Titre : L'Écho d'Alger : journal républicain du matin
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1943-11-22
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327596899
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
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Description : 22 novembre 1943 22 novembre 1943
Description : 1943/11/22 (A32,N12124). 1943/11/22 (A32,N12124).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Francophone... Collection numérique : Bibliothèque Francophone Numérique
Description : Collection numérique : Zone géographique :... Collection numérique : Zone géographique : Afrique du Nord et Moyen-Orient
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Description : Collection numérique : Littérature Collection numérique : Littérature
Droits : Consultable en ligne
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Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-10396
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 14/03/2014
L'ECHO D'ALGER
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Echo Alger. Ch. px Alger 19-25 9 PARIS : 15, r. Feydeau. 2*
UN FRANC
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Tél. 352-82, 83 (Concessionnaire Agence Africaine)
LUNDI
22
NOVEMBRE
» 1943 -
'32e ANNEE
NI, 12.124
L'ordre, d'ailleurs fort peu troublé
ayant été rétabli à Beyrouth
Le Comité de la libération
a pris des dispositions pour régler
aussi rapidement et complètement que possible
S'incident libanais
M. Bechara Khoury, président
de la République, est rétabli dans
ses fonctions.
Les anciens ministres en fonction
le 8 novembre et qui avaient été
arrêtés vont être libérés.
Des négociations ouvertes par le général Catroux
avec le gouvernement syrien
permettront d'harmoniser le mandat de la France
et le régime d'indépendance promis aux Etats du Levant
Alger. — Ainsi qu'on l'a appris par
un communiqué spécial, le Comité fran-
çais de la libération nationale s'est réu-
ni hier matin. Le caractère inopiné de
cette séance s'explique assurément par
la volonté animant le pouvoir central
de régler aussi rapidement et complète-
mcnt que possible le problème libanais.
L'ordre, d'ailleurs fort peu troublé,
ayant été rétabli à Beyrouth, le Comi-
té a, sans doute, estimé que cet inci-
dent local ne devait fournir de prétex-
te ayant la moindre apparence de vali-
dité au développement de difficultés in-
teralliées. Non qu'il ait, en l'occurrence,
aliéné sa liberté d'action car, ainsi que
le constatent les milieux politiques, les
solutions qu'il a adoptées sont absolu-
ment dans la ligne de celles qu'il avait
toujours envisaeées. et, loin de s'expri-
mer dans une communication diploma-
tique quelconque, elles sont portées par
les voies normales à la connaissance de
l'opinion nationale et mondiale, comme
pour toutes les questions de ressort pu-
rement français.
Sur proposition du général Catroux
M. Bechara Khoury est rétabli
dans ses fonctions
L'ordre régnant à nouveau au Liban,
et sur la proposition du général Ca-
troux, le Comité a décidé de rétablir
dans ses fonctions M. Bechara Khoury,
président de la République, et d'inviter
son représentant en mission à négocier
avec lui les mesures nécessaires au ré-
tablissement de la vie constitutionnelle.
Ainsi, après une interruption provoquée
par l'initiative de Riad Sohl, le Jeu de
la Constitution va reprendre son cours,
dans le cadre du mandat qu'exerce la
France au nom de la S.D.N. et qu'elle
n'entend remettre qu'à celle-ci ou à
tout organisme successeur légitime.
Dans le même temps, M. Helleu. dé-
légué plénipotentiaire, viendra rendre
compte à Alger des circonstances qui
ont noué la crise. Sans doute, son dé-
placement tendra-t-il à apaiser l'atmos-
phère, en raison des reproches qui lui
ont été faits d'avoir manqué de la sou-
plesse indispensable en des conJonctu-
res délicates. Encore que, dit-on dans
les milieux politiques, les procureurs ne
soient pas toujours en cette affaire
d'une parfaite sérénité et que le gé-
néral Spears, par exemple, chef de la
mission britannique, n'ait pas témoigné,
de son côté, de la compréhension qui
aurait été de rigueur. Quoiqu'il en eoit,
le Comité a tenu à compléter son in-
formation avec une objectivité totale et
la venue de M. Helleu y concourra cer-
tainement.
Les anciens ministres libanais
vont être libérés
D'autre part, pour ne laisser subsis-
ter aucune possibilité de malentendu
— si malentendu il y eut — les an-
ciens ministres libanais en fonction le
8 novembre seront libérés. Ce n'est pas
dife certes, estime-t-on, que ces-mê-
mes hommes, et notamment Riad Sohl,
doivent se retrouver au gouvernement.
Le président de la République, qui a
la charge de restaurer la normalité cons-
titutionnelle en liaison avec le général
Catroux, ne peut manquer en effet de
tirer la leçon d'événements dont les res-
ponsabilités originelles sont évidentes.
Tout ceci, considéré comme acquis,
dans un esprit de mutuelle compréhen-
sion, on veut le croire, le Comité de
la libération n'a pas pensé devoir dif-
férer davantage la recherche de la so-
lution qui mettra en harmonie le ré-
gime du mandat confié à la France et
celui de l'indépendance promise par la
France aux Etats du Levant, parce que
tel est, de longue date, le sentiment
des responsables français. M. Helleu,
lorsqu'il rallia Beyrouth après son der-
nier voyage à Alger, était porteur d'ins-
tructions en ce sens.
Négociations prochaines
avec les représentants syriens
Mais aussi parce qu'il a voulu mar-
quer incontinent que les incidents sou-
levés au Liban ne le détournaient en
aucune façon ni de ses buts, ni de ses
engagements, et comme l'attitude de la
Syrie au cours des dernières semaines,
malgré l'agitation proche, a été rien
moins qu'exemplaire, le Comité a vou-
lu confirmer hautement que des négo-
ciations commenceraient sans délai à
cette fin avec les représentants de ce
pays. *
La même procédure s'engagera avec
le gouvernement de Beyrouth dès que
le rétablissement de la vie constitu-
tionnelle au Liban le permettra. Ainsi,
l'autorité française a-t-elle conscience de
faire face à ses responsabilités inter-
nationales dans le respect et la dignité
des peuples et le maintien de sa sou-
veraineté.
(Lire la suite en deuxième page)
Avec M. de Villèle
d l .I f d JI A L d J' D'
■ ..-~cléléQu.é-de Jj|js.-.de..Ja ..Réunion f
L
A nomination de M .Pierre Bloch,
au poste de délégué général à
l'Intérieur, a apporté deux mo-
difications au sein de l'Assem-
blée consultative provisoire. '.-
D'abord, l'élection d'un nouveau se-
crétaire ; ensuite, un remaniement du
bureau de la France d'outre-mer - re-
maniement qui a permis à M. de Vil-
le-le, délégué de la Réunion, d'occuper
l'un des deux sièges de vice-président
de le, commission.
Issu d'une très vieille famille fran-
çaise, qui fête cette année le cent cin-
quantième anniversaire de son arrivée
dans l'Ile, M. de Villèle a été élu le 7
octobre dernic-r par le Conseil général à
une majorité écrasante. Son activité
politique ? Il n'en a pas et n'en a ja-
mais eue.
« Je ne suis pas venu ici. nous dit-
il, pour faire de la politique. Au cours
de ma vie, je n'ai jamais été ni élec-
Le front - yougoslave
La ville de Foca
en Bosnie
est occupée
par les patriotes
Dans l'île de Cherso
les attaques allemandes
sont repousses
Le Caire. — Dans le sud-est de la
Bosnie, la ville de Foca a été occupée,
tandis qu'en Bosnie centrale les Alle-
mands ont déclenché une puissante of-
fensive contre les territoires récemment
libérés.
En Dalmatie, les unités du Ier corps
dalmate poursuivent avec succès leurs
opérations offensives.
1 Dans l'île de Cherso, toutes les atta-
ques allemandes ont été repoussées.
Enfin, dans le Monténéero, dans les
vallées de Zeta et de Moraca, de durs
combats se poursuivent et l'ennemi su-
bit de lourdes pertes.
La Turquie
est disposée
à rendre effectif
son traité
avec la Grande-Bretagne
annonce M. Menemendjuglou
Ankara. — M. Menemendjoglou. mi-
nistre turc des Affaires étrangeres. a
iuformé le gouvernement britannique
que le gouvernement turc était disposé
à rendre effectif le traité existant en-
ire la 'Grande-Bretagne et la Turquie.
En Angleterre
Le prochain discours
du trône ébauchera
un vaste programme
d'après-guerre
Londres, - Selon le rédacteur politi-
que de l'agence Britanova, le prochain
discours du trône qui sera prononcé a
l'occasion de la reprise des débats par-
lementaires, ébauchera un vaste pro-
gramme portant sur les problèmes de
l'après-guerre, notamment l'application
du plan Beveridge.
ANKARA. — Un navire de guerre acheté
par le gouvernement turc a 18 Grande..
Bretagne est arrivé à Alexandrie.
WASHINGTON. — Durant le mois d'oc-
tobre, les usines aéronautiques américaines
ont construit 8.632 appareils.
teur, ni candidat, et je ne suis, pour
l'heure. ni député, ni sénateur.
» Par contre, sur le plan économique,
J'ai souvent défendu les intérêts des
planteurs dont le sucre et le rhum sont
ies ressources principales. C'est ainsi
qu en 1937, j'ai été désigné par eux
pour participer à la conférence, tenue
à Paris, pour le renouvellement du con-
tingentement de sucre.
— Pensez-vous que la population
bourbonnaise eut eu clairement cons-
cience du malheur qui a frappé la
France en '1939 ?
— Sans doute. La meilleure des-preu-
ves est que beaucoup de patriotes fu-
rent inquiétés pour leurs activités anti-
collaborationnistes ; moi-même, je fus
arrêté et conduit à fond de cale à Ma-
uagascar pour y être interné.
» A la libération de l'ile par les trou-
ves britanniques, je revins à la Réu-
nion avec le général Legentilhomme,
alors haut-commissaire dans l'océan
Indien, et me mis immédiatement à la
disposition du gouverneur, M. Capa-
gerry, qui me fit l'honneur de m'ap-
peler à son conseil privé.
» Vous connaissez la suite. La déci-
s-on prise par le Comité français de la
libération nationale de réunir l'Assem-
blée consultative. mon élection. et
.-non arrivée à Alger il y a une quin-
zaine de jours. »
— Quels sont vos projets ?
— Avant tout, mériter la confiance
que mes compatriotes ont placée en
moi et servir de mon mieux la démo-
rratie sans jamais sombrer dans la dé-
magogie qui est sa caricature ou le
Douvoir personnel, qui est sa négation.
— Il ne nous reste qu'à vous souhai-
ter de remplir, dans cet esprit, votre
mandat.
— J'espère le pouvoir, bien que je le
souhaite aussi de très courte durée
puisqu'il doit prendre fin quand la
France martyre aura recouvré sa liber-
té et sa souveraineté. G. D.
,Au fur et à mesure
que se rapproche l' heure H
La B.B.C. met en garde
le peuple de France
contre les manœuvres
0
naztes
Londres. — Dans son émission fran-
çaise d'hier soir, la B.B.C. a mis en
garde le peuple de France contre les
nouveaux procédés imaginés par l'occu-
pant : faux journaux clandestins, faux
ordres de mobilisation, faux actes de sa-
botage, etc.
