Titre : La Dépêche algérienne : journal politique quotidien
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1946-04-02
Contributeur : Robe, Eugène (1890-1970). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32755912k
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 02 avril 1946 02 avril 1946
Description : 1946/04/02 (A62,N21768). 1946/04/02 (A62,N21768).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t559524j
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-10449
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/01/2021
L e pian quinquennal
français
par Jacques GASCUEL
I Xi était Indispensable, tant ponr nous-mêmes que pour répondre, le
cas échéant, à des questions de nos amis d’outre-Atlantique dont
nous sollicitons des crédits, d’établir un programme envisageant
dans son ensemble la reconstruction et le développement industriel
de notre pays. C'est à cela qu’a travaillé le Commissariat de Jean Monnet
et, en quelques semaines, 11 a réussi à coordonner ce qui déjà avait été
fait, à fixer les grandes lignes Cnn plan quinquennal français.
Un bilan des destructions, d’abortl, prestations courantes, mais le reste ne
était indispensable. En francs 1938 (2,82 peut venir que des U.S.A.
francs d’aujourd'hui), les estimations s’é- Si leur aide nous est acquise, en sup-
lèvent à mille milliards. Mais il n’est pas posant que nous disposions de charbon
nécessaire de tout reconstruire « à l’iden- et de main-d’œuvre en quantité suffi-
tique », ni même de tout remplacer, santé, le plan quinquennal français sem-
20 % des immeubles et 60 % du mobilier b / 9 Parfaitement réalisable et nous pour-
détruit ont été considérés comme perdus ri . ons Jouir alors, en 1950, d'un niveau de
à jamais, à passer par profits et pertes. vle nettement supérieur à celui d’avant-
Peste finalement une dépense à prévoir B ue rre.
de 700 milliards, pour la reconstruction
seulement. Mais x reconstruire ne suffit
pas.
Ce n’est un mystère pour personne que
l’outillage français était, avant la guerre,
déjà sérieusement démodé. Quatre ans
d’occupation et d’utilisation presque sans
entretien l’ont placé loin en arrière de
l’outillage américain ou anglais, sans
doute à dix ou quinze ans. Un ouvrier
américain produit 3 ou 4 fois plus qu’un
ouvrier français. Un cultivateur améri
cain nourrit 15 personnes, un cultivateur
français 5 à peine. Certes, il y a la ques
tion de la quantité d’énergie mise à la
disposition de l’ouvrier et du cultivateur,
du nombre de kw-heures dont il peut dis
poser. Mais l’outillage joue évidemment,
toutes choses égales d’ailleurs, un rôle
de premier ordre. Le Commissariat au
plan aidé de commissions tripartites où
sont représentés à la fois l’Etat, les in
dustriels et le personnel a étudié et ch if
fré la modernisation de l’équipement fran
çais. Il en a estimé le coût à 500 mil
liards de francs 1938.
Reconstruction et modernisation repré
senteraient donc théoriquement un total
de quelque 1.200 milliards — environ
1.000 avec les doubles emplois.
Bd Laferr' re, ALGER — Tél. 396-55 et la suite — Ch, P. 20-21 LE PETIT ALGERIEN Publicité Alger: Havas, 57, r. d'Isly (Conc. de l’Agence Africaine)
XXX
Cette somme ne dit rien par elle-même.
Elle représente 2 à 3 ans de notre revenu
national moyen d'avant-guerre. En 1929,
l’année record de la production française,
nous avons investi environ 100 milliards
de francs 1938 et, en 1938, 70 milliards
seulement. Encore faut-il déduire de ces
sommes un montant d’environ 50 mil
liards (Fr. 38) pour le simple entretien
annuel du capital existant.
Pour reconstruire et moderniser le pays
dans un délai raisonnable il est donc in
dispensable de dépasser largement le ni
veau de production atteint en 1929 (625
milliards de francs 1938). Les calculs
effectués par le Commissariat montrent
qu’il suffit de s’élever à 25 % de ce ni
veau pour être à même de satisfaire à
la fois les exigences d’une consommation
accrue et les besoins d’investissement nets
à la cadence de 100 milliards par an.
L'effort à réaliser semble possible. La
production dépasse largement le niveau
de 1929 plus 25 % dans les pays équipés
à la moderne. Quant au temps nécessaire,
il ne saurait être chiffré exactement et
dépendra le bien des facteurs. Néanmoins,
le Commissariat estime que cinq années
doivent suffire et que la France, le plan
une fois réalisé, devrait être à même de
produire chaque année 65 millions de
tonnes de houille, 25 milliards de k.w.-h.
et 15 millions de tonnes de fonte et
d’acier.
Mais la réalisation du plan reste sou
mise à certaines conditions. Nous avons
eu souvent l’occasion de les préciser.
D’abord obtenir du charbon, c’est-à-
dire de l’énergie. Il serait oiseux de reve
nir sur la question. La France manque
cruellement de charbon. Il lui en faut
importer un minimum de 25 millions de
tonnes par an. Le Commissariat a chiffré
à un million de tonnes par mois, et ce
dès juillet prochain, ce que nous de
vrions recevoir de la Ruhr, seul bassin
susceptible de nous en livrer à l’heure
actuelle, et à 20 millions de tonnes an
nuelles, les livraisons à envisager de
l’Allemagne pendant vingt ans.
Il nous faut ensuite de la main-d’œu
vre. La France a perdu 1.400.000 hom
mes au cours de la première guerre mon
diale, 1.200.000 directement ou indirecte
ment à cause de la seconde. Elle a be
soin do 2.000.000 de travailleurs. Sur ce
total, 500.000 pourront être obtenus en
France, même en reculant la limite d’âge,
en ayant recours au travail des femmes.
Mais le reste devra venir de l’Immigra
tion.
Nous avons enfin besoin de devises.
D'une première évaluation, Il ressort que
la France devra importer de 1946 à 1950
pour onze milliards de dollars de mar
chandises dont 2 milliards d’équipement,
c'est-à-dire au total 385 milliards de
francs 1938.
Même au prix de l’utilisation au maxi
mum de toutes nos ressources en or et
devises, il est bien évident que seul un
appoint extérieur de plusieurs milliards
de dollars, nous permettra de faire face
à ces dépenses. Une partie pourra sans
doute être obtenue de l’Allemagne, au
titre réparations, soit sous forme d’équi
pements en capital, soit sous forme de
Dans la discussion de la LOI ELECTORALE
ouverte hier à la (CONSTITUANTE
M. CAPITANT
l’élève
contre la représentation proportionnelle
« Ce mode de scrutin ne laissant à l’électeur ni le choix de
son élu, ni la possibilité d’orienter la législation et la politique
du Gouvernement, n’est pas compatible avec la Démocratie »
Deux contre-projets de HH. Edouard HERRIOT
et Je an GIRAUDOUX seront examinés aujourd'hui
N
Paris (F.P.). — La séance de l'Assemblée constituante s'est ouverte
En EXTRÊME-ORIENT
la PAIX dépend
de la coopération
sino- soviétique
t déclare le maréchal
TCHANG KAI CHEK
Tchoung-Klng (F.P.). — « La coopération sino-sovié-
tique est la base fondamentale de la paix en Extrême-
Orient ainsi que de la paix mondiale », a déclaré hier
le maréchal Tchang Kai Cheik dans un discours qu’il a
prononcé devant le Conseil politique du peuple. Il a
annoncé qu’en réponse à la note soviétique l’informant
de l’évacuation de la Mandchourie avant la fin avril, le
gouvernement chinois a demandé au gouvernement russe
de lui préciser les dates de départ des troupes des dif
férentes régions où elles sont sta
tionnées actuellement et a réclamé
l’aide des Soviétiques pour assurer la
relève.
WASHINGTON (F.P.). — L© dépar
tement du Commerce annonce que les
U.S.A. ont avancé à diver» paya, au
coure du dernier trimestre 1945, des
crédite s’élevant au total à 825 millions
de dollars, dont 550 millions à la Fran
ce, ÎOO millions à la Belgique, 5 mil
lions à l’Arabie séoudite.
OUS saurons jeudi au plus tard
comment nous voterons dans huit . , , ... ...... , * . . .... T _
semaines. A vrai dire, nous nous “ *5 heures sous la présidence de M. Vincent Auriol. MM. Le Troquer
en doutons déjà. Car le projet et Defferre sont au banc du Gouvernement.
de loi de la commission de l'Intérieur _ ..... . . ,, ,
sera fatalement voté malgré trois contre- I î» Iftl ftlprtArJllA ceptatlon des amendements qui se-
projets et la pluie habituelle d'amende- Iwl ClCLlUrdlC ront déposés..-
ments. Elle sera votée parce qu'ainsi le L,e Président rappelle qu’à l’ordre Le point de VUe- Communiste
veulent les partis majoritaires qui, du (j u jour est inscrite la discussion d’u-
moins sur lui sont tombés d occord. 11 -c pïoposition de loi de IM. J. Bar— A. Petit (C., Seiïi'e) se fait le
La loi soumiss a la discussion tient en doux (Gi*ou i pe Paysan Puy-de-Dôme) défenseur de La R*.P. Intégrale sans
cinq sous-titres i scrutin de liste avec qui affirme que le texte proposé par Panachage, sans vote préférentiel. XI
représentation proportionnelle sans pa- commission de l’Intérieur est en c01i citrt en affirmant que le groupe
nachage et vote préférentiel, quotient formelle opposition avec la Déclara- communiste votera la proposition de
national unique et utilisation des restes tion ^ es Droits que l’Assemblée vient commission,
sur le plan national, fixation a 658 du de voter et demande un scrutin pu- M. CAPITANT
nombre de députes a élire dont 580 bile. , . .
pour la Métropole, obligation pour les Après intervention du rapporteur, M. COIltr© ICI propOTtlOlUlGlT©
partis de présenter des listes dans vingt Riondi (socialiste, Oise),, la demande ’Vf CaDitant (RDS Bas-Rhin)
XffMiw: d" « rr —• « âSW&f rs
D “ eu **' on Senerole
On en a hier .terminé avec la discus- La . discussion générale est alors ï vl"
sion générale clôturée par un discours ouverte. M. Blondi rappelle que la f*™ e ??f ! > ! 1 „ ta IfLî' 1 A"
de M. Capitant sur le plan juridique, commission de l’Intérieur s’est pro- i e „ S jÆ!^?" S ^ 0 ’’ n ?, S '
d une remarquable logique. noncéè pour une représentation pro- C ^l 1 5 i S "S 1 t . S< î” t f ?. nde 5, s s .V r le scru ."
M. Alexandre Varenne qui, de son portionnelle intégrale. "P-nn L
propre aveu, monta à la tribune « avec M. Blondi reconnaît que le systè- de "îJ
une provision de bonne humeur » avait me élaboré par la commission pré- a . 1 f? ec iî?5| ll îîLx* HuîriiîifÜf
présenté les objections sentimentales à sente des inconvénients. Il pourrait îlViin possibilité d orienter jA légis
te projet conçu en 35 articles. Sur le conduire à supprimer la représenta- * la .^ hP PLfPPV
ton de la causerie il s'étonna qu'on ait tion des petites collectivités. C’est au ,.'PPf.TîT!! ® lect ; ons
prévu de. pousser jusqu'à la première pourquoi la commission a décidé de “ P as compatible avec la demo-
décimale la division par 3 du nombre fixer un chiffre de représentation Cr , .
des sièges complémentaires. Il craint que minimum : 2 par département. Des qlt 5,,PP_Ç r ^ P °. S < ? e , M ' c .T e °'
l'affichage de ce texte ne provoque un dispositions spéciales ont été prévues
éclat de rire et d'ajouter : « Vous au- pour les nouveaux départements : la T ap ,?®,?iv
riez dû l'accompagner d'un çjessin. » Guadeloupe Martinique, Réunion et de mtler (Protestations sur
Mais, reproche le plus grave, c'est Guyane française. communistes),
la première fois qu'une loi électorale M. Alexandre VARENNE M. Capitant se fait rappeler à l’or-
fait allusion au parti. Jusqu'à présent dre par le président, puis la dlscus-
on ne connaissait que l’électeur et le Mi Alexandre Varenne (Puy-de-Dô- slon générale est close,
député. Si la loi est votée, et l'orateur me) apparenté aux radicaux-socialis- Le président annonce que MM. Gl-
ne se fait guère d'illusion, un homme tes, critique la façon dont s’est ou- ra.udoux et Herriot ont déposé chacun
indépendant n'aura pas le droit d'être verte cette discussion. Il reproche au contre-projet qu’il propose de dis
candidat. Ayez pitié de l'électeur qui texte de la proposition de loi d’être cuter aujourd'hui, la discussion des
ne comprendra rien à votre loi et qui confus,_ 11 proteste contre l’interdic- amendements viendrait ensuite. Il en
aggravera le clan des abstentionnistes, tion faite à tout homme qui n’appar- es t ainsi décidé.
