Titre : La Dépêche algérienne : journal politique quotidien
Éditeur : [s.n.] (Alger)
Date d'édition : 1946-03-01
Contributeur : Robe, Eugène (1890-1970). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32755912k
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 01 mars 1946 01 mars 1946
Description : 1946/03/01 (A62,N21741). 1946/03/01 (A62,N21741).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bd6t559497g
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-10449
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 24/01/2021
DANS SA SEANCE D'HIER APRES-MIDI
La Constituante
a entamé le débat
sur rAMNISTIE EN ALGÉR IE
Intervenant dans la discussion générale, le ministre de l’Intérieur a vigoureusement défendu
M. ACHIARY, sous-préfei de Gueima, dont différentes enquêtes ont démontré
qu’il n’y avait rien à lui reprocher
9, Bd Laf arrière, ALGER Tél. 396-55 et la suite — Ch. P. 20-21 LE PETIT ALGERIEN Publicité Alger: Havas, 57, r. d’Isly (Conc. de l’Agence Africaine)
La séance
M. André LE TROQUER fera connaître
aujourd’hui le point de vue du Gouvernement
Paris (Dé notre rédaction parisienne).
Lé problème algérien absorbera doux
Minr«e publique® à la Chambre. Uns vue
d'ensemble suc la question de l'amnistie
ne pourra être donnée qu'à l'issus des
débats. L'Assemblée calme, ne manifeste
que rarement. Les bancs vides sont tou
jours trop nombreux au gré d'un Algë*
rien passionné par une telle séance.
Adveirsaire du principe de l'amnistie,
M. Colonna proclame qu'il ne saurait être
question d’accorder, du moins pour le
moment, le moindre pardon. 11 ne mâche
pa# ses mots : Si la répression fut fé
roce c'est que le soulèvement l'a été. lin
coup d'éponge n'aurait pas de vertu apai
sante. Le P.P.A. aurait collaboré comme
le Destour si l'Algérie avait été occupée.
M. Colonna demande une amnistie éga
le pour ceux qui se sont laissé entraîner
dans la collaboration comme pour ceux
qui se sont laissé conduire par des me
neur» (faibles applaudissements à l'extrê-
me-droite ).
MM. Toujas et Borra, rapporteurs d«
la commission de la Justice et de • l'In
téirieur, demandent que soient votés le*
textes élaborés : Amnistie de plein droit
sauf pour certains crimesM. Deyron déclare s'abstenir parce que
le texte du gouvernement lui agrée dav
ta§>* que celui de la commission.
M. Benehennouff souligne l'insuffisance
du texte de la commission qui ne pré
voit pas le cas des personne» injustement
détenues en résidence forcée. 11 insiste
sur le caractère restreint des délits pour
lesquels est prévue l'amnistie.
M. JRabier déclare que le groupe socia
liste se ralliera aux propositions de
commission de la Justice et se refuse
étendre l'amnistie aux collaborateur*
aux vichyssois.
M. Chouadria qui attaque violemment
M. Achiary est interrompu par le minis
tre de l'Intérieur très vigoureusement.
«— U etl inadmissible, dit-il, de laisser
attaquer à la tribune un fonctionnaire
dont différentes enquêtes ont prouvé que
Von n'a rien à lui reprocher.
Il demande un rappel à l'ordre et pré
cise qu'aucun témoin n’a mis M. Achiary
en eauee.
L'Assemblée qui était retombée dans
une indifférence apparente et silencieuse
s'agite dès que M. Viard a lu parole.
L'orateur situe l'amnistie dans le malaise
algérien dont d'abord il brosàe le ta
bleau dans le domaine économique ; puis
il insiste sur l'effort militaire, *ur l'aide
à la mère patrie et rend hommage aux
A.F.A.T. de l'Afrique du Nord,
Le Président précise que l’Assemblée
entière s'associe aux paroles de l'orateur.
M. Viard déclare qu'il faut rétablir un
climat de confiance. Dans cet esprit le M.
R.P. votera le texte proposé sans cepen
dant accepter tous les termes du rapport.
Mais pour la paix politique totale, il
faudra, «lit-il, rectifier certaines peines
qui ont frappé les Français d'origine eu
ropéenne.
Après une intervention de M. Ben Djel-
loul partisan de l'amnistie totale et de
M. Maurice Viollètte qui est du même avis
la discussion générale est close.
Le ministre de l'Intérieur prendra la
parole aujourd'hui.
Paris (F.P.). — La séance de l*As-
seni'bûée oonstiitùante est ouverte à 15
heurtoa. sous la présidence de M. Vin
cent Atiriol.
MM. Le Troquer, Philip et Croizat
sont au banc du Gouvernement.
Le président annonce tout d’afbord
le dftpôt par le Gouvernement d’un
projet de loi relatif aux salaires des
travailleurs à domicile. L'Aissemblée
adapte ensuite un projet de loi amé
liorant le régime d-e-s retraites des
mineurs.
Le débat sur l’Algérie
Elle attende alors le débat sur l'Al
gérie, prévu à son ordre du jour. Elle
examine le projet de loi portant am
nistie de certaines infractions com
mises en Algérie et les propositions
de loi de M. Amar Ouzegane (com
muniste) tendant à prendre des me
surés d’amnistie en faveur de tous
les emprisonnés politiques musul
mans en Algérie, de M. Mohamed
Bendjelloul (groupe musulman) ten
dant A accorder l’amnistie pleine et
entière à tous Ceux qui, en Algérie,
antérieurement ou postérieurement
au g mai 1945, ont été condamnés
La France et la Chine
signent un nouveau traité
Tcboung-King (F.P.). — Le minis
tre dès Affaires étrangères Wang Shin
Chièn et l’ambassadeur de France, M.
Jacques Myier ont signé hier le nou
veau traité franco chinois.
En vertu de cet accord la relève des
troupes chinoises par les troupes
françaises doit être effectuée avant le
31 mars. En dehors des clauses mili
taires l'accord prévoit :
O Abandon par la France des droits
d’èxtra territorialité et des conces
sions de Shanghaï, Tien-Tsin, Han
kéou et canton ;
0 tfne convention sur les relations
sino lndorhinoises et en particu
lier le statut des Chinois résidant en
Indochine ;
0 La création d’une zone franche
dans le port d'Haïphong pour le
transit international chinois :
O Le racha t du 1 tronçon chinois du
ch«min de fer du Yunnan par le
gouvernement de Chine.
LjONDRES. — Le» troupe* britanni
que» auront quitté l’Iran d’iél demain»
apprend-on de source autorisée. Les
troupe* américaines sont déjà partie».
LA FUTURE LEGISLATION ELECTORALE
La Commission d e l’Intérieur
se prononce pour :
Un scrutin de liste départemental avec R. P.
et utilisation des restes sur le plan national
NI PANACHAGE, NI VOTE PREFERENTIEL
Paris (F.P.). — La commission de Commission des Affaires économiques
l’Intérieur a examiné mercredi les réunies en séance commune. Il décla-
textes relatifs à la future législation ra notamment qu’il se proposait de
électorale dans la Métropole, en Algé- déposer dans la huitaine le budget
rie et dans le6 territoires d’outre-mer. économique de la France. Il pense
Elle a décidé de proposer à l’Assem- également saisir à la fin de la semfti-
blée l’adoption du scrutin de liste dé- ne le Conseil des ministres du projet
parlementai avec représentation pro- de nationalisation des assurances,
portlonnelle et utilisation des restes D’autre part, deux projets sont ac-
sur le plan national, la représentation tuellement à l’étude : l’Un relatif à
directe de chaque département par la nationalisation des banques d’affal-
deux élus au moins, — chaque collé- res et l’autre concernant la réorgani-
ge électoral comprenant en moyenne 6atlon du statut de la Banque de
42.000 électeurs Inscrits. Le nombre France. Le ministre espère en outré
total des élus serait pour la Métro- arriver dans deux ou trois mois à la
pôle dé 580. Le principe du vote -fa- stabilisation des émissions de la Ban-
milial a été rejeté ainsi que ceux du que de France.
panachage et du vote préférentiel. A En ce qui concerne la situation ac-
la suite de ces décisions de principe, tuelle de la France dans le domaine
la commission a désigné à l’unaniml- économique, M. André Philip a dé
té M. Biondi comme rapporteur. claré que le gouvernement va établir
Selon des renseignements recueillis un plan provisoire d’équipement et
dans les couloirs ne seraient élus que d-e reconstruction. _ Le ministre a in-
l>es candidate ayant obtenu le quo- sisté sur la nécessité d’exporter, et
tient national déterminé par la dlvi- particulièrement des produits de qua-
sion du nombre des suffrages expri- lité.
niés par le nombre des candidats à
élire, en l’occurence 580. Pour avoir
droit à l’utilisation des restes un, par
ti devra avoir obtenu au moins 5 %
des suffrages. Une caution de 20.000
fr. devra être déposée par las candi
dats, mais cette somme leur sera rem
boursée si la liste obtient 5 % des
M. Marius MOUTET
devant la Commission
des Territoires d'outre-mer
La commission des territoires d’ou-
voix. En vue d’éviter les candidatures tre-mer a entendu M. Marius Moutet
fantaisistes, les partis devront présen- co ?° n a ^’ la r é°rg»n;sa^
ter une liste au moins dans 20 dépar- ‘on administrative du ministère de
tements. Enfin quatre départements Fiance d outre mer, les soldes des
seront découpés : la Seine, la Seine- fonctionnaires coloniaux et la ques-
et-Oise, le Nord et le Pas-de Oa-lais
M. André PHILIP
devant la Commission
des Finances
Le général de Corps aérien Pierre WEISS
a quitté hier la 5" Région aérienne
Une brillante parade militaire a marqué la fin de son commandement
Strictement militaire, cette dernière parade militaire présidée par le gé
néral de Corps Aérien Pierre Weiss, cdt la 5’ Région Aérienne, fut simple,
émouvante, pathétique. Elle s’est déroulée hier après-midi, a 17 h. 30, dans
la cour d’honneur du Quartier de ta Redoute. Le drapeau tricolore et la
bannière frappée de la Croix de Lorraine, flottaient haut sur le mat central
de la cour. Des sections de la ba*e 304 encadraient le Drapeau de l’Aviation
et la musique de l’Air. Une section féminine complétait cette garde d’hon
neur derrière laquelle s’étalent massés les officiers et les membres du per
sonnel civil de la base.