Rappelant les faux numéros de « Com-
bat » ou de « Libération », qui ne cons-
tituent qu un hommage involontaire à la
vraie presse clandestine, le porte-parole
français a attiré l'attention de ses au-
diteurs sur un soi-disant acte de mobi-
lisation de l'armée clandestine. Ce do-
cument porte la triple entête de la Ré-
publique française, du Comité national
de la libération et du Conseil national
de la résistance. Sous la date du 27 août
1943. deux signatures : celle du géné-
ral de Gaulle et celle du général Giraud.
c Au fur et à mesure que se rappro-
che l'heure H, vous devez vous atten-
dre à voir se multiplier à profusion les
documents truqués », signale le spea-
ker. qui ajoute : c Pour éviter toute
confusion, nous vous rappelons que les
seules consignes auxquelles doit obéir un
Français sont celles qui lui sont ou qui
lui seront données, soit par le chef res-
ponsable et direct 4e l'organisation de
résistance à laquellé ils appartiennent,
soit par les voix 'autorisées françaises
et alliées.
» Mais notre avertissement ne porte
pas seulement sur l'avenir. Il intéresse
aussi — et d'une manière tragique —
le présent. Parmi les attentats qualifiés
de c terroristes » dont notre sol est le
théâtre, il est deux catégories : dans l'u-
ne se rangent les coups portés à la ma-
chine de guerre ennemie, qui sont ac-
complis par des patriotes, pour sauver
d'autres patriotes et pour hâter l'heure
de la - libération de la patrie.
» mais l'autre catégorie comprend cep
attentats qui entrainent Régulièrement la
mort de plusieurs patriotes et Qui sont
le fait des miliciens de Laval. La milice
de Laval, en effet, sert non à réprimer
le terrorisme, mais à l'organiser, non à
protéger les trains, mais à les faire dé-
railler, non à éteindre les incendies, mais
à les allumer, pour en rejeter finalement
la responsabilité sur les patriotes qui,
eux, réservent leurs coups à l'Alle-
mand. »
Lors de la prochaine conférence tripartite
, :,i
Roosevelt, Churchill et Staline
mettront au point trois importantes
- -. attaques contre l'Allemagne
Celles-ci auraient pour théâtres la Russie
la France, la Belgique, les Pays-Bas et les Balkans
- ; —
New-York. — D'après certaines infor-
mations' de source autorisée, l'Allemagne
subirait prochainement trois attaques im-
portantes qui auraient respectivement
pour théâtres la Russie, la France, la
Belgique, les Pays-Bas et les Balkans.
Le « World Télégraph » croit savoir
à ce sujet que la conférence Churchill-
Roosevelt-Staline. dont l'éventualité se
précise de plus en plus, aurait, entre
autres tâches à remplir, celle de « syn-
chroniser » ces. trois attaques.
Le général
George Marshall
serait nommé
commandant en chef
du second front
Washington. — Les quotidiens des
Etats-Unis font état de rumeurs suivant
lesquelles, au cours de la réunion des
chefs des trois puissances qui se tien-
drait bientôt à Moscou, on annoncerait
la nomination du général George Mar-
shall au poste de commandant en chef
du second front.
T* EN 1944
Des opérations d'envergure
détermineront l'issue
l, du conflit
déclare M. Robert Patterson
sous-secrétaire à la Guerre des U.S.A.
Washington. — Au cours d'une con-
férence de presse, M. Robert Patter-
Mn. sous-secrétaire à la Guerre a exa-
miné dans son exposé la situation mi-
litaire tells qu'elle se présentait ac-
tuellement sur les différents fronts :
« De durs combats nous attendent
encore, a-t-il dit notamment: l'année
prochaine sera décisive. Personne ne
peut prédire à quel point se terminera
la guerre, mais je suis certain que
Tannée 1944 verra naitre des opérations
d'envergure qui en détermineront l'is-
sue. »
M. Robert Patterson a ensuite déclaré
que l'occupation de l'ile de Leros par
les troupes allemandes n'avait pas, en
elle-même une grande importance mili-
taire. « Cette opération, a-t-il ajouté,
appurte une réponse significative à ceux
qui croyaient en l'usure de la volonté
de résistance allemande. »
Parlant ensuite de la bataille d'Italie,
« elle s'est transformée en un match
aux points, a-t-il dit. Elle ne devien-
dra probablement jamais une guerre de
mouvement. >
Une déclaration
de lord Halifax
L'issue du conflit
est peut-être
plus proche
que beaucoup
ne le pensent
Washington. — Lord Halifax, ambas-
sadeur de Grande-Bretagne, a déclaré
hier soir à la radio :
« Nous devons à tout prix résister
à la tention de fixer trop tôt la date
de la victoire en Europe. Au Jour de
cette victoire. Américains et Anglais,
nous dirigerons tout notre effort pour
en finir avec le Japon. Pour l'instant,
nous devons continuer à préparer c une
longue guerre ». C'est le meilleur moyen
d'abréger la guerre.
» L'issue du conflit est peut être plus
proche que beaucoup d'entre nous ne
le pensent, mais l'ennemi est encore fort.
Décidés comme nous le sommes, à être
vainqueurs et à être vainqueurs rapide-
ment, nous devons, pour atteindre ce
but, mettre en ligne tout ce dont nous
disposons. >
Dans le port de Copenhague
Les patriotes danois
font sauter
plusieurs navires
Stockholm. — Depuis la proclamation
de l'état d'alerte renforcée au Jutlanci,
samedi dernier, les patriotes danois s'ef-
forcent de détruire les communications
de cette région où l'Allemagne a massé
des troupes.
Dans le Jutland et dens le port de
Copenhague, plusieurs bateaux ont sau-
té ces derniers jours. L'enquête a établi
que les patriotes avaient réussi à fixer
au flanc des navires certain type de
c mines flottantes » qu'ils avaient pris
la précaution de transporter à la nage.
Consolidant leur tête de pont sur le Dniepr
• * - W* r • ;.
Les forces soviétiques ont pénétré
dans les faubourgs deiTcherkassy
En Ukraine, les Russes s'emparent de Lyubinovk
et d'Alexandra-Byelova
L
A\ bataille fait rage sur tout le
front de l'Ukraine où les forces
soviétiques ont livré hier d'âpres
combats, notamment au sud-
ouest de Dniepropetrovsk pour consoli-
der la tête de pont établie sur la rive
droite du Dniepr, à hauteur de Tcher-
kassy. Cette tête de pont a pu être
établie grâce à une brillante manœuvre
des guérillas et des troupes russes pa-
rachutées. Les guérillas dégagèrent le
terrain d'atterrissage nécessaire aux pa-
rachutistes et se joignirent à ces der-
niers pour, attaquer les arrières alle-
L'ennemi amena immédiatement des
renforts en tanks et en infanterie mo-
mands.
torisée et réussit à repousser les Rus-
ses dans les forêts. Or, c'est précisé-
ment ce que les Russes attendaient.
.L,II,.,. ;Ilr des forces de l'armée rouge
traversa alors le Dniepr phiis au süél--é"f
maîtrisa les faibles garnisons ennemies.
De nouveaux renforts russes traver-
sent en masse le fleuve pour appuyer
les unités aéro-portées. Une avant-gar-
de de ces forces tente de se frayer un
chemin à travers les obstacles naturels,
les casemates et les nids de mitrail-
leuses barrant les abords de Tcherkassy.
D'autres unités auraient dépassé la ville
et avanceraient' vers l'ouest. Les trou-
pes du Reich ont raidi leur résistance
afin d'empêcher l'extension de cette nou-
velle tête de pont.
Sur la partie nord du saillant, l'ar-
mée rouge a progressé jusqu'à la ri-
vière Pripet, renforçant ainsi la poche
qu'elle a créée entre les armées alleman-
des de l'Ukraine et celles de la Russie
blanche.
Plus au nord, les troupes du géné-
ral Rokossovski, venant de Rietchitsa,
ont effectué un nouveau bond dans la
région du cours inférieur du Pripet.
Dans ce secteur, neuf contre-attaques
ennemies ont été brisées.
A l'extrémité du front-oriental, dans
!a région de Nevel, les forces alleman-
des ont perdu du terrain sous la vio-
lente pression des troupes soviétiques,
COMMUNIQUE RUSSE
Moscou. — A l'intérieur de la boucle
du Dniepr et au sud-ouest de Dniepro-
petrovsli, nos troupes ont livré des com-
bats locaux et ont occupé Lyubinovk et
Alexandra-Byelova, points de résistance
allemands puissamment fortifiés.
Au sud de Krementëhoug, nos troupes
ont brisé la résistance ennemie après de
durs combats et ont occupé TJspenskava-
Dans la régiiA de Korystichev, nous
avons reppussé de puissantes contre-at-
taques et infligé de lotq'dEt pertes à
J'ennem1.. - 4
Au nord de Rietchitsa, nos troupes
ont avancé La Journée du 20 novembre
a coûté à l'ennemi, Sur J'ensemble du
front. _JJA.jlanKs_.et t S jt vjpn».
Violents combats
dans les faubourgs
de Tcherkassy
Moscpu. — La radio soviétique an-
nonce que les troupes soviétiques ont
réussi à pénétrer dans les faubourgs de
Icherkassy, où la lutte atteint son pa-
roxysme.
En pénétrant dans les faubourgs de
la ville, les troupes soviétiques font pe-
ser, de Jitomir à Nikopol, une nouvelle
menace sur l'armée von Manstein.
Moscou s'attend
à une recrudescence des combats
autour de Jitomir
Londres. — Selon des informations de
cource soviétique, on s'attend à Moscou
a une recrudescence des combats au-
tour de Jitomir où l'avance allemande
n'a été réalisée que grâce à de lourds
sacrifices en hommes et en unités blin-
dées. Ce premier échec local subi par
tes Russes depuis leur offensive d'été.
ué parait cependant pas devoir affecter
beaucoup la situation générale. Person-
Ire n'a jamais nié que les Allemands
soient encore en état de donner, ici ou
là, un vigoureux coup de boutoir, pour
st tire" d'affaire dans un moment dif-
ficile.
La reprise de Jitomir améliore la si-
tuation des Allemands, au moins pour
un temps, bien qu'ils se trouvent tou-
jours dans une position dangereuse. La
percée russe à l'ouest de Kiev, en s'é-
Jargissant toujours, menace, en effet,
de disloquer le front ennemi à la char-
nière essentielle.
Poursuivant sa progression
L'armée Montgomery
s'empare d'Agnone
p,osition-clé sur la route Isernia-Vasto
ARCHI, CASTEL-SAN-VINCEZO, PERANO
et ROCHETTA sont également occupés
0
'UN porte-parole officiel du G.Q.G.
allié. — Sur le front de la 8'
armée, au cours de la journée
d'hier, les troupes du général
Montgomery, poursuivant leur porgres-
sion, se sont emparées d'Archi, située
au confluent du Sangro et de l'Aven-
tino, ainsi quef, d'Agnone. Par la prise
de cette dernière ville, la 8 armée con-
trôle désormais la grande route laté-
rale qui s'étend de Vasto, sur l'Adria-
tique, à Forli, sur le versant nord des
Apennins, route d'une grande importan-
ce stratégique, car elle permet eux dif-
férentes unités de la 8 armée d'être
directement - reliées.
Plus au sud, les troupes du général
Montgomery ont réalisé une avance de
8 km. en direction de Castel-San-Vin-
cenzo et de Rochetta, situées à 15 km.
environ au nord-ouest d'isernia. Cette
avance oblige l'ennemi à retirer le gros
de ses forces de la rive sud du San-
gro. Selon un rapport, la 10 armée
allemande a, en effet, laissé seulement
un mince écran de troupes dans cette
région.
Sur le front de la 58 armée, aucun
événement important n'est à signaler.
Les pluies abondantes ont interdit à
l'armée du général Clark d'opérer des
mouvements de quelque importance.
