Titre : L'Écho d'Alger : journal républicain du matin
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1937-10-11
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327596899
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 67558 Nombre total de vues : 67558
Description : 11 octobre 1937 11 octobre 1937
Description : 1937/10/11 (A26,N9928). 1937/10/11 (A26,N9928).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Francophone... Collection numérique : Bibliothèque Francophone Numérique
Description : Collection numérique : Zone géographique :... Collection numérique : Zone géographique : Afrique du Nord et Moyen-Orient
Description : Collection numérique : Thème : Les droits de... Collection numérique : Thème : Les droits de l'homme
Description : Collection numérique : Littérature Collection numérique : Littérature
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k75859274
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-10396
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 18/11/2013
26" ANNÉE - N" 9928
LUNDI 11 OCTOBRE 1937
L'ECHO D'ALGER
Télégrammes: ÉCHO ALGER
40 CENTIMES
a Chèques Postaux : 19-25
BUREAUX D'ALGER
20, rue de la Liberté, 20
Tél: 73-80, 73-81 et 73-82
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1, boulevard Haussmann
TéL Few. <4-65 et 05-80
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ALGÉRIE „ 35 » 68 » 132 »
FRANCE, COU 38 » 74. 144 »
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Richelieu, et dans toute* ses -
cursaies de la province.
La réponse italienne
ROME REDOUTE
-- LA RUPTURE
Le Duce joue deux cartes :
Les amitiés politiques
qu'il entretient en France
Un relâchement escompté
des liens entre Paris et Londres
Le gouvernement fasciste
a l'œil sur nos élections
Rome, 10 octobre. — Les rares per-
sonnalités qu'on pouvait rencontrer ce
matin affichaient toutes un très grand
calme sur 1 évolution de la situation
internationale.
« La réponse italienne est inattaqua-
ble du point de vue juridique, disaient-
elles. Elle est parfaitement logique, elle
ne comporte pas de terme qui ne soit
pas conciliant, elle ne peut, sans mau-
vaise foi évidente, être interprétée
comme une tentative de temporisa-
tion ; elle ne contient aucune menace
en réponse à la menace française de
rouvrir les Pyrénées.
» Les premières nouvelles de Lon-
dres et de Paris que publient les jour-
naux montrent que le gouvernement
fasciste compte sur deux éléments :
1° La volonté de sauver la non-in-
tervention qu'il attribue à l'Angleterre
en interprétant le discours de M.
Chamberlain et les articles du « Ti-
mes » :
20 L'opposition d'une grande partie
de l'opinion publique française à l'idée
d'une possibilité de rupture et de con-
flit avec l'Italie.
Ce qui ne les empêche pas de lais-
ser entendre que Rome attend avec
impatience les résultats des élections
cantonales, car elle pourra les interpré-
ter comme l'indication d'un bon ou d'un
mauvais accueil de la France à sa ré-
ponse.
Nouvel appel
au comité de Londres
Sur le retour proposé au Comité de
non-intervention, on explique, dans les
milieux politiques, qu'il possède toutes
les compétences et les pouvoirs néces-
saires pour conduire à des résultats
pratiques. S'il n'a pas réussi à trouver
jusqu'à ce jour de solutions désira-
bles, s'il a été paralysé dans son ac-
tion, la responsabilité n'en incomue
nullement à l'Italie, mais ce n'est pas
une raison pour le supprimer ou ne
pas l'utiliser. D'autre part, si la pro-
cédure du Comité de non-intervention
est défectueuse, qu'on la change. L'Ita-
lie est prête à examiner et à discuter
toute nouvelle proposition en ce sens.
Quant à la participation de l'Allema-
gne, l'Italie en fait la condition sine
qua non. L'axe Rome-Berlin fonction-
ne, on sait d'ailleurs que la note italien-
ne n'a pas été envoyée à Londres et a
Paris sans passer par Berlin.
Relevons ici que dès la lecture de
l'invitation franco-britannique à la con-
férence à trois, Rome a eu la convic-
tion que l'intention de Londres et de
Paris était de séparer l'Italie de l'Alle-
magne et d'empêcher le concours soli-
daire de ces deux puissances. D'un au-
tre côté on jugeait qu'en acceptant la
discussion à trois, l'Italie se serait trou-
vée seule à discuter avec deux puissan-
ces dont la politique au sujet des af-
faires d'Espagne diffère de la sienne.
D'autre part, si on admet l'Allema-
gne, il aurait fallu également inviter
l'U.R.S S. L'Italie et l'Allemagne se se-
raient trouvées devant le trio anglo-
franco-russe. Il y aurait eu dispropor-
tion, d'où suggestion finale de retour-
ner devant le Comité international de
non-intervention.
Que fera cependant l'Italie dans ie
cas de l'ouverture de la frontière des
Pyrénées ? A la question posée en haut
lieu, on a répondu que dans ce cas
l'Italie « examinerait la situation ». A
vrai dire. on ne s'attend pas à une ini-
tiative pareille de la part du gouver-
nement français. En attendant on ac-
cuse la France d'intervenir à Valence.
Le « Giornale d'Italia i, publie sur ce
sujet un article de six colonnes, qui
contient notamment la liste de tous les
bateaux qui trafiqueraient habituelle-
men entre Marseille et l'Espagne « rou-
ge ».
Ce journal donne notamment des dé-
tails sur les compagnies de navigation
récemment créées qui aideraient au tra-
fic maritime, avec le port de Marseille
comme origine.
(Lire la suite en troisième page)
Près des Baléares
Le vapeur français
Ville-de-Bougie"
est arraisonné
par les insurgés
Le contre-torpilleur
Gerfaut"
s'est porté à son secours
Marseille, 10 octobre. — Le vapeur
« Ville-de-Bougie », de la S.A.P.A N.
qui faisait route de Marseille vers Al-
ger se trouvait hier matin à 6 milles
sud et 0"6 ouest près du cap Dragonera,
aux Baléares, quand il fut arraison-
né par un navire nationaliste espagnol.
