Titre : L'Écho d'Alger : journal républicain du matin
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1937-11-09
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327596899
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 67558 Nombre total de vues : 67558
Description : 09 novembre 1937 09 novembre 1937
Description : 1937/11/09 (A26,N9957). 1937/11/09 (A26,N9957).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Francophone... Collection numérique : Bibliothèque Francophone Numérique
Description : Collection numérique : Zone géographique :... Collection numérique : Zone géographique : Afrique du Nord et Moyen-Orient
Description : Collection numérique : Thème : Les droits de... Collection numérique : Thème : Les droits de l'homme
Description : Collection numérique : Littérature Collection numérique : Littérature
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k7585956v
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-10396
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/11/2013
268 ANNÉE - N° 9957
MARDI 9 NOVEMBRE 1937
, *
TT M tBLtJH! SW ! M H H t1t ta M M
Il ECHO D'ALGER
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A une forte majorité
LE CONSEIL NATIONAL S.F.I.O.
FAIT CONFIANCE A SES DÉLÉGUÉS
AU GOUVERNEMENT CHAUTEMPS
Pour s'efforcer de mettre à exécution
les décisions du - Congrès de Marseille
------- "-.
M. Léon Blum en conversation très animée
Paris, 8 novembre. — Le Conseil na-
tional socialiste a adopté la motion fi-
nale que voici :
« Le Conseil national constate que la
victoire du Parti socialiste aux élections
cantonales, caractérisée par un gain de
155 sièges, a apporté la consécration po-
pulaire à l'œuvre de réformes et de
paix du gouvernement à direction so-
cialiste.
» Il proclame sa fidélité indéfectible
au programme et à la politique du
Rassemblement populaire.
» Il entend que soit poursuivie l'ap-
plication de la résolution de Marseille.
» Il affirme la nécessité de réaliser
les réformes nouvelles : retraite des
vieux travailleurs, caisse des calamités
agricoles, fonds national de chômage;
et d'étendre les bénéfices des allocations
familiales aux petits exploitants agri-
coles.
» Mais il souligne qu'il est vain de
- -Jlamer ces réalisations, si l'on recule
devant les moyens de les accomplir.
» Il souhaite que toutes les organisa-
tions adhérant au Front populaire se
convainquent de la nécessité d'aller jus-
LA POLITIQUE
L'ESPRIT
RÉALISTE
Paris, 8 novembre. — Cette fois,
c'en est fini — du moins on peut le
croire — avec les consult-tions des
partis. S'en est-on payé, cette année,
des congrès, des conseils ! En a-t-on
discuté et voté des motions, à Lille, à
Paris, à Nice. Quelle débauche, quelle
orgie d'éloquence et pourtant la cam-
pagne électorale était encore toute ré-
cente. Mais les parlementaires repassent,
chaque jour plus nombreux, au Luxem-
bourg et au Palais-Bourbon et, déjà,
les membres du gouvernement délibèrent.
Après avoir beaucoup parlé, il va fal-
loir, comme toujours, recommencer à
travailler. Voulons-nous avancer que
tous ces débats dont le dernier, celui
du Conseil national S.F.I.O., a pris fin
seulement au milieu de la nuit dernière,
auront été inutiles ? Pas le moins du
monde. Tout au contraire, estimons-nous
que si parfois, les assises de parti se
bornent à des manifestations rituelles,
partant demeurent vides de substance,
le congrès radical de Lille et le Conseil
national S.F.I.O. qui vient de se clore
ont revêtu, en plus d'une particulière
importance, une signification incontesta-
ble. Nous ne pensons rien exagérei, sur-
tout rien déformer des événements en
disant qu'ici et là l'esprit réaliste a souf-
flé, et si fort qu'il l'a emporté. Nous
prévoyions l'issue du Conseil national
S.F.I.O., comme nous avions prévu
celle du congrès radical. C est entendu :
on n'est pas complètement d'accord sur
les modalités de la carrière à fournir
en commun. Les uns trouvent que l'on
est allé trop vite et qu'il faut, en rai-
son. précisément, de cette vitesse acqui-
se. freiner le plus possible ; les autres,
qui ne redoutent rien tant que l'immo-
bilité, trouvent que l'on va trop lente-
ment. On le dit, chacun de son côté.
puis l'on rentre au bercail, tout simple-
ment parce que, pour l'instant, il n'y a
pas autre chose à faire.
Ajouterons-nous que cette tendance
au réalisme est plus sensible, plus exac-
tement, plus nouvelle chez les S.F.I.O.
que chez les radicaux ? Les radicaux
suivent plus volontiers leurs chefs, sur-
tout quand ces chefs sont d'accord pour
leur demander la même chose. Chez les
socialistes, il y a plus d'indépendance.
Les militants sont même près des élus.