COMMUNIQUE DU G.Q.G. ALLIE
TERRE. — De nouvelles et fortes pluies
sont tombées sur le front de la 8e ar-
mée. mais nos patrouilles ont été effec-
tuées avec succès et nous avons amélioré
nos positions. Le village d'Archi, situé à
environ 3 km. à l'est du Sangro, et les
hauteurs adjacentes ont été occupés par
nos troupes.
Les activités de patrouillas se poursui-
vent sur le front de la 50 armée, où
les conditions atmosphériques restent dé-
favorables.
La 8* armée a élargi ses positions sur
la rive sud du Sangro. Dans le centre,
En Nouvelle-Guinée
♦
Une grande bataille
est imminente
dans le secteur
de Finshaffen
Melbourne. — En lançant leur offen-
sive dans le secteur de Finshaffen, les
Australiens ont bénéficié d'un effet de
surprise complet. Des chars de 28 ton-
nes débarqués pendant la nuit ont sé-
rieusement appuyé la progression de l'in-
fanterie. Surmontant tous les obstacles
nos troupes ont progressé dé quelques
kilomètres et, après avoir atteint les ob-
jectifs désignés, elles se heurtent à pré-
sent à un ennemi qui a reçu de puis-
sants renforts et qui est retranché sur
des montagnes recouvertes d'une jungle
épaisse difficilement accessible. On s'at
tend à une violente bataille. Notre avia-
tion est très active et soutient vigoureu-
sement les troupes terrestres.
En Belgique
Le roi Léopold a protesté
contre la déportation
en Allemagne
de 500.000 Belges
Londres. — Dans un discours pronon-
cé à Harrogate, le baron de Marchienne,
ambassadeur de Belgique, a déclaré no-
tamment que le roi Léopold avait élevé
une protestation énergique contre la dé-
portation en Allemagne d'environ 500.000
Belges.
les troupes britanniques ont effectué une
avance de 12 km. et occupé Agnone, as-
surant ainsi leur emprise sur la route
qui relie Castiglione et Carovilli (Agnone
compte 9.000 habitants). Sur son flanc
gauche, la 8* armée a enregistré une
légère avance.
Dans le centre, les forces alliées ont
occupé Castel-San-Vincenzo et Rochctta.
Pour atteindre ces deux villages, la fi*
armée a traversé le Volturno en plu-
sieurs points. Aucun combat important
n'est signalé sur le front des troupes du
général Clark, où des duels d'artillerie
se sont déroulés nous de très fortes
pluies.
Le village d'Archi, dont l'occupation est
annoncée dans le communiqué, se trouve
à 10 km. environ à l'intérieur des terres.
AIR. — Très peu d'activité aérienne
au cours de la journée d'hier en raison
du mauvais temps. Dans la nuit du 19
au 20 novembre, nos avions d'assaut ont
attaqué du matériel roulant ennemi à
Padoue et à l'ouest de Ferrara. Un de
nos appareils est manquant.
(Lire la suite en deuxième page)
Résultat d'une pression allemande
Le maréchal Pétain
aurait démissionné
en faveur de Laval
* annonce l'agence Doméi
Alger. — Les rumeurs les plus diverses
continuent, de circuler relativement au
maréchal Pétain et à la crise traversée
par le gouvernement Laval. Dans l'or-
dre des faits, les indications ne se pré-
cisent guère. C'est ainsi xiue l'agence
japonaise Domeï annonce que le ma-
réchal aurait démissionné en faveur de
Laval. Cette décision serait le résultat
d'une pression allemande tendant à pré-
parer l'entrée en guerre de la France
contre la Russie.
Faisant état de dépêches reçues de
Berne, le journal suédois « Afton Dag
Bladet » précise qu'en tout cas, le ma-
réchal n'est plus le chef de l'Etat. La
nouvelle en serait parvenue en Suisse
par la voie des services de renseigne-
ments du mouvements de la Résistan-
ce. Quant à la population, elle aurait
été informée par des tracts. Le maréchal
Pétain serait toujours gardé à vue au
pavillon Bévigné.
Le bruit court, de même, que Laval
serait sur le point de quitter le pays
mais cette nouvelle parait prématurée.
On parle, en Suisse, d'une conférence
tenue à Paris et au cours de laquelie
les Allemands auraient suggéré que le
gouvernement ne fut pas tenu pour res-
ponsable de la sicurité du maréchal, La-
val aurait refusé de se ranger à cet avis,
dans la crainte de réactions populaires.
Les patriotes, en effet, profitent du dé-
sarroi actuel pour redoubler d'activité
et multiplier les actes de sabotage.
Une conférence
Pétain-von Rundstedt
Selon des informations transmises de
Suisse à l'agence AFI, le maréchal Pé-
tain aurait invité le maréchal von Rund-
stedt, commandant en chef des forces
allemandes en Europe occidentale, à ven-r
conférer avec lui. On rappelle, à ce pro-
pos, que Rundstedt a cessé d'être « per-
sona grata » auprès de Hitler. Il est/
de ceux à oui l'on prêtait, il y a quel-
que temps encore, l'intention de s'oppo-
ser au führer et de prendre la direc-
tion des affaires allemandes. Depuis
quelques jours, précise-t-on. il n'aurait
plus aucun rapport avec les officiers
placés sous ses ordres et 11 serait sur-
veillé de près par les agents d'Himml?r.
e Par ailleurs, plusieurs conseillers de
Laval auraient offert leur démission.
mais aucune n'aurait été acceptée, sauf
celle de M. Hubert Lagardelle, ministre
du Travail, dont les Allemands auraient
exigé le départ.
(Lire la suite en deuxième page)
L'incident
hispano-américain
au sujet des Philippines
n'aura pas de suite
Washington. - Le département d'E-
tat a chargé M. Carlton Hayes, am-
bassadeur des Etats-Unis à Madrid,
d'informer le comte Jordana, ministre
des Affaires étrangères d'Espagne, qu'il
icceptait au sujet de l'affaire des
philippines, l'explication donnée par le
gouvernement espagnol, suivant laquel-
le ce dernier aurait agi de bonne foi
et que son intention n'avait jamais été
de reconnaître le gouvernement Laurel.
Le gouvernement des Etats-Unis est
prêt, dans ces conditions, à ne donner
aucune suite à cette affaire.
Graves bagarres
à Tel-Aviv
Londres. — La radio de Londres an-
nonce que des bagarres se sont produi-
tes hier à Tel Aviv, en Palestine. Le
bureau britannique de la place a été
incendié par les manifestants. 30 per-
sonnes ont été blessées.
En mer Egée
L'ile de Samos
est toujours
aux mains des Anglais
Alger. — En contradiction avec la
nouvelle, lancée hier par le D.N.B., de
l'évacuation de Samos par les Britanni-
ques, l'amiral Staalw Aechter, rédacteur
naval de l'agence allemande « Yrantfb-
céan *, constate, ce matin, que la gran-
de ile de la mer Egée se trouve encore
aux mains des Anglais.
, EN FINLANDE
Le chargé d'affaires
des Etats-Unis
va gagner Stockholm
Stockholm. — Les correspondants des
journaux suédois à Helsinki annoncent
que M. Mac Kintosh, chargé d'affaires
(:es Etats-Unis en Finlande, va gagner
Stockholm.
Le « Svenska Dagbladet » considère
ce départ comme l'indice d'une non-
elle tension entre les U.S.A. et la Fin-
lande.
On sait que les membres de la léga-
t'on des Etats-Unis avaient quitté ut
capitale finnoiss au printemps dernier.
"Alger républicain"?
Un masque
qui ne s'ajuste pas au visage
D
ONC, « Alger-Républicain » livre 1' « Echo d'Alger » et ses col-
e orateurs au bras séculier. Impuissant à convaincre l'opinion,
TJl cdllteille à notre égard l'usage de la guillotine.
saTons dans queue mesure il a été manaate pour
r.Jli boaq e u reluisante, mais nous espérons fermement qu'il
/rosui'pe =. qu'aucune autorité responsable ne lui a confiée.
> >A nartvUfieV f*p Çession inexacte
U. 1 g\ijjre k que cela dans
l dK< 'al -Républicain »
ots- aec pto parfaitement
pafccusation,>«jnpijr de nous iden-
tifi le algérien, mais
e !ttM<~~n t t e B Snt).' Algérie a vécu de
bou fr^en out, et dans les mêmes
sentiments que nous, la même
épreuve. Elle a compris quelle était
l'attitude la mieux adaptée à
l'exécution de son devoir futur. El-
le se réservait pour agir — et elle
a agi dès que le moyen pratique
s'en est présenté.
Si, après le 8 novembre, nos lec-
teurs nous avaient désavoués, nous
nous en serions sans doute aperçu.
Surtout depuis la parution d' « Al-
ger-Républicain ». C'est le contrai-
re qui s'est produit. Nous ne te-
nons notre crédit que de la con-
fiance de l'opinion et non de l'a-
vis de M. Jacques Hébey et Cie.
Avec quelle fierté nous avons reçu
la seule récompense que nous sou-
haitions, celle des milliers d'amis
inconnus que sont nos lecteurs.
L'Espoir, arme de résistance
Ils sont nos amis parce que nous
avons soutenu leur espérance et
combattu énergiquement, par les
armes feutrées qui nous étaient
permises, « l'évangile de la défai-
te ». Nous avons été compris mê-
me à demi-mot, non seulement de
nos lecteurs, mais encore des ser-
vices de M. Marion qui ne cessè-
rent d'attirer les sévérités de la
censure sur notre éditorial et ses
ruses.
Il n'y a qu' « Alger-Républi-
cain » qui pousse l'incompréhen-
sion volontaire jusqu'à citer à no-
tre charge une phrase où nous
estimions que les promesses d'Hi-
tler sur l'Europe future organisée
par lui, « n'était qu'un beau rê-
ve ». On ne pouvait dire plus po-
liment que « l'Europe nouvelle »
était une affreuse blague !
Mais à quoi bon plaider la cau-
se de l'agneau devant le loup af-
famé ? « Alger-Républicain », qui
daigne reconnaître notre « relati-
ve indépendance », n'y voit qu'une
circonstance aggravante de nos
armes. Inféodés à la propagande
nazie, nous nous donnions, parait-
il, une petite allure frondeuse pour
mieux tromper les démocrates al-
gériens. Nous serions donc encore
plus coupables que les pirés des
collaborationnistes !
Au temps récent où les feuille-
tonnistes cherchaient dés « nè-
gres » pour écrire leurs romans
d'aventures, le gaillard qui a fait
cette trouvaille aurait pu se faire
une confortable situation.
Hélas pour la tenue d' « Alger-
Républicain » ! Voilà le degré
d'absurdité auquel est tombé cet
organe après quelques semaines
d'une vie confidentielle. 1
Le seul journal modèle
Mais le moraliste doit toujours
placer le bon exemple sous les yeux
du pécheur à qui reste ouverte la
voie du repentir public. Nous som-
mes donc conviés à confesser no-
tre erreur et à solliciter très hum-
blement l'indulgence de nos ju-
ges. « Alger-Républicain » ne sait
pas encore que son journal n'est
pas un tribunal, mais une simple
tribune au pied de laquelle le pas-
sant s'arrête rarement. Il croit
qu'en enflant la voix, comme le
camelot professionnel, il ameute-
ra la foule. Mais ce n'est, dans ce
cas aussi, « qu'un beau rêve ».
Pour nous convaincre de nos
turpitudes, « -Alger-Républicain »
nous donne en modèle « Oran-
Républicain ». Nous l'avions si bien
prévu hier que nous avions de-
vancé, l'argument et cité quelques
ëktraits des textes de notre con-
frère oranais. Ces citations dé-
montrent que, soumis au même
régime de presse, « Oran-Républi-
cain », dont nous ne soupçonnons
pas (e patriotisme, devait exécu-
ter tes mêmes consignes et qu'il
donnait en supplément des mar-
ques d'assentiment personnel as-
sez sensibles. Dans une large me-
sure, le journal-modèle obéissait
aux ordres dans ses reportages et
dans sa mise en pages. Si la place
nous fait défaut, les exemples ne
nous manquent pas !