Le capitaine d'Esposito, commandant
le navire, lança aussitôt un S.O.S. Le si-
gnal fut intercepté par le contre-tor-
pilleur « Gerfaut », qui répondit en
signalant qu'il se portait à toute vitesse
sur les lieux de l'incident.
Aucune nouvelle n'étant parvenue
dans la journée, on croit que les deux
navires s'étant rejoints ont pu continuer
leur route, l'un convoyant l'autre.
Ils sont régulièrement attendus tous
deux aujourd'hui dans la matinée.
A MAISON-CARRÉE
La grande fête du 5e R. T.A.
Plusieurs milliers de personnes ont
assisté hier après-midi et cette nuit,
aux magnifiques spectacles organisés
par le 5" régiment de tirailleurs algé-
riens, en son camp de Maison-Carrée.
magnifiquement transformé en un im-
mense parc d'attractions. Il est impossi-
sible de citer ici même partiellement,
les principales personnalités qui figu-
raient à ces fêtes somptueuses : tout Al-
ger, tout Maison-Carrée et leurs envi-
rons avaient répondu à l'invitation de
nos braves tirailleurs : représentants
du gouvernement général, du préfet, des
municipalités, s'étaient joints aux per-
sonnalités militaires et civiles.
Dès 14 heures, sur le stade du régi-
ment transformé en « mulodrome »,
défilèrent clique, nouba, fanfare. Puis
eut lieu la remise des fanions, médail-
les et prix de tir. Vinrent ensuite succès-
sivement un carrousel de mitrailleuses,
des danseurs chleuhs puis les cour-
ses de mulets, entre des attractions
curieuses : parade, attaque de diligence,
ballet des moissons, « machine à incor-
porer », ballet des tirailleurs, carrousel
des chenillettes. A partir de 15 h. 45,
sous la direction du capitaine Lehuraux
avait lieu au « Théâtre des chenillettes »
un grand gala de music-hall, cependant
que s'ouvrait une kermesse, avec ses
attractions, dancing, café maure, gui-
gnol.
La fête se continua de nuit par les
illuminations, par un grand dîner au
mess du 3° bataillon du 1er tirailleurs,
dans un cadre Second Empire. Théâtre,'
sketches musicaux, grand bal, feux de
camp par les Scouts algérois, tirage de
la tombola, furent les principaux épi-
sodes de cette féerie.
Les élections départementales
33.000 communes de France
ont voté pour 3.500 sièges
ON COMPTAIT PRÈS DE 16.000 CANDIDATS
Paris, 10 octobre. — Dans 33.000 com-
munes de France les électeurs se sont
rendus aux urnes pour élire conseillers
généraux et conseillers d'arrondisse-
ment, 16.000 candidats se disputaient
les 3.500 sièges à pourvoir. Une sem-
blable dispersion des voix ne pouvait
qu'amener un grand nombre de ballot-
tages qui rendent difficile toute appré-
ciation d'ensemble sur ce premier tour
de scrutin. 1
Au reste beaucoup de résultats ne
seront connus que dans la matinée. Nos
lecteurs trouveront ci-dessous les prin-
cipaux résultats connus à l'heure où
nous mettons sous presse.
Les ministres réélus
M. Georges Bonnet
M. Marx Dormoy
M. Georges Monnet
M. Queuille.
M. Max Hymans
M. Brunet
Sénateurs élus
MM. Maroselli, RS (Hte-Saône) ;
Delthil. RS (Tarn-et-Gar.); Germain,
RS (Indre-et-Loire); Cassez, RS (Hte-
Marne): Honnorat, RI (B.-Alpes) ;
Benazet. RS (Indre); Gauthier, RS
(Indre); Brugniez. SFIO (Gard); Ba-
baud-Lacroze. RS (Charente).
MM. Le Gorgeu, RS (Finistère); Be-
toulle. SFIO (Hte-Vienne) : Fèvre, SF
10 (Hte-Vienne); Coty, R (Seine-In-
férieure) ; Braise, R (Hte-Savoie) ;
Lourties, RS (Landes): Pichery, RS
(Loir-et-Cher) : Léon Bon. SFIO (B.-
du-Rhône) : Carré-Bonvalet. RS (Ch.-
Inf.) ; Pezières, USR (Pyrénées-Orien-
tales).
MM. Perrier, RS (Isère) ; Lepelletier,
R (Mayenne) ; Thoumyre, R (Seine-
Inf) ; Paganon, RS (Isère) ; Bringer,
Cons. (Lozère) ; Meunier, RG (Arden-
nes) ; Guilhem, RS (Aude) ; Loubet,
RS (Tarn) ; James Hennessy, RG
(Charente) ; Abel Gardey. RS (Gers).
Députés élus
MM. Henriot, FR (Gironde) ; Salen-
gro, SFIO (Nord) ; Frossard (Haute-
Saône) ; Pajot, SFIO (Loire-Inférieu-
re) ; Leroux, SFIO (Loire-Inférieure) ;
du Tertre de la Coudre, cons. (Loire-
Inférieure) ; Masot, RS (Basses-Alpes);
Archimbaud, RS (Drôme) ; Roy, RS
(Gironde) ; Rotinat, RS (Indre).
Lassalle, RS (Landes ; Dubon, SFIO
(Landes) ; Fully, RS (Landes) ; Cour-
son, RS (Indre-et-Loire) ; Proust, RS
(.Indre-et-Loire) ; De Suzannet, cons.
(Vendée) ; Médecin, RI (Alpes-Mari-
times) ; De la Perronnays, cons. (Loi-
re-Inférieure) ; Cabanis, RS (Loiret);
Jinet, RS (Isère) ; Albert Perrin RS
(Isère).
Puisset. SFIO (Isère) ; Thivrier,
SFIO (Allier) ; Michard-Pellissier, US
R (Hautes-Alpes) ; Bastid, RS (Can-
tal) ; Sclafer, RS (Charente-Inférieu-
re) ; Renaitour, USR (Yvonne) ; Re
né Richard, RS (Deux-Sèvres) ; Au-
gustin Michell, R (Haute-Loire) ; Au-
tier. R (Haute-Loire).