Or, la nuit dernière, les mandats ont
fait bloc sur la motion Séverac et, de
toute évidence, l'assemblée se montra
plus conciliante qu'elle ne le fut jamais,
à Marseille notamment. On finit par
s'apercevoir un peu dans tous les milieux
que ce n'est pas facile de gouverner.
Et cela, c'est un progrès.
FRANCISQUE LAURENT.
qu'à des réformes telles que : contrôle
du crédit, nationalisation des assuran-
ces et d'entreprises monopolisées et pro-
ductrices énumérées par la motion de
Marseille
» Le Conseil national déclare que le
Earti socialiste ne laissera pas toucher
à la loi de quarante heures, ni aux au-
tres lois sociales conquises par le Front
populaire, et qu'il ne saurait s'associer
à une politique qui constituerait un re-
tour à la méthode dite de « déflation »
qui aboutirait à réduire le pouvoir d'a-
chat des masses et, par voie de consé-
quence, à appauvrir les classes moyen-
nes.
» Le Conseil national fait confiance
aux camarades délégués au gouverne-
ment pour s'efforcer de mettre en œu-
vre la politique ainsi définie qui per-
mettrait de donner au Front populaire
l'élan nouveau que le pays attend.
» Le Parti socialiste, en continuant
sa propagande, fera tout "pour préparer
et pousser plus avant cet élan. »
Un amendement Zyromski
A ce texte, M. Zyromski proposa l'a-
mendement suivant :
« Cet élan qui se traduira par la
constitution d'un gouvernement qui se-
ra l'expression la plus exacte des forces
du monde du travail. »
Une motion
de Marceau Pivert
M. 'Marceau Pivert donna lecture
d'une déclaration dans laquelle il de-
mandait notamment le départ des mi-
nistres socialistes du gouvernement.
Le vote
La Înotion rapportée par M. Séve-
rac obtint 3.498 voix ; l'amendement
de M. Zyromski, 978, et la motion de
M. Marceau Pivert, 909. Abstentions, 85.
On adopta, enfin, à l'unanimité, la
motion disant :
« Le Conseil national compte sur les
représentants du parti au gouverne-
ment pour assurer l'exécution de la
motion de Marseille sur la question de
l'Espagne. »
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feuilleton
Tempête
sentimentale
L'émouvant roman de
Courth s-Ma hler
III
INSURRECTION
EN AMÉRIQUE CENTRALE
le général Gonzalès
envahit le Nicaragua
à la tête d'une armée
LE MOUVEMENT
SERAIT APPUYÉ
PAR LE HONDURAS
Managua, 8 novembre. — Des infor-
mations parvenues à la capitale du Ni-
caragua annoncent que le général re-
belle Simon Gonzalès, ami du général
Sandino, tué lors d'un mouvement in-
surrectionnel qu'il avait fomenté al 1934,
a franchi la frontière du Honduras et
envahi le territoire du Nicaragua, à la
tête d'une armée de rebelles.
Des combats ont été engagés.
On a trouvé sur les corps des chets
rebelles tués au cours des engagements
des documents qui prouvent que le mou-
vement du général Simon Gonzalès est
armé et appuyé par le gouvernement du
Honduras.
SOUS L'IMPULSION
DE M. ALBERT SARRAUT
La Conférence de coordination
arrête les mesures urgentes
à prendre en Afrique du Nord
Elle siégera jusqu'à jeudi
pour - épuiser - son programme --
Le programme
de la conférence
Paris, 8 novembre. — M. Albert Sar-
raut, ministre d'Etat chargé de la coor-
dination des affaires de l'Afrique du
Nord, communique :
« La conférence de coordination des
problèmes de l'Afrique du Nord a tenu
ce matin et cet après-midi sous la pré-
sidence de M. Albert Sarraut deux séan-
ces auxquelles assistaient avec M. Le
Beau, gouverneur général de l'Algérie, le
général Noguès, résident au Maroc et
M. Guillon, résident général en Tunisie;
M. Aubaud, sous-secrétaire d'Etat à l'in-
térieur ; M. de Saint-Quentin, directeur
au Ministère des affaires étrangères et
M. Peigne, directeur des affaires algé-
riennes.
» Les séances ont été consacrées à la
détermination de solutions pratiques et
promptes envisagées par un program-
me de réalisation établi par M. Albert
Sarraut. Ce programme concerne à côté
des questions intéressant la sécurité gé-
nérale, les mesures urgentes appelées
par la disette en Afrique du Nord, l'or-
ganisation de la politique de l'eau, la
situation économique et financière, l'en-
seignement et l'hygiène des populations
africaines et les projets relatifs à leur
participation aux emolois publics et aux
organismes représentatifs.