Le général Pierre Weiss, suivi du Immobile, le général Pierre Weiss
générai Moraglla, odt Air-Algérie, du salue, et pourquoi ne pas le dire, son
colonel Battistelli, chef d’état-major, émotion est profonde... Le général de
du colonel Bailly, nouveau commun- Corps aérien Pierre Weiss ne comman
dant p, i. de la 5* Région aérienne, derà plus la 5 m * Région Aérienne,
du colonel Bordés et du commandant mais celle-ci est son œuvre et son
Ménard, va s’immobiliser devant le empreinte restera toujours gravée
Drapeau qu'il salue. Des honneurs lui dans la mémoire de ses compagnons,
sont rendus- la « Marseillaise » re- de ses hommes et dans le souvenir de
’ tous ceux qui ont su apprécier en lui
Le général prend alors place devant les qualités du soldat et du chef,
le micro de Radio-Algér et prononce E B O
un éloquent discours dont nous ex-
trayon* les pæ&ages suivants :
jè quitte aujourd’hui le commande-
tion du crédit colonial. La mise en li
berté provisoire de l’ex gouverneur
Boisson, la situation des médecins,
pharmaciens, et sage-femmes africains,
le relèvement des prix agricoles payés
aux producteurs, la suppression de la
justice indigène, la liberté d’associa-
André Philip a été entendu par ri°n et le régime du travail ont été
» «* <* >*aSïï“ùÆTJ55A. m SΫï^
accomplis pour le rapatriement des
militaires et civils coloniaux malgré
les difficultés de transports. Il est
permis d’eepérer que les 60.000 mili
taires restants seront tous rapatriés à
la fin du premier trimestre de cette
année. Tout ■ le personnel actif pourra
être embarqué dans les trois pro
chains mois et les familles d’ici la fin
du deuxième semestre.
M. Charles TILLON
devant la Commission
de la Défense nationale
D’autre part, la commission de la
Défense nationale a entendu [M. Char
les Titlon, ministre de l'Armement,
qui lui a exposé les décisions prises
en vue de réduire de 42 % les dépen
ses de son département. « Les réduc
tions de crédits, a précisé le ministre,
atteindrons principalement les cons
tructions d’armement en série. .Mais
les dépenses afférentes aux recherches
scientifiques et A l'étude des proto
types seront presque intégralement
maintenues. »
M. Tillon a signalé qu'il avait or
donné une enquêté sur les actes de
sabotage constatés dans certaines usi
nes travaillant pour l'aviation. La
commission de la Justice a entendu
sur le fonctionnement de la Haute
Cour de Justice un exposé de M. No-
guères, président de la Haute Cour.
i que M. Grenier, ministre de l’Air
i le Comité de la Libération, ma
lé au mois d’août 1944, le jour nié-
où il s'éloignait d'Alger pour re-
Ire Paris délivré. Depuis cette date,
i avons vécu ensemble... _ ,
J'appartiens, à partir d'aujourd hui,
monde des retraités, c est-à-dire des
reurs... Si vous me permettes de
• le prophète, je vous dirai que je
crois pas du tout que la France
son aviation soient au terme de
Course et de leur gloire. Le pre-
est sévère. Tout semble crouler
>ur dé nous : l’espoir d une paix
erselie, les effectifs, les cadres, les
les conceptions militaires et poli
es. f*e jeune pilote se demande si
e de I uranium n’a pas mis son
en lambeaux ? Quel préjuge et
le erreur !
Notre armée et notre aviation vt-
t si elfes s’adaptent à cette c«n-
ion, sans rien perdre de leur dis-
ne, de leurs traditions et de leur
âge.
i régime, en état de divorce avec
conscience française n’a pas duré
minutes, le .tour où les chars en-
is ont cessé leur faction à sa por-
De petits hommes ne conduisent
un grand peuple.
s dernier mot : en quittant I avia-
J’adresse un fervent souvenir aux
arades de# unités que j'ai com
ptées depuis trente années, aux
It et aux vivants : fa Spad 90, le
îpè de grande reconnais-ance du
rget, le 1” Groupe d'aviation d'A-
le, la Brigade de Tours, là Bri-
5 de Nancy, les Écoles, la 5* Ré-
. En trénte ans d’aviation, un des
privilégié, que je bénis, m'a maln-
vingt-sept ans sur les terrains,
milieu des hangars, des équipages
les Avions. J’ai des visions de car-
ue et d’e«pace pour le reste de
jours. Elles ne s'éteindront qu’a-
ma vie. Loin de vous, loin des
ts, js garde mes regards fixés sur
ion e4 sur vous tous, mes chers
arades, qui demeurer à votre pos-
les gardiens de nos ailes et les
tbcaux de notre avenir.
• chef prestigieux vient de faire
adieux à l’Aviation. Ses compa
tis d’arrhes, ses hommes, en sont
is jusqu’aux larmes...
L’Hymne de la Résistance ». joue
; brio, rappelle à tous que ce
-and soldat * qui les quitte porte
sa poitrine la « Médaille de la
i# tan ce ». Et voici le dernier com
blement : « Aux couleurs », « En-
?» ». lentement, les trois couleurs
t descendues, Illuminées par les
liera rayons du soleil d’Alger, pen-
t que « La Marseillaise » retentit
i ou veau.
La vérité sur l’affaire
de détournement de tickets-points
de la MAIRIE D’ALGER
Quatre arrestations
On a beaucoup épilogue sur v|ne af- renté qui les revendaient de 3 à 5 frs
faire de tickets-points, dérobés dans les à des négociant* des départements voi-
servlces du' ravitaillement général de la sins, car si les tickets recenses n'ont
Mairie d'Aleer plus cours à Alger, ils sont acceptes a
* Quant à nous, nous avons gardé le Oran et à Constantine. 55 à 80.009 points
silence pour ne pas gêner l’action des furent ainsi vendus.
enquêteurs dont plusieurs « travaillaient» La brigade économique de la Securité
dans le département de Constantine. générale, alerte, ouvrit^ une discrète en-
De plus, notre souci était d’éviter — en quête qui aboutit a 1 arrestation de la
relatant hâtivement des faits non cnn- jeune Paimira. sur laque le on trouva
trftlés — de jeter le discrédit sur l'en- une somme de 19.000 frs. ( elle-ci ne
semble du personnel sédentaire ou corn- tarda pas à avouer et désigna ses com
missionné de la Mairie d’Alger, lequel, pllces, qui, appréhendes a leur tour, fi-
disons-le tout de suite, est hors de cause rent également des aveux
dans cette histoire dont voici les élé- Safran! et Parente déclarèrent avoir
aans ceive » vendu les points à des négociant» du
m< En S octobre dernier, une jeune employée département de Constantine. Les inspec-
, -ik.i.» tomnnralre du service Msde- teurs se rendirent sur place, mais les
Jn “ Palm ra" 1 an, faisait connais- receleur,, alertés par une publication
sance de Rolland Safranl. 25 ans. em- prématurée, avaient pris leur, precau-
pîoyé A la maison « Martlou », et lui Mon», et le déplacement n. donna aucun
demandait s’il pouvait lui procurer une 'ésulUt;^^ ^ , u „ lre
C ° Ce lui-ri lui ' répondit qu’elle pourrait complices ont été placés sous mandat de
en avoir, à condition de payer en tic- dépôt, x X X
kets-points. Insinuant que son emploi de-.
vait lui permettre d’en trouver parmi les Ajoutons, pour compléter notre Infor-
carte, annulées matlon, que deux affaires similaires
Tentée la jeune fille chercha et... avaient et* decouvertes il y a quelque
trouva sous un meuble une caissette con- temps : elle* avaient trait à des cartes
tenant une quantité de tickets, oubliés d'alimentation. Trois employés temporai-
sans doute par une collègue qui avait res du même service, Mlle Tordjman Pa-
omls d’en faire le bordereau. Safranl ny, Seban Paulette et Seban Orfah
lui fit alors miroiter les avantages en avalent été arrêtées pour détournement
cadeaux et argent, qu’elle pourrait re- de cartfs d’alimentation et revente au
tirer en lui fournissant, à lui et à un marché noir des marchandises ainsi ob-
de ses amis, Gilbert Parenté, 21 «ns, tenues. . .
employé « Aux Deux Lions », une quan- L’une d elles, Seban Orfah, lors de son
tité plus grande de tickets. arrestation, opposa une vive résistance,
r'était l'engrenage, la jeune -fille s'y déchirant les cartes se trouvant chez
laissa prendre, comme son chef de ser- elle, détruisant meme, dans sà précipitâ
mes Mme Anglada Adrlênne. 35 ans. mis» tien, lé* siennes propres,
au courant, et des quantités d» plus en Toutès trois ont été placées sous man-
plus grandes de tickets furent soustraites, dat de dépét.
vendus 2 frs le point A Safranl et T a- T - u -
D’ici la fin du mois
pour certains faits politiques, de M.
Mohand Achour (socialiste ) tendant
à accorder l’amnistie aux musulmans
algériens condamnés pour fait* poli
tiques.
Exposés du rapporteur de
la Commission de la Justice...
M. Toujas (communiste, Hautes-Py
rénées), rapporteur de la Commission
de la Justice et de la Législation gé
nérale, rappelle les manifestations
qui se sont déroulées en mai 1945 en
Algérie et auxquelles se sont mêlés
des éléments douteux. « La répres
sion, dit U, fut très sévère et si cer
tains détenus ont été remis en li
berté provisoire, que cette liberté de
vienne définitive. Cela dépend du
vote que va émettre l'Assemblée.
« La Commission, poursuit l’ora
teur, a étudié les trois propositions
de loi et a estimé que les deux pre
mières étaient rédigées en termes
trop vagues. Elle s’est aperçu d’au
tre part que la deuxième permettait
d’étendre le bénéfice de l’amnistie à
certains condamnés qui, avant la li
bération, le furent pour faits de col
laboration. Elle a apporté diverses
mod'tfiioat’ons aux textes qui lui
étaient soumis. »
Le rapporteur expose ensuite les
raisons pour lesquelles la commission
n'a pu se rallier au projet gouver
nemental. Selon lui, l’amnistie que
propose le texte serait Incomplète et
ne réussirait pas à pacifier les esprits
La commission de la Justice propose
un texte plus large, dont l'article l"
porte amnistie de fous les crimes,
délits, contraventions, commis en Al
gérie au cours des événements des
1 er et 8 mai 1945.
M, Toujas rappelle que le ministre
de la Justice s’est par ailleurs en
gagé à donner des Instructions pour
que cette loi soit appliquée aux dé
lits commis après le 8 mal, et pas
seulement au cours des événements
qui se sont produits à cette date.
D’autre part, la commission a été
d'avis d’étendre le bénéfice de l'am
nistie, aux Européens qui réagirent
avec trop de vigueur au moment des
troubles, étant entendu que certains
crimes graves seront exclus,
Enfin, la commission chargée de
proposer la mesure de grâce amnis
tiante, sera composée de 8 parlemen
taires, 4 directeurs du Ministère de
la Justice et d'un directeur de la
Justice militaire du p Ministère des
Armées. En conclusion, le rappor
teur demande à l'Assemblée d’adoip-
ter le texte qui lui est soumis (ap
plaudissements à l’extrême gauche).
...et du rapporteur de
la Commission de l'Intérieur
Raoul Borda, (socialiste, de Constan
tine), rapporteur pou-r avis de la Com
mission de l’Intériew, estime que l’ap
plication des propositions de loi doit
être étendue et que les Musulmans
ne doivent pas être les • seuls amnis
tiés. Les commissions de la Justice et
de l’Intérieur étudient les 3 proposi
tions de loi, ainsi qu’un projet du
gouvernement dans l’intention d’en
opérer la synbhèse. Sur un point seu
lement, la commission de l’Intérieur
est en contradiction avec celle de la
Justice. I* première en effet, écarte
du bénéfice de l’amnistie les crimes
de reconstitution de ligue dissoute et
d'atteinte à la sûreté extéreure et In
térieure. Sous cette réserve, le rap
porteur demande à l’Assemblée de vo
ter le texte qui lui est soumis, un
texte d’aipaisement qui fera honneur
â la Fiance. (Applaudissements de la
gauche et de l’extrême gauche).