Mais voilà le grand argument !
« Oran-Républicain » ne publiait
pas d'éditorial. Nous pensons, à
ce sujet, qu'il manquait peut-être
de collaborateur pour en écrire,
car il se fût ainsi épargné un dan-
ger bien pire que celui de tenter
d'exprimer, par des nuances, son
sentiment personnel.
Car il livrait aussi, sans aucune
réserve, la totalité de son papier
à la propagande de M. Marion.
Les services de presse se char-
geaient de fournir et d'imposer
des commentaires-maison — en
particulier à propos de « la re-
lève » — aux journaux discrets qui
croyaient défendre leur opinion
en la taisant et en se bornant à
diffuser la propagande de Vichy.
M. T A B A R 0 T, DIRECTEUR
D' « ORAN-R EPUBLICAIN »,
AVAIT SANS DOUTE APPRECIE
CET INCONVENIENT, PUISQU'IL
PROPOSA A M. RENE RICHARD,
NOTRE COLLABORATEUR POLI-
TIQUE, UN ARRANGEMENT PAR
LEQUEL « ORAN-REPUBLICAIN »
SERAIT MIS A MEME DE PU-
BLIER L'EDITORIAL DE L'« ECHO
D'ALGER », QUI LUI SERAIT TE-
LEGRAPHIE CHAQUE JOUR.
Notre confrère estimait donc né-
cessaire de contrebattre l'effet des
nouvelles qu'il publiait par un ar-
ticle de critique qui pouvait aver-
tir les lecteurs et les mettre en
garde. Il faisait confiance à M.
René Richard pour la plus délica-
te et la plus utile des missions,
sans doute parce qu'il estimait
que, dans 1' « Echo d'Alger », no-
tre ami réalisait ce qu'il souhai-
tait voir faire chez lui.
Si M. René Richard n'avait pas
décliné cette offre, « Oran-Répu-
blicain » aurait été compris dans
la liste de proscription. Et, du
coup, l'Algérie serait privée aujour-
d'hui du SEUL journal jugé digne
de paraître par « Alger-Républi-
cain » !
Il faut avouer que nos censeurs
sont malheureux dans le choix de
leurs exemples ! Celui qu'ils don-
nent du « Figaro » porte juste-
ment sur un journal auquel René
Richard a été attaché par une
longue collaboration. Oui, les
moyens employés par ce grand
confrère ont été habile et effi-
caces. Notre rédacteur * politique
s'est souvent inspiré de l'exemple"
de M. Wladimir d'Ormesson, qui
a su si bien jouer d'un vague
compliment — miroir à alouettes
— pour exprimer d'utiles vérités.
Les proportions étant gardées,
l' « Echo d'Alger » peut se récla-
mer de ce grand exemple.
0
Notre accusateur qualifie notre
journal « d'affaire commerciale ».
L'équilibre des comptes est pour-
tant la première condition de l'in-
dépendance. Il permet d'échapper
aux besoins d'autres ressources.
Notre publication s'appuie sur le
crédit que nous accordent nos lec-
teurs, selon la saine doctrine du
journalisme honnête. La concep-
tion de certains « confrères » est
peut-être différente, quand elle se
réalise dans l'astucieuse création
d'un organe vraiment commercial
comme le « Journal des Maires de
France » qui exploitait très profi-
tablement la vanité naïve des édi-
les campagnards.
C
« Aucun collaborateur d' « Al-
ger-Républicain » n'a jamais man-
gé à la gamelle hitlérienne », dé-
clare le papier d'hier. Nous l'es-
pérons bien. Mais les auteurs de
cette affirmation peuvent-ils l'é-
tendre en nous garantissant qu'au-
cun d'entre eux ne s'est jamais
associé à la propagande de Vi-
chy ?
« Alger-Republicain » choisit si
malheureusement ses exemples que
nous lui conseillons une stricte
prudence:
POUR EPURER, IL FAUT SE
SERVIR D'UN FILTRE QUI NE
SOIT PAS TROUBLE.
Au bal masqué
L'échec rend méchant et « le
bouillon » aigre, « Alger-Républi-
cain » n'a pas conquis l'opinion
d'Alger, sans doute parce qu'il n'a
de républicain que le titre. Ne pou-
vant convaincre, ces journalistes
appellent le gendarme à leur se-
cours. Ils se donnent une attitude
qu'ils croient devoir inspirer la
êufntt. Et rien n'est pWs furieux
qu'un terroriste qui ne xait pas
peur.
Pourquoi, bien qu'employant des
moyens d'intimidation éprouvés,
« Alger-Républicain » rate-t-il ses
effets de terreur ? C'est qu'il évo-
que l'image, non pas d'un journal,
mais d'un bat masqué. Chacun se
composa un personnage de héros,
mais le peu que l'on sait sur les
inconnus qui le rédigent sous le
masque de multiples pseudonymes,
ne semble pas cadrer avec l'emploi
qu'ils prétendent jouer dans la
farce.
Ni républicain, dans l'esprit
qu'un siècle de démocratie fran-
çaise a introduit dans nos lois et
dans nos mœurs, ni patriote, selon
la seule définition valable du pa-
triotisme qui exige le sacrifice to-
tal des passions de clan au salut
de la nation. « Alger-Républicain »
dément les espoirs que nous avions
mis dans son beau titre.
Pour ceux qui ont toujours lut-
té dans les rangs de la démocratie
et qui ent défendu la France les
armes à la main, la lecture de ce
journal inspire un regret qui tient
dans ce soupir : « Que la Républi-
que était belle quand elle était
républicaine ! »
Mais nous voulons croire que les
hemmes responsables, qui vont al-
ler bientôt au rendez-vous de la
France, sauront donner à notre
grand pays, accablé sous les coups
de l'ennemi, une figure politique
fidèle à sa rayonnante image.
L'ECHO D'ALGER.
Ce sont les appétits
des grandes nations
qui sont à la base de toutes les guerres
écrit le journal turc « ULUS »
« Permettre un retour de la tyrannie, ce serait
préparer une nouvelle guerre mondiale »
Ankara. — Dans un article Intitulé
« La guerre et l'après-guerre », le jour-
r.al « Ulus » rappelle les déceptions de
ceux qui espéraient en 1918, que, dès
la cessation des hostilités, la vie re-
prendrait automatiquement son cours
I-ormai.
c La même erreur, écrit-il, n'est pas
a craindre dans cette seconde guerre
mondiale, mais ce qu'il faudra éviter,
ce sont les troubles qui risquent d'écla-
ter en Europe à la fin du conflit. Cer-
tains préconisent l'utilisation de la for-
te pour parer à l'anarchie. D'autres,
plus sages à notre avis, veulent en
chercher le remède dans des améliora-
Jons substantielles, économiques et so-
ciales, telles que la lutte contre la fa-
mine et la reconstruction des pays dé-
vastés. » 1
Soulignant ensuite la nécessité abso-
lue du libéralisme pour le maintien de
la paix, l'« Ulus » poursuit :
« Ce sont les appétits des grandes
nations qui sont à la base de toutes
:fll guerres. Jamais une puissance n'a
connu la paix véritable au détriment
DERNIÈRE MINUTE,
Au nord de Rietchitsa
les Russes ont atteint
tes rives de la Bérésina
*
Moscou Id'Harold King, correspon-
dant de Reuter). — Les patrouilles so-
viétiques opérant au nord de Rietchitsa
ont atteint les rives de la Bérésina.
Deux colonnes russes- convergent vers
Mosyr, l'une avançant le long de la
voie ferrée de Rimm à Rietchitsa, et
l'autre remontant la vallée du Pripet.
Au sud de Kiev, la pression exercée
par les Allemands conserve sa puissan-
ce. A l'est de Jitomir, les troupes de
t U.R.S.S. semblent maintenant combat-
tre sur des positions situées à 30 ou 40
kilomètres de la ville.
I de ses voisins plus faibles, tandis que
toujours, les petits pays ont poursuivi
leur évolution en dépit de la contrainte
qui pouvait s'exercer sur eux. Permet-
tre un retour de la tyrannie, ce serait
1 réparer une nouvelle guerre mondia-
le. »
Algérie-Soir Magazine
PUBLIE CE MATIN:
0 FAIRE LA GUERRE EN LA
DOMINANT, par Max - Pol
FOUCRET.
< NEW-YORK EN UNIFORME,
par Paul BRINGUIER.
< LA VIE A BORD D'UN POR-
TE - AVIONS DE SA MA-
JESTE, par Elliot PERKINS.
W GUERRE ET DIPLOMATIE,
par SAINT-FLORENT et P.
de MARANDE.
e Les rubriques habituelles.
tb LES PAGES DE SPORTS.
< UNE CARTE de\la FRONTIERE
RUSSO-ALLEMANDE.
W Et LE SOLEIL SE LEVA DEUX
FOIS, nouvelle, de l'oflicier
aviateur X.
8 PAGES MAGAZINE : 2 FRANCS
LE FRONT DE LA RESISTANCE
La situation des Allemands
en France est de plus en plus
difficile
Londres. — Le sabotage systématique
des moyens de communication, les raids
aériens des alliés, la guérilla, enfin, la
pression exercée sur les fonctionnaires
rendent de plus en plus difficile la situa-
tion des Allemands en France. Les na-
zis essayent de réagir en mettant en
œuvre tout un réssau d'espionnage et
en constituant. de faux groupes de par-
tisans récemment démasqués par la pres-
se clandestine. s
Attentats et sabotages
Un barrage a sauté à Chalon-sur-Saô-
ne. Les effets sont tels que les vedettes
rapides ne peuvent plus être mises -i
l'eau, comme elles 1 étaient auparavant
pour gagner le Rhône ou la Méditerra-
LIée. C'était ia tioisième tentative de
sabotage du burrage qui, cette fois, a été
couronnée de succès.
Le transformateur des établissements
métallurgiques Ôlleer à Clermont-Fer-
rand a sauté.
Le mécontentement grandit dans la
région minière d Aies. On signale des
grèves et des sabotages de ventilateurs
à Saint-Martin et à Martinet.
Message d'un groupe
de patriotes
« Les patriotes français qui prennent
le maquis ont besoin de vivre. Aussi
(ont-Hs, des expéditions destinées à leur
procurer des cartes d'alimentation in-
dispensables. C'est ce qu'ils firent dans
le village de M. Ils cambriolèrent la
mairie et laissèrent en partant, à l'a-
dresse des habitants, un message ainsi
conçu :
« Cette nuit nous sommes venus cher-
cher dans votre mairie les feuiUes d'a-
limentation qui' étaient déposées. Ne
criez pas « au vol ». ou « au crime ».
Non, car nous ne sommes pas des
gangsters.
» Il n'y a pas « vol », mais récupé-
ration.
» Nous sommes des patriotes. et nous
venons, au nom du Comité régional du
front national, afin d'assurer les moyens
d'existence de tous nos frères français
qui refusent de partir en Allemagne, et
pour aider les autres camarades qui
meurent de faim dans les camps et les
prisons allemandes
» Ces cartes d'alimentation aideront
les patriotes à vivre caches en atten-
dant le moment de la libération. »
Laval aurait reçu
un « mystérieux émissaire »
Madrid. — Le corresoondant du jour-
nal c A.B.C. ». à Paris, se fait l'écho
ce rumeurs circulant dans la capitale,
.;elon lesquelles Laval aurait reçu un
c mystérieux émissaire. qui lui aurait
affirmé « qu'il était de son dfvoir de
nommer un ministre de l'Intérieur ca-
pable de combattre efficacement le ter-
lorismc. »
LONDRES. — Au cours de ces derniers
jours. la flotte et l'aviation soviétiques ont
coulé en mer Noire deux transport alle-
mands totalisant 4.500 tonnes, deux cotres
d'escorte, une péniche de débarquement.