» L'examen de ces diverses questions
sera poursuivi dans des séances du ma-
tin et du soir qui seront tenues jusqu'à
jeudi prochain. »
M. Albert Carraut
De source anglaise
L'ITALIE RETIRE
SES TROUPES D'ESPAGNE
Le gros de l'infanterie est parti
11 Rome se préparerait
"à chasser un plus gros gibier"
Londres, 8 novembre. — Le corres-
pondant du « News Chronicle » à Pa-
ris, écrit :
« L'Italie retire ses troupes d'Espa-
gne. Le mouvement a commencé il y à
environ trois semaines et le gros de
l'infanterie italienne a déjà quitté la
péninsule. Cette information a sa sour-
ce dans des rapports dignes de foi re-
çus ces jours derniers dans les milieux
officiels français.
» Seule d'ailleurs l'infanterie est re-
tirée ; les tanks, l'artillerie et l'avia-
tion, ainsi que les techniciens italiens
restent en Espagne.
» La décision italienne semble avoir
été prise au début de la présente série
de réunions du comité de non-inter-
vention. Elle a été suivie par la décla-
ration qu'il n'y avait que 40.000 volon-
taires italiens en Espagne.
» Les véritables raisons du retrait
sont :
» Que le général Franco depuis l'é-
croulement du front basque n'a plus
besoin de l'infanterie italienne et serait
fort aise de s'en débarrasser ;
» Que les développements possibles
en Europe centrale et ailleurs rendent
dangereux pour M. Mussolini de main-
tenir des forces considérables sur un
champ de bataille aussi lointrotn. La
signature du pacte anticommuniste de
Rome marque le tournant des prépara-
tions fascistes pour chasser un plus
gros gibier que les républicains espa-
gnols. »
LA GUERRE D'ESPAGNE
AVANCE DES RÉPUBLICAINS
A ESPINOSA DE HENARES
A Majorque, les Italiens
commanderaient en fait
Le général Aranda, le principal auteur de la victoire nationaliste de Gijon,
est salué avec enthousiasme par un groupe de soldats
(Lire les informations en troisième page)
CONSEIL DE CABINET
Les ministres
ont examiné
la situation
politique
Rentrée parlementaire
le 16 novembre
et discussion immédiate
du budget
M. Blum a demandé
la discussion à la Chambre
de la loi sur la presse
et du projet Viollette
Paris, 8 novembre. — Les ministres et
sous-secrétaires d'Etat se sont réunis à
18 heures, en Conseil de cabinet à l'hô-
tel Matignon, sous la présidence de M.
Camille Chautemps, président du Con-
seil. A l'issue de la délibération, le com-
muniqué suivant a été publié :
« Le Conseil a envisagé la situation
politique à la veille de la rentrée et au
lendemain de divers congrès, dans les-
quels les partis de la majorité ont re-
nouvelé leur confiance au gouverne-
ment. »
» Il a envisagé successivement la date
de convocation des Chambres, les inter-
pellations qui lui sont adressées et l'or-
dre du jour des deux assemblées.
» La date du mardi 16 novembre sera
soumise demain au Conseil des minis-
tre ., pour la rentrée du Parlement.
» Le reste de la séance a été consacré
à l'expédition des affaires courantes,
les problèmes extérieurs et financiers
devant être soumis demain au Consei
des ministres. »
Les décisions du Conseil
Paris, 8 novembre. — Le Conseil de
cabinet, qui avait commencé à 18 heu-
res, s'est terminé à 20 h. 30.
Les membres du gouvernement ont
examiné l'ordre du jour des Chambres
et ont décidé de procéder tout de suite
à la discussion du budget qui sera voté
comme l'année précédente.
Au cours du Conseil de cabinet, M.
Léon Blum a demandé également l'ins-
cription à l'ordre du jour de la Cham-
bre de la loi sur la presse, du projet
Blum-Viollette et le vote par le Sénat
des projets agricoles en instance devant
la Haute-Assemblée,
D'autre part, la reconduction de l'Ex-
position pour 1938 a été décidée en prin-
cipe.
Au Cartel des services publics
Les fonctionnaires
confirment
leur revendication
de 150 fr. par mois
à partir du 1er octobre
Sous forme de contre-projet
elle sera opposée
à la Chambre
aux propositions de M. Bonnet
Paris, 8 novembre. — On commu-
nique :
« Le comité central du cartel des ser-
vices publics s'est réuni aujourd'hui,
au siège de la C.G.T.
» Il a entendu le compte rendu des
délégations assurées par ses représen-
tants auprès des bureaux des partis po-
litiques adhérant au Rassemblement
populaire.
» Il a également pris connaissance
des déclarations faites le 5 novembre
par le président du Conseil à une dé-
légation du cartel qu'accompagnaient
le secrétaire général de la C.G.T. et
plusieurs membres du bureau confé-
déral.
» Le comité central considère que la
dernière réponse du chef du gouverne-
ment n'est pas de nature à permettre
d'espérer un accord entre l'Etat et les
agents des services publics avant le
débat qui s'engagera prochainement
devant le Parlement.
» Il confirme simplement sa reven-
dication visant à faire attribuer aux
personnels d'Etat, des services publics
et concédés, ainsi qu'aux retraités une
allocation exceptionnelle de 150 francs
par mois, avec effet du 1er octobre 1937.