La discussion générale
M. BENCHENNOUFF
M. Benehennouff, ( Constantine ),
rappelant que la répression qui suivit
les événements de Mai 1945 fut sans
mesure, e6tlme que le projet du gou
vernement e6t insuffisant et ne sau
rait mettre fin au véritable malaise
qui règne en Algérie. Quant au texte
proposé par la commission, il s’ins
pire de trop prés du texte gouverne
mental! pour donner satisfaction à l’o
rateur. En effet, Il écarte du bénéfice
de l’amnistie de certains crimes et dé
lits qui devraient en bénéficier. Se
lon M. Benehennouff, l’amnistie doit
être plus large que celle que propo
sent les textes soumis à l’Assemblée
D’autre part 11 importe qu’elle s'ap
plique également aux personnes con
damnées dans la Métropole à l’occa
sion des faite qui se sont dériqulés en
Algérie.
Après avoir signalé le cas des fonc
tionnaires qui furent mutés ou victi
mes de sanctions à la suite des trou
bles comme « n’ayant pas procédé A
une répression Suffisante », l’orateur
demande que l’amnistie s'étende aux
fonctionnaires européens qui ont été
aussi frappés. U conclut en deman
dant le vote de la proposition dépo
sée par le groupe musulman.
M. COLONNA
M. Colonna (RDS) (Tunisie) rap
pelle que le 8 mal 1945, tandis que
se déroulaient les sanglants événe
ments de Sétlf et de Gueima, se dé
veloppajt à Tunis une manifestation
colossale, falsânt obstruction à la fê
te patrlotioue de ce Jour.
M. Paul VIARD
M. Paul Viard remarque que la
question de l’amnistie entre dans un
cadre plus général que celui du ma
laise algérien, dû à des cause* éco
nom iq ues, morales et politiques. Il
annonce que le groupe du MRP vo
tera la loi sur l’amnistie.
M. BENDJELLOUL
M. Bendjelloul s’attache à montrer
par des exemples que la répression
des émeutes de mal 1945 fut dure et
surtout aveugle.
M. VIOLLETTE
M. Maurice VioUette évoque non le
malaise, mais le drame algérien : I,es
causés des émeutes de Sétif, d'après
lui, remontant à un passé lointain et
qui tiennent dans un manque de con
fiance envers la France ; dans la di
sette, les agitateurs peuvent avoir
beau jeu. D’autre part, l’Algérie fran
çaise ne comprenait pas toujours les
ndigènes algériens. Il est tenyps de
faire l’union, affirme l’orateur.
L’intervention de M. Viollette ter
mine la discussion générale sur l’ar
ticle 1.
Suite du débat aujourd'hui
Le ministre de l’Intérieur a deman
dé la parole. Dans ces conditions, le
président propose A l’Assemblée de re
mettre à demain la suite du débat. Il
en est ainsi décidé. •
La séance est levée à 19 h. 25. Pro
chaine séance aujourd’hui A 15 h.
800.000 hectolitres
de vins algériens
arriveront en France
annonce M. LONGCHAMBON
mi-nistre du Ravitail-lement
Paris (F.P.). — Pour son 1 er contact avec l’ensëml le
de la presse, M. Longchambon, ministre du Ravitaille
ment, a bien voulu répendre mercredi après midi aux
nombreuses questions qui lui étaient posées. A son
ar: vée au ministère, M. Longchambon a été obligé de
ramener d’urgence la ration de vin à 2 litres étant-sdon
né la pauvreté des stocks existants. La Métropole, qui n’a
reçu d’Algérie dans les 6 derniers mois de 1945 que
509.000 hectolitres de vin, devrait pouvoir en importer
1 million ou davantage par mois. Or, chose rare dans
le domaine du ravitaillement, 11 se trouve des stocks
disponibles et des producteurs disposés à les vendre,
seules des difficultés d’ordre matériel doivent être sur
montées.
Le Ministre a annoncé que mer
credi ont été embarqués 1.000 fûts
pour l’Algérie. Ces fûts permettront
de rééquiper les camions citernes
pour amener le vin dans les ports
d’embarquement, et d’ici fin mars
on peut compter silr des arrivages
de l’ordre de 700 à 800.000 hectolitres.
D’autre part une mission du mi
nistère de l’Economie nationale est
en Afrique du Nord pour examiner les
possibilités d’importation de pommes
de terre nouvelles. En ce qui concer
ne la prochaine récolte, M. Long-
chambon assure que s’il est engagé
dans la voie de la liberté c’est qu’il
a reçu de son collègue de l’Agricul
ture l’assurance que la plus grande
partie des besoins en semences (es
timés à 650.000 tonnes pourront être
satisfaits.
Examinant rapidement le problème
du blé, M. Longchambon confirme
ses déclarations faites à la Chambre.
Pour réaliser la soudure, la France
devra avoir recours à l’Importation et
des négociations sont engagées ën ce
sens avec plusieurs pays. D’autre part
la e'O’ecte métropolitaine n’est pas
achevée.
Pour la viande, le ministre s’en
tient au système actuel des prix taxés
à la vente au détail. Il espère qu’en
juin ou juillet l’état du cheptel se
sera grandement amélioré et que les
conditions permettront de s’acheml
ner rapidement vers un régime de U
berté.
À la frontière franco-espagnole
les mesures de rigueur
ont été atténuées
La FRANCE aCC6pt6 en principe
la proposition américaine
sur la politique à suivre vis-à-vis de FRANCO
LES MAGISTRATS
continuent de protester
par la grève
dans toute la FRANCE
Parie (F.P.). — Les grèves de pro
testation des magistrats continuent
dans toute la France. A Périgueux, à
Bergerac et à Lons-Le-Saunler, les ju
ges ont suspendu mercredi leurs au
diences pendant un quart d’heure et
ont adressé un télégramme au Chef
du gouvernement pour attirer son at
tention sur la situation de la magis
trature.
A une dernière question, le minis
tre répond que le bon de circulation
est maintenu et que c’est d’ailleurs le
seul moyen de contrôle qui reste à
sa disposition.
La France est prête
à évacuer le Levant
dès la fin de ce mois
La déclaration commune anglo-franco-américaine se
prononcerait en faveur d'un gouvernement provisoire
qui assurerait le retour aux libertés publiques
Washington (F.P.). — Le gouvernement américain a été avlaé par le gouvernement
français que celui-ci acceptait, en principe, la proposition américaine sur la polltlqus à
suivre vis-à-vis de Franco.
Les milieux autorisés pensent que le Gouvernement de Londres acceptera également
la proposition de Wasington.
On dit, à Paris, que la déclaration commune anglo-américano-française se prononee-
ràit en faveur d’un gouvernement provisoire qui assurerait le retour
aux libertés publiques. Le gouvernement souhaité devrait comprendre
des personnalités représentant toutes les nuances politiques hostiles à
Franco. La note des Etats-Unis ne précise pas si ce gouvernement sera,
econnu dès maintenant, ou s’il devrait être installé en Espagne avant
l’obtenir la reconnaissance des Etats-Unis.
La note exprime le vœu que les anti-franquistes espagnols résidant
en Espagne et à l’étranger obtiendront eux-mêmes le dépaj-t de Franco,
sans intervention extérieure.
Parie. — Les généraux S'tone et Pil-
lau qui représenteront la Grande-Bre
tàgne aux conversations militaires de
parts sur l’évacuation du Liban par
le» troupes franco anglaises Sont ar
rivés hier après midi.
Les délégués français feront savoir
à leurs collègues britanniques que la
France est prête à, commencer l’éva
cuation du Levant dès la fin du mois
de mars, au cours des conversations
oui commencerimt aujourd’hui au
Quai d’Orsay, en vue du règlement
de l’affaire syro-libanaise.
La délégation libanaise qui eet ar
rivée hier, participera ensuite en plein
accord avec le gouvernement syrien,
aux conversations politiques que M
Georges Bidault s’est engagé à ouvrir
au moment où la question du Liban
et de la Syrie était discutée devant
le Conseil de sécurité.
PARIS. — On annonee l'arrivé# à
Saigon dm rroineurw « Suffren » ot
« Gloire » ainoi que du traneport « Bar-
fleur a ; eix rroierura français ne trou
vent eetuollement de re fait en Extrê
me-Orient.
Le contenu de la note
française
remise aux Nations Unies
La réduction de 35 millions RH
du budget de RADIO-ALGERIE
a retardé l’application
du plan d'amélioration des émissions
nous dit M. EUGENE PONS
directeur régional de la Radiodiffusion française en ALGERIE
Dès AOUT-SEPTEMBRE, nous reviendrons au système des
deux chaînes séparées : l'une française, l'autre musulmane
D US sou arrivée en Algérie il y a quelques mois, M. Eugène Fous, chargé officielle
ment d’intégrer l’Algérie dans la cadre de la Radiodiffusion Française, élabora un
programme. Ses premières réalisations entrèrent dans le domaine public le 1»»
janvier dernier i augmentation du nombre des heures d’émission en langue fran
çaise, intensification des émissions en langue arabe sur les deux chaînes, etc...
Des modifications profondes dans le INITIATIVES DECENTRALISATION
domaine des émissions, des améliorations -
aux programmes, la multiplication des Pourquoi ne créeriez-vous pas une Pour l’instant, c’est techniquement
reportages destinés à faire conaaitre l’AI- sorte de « tribune ouverte » où des spé- Impossible, mais on va créer un centre
gérie dans la Métropole, la création d’une cialistes viendraient de temps à autre de réception qui permettra ces relais,
revue hebdomadaire publiant les pro- exposer une question essentielle ... Toutefois, on ne peut retransmettre Pa-
grammes de Radio-Algérie devaient en- ... Mieux que ça. J’envisage de m’a- ris toute la journée et Radio-Algérie gar-
trer en vigueur à partir du l ,r février dresser ,pour cela non pas uniquement à dera toujours sa personnalité. Je compte
1946, en attendant la réalisation de pro- des spécialistes locaux mais aussi à des même l’accentuer encore en tentant un
Jets plus grandioses tels que l’installation écrivains ou des journalistes étrangers effort de décentralisation, en demandant
d’une cité radiophonique sur les Hauts- connaissant suffisamment le Français un effort aux excellents éléments artis-
Plateaux, etc... pour traiter eux-mêmes au micro des tiques d’Oran et de Censtantine dont les
Mais le l ,r février est passé et les Problèmes de leur pays. Cela se ferait manifestations pourront ainsi être diffu-
(.udlteur, n’ont rien « entendu "» venir, évidemment par disques qu’ils enregistre- sées.
