui concerne l'accident, tou-
tes les informations qu'on a reçues
jusqu'à ce jour confirment les ren-
seignements donnés par le colonel
de ('oys dans 1'1111 de ses premiers
télégrammes il savoir que. très
vraisembiamement, par suite de la
mauvaise position du plan fixe,' le
Jean-Casale a décollé difficilement du
terrain de Niamey et. après avoir
cabre, s'est mis en perte.de vitesse.
Dès que ie sous-secrétaire d'Etat
de l'Aéronautique sera en possession
des rapports du chef de la mission et
de l'équipage du Jcan-Casale, les
conclusions ,en seront publiées.
LES FLUCTUATIONS DU DOLLAR
DEPUIS LE Il NOVEMBRE 1918
-JUSQU'AU 4 MARS 1925
LES NÉGOCIATIONS
ÉCONOMIQUES
FRANCO-PORTUGAISES
L'accord a été signé hier.
MM. Herriot et Raynaldy, au nom
du gouvernement français, et: M. de
Fonsèca, au nom du gouvernement
portugais, ont signé, hier, au Quai
d'Orsay, un accord commercial sur
les bases suivantes :
Les produits et les bateaux des
deux pays jouiront, du même traite-
ment que celui qui leur était accordé
par les conventions des 30 janvier et
15 septembre 1922.
Le Portugal pourra importer, en
France 100,000 hectolitres de vins or-
dinaires dans .le premier semestre et
50,000 dans le second semestre, à un
taux dé 30 francs. Dès- que sera ins-
titué tin relèvement de la tarification
française sur les vins dépassant Je
taux sus-mentionné, les vins originai-
res et en provenance du Portugal en-
treront librement en France au tarif
minimum et sans limitations de
quantités.
Le Portugal obtient une dérogation
générale pour ses vins'de liqueur
originaires ou en provenance de
Porto et de Madère, ainsi que pour les
autres vins portugais, à la condition
que ces derniers aient au moins
16 degrés 1/2 d'alcool acquis.
Le Portugal obtient enfin le béné-
fice de la droiture pour les cacaos
de l'île du Prince-de-Saint-Thomé
importés dans des conditions déter-
minées.
La France, obtient la clause géné-
rale de la' nation la plus favorisée, sti-
pulée par les accords de 1922. Elle
obtient,'en outre, des dérogations aux
prohibitions appliquées par le Portu-
gal, notamment en ce qui concerne
les châssis et voitures automobiles.
Les deux pays s'engagent à appli-
quer effectivement, la convention in-
ternationale de Berne pour la pro-
tection des œuvres littéraires et ar-
tistiques..révisée à Berlin le 13 no-
vembre 1908, ainsi qu'aux conven-
tions du 20 mars IR88, du 14 avril
189t et du 2 juin 1911 sur.la protec-
tion des appellations d'origine, des
marques et noms commerciaux.
Cet arrangement franco-portugais
met fin a la suspension des relations
économiques qui sévissait depuis le
mois de juin 1923 entre les deux pays.
La librairie et la culture française
v. retrouvent le libre accès de Lis-
bonne, d'où nos auteurs étaient lar-
gement diffusés dans l'Amérique la-
tine.
18 noces d'or le même jour
BRUXELLES, 4 mars. — Lundi pro-
chain aura lieu à 10 h. 30 du matin
à l'hôtel de ville d'Ixelles, la récep-
tion solennelle . de dix-huit couples
célébrant leurs noces d'or.
UNE DÉLÉGATION D'ALSACIENS CHEZ M. DE MORO-GIAFFERI
APRES LA RECEPTION AU SOUS-SECRETARIAT
* DE L'ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
Hier, à midi, M. de Moro-Giafferi, sous-secrétaire d'Etat de l'Enseignement
technique, a reçu la délégation alsacienne et lorraine des industries de la
couture et de la mode. On voit ici M. de Moro-Giafferi entouré des membres
de la délégation, après la réception.