» Et il décide de demander à la dé-
légation des gauches de reprendre sous
la forme d'un contre-projet à opposer
aux propositions du ministre des Fi-
nances la revendication énoncée ci-
dessus, aussitôt que le projet du gou-
vernement sera déposé. >
LE PROCES DE LYON
Le colonel de la Rocque
est condamné
à des dommages-intérêts
envers M. Pozzo di Borgo
Lyon, 8 novembre. — Le procès en
diffamation intenté par M. Pozzo di
Borgo au colonel de La Rocque a eu
son épilogue cet après-midi devant la
quatrième chambre correctionnelle.
Le tribunal a condamné le colonel
de La Rocque à 200 francs d'amende,
3.000 francs de dommages-intérêts et
aux frais du procès.
Le tribunal, en présence de la publi-
cité donnée précédemment à cette af-
faire, n'a pas jugé utile d'accorder les
insertions du jugement demandées par
le plaignant.
- COMME PRÉVU
Le Japon ajourne
sa réponse
à la --- note - de Bruxelles
En l'attente, un comité permanent
suivra la marche des événements
LA CONFÉRENCE S'AJOURNERA
Pendant une suspension de séance, de gauche à droite : MM. Bruce, haut
commissaire en Australie ; Norman Davis, délégué des Etats-Unisf et
Litvinof, délégué de l'U.R.S.S.
Bruxelles, 8 novembre. — La confé-
rence du Pacifique reprendra ses tra-
vaux demain à 16 heures, et non à 11
heures, comme il avait été décidé sa-
medi dernier.
M. Eden qui est aujourd'hui à Lon-
dres y assistera.
Le Japon demande un délai
Tokio, 8 novembre. — L'agence Do-
méi apprend que le gouvernement ja-
ponais, en vue de préciser l'attitude
qu'il doit prendre à l'égard de la con-
férence de Bruxelles, examine atten-
tivementi la note verbale que M. de
Bassompierre, ambassadeur de Belgique,
lui a remise hier après-midi et invi-
tant le Japon à participer à des con-
versations dans un comité restreint. Un
certain délai .sera vraiseinblablemeul.
nécessaire avant que le Japon fasse
connaître sa réponse à la Belgique.
Dans les milieux officiels japonais on
affirme cependant qu'on ne voit pas
quelle raison pourrait amener le Japon
à changer c'attitude.
Le cabinet de Tokio
ne pourra étudier la réponse
aujourd'hui
Tokio, 8 novembre. — L'agence Do-
mei apprend que le projet de réponse
à la note de la conférence de Bruxel-
les qui n'est pas encore achevé ne pour-
ra pas, par conséquent, être soumis à
l'approbation du cabinet lors de la réu-
nion qu'il doit tenir le 9 novembre.
La conférence s'ajournera
Bruxelles, 8 novembre. — Dans les
milieux politiques dé la conférence des
neuf puissances, on n'est pas surpris
des informations négatives qui parvien-
nent de Tokio au sujet de la réponse
du Japon à la note de la conférence.
Des échanges de vues auront lieu, ce
soir, en vue de la séance plénière de la
conférence convoquée pour mardi 11
heures..
Au cours de cette réunion de mardi on
constituera sans doute un comité per-
manent charge de suivre la marche des
"événements et la conférence s'ajournera
vraisemblablement.
Francis de Croisset
est .mort
Paris, 8 novembre. — On annonce
la mort de M. Francis de Croisset, sur-
venue cet après-midi à l'hôpital améri-
cain de Neuilly.
La guerre de Chine
Les Japonais menacent
d encercler Changhaï
Combats dans Taï Yuan Fou en ruines
Un bombardement d'avions
pulvérise un train chinois ,
Répondant à l'appel du gouvernement central, la population chinoise offre
ses objets d'or et d'argent qui permettront la constitution d'un trésor de
guerre
Changhaï, 8 novembre. — Les trou-
pes japonaises qui ont été débarquées
samedi sur la rive droite du Ouang Pou
ont occupé ce matin Ming Hong et ont.
forcé les troupes chinoises à évacuer
Pou Toung où se trouvaient leurs prin-
cipales batteries d'artillerie.
Les combats continuent dans la ré-
gion de Houng Jao.
Cette victoire donne aux Japonais
la possibilité d'encercler les tro:lpt'JJ
chinoises de Changhaï et de les met-
tre dans une position extrêmement dé-
licate.
Sur la rive gauche du Ouang Pou,
les Japonais ont également réussi à
franchir la crique de Sou Tchéou me-
naçant ainsi d'isoler les troupes chi-
noises qui se trouvent à Nantao.
De nombreux réfugiés chinois tra-
versent les barrières de la concession
internationale et viennent se mettre
sous la protection des troupes britan-
niques et américaines.