Gouin, SFIO (Bouches-du-Rhône ;
Béchard, com. (Gard) ; Lardier, R (Bel-
fort) ; Albert1 ni, RS, maire de Béziers
(Hérault) ; Denis, RG (Mayenne) ;
Oberkirch, R (Bas-Rhin) ; Bureau, RG
(Seine-Inférieure) ; Guy La Chambre,
RS (Ille-et-Vilaine) ; Audière, R (Deux-
Sèvres)
Raymond Patenôtre, USR (Seine-et-
Oise) ; Daroux, RS (Vendée) ; Fieu,
SFIO (Tarn) ; Mairie, RS (Tarn) ;
Reille-Soult, DP (Tarn) ; Pascaud, RS
(Charente) ; Lafaye, USR (Gironde) ;
Hussel, SFIO (Isère) ; Catalan, RS
(Gers) ; Dubosc, SFIO (Gers) ; Burtin,
SFIO (Saône-et-Loire) ; Roux, SFIO
(Sacne-et-Loire) ; Thomas, SFIO (Saô-
ne-et-Loire) ; Laurent, SFIO (Nord).
Députés en ballottage
MM. Masson, SFIO (Nord); Philip,
SFIO (Rhône); Bendon, SFIO (Nord);
Ramette, com. (Nord) ; Saint-Venant,
SFIO, maire de Lille (Nord); Masse,
RG (Cher) ; Herriot, RS (Rhône) ; Chas-
saigne, SFIO (Indre); Badié, RS (Hé-
rault); Bazin, RI (Jura).
Tessier, SFIO (Haute-Vienne) ; Var-
delle, SFIO (Hte-Vienne); Léon Meyer,
RS (Seine-Inférieure) ; Chanoine Po-
limann, R (Meuse) ; Delcos, RS (Pyré-
nées-Orientales) ; Roux, USR (Pyré-
nées-Orientales ; Pringolier, SFIO (Sa-
voie) ; Dahlet, RI (Bas-Rhin).
Mourer, Com. (Bas-Rhin) ; Beltre-
mieux, SFIO (Pas-de-Calais) ; Sion,
SFIO (Pas-de-Calais) ; Métayer, RS
(Seine-Inférieure) ; Lebret, USR (Sei-
ne-Inférieure) ; Cabanne, SFIO (Gi-
ronda) ; Boulay, SFIO (Saône-et-Loire).
(Lire la suite en troisième page)
Au Ministère de l'Intérieur, des télégraphes sont installés pour recevoir
les résultats des élections
M. VAILLANT-COUTURIER
RÉDACTEUR EN CHEF
DE L'« HUMANITÉ »
MEURT SUBITEMENT
M. Paul Vaillant-Couturier
député communiste de la Seine, ré-
dacteur en chef de l' « Humanité »,
est mort hier subitement, après une
campagne électorale particulièrement
fatigante consacrée à ses camarades
du parti communiste
L'ANNIVERSAIRE DE L'ARMISTICE BULGARE
A l'occasion de l'anniversaire de l'armistice bulgare, les Poilus d'Orient
déposaient hier une couronne au pied du monument aux morts. Ce fut
l'occasion d'une courte cérémonie recueillie, en présence des délégations
et des drapeaux des groupements d'anciens combattants, Poilus décrient,
Dardanelles, Marins A.C., A-C. yougoslaves, Médaillés militaires, Gazés de
guerre, O.R. et S.O.R., Vétérans, Anciens zouaves, A.C. italiens, Médaillés
de Verdun, Anciens légionnaires, etc. C'est en présence du général Catroux,
de l'amiral Motet, du général Laure, du général Pennés, du général Des-
champs, du commandant Laganne, de M. Lahilonne, représentant le préfet,
du docteur Rouquet, adjoint au maire, et de nombreuses personnalités
civiles et militaires que fut observée la minute traditionnelle de recueillement
GROS SUCCÈS
Les fêtes du centenaire
de Constantine française
Constantine, 10 octobre (de notre cor-
respondant particulier). — Les fêtes du
centenaire se sont poursuivies aujour-
d'hui avec un succès grandissant. Au
bénéfice de l'œuvre « Dar-el-Askri ».
une fête militaire a été donnée au sta-
de Turpin. Les personnalités civiles et
militaires y assistaient. Le programme
comportait une série de compétitions
athlétiques, la plupart humoristiques
qui prouvèrent la force et l'adresse de
nos soldats sportifs et leur merveilleux
entraînement. Des sketches comiques
ont valu à leurs auteurs et à leurs réa-
lisateurs les compliments officiels et les
bravos de la foule. Citons ici parmi eux
la course de mulets, grand prix de la
Société d'encouragement de la race mu-
lassière, le voyage de Tartarin au
M'Zab, la course cycliste dans des dé-
guisements féminins, l'arche de Noë et
la baleine de Jonas. Les sénégalais in-
comparables danseurs ont exécuté des
danses d'une frénésie sans pareille.
Pour clore cette magnifique fête de
plein air un concert de toutes les mu-
siques militaires des 36 zouaves, 3% 7e
et 118 RTA a été donné dans le stade
au cours d'une parade impeccable.
A la foire, les attractions et les stands
illuminés féeriquement ont attiré, le
soir, une foule considérable. Dans tou-
te la ville règne une grande animation
de voyageurs venus de tous les points
de l'Algérie, de la Tunisie et du Maroc.
Par le courrier aérien
Détroyat et Bossoutrot en Algérie
liu gauche à droite : Lignel, Detroyat, Fourcher, Bossoutrot, Duchêne
Avec la même précision que la veille
le quadrimoteur d'Air France se pose
à 12 h. 45.
De gracieuses passagères et un jeune
enfant franchissent la passerelle.
M. Pourcher, directeur de l'aéronau-
tique au gouvernement général sou-
haite, tout de suite après, la bienvenue
à M. Bossoutrot, président de la Com-
mission de l'aéronautique à la Cham-
bre des députés et aviateur célèbre ve-
nu à Alger à titre purement privé.
Le grand Détroyat accompagné de
sa femme fait ensuite son apparition.
Le virtuose de l'acrobatie aérienne
se rend à Constantine pour participer
au meeting aérien de mercredi pro-
chain.