LA COMMISSION SÉNATORIALE
EST SAISIE DU PROJET
DE BUDGET POUR 1925
Un exposé de M. Henry Bérenger,
rapporteur général
La commission sénatoriale des
finances, a reçu hier communication
du projet de budget pour l'exer-
cice 1925.
M. Milliès-Lacroix, président de la
commission a proposé a celle-ci de se
saisir immédiatement du texte de la
Chambre et de l'étudier s'ans désem-
parer.
Il en fut ainsi décidé. Puis
M. Henry Bérenger fit un tableau
d'ensemble des conditions dans les-
quelles se présente la loi de finances
pour 1925.
Le rapporteur général de -la Haute
Assemblée a abordé ensuite l'examen
du budget. Il a constaté que ce der-
nier arrivait- au Sénat avec un re-
tard de quatre mois au inoins.'
Tant que les projets de budget ne
seront pas déposés en avril au plus
tard. dit M. Henry Bérenger. ils com-
porteront fatalement ou de nombreux
douzièmes provisoires ou des votes
précipités de lois de finances.
M. Henry Béren'.:er a également
constaté que le projet de budget de
1925 n'avait été voté à la Chambre
que par 308 voix contre 194 et une
cinquantaine d'abstentions. Il y a ià
quelque chose de nouveau dans la
République, ce quelque chose n'est
pas négl igeablp.-
— Nous demanderons au Sénat, a-t-il
dit, de faire abstraction de tout esprit
de parti , pour réaliser cette unanimité,
d'autant plus des)!'rtht'f' que, dans le pro-
blème financier actuel; le budget n'est
pas tout, qu'il np constitue qu'une part
des besoins de la Trésorerie, alors qu'une
autre part, beaucoup plus importante, est
représentée pa.r les Bons de ta défense
nationale et les,Bons du Trésor.
Un budget unifié
Le rapporteur général estime que
le budget voté par la Chambre pré-
sente un certain -nombre de mérites
évidents. Il est d'abord un budget
complètement unifié, puisqu'il com-
prend à peu près tolites les recettes
et toutes les dépenses régulières de
la nation. En effet, le budget dit « re-
couvrable J) et jamais recouvré est,
enfin, supl)rjiiié. D'autre part, le
budget de la Chambre n'est pas seu-
lement unifié, il est équilibré par des
ressources normales et ne fait aucun
appel à l'emprunt. Enfin, c'est un
budget d'attente qui n'innove et ne
bouleverse rien de décisif dans les
dépenses comme dans les recettes.
Recettes et dépenses
Analysant alors les tableaux de rc-
i cettes et de dépenses présentés par
- la Chambre, M. Henry Bérenger a
3 montré que les dépenses avaient été
minorées d'un peu plus de 900 mil-
lions' (insuffisance de prévisions de
change, frais de. Trésorerie, etc...) et
I qu'il faudrait donc retrouver pour
l'équilibrer ces 900 millions, soit par
des économies importantes dans les
services publics, soit par un aména-
gement des recettes.
M. Henry Bérenger estime, d'ail-
leurs, que 'les recettes ont été égale-
ment minorées, soit que des plus-
values fiscales doivent être rationnel-
lement prévues, soit que des recettes
exceptionnelles et propres à l'exer-
cice 1925 puissent être trouvées. Il
pense que des abattements de dépen-
ses importantes s'élevant à près de
900 millions de francs peuvent ètre
pratiqués dans les services publics
des différents ministères et il a pro-
posé un programme d'économies sé-
vères à la commission, qui l'a accepté.
L'équilibre sera assuré, d'après
le rapporteur général, par un excé-
dent de recettes régulières, et la loi
de finances redevenant purement
budgétaire pourrra être résumée
dans un nombre d'articles le plus
restreint possible.
Ainsi, d'une part. près d'un mil-
liard d'&oii,omies, d'autre part, !e
maintien des impôts existants avec
leurs plus-values, enfin le moins de
. remaniements fiscaux possible, -tels
sonl; pour M. Henry Bérenger, les
caractères d'un budget national qui
porterait être voté très rapidement
par le Sénat et par la Chambre des
députes.