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LUNDI
22
NOVEMBRE
» 1943 -
'32e ANNEE
NI, 12.124
L'ordre, d'ailleurs fort peu troublé
ayant été rétabli à Beyrouth
Le Comité de la libération
a pris des dispositions pour régler
aussi rapidement et complètement que possible
S'incident libanais
M. Bechara Khoury, président
de la République, est rétabli dans
ses fonctions.
Les anciens ministres en fonction
le 8 novembre et qui avaient été
arrêtés vont être libérés.
Des négociations ouvertes par le général Catroux
avec le gouvernement syrien
permettront d'harmoniser le mandat de la France
et le régime d'indépendance promis aux Etats du Levant
Alger. — Ainsi qu'on l'a appris par
un communiqué spécial, le Comité fran-
çais de la libération nationale s'est réu-
ni hier matin. Le caractère inopiné de
cette séance s'explique assurément par
la volonté animant le pouvoir central
de régler aussi rapidement et complète-
mcnt que possible le problème libanais.
L'ordre, d'ailleurs fort peu troublé,
ayant été rétabli à Beyrouth, le Comi-
té a, sans doute, estimé que cet inci-
dent local ne devait fournir de prétex-
te ayant la moindre apparence de vali-
dité au développement de difficultés in-
teralliées. Non qu'il ait, en l'occurrence,
aliéné sa liberté d'action car, ainsi que
le constatent les milieux politiques, les
solutions qu'il a adoptées sont absolu-
ment dans la ligne de celles qu'il avait
toujours envisaeées. et, loin de s'expri-
mer dans une communication diploma-
tique quelconque, elles sont portées par
les voies normales à la connaissance de
l'opinion nationale et mondiale, comme
pour toutes les questions de ressort pu-
rement français.
Sur proposition du général Catroux
M. Bechara Khoury est rétabli
dans ses fonctions
L'ordre régnant à nouveau au Liban,
et sur la proposition du général Ca-
troux, le Comité a décidé de rétablir
dans ses fonctions M. Bechara Khoury,
président de la République, et d'inviter
son représentant en mission à négocier
avec lui les mesures nécessaires au ré-
tablissement de la vie constitutionnelle.
Ainsi, après une interruption provoquée
par l'initiative de Riad Sohl, le Jeu de
la Constitution va reprendre son cours,
dans le cadre du mandat qu'exerce la
France au nom de la S.D.N. et qu'elle
n'entend remettre qu'à celle-ci ou à
tout organisme successeur légitime.
Dans le même temps, M. Helleu. dé-
légué plénipotentiaire, viendra rendre
compte à Alger des circonstances qui
ont noué la crise. Sans doute, son dé-
placement tendra-t-il à apaiser l'atmos-
phère, en raison des reproches qui lui
ont été faits d'avoir manqué de la sou-
plesse indispensable en des conJonctu-
res délicates. Encore que, dit-on dans
les milieux politiques, les procureurs ne
soient pas toujours en cette affaire
d'une parfaite sérénité et que le gé-
néral Spears, par exemple, chef de la
mission britannique, n'ait pas témoigné,
de son côté, de la compréhension qui
aurait été de rigueur. Quoiqu'il en eoit,
le Comité a tenu à compléter son in-
formation avec une objectivité totale et
la venue de M. Helleu y concourra cer-
tainement.
Les anciens ministres libanais
vont être libérés
D'autre part, pour ne laisser subsis-
ter aucune possibilité de malentendu
— si malentendu il y eut — les an-
ciens ministres libanais en fonction le
8 novembre seront libérés. Ce n'est pas
dife certes, estime-t-on, que ces-mê-
mes hommes, et notamment Riad Sohl,
doivent se retrouver au gouvernement.
Le président de la République, qui a
la charge de restaurer la normalité cons-
titutionnelle en liaison avec le général
Catroux, ne peut manquer en effet de
tirer la leçon d'événements dont les res-
ponsabilités originelles sont évidentes.
Tout ceci, considéré comme acquis,
dans un esprit de mutuelle compréhen-
sion, on veut le croire, le Comité de
la libération n'a pas pensé devoir dif-
férer davantage la recherche de la so-
lution qui mettra en harmonie le ré-
gime du mandat confié à la France et
celui de l'indépendance promise par la
France aux Etats du Levant, parce que
tel est, de longue date, le sentiment
des responsables français. M. Helleu,
lorsqu'il rallia Beyrouth après son der-
nier voyage à Alger, était porteur d'ins-
tructions en ce sens.
Négociations prochaines
avec les représentants syriens
Mais aussi parce qu'il a voulu mar-
quer incontinent que les incidents sou-
levés au Liban ne le détournaient en
aucune façon ni de ses buts, ni de ses
engagements, et comme l'attitude de la
Syrie au cours des dernières semaines,
malgré l'agitation proche, a été rien
moins qu'exemplaire, le Comité a vou-
lu confirmer hautement que des négo-
ciations commenceraient sans délai à
cette fin avec les représentants de ce
pays. *
La même procédure s'engagera avec
le gouvernement de Beyrouth dès que
le rétablissement de la vie constitu-
tionnelle au Liban le permettra. Ainsi,
l'autorité française a-t-elle conscience de
faire face à ses responsabilités inter-
nationales dans le respect et la dignité
des peuples et le maintien de sa sou-
veraineté.
(Lire la suite en deuxième page)
Avec M. de Villèle
d l .I f d JI A L d J' D'
■ ..-~cléléQu.é-de Jj|js.-.de..Ja ..Réunion f
L
A nomination de M .Pierre Bloch,
au poste de délégué général à
l'Intérieur, a apporté deux mo-
difications au sein de l'Assem-
blée consultative provisoire. '.-
D'abord, l'élection d'un nouveau se-
crétaire ; ensuite, un remaniement du
bureau de la France d'outre-mer - re-
maniement qui a permis à M. de Vil-
le-le, délégué de la Réunion, d'occuper
l'un des deux sièges de vice-président
de le, commission.
Issu d'une très vieille famille fran-
çaise, qui fête cette année le cent cin-
quantième anniversaire de son arrivée
dans l'Ile, M. de Villèle a été élu le 7
octobre dernic-r par le Conseil général à
une majorité écrasante. Son activité
politique ? Il n'en a pas et n'en a ja-
mais eue.
« Je ne suis pas venu ici. nous dit-
il, pour faire de la politique. Au cours
de ma vie, je n'ai jamais été ni élec-
Le front - yougoslave
La ville de Foca
en Bosnie
est occupée
par les patriotes
Dans l'île de Cherso
les attaques allemandes
sont repousses
Le Caire. — Dans le sud-est de la
Bosnie, la ville de Foca a été occupée,
tandis qu'en Bosnie centrale les Alle-
mands ont déclenché une puissante of-
fensive contre les territoires récemment
libérés.
En Dalmatie, les unités du Ier corps
dalmate poursuivent avec succès leurs
opérations offensives.
1 Dans l'île de Cherso, toutes les atta-
ques allemandes ont été repoussées.
Enfin, dans le Monténéero, dans les
vallées de Zeta et de Moraca, de durs
combats se poursuivent et l'ennemi su-
bit de lourdes pertes.
La Turquie
est disposée
à rendre effectif
son traité
avec la Grande-Bretagne
annonce M. Menemendjuglou
Ankara. — M. Menemendjoglou. mi-
nistre turc des Affaires étrangeres. a
iuformé le gouvernement britannique
que le gouvernement turc était disposé
à rendre effectif le traité existant en-
ire la 'Grande-Bretagne et la Turquie.
En Angleterre
Le prochain discours
du trône ébauchera
un vaste programme
d'après-guerre
Londres, - Selon le rédacteur politi-
que de l'agence Britanova, le prochain
discours du trône qui sera prononcé a
l'occasion de la reprise des débats par-
lementaires, ébauchera un vaste pro-
gramme portant sur les problèmes de
l'après-guerre, notamment l'application
du plan Beveridge.
ANKARA. — Un navire de guerre acheté
par le gouvernement turc a 18 Grande..
Bretagne est arrivé à Alexandrie.
WASHINGTON. — Durant le mois d'oc-
tobre, les usines aéronautiques américaines
ont construit 8.632 appareils.
teur, ni candidat, et je ne suis, pour
l'heure. ni député, ni sénateur.
» Par contre, sur le plan économique,
J'ai souvent défendu les intérêts des
planteurs dont le sucre et le rhum sont
ies ressources principales. C'est ainsi
qu en 1937, j'ai été désigné par eux
pour participer à la conférence, tenue
à Paris, pour le renouvellement du con-
tingentement de sucre.
— Pensez-vous que la population
bourbonnaise eut eu clairement cons-
cience du malheur qui a frappé la
France en '1939 ?
— Sans doute. La meilleure des-preu-
ves est que beaucoup de patriotes fu-
rent inquiétés pour leurs activités anti-
collaborationnistes ; moi-même, je fus
arrêté et conduit à fond de cale à Ma-
uagascar pour y être interné.
» A la libération de l'ile par les trou-
ves britanniques, je revins à la Réu-
nion avec le général Legentilhomme,
alors haut-commissaire dans l'océan
Indien, et me mis immédiatement à la
disposition du gouverneur, M. Capa-
gerry, qui me fit l'honneur de m'ap-
peler à son conseil privé.
» Vous connaissez la suite. La déci-
s-on prise par le Comité français de la
libération nationale de réunir l'Assem-
blée consultative. mon élection. et
.-non arrivée à Alger il y a une quin-
zaine de jours. »
— Quels sont vos projets ?
— Avant tout, mériter la confiance
que mes compatriotes ont placée en
moi et servir de mon mieux la démo-
rratie sans jamais sombrer dans la dé-
magogie qui est sa caricature ou le
Douvoir personnel, qui est sa négation.
— Il ne nous reste qu'à vous souhai-
ter de remplir, dans cet esprit, votre
mandat.
— J'espère le pouvoir, bien que je le
souhaite aussi de très courte durée
puisqu'il doit prendre fin quand la
France martyre aura recouvré sa liber-
té et sa souveraineté. G. D.
,Au fur et à mesure
que se rapproche l' heure H
La B.B.C. met en garde
le peuple de France
contre les manœuvres
0
naztes
Londres. — Dans son émission fran-
çaise d'hier soir, la B.B.C. a mis en
garde le peuple de France contre les
nouveaux procédés imaginés par l'occu-
pant : faux journaux clandestins, faux
ordres de mobilisation, faux actes de sa-
botage, etc.
Rappelant les faux numéros de « Com-
bat » ou de « Libération », qui ne cons-
tituent qu un hommage involontaire à la
vraie presse clandestine, le porte-parole
français a attiré l'attention de ses au-
diteurs sur un soi-disant acte de mobi-
lisation de l'armée clandestine. Ce do-
cument porte la triple entête de la Ré-
publique française, du Comité national
de la libération et du Conseil national
de la résistance. Sous la date du 27 août
1943. deux signatures : celle du géné-
ral de Gaulle et celle du général Giraud.
c Au fur et à mesure que se rappro-
che l'heure H, vous devez vous atten-
dre à voir se multiplier à profusion les
documents truqués », signale le spea-
ker. qui ajoute : c Pour éviter toute
confusion, nous vous rappelons que les
seules consignes auxquelles doit obéir un
Français sont celles qui lui sont ou qui
lui seront données, soit par le chef res-
ponsable et direct 4e l'organisation de
résistance à laquellé ils appartiennent,
soit par les voix 'autorisées françaises
et alliées.