L'argumentation de M. Capitant s'at- tient pas à lin parti politique d’être La séance est levée à 18 h. 50 et
tacha à combattre le principe même de candidat. Abordant l’examen de la re- renvoyée à ce matin 9 h, 30.
la R.P. incompatible avec un régime par- présentation proportionnelle, il évo-.
lementaire et encore plus avec un que le débat qui s’engagea sur cu|
Gouvernement d'assembjée et qui amène point il y a 40 ans et s’écrie : « Vous
les démocraties qui l'adoptent à la dé- pouvez relire les débats, aucun ora-
viation fatale et à la perte. Ses défauts teur„ne songea à limiter le droit de
essentiels ? Elle prive l'électeur du droit l’électeur.
de choisir ses élus en fonction de leur M. Varenne met en garde le minis-
personne, de leur caractère, de leur tre de l’Intérieur contre le nouveau
passé ; elle le prive de la possibilité de système, qui, s’il est appliqué, ne per-
déterminer l'orientation de la politique mettra pas aux Français de connaître
et de participer à la constitution du avant 8 jours les résultats des élec-
Couvernement. tion ». Le pays, affirme le député du
o... i Puy-de-Dôme, ne veut pas de ce sys-
Sur le meme terrain d u e 9 tème. Tous ceux qui ont souci des
ments viendront s ajouter a ceux que la lntérêts électe urs françals V ote-
minonté a exposes M. Herriot develop- r a mendement que nous avons
pera son contre-projet. Puis une discus- d A DOS A »
sion spéciale sur l'application de la loi ^
à l'Algérie s'instaurera, au cours de Le M.R.P. pour ld R.P.
laquelle MM. Rencurel, Bendjelloul, Ri- . _
bère, Farès, Abderrahmane ~ et Ouzegane M* A. Noël (M.R.P., Vaucluse) ap-
interviendront. porte l’adhesion formelle et incondi-
XXX tionnelle de son groupe au principe
, de la représentation proportionnelle
Un mot encore au sujet du litige cons- pour des raisons de justice et de pro-
titutionnel. Il semble que le terme n'en bité. Cependant, le M.R.P. défendra
soit pas éloigné. Si les bruits qui cir- plusieurs amendements dont un ten-
culent sont exacts on ne peut évidem- çj ra a laisser une entière liberté pour
ment parler ni d'accord ni de concilia- j a formation des listes,
tion puisque les communistes maintien- La séance est suspendue à 17 heu-
draient leurs points de vue et que le r , es#
M.R.P. aurait accepté que le président -lur t flpROTY
fut élu par l'Assemblée unique ^ souve- 1
raine. La décision devait être arretée of- a la reprise, M. Lacroix (R.D.S., Sei-
ficiellement hier soir. Et le M.R.P. se ne ) stigmatise le
réservant la liberté, suivant une habi- caractère compli-
tude qui est devenue chez lui une tra- ^ j a proposi
tion, de faire reconsidérer par yoi e tion de la commis-
d'amendements ses exigences par 1 As- sion. Cette loi lui
semblée constituante lors de la discus- par ait profondé-
sion générale, on ne peut non plus par- men .f injuste,
1er de rupture entre les -^artis de la puisqu’elle é q u i-
majorité. Constatons seulement pour V aut à un refus
l'instant que la loi électorale les trouve ^ e représentation
opportunément unis. des minorités. L’o-
René BOUCHET. rabeur s éléve con '
Passant à l’aspect intérieur du pro
blème, le généralissime a repoussé ca
tégoriquement les revendications des
communistes dans la question de
Mandchourie avant l’achèvement de
la relève.
Abordant la situation du Sing
Klang, c’est-à-dire du Turkestan chi
nois, le maréchal Tchang Kaï Chek a
déclaré que le problème posé par la
rébellion des Musulmans à Ining était'
complètement résolu par l’accord réa
lisé par le général Chang Chl Chang
Au sujet du problème constitution
nel et de celui de la réorganisation
du gouvernemnt, le généralissime a
déclaré que le parti du Kuomlntang
n’avalt fait qu’une objection sur les
clauses de l’accord entre les partis,
réalisé au sein du Conseil politique
consultatif, objection portant seule
ment sur un point de principe.
En conclusion, le généralissime i
exprimé sa gratitude envers le prési
dent Truman et le général Marshall
pour leur contribution à l’établisse
ment de l’unité et de la paix inté
rieure en Chine.
M. TANGUY-PRIGENT
ministre de l'Agriculture
doit arriver à Oran
le 14 avril
Alger (F.P.). — M. Tanguy-Prigent,
ministre de l’Agriculture, se rendra
prochainement en Algérie. On an
nonce son arrivée à Oran pour le 14
courant. M. Tanguy-Prigent compte
étudier sur place les solutions à ap
porter aux différentes questions agri
coles spécifiquement algériennes.
D’ores et déjà, une série de ques
tions lui ont été soumises par le
canal du Gouvernement Général de
l’Algérie, afin que leurs solutions
éventuelles soient envisagées par le
ministère de l’Agiriculture.
APPEL
sous les drapeaux
des jeunes gens
de la CLASSE 1946
I- V GRECE A ¥OTE
Les populistes
remportent
à une grosse majorité
Ce vote condamne toutes les formes du Communisme
et toute politique révolutionnaire
Le président du Conseil SOPHOULIS 3 démissionné
Athènes. — Hier, M. Sophoulis, président du Conseil Les chefs du Parti Populiste, ajou-
de Grèce, a remis sa démission au Régent, Mgr Damas- te Mattlews, devront sans aucun dou-
kinos. L’Archevêque a prié M. Sophoulis de continuer te, faire un effort pour former un
à assumer les fonctions de Président du Conseil jus- gouvernement de coalition compre-
qu’à la formation du nouveau Gouvernement. nant des représentants de partis op-
Aujourd’hui commenceront, entre le Régent et le posés aux groupes de droite.
Parti Populiste Grec, les consultations concernant la La question la plus délicate est cel-
formation du nouveau Gouvernement. le du roi et du plébiscite. Contralre-
Le Chef du Parti Royaliste, qui aurait été vraisem- ment à tous les autres partis, en Grè-
blement choisi comme Président du Conseil, au ras d’une ce, le parti populiste n’a pas pris l’en-
victoire populiste, a annoncé hier qu’il est prêt à céder gagement d’attendre Jusqu’en 1948
ce poste dans le cas où un large gouvernement de coali- pour ce plébiscite,
tion pourrait être formé. Il est possible que la question de
... la constitution intéresse beaucoùp de
Les premiers résultats connus monde, mais c’est bien la question
Les résultats connus des élections le "sort” 1 dvf nouveau ' gou‘
montrent que le groupe d’Union na- versement II a momüj ^u neunll ^â
tionallste, formé autour du parti po- sécCrlté et du travïïl S’il ne P tle?t ne*
pullste, aura une majorité absolue, ^ promesses de sérieuses dlfflmh
Une prudente évaluation donnerait. s t f es P / 0 ° n TT ea ’ év d 0 e lr sérleuses dlfflcul -
L’Autorité militaire communique î
En prévision de 'l’appel éventuel, sous
les drapeaux, de la classe 1946, les jeu
nes sens appartenant h cette classe qui
auraient eu un changement dans la
composition de leur famille, sont priés
d’en aviser,^d^extrême urgence, le bu
reau de reffurement européen d’Alger,
7, rue Jules-Ferry.
Ils adresseront, le cas échéant : 1°
leur bulletin de mariage ; 2° les bulle
tins de naissance de leurs enfants ; 3°
les bulletins de naissance des frères ou
sœurs nés depuis le Conseil de révision ;
4° les bulletins de décès des frères ou
père morts pour la France ; 5° les co
pies légalisées des permis de conduire
ou des certificats de spécialités obtenus
depuis la clôture du Conseil de Révision.
Les jeunes gens qui auraient changé
d’adresse sont priés de faire connaître
leur nouvelle adresse.
ne pruaenie évaluation aunueuuv. t k r, r A vnir
après les résultats connus lusquTcl tees sont a P l6 ^ olr -
200 sièges à ce parti, sur un total de
350.
On possède les résultats de 499 bu
reaux de vote sur 3.200. Voici la si
tuation actuelle : Populistes : 155.000
voix ; bloc du centre : 67.500 voix ; li
béraux : 49.800 voix.
Kenneth Mattlews, correspondant de
la B.B.C. à Athènes, déclare :
Le résultat des élections, tel que
l’entend l’homme de la ru,e, est en
faveur du retour du roi puisque les
partis qui l’emportent sont tous roya
listes. Il est bon de noter, cependant,
que les électeurs ont repoussé une
forme extrême de royalisme. D’un au
tre côté, c’est un vote condamnant
toutes les formes du communisme et
la politique révolutionnaire en Grèce.
Echec de la campagne
abstentionniste
(De noire rédaction parisienne)
M, Schumann
houspillé
à Tarbes
La campagne d’abstentionnisme élec
toral, menée par l’E.A.M., a été un
gros échec déclare ce correspondant
' Devant un public toujours nombreux
Les témoins à décharge
déposent au procès PETIOT
Paris (F.P.). — La treizième audience du procès Petiot a commencé devant un enfin une jeune fille qui fut agent de
public toujours nombreux. M e Stefançgi, avocat de la partie civile, qui avait fait liaison de la Gestapo pour se faire
samedi une intervention pour demander le renvoi de l’affaire Petiot devant la Cour libérer de Fresnes. Le témoin se trou-
de Justice comme agent du Reich, déclare : « Il n’est pas question de dessaisir la vait dans le bureau du commissaire
Cour d’Assises du procès mais un nouveau procès doit s’ouvrir devant la Cour de Qui libéra Petiot au moment où 11
Justice pour intelligence avec l’ennemi, sans Petiot, mais avec tous ses complices ». réclamait de l’accusé une caution de
M" Floriot, ironiquement, déclare s’en remettre à la Cour pour décider de l’op- 100.000 francs pour lui rendre sa 11-
portunité de cette intervention. berté. Petiot refusa et le commissaire
On entend alors Roger Allard, garagiste, dont le témoignage confus à propos téléphona lui-même au frère de l’ac-
de la disparition du Dr Brumberger apporte seulement un supplément d’obscurité. ous ® pour qu’il verse cette somme.
, Petiot fut libéré sous les yeux du té-
Un commerçant position du jury s 11 veut faire une moln, qui affirme qu’il, est Impossible
. , expérience. (Rires). qu’il y ait eu la moindre connivence
Puis, le défilé des témoins de la T)l,rore
défense commence. En premier Heu, ivivers
BRATISLAVA. — Des contrebandiers
hongrois ont abattu deux gardes-fron
tières slovaques qui voulaient les em
pêcher de franchir la frontière.
L'O.NAJ , interroge TEHERAN
Le retrait cPIRAN des forces russes
a-t-il lieu avec ou sans conditions ?
Téhéran (F.P.). — Une note du se- roulement de l’O.N.U., soit une som-
crétaire général du Conseil de sécu- me de 1.723.000 dollars qui a été trans-
rité posant trois questions au gou- férée le 31 mars par la Banque d Etat
«* r »™»* 1 «- s nsssi
Cette note insiste surtout pour sa- York,
voir si l’évacuation des troupes sovié- Satisfaction OUX Etats-Unis
tiques a lieu avec ou sans conditions.
t TT t} c C .rare» I/, totrrlilp New-York. — Dans les milieux diri-
LHJ.R.S.o. vetse la torame g ean t s américains, on accueille avec
de sa contribution à l'O.N.U. satisfaction et un renouveau de con-
ue ° fiance la nouvelle selon laquelle la
New-York (F.P.). — M. Vychiqsky, Russie a versé à la caisse des Nations
vice-commissaire aux Affaires étran- u n i es j a totalité de sa redevance,
gères de l’U.R.S.S. a adressé à M. Les délégués à l’O.N.U. voient dans
Trygve Lie, secrétaire général de le ges t e de la Russie son intention de
l’O.N.U. un message l’informant que ne pas quitter cette organisation.
l’U.R.S.S. a versé à la banque géné- .
TABRIZ sur le point-
raie de réserve de New-York la totali
té de sa contribution au fonds de
Le général de Vitrolles
prend le commandement
de la 5 Région Aérienne
Nous apprenons que le 8 avril, le
général Armand de Vitrolles, com
mandant supérieur des Ecoles de l’Air,
prendra le commandement de la 5 e
Région Aérienne. Le général arriver^
à Alger lundi 7 avril.
Le général Pierre WEISS
est- à Alger
chargé de mission
Le général Pierre Weiss, venant de
Paris, est arrivé à Alger samedi, dans
la soirée. Il revient en Algérie chargé
de mission par le ministère de l’Ar-
mement. Le colonel Bordes lui est
adjoint dans sa mission.
Les U.S.A. s’opposeront
à l'ajournement
de la Conférence de la paix
Washington (F.P.). — A la suite de
l’entrevue Byrnes-Truman, les milieux
officiels du gouvernement américain
rapportent que les U.S.A. sont déter
minés à s’opposer à tout ajournement
de la Conférence de la paix qui doit
s’ouvrir le mois prochain à Paris.
ROME. — A la suite de l’informa
tion relatant le parachutage, par des
avions inconnus, d’appareils de radio
émetteurs dans la région comprise en
tre Rome et Naples, les autorités ita
liennes ont précisé que ces appareils
servaient à un travail d’observation pu
rement météorologique.
Au « Journal Officiel »
Paris (F.P.). — L’« Officiel » publie:
NATURALISATIONS. — Sont natura
lisés français : Asensio Angel, né le 3
septembre 1924 à Tarquina (Espagne),
demeurant à Sidi-bel-Abbés (Oran) ; Fol-
des Nicolas, né le 7 août 1905 à Buda
pest, ayant deux enfants mineurs, et
Spitzer Barbette, sa femme, née le 10
janvier 1914 à Karczag (Hongrie), de
meurant à Hussein-Dey (Alger).