Le haut commandement japonais est
d'avis que mardi soir les troupes chi-,
noises de Changhaï seront complète-
ment isolées. L'aviation nippone est très
active et ne cesse de bombarder les li-
gnes adverses.
Les Japonais auraient pénétré
dans Taï Yuan Fou
Pékin, 8 novembre. — De source offi-
cielle japonaise on déclare que les trou-
pes japonaises qui, depuis deux jours,
étaient aux portes de Taï Yuan Fou y
ont pénétré ce matin et occupent cet
après-midi plus du tiers du nord de la
capitale du Charisi.
(Lire la suite en troisième page)
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FAIT CONFIANCE A SES DÉLÉGUÉS
AU GOUVERNEMENT CHAUTEMPS
Pour s'efforcer de mettre à exécution
les décisions du - Congrès de Marseille
------- "-.
M. Léon Blum en conversation très animée
Paris, 8 novembre. — Le Conseil na-
tional socialiste a adopté la motion fi-
nale que voici :
« Le Conseil national constate que la
victoire du Parti socialiste aux élections
cantonales, caractérisée par un gain de
155 sièges, a apporté la consécration po-
pulaire à l'œuvre de réformes et de
paix du gouvernement à direction so-
cialiste.
» Il proclame sa fidélité indéfectible
au programme et à la politique du
Rassemblement populaire.
» Il entend que soit poursuivie l'ap-
plication de la résolution de Marseille.
» Il affirme la nécessité de réaliser
les réformes nouvelles : retraite des
vieux travailleurs, caisse des calamités
agricoles, fonds national de chômage;
et d'étendre les bénéfices des allocations
familiales aux petits exploitants agri-
coles.
» Mais il souligne qu'il est vain de
- -Jlamer ces réalisations, si l'on recule
devant les moyens de les accomplir.
» Il souhaite que toutes les organisa-
tions adhérant au Front populaire se
convainquent de la nécessité d'aller jus-
LA POLITIQUE
L'ESPRIT
RÉALISTE
Paris, 8 novembre. — Cette fois,
c'en est fini — du moins on peut le
croire — avec les consult-tions des
partis. S'en est-on payé, cette année,
des congrès, des conseils ! En a-t-on
discuté et voté des motions, à Lille, à
Paris, à Nice. Quelle débauche, quelle
orgie d'éloquence et pourtant la cam-
pagne électorale était encore toute ré-
cente. Mais les parlementaires repassent,
chaque jour plus nombreux, au Luxem-
bourg et au Palais-Bourbon et, déjà,
les membres du gouvernement délibèrent.
Après avoir beaucoup parlé, il va fal-
loir, comme toujours, recommencer à
travailler. Voulons-nous avancer que
tous ces débats dont le dernier, celui
du Conseil national S.F.I.O., a pris fin
seulement au milieu de la nuit dernière,
auront été inutiles ? Pas le moins du
monde. Tout au contraire, estimons-nous
que si parfois, les assises de parti se
bornent à des manifestations rituelles,
partant demeurent vides de substance,
le congrès radical de Lille et le Conseil
national S.F.I.O. qui vient de se clore
ont revêtu, en plus d'une particulière
importance, une signification incontesta-
ble. Nous ne pensons rien exagérei, sur-
tout rien déformer des événements en
disant qu'ici et là l'esprit réaliste a souf-
flé, et si fort qu'il l'a emporté. Nous
prévoyions l'issue du Conseil national
S.F.I.O., comme nous avions prévu
celle du congrès radical. C est entendu :
on n'est pas complètement d'accord sur
les modalités de la carrière à fournir
en commun. Les uns trouvent que l'on
est allé trop vite et qu'il faut, en rai-
son. précisément, de cette vitesse acqui-
se. freiner le plus possible ; les autres,
qui ne redoutent rien tant que l'immo-
bilité, trouvent que l'on va trop lente-
ment. On le dit, chacun de son côté.
puis l'on rentre au bercail, tout simple-
ment parce que, pour l'instant, il n'y a
pas autre chose à faire.
Ajouterons-nous que cette tendance
au réalisme est plus sensible, plus exac-
tement, plus nouvelle chez les S.F.I.O.
que chez les radicaux ? Les radicaux
suivent plus volontiers leurs chefs, sur-
tout quand ces chefs sont d'accord pour
leur demander la même chose. Chez les
socialistes, il y a plus d'indépendance.
Les militants sont même près des élus.
Or, la nuit dernière, les mandats ont
fait bloc sur la motion Séverac et, de
toute évidence, l'assemblée se montra
plus conciliante qu'elle ne le fut jamais,
à Marseille notamment. On finit par
s'apercevoir un peu dans tous les milieux
que ce n'est pas facile de gouverner.
Et cela, c'est un progrès.