» Mais notre avertissement ne porte
pas seulement sur l'avenir. Il intéresse
aussi — et d'une manière tragique —
le présent. Parmi les attentats qualifiés
de c terroristes » dont notre sol est le
théâtre, il est deux catégories : dans l'u-
ne se rangent les coups portés à la ma-
chine de guerre ennemie, qui sont ac-
complis par des patriotes, pour sauver
d'autres patriotes et pour hâter l'heure
de la - libération de la patrie.
» mais l'autre catégorie comprend cep
attentats qui entrainent Régulièrement la
mort de plusieurs patriotes et Qui sont
le fait des miliciens de Laval. La milice
de Laval, en effet, sert non à réprimer
le terrorisme, mais à l'organiser, non à
protéger les trains, mais à les faire dé-
railler, non à éteindre les incendies, mais
à les allumer, pour en rejeter finalement
la responsabilité sur les patriotes qui,
eux, réservent leurs coups à l'Alle-
mand. »
Lors de la prochaine conférence tripartite
, :,i
Roosevelt, Churchill et Staline
mettront au point trois importantes
- -. attaques contre l'Allemagne
Celles-ci auraient pour théâtres la Russie
la France, la Belgique, les Pays-Bas et les Balkans
- ; —
New-York. — D'après certaines infor-
mations' de source autorisée, l'Allemagne
subirait prochainement trois attaques im-
portantes qui auraient respectivement
pour théâtres la Russie, la France, la
Belgique, les Pays-Bas et les Balkans.
Le « World Télégraph » croit savoir
à ce sujet que la conférence Churchill-
Roosevelt-Staline. dont l'éventualité se
précise de plus en plus, aurait, entre
autres tâches à remplir, celle de « syn-
chroniser » ces. trois attaques.
Le général
George Marshall
serait nommé
commandant en chef
du second front
Washington. — Les quotidiens des
Etats-Unis font état de rumeurs suivant
lesquelles, au cours de la réunion des
chefs des trois puissances qui se tien-
drait bientôt à Moscou, on annoncerait
la nomination du général George Mar-
shall au poste de commandant en chef
du second front.
T* EN 1944
Des opérations d'envergure
détermineront l'issue
l, du conflit
déclare M. Robert Patterson
sous-secrétaire à la Guerre des U.S.A.
Washington. — Au cours d'une con-
férence de presse, M. Robert Patter-
Mn. sous-secrétaire à la Guerre a exa-
miné dans son exposé la situation mi-
litaire tells qu'elle se présentait ac-
tuellement sur les différents fronts :
« De durs combats nous attendent
encore, a-t-il dit notamment: l'année
prochaine sera décisive. Personne ne
peut prédire à quel point se terminera
la guerre, mais je suis certain que
Tannée 1944 verra naitre des opérations
d'envergure qui en détermineront l'is-
sue. »
M. Robert Patterson a ensuite déclaré
que l'occupation de l'ile de Leros par
les troupes allemandes n'avait pas, en
elle-même une grande importance mili-
taire. « Cette opération, a-t-il ajouté,
appurte une réponse significative à ceux
qui croyaient en l'usure de la volonté
de résistance allemande. »
Parlant ensuite de la bataille d'Italie,
« elle s'est transformée en un match
aux points, a-t-il dit. Elle ne devien-
dra probablement jamais une guerre de
mouvement. >
Une déclaration
de lord Halifax
L'issue du conflit
est peut-être
plus proche
que beaucoup
ne le pensent
Washington. — Lord Halifax, ambas-
sadeur de Grande-Bretagne, a déclaré
hier soir à la radio :
« Nous devons à tout prix résister
à la tention de fixer trop tôt la date
de la victoire en Europe. Au Jour de
cette victoire. Américains et Anglais,
nous dirigerons tout notre effort pour
en finir avec le Japon. Pour l'instant,
nous devons continuer à préparer c une
longue guerre ». C'est le meilleur moyen
d'abréger la guerre.
» L'issue du conflit est peut être plus
proche que beaucoup d'entre nous ne
le pensent, mais l'ennemi est encore fort.
Décidés comme nous le sommes, à être
vainqueurs et à être vainqueurs rapide-
ment, nous devons, pour atteindre ce
but, mettre en ligne tout ce dont nous
disposons. >
Dans le port de Copenhague
Les patriotes danois
font sauter
plusieurs navires
Stockholm. — Depuis la proclamation
de l'état d'alerte renforcée au Jutlanci,
samedi dernier, les patriotes danois s'ef-
forcent de détruire les communications
de cette région où l'Allemagne a massé
des troupes.
Dans le Jutland et dens le port de
Copenhague, plusieurs bateaux ont sau-
té ces derniers jours. L'enquête a établi
que les patriotes avaient réussi à fixer
au flanc des navires certain type de
c mines flottantes » qu'ils avaient pris
la précaution de transporter à la nage.
Consolidant leur tête de pont sur le Dniepr
• * - W* r • ;.
Les forces soviétiques ont pénétré
dans les faubourgs deiTcherkassy
En Ukraine, les Russes s'emparent de Lyubinovk
et d'Alexandra-Byelova
L
A\ bataille fait rage sur tout le
front de l'Ukraine où les forces
soviétiques ont livré hier d'âpres
combats, notamment au sud-
ouest de Dniepropetrovsk pour consoli-
der la tête de pont établie sur la rive
droite du Dniepr, à hauteur de Tcher-
kassy. Cette tête de pont a pu être
établie grâce à une brillante manœuvre
des guérillas et des troupes russes pa-
rachutées. Les guérillas dégagèrent le
terrain d'atterrissage nécessaire aux pa-
rachutistes et se joignirent à ces der-
niers pour, attaquer les arrières alle-
L'ennemi amena immédiatement des
renforts en tanks et en infanterie mo-
mands.
torisée et réussit à repousser les Rus-
ses dans les forêts. Or, c'est précisé-
ment ce que les Russes attendaient.
.L,II,.,. ;Ilr des forces de l'armée rouge
traversa alors le Dniepr phiis au süél--é"f
maîtrisa les faibles garnisons ennemies.
De nouveaux renforts russes traver-
sent en masse le fleuve pour appuyer
les unités aéro-portées. Une avant-gar-
de de ces forces tente de se frayer un
chemin à travers les obstacles naturels,
les casemates et les nids de mitrail-
leuses barrant les abords de Tcherkassy.
D'autres unités auraient dépassé la ville
et avanceraient' vers l'ouest. Les trou-
pes du Reich ont raidi leur résistance
afin d'empêcher l'extension de cette nou-
velle tête de pont.
Sur la partie nord du saillant, l'ar-
mée rouge a progressé jusqu'à la ri-
vière Pripet, renforçant ainsi la poche
qu'elle a créée entre les armées alleman-
des de l'Ukraine et celles de la Russie
blanche.
Plus au nord, les troupes du géné-
ral Rokossovski, venant de Rietchitsa,
ont effectué un nouveau bond dans la
région du cours inférieur du Pripet.
Dans ce secteur, neuf contre-attaques
ennemies ont été brisées.
A l'extrémité du front-oriental, dans
!a région de Nevel, les forces alleman-
des ont perdu du terrain sous la vio-
lente pression des troupes soviétiques,
COMMUNIQUE RUSSE
Moscou. — A l'intérieur de la boucle
du Dniepr et au sud-ouest de Dniepro-
petrovsli, nos troupes ont livré des com-
bats locaux et ont occupé Lyubinovk et
Alexandra-Byelova, points de résistance
allemands puissamment fortifiés.
Au sud de Krementëhoug, nos troupes
ont brisé la résistance ennemie après de
durs combats et ont occupé TJspenskava-
Dans la régiiA de Korystichev, nous
avons reppussé de puissantes contre-at-
taques et infligé de lotq'dEt pertes à
J'ennem1.. - 4
Au nord de Rietchitsa, nos troupes
ont avancé La Journée du 20 novembre
a coûté à l'ennemi, Sur J'ensemble du
front. _JJA.jlanKs_.et t S jt vjpn».
Violents combats
dans les faubourgs
de Tcherkassy
Moscpu. — La radio soviétique an-
nonce que les troupes soviétiques ont
réussi à pénétrer dans les faubourgs de
Icherkassy, où la lutte atteint son pa-
roxysme.
En pénétrant dans les faubourgs de
la ville, les troupes soviétiques font pe-
ser, de Jitomir à Nikopol, une nouvelle
menace sur l'armée von Manstein.
Moscou s'attend
à une recrudescence des combats
autour de Jitomir
Londres. — Selon des informations de
cource soviétique, on s'attend à Moscou
a une recrudescence des combats au-
tour de Jitomir où l'avance allemande
n'a été réalisée que grâce à de lourds
sacrifices en hommes et en unités blin-
dées. Ce premier échec local subi par
tes Russes depuis leur offensive d'été.
ué parait cependant pas devoir affecter
beaucoup la situation générale. Person-
Ire n'a jamais nié que les Allemands
soient encore en état de donner, ici ou
là, un vigoureux coup de boutoir, pour
st tire" d'affaire dans un moment dif-
ficile.
La reprise de Jitomir améliore la si-
tuation des Allemands, au moins pour
un temps, bien qu'ils se trouvent tou-
jours dans une position dangereuse. La
percée russe à l'ouest de Kiev, en s'é-
Jargissant toujours, menace, en effet,
de disloquer le front ennemi à la char-
nière essentielle.
Poursuivant sa progression
L'armée Montgomery
s'empare d'Agnone
p,osition-clé sur la route Isernia-Vasto
ARCHI, CASTEL-SAN-VINCEZO, PERANO
et ROCHETTA sont également occupés
0
'UN porte-parole officiel du G.Q.G.
allié. — Sur le front de la 8'
armée, au cours de la journée
d'hier, les troupes du général
Montgomery, poursuivant leur porgres-
sion, se sont emparées d'Archi, située
au confluent du Sangro et de l'Aven-
tino, ainsi quef, d'Agnone. Par la prise
de cette dernière ville, la 8 armée con-
trôle désormais la grande route laté-
rale qui s'étend de Vasto, sur l'Adria-
tique, à Forli, sur le versant nord des
Apennins, route d'une grande importan-
ce stratégique, car elle permet eux dif-
férentes unités de la 8 armée d'être
directement - reliées.
Plus au sud, les troupes du général
Montgomery ont réalisé une avance de
8 km. en direction de Castel-San-Vin-
cenzo et de Rochetta, situées à 15 km.
environ au nord-ouest d'isernia. Cette
avance oblige l'ennemi à retirer le gros
de ses forces de la rive sud du San-
gro. Selon un rapport, la 10 armée
allemande a, en effet, laissé seulement
un mince écran de troupes dans cette
région.
Sur le front de la 58 armée, aucun
événement important n'est à signaler.
Les pluies abondantes ont interdit à
l'armée du général Clark d'opérer des
mouvements de quelque importance.
COMMUNIQUE DU G.Q.G. ALLIE
TERRE. — De nouvelles et fortes pluies
sont tombées sur le front de la 8e ar-
mée. mais nos patrouilles ont été effec-
tuées avec succès et nous avons amélioré
nos positions. Le village d'Archi, situé à
environ 3 km. à l'est du Sangro, et les
hauteurs adjacentes ont été occupés par
nos troupes.
Les activités de patrouillas se poursui-
vent sur le front de la 50 armée, où
les conditions atmosphériques restent dé-
favorables.