Est admis à jouir des droits Iran-
cals par application du senatus consul
te du 4 juillet 1865 et de la loi du 18
août 1929 : Khennane ben Harzallah,
présumé né en 1896 à Ghardaïa (Alger),
ayant cinq enfants mineurs.
ARMEES. — Arrêté portant fixation
du grade et prise de rang des officiers
de T’armée active promus en captivité.
d'être évacué
Téhéran. — Le consulat des Etats-
Unis à Tabriz, capitale de l’Azerbaïd
jan, signale que les troupes russes
s'apprêtent à quitter la ville. Elles
auraient également évacué tous les
postes de surveillance établis le long
de la route située au Sud de. Tabriz
Les communications postales et té
léphoniques sont rétablies entre Téhé
ran et Tabriz.
ALGER IE - M AROC
ORAN. — Déraillement d’nn train.
Le train du Sud-Oranals, qui avait
quitté Colomb-Béchar, à 12 h., pour
Oran. a déraillé à 17 kms de son point
de départ, près 0u centre d’El Hassi
El Haouari, à 13 h. 25.
L’un des conducteurs du train a été
tué et plusieurs voyageurs blessés dont
certains grièvement.
L’accident serait dû à un ensable^
ment de la voie.
FES. — Le nouveau Résident général fait
son entrée solennelle à Fès. — M. Ei-
rick Labonne, commissaire résident gé
néral de France au Maros, a fait hier
son entrée solennelle dans la capitale
religieuse de l’Empire chérifien.
Parti de Rabat à 8 h., il arrive à
Fès, avec sa suite, à 11 h,, où il est
reçu par S.A.I. le Khalifat de S.M. le
Sultan, le général Suffren. chef de la
Région et les autorités civiles et mili
taires de la ville, sous les acclamations
de la population.
• Après ^offrande traditionnelle du lait
et des dattes par le Pacha de Fès, le
cortège résidentiel gagne l'Hôtel de la
Résidence générale de Boujeloud, où
auront lieu les réceptions officielles.
tre l’atteinte por
tée aux droits de
l’électeur en écar
tant le vote préfé
rentiel et le pa
nachage. Il con
clut en subordon
nant le vote de
son groupe à l’ae-
Le complot
du ((Verwolf))
sévèrement
réprimé
en ALLEMAGNE
1.000 arrestations
Hambourg (F.P.).
Les autorités
américaines et bri
tanniques ont ap
préhendé de nou
veaux suspects
dans l’affaire du
mouvement clan
destin national
socialiste.
Près de 1.000
personnes ont été
arrêtées jusqu’ici.
XXX
Le major Irving,
ancien chef de la
police de Ham
bourg et de Berlin
a été révoqué de
ses fonctions par
ordre du maréchal
Montgomery.
9 soldais russes
assassinés
en Tchécoslovaquie
Prague (F.P.).—
Un groupe de ter
roristes por tant
des uni formes
d’officiers polonais
ont attaqué un
train arrêté à la
gare de Czatary.
Ils ont assassiné
neuf soldats sovié
tiques.
XXX
Francfort. — Le
quartier général
américain d'occu
patlon annonce
qu'il est désormais
interdit à tout ci
vil américain, al
lié ou neutre, tra
vaillant dans un
des services de
l'administra tion
américaine, en Al
lemagne occupée,
de se marier avec
u n ressortissant
allemand.
M. H00YER
à Stockholm
Stockholm. — M
Hoover est arrivé
hier après-midi à
Stockholm. Il s'est
entretenu avec le
Premier mlnls tre
et avec le minis
tre des Affaires
étrangères.
AU COURS D'UNE REUNION PRIVEE »
Les orateurs P.R.L.
ont exposé leur programme
11 se résume ainsi :
barrer la route au communisme
pour rétablir la liberté
Les orateurs du F.R.L. qui n’avaient pu se faire entendre
dimanche au Majestic, n’ont pas voulu quitter Alger sans
exposer leur programme. Ils l’ont fait hier, Brasserie de
l’Etoile, au cours d’une réunion privée qui avait fait salle
comble.
Le Général AUlrfERAN précisa la position du parti en
matière électorale algérienne et Impériale : c’est au prochain
Parlement et non à la Constituante qu’il doit appartenir
d’élaborer le statut de l’Afrique du Nord et de l’Empire.
Quant aux prochaines élections, elles doivent se dérouler
suivant là formule qui présida au scrutin d’octobre dernier,
c’est-à-dire double collège, avec 13 députés pour chacun d’eux.
M. Charles VALLIN souligna la gravité de la situation,'
notamment en Afrique du Nord. Mais le P.R.L. doit prendre
la tête de l’opposition qui empêchera la majorité tripartlte
d’exercer sa dictature et cet espoir doit faire changer d’avis
tous ceux qui prétendent que règne ici un « climat de déser
tion ». Les Français d’Algérie ne sont pas disposés à « dé
missionner ».
M. FREDERIC-DUPONT, député de Paris, explique en
suite comment est né le P.R.L. et pourquoi il doit lutter :
non seulement pour conduire à bonne fin la bataille électo
rale, mais pour jeter dans le pays la semence qui préparera
les moissons de demain.
L’orateur critique ensuite la politique économique et finan
cière des « trois grands » et se déclare partisan en ces do
maines du retour aux lois naturelles, c’est-à-dire au régime
de liberté, de libre concurrence, d’encouragement à l’Initiative
privée.
L’Etat pe doit Intervenir que pour donner des directives
générales, des consignes nationales. Son interventionnisme
doit être de fonctionnement et non de structure. Comités
d’organisation, Offices doivent disparaître.
Le député de Paris conclut en soulignant que la France
doit faire face comme toujours au même danger : l’assaut
permanent contre la civilisation chrétienne.
M. JEAN LEGENDRE, dé- au M.R.P. qui s’est associé à
on entend un commerçant, ancien j_,,, défilé des témoins à décharge
déporté politique. Il déclare que Pe- reprend. M. Delahaye, recherché pari”
tlot ne laissa que des regrets parmi [ a police allemande en mars 1943, se
les humbles. Bon administrateur, bon v jt, proposer par Petiot d’aller se ré
médecin, Petiot fut révoqué parce que fpgier £ so .n hôtel particulier rue Le-
« tout ce qui est républicain est in- s ue ur .
désirable à Villeneuve-sur-Yonne ». M’ Floriot en profite pour faire di-
TTn rrTYnrrrJtpnr re au témoin que s’il y avait eu des
un uppuiiiem oadavres rue Lesueur, cette affaire
Un appariteur fait entendre le mê- aurait été Invraisemblable,
me son de cloche : « Il fit de l’école Lucien Durand, puis Raymond Oli-
une véritable pouponnière. SI Petiot vler, employés de métro, croyaient
eut des histoires, ce fut à cause de Petiot résistant,
ses ennemis politiques ». Il ajoute que tt
l’accusé « était jeune, actif, bon mé- UI1 •avouai
decln. Il ne fit que du bien en soi- jp Henri Aumonet se rappelle avoir
gnant gratuitement les malheureux ». piloté au Palais de Justice un grou
Un témoin de l’accusation, retarda- pe d’officiers F.F.I. de la caserne de
taire, vient alors déposer : C’est 1 ins- Neutlly parmi lesquels Petiot. D’au-
pecteur Gignaux qui fit une enquête ç res malades satisfaits viennent en-
au moment de la disparition de deux core témoigner en faveur du docteur,
supposées victimes de Petiot et qui Quatre témoins viennent affirmer
remarqua qu’il y avait beaucoup de qu’ils furent soignés plusieurs, années
bijoux chez lui. Petiot répondit : « Je sans que Petiot ait réclamé des ho-
les achetais pour placer de l’argent ». noraires.
Lorsque le témoin déclare qu’une des
victimes portait des traces de piqû- Un SOUS-iieutenant
res la dernière fols qu’on la vit avant .
sa disparition, Petiot affirme qu’il n’a purut-nuiibie
jamais fait de piqûres à cette per- un jeune sous-lieutenant parachu-
sonne et que, même s’il en avait fait, tlste, qui resta cinq semaines prison-
les piqûres ne laissent pas de traces. n i er avec Petiot avant d’être déporté,
Petiot déclare se- mettre à la dis- déclare, que l’accusé semblait haïr
les Allemands et faire de la résistance
entre lui et les Allemands.
L’audience est Ievée»à-_IS. h. 15.
| E correspondant de « Paris Presse »
-*- 1 à Tarbes signale qu’alors qu’il expo
sait samedi soir dans cette ville, de
vant plusieurs milliers d’auditeur», le
programme de son parti, M. Maurice
Schumann, président du M.R.P., fut
l’objet de vives contradictions. L’atmos
phère devint rapidement houleuse et
Maurice Schumann fut traité de « ré
sistant de Londres ». Un assistant mé
content lui enfonça le chapeau jusque
sur les yeux. On en vint aux mains et
après un, vain appel au calme du pré
sident du E.D.L. des Hautes-Pyrénées,
on suspendit le meeting, tandis que
L’assistance se dispersait aux chants de
la « Marseillaise » et de IL Internatio
nale ».
Le Cabinet Van Acker
se présentera demain
devant la Chambre belge
cabinet Van Acker se
probablement devant la
Chambre demain. Il espère obtenir une
majorité Incontestable, puisque constitue
sur le mode triparti, il est par consé
quent assuré du concours du parti libéral.
t E nouveau
^ présentera
La Banque de l’Algérie
sera-t-elle nationalisée ?
Paris (F.P.). — Selon P« Aurore », M.
Philip aurait l’intention de présenter au
Conseil des ministres, aujourd’hui, un
projet de nationalisation de la Banque
de l’Algérie. Ce projet est actuellement
soumis aux ministres des Affaires étran
gères et de l’Intérieur pour une mise au
point définitive.
BADEN-BADEN. — Une cérémonie
commémorative s’est déroulée dimanche
à Spire et à Germeshelm, points de
franchissement du Rhin par la l re ar
mée française, le 31 mars 1945, en pré
sence des généraux de. Lattre de Tas-
signy et de Montsabert.
puté de l’Oise, démontre faci
lement que la France n’a ja
mais autant été privée de li
bertés : pas de liberté de cir
culation, pas de liberté physi
que, pas de liberté de la presse
que le P.R.E. a défendue & la
Constituante avec autant de
viffueur que le Président Her
riot, pas de liberté politique.
La Déclaration des Droits et
la Constitution qu’élabore en
ce moment la Constituante ne
feront qu’aKxraver cet état de
choses puisque le droit h la
propriété sera mis en question
et que la liberté pour les pa
rents de faire donner à leurs
enfants l’enseiffnement qui leur
plait sera supprimée sous pré
texte de sauvegarder la « li
berté de l’enfant ».
L’orateur termine en deman
dant h l’auditoire d’aider le P.
K.L. h s’organiser sur le mo
dèle des autres partis car de
la prochaine bataille électorale
dépendra pour 4 ou 5 ans le
sort de la France et de l’Em
pire.
M. MUTTER, député de
l’Aube, membre du Conseil
National de la Résistance,
s’étonne d’abord avec humour
d’avoir été traité de S.O.L.,
dimanche au Majestic, alors
qu’il a passé plusieurs mois, à
Nuremberg, dans la cellule ac
tuellement occupée par Gœ-
ring. Il fut en outre sous-se
crétaire d’Etat aux Colonies du
gouvernement de Gaulle, en
août 1944.
L’orateur résume la tactique
électorale du P.R.L. Les « 3
grands » ont fait faillite ; ils
ont échoué dans tous les do-
l’entreprise de désagrégation
de la France.
Esquissant ensuite le pro
gramme gouvernement .il du
P.R.L., M. Mutter insiste sur
la question sociale. L'ouvrier
en a assez de la dictature
communiste qui s’exerce par
l’entremise de la C.G.T. Il
veut de la justice sociale et
non du paternalisme, de l’au
mône ou de la pitié. Il faut
l’élever pour le soustraire à
la dictature de la C.G.T. qui
est celle de Moscou.
Au point de vue Internatio
nal, le P.R.L. défendra la sé
curité de la France par des
garanties sur le Rhin et des
alliances avec l’Angleterre et
les U.S.A. Mais 11 n’est pas
d’avis de se séparer de Lon
dres et de Washington sur la
question de Franco, les Espa
gnols étant eux-mêmes assez
grands pour la régler.
Et l’orateur dit son senti
ment que le P.R.L. est dans
la vérité et le bon chemin en
défendant la liberté, la famille,
le prestige de la France, la
grandeur de la Nation.
Cette réunion, dont nous
donnons un compte rendu ob
jectif, se déroula dans le plus
grand calme. Il est regret
table qu’il n’en ait pas été
de même dimanche dernier,
alors que la nouvelle décla
ration des Droits reconnaît
à chaque citoyen le droit
d’exprimer librement sa pen
sée. H* E*
XXX
M. Raoul Cohen-Addad, qui
fit le médiateur dimanche au
Majestic entre les organisa
teurs P.R.L. et les manifes-
maines et n’ont aucune excu- tants nous fait savoir qu’il
se puisque le pouvoir leur ap
partient depuis 6 nuis. Qu’ils
n’invoquent donc pas les trusts
et les 200 familles i
Le P.R.L. est décidé à bar
rer la route au communisme.