Les émissions sont restées les mêmes, . dan * >«“ r " r '"’ re * ,U< "° " qU ' m ' ° EUX CHAINES
nulle innovation sensationnelle n’est in- feraient expédiés par avion.
tervenue dans les programmes et les laïus D autre P art * J . al reussi ^. obt ^ En outre, nous allons recevoir, vers
encombrent toujours les antennes. Paris que la production algérienne passe août-septembre, un poste émetteur de
Aussi sommes-nous allés trouver le le plus possible sur les chaînes fran- pu | ssa nee meyenne et nous reviendrons
principal responsable et lui avons-nous Çàl»«s- C est ainsi que le reportage sur a | ors a(J jyjtème des deux chaînes net-
crûment exposé les doléances de nos lec- J e Hodrta a été repris par past * 5 tement séparées : l’une purement mu.
tours. français ; il a Intéressé à ce point I au- tu | m a n ,, l'autre purement française. Cela
« Euoène Pons directeur régional de dlt<, . lre m étropo itain que Paris demande donnera satisfaction aux nombreux au-
,outf . l,ne ,‘. é , r " d émissions^ semblables dit „ ur , qui „ „ on sans rai
cter tes anciens satellites de l'Axe à
résoudre leurs problème* politiques
et économiques par des moyens dé
mocratiques et exprimait également
l’espoir que les gouvernements lntê-
rossés se concerteraient sur les me-
Paris. — La note française sur les gurës à prendre pour pouvoir assurer
affa res d’Espagne a été remise mer- leurs responsabilités communes,
credi après-midi par M. G. Bidault, !,a notre française rappelle, en ôu-
ministre des Aiffalres étrangères, à M. tre t ;.a résolution prise par tes Na-
Jefferson Caflery, ambassadeur des ttons Unies, le 8 février dernier, ex-
U.S.A., et à M. Bogomo.ov, ambassa- cluant l’Espagne franqu ste de l’or-
deur de l’U.R.S.S. Le « Foreign Otffi- ganisation des Nations Unies,
ce » l’a reçue hier matin. En conclusion, 1e gouvernement
Dette note, qui rappelle celle du français demande aux gouvernement*
12 décembre dernier appelant Hat- de Londres, de Washington et de
tention de la Grande Bretagne et des Moscou de lui faire connaître leur
U.S.A. sur 1e danger que représente point de vue sur le problème es
te régime actuel de I’E;pagne, cons- pagnol. Il leur demande enfin, s’ils
taie que, depuis lors, la situation sont prêts à s’associer à la France
s’est aggravée pour saisir le Conseil de sécurité qu
A la suite des exécutions de Cris- «J» F ?^ C0 P °^ ^
t no GarcLa et de ses compagnons, la * ranco t^agne, ^
France constate que la politique du Ànr*»« In forma + ura
général Franco constitue un défi au iu lemieiuit
droit international et à r idéal dé- Je la frontière franco-espagnole
mocratique. La note rappelle ensuite
la dédlaration sur l'Europe libérée Hendaye (F.P.). — Les autorités es-
étn.blie le 13 février 1945. à Yalta, pagnole*, ont aviaé à 12 h„ le poste
par les gouvernements anglais, rus- français d’Hendaye qu’elles autori
se et américain, déclaration à laquel- saient officiellement le passage des
le la France adhéra. Cette déclara- voyageurs de toutes nationalités en
tion prévoyait une action commune transit à travers le territoire eepa-
des quatre gouvernements pour a - gnol.
Les rigueurs des consignes espagno
les ont été assouplies également en
ce qui conoerne les passeports diplo
matiques, c'est ainsi que M. Matter,
consul de France à Saint Sébastien,
a pu ©e rendre à Hendaye où il a vu
les autorités de son pays.
XXX
Au Maroc, le consulat d’Espagne à
Tanger avait suspendu, mercredi, les
visas de transit vers la zone française,
cependant, hier matin, le train de Tan
ger a pu franchir normalement fa fron
tière espagnole vers le Protectorat fran
çais.
A Sèt«, le consulat espagnol, que le
Consul a quitté depuis quelques jours,
a été occupé par des républicains espa
gnols qui ont hissé le drapeau répu
blicain.
A Lisbonne, la presse n’a été auto
risée qu'hier à publier la nouvelle de
la fermeture de la frontière franco-
espagnole, mais elle «'abstient de tout
commentaire.
Bruxelles. — Le Bureau politique
Parti communiste belge a adopté
une résolution demandant une aide effi
cace aux républicains espagnols
A Prague. — Toute la Tehécos’evaqule
manifeste contre Franco et l'Assemblée
nationale s’est élevée contre Iè eaudillo
par la voix des orateurs de tous 'es
partis. Un député a réclamé la consti
tution d’un front commun des Etats
démocratiques contre Franco.
Une opinion américaine
Wa»sh4ngton (F.P.). — « L’action cou
rageuse du Gouvernement frança^ à l'é
gard de l'Espagne mérite des félicita
tions chaleureuses », a déclaré r e rè-
présentant démocrate Delacy, à m cor
respondant de F.P.
XXX
Madrid (F.P.). — Le Ministre de l'In
dustrie vient de destituer de la pré
sidence du Conseil supérieur des cham
bre* de commerce, Ignacio ViIIaiongi,
qui signa le manifeste monarchiste.
XXX
Lisbonne (F. P.). — Six Espagnols,
dont Gil Robles, ancien leader de droi
te de la République espagnole, te gé
néral Queipo de LIano et Calvo So-
telo, fils de l’ancien ministre de* Fi
nances 60U5 la monarchie, doivent quit
ter Lisbonne pour les Etats-Unis ît 1**
mars.
X'est-il pas question de transfor-
Radiodiffusion française en un
la Radiodiffusion française en Algérie, SUP j es problèmes et les difficultés ac- . on situation actusll*
n’a pas été embarrasse pour nous ré- tue) , e5 d , p A lgérie. Et Dieu sait si elles 1 “ situation actuelle
pondre. , on t nombreuses... mer
— Je reviens de Paris où j’étais allé — Ne Songez-vous pas à reprendre la
soumettre le projet de budget de Radio- retransmission directe des émissions de Je p„j s vous ^| re qu< , ur |’| n |tta-
Algérie. Il se chiffrait à 125 millions. Il la Radiodiffusion française tive du Con)ité d . Libération de la Ra-
été réduit à 90 millions et doit encore, — r dlodiffuslon Française, un projet de loi
été déposé dans ce sens à l'Assemblée
subir l’examen du Ministère des Finan
ces et de l'Assemblée Constituante. L'am
putation est sérieuse, mais nous n'avons
pas le droit de nous plaindre car, en
France, les réductions opérées sur les
crédits de la Radio sont de l'ordre de 3
à 400 millions. Dans ces conditions. J’at
tends de connaître ce dont Radio-Algérie
disposera afin de faire subir au plan
initial les aménagements • nécessaires.
— Ce qui veut dire ?
— Davantage de disques pour combler
les « trous » et suppression de certai
nes causeries.
— l’ersonne ne s’en plaindra, croyez-
le...
Il est difficile de satisfaire tout le
monde. La Radie est un Service public.
Elle se doit do contenter le goût de cha
cun et c’est pourquoi nous sommes per
pétuellement à la recherche d'un équili
bre, d’un dosage.
LES POSTES PRIVES ONT VECU
NEW.YORK. — M. Churchill, um».
de ea femme et de »« fille, arri
vera à New-York le 14 matra.
— Avant guerre, il existait en France
des postes privés. Leur existence ne
créait-elle pas une concurrence propre à
donner à l’auditeur cet équilibre, ce do
sage, en même temps qu’une plus grande
qualité des émissions ?
— L'ère des postes privés est close à
mon avis. Et ceci n’est pas un mal. La
S.N.C.F. et les P.T.T., par exemple, n'ont
pas de concurrents et fonctionnent cor
rectement, très bien même. Partout d'ail
leurs. en Angleterre, en Belgique, en
Suisse, en Italie, au Danemark, en Suède,
en Norvège, en Grèce, en Tchécoslova
quie, en U.R.S.S., etc... la Radio est un
Service public national avec des modali
tés de fonctionnement diverses : admi
nistration Orthodoxe comme chez nous,
compagnie nationalè comme en Roumanie,
concession comme en Suisse, Office com
me la B.B.C.
NEUTRALITE
— Un tel monopole crée forcément le
fait du prince ; seul le peint de vue
gouvernemental a alors le droit de s’ex
primer 7
— La radio doit être au service de la
Nation, au-dessus et en dehors des par
tis ; mais rester absolument neutre est
impossible. Il y a certains principes que
la Radio officielle se doit de défendre
et son devoir e;t d'exposer, d’abord, le
point do vue gouvernemental.
— Ce qui fait que les principes dé
fendus changent avec les gouvernements.
— Pour les élections on a donné à
chaque parti la possibilité de se faire
entendre au micro, chacun à tour de
rôle. C’était parfaitement leglque.
— En somme, qni restera-t-il de votre
plan d'améliorations 7
— L'essentiel, je l'espère et neus es
sayerons de satisfaire le grand public
sans tomber dans la vulgarité en portant
nos effort* sur certaines émissions gui
ont fait la personnalité éa Radis-France.
(De notre rédaction parisienne )
150 voitures
ou camions
sortent tous les jours
des usines françaises
tvtOTRE confrère « Paris-Matin » publie
^ une nouvelle selon laquelle T es usi
nes françaises sortent 150 voitures ou
camions par jour. II précise que Peu
geot fabrique chaque jour 40 camions
de 2 tonnes et camionnettes. Chez Simca
il ne sort des ateliers que 90 voitures
par semaine, tandis que Citroën cons
truit en moyenne 90 tractions 11 ] é-
gères dans le même temps. Renault, qui
est une régie, reçoit un contingent de
matières premières supérieur à ce»ui des
autres constructeurs. II réussit *5nsi à
sortir près de 80 véhicules par jour.
II résuHe de l’enquête de « Paris Ma
tin » qu'une production permettant T a
vente libre des voitures ne sera pas
atteinte avant la fin de l’année 1947.
Une Légion étrangère
américaine
|TNE dépêche de
^ !>ar notre confrère
Washington reproduite
Pav* », an
nonce que le député américain Alvln
Okonsky a déposé sur le bureau du Con
grès un projet tendant à Ta création
d'une Légion étrangère américaine.
M. SPAAK est chargé
de former
le Cabinet belge
Bruxelles (F. P.). — M. de Schryver
n'ayant pas réussi dans ses démarches
en raison de l'opposition socialiste au
sujet de la question royale, M. Spaak
a été chargé par le prince régent de la
mission de former le ministère belge.
WEYGANDsera interrogé
directement
par ia Haute Cour
Fars (F.P.). — L» général Weygand
«êra Interrogé directement par la Haute
Cour, puié eonfrènté arec les téméina
entendu»,
Weygand est toujours détenu au Val-
de-Grlc» où U se trouve en traitement.
Constituante par le parti socialiste. En
attendant, Il était question d’une solu
tion provisoire consistant dans la créa
tion d'un Conseil supérieur assisté d’un
Comité contrai composé do trois sections :
l'un», dite d'intérêt général, où les au
diteurs seraient représentés par un mem
bre du Parlement, l’autre dite de la tech
nique générale, réservée aux chefs de
service et la dernière dite du travail,
pour le personnel. Aux dernières nou
velles, il ne semble pas que la formulé
provisoire ait quelques chances d'aboutir.
L'EMISSION « ATOMIQUE »
Comme mon interlocuteur était à Pa
ris à ce momçnt-là, je ne pouvais le
quitter sans demander son avis sur l’é
mission « atomique ».