La 8* armée a élargi ses positions sur
la rive sud du Sangro. Dans le centre,
En Nouvelle-Guinée
♦
Une grande bataille
est imminente
dans le secteur
de Finshaffen
Melbourne. — En lançant leur offen-
sive dans le secteur de Finshaffen, les
Australiens ont bénéficié d'un effet de
surprise complet. Des chars de 28 ton-
nes débarqués pendant la nuit ont sé-
rieusement appuyé la progression de l'in-
fanterie. Surmontant tous les obstacles
nos troupes ont progressé dé quelques
kilomètres et, après avoir atteint les ob-
jectifs désignés, elles se heurtent à pré-
sent à un ennemi qui a reçu de puis-
sants renforts et qui est retranché sur
des montagnes recouvertes d'une jungle
épaisse difficilement accessible. On s'at
tend à une violente bataille. Notre avia-
tion est très active et soutient vigoureu-
sement les troupes terrestres.
En Belgique
Le roi Léopold a protesté
contre la déportation
en Allemagne
de 500.000 Belges
Londres. — Dans un discours pronon-
cé à Harrogate, le baron de Marchienne,
ambassadeur de Belgique, a déclaré no-
tamment que le roi Léopold avait élevé
une protestation énergique contre la dé-
portation en Allemagne d'environ 500.000
Belges.
les troupes britanniques ont effectué une
avance de 12 km. et occupé Agnone, as-
surant ainsi leur emprise sur la route
qui relie Castiglione et Carovilli (Agnone
compte 9.000 habitants). Sur son flanc
gauche, la 8* armée a enregistré une
légère avance.
Dans le centre, les forces alliées ont
occupé Castel-San-Vincenzo et Rochctta.
Pour atteindre ces deux villages, la fi*
armée a traversé le Volturno en plu-
sieurs points. Aucun combat important
n'est signalé sur le front des troupes du
général Clark, où des duels d'artillerie
se sont déroulés nous de très fortes
pluies.
Le village d'Archi, dont l'occupation est
annoncée dans le communiqué, se trouve
à 10 km. environ à l'intérieur des terres.
AIR. — Très peu d'activité aérienne
au cours de la journée d'hier en raison
du mauvais temps. Dans la nuit du 19
au 20 novembre, nos avions d'assaut ont
attaqué du matériel roulant ennemi à
Padoue et à l'ouest de Ferrara. Un de
nos appareils est manquant.
(Lire la suite en deuxième page)
Résultat d'une pression allemande
Le maréchal Pétain
aurait démissionné
en faveur de Laval
* annonce l'agence Doméi
Alger. — Les rumeurs les plus diverses
continuent, de circuler relativement au
maréchal Pétain et à la crise traversée
par le gouvernement Laval. Dans l'or-
dre des faits, les indications ne se pré-
cisent guère. C'est ainsi xiue l'agence
japonaise Domeï annonce que le ma-
réchal aurait démissionné en faveur de
Laval. Cette décision serait le résultat
d'une pression allemande tendant à pré-
parer l'entrée en guerre de la France
contre la Russie.
Faisant état de dépêches reçues de
Berne, le journal suédois « Afton Dag
Bladet » précise qu'en tout cas, le ma-
réchal n'est plus le chef de l'Etat. La
nouvelle en serait parvenue en Suisse
par la voie des services de renseigne-
ments du mouvements de la Résistan-
ce. Quant à la population, elle aurait
été informée par des tracts. Le maréchal
Pétain serait toujours gardé à vue au
pavillon Bévigné.
Le bruit court, de même, que Laval
serait sur le point de quitter le pays
mais cette nouvelle parait prématurée.
On parle, en Suisse, d'une conférence
tenue à Paris et au cours de laquelie
les Allemands auraient suggéré que le
gouvernement ne fut pas tenu pour res-
ponsable de la sicurité du maréchal, La-
val aurait refusé de se ranger à cet avis,
dans la crainte de réactions populaires.
Les patriotes, en effet, profitent du dé-
sarroi actuel pour redoubler d'activité
et multiplier les actes de sabotage.
Une conférence
Pétain-von Rundstedt
Selon des informations transmises de
Suisse à l'agence AFI, le maréchal Pé-
tain aurait invité le maréchal von Rund-
stedt, commandant en chef des forces
allemandes en Europe occidentale, à ven-r
conférer avec lui. On rappelle, à ce pro-
pos, que Rundstedt a cessé d'être « per-
sona grata » auprès de Hitler. Il est/
de ceux à oui l'on prêtait, il y a quel-
que temps encore, l'intention de s'oppo-
ser au führer et de prendre la direc-
tion des affaires allemandes. Depuis
quelques jours, précise-t-on. il n'aurait
plus aucun rapport avec les officiers
placés sous ses ordres et 11 serait sur-
veillé de près par les agents d'Himml?r.
e Par ailleurs, plusieurs conseillers de
Laval auraient offert leur démission.
mais aucune n'aurait été acceptée, sauf
celle de M. Hubert Lagardelle, ministre
du Travail, dont les Allemands auraient
exigé le départ.
(Lire la suite en deuxième page)
L'incident
hispano-américain
au sujet des Philippines
n'aura pas de suite
Washington. - Le département d'E-
tat a chargé M. Carlton Hayes, am-
bassadeur des Etats-Unis à Madrid,
d'informer le comte Jordana, ministre
des Affaires étrangères d'Espagne, qu'il
icceptait au sujet de l'affaire des
philippines, l'explication donnée par le
gouvernement espagnol, suivant laquel-
le ce dernier aurait agi de bonne foi
et que son intention n'avait jamais été
de reconnaître le gouvernement Laurel.
Le gouvernement des Etats-Unis est
prêt, dans ces conditions, à ne donner
aucune suite à cette affaire.
Graves bagarres
à Tel-Aviv
Londres. — La radio de Londres an-
nonce que des bagarres se sont produi-
tes hier à Tel Aviv, en Palestine. Le
bureau britannique de la place a été
incendié par les manifestants. 30 per-
sonnes ont été blessées.
En mer Egée
L'ile de Samos
est toujours
aux mains des Anglais
Alger. — En contradiction avec la
nouvelle, lancée hier par le D.N.B., de
l'évacuation de Samos par les Britanni-
ques, l'amiral Staalw Aechter, rédacteur
naval de l'agence allemande « Yrantfb-
céan *, constate, ce matin, que la gran-
de ile de la mer Egée se trouve encore
aux mains des Anglais.
, EN FINLANDE
Le chargé d'affaires
des Etats-Unis
va gagner Stockholm
Stockholm. — Les correspondants des
journaux suédois à Helsinki annoncent
que M. Mac Kintosh, chargé d'affaires
(:es Etats-Unis en Finlande, va gagner
Stockholm.
Le « Svenska Dagbladet » considère
ce départ comme l'indice d'une non-
elle tension entre les U.S.A. et la Fin-
lande.
On sait que les membres de la léga-
t'on des Etats-Unis avaient quitté ut
capitale finnoiss au printemps dernier.
"Alger républicain"?
Un masque
qui ne s'ajuste pas au visage
D
ONC, « Alger-Républicain » livre 1' « Echo d'Alger » et ses col-
e orateurs au bras séculier. Impuissant à convaincre l'opinion,
TJl cdllteille à notre égard l'usage de la guillotine.
saTons dans queue mesure il a été manaate pour
r.Jli boaq e u reluisante, mais nous espérons fermement qu'il
/rosui'pe =. qu'aucune autorité responsable ne lui a confiée.
> >A nartvUfieV f*p Çession inexacte
U. 1 g\ijjre k que cela dans
l dK< 'al -Républicain »
ots- aec pto parfaitement
pafccusation,>«jnpijr de nous iden-
tifi le algérien, mais
e !ttM<~
bou fr^en out, et dans les mêmes
sentiments que nous, la même
épreuve. Elle a compris quelle était
l'attitude la mieux adaptée à
l'exécution de son devoir futur. El-
le se réservait pour agir — et elle
a agi dès que le moyen pratique
s'en est présenté.
Si, après le 8 novembre, nos lec-
teurs nous avaient désavoués, nous
nous en serions sans doute aperçu.
Surtout depuis la parution d' « Al-
ger-Républicain ». C'est le contrai-
re qui s'est produit. Nous ne te-
nons notre crédit que de la con-
fiance de l'opinion et non de l'a-
vis de M. Jacques Hébey et Cie.
Avec quelle fierté nous avons reçu
la seule récompense que nous sou-
haitions, celle des milliers d'amis
inconnus que sont nos lecteurs.
L'Espoir, arme de résistance
Ils sont nos amis parce que nous
avons soutenu leur espérance et
combattu énergiquement, par les
armes feutrées qui nous étaient
permises, « l'évangile de la défai-
te ». Nous avons été compris mê-
me à demi-mot, non seulement de
nos lecteurs, mais encore des ser-
vices de M. Marion qui ne cessè-
rent d'attirer les sévérités de la
censure sur notre éditorial et ses
ruses.
Il n'y a qu' « Alger-Républi-
cain » qui pousse l'incompréhen-
sion volontaire jusqu'à citer à no-
tre charge une phrase où nous
estimions que les promesses d'Hi-
tler sur l'Europe future organisée
par lui, « n'était qu'un beau rê-
ve ». On ne pouvait dire plus po-
liment que « l'Europe nouvelle »
était une affreuse blague !
Mais à quoi bon plaider la cau-
se de l'agneau devant le loup af-
famé ? « Alger-Républicain », qui
daigne reconnaître notre « relati-
ve indépendance », n'y voit qu'une
circonstance aggravante de nos
armes. Inféodés à la propagande
nazie, nous nous donnions, parait-
il, une petite allure frondeuse pour
mieux tromper les démocrates al-
gériens. Nous serions donc encore
plus coupables que les pirés des
collaborationnistes !
Au temps récent où les feuille-
tonnistes cherchaient dés « nè-
gres » pour écrire leurs romans
d'aventures, le gaillard qui a fait
cette trouvaille aurait pu se faire
une confortable situation.
Hélas pour la tenue d' « Alger-
Républicain » ! Voilà le degré
d'absurdité auquel est tombé cet
organe après quelques semaines
d'une vie confidentielle. 1
Le seul journal modèle
Mais le moraliste doit toujours
placer le bon exemple sous les yeux
du pécheur à qui reste ouverte la
voie du repentir public. Nous som-
mes donc conviés à confesser no-
tre erreur et à solliciter très hum-
blement l'indulgence de nos ju-
ges. « Alger-Républicain » ne sait
pas encore que son journal n'est
pas un tribunal, mais une simple
tribune au pied de laquelle le pas-
sant s'arrête rarement. Il croit
qu'en enflant la voix, comme le
camelot professionnel, il ameute-
ra la foule. Mais ce n'est, dans ce
cas aussi, « qu'un beau rêve ».
Pour nous convaincre de nos
turpitudes, « -Alger-Républicain »
nous donne en modèle « Oran-
Républicain ». Nous l'avions si bien
prévu hier que nous avions de-
vancé, l'argument et cité quelques
ëktraits des textes de notre con-
frère oranais. Ces citations dé-
montrent que, soumis au même
régime de presse, « Oran-Républi-
cain », dont nous ne soupçonnons
pas (e patriotisme, devait exécu-
ter tes mêmes consignes et qu'il
donnait en supplément des mar-
ques d'assentiment personnel as-
sez sensibles. Dans une large me-
sure, le journal-modèle obéissait
aux ordres dans ses reportages et
dans sa mise en pages. Si la place
nous fait défaut, les exemples ne
nous manquent pas !
Mais voilà le grand argument !