Il ne s’associera pas pour cela
n’est pas conseiller munici
pal S.F.I.O., comme nous
vons écrit. Il a figuré sur la
liste France Combattante en
qualité de représentant
l’Association du 8 Novembre.
Dont acte.
Assemblée générale
des « Corses d’Alger »
M. J. FRANCHI est élu président
Cordiale et réconfortante manifestation
hautement significative de l’union exem
plaire que dans toutes les latitudes pro
fessent les enfants de l’Ile de Beauté.
Sur l’Assemblée planait l’ombre du bâ
tonnier Colonna d’Ornano dont le dévoue
ment soutenu par le désir de faire triom
pher, en toute occasion, la cause des
intérêts insulaires
en Afrique du Nord,
marqua d’une dura
ble empreinte notre
société. Tant de
fois, pour lui té
moigner leur con
fiance, ses compa
triotes firent avec
fierté l’unanimité
sur ce nom illustre
pour le choix de
leur président.
Tour à tour, M.
J.S. Sansonetti, vi
ce-président à qui
était dévolu le
rôle présidentiel,
avec une pieuse
émotion, et une fl- M FRANCHI
ne pénétration, M.
Jean Franchi, secrétaire général, avec
talent ont fait revivre l’attachante fi
gure de celui Qui « choisit cet instant
de recueillement pour franchir les
frontières de la réalité attristée où il
nous a laissé pour venir prendre pla
ce, une fois encore, dans le cercle de
nos amitiés éprouvées !... ».
Les orateurs chaleureusement applau
dis évoquèrent avec éloquence les hé
ros de la Résistance et de la Libéra
tion de la Corse.
t. Jean Franchi, dans un lumineux
rapport sut magistralement retracer
l’activité de la société pendant la guer
re ; véritable palmarès de la Bienfai
sance au profit de nos prisonniers et
des soldats corses. L’accent voilé d’é
motion. il exalta le sacrifice des victi
mes du devoir : du courageux pilote du
port d’Alger, Urbani, qui, par son no
ble sacrifice, sauva de nombreuses vies
humaines en accomplissant une mission
professionnelle dans des circonstances
particulièrement dangereuses
Il fit acclamer le nom de l’animateur
de la Résistance Corse qui prit des
mains de Fred Scamaroni, l'étendard de
la révolte insulaire et contribua à libé
rer l’ile natale. Il parla de la Corse
avec une tendresse filiale et termina
par un irrésistible appel à l’union fra
ternelle des Corses, proclamant avec
conviction « qu’au dessus des querelles
d’idées il y a la permanence de la pa
trie... ». , . , .
Par acclamation, M. Franchi fut
élu président. Le bureau fut complété
ainsi : secrétaire général. M. Costa-
Marius ; trésorier général, M. Ciabrini.
C’est dans une atmosphère de cordia
le union que se déroula cette manifes
tation de solidarité qui marque une éta
pe prometteuse dans la voie que s’est
tracé le nouveau Comité directeu» de
cette sympathique soejété.
L.C.M.
XXX
A l’occasion de la présentation du
nouveau Conseil d'Administration aux
sociétaires, un apéritif-concert sera or'
ganisé, dans les salons de l’Hôtel Alet-
ti, dimanche 7 avril, à 10 h. 30. Tous
les Corses sont cordialement invités à
cette manifestation.
Individuelle. A son avis, Petiot appar
tenait à un parti qui fit de la résis
tance Indépendamment de Londres et
exécuta à sa façon les ordres de son
parti. Ayant de se retirer, 11 affirme
que, quelle que soit l’Issue de ce pro
cès, 11 sera toujours heureux d’avoir
eu Petiot pour compagnon de cellule
Petiot se met alors à pleurer.
Un étudiant
Un étudiant qui fut également
compagnon de cellule de Petiot, rap
pelle que ce dernier lui parla du gréfu
pe « Fly-Tox » et manifestait des sen
timents anti-allemands. On entend
T
L approvisionnement
en textiles de l’Algérie
est en voie d'amélioration
# Les anciens points débloqués et recensés ne
seront pas périmés le 8 avril.
• De nombreux articles vestimentaires sont
remis en vente libre.
En raison des informations publiées ces derniers jours, au sujet du pro
blème des textiles, le Gouvernement général fait savoir :
1" Que l’approvisionnement en tex- timentaires pourra être mis à la dis-
tiles de l’Algérie est en voie d’amé- position des services municipaux pour
lioration, des stocks de tissus devant être réparti aux démobilisés,
prochainement parvenir en Algérie. Enfin, le Gouverneur Général de
2° En fonction d’une situation l’Algérie a décidé que la délivrance
meilleure et pour arriver plus rapide- de chèques-points, à titre exception-
ment à un régime complet de liber- nel, serait supprimée,
té, de nombreux articles vestimen-
Le litige constitutionnel
Les représentants des Trois
chez M. Auriol
Paris. — M. Vincent Auriol. président
de l’Assemblée Nationale Constituante, a
reçu hier, en fin d’après-midi; les délé
gués des trois partis. Il a examiné avec
eux les points en litige. A l’issue de la
réunion, les représentants des p-ols grou
pes se sont montrés très discrets. H sem
ble qu’un accord pourrait Intervenir très
prochainement en ce qui concerne l’élec
tion du Chef de l’Etat.
Les conversations se poursuivront ce
matin à 10 heures.
Ancien sous-secrétaire ri'Etat
du Gouvernement de Vichy
M. BAUDOIN
est- arrêté
à la frontière espagnole
Hendaye (F.P.). — M. Baudoin, an
cien secrétaire d’Etat à la présidence
du Conseil sous le Gouvernement de
Vichy, a été arrêté, ainsi que son fils,
alors qu’ils tentaient de passer en Es
pagne.
taires ont été mis en vente libre ;
ainsi des arrivages très importants de
costumes, pantalons, jupes, pardessus,
imperméables, seront prochainement
en vente dans les magasins de détail.
On sait qu’une nouvelle tranche de
20 points devait être libérée par un
arrêté du 9 fév. et que le barème des
équivalences pour l’achat des texti
les devait être modifié ; à la suite
d’une démarche de la Municipalité
d’Alger faisant ressortir les inconvé
nients d’une telle mesure, cet arrêté
fut suspendu pour la ville d’Alger.
Un, autre arrêté, daté du 11 mars
1946, ’ avait fixé, au 8 avril, la date
limite de cette suspension. Or, les
résultats du recensement ont fait
ressortir un chiffre assez considéra
ble de points non encore honorés et
les stocks de tissus ont été in fé
rieurs aux besoins à satisfaire.
Dans ces conditions, le Gouverneur
Général de l’Algérie a décidé que les
anciens points débloqués et recensés,
attachés aux cartes de vêtements, ne
seraient pas périmés à la date du 8
avril et conserveraient lèur ancienne
équivalence. La validité de la tranche
de 20 points précédemment débloqués
est suspendue.
En conséquence, les nouveaux stocks
de tissus qui vont pouvoir, au mois
d’avril, être mis à la disposition des
détaillants, permettront de satisfaire
et d’honorer une large part des an
ciens points, ainsi que les bons déli
vrés dans les communes du départe
ment suivant des modalités qui se
ront fixées par le Préfet d’Alger. Un
contrôle très sévère sera exercé, à cet
effet, chez les détaillants, afin d’évi
ter que les points recensés fassent
l’objet d’un trafic clandestin.
Les tailleurs sur mesure doivent
servir, en priorité, les démobilisés et
leur réserver toutes les draperies
étrangères qu’ils détiennent. Un nom
bre important d’articles textiles ves
ALGER. — M. Alduy, directeur du Ca- logne est, à tous les points de vue,
binet du Gouverneur Général de l’Al- la plus mauvaise de celles que j’ai
gérie, a reçu, hier matin, une délé- vues jusqu’à présent », a déclaré M.
gatton du Congrès Interfédéral algé- Hoover.
rien des Jeunesses socialistes S.F.I.O. BEYROUTH. — Le poste national de
PARIS. —t La délégation chargée de radiodiffusion libanais a été inaugure,
négocier avec le Gouvernement du Chaque jour, deux heures d’émission
Viêt-Nam doit quitter Paris aujour- seront particulièrement consacrées à la
d’hui pour Hanoï. culture française.
~aprîs-mîd.‘ e à ,^.1^* des Triées NEW-DELHI. - S.r Stafford Cripps et
morales et politiques, en qualité de •« mahatma «amlhi devaient se ren-
memhrp lihre contrer hier pour un premier échangé
— M. Le Troquer, ministre de l’Inté- r , ...
rieur, a fait recevoir hier matin, par GIBRALTAR. Le cuirassé « Missou-
son chef de Cabinet, une délégation porte-avions « Argus » sont
de la commission nord-africaine de entrés dimanche dans le port de GI-
l’Entr’Alde Française. braltar, escortés par un croiseur amé-
„ , „ ricam et deux destroyers. britanniques.
LE GENISSIAT. — M. Francisque Gay .
a visité dimanche l’entreprise géante WASHINGTON. — La banque Export et
du Genlsslat, admirable réalisation Import vient d accorder au gojn *J n £-
frsnmkp oh travaillent iour et nuit ment italien un prêt de 25 millions de
2.500 ouvriers. Le ministre d’Etat est dollars, pour financer 1 achat de coton
reparti ensuite pour Lyon.
BRUXELLES. —- Le Gouvernement bel- — Û'Û-OOO ^mlnenrs^
ge a consenti au Gouvernement néer
landais un prêt en vue de l’aider dans
l’œuvre de reconstruction des Pays-
brut aux Etats-Unis.
ont commencé la
grève générale hier matin, malgré plu
sieurs tentatives du représentant du
gouvernement pour résoudre le conflit.
Bas.
BERLIN. — Un journaliste britannique
qui avait tenté de pénétrer dans le
secteur russe de Berlin pour enquê
ter sur les résultats du scrutin, a été
arrêté par les autorités soviétiques.
VARSOVIE. — « La situation de la Po-
BJR.'flNGHAM. ■— L’archevêque catholi
que de Birmingham, Mgr Thomas Lei
ghton Williams, est décédé hier à l’hô
pital « Queen-Elisabeth ».
D’autre part, on annonce la mort du
Révérend Philip Eliot, qui fut évêque
suffragant de Buckhingham.
LA SAISON
à l'Opéra d'Alger
a pris fin dimanche
L’Opéra d’Alger a fermé ses portes
dimanche soir. Un public très nombreux,
enthousiaste, a manifesté aux artistes, à
la direction, la satisfaction qu’il éprou
vait à l’égard de l’excellente tenue d’une
saison de cinq mois qui a connu plu
sieurs représentations dont le niveau ar
tistique égalait, sinon dépassait, celui des
premières scènes de la Métropole.
La soirée d’adieu, composée d’un spec
tacle coupé, fut un gala amplement fleuri.
Dans une ambiance de chaude sympa
thie, où l’émotion du départ complétait
le côté Sentimental, si l’on peut dire, les
pensionnaires aimés : Lagardey Vezzanl,
Riss. Gatto, Simone Liancourt, S. He-
reng, et bien d’autres encore, les pre
miers' sujets et les ballerines, l’orchestre
en la personne de Georges Riva, les
chœurs, le personnel de ia scène avec
M. Dieudonné, vinrent tour à tour re
cueillir de véritables ovations, hommage
rendu à leur talent et dont bénéficia
aussi l’ensemble de la troupe.
Ainsi donc, la saison théâtrale est
terminée. Une prolongation de deux mois
avait été envisagée, mais les pourparlers
engagés Par le directeur de notre pre
mière scène, M. Portent, avec la Muni
cipalité, n’ont pas abouti. M. Portelli de
mandait un million, arguant d’un défi
cit certain dans la gestion de la saison
en cours, déficit qui augmenterait du
rant la prolongation ; la Municipalité
offrait 500.000 frs. Et l’éternelle ques
tion de la subvention théâtrale est à
nouveau posée.
Jugeons objectivement.
Tous les théâtres de la Métropole sont
subventionnés et dans de fortes propor
tions. Les difficultés d’exploitation ne
sont cependant pas aussi grandes. Mar
seille peut faire venir rapidement un ar
tiste de Paris ou de Toulouse ; 11 n’a
pas la mer à traverser et l’on sait com
bien sont précaires les relations entre la
France et l’Algérie. C’est là un handicap,
pour ne parler que de celui-là, qui na
frappe pas les directions métropolitaines,
mais qui s’ajoute ep supplément sérieux
aux frais supportés par la direction al
géroise. Pourtant, le théâtre dans Alger-
capitale, est une nécessité qui répond au
goût de nos concitoyens et il faut re
connaître que l’effort réalisé cette année
mérite une mention très honorable. Et
puis le théâtre fait vivre un grand nom
bre de gens qui ont droit à l’existence :
choristes, musiciens, machinistes, ouvreu
ses, guichetiers, personnel administratif,
etc., etc... Le théâtre rapporte à l’Etat,
aux bureaux de bienfaisance, aux au
teurs. Il apporte sa part à l'activité éco
nomique.
En bref, une saison théâtrale est, ré-
pétons-le, une nécessité artistique, intel
lectuelle, économique, sociale. Une grande
ville se doit de lui donner son minimum
vital. Un mécène peut consentir à cet
effet de lourds sacrifices : il serait Juste
de lui en tenir compte, de rendre hom
mage à l’honnêteté de ses efforts et,
puisqu’aussi bien la démonstration est
faite que l’exploitation de l'Opéra d'Al
ger ne peut se faire sans subvention, 11
faut qu’Alger subventionne son Opéra
municipal.