FRANCISQUE LAURENT.
qu'à des réformes telles que : contrôle
du crédit, nationalisation des assuran-
ces et d'entreprises monopolisées et pro-
ductrices énumérées par la motion de
Marseille
» Le Conseil national déclare que le
Earti socialiste ne laissera pas toucher
à la loi de quarante heures, ni aux au-
tres lois sociales conquises par le Front
populaire, et qu'il ne saurait s'associer
à une politique qui constituerait un re-
tour à la méthode dite de « déflation »
qui aboutirait à réduire le pouvoir d'a-
chat des masses et, par voie de consé-
quence, à appauvrir les classes moyen-
nes.
» Le Conseil national fait confiance
aux camarades délégués au gouverne-
ment pour s'efforcer de mettre en œu-
vre la politique ainsi définie qui per-
mettrait de donner au Front populaire
l'élan nouveau que le pays attend.
» Le Parti socialiste, en continuant
sa propagande, fera tout "pour préparer
et pousser plus avant cet élan. »
Un amendement Zyromski
A ce texte, M. Zyromski proposa l'a-
mendement suivant :
« Cet élan qui se traduira par la
constitution d'un gouvernement qui se-
ra l'expression la plus exacte des forces
du monde du travail. »
Une motion
de Marceau Pivert
M. 'Marceau Pivert donna lecture
d'une déclaration dans laquelle il de-
mandait notamment le départ des mi-
nistres socialistes du gouvernement.
Le vote
La Înotion rapportée par M. Séve-
rac obtint 3.498 voix ; l'amendement
de M. Zyromski, 978, et la motion de
M. Marceau Pivert, 909. Abstentions, 85.
On adopta, enfin, à l'unanimité, la
motion disant :
« Le Conseil national compte sur les
représentants du parti au gouverne-
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motion de Marseille sur la question de
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INSURRECTION
EN AMÉRIQUE CENTRALE
le général Gonzalès
envahit le Nicaragua
à la tête d'une armée
LE MOUVEMENT
SERAIT APPUYÉ
PAR LE HONDURAS
Managua, 8 novembre. — Des infor-
mations parvenues à la capitale du Ni-
caragua annoncent que le général re-
belle Simon Gonzalès, ami du général
Sandino, tué lors d'un mouvement in-
surrectionnel qu'il avait fomenté al 1934,
a franchi la frontière du Honduras et
envahi le territoire du Nicaragua, à la
tête d'une armée de rebelles.
Des combats ont été engagés.
On a trouvé sur les corps des chets
rebelles tués au cours des engagements
des documents qui prouvent que le mou-
vement du général Simon Gonzalès est
armé et appuyé par le gouvernement du
Honduras.
SOUS L'IMPULSION
DE M. ALBERT SARRAUT
La Conférence de coordination
arrête les mesures urgentes
à prendre en Afrique du Nord
Elle siégera jusqu'à jeudi
pour - épuiser - son programme --
Le programme
de la conférence
Paris, 8 novembre. — M. Albert Sar-
raut, ministre d'Etat chargé de la coor-
dination des affaires de l'Afrique du
Nord, communique :
« La conférence de coordination des
problèmes de l'Afrique du Nord a tenu
ce matin et cet après-midi sous la pré-
sidence de M. Albert Sarraut deux séan-
ces auxquelles assistaient avec M. Le
Beau, gouverneur général de l'Algérie, le
général Noguès, résident au Maroc et
M. Guillon, résident général en Tunisie;
M. Aubaud, sous-secrétaire d'Etat à l'in-
térieur ; M. de Saint-Quentin, directeur
au Ministère des affaires étrangères et
M. Peigne, directeur des affaires algé-
riennes.
» Les séances ont été consacrées à la
détermination de solutions pratiques et
promptes envisagées par un program-
me de réalisation établi par M. Albert
Sarraut. Ce programme concerne à côté
des questions intéressant la sécurité gé-
nérale, les mesures urgentes appelées
par la disette en Afrique du Nord, l'or-
ganisation de la politique de l'eau, la
situation économique et financière, l'en-
seignement et l'hygiène des populations
africaines et les projets relatifs à leur
participation aux emolois publics et aux
organismes représentatifs.
» L'examen de ces diverses questions
sera poursuivi dans des séances du ma-
tin et du soir qui seront tenues jusqu'à
jeudi prochain. »
M. Albert Carraut
De source anglaise
L'ITALIE RETIRE
SES TROUPES D'ESPAGNE
Le gros de l'infanterie est parti
11 Rome se préparerait
"à chasser un plus gros gibier"
Londres, 8 novembre. — Le corres-
pondant du « News Chronicle » à Pa-
ris, écrit :
« L'Italie retire ses troupes d'Espa-
gne. Le mouvement a commencé il y à
environ trois semaines et le gros de
l'infanterie italienne a déjà quitté la
péninsule. Cette information a sa sour-
ce dans des rapports dignes de foi re-
çus ces jours derniers dans les milieux
officiels français.
» Seule d'ailleurs l'infanterie est re-
tirée ; les tanks, l'artillerie et l'avia-
tion, ainsi que les techniciens italiens
restent en Espagne.