LES DÉGATS CAUSÉS
PAR LA TEMPÊTE
SONT IMPORTANTS
Sur la côte méditerranéenne.
TOULON, 4 mars. — Des diverses
villes du haut Var, comme de tous
les ports du littoral, on signale de
gros dégâts. Les pluies reprennent
■un peu partout. Les récoltes en fruits
et en grains ont ét'é détruites en di-
vers endroits.
"Da'ns certains Yi lIag-cs, les gréions
ont eu l'aspect de petits œufs de pi-
geon. A Carqueiranne. Saint-Tropez.
Sainte-Maxime, un grand nombre de
barques dl' pêcheurs ont été dé-
truites ou coulées.
La presqu'île de Saint-Mandrier a
été transformée eh. une véritable île,
la. route des Sabletles étant cpmptè-
teillent submergée par les eaux.
Le petit port de Saint-Elme a été
dévasté.
Les populations de pêcheurs des
Salins-d'Hyè!'es, de Carqueiranne, de
Saint-Tropez, d e Sainte-Max ime-
sur-Mer, ont particulièrement souf-
fert du raz de marée.
On ne peut encore évaluer les dé-
gâts subis, notamment sur la côte à
l'ouest de Toulon.
1 m. 50 de neige sur les Cévennes
f
MARSEILLE. 4 mars. — Le mauvais
temps continue dans la région pro-
vençale. D'abondantes chutes de pluie
et /.le grêle sont signalées dans le dé-
partement du Var. notamment à
Carges et a Saint-Aygulf, olt les grê-
lons ont atteint la grosseur d'une
noix. La rivière Aryens "a débordé.
Ln foudre est tombée à Saint-Paul,
incendiant .une maison de campagne.
A Puget-sur-Argens. la plaine est
inondée.
De fortes chutes de neige sont si-
gnaiéps dans les Cévennes. où l'épais-
seur de la couche atteint 1 m. 50 à
l'Esperon et à l'Aigoual.
L'HORAIRE DES CHANGES
Mercredi 4 mars
Llvr; Dollar
9 11. ZO............ 9 i » 19 77
9 h. 40 94 » 19 7 4
12 lieiii-es 94 05 19 75
13 h. 30 93 75 19 68 Vu
14 heures 93 85 19 70
11 h. 30 93 92 19 69 Vi
11 h. 45 93 70 19 69 V*
15 h. 50 93 65 19 65
J6 h. 15 93 65 19 65
16 b. 25 9:3 55 19 62
16 h. 45.. 93 50 19 62
17 heures......... 93 55 19 62
17 h. 25 93 45 19 60
18 heures 93 42 19 58
18 h. 10 ............ 93 38 19 58
UN PEU PARTOUT
ONVEND MAINTENANT
DE LA PEINTURE
On en trouve chez les libraires,
dans les cafés, les magasins,
les théâtres, les hôtels, même
en plein vent.
Il est curieux de voir journelle-
ment se multiplier les points de
contact entre les peintres
et le grand public.
Avez-vous remarqué que l'on vend de
la peinture un peu partout? Il n'y a pas
que les marchands de tableaux, les Sa-
lons, ies galeries, dont c'est le rôle, les
marchands de couleur et d'articles de
dessin qui exposent les pochades ou les
académies de leurs clients, mais les li-
braires — l'un des t al)leati.,z 'qui se sont
le mieux vendus à la vente de Max est
chez un grand libraire de la rive gau-
che ;-- les cafés ou brasseries, à com-
mencer par les cafés artistiques qui ont
donné depuis, longtemps l'exemple, les
magasins, même de nouveautés; les mai-
sons de blanc, qui ne dédaignent pas
les couleurs, et il est nombre de toiles
qui sont offertes — et qui se vendent —
même en plein vent.
Il y a des foires aux croûtes à Mont-
martre, il vient de s'en tenir une à
l'Etoile, avenue de la Grande-Armée;
un grand Don Quichotte de La Gandara
est exposé dans un hôtel de l'avenue des
Champs-Elysées avec cette ' étiquette :
« A vendre » ; des palaces servent de
cadre à des articles de luxe parmi les-
quels la peinture a s'a place, et celle-ci
est entrée dans le foyer et les couloirs
de quelques théâtres.