MARCELLUS.
français
par Jacques GASCUEL
I Xi était Indispensable, tant ponr nous-mêmes que pour répondre, le
cas échéant, à des questions de nos amis d’outre-Atlantique dont
nous sollicitons des crédits, d’établir un programme envisageant
dans son ensemble la reconstruction et le développement industriel
de notre pays. C'est à cela qu’a travaillé le Commissariat de Jean Monnet
et, en quelques semaines, 11 a réussi à coordonner ce qui déjà avait été
fait, à fixer les grandes lignes Cnn plan quinquennal français.
Un bilan des destructions, d’abortl, prestations courantes, mais le reste ne
était indispensable. En francs 1938 (2,82 peut venir que des U.S.A.
francs d’aujourd'hui), les estimations s’é- Si leur aide nous est acquise, en sup-
lèvent à mille milliards. Mais il n’est pas posant que nous disposions de charbon
nécessaire de tout reconstruire « à l’iden- et de main-d’œuvre en quantité suffi-
tique », ni même de tout remplacer, santé, le plan quinquennal français sem-
20 % des immeubles et 60 % du mobilier b / 9 Parfaitement réalisable et nous pour-
détruit ont été considérés comme perdus ri . ons Jouir alors, en 1950, d'un niveau de
à jamais, à passer par profits et pertes. vle nettement supérieur à celui d’avant-
Peste finalement une dépense à prévoir B ue rre.
de 700 milliards, pour la reconstruction
seulement. Mais x reconstruire ne suffit
pas.
Ce n’est un mystère pour personne que
l’outillage français était, avant la guerre,
déjà sérieusement démodé. Quatre ans
d’occupation et d’utilisation presque sans
entretien l’ont placé loin en arrière de
l’outillage américain ou anglais, sans
doute à dix ou quinze ans. Un ouvrier
américain produit 3 ou 4 fois plus qu’un
ouvrier français. Un cultivateur améri
cain nourrit 15 personnes, un cultivateur
français 5 à peine. Certes, il y a la ques
tion de la quantité d’énergie mise à la
disposition de l’ouvrier et du cultivateur,
du nombre de kw-heures dont il peut dis
poser. Mais l’outillage joue évidemment,
toutes choses égales d’ailleurs, un rôle
de premier ordre. Le Commissariat au
plan aidé de commissions tripartites où
sont représentés à la fois l’Etat, les in
dustriels et le personnel a étudié et ch if
fré la modernisation de l’équipement fran
çais. Il en a estimé le coût à 500 mil
liards de francs 1938.
Reconstruction et modernisation repré
senteraient donc théoriquement un total
de quelque 1.200 milliards — environ
1.000 avec les doubles emplois.
Bd Laferr' re, ALGER — Tél. 396-55 et la suite — Ch, P. 20-21 LE PETIT ALGERIEN Publicité Alger: Havas, 57, r. d'Isly (Conc. de l’Agence Africaine)
XXX
Cette somme ne dit rien par elle-même.
Elle représente 2 à 3 ans de notre revenu
national moyen d'avant-guerre. En 1929,
l’année record de la production française,
nous avons investi environ 100 milliards
de francs 1938 et, en 1938, 70 milliards
seulement. Encore faut-il déduire de ces
sommes un montant d’environ 50 mil
liards (Fr. 38) pour le simple entretien
annuel du capital existant.
Pour reconstruire et moderniser le pays
dans un délai raisonnable il est donc in
dispensable de dépasser largement le ni
veau de production atteint en 1929 (625
milliards de francs 1938). Les calculs
effectués par le Commissariat montrent
qu’il suffit de s’élever à 25 % de ce ni
veau pour être à même de satisfaire à
la fois les exigences d’une consommation
accrue et les besoins d’investissement nets
à la cadence de 100 milliards par an.
L'effort à réaliser semble possible. La
production dépasse largement le niveau
de 1929 plus 25 % dans les pays équipés
à la moderne. Quant au temps nécessaire,
il ne saurait être chiffré exactement et
dépendra le bien des facteurs. Néanmoins,
le Commissariat estime que cinq années
doivent suffire et que la France, le plan
une fois réalisé, devrait être à même de
produire chaque année 65 millions de
tonnes de houille, 25 milliards de k.w.-h.
et 15 millions de tonnes de fonte et
d’acier.
Mais la réalisation du plan reste sou
mise à certaines conditions. Nous avons
eu souvent l’occasion de les préciser.
D’abord obtenir du charbon, c’est-à-
dire de l’énergie. Il serait oiseux de reve
nir sur la question. La France manque
cruellement de charbon. Il lui en faut
importer un minimum de 25 millions de
tonnes par an. Le Commissariat a chiffré
à un million de tonnes par mois, et ce
dès juillet prochain, ce que nous de
vrions recevoir de la Ruhr, seul bassin
susceptible de nous en livrer à l’heure
actuelle, et à 20 millions de tonnes an
nuelles, les livraisons à envisager de
l’Allemagne pendant vingt ans.
Il nous faut ensuite de la main-d’œu
vre. La France a perdu 1.400.000 hom
mes au cours de la première guerre mon
diale, 1.200.000 directement ou indirecte
ment à cause de la seconde. Elle a be
soin do 2.000.000 de travailleurs. Sur ce
total, 500.000 pourront être obtenus en
France, même en reculant la limite d’âge,
en ayant recours au travail des femmes.
Mais le reste devra venir de l’Immigra
tion.
Nous avons enfin besoin de devises.
D'une première évaluation, Il ressort que
la France devra importer de 1946 à 1950
pour onze milliards de dollars de mar
chandises dont 2 milliards d’équipement,
c'est-à-dire au total 385 milliards de
francs 1938.
Même au prix de l’utilisation au maxi
mum de toutes nos ressources en or et
devises, il est bien évident que seul un
appoint extérieur de plusieurs milliards
de dollars, nous permettra de faire face
à ces dépenses. Une partie pourra sans
doute être obtenue de l’Allemagne, au
titre réparations, soit sous forme d’équi
pements en capital, soit sous forme de
Dans la discussion de la LOI ELECTORALE
ouverte hier à la (CONSTITUANTE
M. CAPITANT
l’élève
contre la représentation proportionnelle
« Ce mode de scrutin ne laissant à l’électeur ni le choix de
son élu, ni la possibilité d’orienter la législation et la politique
du Gouvernement, n’est pas compatible avec la Démocratie »
Deux contre-projets de HH. Edouard HERRIOT
et Je an GIRAUDOUX seront examinés aujourd'hui
N
Paris (F.P.). — La séance de l'Assemblée constituante s'est ouverte
En EXTRÊME-ORIENT
la PAIX dépend
de la coopération
sino- soviétique
t déclare le maréchal
TCHANG KAI CHEK
Tchoung-Klng (F.P.). — « La coopération sino-sovié-
tique est la base fondamentale de la paix en Extrême-
Orient ainsi que de la paix mondiale », a déclaré hier
le maréchal Tchang Kai Cheik dans un discours qu’il a
prononcé devant le Conseil politique du peuple. Il a
annoncé qu’en réponse à la note soviétique l’informant
de l’évacuation de la Mandchourie avant la fin avril, le
gouvernement chinois a demandé au gouvernement russe
de lui préciser les dates de départ des troupes des dif
férentes régions où elles sont sta
tionnées actuellement et a réclamé
l’aide des Soviétiques pour assurer la
relève.
WASHINGTON (F.P.). — L© dépar
tement du Commerce annonce que les
U.S.A. ont avancé à diver» paya, au
coure du dernier trimestre 1945, des
crédite s’élevant au total à 825 millions
de dollars, dont 550 millions à la Fran
ce, ÎOO millions à la Belgique, 5 mil
lions à l’Arabie séoudite.
OUS saurons jeudi au plus tard
comment nous voterons dans huit . , , ... ...... , * . . .... T _
semaines. A vrai dire, nous nous “ *5 heures sous la présidence de M. Vincent Auriol. MM. Le Troquer
en doutons déjà. Car le projet et Defferre sont au banc du Gouvernement.
de loi de la commission de l'Intérieur _ ..... . . ,, ,
sera fatalement voté malgré trois contre- I î» Iftl ftlprtArJllA ceptatlon des amendements qui se-
projets et la pluie habituelle d'amende- Iwl ClCLlUrdlC ront déposés..-
ments. Elle sera votée parce qu'ainsi le L,e Président rappelle qu’à l’ordre Le point de VUe- Communiste
veulent les partis majoritaires qui, du (j u jour est inscrite la discussion d’u-
moins sur lui sont tombés d occord. 11 -c pïoposition de loi de IM. J. Bar— A. Petit (C., Seiïi'e) se fait le
La loi soumiss a la discussion tient en doux (Gi*ou i pe Paysan Puy-de-Dôme) défenseur de La R*.P. Intégrale sans
cinq sous-titres i scrutin de liste avec qui affirme que le texte proposé par Panachage, sans vote préférentiel. XI
représentation proportionnelle sans pa- commission de l’Intérieur est en c01i citrt en affirmant que le groupe
nachage et vote préférentiel, quotient formelle opposition avec la Déclara- communiste votera la proposition de
national unique et utilisation des restes tion ^ es Droits que l’Assemblée vient commission,
sur le plan national, fixation a 658 du de voter et demande un scrutin pu- M. CAPITANT
nombre de députes a élire dont 580 bile. , . .
pour la Métropole, obligation pour les Après intervention du rapporteur, M. COIltr© ICI propOTtlOlUlGlT©
partis de présenter des listes dans vingt Riondi (socialiste, Oise),, la demande ’Vf CaDitant (RDS Bas-Rhin)
XffMiw: d" « rr —• « âSW&f rs
D “ eu **' on Senerole
On en a hier .terminé avec la discus- La . discussion générale est alors ï vl"
sion générale clôturée par un discours ouverte. M. Blondi rappelle que la f*™ e ??f ! > ! 1 „ ta IfLî' 1 A"
de M. Capitant sur le plan juridique, commission de l’Intérieur s’est pro- i e „ S jÆ!^?" S ^ 0 ’’ n ?, S '
d une remarquable logique. noncéè pour une représentation pro- C ^l 1 5 i S "S 1 t . S< î” t f ?. nde 5, s s .V r le scru ."
M. Alexandre Varenne qui, de son portionnelle intégrale. "P-nn L
propre aveu, monta à la tribune « avec M. Blondi reconnaît que le systè- de "îJ
une provision de bonne humeur » avait me élaboré par la commission pré- a . 1 f? ec iî?5| ll îîLx* HuîriiîifÜf
présenté les objections sentimentales à sente des inconvénients. Il pourrait îlViin possibilité d orienter jA légis
te projet conçu en 35 articles. Sur le conduire à supprimer la représenta- * la .^ hP PLfPPV
ton de la causerie il s'étonna qu'on ait tion des petites collectivités. C’est au ,.'PPf.TîT!! ® lect ; ons
prévu de. pousser jusqu'à la première pourquoi la commission a décidé de “ P as compatible avec la demo-
décimale la division par 3 du nombre fixer un chiffre de représentation Cr , .
des sièges complémentaires. Il craint que minimum : 2 par département. Des qlt 5,,PP_Ç r ^ P °. S < ? e , M ' c .T e °'
l'affichage de ce texte ne provoque un dispositions spéciales ont été prévues
éclat de rire et d'ajouter : « Vous au- pour les nouveaux départements : la T ap ,?®,?iv
riez dû l'accompagner d'un çjessin. » Guadeloupe Martinique, Réunion et de mtler (Protestations sur
Mais, reproche le plus grave, c'est Guyane française. communistes),
la première fois qu'une loi électorale M. Alexandre VARENNE M. Capitant se fait rappeler à l’or-
fait allusion au parti. Jusqu'à présent dre par le président, puis la dlscus-
on ne connaissait que l’électeur et le Mi Alexandre Varenne (Puy-de-Dô- slon générale est close,
député. Si la loi est votée, et l'orateur me) apparenté aux radicaux-socialis- Le président annonce que MM. Gl-
ne se fait guère d'illusion, un homme tes, critique la façon dont s’est ou- ra.udoux et Herriot ont déposé chacun
indépendant n'aura pas le droit d'être verte cette discussion. Il reproche au contre-projet qu’il propose de dis
candidat. Ayez pitié de l'électeur qui texte de la proposition de loi d’être cuter aujourd'hui, la discussion des
ne comprendra rien à votre loi et qui confus,_ 11 proteste contre l’interdic- amendements viendrait ensuite. Il en
aggravera le clan des abstentionnistes, tion faite à tout homme qui n’appar- es t ainsi décidé.