Le;, photographes entrent en action
tandis que nos célèbres visiteurs sont
entourés par les personnalités venues
les saluer.
M. Pourcher fait les présentations et
tour à tour nos as serrent la main à
MM. Rebut, commandant la base d'hy-
dravions de l'Agha ; de Michaux, direc-
teur de la base d'Air France ; Durney,
du S.N.Aé ; Cholet, du tribunal de
commerce ; Beaumont des avions Tau-
pin ; au capitaine Bernard, au pilote
Duchêne, etc.
Le pilote-constructeur Lignel arrivé
la veille retrouve avec plaisir ses con-
citoyens.
M. Bossoutrot qui se rend dans les
Territoires du Sud repartira jeudi pour
la France où l'attendent ses absorban-
tes fonctions. R. Laffargue.
AU LARGE DE BONE
Le cargo gouvernemental
« Cabo Santo Thome »
est canonné et coulé
par deux torpilleurs inconnus
UN MORT, SIX BLESSÉS
L'équipage a gagné La Calle
Une récente photo du « Cabo Santo Thome »
Bône, 10 octobre (de notre corres-
pondant particulier). — Un nouvel ac-
te de piraterie vient d'être commis en
Méditerranée. Cette fois le golfe de Bô-
ne en est le théâtre. La nouvelle a cau-
sé une vive émotion en ville et dans
la région. Une fois de plus les auteurs
ont fait preuve d'un sans-gêne révol-
tant.
CANONNADE EN MER
Ce matin, à 6 h. 25, de la côte et de
la ville, une vive canonnade était enten-
due. Elle venait du large. Les coups
sourds se répétaient à une cadence ac-
célérée. Bientôt le bruit courait qu'un
combat en mer venait d'avoir lieu. Bien-
tôt à l'horizon, dans la direction du cap
Rosa, vers la côte tunisienne, une
épaisse colonne de fumée montait dans
le ciel bleu ; la mer était calme. Peu
à peu la fumée noire laissait place à
un rideau de fumée blanchâtre. Il n'y
avait plus de doute, un navire avait été
atteint et était en train de prendre
feu.
Des hauteurs de la ville on pouvait
distinguer parfaitement un navire de
fort tonnage fumant de l'arrière et les
coups sourds de la canonnade se répé-
taient encore. A mesure que les événe-
ments se déroulaient, l'on pouvait, à
l'aide de fortes jumelles, distinguer
parfaitement les phases du combat. Au-
tour du navire en feu. deux bâtiments,
de beaucoup plus petits, semblaient
jouer à cache-cache. A tour de rôle ils
se rapprochaient, viraient, reprenaient
de la mer pour revenir bientôt et, de
chacun d'eux, les canons crachaient. À
7 heures ils tiraient encore.
A 7 h. 15 on percevait distinctement
une nouvelle salvé et puis plus rien. Le
navire en feu qui, dès le début de la
canonnade, avait mis le cap vers la
côte, s'immobilisait.
L'arrière, en partie démoli, était la
proie des flammes. Le feu avait éga-
lement pris naissance dans le milieu
du navire. Bientôt ce n'était plus qu'une
torche. Un avion des Ailes bônoises pre-
nait l'air et se rendait sur les lieux.
AUX RENSEIGNEMENTS
Le navire bombardé venait de l'Est;
à l'arrière aucun pavillon. Au devant
une inscription « Corfu ». Il transpor-
tait un gros chargement de bois et
d'autres marchandises. On sut bientôt
qu'il s'agissait d'un navire gouvernemen-
tal, le « Cabo-Santo-Thomé », de la Cie
Iabarra, de Séville. Le bateau mesu-
re 135 mètres de long, a 2 hélices et a
été lancé en 1931.
CLire la suife en troisième page)
Le conflit des grands magasins
entrainera-t-il une grève générale?
-- Un appel à la raison
Depuis plus d'un an les entreprises
commerciales et industrielles d'Alger
connaissaient un calme que rien ne
semblait devoir venir troubler.
L'actuel conflit qui oppose em-
ployeurs et employés de grands maga-
sins risque de briser cette quiétude.
Cela ne doit pas se produire.
Il ne faut pas que les directeurs de
six exploitations commerciales, qui le
3 Juillet ont accepté un arbitrage, ris-
quent de provoquer, par leur intran-
sigeant refus d'appliquer la convention
signée, une grève générale qui pour-
rait, en s'étendant par solidarité, pa-
ralyser l'activité de toute l'Algérie.
Dans la situation présente le patro-
nat se doit de conserver vis à vis de
l'ouvrier une attitude digne et loyale.
Un arbitrage a été accepté ; la sen-
tence des arbitres devait être appli-
quée immédiatement.
Du respect de la loi et des conven-
tions doit résulter l'accord et runion
indispensables aux bons rapports entre
la main-d'œuvre et lés employeurs.
Souhaitons que la raison et le -bon
sens inspirent ceux qui peuvent par
une simple décision éviter de graves
conséquences pour toutes les entré-
prises algériennes, conséquences dé-
passant de beaucoup les intérêts oppo-
sés.
(Lire la suite en deuxième page)
Elections départementales
Une réunion publique
de M. Jacques Du roux
à Kouba
La première réunion électorale de
M. le sénateur Jacques Duroux fut à.
l'image du centre qui le recevait, vi-
brante et sympathique.
Kouba, cité quiète et coquette, tra-
vailleuse et bourgeoise, se devait de
réserver cet accueil cordial et digne au
président du Conseil général, auquel
la ville doit tant, comme se plut à le
remarquer, en fin de séance, le maire,
M. Chanel.
L'assistance, deux cent cinquante à
trois cents citoyens environ, représen-
tait toutes les classes de la société, de
1 ouvrier au retraité en passant par le
fonctionnaire et le propriétaire. Elle
était ainsi le reflet fidèle de la popu-
lation de la commune. Elle fut con-
quise par la clarté et la loyauté de
lexposé que fit M. Jacques Duroux sur
un ton d'amical entretien, exposé qui
prit même, à certains moments, l'allu-
re de simples et familières confidences.