» La décision italienne semble avoir
été prise au début de la présente série
de réunions du comité de non-inter-
vention. Elle a été suivie par la décla-
ration qu'il n'y avait que 40.000 volon-
taires italiens en Espagne.
» Les véritables raisons du retrait
sont :
» Que le général Franco depuis l'é-
croulement du front basque n'a plus
besoin de l'infanterie italienne et serait
fort aise de s'en débarrasser ;
» Que les développements possibles
en Europe centrale et ailleurs rendent
dangereux pour M. Mussolini de main-
tenir des forces considérables sur un
champ de bataille aussi lointrotn. La
signature du pacte anticommuniste de
Rome marque le tournant des prépara-
tions fascistes pour chasser un plus
gros gibier que les républicains espa-
gnols. »
LA GUERRE D'ESPAGNE
AVANCE DES RÉPUBLICAINS
A ESPINOSA DE HENARES
A Majorque, les Italiens
commanderaient en fait
Le général Aranda, le principal auteur de la victoire nationaliste de Gijon,
est salué avec enthousiasme par un groupe de soldats
(Lire les informations en troisième page)
CONSEIL DE CABINET
Les ministres
ont examiné
la situation
politique
Rentrée parlementaire
le 16 novembre
et discussion immédiate
du budget
M. Blum a demandé
la discussion à la Chambre
de la loi sur la presse
et du projet Viollette
Paris, 8 novembre. — Les ministres et
sous-secrétaires d'Etat se sont réunis à
18 heures, en Conseil de cabinet à l'hô-
tel Matignon, sous la présidence de M.
Camille Chautemps, président du Con-
seil. A l'issue de la délibération, le com-
muniqué suivant a été publié :
« Le Conseil a envisagé la situation
politique à la veille de la rentrée et au
lendemain de divers congrès, dans les-
quels les partis de la majorité ont re-
nouvelé leur confiance au gouverne-
ment. »
» Il a envisagé successivement la date
de convocation des Chambres, les inter-
pellations qui lui sont adressées et l'or-
dre du jour des deux assemblées.
» La date du mardi 16 novembre sera
soumise demain au Conseil des minis-
tre ., pour la rentrée du Parlement.
» Le reste de la séance a été consacré
à l'expédition des affaires courantes,
les problèmes extérieurs et financiers
devant être soumis demain au Consei
des ministres. »
Les décisions du Conseil
Paris, 8 novembre. — Le Conseil de
cabinet, qui avait commencé à 18 heu-
res, s'est terminé à 20 h. 30.
Les membres du gouvernement ont
examiné l'ordre du jour des Chambres
et ont décidé de procéder tout de suite
à la discussion du budget qui sera voté
comme l'année précédente.
Au cours du Conseil de cabinet, M.
Léon Blum a demandé également l'ins-
cription à l'ordre du jour de la Cham-
bre de la loi sur la presse, du projet
Blum-Viollette et le vote par le Sénat
des projets agricoles en instance devant
la Haute-Assemblée,
D'autre part, la reconduction de l'Ex-
position pour 1938 a été décidée en prin-
cipe.
Au Cartel des services publics
Les fonctionnaires
confirment
leur revendication
de 150 fr. par mois
à partir du 1er octobre
Sous forme de contre-projet
elle sera opposée
à la Chambre
aux propositions de M. Bonnet
Paris, 8 novembre. — On commu-
nique :
« Le comité central du cartel des ser-
vices publics s'est réuni aujourd'hui,
au siège de la C.G.T.
» Il a entendu le compte rendu des
délégations assurées par ses représen-
tants auprès des bureaux des partis po-
litiques adhérant au Rassemblement
populaire.
» Il a également pris connaissance
des déclarations faites le 5 novembre
par le président du Conseil à une dé-
légation du cartel qu'accompagnaient
le secrétaire général de la C.G.T. et
plusieurs membres du bureau confé-
déral.
» Le comité central considère que la
dernière réponse du chef du gouverne-
ment n'est pas de nature à permettre
d'espérer un accord entre l'Etat et les
agents des services publics avant le
débat qui s'engagera prochainement
devant le Parlement.
» Il confirme simplement sa reven-
dication visant à faire attribuer aux
personnels d'Etat, des services publics
et concédés, ainsi qu'aux retraités une
allocation exceptionnelle de 150 francs
par mois, avec effet du 1er octobre 1937.
» Et il décide de demander à la dé-
légation des gauches de reprendre sous
la forme d'un contre-projet à opposer
aux propositions du ministre des Fi-
nances la revendication énoncée ci-
dessus, aussitôt que le projet du gou-
vernement sera déposé. >
LE PROCES DE LYON
Le colonel de la Rocque
est condamné
à des dommages-intérêts
envers M. Pozzo di Borgo
Lyon, 8 novembre. — Le procès en
diffamation intenté par M. Pozzo di
Borgo au colonel de La Rocque a eu
son épilogue cet après-midi devant la
quatrième chambre correctionnelle.