L'argumentation de M. Capitant s'at- tient pas à lin parti politique d’être La séance est levée à 18 h. 50 et
tacha à combattre le principe même de candidat. Abordant l’examen de la re- renvoyée à ce matin 9 h, 30.
la R.P. incompatible avec un régime par- présentation proportionnelle, il évo-.
lementaire et encore plus avec un que le débat qui s’engagea sur cu|
Gouvernement d'assembjée et qui amène point il y a 40 ans et s’écrie : « Vous
les démocraties qui l'adoptent à la dé- pouvez relire les débats, aucun ora-
viation fatale et à la perte. Ses défauts teur„ne songea à limiter le droit de
essentiels ? Elle prive l'électeur du droit l’électeur.
de choisir ses élus en fonction de leur M. Varenne met en garde le minis-
personne, de leur caractère, de leur tre de l’Intérieur contre le nouveau
passé ; elle le prive de la possibilité de système, qui, s’il est appliqué, ne per-
déterminer l'orientation de la politique mettra pas aux Français de connaître
et de participer à la constitution du avant 8 jours les résultats des élec-
Couvernement. tion ». Le pays, affirme le député du
o... i Puy-de-Dôme, ne veut pas de ce sys-
Sur le meme terrain d u e 9 tème. Tous ceux qui ont souci des
ments viendront s ajouter a ceux que la lntérêts électe urs françals V ote-
minonté a exposes M. Herriot develop- r a mendement que nous avons
pera son contre-projet. Puis une discus- d A DOS A »
sion spéciale sur l'application de la loi ^
à l'Algérie s'instaurera, au cours de Le M.R.P. pour ld R.P.
laquelle MM. Rencurel, Bendjelloul, Ri- . _
bère, Farès, Abderrahmane ~ et Ouzegane M* A. Noël (M.R.P., Vaucluse) ap-
interviendront. porte l’adhesion formelle et incondi-
XXX tionnelle de son groupe au principe
, de la représentation proportionnelle
Un mot encore au sujet du litige cons- pour des raisons de justice et de pro-
titutionnel. Il semble que le terme n'en bité. Cependant, le M.R.P. défendra
soit pas éloigné. Si les bruits qui cir- plusieurs amendements dont un ten-
culent sont exacts on ne peut évidem- çj ra a laisser une entière liberté pour
ment parler ni d'accord ni de concilia- j a formation des listes,
tion puisque les communistes maintien- La séance est suspendue à 17 heu-
draient leurs points de vue et que le r , es#
M.R.P. aurait accepté que le président -lur t flpROTY
fut élu par l'Assemblée unique ^ souve- 1
raine. La décision devait être arretée of- a la reprise, M. Lacroix (R.D.S., Sei-
ficiellement hier soir. Et le M.R.P. se ne ) stigmatise le
réservant la liberté, suivant une habi- caractère compli-
tude qui est devenue chez lui une tra- ^ j a proposi
tion, de faire reconsidérer par yoi e tion de la commis-
d'amendements ses exigences par 1 As- sion. Cette loi lui
semblée constituante lors de la discus- par ait profondé-
sion générale, on ne peut non plus par- men .f injuste,
1er de rupture entre les -^artis de la puisqu’elle é q u i-
majorité. Constatons seulement pour V aut à un refus
l'instant que la loi électorale les trouve ^ e représentation
opportunément unis. des minorités. L’o-
René BOUCHET. rabeur s éléve con '
Passant à l’aspect intérieur du pro
blème, le généralissime a repoussé ca
tégoriquement les revendications des
communistes dans la question de
Mandchourie avant l’achèvement de
la relève.
Abordant la situation du Sing
Klang, c’est-à-dire du Turkestan chi
nois, le maréchal Tchang Kaï Chek a
déclaré que le problème posé par la
rébellion des Musulmans à Ining était'
complètement résolu par l’accord réa
lisé par le général Chang Chl Chang
Au sujet du problème constitution
nel et de celui de la réorganisation
du gouvernemnt, le généralissime a
déclaré que le parti du Kuomlntang
n’avalt fait qu’une objection sur les
clauses de l’accord entre les partis,
réalisé au sein du Conseil politique
consultatif, objection portant seule
ment sur un point de principe.
En conclusion, le généralissime i
exprimé sa gratitude envers le prési
dent Truman et le général Marshall
pour leur contribution à l’établisse
ment de l’unité et de la paix inté
rieure en Chine.
M. TANGUY-PRIGENT
ministre de l'Agriculture
doit arriver à Oran
le 14 avril
Alger (F.P.). — M. Tanguy-Prigent,
ministre de l’Agriculture, se rendra
prochainement en Algérie. On an
nonce son arrivée à Oran pour le 14
courant. M. Tanguy-Prigent compte
étudier sur place les solutions à ap
porter aux différentes questions agri
coles spécifiquement algériennes.
D’ores et déjà, une série de ques
tions lui ont été soumises par le
canal du Gouvernement Général de
l’Algérie, afin que leurs solutions
éventuelles soient envisagées par le
ministère de l’Agiriculture.
APPEL
sous les drapeaux
des jeunes gens
de la CLASSE 1946
I- V GRECE A ¥OTE
Les populistes
remportent
à une grosse majorité
Ce vote condamne toutes les formes du Communisme
et toute politique révolutionnaire
Le président du Conseil SOPHOULIS 3 démissionné
Athènes. — Hier, M. Sophoulis, président du Conseil Les chefs du Parti Populiste, ajou-
de Grèce, a remis sa démission au Régent, Mgr Damas- te Mattlews, devront sans aucun dou-
kinos. L’Archevêque a prié M. Sophoulis de continuer te, faire un effort pour former un
à assumer les fonctions de Président du Conseil jus- gouvernement de coalition compre-
qu’à la formation du nouveau Gouvernement. nant des représentants de partis op-
Aujourd’hui commenceront, entre le Régent et le posés aux groupes de droite.
Parti Populiste Grec, les consultations concernant la La question la plus délicate est cel-
formation du nouveau Gouvernement. le du roi et du plébiscite. Contralre-
Le Chef du Parti Royaliste, qui aurait été vraisem- ment à tous les autres partis, en Grè-
blement choisi comme Président du Conseil, au ras d’une ce, le parti populiste n’a pas pris l’en-
victoire populiste, a annoncé hier qu’il est prêt à céder gagement d’attendre Jusqu’en 1948
ce poste dans le cas où un large gouvernement de coali- pour ce plébiscite,
tion pourrait être formé. Il est possible que la question de
... la constitution intéresse beaucoùp de
Les premiers résultats connus monde, mais c’est bien la question
Les résultats connus des élections le "sort” 1 dvf nouveau ' gou‘
montrent que le groupe d’Union na- versement II a momüj ^u neunll ^â
tionallste, formé autour du parti po- sécCrlté et du travïïl S’il ne P tle?t ne*
pullste, aura une majorité absolue, ^ promesses de sérieuses dlfflmh
Une prudente évaluation donnerait. s t f es P / 0 ° n TT ea ’ év d 0 e lr sérleuses dlfflcul -
L’Autorité militaire communique î
En prévision de 'l’appel éventuel, sous
les drapeaux, de la classe 1946, les jeu
nes sens appartenant h cette classe qui
auraient eu un changement dans la
composition de leur famille, sont priés
d’en aviser,^d^extrême urgence, le bu
reau de reffurement européen d’Alger,
7, rue Jules-Ferry.
Ils adresseront, le cas échéant : 1°
leur bulletin de mariage ; 2° les bulle
tins de naissance de leurs enfants ; 3°
les bulletins de naissance des frères ou
sœurs nés depuis le Conseil de révision ;
4° les bulletins de décès des frères ou
père morts pour la France ; 5° les co
pies légalisées des permis de conduire
ou des certificats de spécialités obtenus
depuis la clôture du Conseil de Révision.
Les jeunes gens qui auraient changé
d’adresse sont priés de faire connaître
leur nouvelle adresse.
ne pruaenie évaluation aunueuuv. t k r, r A vnir
après les résultats connus lusquTcl tees sont a P l6 ^ olr -
200 sièges à ce parti, sur un total de
350.
On possède les résultats de 499 bu
reaux de vote sur 3.200. Voici la si
tuation actuelle : Populistes : 155.000
voix ; bloc du centre : 67.500 voix ; li
béraux : 49.800 voix.
Kenneth Mattlews, correspondant de
la B.B.C. à Athènes, déclare :
Le résultat des élections, tel que
l’entend l’homme de la ru,e, est en
faveur du retour du roi puisque les
partis qui l’emportent sont tous roya
listes. Il est bon de noter, cependant,
que les électeurs ont repoussé une
forme extrême de royalisme. D’un au
tre côté, c’est un vote condamnant
toutes les formes du communisme et
la politique révolutionnaire en Grèce.
Echec de la campagne
abstentionniste
(De noire rédaction parisienne)
M, Schumann
houspillé
à Tarbes
La campagne d’abstentionnisme élec
toral, menée par l’E.A.M., a été un
gros échec déclare ce correspondant
' Devant un public toujours nombreux
Les témoins à décharge
déposent au procès PETIOT
Paris (F.P.). — La treizième audience du procès Petiot a commencé devant un enfin une jeune fille qui fut agent de
public toujours nombreux. M e Stefançgi, avocat de la partie civile, qui avait fait liaison de la Gestapo pour se faire
samedi une intervention pour demander le renvoi de l’affaire Petiot devant la Cour libérer de Fresnes. Le témoin se trou-
de Justice comme agent du Reich, déclare : « Il n’est pas question de dessaisir la vait dans le bureau du commissaire
Cour d’Assises du procès mais un nouveau procès doit s’ouvrir devant la Cour de Qui libéra Petiot au moment où 11
Justice pour intelligence avec l’ennemi, sans Petiot, mais avec tous ses complices ». réclamait de l’accusé une caution de
M" Floriot, ironiquement, déclare s’en remettre à la Cour pour décider de l’op- 100.000 francs pour lui rendre sa 11-
portunité de cette intervention. berté. Petiot refusa et le commissaire
On entend alors Roger Allard, garagiste, dont le témoignage confus à propos téléphona lui-même au frère de l’ac-
de la disparition du Dr Brumberger apporte seulement un supplément d’obscurité. ous ® pour qu’il verse cette somme.
, Petiot fut libéré sous les yeux du té-
Un commerçant position du jury s 11 veut faire une moln, qui affirme qu’il, est Impossible
. , expérience. (Rires). qu’il y ait eu la moindre connivence
Puis, le défilé des témoins de la T)l,rore
défense commence. En premier Heu, ivivers
BRATISLAVA. — Des contrebandiers
hongrois ont abattu deux gardes-fron
tières slovaques qui voulaient les em
pêcher de franchir la frontière.
L'O.NAJ , interroge TEHERAN
Le retrait cPIRAN des forces russes
a-t-il lieu avec ou sans conditions ?
Téhéran (F.P.). — Une note du se- roulement de l’O.N.U., soit une som-
crétaire général du Conseil de sécu- me de 1.723.000 dollars qui a été trans-
rité posant trois questions au gou- férée le 31 mars par la Banque d Etat
«* r »™»* 1 «- s nsssi
Cette note insiste surtout pour sa- York,
voir si l’évacuation des troupes sovié- Satisfaction OUX Etats-Unis
tiques a lieu avec ou sans conditions.
t TT t} c C .rare» I/, totrrlilp New-York. — Dans les milieux diri-
LHJ.R.S.o. vetse la torame g ean t s américains, on accueille avec
de sa contribution à l'O.N.U. satisfaction et un renouveau de con-
ue ° fiance la nouvelle selon laquelle la
New-York (F.P.). — M. Vychiqsky, Russie a versé à la caisse des Nations
vice-commissaire aux Affaires étran- u n i es j a totalité de sa redevance,
gères de l’U.R.S.S. a adressé à M. Les délégués à l’O.N.U. voient dans
Trygve Lie, secrétaire général de le ges t e de la Russie son intention de
l’O.N.U. un message l’informant que ne pas quitter cette organisation.
l’U.R.S.S. a versé à la banque géné- .
TABRIZ sur le point-
raie de réserve de New-York la totali
té de sa contribution au fonds de
Le général de Vitrolles
prend le commandement
de la 5 Région Aérienne
Nous apprenons que le 8 avril, le
général Armand de Vitrolles, com
mandant supérieur des Ecoles de l’Air,
prendra le commandement de la 5 e
Région Aérienne. Le général arriver^
à Alger lundi 7 avril.
Le général Pierre WEISS
est- à Alger
chargé de mission
Le général Pierre Weiss, venant de
Paris, est arrivé à Alger samedi, dans
la soirée. Il revient en Algérie chargé
de mission par le ministère de l’Ar-
mement. Le colonel Bordes lui est
adjoint dans sa mission.
Les U.S.A. s’opposeront
à l'ajournement
de la Conférence de la paix
Washington (F.P.). — A la suite de
l’entrevue Byrnes-Truman, les milieux
officiels du gouvernement américain
rapportent que les U.S.A. sont déter
minés à s’opposer à tout ajournement
de la Conférence de la paix qui doit
s’ouvrir le mois prochain à Paris.
ROME. — A la suite de l’informa
tion relatant le parachutage, par des
avions inconnus, d’appareils de radio
émetteurs dans la région comprise en
tre Rome et Naples, les autorités ita
liennes ont précisé que ces appareils
servaient à un travail d’observation pu
rement météorologique.
Au « Journal Officiel »
Paris (F.P.). — L’« Officiel » publie:
NATURALISATIONS. — Sont natura
lisés français : Asensio Angel, né le 3
septembre 1924 à Tarquina (Espagne),
demeurant à Sidi-bel-Abbés (Oran) ; Fol-
des Nicolas, né le 7 août 1905 à Buda
pest, ayant deux enfants mineurs, et
Spitzer Barbette, sa femme, née le 10
janvier 1914 à Karczag (Hongrie), de
meurant à Hussein-Dey (Alger).