Elle réagit intelligemment, du tac au
tac, si l'on peut dire. Elle se divertit
aux passages d'humour, fut profondé-
ment attentive à ceux empreints d'une
sereine philosophie et se galvanisa aux
appels à l'ordre et à l'union.
Elle applaudit avec spontanéité les
idées qui la touchaient plus fortement,
celles, entre autres, repoussant et flé-
trissant la haine.
Enfin, elle fit une ovation à la péro-
raison dépouillée de tout effet oratoire,
une péroraison très humaine et très
sobre dans laquelle, scrupuleux et loyal.
M. Jacques Duroux ne demandait
qu'une chose : la critique serrée et sé-
vère de son mandat.
(Lire la suite en deuxième page)
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ROME REDOUTE
-- LA RUPTURE
Le Duce joue deux cartes :
Les amitiés politiques
qu'il entretient en France
Un relâchement escompté
des liens entre Paris et Londres
Le gouvernement fasciste
a l'œil sur nos élections
Rome, 10 octobre. — Les rares per-
sonnalités qu'on pouvait rencontrer ce
matin affichaient toutes un très grand
calme sur 1 évolution de la situation
internationale.
« La réponse italienne est inattaqua-
ble du point de vue juridique, disaient-
elles. Elle est parfaitement logique, elle
ne comporte pas de terme qui ne soit
pas conciliant, elle ne peut, sans mau-
vaise foi évidente, être interprétée
comme une tentative de temporisa-
tion ; elle ne contient aucune menace
en réponse à la menace française de
rouvrir les Pyrénées.
» Les premières nouvelles de Lon-
dres et de Paris que publient les jour-
naux montrent que le gouvernement
fasciste compte sur deux éléments :
1° La volonté de sauver la non-in-
tervention qu'il attribue à l'Angleterre
en interprétant le discours de M.
Chamberlain et les articles du « Ti-
mes » :
20 L'opposition d'une grande partie
de l'opinion publique française à l'idée
d'une possibilité de rupture et de con-
flit avec l'Italie.
Ce qui ne les empêche pas de lais-
ser entendre que Rome attend avec
impatience les résultats des élections
cantonales, car elle pourra les interpré-
ter comme l'indication d'un bon ou d'un
mauvais accueil de la France à sa ré-
ponse.
Nouvel appel
au comité de Londres
Sur le retour proposé au Comité de
non-intervention, on explique, dans les
milieux politiques, qu'il possède toutes
les compétences et les pouvoirs néces-
saires pour conduire à des résultats
pratiques. S'il n'a pas réussi à trouver
jusqu'à ce jour de solutions désira-
bles, s'il a été paralysé dans son ac-
tion, la responsabilité n'en incomue
nullement à l'Italie, mais ce n'est pas
une raison pour le supprimer ou ne
pas l'utiliser. D'autre part, si la pro-
cédure du Comité de non-intervention
est défectueuse, qu'on la change. L'Ita-
lie est prête à examiner et à discuter
toute nouvelle proposition en ce sens.
Quant à la participation de l'Allema-
gne, l'Italie en fait la condition sine
qua non. L'axe Rome-Berlin fonction-
ne, on sait d'ailleurs que la note italien-
ne n'a pas été envoyée à Londres et a
Paris sans passer par Berlin.
Relevons ici que dès la lecture de
l'invitation franco-britannique à la con-
férence à trois, Rome a eu la convic-
tion que l'intention de Londres et de
Paris était de séparer l'Italie de l'Alle-
magne et d'empêcher le concours soli-
daire de ces deux puissances. D'un au-
tre côté on jugeait qu'en acceptant la
discussion à trois, l'Italie se serait trou-
vée seule à discuter avec deux puissan-
ces dont la politique au sujet des af-
faires d'Espagne diffère de la sienne.
D'autre part, si on admet l'Allema-
gne, il aurait fallu également inviter
l'U.R.S S. L'Italie et l'Allemagne se se-
raient trouvées devant le trio anglo-
franco-russe. Il y aurait eu dispropor-
tion, d'où suggestion finale de retour-
ner devant le Comité international de
non-intervention.
Que fera cependant l'Italie dans ie
cas de l'ouverture de la frontière des
Pyrénées ? A la question posée en haut
lieu, on a répondu que dans ce cas
l'Italie « examinerait la situation ». A
vrai dire. on ne s'attend pas à une ini-
tiative pareille de la part du gouver-
nement français. En attendant on ac-
cuse la France d'intervenir à Valence.
Le « Giornale d'Italia i, publie sur ce
sujet un article de six colonnes, qui
contient notamment la liste de tous les
bateaux qui trafiqueraient habituelle-
men entre Marseille et l'Espagne « rou-
ge ».
Ce journal donne notamment des dé-
tails sur les compagnies de navigation
récemment créées qui aideraient au tra-
fic maritime, avec le port de Marseille
comme origine.
(Lire la suite en troisième page)
Près des Baléares
Le vapeur français
Ville-de-Bougie"
est arraisonné
par les insurgés
Le contre-torpilleur
Gerfaut"
s'est porté à son secours
Marseille, 10 octobre. — Le vapeur
« Ville-de-Bougie », de la S.A.P.A N.
qui faisait route de Marseille vers Al-
ger se trouvait hier matin à 6 milles
sud et 0"6 ouest près du cap Dragonera,
aux Baléares, quand il fut arraison-
né par un navire nationaliste espagnol.
Le capitaine d'Esposito, commandant
le navire, lança aussitôt un S.O.S. Le si-
gnal fut intercepté par le contre-tor-
pilleur « Gerfaut », qui répondit en
signalant qu'il se portait à toute vitesse
sur les lieux de l'incident.
Aucune nouvelle n'étant parvenue
dans la journée, on croit que les deux
navires s'étant rejoints ont pu continuer
leur route, l'un convoyant l'autre.
Ils sont régulièrement attendus tous
deux aujourd'hui dans la matinée.
A MAISON-CARRÉE
La grande fête du 5e R. T.A.