Serait-ce l'âge d'or de la peinture?
Non, sans doute, mais on multiplie pour
elle le contact avec le public, la foule,
la clientèle possible, les amateurs qui
peuvent être partout, et c'est elle que
l'on charge de cette fonction commer-
ciale qui s'appelle publicité.
Pour elle seule, le facteur surprise
joue d'une façon suffisante pour déter-
miner l'achat. On n'achète. guère que
les choses dont on a besoin ou envie, et
ia peinture doit séduire. On peut dire :
« 11 faut que je sorte pour acheter des
gants. » Il est exceptionnel que l'on
dise : « Je vais acheter un tableau pour
le mettre là. » Mais, au hasard d'une
sortie, il arrive qu'on se laisse tenter et
que l'on adopte une toile sans trop sa-
voir où on la mettra.
Pour le plein air, des raisons écono-
miques et psychologiques le justifient.
C'est la présentation la moins onéreuse,
encore que sommaire, et les passants
s'arrêtent volontiers, les Parisiens, sont
curieux. Il convient, du reste, assez bien
à la peinture. L'éclairage est meilleur,
sous le ciel que sous le plafond le- plu s
fastueux. Et. quand l'œuvre n'est pas.
dehors, écrasée par le cadre de la vie,
la rue, la place. l'avenue sont. en prin-
cipe, des endroits où. l'on peut juger
d'un coup n'œiL Nous n'aurons peut-
être pas, après le Palais de bois, le Salon
en plein air. mais il est curieux de voir
se multiplier, paradoxalement. les
points.de contact entre les peintres et
le grand public.
— ROGER VALBELLE.
M. ALBERT-SARRAUT
SERA AMBASSADEUR
A CONSTANTINOPLE
Cette nomination, sera rendue
officielle après le Conseil des
ministres qui se tiendra demain
matin à l'Elysée.
Le siège de l'ambassade ne sera
pas fixé à Angora, maie dans
l'ancienne capitale de
la Turquie.
M. Franklin-Bouillon ayant refusa,
comme on le sait, d'abandonner pro-
visoirement sa place au Parlement
pour représenter la France auprès du
gouvernement turc, le président du
Conseil a offert ces fonctions déli-
cates à M. Albert Sarraut, ancien clé..
puté de l'Aude, ancien ministre des
Colonies, ancien gouverneur général
de l'Indochine.
Actuellement, la France est repré-
sentée, à Constantinople. par un
chargé d'affaires, M. Jes^é Kurély, et,
à Angora, par le général Mougin. Mais
l'importance des problèmes que sou-
lève le traité de Lausanne et les dit'-
ficultés résultant d'une longue ab-
sence de représentation auprès du
M. ALBERT SARRAUT
gouvernement turc nécessitent la no-
mination d'une personnalité de pre-
mier plan comme ambassadeur. r.V-f
ce qui a guidé le choix du gouvert'c-
ment français.
M. Albert Sarrau! a accepté en >" \\-
cipe l'offre qui lui a été faite t.
président du Gonsei). Hier, en-c il
de cabinet, les membres du gOI,\ ■: -
nenrrent ont été unanimes à ratii!' r la
nomination de M. Albert Sarrar'.
Celle-ci, toutefois, ne sera oft ir'-'.-
que vendredi, après le Gonse,, t:
ministres qui se tiendra à l'Lly "l',
Ajoutons que Ir siège de l'ambas-
sade ne serait pas fixée à Angi ra,
mais à Constantinople. les gOU\ "iT'-
monls alliés ayant notifié au gouvi r-
nemeht turc leur désir de reprendre
l'ancienne tradition tl cet égard.
POUR REMEDIER
A LA CRISE DU LOGEMENT
La Ville de Paris cédera-t-elle gra-
tuitement du terrain à ceux
qui veulent construire?
La crise du logement ne s'atténue
pa:'.
La législation spécialement insti-
tuée garantit les droits'des locataires.
niais ne donne pas d'appartements a
ceux qui n'en ont pas.