Est admis à jouir des droits Iran-
cals par application du senatus consul
te du 4 juillet 1865 et de la loi du 18
août 1929 : Khennane ben Harzallah,
présumé né en 1896 à Ghardaïa (Alger),
ayant cinq enfants mineurs.
ARMEES. — Arrêté portant fixation
du grade et prise de rang des officiers
de T’armée active promus en captivité.
d'être évacué
Téhéran. — Le consulat des Etats-
Unis à Tabriz, capitale de l’Azerbaïd
jan, signale que les troupes russes
s'apprêtent à quitter la ville. Elles
auraient également évacué tous les
postes de surveillance établis le long
de la route située au Sud de. Tabriz
Les communications postales et té
léphoniques sont rétablies entre Téhé
ran et Tabriz.
ALGER IE - M AROC
ORAN. — Déraillement d’nn train.
Le train du Sud-Oranals, qui avait
quitté Colomb-Béchar, à 12 h., pour
Oran. a déraillé à 17 kms de son point
de départ, près 0u centre d’El Hassi
El Haouari, à 13 h. 25.
L’un des conducteurs du train a été
tué et plusieurs voyageurs blessés dont
certains grièvement.
L’accident serait dû à un ensable^
ment de la voie.
FES. — Le nouveau Résident général fait
son entrée solennelle à Fès. — M. Ei-
rick Labonne, commissaire résident gé
néral de France au Maros, a fait hier
son entrée solennelle dans la capitale
religieuse de l’Empire chérifien.
Parti de Rabat à 8 h., il arrive à
Fès, avec sa suite, à 11 h,, où il est
reçu par S.A.I. le Khalifat de S.M. le
Sultan, le général Suffren. chef de la
Région et les autorités civiles et mili
taires de la ville, sous les acclamations
de la population.
• Après ^offrande traditionnelle du lait
et des dattes par le Pacha de Fès, le
cortège résidentiel gagne l'Hôtel de la
Résidence générale de Boujeloud, où
auront lieu les réceptions officielles.
tre l’atteinte por
tée aux droits de
l’électeur en écar
tant le vote préfé
rentiel et le pa
nachage. Il con
clut en subordon
nant le vote de
son groupe à l’ae-
Le complot
du ((Verwolf))
sévèrement
réprimé
en ALLEMAGNE
1.000 arrestations
Hambourg (F.P.).
Les autorités
américaines et bri
tanniques ont ap
préhendé de nou
veaux suspects
dans l’affaire du
mouvement clan
destin national
socialiste.
Près de 1.000
personnes ont été
arrêtées jusqu’ici.
XXX
Le major Irving,
ancien chef de la
police de Ham
bourg et de Berlin
a été révoqué de
ses fonctions par
ordre du maréchal
Montgomery.
9 soldais russes
assassinés
en Tchécoslovaquie
Prague (F.P.).—
Un groupe de ter
roristes por tant
des uni formes
d’officiers polonais
ont attaqué un
train arrêté à la
gare de Czatary.
Ils ont assassiné
neuf soldats sovié
tiques.
XXX
Francfort. — Le
quartier général
américain d'occu
patlon annonce
qu'il est désormais
interdit à tout ci
vil américain, al
lié ou neutre, tra
vaillant dans un
des services de
l'administra tion
américaine, en Al
lemagne occupée,
de se marier avec
u n ressortissant
allemand.
M. H00YER
à Stockholm
Stockholm. — M
Hoover est arrivé
hier après-midi à
Stockholm. Il s'est
entretenu avec le
Premier mlnls tre
et avec le minis
tre des Affaires
étrangères.
AU COURS D'UNE REUNION PRIVEE »
Les orateurs P.R.L.
ont exposé leur programme
11 se résume ainsi :
barrer la route au communisme
pour rétablir la liberté
Les orateurs du F.R.L. qui n’avaient pu se faire entendre
dimanche au Majestic, n’ont pas voulu quitter Alger sans
exposer leur programme. Ils l’ont fait hier, Brasserie de
l’Etoile, au cours d’une réunion privée qui avait fait salle
comble.
Le Général AUlrfERAN précisa la position du parti en
matière électorale algérienne et Impériale : c’est au prochain
Parlement et non à la Constituante qu’il doit appartenir
d’élaborer le statut de l’Afrique du Nord et de l’Empire.
Quant aux prochaines élections, elles doivent se dérouler
suivant là formule qui présida au scrutin d’octobre dernier,
c’est-à-dire double collège, avec 13 députés pour chacun d’eux.
M. Charles VALLIN souligna la gravité de la situation,'
notamment en Afrique du Nord. Mais le P.R.L. doit prendre
la tête de l’opposition qui empêchera la majorité tripartlte
d’exercer sa dictature et cet espoir doit faire changer d’avis
tous ceux qui prétendent que règne ici un « climat de déser
tion ». Les Français d’Algérie ne sont pas disposés à « dé
missionner ».
M. FREDERIC-DUPONT, député de Paris, explique en
suite comment est né le P.R.L. et pourquoi il doit lutter :
non seulement pour conduire à bonne fin la bataille électo
rale, mais pour jeter dans le pays la semence qui préparera
les moissons de demain.
L’orateur critique ensuite la politique économique et finan
cière des « trois grands » et se déclare partisan en ces do
maines du retour aux lois naturelles, c’est-à-dire au régime
de liberté, de libre concurrence, d’encouragement à l’Initiative
privée.
L’Etat pe doit Intervenir que pour donner des directives
générales, des consignes nationales. Son interventionnisme
doit être de fonctionnement et non de structure. Comités
d’organisation, Offices doivent disparaître.
Le député de Paris conclut en soulignant que la France
doit faire face comme toujours au même danger : l’assaut
permanent contre la civilisation chrétienne.
M. JEAN LEGENDRE, dé- au M.R.P. qui s’est associé à
on entend un commerçant, ancien j_,,, défilé des témoins à décharge
déporté politique. Il déclare que Pe- reprend. M. Delahaye, recherché pari”
tlot ne laissa que des regrets parmi [ a police allemande en mars 1943, se
les humbles. Bon administrateur, bon v jt, proposer par Petiot d’aller se ré
médecin, Petiot fut révoqué parce que fpgier £ so .n hôtel particulier rue Le-
« tout ce qui est républicain est in- s ue ur .
désirable à Villeneuve-sur-Yonne ». M’ Floriot en profite pour faire di-
TTn rrTYnrrrJtpnr re au témoin que s’il y avait eu des
un uppuiiiem oadavres rue Lesueur, cette affaire
Un appariteur fait entendre le mê- aurait été Invraisemblable,
me son de cloche : « Il fit de l’école Lucien Durand, puis Raymond Oli-
une véritable pouponnière. SI Petiot vler, employés de métro, croyaient
eut des histoires, ce fut à cause de Petiot résistant,
ses ennemis politiques ». Il ajoute que tt
l’accusé « était jeune, actif, bon mé- UI1 •avouai
decln. Il ne fit que du bien en soi- jp Henri Aumonet se rappelle avoir
gnant gratuitement les malheureux ». piloté au Palais de Justice un grou
Un témoin de l’accusation, retarda- pe d’officiers F.F.I. de la caserne de
taire, vient alors déposer : C’est 1 ins- Neutlly parmi lesquels Petiot. D’au-
pecteur Gignaux qui fit une enquête ç res malades satisfaits viennent en-
au moment de la disparition de deux core témoigner en faveur du docteur,
supposées victimes de Petiot et qui Quatre témoins viennent affirmer
remarqua qu’il y avait beaucoup de qu’ils furent soignés plusieurs, années
bijoux chez lui. Petiot répondit : « Je sans que Petiot ait réclamé des ho-
les achetais pour placer de l’argent ». noraires.
Lorsque le témoin déclare qu’une des
victimes portait des traces de piqû- Un SOUS-iieutenant
res la dernière fols qu’on la vit avant .
sa disparition, Petiot affirme qu’il n’a purut-nuiibie
jamais fait de piqûres à cette per- un jeune sous-lieutenant parachu-
sonne et que, même s’il en avait fait, tlste, qui resta cinq semaines prison-
les piqûres ne laissent pas de traces. n i er avec Petiot avant d’être déporté,
Petiot déclare se- mettre à la dis- déclare, que l’accusé semblait haïr
les Allemands et faire de la résistance
entre lui et les Allemands.
L’audience est Ievée»à-_IS. h. 15.
| E correspondant de « Paris Presse »
-*- 1 à Tarbes signale qu’alors qu’il expo
sait samedi soir dans cette ville, de
vant plusieurs milliers d’auditeur», le
programme de son parti, M. Maurice
Schumann, président du M.R.P., fut
l’objet de vives contradictions. L’atmos
phère devint rapidement houleuse et
Maurice Schumann fut traité de « ré
sistant de Londres ». Un assistant mé
content lui enfonça le chapeau jusque
sur les yeux. On en vint aux mains et
après un, vain appel au calme du pré
sident du E.D.L. des Hautes-Pyrénées,
on suspendit le meeting, tandis que
L’assistance se dispersait aux chants de
la « Marseillaise » et de IL Internatio
nale ».
Le Cabinet Van Acker
se présentera demain
devant la Chambre belge
cabinet Van Acker se
probablement devant la
Chambre demain. Il espère obtenir une
majorité Incontestable, puisque constitue
sur le mode triparti, il est par consé
quent assuré du concours du parti libéral.
t E nouveau
^ présentera
La Banque de l’Algérie
sera-t-elle nationalisée ?
Paris (F.P.). — Selon P« Aurore », M.
Philip aurait l’intention de présenter au
Conseil des ministres, aujourd’hui, un
projet de nationalisation de la Banque
de l’Algérie. Ce projet est actuellement
soumis aux ministres des Affaires étran
gères et de l’Intérieur pour une mise au
point définitive.
BADEN-BADEN. — Une cérémonie
commémorative s’est déroulée dimanche
à Spire et à Germeshelm, points de
franchissement du Rhin par la l re ar
mée française, le 31 mars 1945, en pré
sence des généraux de. Lattre de Tas-
signy et de Montsabert.
puté de l’Oise, démontre faci
lement que la France n’a ja
mais autant été privée de li
bertés : pas de liberté de cir
culation, pas de liberté physi
que, pas de liberté de la presse
que le P.R.E. a défendue & la
Constituante avec autant de
viffueur que le Président Her
riot, pas de liberté politique.
La Déclaration des Droits et
la Constitution qu’élabore en
ce moment la Constituante ne
feront qu’aKxraver cet état de
choses puisque le droit h la
propriété sera mis en question
et que la liberté pour les pa
rents de faire donner à leurs
enfants l’enseiffnement qui leur
plait sera supprimée sous pré
texte de sauvegarder la « li
berté de l’enfant ».
L’orateur termine en deman
dant h l’auditoire d’aider le P.
K.L. h s’organiser sur le mo
dèle des autres partis car de
la prochaine bataille électorale
dépendra pour 4 ou 5 ans le
sort de la France et de l’Em
pire.
M. MUTTER, député de
l’Aube, membre du Conseil
National de la Résistance,
s’étonne d’abord avec humour
d’avoir été traité de S.O.L.,
dimanche au Majestic, alors
qu’il a passé plusieurs mois, à
Nuremberg, dans la cellule ac
tuellement occupée par Gœ-
ring. Il fut en outre sous-se
crétaire d’Etat aux Colonies du
gouvernement de Gaulle, en
août 1944.
L’orateur résume la tactique
électorale du P.R.L. Les « 3
grands » ont fait faillite ; ils
ont échoué dans tous les do-
l’entreprise de désagrégation
de la France.
Esquissant ensuite le pro
gramme gouvernement .il du
P.R.L., M. Mutter insiste sur
la question sociale. L'ouvrier
en a assez de la dictature
communiste qui s’exerce par
l’entremise de la C.G.T. Il
veut de la justice sociale et
non du paternalisme, de l’au
mône ou de la pitié. Il faut
l’élever pour le soustraire à
la dictature de la C.G.T. qui
est celle de Moscou.
Au point de vue Internatio
nal, le P.R.L. défendra la sé
curité de la France par des
garanties sur le Rhin et des
alliances avec l’Angleterre et
les U.S.A. Mais 11 n’est pas
d’avis de se séparer de Lon
dres et de Washington sur la
question de Franco, les Espa
gnols étant eux-mêmes assez
grands pour la régler.
Et l’orateur dit son senti
ment que le P.R.L. est dans
la vérité et le bon chemin en
défendant la liberté, la famille,
le prestige de la France, la
grandeur de la Nation.
Cette réunion, dont nous
donnons un compte rendu ob
jectif, se déroula dans le plus
grand calme. Il est regret
table qu’il n’en ait pas été
de même dimanche dernier,
alors que la nouvelle décla
ration des Droits reconnaît
à chaque citoyen le droit
d’exprimer librement sa pen
sée. H* E*
XXX
M. Raoul Cohen-Addad, qui
fit le médiateur dimanche au
Majestic entre les organisa
teurs P.R.L. et les manifes-
maines et n’ont aucune excu- tants nous fait savoir qu’il
se puisque le pouvoir leur ap
partient depuis 6 nuis. Qu’ils
n’invoquent donc pas les trusts
et les 200 familles i
Le P.R.L. est décidé à bar
rer la route au communisme.
Il ne s’associera pas pour cela
n’est pas conseiller munici
pal S.F.I.O., comme nous
vons écrit. Il a figuré sur la
liste France Combattante en
qualité de représentant
l’Association du 8 Novembre.