— Psychologiquement, ce fut une ma
ladresse, mais du point de vue technique,
la réalisation fut parfaite. La standar
diste de service était submergée de coups
de téléphone Indignés : « C'est un scan
dale, je vous attaquerai ; ma femme
vient d’accoucher prématurément » disait
l'un. Un autre annonçait qu’une vieille
dame cardiaque était morte de saisisse
ment. Le maire de St-Gratien a demandé
des instruetions, affolé : « Que dois-je
faire 7 La moitié de mes administrés
est sur la place ; je ne sais quoi leur
répondre... ».
Ce qui me rappela ce matelot de
« Quatre vingt treize » décoré de la Croix
de Saint-Imuis pour avoir arrêté la ca-
ronade qui, par sa négligence, rava
geait te pont de la corvette, et fusillé
en punition de sa faute.
Roger ESCA8ASSE.
BONE, — Le chanoine Beruard. ar-
chiprêtre de la cathédrale de B9ne, est
mort fa nuit dernière. On lui doit la
magnifique église de Constantine et
d'autres œuvres d'art.
Au « Journal Officiel »
Paris, (de notre rédaction parisienne). —
Le « Journal Officiel » publie
Une loi tendant à la fixation du juste
prix des fermages.
XXX
Un décret émanant du Ministère de la
Just : ce relatif au traitement des magistrats
et du personnel de Cour et des Tribunaux
du ressort de Tunis.
XXX
Un décret du Ministère des Armées fixant
la solde et le traitement d'inspecteux de
justice militaire.
XXX
Un arrêté du ministère des Travaux Pu
blics et des transports f'xant les appointe
ments des agents des cadres des réseaux se
condaires d'intérêt général et des voies fer
rées d'intérêt local.
Relèvement dea prix de la S.N.C.F.
Une décision du ministère des Trans
ports datée du 16 Février portant applica
tion par la S.N.C.F. à dater du* l* r Mars
des tarifs suivants : Voyageurs, pr ; x du ki
lomètre : l r « classe, 2 frs 60 ; 2• dasse,
1 fr 70 ; 3 e classe, 1 fr 30. Marchandises :
les prix des tarifs marchandises actuellement
en vigueur subissent une majoration s'éle
vant en principe à 26,666 de telle sorte que
la majoration applicable depuis le 3 Jan-
v'er est effectivement portée de 50 à 90 %.
Dans la magistrature
Un arrêté aux termes duquel M. Teisson-
nière, juge de paix à Chateaudun-du-Rhumel
est nommé juge de paix suppléant rétribué
dans le ressort de la Cour d Appel d'Alger,
en remplacement de M. Fabergeat dont la
démission est acceptée.
Sont nommés suppléants rétribués du juge
de paix : à El-Arrouch, M. Philippe, eh
remplacement de M. Stephanopoli de Uom-
mène nommé juge de paix à Sedrata ; à Ta-
her, M. Grimald' en remplacement de M.
Simonctti, nommé suppléant rétribué i Col*
lo.
WASHINGTON. — M. Byrns»
nonr»ra aujourd'hui uns allorutioi
diodiffu»ée dan» laquelle il traitera de»
ronflit» d'intérêt» qui s» «ont po#é« lor»
de la dernière a*»emblée d« l’O'N.L.
PARIS. — La situation hebdomadaire de
la Banque de Francé, arrêtée à la da
te du 14 février, accuse une diminu
tion d'un milliard .373 millions dans
le montant des billet» en circulation.
RABAT. — M. Paul Revnaud est arrivé
hier soir en zone française du Ma
roc, venant de Paris par Madrid et
Tanger.
LONDRES. — Le maréchal Montgomé-
ry est arrivé en Grande-Bretagne au
début de i aprèfi-midi d’hier.
Les négociations en vue de la pré-
de M. Churchill. L« procurêur amé
ricain Robert Jackson a traité ensui
te de la criminalité des organi ations
hitlérienne. Après lui, Sir David Max
well, au nom de la Grande-Bretagne,
et le général Rudenko, au nom de
l’U.R.S.S., ont exposé leur point die
vue sur -la question.
BUDAPFST. — L’ancien premier minis
tre hongrois Imredy a été fusillé hier
matin. La Cour populaire de Buda
pest l’avait condamné à mort pour
crime contre le peuple ».
paration du traité de paix avec Tl- MOSCOU. — Le Présidium du Soviet
talie ont repris hier. Un accord se- Suprême a nommé le maréchal Timo-
rait intervenu à propos de la Vene- chenko, envoyé extraordinaire et mi-
tie Julienne. niatre de I'U.R.S.S. en Ethiopie.
— L’accord fraqco-britannique sur l'a- — La Russie et la Mongolie ont con-
viation civile a été signé hier au Fo- clu un pacte d'amitié et d'assistance
reign Office. mutuelle.
FRANCFORT. — La secrétaire partieu- WASHINGTON. — M. Bvrnes, seciétaire
Iière de Hitler a été arrêtée près de d Etat américain, a annoncé ao’â da-
la frontière autrichienne, annonce le ter d'aujourd’hui les consulats amé-
haut-conmandement de la Z* armée. ricains d'Allemagne seront rouverts
NUREMBERG. — A l audience d hier MONTEVIDEO. — Une grèv* générale
du procès d«s criminels de fruerre, le de 24 heures à été déclenchée à Mon-
présldent Lawrence a accepté, à la t^ndeo. en signe de protestation con-
demande de l'avocat de Ribbentrop, tre 1 augmentation du chût de lâ vie
d’examiner la question de l'audition et les difficultés du ravitaillement.
La Constituante
a entamé le débat
sur rAMNISTIE EN ALGÉR IE
Intervenant dans la discussion générale, le ministre de l’Intérieur a vigoureusement défendu
M. ACHIARY, sous-préfei de Gueima, dont différentes enquêtes ont démontré
qu’il n’y avait rien à lui reprocher
9, Bd Laf arrière, ALGER Tél. 396-55 et la suite — Ch. P. 20-21 LE PETIT ALGERIEN Publicité Alger: Havas, 57, r. d’Isly (Conc. de l’Agence Africaine)
La séance
M. André LE TROQUER fera connaître
aujourd’hui le point de vue du Gouvernement
Paris (Dé notre rédaction parisienne).
Lé problème algérien absorbera doux
Minr«e publique® à la Chambre. Uns vue
d'ensemble suc la question de l'amnistie
ne pourra être donnée qu'à l'issus des
débats. L'Assemblée calme, ne manifeste
que rarement. Les bancs vides sont tou
jours trop nombreux au gré d'un Algë*
rien passionné par une telle séance.
Adveirsaire du principe de l'amnistie,
M. Colonna proclame qu'il ne saurait être
question d’accorder, du moins pour le
moment, le moindre pardon. 11 ne mâche
pa# ses mots : Si la répression fut fé
roce c'est que le soulèvement l'a été. lin
coup d'éponge n'aurait pas de vertu apai
sante. Le P.P.A. aurait collaboré comme
le Destour si l'Algérie avait été occupée.
M. Colonna demande une amnistie éga
le pour ceux qui se sont laissé entraîner
dans la collaboration comme pour ceux
qui se sont laissé conduire par des me
neur» (faibles applaudissements à l'extrê-
me-droite ).
MM. Toujas et Borra, rapporteurs d«
la commission de la Justice et de • l'In
téirieur, demandent que soient votés le*
textes élaborés : Amnistie de plein droit
sauf pour certains crimes
le texte du gouvernement lui agrée dav
ta§>* que celui de la commission.
M. Benehennouff souligne l'insuffisance
du texte de la commission qui ne pré
voit pas le cas des personne» injustement
détenues en résidence forcée. 11 insiste
sur le caractère restreint des délits pour
lesquels est prévue l'amnistie.
M. JRabier déclare que le groupe socia
liste se ralliera aux propositions de
commission de la Justice et se refuse
étendre l'amnistie aux collaborateur*
aux vichyssois.
M. Chouadria qui attaque violemment
M. Achiary est interrompu par le minis
tre de l'Intérieur très vigoureusement.
«— U etl inadmissible, dit-il, de laisser
attaquer à la tribune un fonctionnaire
dont différentes enquêtes ont prouvé que
Von n'a rien à lui reprocher.
Il demande un rappel à l'ordre et pré
cise qu'aucun témoin n’a mis M. Achiary
en eauee.
L'Assemblée qui était retombée dans
une indifférence apparente et silencieuse
s'agite dès que M. Viard a lu parole.
L'orateur situe l'amnistie dans le malaise
algérien dont d'abord il brosàe le ta
bleau dans le domaine économique ; puis
il insiste sur l'effort militaire, *ur l'aide
à la mère patrie et rend hommage aux
A.F.A.T. de l'Afrique du Nord,
Le Président précise que l’Assemblée
entière s'associe aux paroles de l'orateur.
M. Viard déclare qu'il faut rétablir un
climat de confiance. Dans cet esprit le M.
R.P. votera le texte proposé sans cepen
dant accepter tous les termes du rapport.
Mais pour la paix politique totale, il
faudra, «lit-il, rectifier certaines peines
qui ont frappé les Français d'origine eu
ropéenne.
Après une intervention de M. Ben Djel-
loul partisan de l'amnistie totale et de
M. Maurice Viollètte qui est du même avis
la discussion générale est close.
Le ministre de l'Intérieur prendra la
parole aujourd'hui.
Paris (F.P.). — La séance de l*As-
seni'bûée oonstiitùante est ouverte à 15
heurtoa. sous la présidence de M. Vin
cent Atiriol.
MM. Le Troquer, Philip et Croizat
sont au banc du Gouvernement.
Le président annonce tout d’afbord
le dftpôt par le Gouvernement d’un
projet de loi relatif aux salaires des
travailleurs à domicile. L'Aissemblée
adapte ensuite un projet de loi amé
liorant le régime d-e-s retraites des
mineurs.
Le débat sur l’Algérie
Elle attende alors le débat sur l'Al
gérie, prévu à son ordre du jour. Elle
examine le projet de loi portant am
nistie de certaines infractions com
mises en Algérie et les propositions
de loi de M. Amar Ouzegane (com
muniste) tendant à prendre des me
surés d’amnistie en faveur de tous
les emprisonnés politiques musul
mans en Algérie, de M. Mohamed
Bendjelloul (groupe musulman) ten
dant A accorder l’amnistie pleine et
entière à tous Ceux qui, en Algérie,
antérieurement ou postérieurement
au g mai 1945, ont été condamnés
La France et la Chine
signent un nouveau traité
Tcboung-King (F.P.). — Le minis
tre dès Affaires étrangères Wang Shin
Chièn et l’ambassadeur de France, M.
Jacques Myier ont signé hier le nou
veau traité franco chinois.
En vertu de cet accord la relève des
troupes chinoises par les troupes
françaises doit être effectuée avant le
31 mars. En dehors des clauses mili
taires l'accord prévoit :
O Abandon par la France des droits
d’èxtra territorialité et des conces
sions de Shanghaï, Tien-Tsin, Han
kéou et canton ;
0 tfne convention sur les relations
sino lndorhinoises et en particu
lier le statut des Chinois résidant en
Indochine ;
0 La création d’une zone franche
dans le port d'Haïphong pour le
transit international chinois :
O Le racha t du 1 tronçon chinois du
ch«min de fer du Yunnan par le
gouvernement de Chine.