Que faut-il donc faire?
Simplement bâtir.
Les collectivités publiques, qui ont
fait en ce sens un effort, ne peuvent
le développer suffisamment. Il faut,
donc encout'aget' l'initiative privée;
diriger l'épargne vers la construction.
C'est la thèse que défendront
MM. do Tasles et ,Joseph Denais de-
vant le Conseil municipal, des l'ou-
verture de la prochaine session.
ILs proposeront que 5 hectares
soient prélevés sur les terrains pro-
venant de la suppression des forti-
fications et soient cédés gratuitement
à des sociétés et à des particuliers
qui prendraient l'engagement d'y éri-
ger dans UJI délai très court des
constructions d'habitation à loyers
modères.
EN DERNIERE HEURE :
Conseil de cabinet en Angle-
terre.
Les obsèques du président Ebert
à Berlin.
LE GÉNÉRAL PRIMO DE RIVERA ET SES COLLABORATEURS
PRES D'UN BUSTE DU ROI ALPHONSE XIII AU MINISTERE
DE LA GUERRE
Sur cette photographie, prise au ministère quelques jours avant le départ du
;hef du directoire pour le Maroc, figurent, de gauche à droite : le duc de
retouan, M. Anato, M. Monteros, le général Primo de Rivera et M. Calvo
Sofoli, Nous avons annoncé hier l'arrivée à Ceuta du dictateur espagnol.
M. KRASSINE
EST DE RETOUR A PARIS
L'ambassadeur de l'Union soviétique
a repris possession de son poste
hier matin.
M. Krassine, ambassadeur di' a
République des soviets, est arrivé à
Paris hier matin, à 11 Iieure.- ve-
nant de Moscou.
M. Yoline. premier .-ecretair)'. et
plusieurs fonctionnaires de l'ambas-
sade attendaient M. KrasAin" ;' ta
garf. Sur le quai ;e trouvaient éga-
lement M- Cals. commissaire sp(''')n).
chef du service de la gare du Nm-d :
M. Leflls, (-o)n)ni
de commissaires et inspecteurs dr .a
sûreté gL'nrl'a!e. et de la pret'ect'r.'
de p")ife.
Souriant.. l'ambassadeur a serr. a.
main à ses collaborateurs et a prs
place dans sa voiture. Aucun mem-
bre du parti communiste n'ass< tait
à son départ pour la rue de <-:r°-
nelle. où M. KrasAine est arnw a
11 h. 20.
UN AVION TOMBE DANS UNE ÉCOLE
Deux morts, deux blessés
LONDRES, 4 mars. — Un grave
accident d'aviation s'est produit à
Warsash. dans le Hampsl) ¡l'P.
Un avion miii'air'', piloté par un
nfficif't'. vint s'écraser sur la cuisine
d'une école. dont il défonça If' toit.
Une démonstration culinaire était
malheureusement, en cours. L'officiel'
et une fillette furent tués sur le cm p.
tandis que l'institutrice et une au-
tre enfant étaient grièvement bl( s-
3ées,
La fièvre du platine
LONDRES, 4 mars. — On mand>' ie
Johannesburg que la découvert do
gisements de platine dans le district.
de Lydrmbourg — gisements qui
s'étendraient sur plus de 60 milles --
a causé une animation extraordi-
naire à la bourse
Avant l'ouvermre de la séarit
plus de 20,000 actions avaient déjà
changé de propriétaires.
La fièvre qui s'était emparée d->
la foule; où se trouvaient un gj tnd
nombre de femmes, rappelle tout à
fait la fièvre de l'or et peu à peu la
population tout entière se laisse ten-
ter par la manie de la spéculatio.".
Curieux cas d'amnésie
NEW-YORK, 4 mars. — M. Nii»
Fisher, fils d'un riche industrie'
suédois, qui avait disparu dep
trois mois. vient d'être retrouvé d;>ns
un grand hôtel de New-York.
jeune homme, qui souffre dune r u-
nésie totale, ne sait pas de quelle r -i-
nière il est venu échouer là.
V
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