Plusieurs milliers de personnes ont
assisté hier après-midi et cette nuit,
aux magnifiques spectacles organisés
par le 5" régiment de tirailleurs algé-
riens, en son camp de Maison-Carrée.
magnifiquement transformé en un im-
mense parc d'attractions. Il est impossi-
sible de citer ici même partiellement,
les principales personnalités qui figu-
raient à ces fêtes somptueuses : tout Al-
ger, tout Maison-Carrée et leurs envi-
rons avaient répondu à l'invitation de
nos braves tirailleurs : représentants
du gouvernement général, du préfet, des
municipalités, s'étaient joints aux per-
sonnalités militaires et civiles.
Dès 14 heures, sur le stade du régi-
ment transformé en « mulodrome »,
défilèrent clique, nouba, fanfare. Puis
eut lieu la remise des fanions, médail-
les et prix de tir. Vinrent ensuite succès-
sivement un carrousel de mitrailleuses,
des danseurs chleuhs puis les cour-
ses de mulets, entre des attractions
curieuses : parade, attaque de diligence,
ballet des moissons, « machine à incor-
porer », ballet des tirailleurs, carrousel
des chenillettes. A partir de 15 h. 45,
sous la direction du capitaine Lehuraux
avait lieu au « Théâtre des chenillettes »
un grand gala de music-hall, cependant
que s'ouvrait une kermesse, avec ses
attractions, dancing, café maure, gui-
gnol.
La fête se continua de nuit par les
illuminations, par un grand dîner au
mess du 3° bataillon du 1er tirailleurs,
dans un cadre Second Empire. Théâtre,'
sketches musicaux, grand bal, feux de
camp par les Scouts algérois, tirage de
la tombola, furent les principaux épi-
sodes de cette féerie.
Les élections départementales
33.000 communes de France
ont voté pour 3.500 sièges
ON COMPTAIT PRÈS DE 16.000 CANDIDATS
Paris, 10 octobre. — Dans 33.000 com-
munes de France les électeurs se sont
rendus aux urnes pour élire conseillers
généraux et conseillers d'arrondisse-
ment, 16.000 candidats se disputaient
les 3.500 sièges à pourvoir. Une sem-
blable dispersion des voix ne pouvait
qu'amener un grand nombre de ballot-
tages qui rendent difficile toute appré-
ciation d'ensemble sur ce premier tour
de scrutin. 1
Au reste beaucoup de résultats ne
seront connus que dans la matinée. Nos
lecteurs trouveront ci-dessous les prin-
cipaux résultats connus à l'heure où
nous mettons sous presse.
Les ministres réélus
M. Georges Bonnet
M. Marx Dormoy
M. Georges Monnet
M. Queuille.
M. Max Hymans
M. Brunet
Sénateurs élus
MM. Maroselli, RS (Hte-Saône) ;
Delthil. RS (Tarn-et-Gar.); Germain,
RS (Indre-et-Loire); Cassez, RS (Hte-
Marne): Honnorat, RI (B.-Alpes) ;
Benazet. RS (Indre); Gauthier, RS
(Indre); Brugniez. SFIO (Gard); Ba-
baud-Lacroze. RS (Charente).
MM. Le Gorgeu, RS (Finistère); Be-
toulle. SFIO (Hte-Vienne) : Fèvre, SF
10 (Hte-Vienne); Coty, R (Seine-In-
férieure) ; Braise, R (Hte-Savoie) ;
Lourties, RS (Landes): Pichery, RS
(Loir-et-Cher) : Léon Bon. SFIO (B.-
du-Rhône) : Carré-Bonvalet. RS (Ch.-
Inf.) ; Pezières, USR (Pyrénées-Orien-
tales).
MM. Perrier, RS (Isère) ; Lepelletier,
R (Mayenne) ; Thoumyre, R (Seine-
Inf) ; Paganon, RS (Isère) ; Bringer,
Cons. (Lozère) ; Meunier, RG (Arden-
nes) ; Guilhem, RS (Aude) ; Loubet,
RS (Tarn) ; James Hennessy, RG
(Charente) ; Abel Gardey. RS (Gers).
Députés élus
MM. Henriot, FR (Gironde) ; Salen-
gro, SFIO (Nord) ; Frossard (Haute-
Saône) ; Pajot, SFIO (Loire-Inférieu-
re) ; Leroux, SFIO (Loire-Inférieure) ;
du Tertre de la Coudre, cons. (Loire-
Inférieure) ; Masot, RS (Basses-Alpes);
Archimbaud, RS (Drôme) ; Roy, RS
(Gironde) ; Rotinat, RS (Indre).
Lassalle, RS (Landes ; Dubon, SFIO
(Landes) ; Fully, RS (Landes) ; Cour-
son, RS (Indre-et-Loire) ; Proust, RS
(.Indre-et-Loire) ; De Suzannet, cons.
(Vendée) ; Médecin, RI (Alpes-Mari-
times) ; De la Perronnays, cons. (Loi-
re-Inférieure) ; Cabanis, RS (Loiret);
Jinet, RS (Isère) ; Albert Perrin RS
(Isère).
Puisset. SFIO (Isère) ; Thivrier,
SFIO (Allier) ; Michard-Pellissier, US
R (Hautes-Alpes) ; Bastid, RS (Can-
tal) ; Sclafer, RS (Charente-Inférieu-
re) ; Renaitour, USR (Yvonne) ; Re
né Richard, RS (Deux-Sèvres) ; Au-
gustin Michell, R (Haute-Loire) ; Au-
tier. R (Haute-Loire).
Gouin, SFIO (Bouches-du-Rhône ;
Béchard, com. (Gard) ; Lardier, R (Bel-
fort) ; Albert1 ni, RS, maire de Béziers
(Hérault) ; Denis, RG (Mayenne) ;
Oberkirch, R (Bas-Rhin) ; Bureau, RG
(Seine-Inférieure) ; Guy La Chambre,
RS (Ille-et-Vilaine) ; Audière, R (Deux-
Sèvres)
Raymond Patenôtre, USR (Seine-et-
Oise) ; Daroux, RS (Vendée) ; Fieu,
SFIO (Tarn) ; Mairie, RS (Tarn) ;
Reille-Soult, DP (Tarn) ; Pascaud, RS
(Charente) ; Lafaye, USR (Gironde) ;
Hussel, SFIO (Isère) ; Catalan, RS
(Gers) ; Dubosc, SFIO (Gers) ; Burtin,
SFIO (Saône-et-Loire) ; Roux, SFIO
(Sacne-et-Loire) ; Thomas, SFIO (Saô-
ne-et-Loire) ; Laurent, SFIO (Nord).