LjONDRES. — Le» troupe* britanni
que» auront quitté l’Iran d’iél demain»
apprend-on de source autorisée. Les
troupe* américaines sont déjà partie».
LA FUTURE LEGISLATION ELECTORALE
La Commission d e l’Intérieur
se prononce pour :
Un scrutin de liste départemental avec R. P.
et utilisation des restes sur le plan national
NI PANACHAGE, NI VOTE PREFERENTIEL
Paris (F.P.). — La commission de Commission des Affaires économiques
l’Intérieur a examiné mercredi les réunies en séance commune. Il décla-
textes relatifs à la future législation ra notamment qu’il se proposait de
électorale dans la Métropole, en Algé- déposer dans la huitaine le budget
rie et dans le6 territoires d’outre-mer. économique de la France. Il pense
Elle a décidé de proposer à l’Assem- également saisir à la fin de la semfti-
blée l’adoption du scrutin de liste dé- ne le Conseil des ministres du projet
parlementai avec représentation pro- de nationalisation des assurances,
portlonnelle et utilisation des restes D’autre part, deux projets sont ac-
sur le plan national, la représentation tuellement à l’étude : l’Un relatif à
directe de chaque département par la nationalisation des banques d’affal-
deux élus au moins, — chaque collé- res et l’autre concernant la réorgani-
ge électoral comprenant en moyenne 6atlon du statut de la Banque de
42.000 électeurs Inscrits. Le nombre France. Le ministre espère en outré
total des élus serait pour la Métro- arriver dans deux ou trois mois à la
pôle dé 580. Le principe du vote -fa- stabilisation des émissions de la Ban-
milial a été rejeté ainsi que ceux du que de France.
panachage et du vote préférentiel. A En ce qui concerne la situation ac-
la suite de ces décisions de principe, tuelle de la France dans le domaine
la commission a désigné à l’unaniml- économique, M. André Philip a dé
té M. Biondi comme rapporteur. claré que le gouvernement va établir
Selon des renseignements recueillis un plan provisoire d’équipement et
dans les couloirs ne seraient élus que d-e reconstruction. _ Le ministre a in-
l>es candidate ayant obtenu le quo- sisté sur la nécessité d’exporter, et
tient national déterminé par la dlvi- particulièrement des produits de qua-
sion du nombre des suffrages expri- lité.
niés par le nombre des candidats à
élire, en l’occurence 580. Pour avoir
droit à l’utilisation des restes un, par
ti devra avoir obtenu au moins 5 %
des suffrages. Une caution de 20.000
fr. devra être déposée par las candi
dats, mais cette somme leur sera rem
boursée si la liste obtient 5 % des
M. Marius MOUTET
devant la Commission
des Territoires d'outre-mer
La commission des territoires d’ou-
voix. En vue d’éviter les candidatures tre-mer a entendu M. Marius Moutet
fantaisistes, les partis devront présen- co ?° n a ^’ la r é°rg»n;sa^
ter une liste au moins dans 20 dépar- ‘on administrative du ministère de
tements. Enfin quatre départements Fiance d outre mer, les soldes des
seront découpés : la Seine, la Seine- fonctionnaires coloniaux et la ques-
et-Oise, le Nord et le Pas-de Oa-lais
M. André PHILIP
devant la Commission
des Finances
Le général de Corps aérien Pierre WEISS
a quitté hier la 5" Région aérienne
Une brillante parade militaire a marqué la fin de son commandement
Strictement militaire, cette dernière parade militaire présidée par le gé
néral de Corps Aérien Pierre Weiss, cdt la 5’ Région Aérienne, fut simple,
émouvante, pathétique. Elle s’est déroulée hier après-midi, a 17 h. 30, dans
la cour d’honneur du Quartier de ta Redoute. Le drapeau tricolore et la
bannière frappée de la Croix de Lorraine, flottaient haut sur le mat central
de la cour. Des sections de la ba*e 304 encadraient le Drapeau de l’Aviation
et la musique de l’Air. Une section féminine complétait cette garde d’hon
neur derrière laquelle s’étalent massés les officiers et les membres du per
sonnel civil de la base.
Le général Pierre Weiss, suivi du Immobile, le général Pierre Weiss
générai Moraglla, odt Air-Algérie, du salue, et pourquoi ne pas le dire, son
colonel Battistelli, chef d’état-major, émotion est profonde... Le général de
du colonel Bailly, nouveau commun- Corps aérien Pierre Weiss ne comman
dant p, i. de la 5* Région aérienne, derà plus la 5 m * Région Aérienne,
du colonel Bordés et du commandant mais celle-ci est son œuvre et son
Ménard, va s’immobiliser devant le empreinte restera toujours gravée
Drapeau qu'il salue. Des honneurs lui dans la mémoire de ses compagnons,
sont rendus- la « Marseillaise » re- de ses hommes et dans le souvenir de
’ tous ceux qui ont su apprécier en lui
Le général prend alors place devant les qualités du soldat et du chef,
le micro de Radio-Algér et prononce E B O
un éloquent discours dont nous ex-
trayon* les pæ&ages suivants :
jè quitte aujourd’hui le commande-
tion du crédit colonial. La mise en li
berté provisoire de l’ex gouverneur
Boisson, la situation des médecins,
pharmaciens, et sage-femmes africains,
le relèvement des prix agricoles payés
aux producteurs, la suppression de la
justice indigène, la liberté d’associa-
André Philip a été entendu par ri°n et le régime du travail ont été
» «* <* >*aSïï“ùÆTJ55A. m SΫï^
accomplis pour le rapatriement des
militaires et civils coloniaux malgré
les difficultés de transports. Il est
permis d’eepérer que les 60.000 mili
taires restants seront tous rapatriés à
la fin du premier trimestre de cette
année. Tout ■ le personnel actif pourra
être embarqué dans les trois pro
chains mois et les familles d’ici la fin
du deuxième semestre.
M. Charles TILLON
devant la Commission
de la Défense nationale
D’autre part, la commission de la
Défense nationale a entendu [M. Char
les Titlon, ministre de l'Armement,
qui lui a exposé les décisions prises
en vue de réduire de 42 % les dépen
ses de son département. « Les réduc
tions de crédits, a précisé le ministre,
atteindrons principalement les cons
tructions d’armement en série. .Mais
les dépenses afférentes aux recherches
scientifiques et A l'étude des proto
types seront presque intégralement
maintenues. »
M. Tillon a signalé qu'il avait or
donné une enquêté sur les actes de
sabotage constatés dans certaines usi
nes travaillant pour l'aviation. La
commission de la Justice a entendu
sur le fonctionnement de la Haute
Cour de Justice un exposé de M. No-
guères, président de la Haute Cour.
i que M. Grenier, ministre de l’Air
i le Comité de la Libération, ma
lé au mois d’août 1944, le jour nié-
où il s'éloignait d'Alger pour re-
Ire Paris délivré. Depuis cette date,
i avons vécu ensemble... _ ,
J'appartiens, à partir d'aujourd hui,
monde des retraités, c est-à-dire des
reurs... Si vous me permettes de
• le prophète, je vous dirai que je
crois pas du tout que la France
son aviation soient au terme de
Course et de leur gloire. Le pre-
est sévère. Tout semble crouler
>ur dé nous : l’espoir d une paix
erselie, les effectifs, les cadres, les
les conceptions militaires et poli
es. f*e jeune pilote se demande si
e de I uranium n’a pas mis son
en lambeaux ? Quel préjuge et
le erreur !
Notre armée et notre aviation vt-
t si elfes s’adaptent à cette c«n-
ion, sans rien perdre de leur dis-
ne, de leurs traditions et de leur
âge.
i régime, en état de divorce avec
conscience française n’a pas duré
minutes, le .tour où les chars en-
is ont cessé leur faction à sa por-
De petits hommes ne conduisent
un grand peuple.
s dernier mot : en quittant I avia-
J’adresse un fervent souvenir aux
arades de# unités que j'ai com
ptées depuis trente années, aux
It et aux vivants : fa Spad 90, le
îpè de grande reconnais-ance du
rget, le 1” Groupe d'aviation d'A-
le, la Brigade de Tours, là Bri-
5 de Nancy, les Écoles, la 5* Ré-
. En trénte ans d’aviation, un des
privilégié, que je bénis, m'a maln-
vingt-sept ans sur les terrains,
milieu des hangars, des équipages
les Avions. J’ai des visions de car-
ue et d’e«pace pour le reste de
jours. Elles ne s'éteindront qu’a-
ma vie. Loin de vous, loin des
ts, js garde mes regards fixés sur
ion e4 sur vous tous, mes chers
arades, qui demeurer à votre pos-
les gardiens de nos ailes et les
tbcaux de notre avenir.
• chef prestigieux vient de faire
adieux à l’Aviation. Ses compa
tis d’arrhes, ses hommes, en sont
is jusqu’aux larmes...
L’Hymne de la Résistance ». joue
; brio, rappelle à tous que ce
-and soldat * qui les quitte porte
sa poitrine la « Médaille de la
i# tan ce ». Et voici le dernier com
blement : « Aux couleurs », « En-
?» ». lentement, les trois couleurs
t descendues, Illuminées par les
liera rayons du soleil d’Alger, pen-
t que « La Marseillaise » retentit
i ou veau.
La vérité sur l’affaire
de détournement de tickets-points
de la MAIRIE D’ALGER
Quatre arrestations
On a beaucoup épilogue sur v|ne af- renté qui les revendaient de 3 à 5 frs
faire de tickets-points, dérobés dans les à des négociant* des départements voi-
servlces du' ravitaillement général de la sins, car si les tickets recenses n'ont
Mairie d'Aleer plus cours à Alger, ils sont acceptes a
* Quant à nous, nous avons gardé le Oran et à Constantine. 55 à 80.009 points
silence pour ne pas gêner l’action des furent ainsi vendus.
enquêteurs dont plusieurs « travaillaient» La brigade économique de la Securité
dans le département de Constantine. générale, alerte, ouvrit^ une discrète en-
De plus, notre souci était d’éviter — en quête qui aboutit a 1 arrestation de la
relatant hâtivement des faits non cnn- jeune Paimira. sur laque le on trouva
trftlés — de jeter le discrédit sur l'en- une somme de 19.000 frs. ( elle-ci ne
semble du personnel sédentaire ou corn- tarda pas à avouer et désigna ses com
missionné de la Mairie d’Alger, lequel, pllces, qui, appréhendes a leur tour, fi-
disons-le tout de suite, est hors de cause rent également des aveux
dans cette histoire dont voici les élé- Safran! et Parente déclarèrent avoir
aans ceive » vendu les points à des négociant» du
m< En S octobre dernier, une jeune employée département de Constantine. Les inspec-
, -ik.i.» tomnnralre du service Msde- teurs se rendirent sur place, mais les
Jn “ Palm ra" 1 an, faisait connais- receleur,, alertés par une publication
sance de Rolland Safranl. 25 ans. em- prématurée, avaient pris leur, precau-
pîoyé A la maison « Martlou », et lui Mon», et le déplacement n. donna aucun
demandait s’il pouvait lui procurer une 'ésulUt;^^ ^ , u „ lre
C ° Ce lui-ri lui ' répondit qu’elle pourrait complices ont été placés sous mandat de
en avoir, à condition de payer en tic- dépôt, x X X
kets-points. Insinuant que son emploi de-.