Le tribunal a condamné le colonel
de La Rocque à 200 francs d'amende,
3.000 francs de dommages-intérêts et
aux frais du procès.
Le tribunal, en présence de la publi-
cité donnée précédemment à cette af-
faire, n'a pas jugé utile d'accorder les
insertions du jugement demandées par
le plaignant.
- COMME PRÉVU
Le Japon ajourne
sa réponse
à la --- note - de Bruxelles
En l'attente, un comité permanent
suivra la marche des événements
LA CONFÉRENCE S'AJOURNERA
Pendant une suspension de séance, de gauche à droite : MM. Bruce, haut
commissaire en Australie ; Norman Davis, délégué des Etats-Unisf et
Litvinof, délégué de l'U.R.S.S.
Bruxelles, 8 novembre. — La confé-
rence du Pacifique reprendra ses tra-
vaux demain à 16 heures, et non à 11
heures, comme il avait été décidé sa-
medi dernier.
M. Eden qui est aujourd'hui à Lon-
dres y assistera.
Le Japon demande un délai
Tokio, 8 novembre. — L'agence Do-
méi apprend que le gouvernement ja-
ponais, en vue de préciser l'attitude
qu'il doit prendre à l'égard de la con-
férence de Bruxelles, examine atten-
tivementi la note verbale que M. de
Bassompierre, ambassadeur de Belgique,
lui a remise hier après-midi et invi-
tant le Japon à participer à des con-
versations dans un comité restreint. Un
certain délai .sera vraiseinblablemeul.
nécessaire avant que le Japon fasse
connaître sa réponse à la Belgique.
Dans les milieux officiels japonais on
affirme cependant qu'on ne voit pas
quelle raison pourrait amener le Japon
à changer c'attitude.
Le cabinet de Tokio
ne pourra étudier la réponse
aujourd'hui
Tokio, 8 novembre. — L'agence Do-
mei apprend que le projet de réponse
à la note de la conférence de Bruxel-
les qui n'est pas encore achevé ne pour-
ra pas, par conséquent, être soumis à
l'approbation du cabinet lors de la réu-
nion qu'il doit tenir le 9 novembre.
La conférence s'ajournera
Bruxelles, 8 novembre. — Dans les
milieux politiques dé la conférence des
neuf puissances, on n'est pas surpris
des informations négatives qui parvien-
nent de Tokio au sujet de la réponse
du Japon à la note de la conférence.
Des échanges de vues auront lieu, ce
soir, en vue de la séance plénière de la
conférence convoquée pour mardi 11
heures..
Au cours de cette réunion de mardi on
constituera sans doute un comité per-
manent charge de suivre la marche des
"événements et la conférence s'ajournera
vraisemblablement.
Francis de Croisset
est .mort
Paris, 8 novembre. — On annonce
la mort de M. Francis de Croisset, sur-
venue cet après-midi à l'hôpital améri-
cain de Neuilly.
La guerre de Chine
Les Japonais menacent
d encercler Changhaï
Combats dans Taï Yuan Fou en ruines
Un bombardement d'avions
pulvérise un train chinois ,
Répondant à l'appel du gouvernement central, la population chinoise offre
ses objets d'or et d'argent qui permettront la constitution d'un trésor de
guerre
Changhaï, 8 novembre. — Les trou-
pes japonaises qui ont été débarquées
samedi sur la rive droite du Ouang Pou
ont occupé ce matin Ming Hong et ont.
forcé les troupes chinoises à évacuer
Pou Toung où se trouvaient leurs prin-
cipales batteries d'artillerie.
Les combats continuent dans la ré-
gion de Houng Jao.
Cette victoire donne aux Japonais
la possibilité d'encercler les tro:lpt'JJ
chinoises de Changhaï et de les met-
tre dans une position extrêmement dé-
licate.
Sur la rive gauche du Ouang Pou,
les Japonais ont également réussi à
franchir la crique de Sou Tchéou me-
naçant ainsi d'isoler les troupes chi-
noises qui se trouvent à Nantao.
De nombreux réfugiés chinois tra-
versent les barrières de la concession
internationale et viennent se mettre
sous la protection des troupes britan-
niques et américaines.
Le haut commandement japonais est
d'avis que mardi soir les troupes chi-,
noises de Changhaï seront complète-
ment isolées. L'aviation nippone est très
active et ne cesse de bombarder les li-
gnes adverses.
Les Japonais auraient pénétré
dans Taï Yuan Fou
Pékin, 8 novembre. — De source offi-
cielle japonaise on déclare que les trou-
pes japonaises qui, depuis deux jours,
étaient aux portes de Taï Yuan Fou y
ont pénétré ce matin et occupent cet
après-midi plus du tiers du nord de la
capitale du Charisi.
(Lire la suite en troisième page)
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