Dont acte.
Assemblée générale
des « Corses d’Alger »
M. J. FRANCHI est élu président
Cordiale et réconfortante manifestation
hautement significative de l’union exem
plaire que dans toutes les latitudes pro
fessent les enfants de l’Ile de Beauté.
Sur l’Assemblée planait l’ombre du bâ
tonnier Colonna d’Ornano dont le dévoue
ment soutenu par le désir de faire triom
pher, en toute occasion, la cause des
intérêts insulaires
en Afrique du Nord,
marqua d’une dura
ble empreinte notre
société. Tant de
fois, pour lui té
moigner leur con
fiance, ses compa
triotes firent avec
fierté l’unanimité
sur ce nom illustre
pour le choix de
leur président.
Tour à tour, M.
J.S. Sansonetti, vi
ce-président à qui
était dévolu le
rôle présidentiel,
avec une pieuse
émotion, et une fl- M FRANCHI
ne pénétration, M.
Jean Franchi, secrétaire général, avec
talent ont fait revivre l’attachante fi
gure de celui Qui « choisit cet instant
de recueillement pour franchir les
frontières de la réalité attristée où il
nous a laissé pour venir prendre pla
ce, une fois encore, dans le cercle de
nos amitiés éprouvées !... ».
Les orateurs chaleureusement applau
dis évoquèrent avec éloquence les hé
ros de la Résistance et de la Libéra
tion de la Corse.
t. Jean Franchi, dans un lumineux
rapport sut magistralement retracer
l’activité de la société pendant la guer
re ; véritable palmarès de la Bienfai
sance au profit de nos prisonniers et
des soldats corses. L’accent voilé d’é
motion. il exalta le sacrifice des victi
mes du devoir : du courageux pilote du
port d’Alger, Urbani, qui, par son no
ble sacrifice, sauva de nombreuses vies
humaines en accomplissant une mission
professionnelle dans des circonstances
particulièrement dangereuses
Il fit acclamer le nom de l’animateur
de la Résistance Corse qui prit des
mains de Fred Scamaroni, l'étendard de
la révolte insulaire et contribua à libé
rer l’ile natale. Il parla de la Corse
avec une tendresse filiale et termina
par un irrésistible appel à l’union fra
ternelle des Corses, proclamant avec
conviction « qu’au dessus des querelles
d’idées il y a la permanence de la pa
trie... ». , . , .
Par acclamation, M. Franchi fut
élu président. Le bureau fut complété
ainsi : secrétaire général. M. Costa-
Marius ; trésorier général, M. Ciabrini.
C’est dans une atmosphère de cordia
le union que se déroula cette manifes
tation de solidarité qui marque une éta
pe prometteuse dans la voie que s’est
tracé le nouveau Comité directeu» de
cette sympathique soejété.
L.C.M.
XXX
A l’occasion de la présentation du
nouveau Conseil d'Administration aux
sociétaires, un apéritif-concert sera or'
ganisé, dans les salons de l’Hôtel Alet-
ti, dimanche 7 avril, à 10 h. 30. Tous
les Corses sont cordialement invités à
cette manifestation.
Individuelle. A son avis, Petiot appar
tenait à un parti qui fit de la résis
tance Indépendamment de Londres et
exécuta à sa façon les ordres de son
parti. Ayant de se retirer, 11 affirme
que, quelle que soit l’Issue de ce pro
cès, 11 sera toujours heureux d’avoir
eu Petiot pour compagnon de cellule
Petiot se met alors à pleurer.
Un étudiant
Un étudiant qui fut également
compagnon de cellule de Petiot, rap
pelle que ce dernier lui parla du gréfu
pe « Fly-Tox » et manifestait des sen
timents anti-allemands. On entend
T
L approvisionnement
en textiles de l’Algérie
est en voie d'amélioration
# Les anciens points débloqués et recensés ne
seront pas périmés le 8 avril.
• De nombreux articles vestimentaires sont
remis en vente libre.
En raison des informations publiées ces derniers jours, au sujet du pro
blème des textiles, le Gouvernement général fait savoir :
1" Que l’approvisionnement en tex- timentaires pourra être mis à la dis-
tiles de l’Algérie est en voie d’amé- position des services municipaux pour
lioration, des stocks de tissus devant être réparti aux démobilisés,
prochainement parvenir en Algérie. Enfin, le Gouverneur Général de
2° En fonction d’une situation l’Algérie a décidé que la délivrance
meilleure et pour arriver plus rapide- de chèques-points, à titre exception-
ment à un régime complet de liber- nel, serait supprimée,
té, de nombreux articles vestimen-
Le litige constitutionnel
Les représentants des Trois
chez M. Auriol
Paris. — M. Vincent Auriol. président
de l’Assemblée Nationale Constituante, a
reçu hier, en fin d’après-midi; les délé
gués des trois partis. Il a examiné avec
eux les points en litige. A l’issue de la
réunion, les représentants des p-ols grou
pes se sont montrés très discrets. H sem
ble qu’un accord pourrait Intervenir très
prochainement en ce qui concerne l’élec
tion du Chef de l’Etat.
Les conversations se poursuivront ce
matin à 10 heures.
Ancien sous-secrétaire ri'Etat
du Gouvernement de Vichy
M. BAUDOIN
est- arrêté
à la frontière espagnole
Hendaye (F.P.). — M. Baudoin, an
cien secrétaire d’Etat à la présidence
du Conseil sous le Gouvernement de
Vichy, a été arrêté, ainsi que son fils,
alors qu’ils tentaient de passer en Es
pagne.
taires ont été mis en vente libre ;
ainsi des arrivages très importants de
costumes, pantalons, jupes, pardessus,
imperméables, seront prochainement
en vente dans les magasins de détail.
On sait qu’une nouvelle tranche de
20 points devait être libérée par un
arrêté du 9 fév. et que le barème des
équivalences pour l’achat des texti
les devait être modifié ; à la suite
d’une démarche de la Municipalité
d’Alger faisant ressortir les inconvé
nients d’une telle mesure, cet arrêté
fut suspendu pour la ville d’Alger.
Un, autre arrêté, daté du 11 mars
1946, ’ avait fixé, au 8 avril, la date
limite de cette suspension. Or, les
résultats du recensement ont fait
ressortir un chiffre assez considéra
ble de points non encore honorés et
les stocks de tissus ont été in fé
rieurs aux besoins à satisfaire.
Dans ces conditions, le Gouverneur
Général de l’Algérie a décidé que les
anciens points débloqués et recensés,
attachés aux cartes de vêtements, ne
seraient pas périmés à la date du 8
avril et conserveraient lèur ancienne
équivalence. La validité de la tranche
de 20 points précédemment débloqués
est suspendue.
En conséquence, les nouveaux stocks
de tissus qui vont pouvoir, au mois
d’avril, être mis à la disposition des
détaillants, permettront de satisfaire
et d’honorer une large part des an
ciens points, ainsi que les bons déli
vrés dans les communes du départe
ment suivant des modalités qui se
ront fixées par le Préfet d’Alger. Un
contrôle très sévère sera exercé, à cet
effet, chez les détaillants, afin d’évi
ter que les points recensés fassent
l’objet d’un trafic clandestin.
Les tailleurs sur mesure doivent
servir, en priorité, les démobilisés et
leur réserver toutes les draperies
étrangères qu’ils détiennent. Un nom
bre important d’articles textiles ves
ALGER. — M. Alduy, directeur du Ca- logne est, à tous les points de vue,
binet du Gouverneur Général de l’Al- la plus mauvaise de celles que j’ai
gérie, a reçu, hier matin, une délé- vues jusqu’à présent », a déclaré M.
gatton du Congrès Interfédéral algé- Hoover.
rien des Jeunesses socialistes S.F.I.O. BEYROUTH. — Le poste national de
PARIS. —t La délégation chargée de radiodiffusion libanais a été inaugure,
négocier avec le Gouvernement du Chaque jour, deux heures d’émission
Viêt-Nam doit quitter Paris aujour- seront particulièrement consacrées à la
d’hui pour Hanoï. culture française.
~aprîs-mîd.‘ e à ,^.1^* des Triées NEW-DELHI. - S.r Stafford Cripps et
morales et politiques, en qualité de •« mahatma «amlhi devaient se ren-
memhrp lihre contrer hier pour un premier échangé
— M. Le Troquer, ministre de l’Inté- r , ...
rieur, a fait recevoir hier matin, par GIBRALTAR. Le cuirassé « Missou-
son chef de Cabinet, une délégation porte-avions « Argus » sont
de la commission nord-africaine de entrés dimanche dans le port de GI-
l’Entr’Alde Française. braltar, escortés par un croiseur amé-
„ , „ ricam et deux destroyers. britanniques.
LE GENISSIAT. — M. Francisque Gay .
a visité dimanche l’entreprise géante WASHINGTON. — La banque Export et
du Genlsslat, admirable réalisation Import vient d accorder au gojn *J n £-
frsnmkp oh travaillent iour et nuit ment italien un prêt de 25 millions de
2.500 ouvriers. Le ministre d’Etat est dollars, pour financer 1 achat de coton
reparti ensuite pour Lyon.
BRUXELLES. —- Le Gouvernement bel- — Û'Û-OOO ^mlnenrs^
ge a consenti au Gouvernement néer
landais un prêt en vue de l’aider dans
l’œuvre de reconstruction des Pays-
brut aux Etats-Unis.
ont commencé la
grève générale hier matin, malgré plu
sieurs tentatives du représentant du
gouvernement pour résoudre le conflit.
Bas.
BERLIN. — Un journaliste britannique
qui avait tenté de pénétrer dans le
secteur russe de Berlin pour enquê
ter sur les résultats du scrutin, a été
arrêté par les autorités soviétiques.
VARSOVIE. — « La situation de la Po-
BJR.'flNGHAM. ■— L’archevêque catholi
que de Birmingham, Mgr Thomas Lei
ghton Williams, est décédé hier à l’hô
pital « Queen-Elisabeth ».
D’autre part, on annonce la mort du
Révérend Philip Eliot, qui fut évêque
suffragant de Buckhingham.
LA SAISON
à l'Opéra d'Alger
a pris fin dimanche
L’Opéra d’Alger a fermé ses portes
dimanche soir. Un public très nombreux,
enthousiaste, a manifesté aux artistes, à
la direction, la satisfaction qu’il éprou
vait à l’égard de l’excellente tenue d’une
saison de cinq mois qui a connu plu
sieurs représentations dont le niveau ar
tistique égalait, sinon dépassait, celui des
premières scènes de la Métropole.
La soirée d’adieu, composée d’un spec
tacle coupé, fut un gala amplement fleuri.
Dans une ambiance de chaude sympa
thie, où l’émotion du départ complétait
le côté Sentimental, si l’on peut dire, les
pensionnaires aimés : Lagardey Vezzanl,
Riss. Gatto, Simone Liancourt, S. He-
reng, et bien d’autres encore, les pre
miers' sujets et les ballerines, l’orchestre
en la personne de Georges Riva, les
chœurs, le personnel de ia scène avec
M. Dieudonné, vinrent tour à tour re
cueillir de véritables ovations, hommage
rendu à leur talent et dont bénéficia
aussi l’ensemble de la troupe.
Ainsi donc, la saison théâtrale est
terminée. Une prolongation de deux mois
avait été envisagée, mais les pourparlers
engagés Par le directeur de notre pre
mière scène, M. Portent, avec la Muni
cipalité, n’ont pas abouti. M. Portelli de
mandait un million, arguant d’un défi
cit certain dans la gestion de la saison
en cours, déficit qui augmenterait du
rant la prolongation ; la Municipalité
offrait 500.000 frs. Et l’éternelle ques
tion de la subvention théâtrale est à
nouveau posée.
Jugeons objectivement.
Tous les théâtres de la Métropole sont
subventionnés et dans de fortes propor
tions. Les difficultés d’exploitation ne
sont cependant pas aussi grandes. Mar
seille peut faire venir rapidement un ar
tiste de Paris ou de Toulouse ; 11 n’a
pas la mer à traverser et l’on sait com
bien sont précaires les relations entre la
France et l’Algérie. C’est là un handicap,
pour ne parler que de celui-là, qui na
frappe pas les directions métropolitaines,
mais qui s’ajoute ep supplément sérieux
aux frais supportés par la direction al
géroise. Pourtant, le théâtre dans Alger-
capitale, est une nécessité qui répond au
goût de nos concitoyens et il faut re
connaître que l’effort réalisé cette année
mérite une mention très honorable. Et
puis le théâtre fait vivre un grand nom
bre de gens qui ont droit à l’existence :
choristes, musiciens, machinistes, ouvreu
ses, guichetiers, personnel administratif,
etc., etc... Le théâtre rapporte à l’Etat,
aux bureaux de bienfaisance, aux au
teurs. Il apporte sa part à l'activité éco
nomique.
En bref, une saison théâtrale est, ré-
pétons-le, une nécessité artistique, intel
lectuelle, économique, sociale. Une grande
ville se doit de lui donner son minimum
vital. Un mécène peut consentir à cet
effet de lourds sacrifices : il serait Juste
de lui en tenir compte, de rendre hom
mage à l’honnêteté de ses efforts et,
puisqu’aussi bien la démonstration est
faite que l’exploitation de l'Opéra d'Al
ger ne peut se faire sans subvention, 11
faut qu’Alger subventionne son Opéra
municipal.
MARCELLUS.
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