« Oran-Républicain » ne publiait
pas d'éditorial. Nous pensons, à
ce sujet, qu'il manquait peut-être
de collaborateur pour en écrire,
car il se fût ainsi épargné un dan-
ger bien pire que celui de tenter
d'exprimer, par des nuances, son
sentiment personnel.
Car il livrait aussi, sans aucune
réserve, la totalité de son papier
à la propagande de M. Marion.
Les services de presse se char-
geaient de fournir et d'imposer
des commentaires-maison — en
particulier à propos de « la re-
lève » — aux journaux discrets qui
croyaient défendre leur opinion
en la taisant et en se bornant à
diffuser la propagande de Vichy.
M. T A B A R 0 T, DIRECTEUR
D' « ORAN-R EPUBLICAIN »,
AVAIT SANS DOUTE APPRECIE
CET INCONVENIENT, PUISQU'IL
PROPOSA A M. RENE RICHARD,
NOTRE COLLABORATEUR POLI-
TIQUE, UN ARRANGEMENT PAR
LEQUEL « ORAN-REPUBLICAIN »
SERAIT MIS A MEME DE PU-
BLIER L'EDITORIAL DE L'« ECHO
D'ALGER », QUI LUI SERAIT TE-
LEGRAPHIE CHAQUE JOUR.
Notre confrère estimait donc né-
cessaire de contrebattre l'effet des
nouvelles qu'il publiait par un ar-
ticle de critique qui pouvait aver-
tir les lecteurs et les mettre en
garde. Il faisait confiance à M.
René Richard pour la plus délica-
te et la plus utile des missions,
sans doute parce qu'il estimait
que, dans 1' « Echo d'Alger », no-
tre ami réalisait ce qu'il souhai-
tait voir faire chez lui.
Si M. René Richard n'avait pas
décliné cette offre, « Oran-Répu-
blicain » aurait été compris dans
la liste de proscription. Et, du
coup, l'Algérie serait privée aujour-
d'hui du SEUL journal jugé digne
de paraître par « Alger-Républi-
cain » !
Il faut avouer que nos censeurs
sont malheureux dans le choix de
leurs exemples ! Celui qu'ils don-
nent du « Figaro » porte juste-
ment sur un journal auquel René
Richard a été attaché par une
longue collaboration. Oui, les
moyens employés par ce grand
confrère ont été habile et effi-
caces. Notre rédacteur * politique
s'est souvent inspiré de l'exemple"
de M. Wladimir d'Ormesson, qui
a su si bien jouer d'un vague
compliment — miroir à alouettes
— pour exprimer d'utiles vérités.
Les proportions étant gardées,
l' « Echo d'Alger » peut se récla-
mer de ce grand exemple.
0
Notre accusateur qualifie notre
journal « d'affaire commerciale ».
L'équilibre des comptes est pour-
tant la première condition de l'in-
dépendance. Il permet d'échapper
aux besoins d'autres ressources.
Notre publication s'appuie sur le
crédit que nous accordent nos lec-
teurs, selon la saine doctrine du
journalisme honnête. La concep-
tion de certains « confrères » est
peut-être différente, quand elle se
réalise dans l'astucieuse création
d'un organe vraiment commercial
comme le « Journal des Maires de
France » qui exploitait très profi-
tablement la vanité naïve des édi-
les campagnards.
C
« Aucun collaborateur d' « Al-
ger-Républicain » n'a jamais man-
gé à la gamelle hitlérienne », dé-
clare le papier d'hier. Nous l'es-
pérons bien. Mais les auteurs de
cette affirmation peuvent-ils l'é-
tendre en nous garantissant qu'au-
cun d'entre eux ne s'est jamais
associé à la propagande de Vi-
chy ?
« Alger-Republicain » choisit si
malheureusement ses exemples que
nous lui conseillons une stricte
prudence:
POUR EPURER, IL FAUT SE
SERVIR D'UN FILTRE QUI NE
SOIT PAS TROUBLE.
Au bal masqué
L'échec rend méchant et « le
bouillon » aigre, « Alger-Républi-
cain » n'a pas conquis l'opinion
d'Alger, sans doute parce qu'il n'a
de républicain que le titre. Ne pou-
vant convaincre, ces journalistes
appellent le gendarme à leur se-
cours. Ils se donnent une attitude
qu'ils croient devoir inspirer la
êufntt. Et rien n'est pWs furieux
qu'un terroriste qui ne xait pas
peur.
Pourquoi, bien qu'employant des
moyens d'intimidation éprouvés,
« Alger-Républicain » rate-t-il ses
effets de terreur ? C'est qu'il évo-
que l'image, non pas d'un journal,
mais d'un bat masqué. Chacun se
composa un personnage de héros,
mais le peu que l'on sait sur les
inconnus qui le rédigent sous le
masque de multiples pseudonymes,
ne semble pas cadrer avec l'emploi
qu'ils prétendent jouer dans la
farce.
Ni républicain, dans l'esprit
qu'un siècle de démocratie fran-
çaise a introduit dans nos lois et
dans nos mœurs, ni patriote, selon
la seule définition valable du pa-
triotisme qui exige le sacrifice to-
tal des passions de clan au salut
de la nation. « Alger-Républicain »
dément les espoirs que nous avions
mis dans son beau titre.
Pour ceux qui ont toujours lut-
té dans les rangs de la démocratie
et qui ent défendu la France les
armes à la main, la lecture de ce
journal inspire un regret qui tient
dans ce soupir : « Que la Républi-
que était belle quand elle était
républicaine ! »
Mais nous voulons croire que les
hemmes responsables, qui vont al-
ler bientôt au rendez-vous de la
France, sauront donner à notre
grand pays, accablé sous les coups
de l'ennemi, une figure politique
fidèle à sa rayonnante image.
L'ECHO D'ALGER.
Ce sont les appétits
des grandes nations
qui sont à la base de toutes les guerres
écrit le journal turc « ULUS »
« Permettre un retour de la tyrannie, ce serait
préparer une nouvelle guerre mondiale »
Ankara. — Dans un article Intitulé
« La guerre et l'après-guerre », le jour-
r.al « Ulus » rappelle les déceptions de
ceux qui espéraient en 1918, que, dès
la cessation des hostilités, la vie re-
prendrait automatiquement son cours
I-ormai.
c La même erreur, écrit-il, n'est pas
a craindre dans cette seconde guerre
mondiale, mais ce qu'il faudra éviter,
ce sont les troubles qui risquent d'écla-
ter en Europe à la fin du conflit. Cer-
tains préconisent l'utilisation de la for-
te pour parer à l'anarchie. D'autres,
plus sages à notre avis, veulent en
chercher le remède dans des améliora-
Jons substantielles, économiques et so-
ciales, telles que la lutte contre la fa-
mine et la reconstruction des pays dé-
vastés. » 1
Soulignant ensuite la nécessité abso-
lue du libéralisme pour le maintien de
la paix, l'« Ulus » poursuit :
« Ce sont les appétits des grandes
nations qui sont à la base de toutes
:fll guerres. Jamais une puissance n'a
connu la paix véritable au détriment
DERNIÈRE MINUTE,
Au nord de Rietchitsa
les Russes ont atteint
tes rives de la Bérésina
*
Moscou Id'Harold King, correspon-
dant de Reuter). — Les patrouilles so-
viétiques opérant au nord de Rietchitsa
ont atteint les rives de la Bérésina.
Deux colonnes russes- convergent vers
Mosyr, l'une avançant le long de la
voie ferrée de Rimm à Rietchitsa, et
l'autre remontant la vallée du Pripet.
Au sud de Kiev, la pression exercée
par les Allemands conserve sa puissan-
ce. A l'est de Jitomir, les troupes de
t U.R.S.S. semblent maintenant combat-
tre sur des positions situées à 30 ou 40
kilomètres de la ville.
I de ses voisins plus faibles, tandis que
toujours, les petits pays ont poursuivi
leur évolution en dépit de la contrainte
qui pouvait s'exercer sur eux. Permet-
tre un retour de la tyrannie, ce serait
1 réparer une nouvelle guerre mondia-
le. »
Algérie-Soir Magazine
PUBLIE CE MATIN:
0 FAIRE LA GUERRE EN LA
DOMINANT, par Max - Pol
FOUCRET.
< NEW-YORK EN UNIFORME,
par Paul BRINGUIER.
< LA VIE A BORD D'UN POR-
TE - AVIONS DE SA MA-
JESTE, par Elliot PERKINS.
W GUERRE ET DIPLOMATIE,
par SAINT-FLORENT et P.
de MARANDE.
e Les rubriques habituelles.
tb LES PAGES DE SPORTS.
< UNE CARTE de\la FRONTIERE
RUSSO-ALLEMANDE.
W Et LE SOLEIL SE LEVA DEUX
FOIS, nouvelle, de l'oflicier
aviateur X.
8 PAGES MAGAZINE : 2 FRANCS
LE FRONT DE LA RESISTANCE
La situation des Allemands
en France est de plus en plus
difficile
Londres. — Le sabotage systématique
des moyens de communication, les raids
aériens des alliés, la guérilla, enfin, la
pression exercée sur les fonctionnaires
rendent de plus en plus difficile la situa-
tion des Allemands en France. Les na-
zis essayent de réagir en mettant en
œuvre tout un réssau d'espionnage et
en constituant. de faux groupes de par-
tisans récemment démasqués par la pres-
se clandestine. s
Attentats et sabotages
Un barrage a sauté à Chalon-sur-Saô-
ne. Les effets sont tels que les vedettes
rapides ne peuvent plus être mises -i
l'eau, comme elles 1 étaient auparavant
pour gagner le Rhône ou la Méditerra-
LIée. C'était ia tioisième tentative de
sabotage du burrage qui, cette fois, a été
couronnée de succès.
Le transformateur des établissements
métallurgiques Ôlleer à Clermont-Fer-
rand a sauté.
Le mécontentement grandit dans la
région minière d Aies. On signale des
grèves et des sabotages de ventilateurs
à Saint-Martin et à Martinet.
Message d'un groupe
de patriotes
« Les patriotes français qui prennent
le maquis ont besoin de vivre. Aussi
(ont-Hs, des expéditions destinées à leur
procurer des cartes d'alimentation in-
dispensables. C'est ce qu'ils firent dans
le village de M. Ils cambriolèrent la
mairie et laissèrent en partant, à l'a-
dresse des habitants, un message ainsi
conçu :
« Cette nuit nous sommes venus cher-
cher dans votre mairie les feuiUes d'a-
limentation qui' étaient déposées. Ne
criez pas « au vol ». ou « au crime ».
Non, car nous ne sommes pas des
gangsters.
» Il n'y a pas « vol », mais récupé-
ration.
» Nous sommes des patriotes. et nous
venons, au nom du Comité régional du
front national, afin d'assurer les moyens
d'existence de tous nos frères français
qui refusent de partir en Allemagne, et
pour aider les autres camarades qui
meurent de faim dans les camps et les
prisons allemandes
» Ces cartes d'alimentation aideront
les patriotes à vivre caches en atten-
dant le moment de la libération. »
Laval aurait reçu
un « mystérieux émissaire »
Madrid. — Le corresoondant du jour-
nal c A.B.C. ». à Paris, se fait l'écho
ce rumeurs circulant dans la capitale,
.;elon lesquelles Laval aurait reçu un
c mystérieux émissaire. qui lui aurait
affirmé « qu'il était de son dfvoir de
nommer un ministre de l'Intérieur ca-
pable de combattre efficacement le ter-
lorismc. »
LONDRES. — Au cours de ces derniers
jours. la flotte et l'aviation soviétiques ont
coulé en mer Noire deux transport alle-
mands totalisant 4.500 tonnes, deux cotres
d'escorte, une péniche de débarquement.
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