vait lui permettre d’en trouver parmi les Ajoutons, pour compléter notre Infor-
carte, annulées matlon, que deux affaires similaires
Tentée la jeune fille chercha et... avaient et* decouvertes il y a quelque
trouva sous un meuble une caissette con- temps : elle* avaient trait à des cartes
tenant une quantité de tickets, oubliés d'alimentation. Trois employés temporai-
sans doute par une collègue qui avait res du même service, Mlle Tordjman Pa-
omls d’en faire le bordereau. Safranl ny, Seban Paulette et Seban Orfah
lui fit alors miroiter les avantages en avalent été arrêtées pour détournement
cadeaux et argent, qu’elle pourrait re- de cartfs d’alimentation et revente au
tirer en lui fournissant, à lui et à un marché noir des marchandises ainsi ob-
de ses amis, Gilbert Parenté, 21 «ns, tenues. . .
employé « Aux Deux Lions », une quan- L’une d elles, Seban Orfah, lors de son
tité plus grande de tickets. arrestation, opposa une vive résistance,
r'était l'engrenage, la jeune -fille s'y déchirant les cartes se trouvant chez
laissa prendre, comme son chef de ser- elle, détruisant meme, dans sà précipitâ
mes Mme Anglada Adrlênne. 35 ans. mis» tien, lé* siennes propres,
au courant, et des quantités d» plus en Toutès trois ont été placées sous man-
plus grandes de tickets furent soustraites, dat de dépét.
vendus 2 frs le point A Safranl et T a- T - u -
D’ici la fin du mois
pour certains faits politiques, de M.
Mohand Achour (socialiste ) tendant
à accorder l’amnistie aux musulmans
algériens condamnés pour fait* poli
tiques.
Exposés du rapporteur de
la Commission de la Justice...
M. Toujas (communiste, Hautes-Py
rénées), rapporteur de la Commission
de la Justice et de la Législation gé
nérale, rappelle les manifestations
qui se sont déroulées en mai 1945 en
Algérie et auxquelles se sont mêlés
des éléments douteux. « La répres
sion, dit U, fut très sévère et si cer
tains détenus ont été remis en li
berté provisoire, que cette liberté de
vienne définitive. Cela dépend du
vote que va émettre l'Assemblée.
« La Commission, poursuit l’ora
teur, a étudié les trois propositions
de loi et a estimé que les deux pre
mières étaient rédigées en termes
trop vagues. Elle s’est aperçu d’au
tre part que la deuxième permettait
d’étendre le bénéfice de l’amnistie à
certains condamnés qui, avant la li
bération, le furent pour faits de col
laboration. Elle a apporté diverses
mod'tfiioat’ons aux textes qui lui
étaient soumis. »
Le rapporteur expose ensuite les
raisons pour lesquelles la commission
n'a pu se rallier au projet gouver
nemental. Selon lui, l’amnistie que
propose le texte serait Incomplète et
ne réussirait pas à pacifier les esprits
La commission de la Justice propose
un texte plus large, dont l'article l"
porte amnistie de fous les crimes,
délits, contraventions, commis en Al
gérie au cours des événements des
1 er et 8 mai 1945.
M, Toujas rappelle que le ministre
de la Justice s’est par ailleurs en
gagé à donner des Instructions pour
que cette loi soit appliquée aux dé
lits commis après le 8 mal, et pas
seulement au cours des événements
qui se sont produits à cette date.
D’autre part, la commission a été
d'avis d’étendre le bénéfice de l'am
nistie, aux Européens qui réagirent
avec trop de vigueur au moment des
troubles, étant entendu que certains
crimes graves seront exclus,
Enfin, la commission chargée de
proposer la mesure de grâce amnis
tiante, sera composée de 8 parlemen
taires, 4 directeurs du Ministère de
la Justice et d'un directeur de la
Justice militaire du p Ministère des
Armées. En conclusion, le rappor
teur demande à l'Assemblée d’adoip-
ter le texte qui lui est soumis (ap
plaudissements à l’extrême gauche).
...et du rapporteur de
la Commission de l'Intérieur
Raoul Borda, (socialiste, de Constan
tine), rapporteur pou-r avis de la Com
mission de l’Intériew, estime que l’ap
plication des propositions de loi doit
être étendue et que les Musulmans
ne doivent pas être les • seuls amnis
tiés. Les commissions de la Justice et
de l’Intérieur étudient les 3 proposi
tions de loi, ainsi qu’un projet du
gouvernement dans l’intention d’en
opérer la synbhèse. Sur un point seu
lement, la commission de l’Intérieur
est en contradiction avec celle de la
Justice. I* première en effet, écarte
du bénéfice de l’amnistie les crimes
de reconstitution de ligue dissoute et
d'atteinte à la sûreté extéreure et In
térieure. Sous cette réserve, le rap
porteur demande à l’Assemblée de vo
ter le texte qui lui est soumis, un
texte d’aipaisement qui fera honneur
â la Fiance. (Applaudissements de la
gauche et de l’extrême gauche).
La discussion générale
M. BENCHENNOUFF
M. Benehennouff, ( Constantine ),
rappelant que la répression qui suivit
les événements de Mai 1945 fut sans
mesure, e6tlme que le projet du gou
vernement e6t insuffisant et ne sau
rait mettre fin au véritable malaise
qui règne en Algérie. Quant au texte
proposé par la commission, il s’ins
pire de trop prés du texte gouverne
mental! pour donner satisfaction à l’o
rateur. En effet, Il écarte du bénéfice
de l’amnistie de certains crimes et dé
lits qui devraient en bénéficier. Se
lon M. Benehennouff, l’amnistie doit
être plus large que celle que propo
sent les textes soumis à l’Assemblée
D’autre part 11 importe qu’elle s'ap
plique également aux personnes con
damnées dans la Métropole à l’occa
sion des faite qui se sont dériqulés en
Algérie.
Après avoir signalé le cas des fonc
tionnaires qui furent mutés ou victi
mes de sanctions à la suite des trou
bles comme « n’ayant pas procédé A
une répression Suffisante », l’orateur
demande que l’amnistie s'étende aux
fonctionnaires européens qui ont été
aussi frappés. U conclut en deman
dant le vote de la proposition dépo
sée par le groupe musulman.
M. COLONNA
M. Colonna (RDS) (Tunisie) rap
pelle que le 8 mal 1945, tandis que
se déroulaient les sanglants événe
ments de Sétlf et de Gueima, se dé
veloppajt à Tunis une manifestation
colossale, falsânt obstruction à la fê
te patrlotioue de ce Jour.
M. Paul VIARD
M. Paul Viard remarque que la
question de l’amnistie entre dans un
cadre plus général que celui du ma
laise algérien, dû à des cause* éco
nom iq ues, morales et politiques. Il
annonce que le groupe du MRP vo
tera la loi sur l’amnistie.
M. BENDJELLOUL
M. Bendjelloul s’attache à montrer
par des exemples que la répression
des émeutes de mal 1945 fut dure et
surtout aveugle.
M. VIOLLETTE
M. Maurice VioUette évoque non le
malaise, mais le drame algérien : I,es
causés des émeutes de Sétif, d'après
lui, remontant à un passé lointain et
qui tiennent dans un manque de con
fiance envers la France ; dans la di
sette, les agitateurs peuvent avoir
beau jeu. D’autre part, l’Algérie fran
çaise ne comprenait pas toujours les
ndigènes algériens. Il est tenyps de
faire l’union, affirme l’orateur.
L’intervention de M. Viollette ter
mine la discussion générale sur l’ar
ticle 1.
Suite du débat aujourd'hui
Le ministre de l’Intérieur a deman
dé la parole. Dans ces conditions, le
président propose A l’Assemblée de re
mettre à demain la suite du débat. Il
en est ainsi décidé. •
La séance est levée à 19 h. 25. Pro
chaine séance aujourd’hui A 15 h.
800.000 hectolitres
de vins algériens
arriveront en France
annonce M. LONGCHAMBON
mi-nistre du Ravitail-lement
Paris (F.P.). — Pour son 1 er contact avec l’ensëml le
de la presse, M. Longchambon, ministre du Ravitaille
ment, a bien voulu répendre mercredi après midi aux
nombreuses questions qui lui étaient posées. A son
ar: vée au ministère, M. Longchambon a été obligé de
ramener d’urgence la ration de vin à 2 litres étant-sdon
né la pauvreté des stocks existants. La Métropole, qui n’a
reçu d’Algérie dans les 6 derniers mois de 1945 que
509.000 hectolitres de vin, devrait pouvoir en importer
1 million ou davantage par mois. Or, chose rare dans
le domaine du ravitaillement, 11 se trouve des stocks
disponibles et des producteurs disposés à les vendre,
seules des difficultés d’ordre matériel doivent être sur
montées.
Le Ministre a annoncé que mer
credi ont été embarqués 1.000 fûts
pour l’Algérie. Ces fûts permettront
de rééquiper les camions citernes
pour amener le vin dans les ports
d’embarquement, et d’ici fin mars
on peut compter silr des arrivages
de l’ordre de 700 à 800.000 hectolitres.
D’autre part une mission du mi
nistère de l’Economie nationale est
en Afrique du Nord pour examiner les
possibilités d’importation de pommes
de terre nouvelles. En ce qui concer
ne la prochaine récolte, M. Long-
chambon assure que s’il est engagé
dans la voie de la liberté c’est qu’il
a reçu de son collègue de l’Agricul
ture l’assurance que la plus grande
partie des besoins en semences (es
timés à 650.000 tonnes pourront être
satisfaits.
Examinant rapidement le problème
du blé, M. Longchambon confirme
ses déclarations faites à la Chambre.
Pour réaliser la soudure, la France
devra avoir recours à l’Importation et
des négociations sont engagées ën ce
sens avec plusieurs pays. D’autre part
la e'O’ecte métropolitaine n’est pas
achevée.
Pour la viande, le ministre s’en
tient au système actuel des prix taxés
à la vente au détail. Il espère qu’en
juin ou juillet l’état du cheptel se
sera grandement amélioré et que les
conditions permettront de s’acheml
ner rapidement vers un régime de U
berté.
À la frontière franco-espagnole
les mesures de rigueur
ont été atténuées
La FRANCE aCC6pt6 en principe
la proposition américaine
sur la politique à suivre vis-à-vis de FRANCO
LES MAGISTRATS
continuent de protester
par la grève
dans toute la FRANCE
Parie (F.P.). — Les grèves de pro
testation des magistrats continuent
dans toute la France. A Périgueux, à
Bergerac et à Lons-Le-Saunler, les ju
ges ont suspendu mercredi leurs au
diences pendant un quart d’heure et
ont adressé un télégramme au Chef
du gouvernement pour attirer son at
tention sur la situation de la magis
trature.
A une dernière question, le minis
tre répond que le bon de circulation
est maintenu et que c’est d’ailleurs le
seul moyen de contrôle qui reste à
sa disposition.