Députés en ballottage
MM. Masson, SFIO (Nord); Philip,
SFIO (Rhône); Bendon, SFIO (Nord);
Ramette, com. (Nord) ; Saint-Venant,
SFIO, maire de Lille (Nord); Masse,
RG (Cher) ; Herriot, RS (Rhône) ; Chas-
saigne, SFIO (Indre); Badié, RS (Hé-
rault); Bazin, RI (Jura).
Tessier, SFIO (Haute-Vienne) ; Var-
delle, SFIO (Hte-Vienne); Léon Meyer,
RS (Seine-Inférieure) ; Chanoine Po-
limann, R (Meuse) ; Delcos, RS (Pyré-
nées-Orientales) ; Roux, USR (Pyré-
nées-Orientales ; Pringolier, SFIO (Sa-
voie) ; Dahlet, RI (Bas-Rhin).
Mourer, Com. (Bas-Rhin) ; Beltre-
mieux, SFIO (Pas-de-Calais) ; Sion,
SFIO (Pas-de-Calais) ; Métayer, RS
(Seine-Inférieure) ; Lebret, USR (Sei-
ne-Inférieure) ; Cabanne, SFIO (Gi-
ronda) ; Boulay, SFIO (Saône-et-Loire).
(Lire la suite en troisième page)
Au Ministère de l'Intérieur, des télégraphes sont installés pour recevoir
les résultats des élections
M. VAILLANT-COUTURIER
RÉDACTEUR EN CHEF
DE L'« HUMANITÉ »
MEURT SUBITEMENT
M. Paul Vaillant-Couturier
député communiste de la Seine, ré-
dacteur en chef de l' « Humanité »,
est mort hier subitement, après une
campagne électorale particulièrement
fatigante consacrée à ses camarades
du parti communiste
L'ANNIVERSAIRE DE L'ARMISTICE BULGARE
A l'occasion de l'anniversaire de l'armistice bulgare, les Poilus d'Orient
déposaient hier une couronne au pied du monument aux morts. Ce fut
l'occasion d'une courte cérémonie recueillie, en présence des délégations
et des drapeaux des groupements d'anciens combattants, Poilus décrient,
Dardanelles, Marins A.C., A-C. yougoslaves, Médaillés militaires, Gazés de
guerre, O.R. et S.O.R., Vétérans, Anciens zouaves, A.C. italiens, Médaillés
de Verdun, Anciens légionnaires, etc. C'est en présence du général Catroux,
de l'amiral Motet, du général Laure, du général Pennés, du général Des-
champs, du commandant Laganne, de M. Lahilonne, représentant le préfet,
du docteur Rouquet, adjoint au maire, et de nombreuses personnalités
civiles et militaires que fut observée la minute traditionnelle de recueillement
GROS SUCCÈS
Les fêtes du centenaire
de Constantine française
Constantine, 10 octobre (de notre cor-
respondant particulier). — Les fêtes du
centenaire se sont poursuivies aujour-
d'hui avec un succès grandissant. Au
bénéfice de l'œuvre « Dar-el-Askri ».
une fête militaire a été donnée au sta-
de Turpin. Les personnalités civiles et
militaires y assistaient. Le programme
comportait une série de compétitions
athlétiques, la plupart humoristiques
qui prouvèrent la force et l'adresse de
nos soldats sportifs et leur merveilleux
entraînement. Des sketches comiques
ont valu à leurs auteurs et à leurs réa-
lisateurs les compliments officiels et les
bravos de la foule. Citons ici parmi eux
la course de mulets, grand prix de la
Société d'encouragement de la race mu-
lassière, le voyage de Tartarin au
M'Zab, la course cycliste dans des dé-
guisements féminins, l'arche de Noë et
la baleine de Jonas. Les sénégalais in-
comparables danseurs ont exécuté des
danses d'une frénésie sans pareille.
Pour clore cette magnifique fête de
plein air un concert de toutes les mu-
siques militaires des 36 zouaves, 3% 7e
et 118 RTA a été donné dans le stade
au cours d'une parade impeccable.
A la foire, les attractions et les stands
illuminés féeriquement ont attiré, le
soir, une foule considérable. Dans tou-
te la ville règne une grande animation
de voyageurs venus de tous les points
de l'Algérie, de la Tunisie et du Maroc.
Par le courrier aérien
Détroyat et Bossoutrot en Algérie
liu gauche à droite : Lignel, Detroyat, Fourcher, Bossoutrot, Duchêne
Avec la même précision que la veille
le quadrimoteur d'Air France se pose
à 12 h. 45.
De gracieuses passagères et un jeune
enfant franchissent la passerelle.
M. Pourcher, directeur de l'aéronau-
tique au gouvernement général sou-
haite, tout de suite après, la bienvenue
à M. Bossoutrot, président de la Com-
mission de l'aéronautique à la Cham-
bre des députés et aviateur célèbre ve-
nu à Alger à titre purement privé.
Le grand Détroyat accompagné de
sa femme fait ensuite son apparition.
Le virtuose de l'acrobatie aérienne
se rend à Constantine pour participer
au meeting aérien de mercredi pro-
chain.
Le;, photographes entrent en action
tandis que nos célèbres visiteurs sont
entourés par les personnalités venues
les saluer.
M. Pourcher fait les présentations et
tour à tour nos as serrent la main à
MM. Rebut, commandant la base d'hy-
dravions de l'Agha ; de Michaux, direc-
teur de la base d'Air France ; Durney,
du S.N.Aé ; Cholet, du tribunal de
commerce ; Beaumont des avions Tau-
pin ; au capitaine Bernard, au pilote
Duchêne, etc.
Le pilote-constructeur Lignel arrivé
la veille retrouve avec plaisir ses con-
citoyens.
M. Bossoutrot qui se rend dans les
Territoires du Sud repartira jeudi pour
la France où l'attendent ses absorban-
tes fonctions. R. Laffargue.
AU LARGE DE BONE
Le cargo gouvernemental
« Cabo Santo Thome »
est canonné et coulé
par deux torpilleurs inconnus
UN MORT, SIX BLESSÉS
L'équipage a gagné La Calle
Une récente photo du « Cabo Santo Thome »
Bône, 10 octobre (de notre corres-
pondant particulier). — Un nouvel ac-
te de piraterie vient d'être commis en
Méditerranée. Cette fois le golfe de Bô-
ne en est le théâtre. La nouvelle a cau-
sé une vive émotion en ville et dans
la région. Une fois de plus les auteurs
ont fait preuve d'un sans-gêne révol-
tant.
CANONNADE EN MER
Ce matin, à 6 h. 25, de la côte et de
la ville, une vive canonnade était enten-
due. Elle venait du large. Les coups
sourds se répétaient à une cadence ac-
célérée. Bientôt le bruit courait qu'un
combat en mer venait d'avoir lieu. Bien-
tôt à l'horizon, dans la direction du cap
Rosa, vers la côte tunisienne, une
épaisse colonne de fumée montait dans
le ciel bleu ; la mer était calme. Peu
à peu la fumée noire laissait place à
un rideau de fumée blanchâtre. Il n'y
avait plus de doute, un navire avait été
atteint et était en train de prendre
feu.
Des hauteurs de la ville on pouvait
distinguer parfaitement un navire de
fort tonnage fumant de l'arrière et les
coups sourds de la canonnade se répé-
taient encore. A mesure que les événe-
ments se déroulaient, l'on pouvait, à
l'aide de fortes jumelles, distinguer
parfaitement les phases du combat. Au-
tour du navire en feu. deux bâtiments,
de beaucoup plus petits, semblaient
jouer à cache-cache. A tour de rôle ils
se rapprochaient, viraient, reprenaient
de la mer pour revenir bientôt et, de
chacun d'eux, les canons crachaient. À
7 heures ils tiraient encore.
A 7 h. 15 on percevait distinctement
une nouvelle salvé et puis plus rien. Le
navire en feu qui, dès le début de la
canonnade, avait mis le cap vers la
côte, s'immobilisait.
L'arrière, en partie démoli, était la
proie des flammes. Le feu avait éga-
lement pris naissance dans le milieu
du navire. Bientôt ce n'était plus qu'une
torche. Un avion des Ailes bônoises pre-
nait l'air et se rendait sur les lieux.
AUX RENSEIGNEMENTS
Le navire bombardé venait de l'Est;
à l'arrière aucun pavillon. Au devant
une inscription « Corfu ». Il transpor-
tait un gros chargement de bois et
d'autres marchandises. On sut bientôt
qu'il s'agissait d'un navire gouvernemen-
tal, le « Cabo-Santo-Thomé », de la Cie
Iabarra, de Séville. Le bateau mesu-
re 135 mètres de long, a 2 hélices et a
été lancé en 1931.
CLire la suife en troisième page)
Le conflit des grands magasins
entrainera-t-il une grève générale?
-- Un appel à la raison
Depuis plus d'un an les entreprises
commerciales et industrielles d'Alger
connaissaient un calme que rien ne
semblait devoir venir troubler.
L'actuel conflit qui oppose em-
ployeurs et employés de grands maga-
sins risque de briser cette quiétude.
Cela ne doit pas se produire.
Il ne faut pas que les directeurs de
six exploitations commerciales, qui le
3 Juillet ont accepté un arbitrage, ris-
quent de provoquer, par leur intran-
sigeant refus d'appliquer la convention
signée, une grève générale qui pour-
rait, en s'étendant par solidarité, pa-
ralyser l'activité de toute l'Algérie.
Dans la situation présente le patro-
nat se doit de conserver vis à vis de
l'ouvrier une attitude digne et loyale.
Un arbitrage a été accepté ; la sen-
tence des arbitres devait être appli-
quée immédiatement.
Du respect de la loi et des conven-
tions doit résulter l'accord et runion
indispensables aux bons rapports entre
la main-d'œuvre et lés employeurs.
Souhaitons que la raison et le -bon
sens inspirent ceux qui peuvent par
une simple décision éviter de graves
conséquences pour toutes les entré-
prises algériennes, conséquences dé-
passant de beaucoup les intérêts oppo-
sés.
(Lire la suite en deuxième page)
Elections départementales
Une réunion publique
de M. Jacques Du roux
à Kouba
La première réunion électorale de
M. le sénateur Jacques Duroux fut à.
l'image du centre qui le recevait, vi-
brante et sympathique.
Kouba, cité quiète et coquette, tra-
vailleuse et bourgeoise, se devait de
réserver cet accueil cordial et digne au
président du Conseil général, auquel
la ville doit tant, comme se plut à le
remarquer, en fin de séance, le maire,
M. Chanel.
L'assistance, deux cent cinquante à
trois cents citoyens environ, représen-
tait toutes les classes de la société, de
1 ouvrier au retraité en passant par le
fonctionnaire et le propriétaire. Elle
était ainsi le reflet fidèle de la popu-
lation de la commune. Elle fut con-
quise par la clarté et la loyauté de
lexposé que fit M. Jacques Duroux sur
un ton d'amical entretien, exposé qui
prit même, à certains moments, l'allu-
re de simples et familières confidences.
Elle réagit intelligemment, du tac au
tac, si l'on peut dire. Elle se divertit
aux passages d'humour, fut profondé-
ment attentive à ceux empreints d'une
sereine philosophie et se galvanisa aux
appels à l'ordre et à l'union.
Elle applaudit avec spontanéité les
idées qui la touchaient plus fortement,
celles, entre autres, repoussant et flé-
trissant la haine.
Enfin, elle fit une ovation à la péro-
raison dépouillée de tout effet oratoire,
une péroraison très humaine et très
sobre dans laquelle, scrupuleux et loyal.
M. Jacques Duroux ne demandait
qu'une chose : la critique serrée et sé-
vère de son mandat.
(Lire la suite en deuxième page)
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