La France est prête
à évacuer le Levant
dès la fin de ce mois
La déclaration commune anglo-franco-américaine se
prononcerait en faveur d'un gouvernement provisoire
qui assurerait le retour aux libertés publiques
Washington (F.P.). — Le gouvernement américain a été avlaé par le gouvernement
français que celui-ci acceptait, en principe, la proposition américaine sur la polltlqus à
suivre vis-à-vis de Franco.
Les milieux autorisés pensent que le Gouvernement de Londres acceptera également
la proposition de Wasington.
On dit, à Paris, que la déclaration commune anglo-américano-française se prononee-
ràit en faveur d’un gouvernement provisoire qui assurerait le retour
aux libertés publiques. Le gouvernement souhaité devrait comprendre
des personnalités représentant toutes les nuances politiques hostiles à
Franco. La note des Etats-Unis ne précise pas si ce gouvernement sera,
econnu dès maintenant, ou s’il devrait être installé en Espagne avant
l’obtenir la reconnaissance des Etats-Unis.
La note exprime le vœu que les anti-franquistes espagnols résidant
en Espagne et à l’étranger obtiendront eux-mêmes le dépaj-t de Franco,
sans intervention extérieure.
Parie. — Les généraux S'tone et Pil-
lau qui représenteront la Grande-Bre
tàgne aux conversations militaires de
parts sur l’évacuation du Liban par
le» troupes franco anglaises Sont ar
rivés hier après midi.
Les délégués français feront savoir
à leurs collègues britanniques que la
France est prête à, commencer l’éva
cuation du Levant dès la fin du mois
de mars, au cours des conversations
oui commencerimt aujourd’hui au
Quai d’Orsay, en vue du règlement
de l’affaire syro-libanaise.
La délégation libanaise qui eet ar
rivée hier, participera ensuite en plein
accord avec le gouvernement syrien,
aux conversations politiques que M
Georges Bidault s’est engagé à ouvrir
au moment où la question du Liban
et de la Syrie était discutée devant
le Conseil de sécurité.
PARIS. — On annonee l'arrivé# à
Saigon dm rroineurw « Suffren » ot
« Gloire » ainoi que du traneport « Bar-
fleur a ; eix rroierura français ne trou
vent eetuollement de re fait en Extrê
me-Orient.
Le contenu de la note
française
remise aux Nations Unies
La réduction de 35 millions RH
du budget de RADIO-ALGERIE
a retardé l’application
du plan d'amélioration des émissions
nous dit M. EUGENE PONS
directeur régional de la Radiodiffusion française en ALGERIE
Dès AOUT-SEPTEMBRE, nous reviendrons au système des
deux chaînes séparées : l'une française, l'autre musulmane
D US sou arrivée en Algérie il y a quelques mois, M. Eugène Fous, chargé officielle
ment d’intégrer l’Algérie dans la cadre de la Radiodiffusion Française, élabora un
programme. Ses premières réalisations entrèrent dans le domaine public le 1»»
janvier dernier i augmentation du nombre des heures d’émission en langue fran
çaise, intensification des émissions en langue arabe sur les deux chaînes, etc...
Des modifications profondes dans le INITIATIVES DECENTRALISATION
domaine des émissions, des améliorations -
aux programmes, la multiplication des Pourquoi ne créeriez-vous pas une Pour l’instant, c’est techniquement
reportages destinés à faire conaaitre l’AI- sorte de « tribune ouverte » où des spé- Impossible, mais on va créer un centre
gérie dans la Métropole, la création d’une cialistes viendraient de temps à autre de réception qui permettra ces relais,
revue hebdomadaire publiant les pro- exposer une question essentielle ... Toutefois, on ne peut retransmettre Pa-
grammes de Radio-Algérie devaient en- ... Mieux que ça. J’envisage de m’a- ris toute la journée et Radio-Algérie gar-
trer en vigueur à partir du l ,r février dresser ,pour cela non pas uniquement à dera toujours sa personnalité. Je compte
1946, en attendant la réalisation de pro- des spécialistes locaux mais aussi à des même l’accentuer encore en tentant un
Jets plus grandioses tels que l’installation écrivains ou des journalistes étrangers effort de décentralisation, en demandant
d’une cité radiophonique sur les Hauts- connaissant suffisamment le Français un effort aux excellents éléments artis-
Plateaux, etc... pour traiter eux-mêmes au micro des tiques d’Oran et de Censtantine dont les
Mais le l ,r février est passé et les Problèmes de leur pays. Cela se ferait manifestations pourront ainsi être diffu-
(.udlteur, n’ont rien « entendu "» venir, évidemment par disques qu’ils enregistre- sées.
Les émissions sont restées les mêmes, . dan * >«“ r " r '"’ re * ,U< "° " qU ' m ' ° EUX CHAINES
nulle innovation sensationnelle n’est in- feraient expédiés par avion.
tervenue dans les programmes et les laïus D autre P art * J . al reussi ^. obt ^ En outre, nous allons recevoir, vers
encombrent toujours les antennes. Paris que la production algérienne passe août-septembre, un poste émetteur de
Aussi sommes-nous allés trouver le le plus possible sur les chaînes fran- pu | ssa nee meyenne et nous reviendrons
principal responsable et lui avons-nous Çàl»«s- C est ainsi que le reportage sur a | ors a(J jyjtème des deux chaînes net-
crûment exposé les doléances de nos lec- J e Hodrta a été repris par past * 5 tement séparées : l’une purement mu.
tours. français ; il a Intéressé à ce point I au- tu | m a n ,, l'autre purement française. Cela
« Euoène Pons directeur régional de dlt<, . lre m étropo itain que Paris demande donnera satisfaction aux nombreux au-
,outf . l,ne ,‘. é , r " d émissions^ semblables dit „ ur , qui „ „ on sans rai
cter tes anciens satellites de l'Axe à
résoudre leurs problème* politiques
et économiques par des moyens dé
mocratiques et exprimait également
l’espoir que les gouvernements lntê-
rossés se concerteraient sur les me-
Paris. — La note française sur les gurës à prendre pour pouvoir assurer
affa res d’Espagne a été remise mer- leurs responsabilités communes,
credi après-midi par M. G. Bidault, !,a notre française rappelle, en ôu-
ministre des Aiffalres étrangères, à M. tre t ;.a résolution prise par tes Na-
Jefferson Caflery, ambassadeur des ttons Unies, le 8 février dernier, ex-
U.S.A., et à M. Bogomo.ov, ambassa- cluant l’Espagne franqu ste de l’or-
deur de l’U.R.S.S. Le « Foreign Otffi- ganisation des Nations Unies,
ce » l’a reçue hier matin. En conclusion, 1e gouvernement
Dette note, qui rappelle celle du français demande aux gouvernement*
12 décembre dernier appelant Hat- de Londres, de Washington et de
tention de la Grande Bretagne et des Moscou de lui faire connaître leur
U.S.A. sur 1e danger que représente point de vue sur le problème es
te régime actuel de I’E;pagne, cons- pagnol. Il leur demande enfin, s’ils
taie que, depuis lors, la situation sont prêts à s’associer à la France
s’est aggravée pour saisir le Conseil de sécurité qu
A la suite des exécutions de Cris- «J» F ?^ C0 P °^ ^
t no GarcLa et de ses compagnons, la * ranco t^agne, ^
France constate que la politique du Ànr*»« In forma + ura
général Franco constitue un défi au iu lemieiuit
droit international et à r idéal dé- Je la frontière franco-espagnole
mocratique. La note rappelle ensuite
la dédlaration sur l'Europe libérée Hendaye (F.P.). — Les autorités es-
étn.blie le 13 février 1945. à Yalta, pagnole*, ont aviaé à 12 h„ le poste
par les gouvernements anglais, rus- français d’Hendaye qu’elles autori
se et américain, déclaration à laquel- saient officiellement le passage des
le la France adhéra. Cette déclara- voyageurs de toutes nationalités en
tion prévoyait une action commune transit à travers le territoire eepa-
des quatre gouvernements pour a - gnol.
Les rigueurs des consignes espagno
les ont été assouplies également en
ce qui conoerne les passeports diplo
matiques, c'est ainsi que M. Matter,
consul de France à Saint Sébastien,
a pu ©e rendre à Hendaye où il a vu
les autorités de son pays.
XXX
Au Maroc, le consulat d’Espagne à
Tanger avait suspendu, mercredi, les
visas de transit vers la zone française,
cependant, hier matin, le train de Tan
ger a pu franchir normalement fa fron
tière espagnole vers le Protectorat fran
çais.
A Sèt«, le consulat espagnol, que le
Consul a quitté depuis quelques jours,
a été occupé par des républicains espa
gnols qui ont hissé le drapeau répu
blicain.
A Lisbonne, la presse n’a été auto
risée qu'hier à publier la nouvelle de
la fermeture de la frontière franco-
espagnole, mais elle «'abstient de tout
commentaire.
Bruxelles. — Le Bureau politique
Parti communiste belge a adopté
une résolution demandant une aide effi
cace aux républicains espagnols
A Prague. — Toute la Tehécos’evaqule
manifeste contre Franco et l'Assemblée
nationale s’est élevée contre Iè eaudillo
par la voix des orateurs de tous 'es
partis. Un député a réclamé la consti
tution d’un front commun des Etats
démocratiques contre Franco.
Une opinion américaine
Wa»sh4ngton (F.P.). — « L’action cou
rageuse du Gouvernement frança^ à l'é
gard de l'Espagne mérite des félicita
tions chaleureuses », a déclaré r e rè-
présentant démocrate Delacy, à m cor
respondant de F.P.
XXX
Madrid (F.P.). — Le Ministre de l'In
dustrie vient de destituer de la pré
sidence du Conseil supérieur des cham
bre* de commerce, Ignacio ViIIaiongi,
qui signa le manifeste monarchiste.
XXX
Lisbonne (F. P.). — Six Espagnols,
dont Gil Robles, ancien leader de droi
te de la République espagnole, te gé
néral Queipo de LIano et Calvo So-
telo, fils de l’ancien ministre de* Fi
nances 60U5 la monarchie, doivent quit
ter Lisbonne pour les Etats-Unis ît 1**
mars.
X'est-il pas question de transfor-
Radiodiffusion française en un
la Radiodiffusion française en Algérie, SUP j es problèmes et les difficultés ac- . on situation actusll*
n’a pas été embarrasse pour nous ré- tue) , e5 d , p A lgérie. Et Dieu sait si elles 1 “ situation actuelle
pondre. , on t nombreuses... mer
— Je reviens de Paris où j’étais allé — Ne Songez-vous pas à reprendre la
soumettre le projet de budget de Radio- retransmission directe des émissions de Je p„j s vous ^| re qu< , ur |’| n |tta-
Algérie. Il se chiffrait à 125 millions. Il la Radiodiffusion française tive du Con)ité d . Libération de la Ra-
été réduit à 90 millions et doit encore, — r dlodiffuslon Française, un projet de loi
été déposé dans ce sens à l'Assemblée
subir l’examen du Ministère des Finan
ces et de l'Assemblée Constituante. L'am
putation est sérieuse, mais nous n'avons
pas le droit de nous plaindre car, en
France, les réductions opérées sur les
crédits de la Radio sont de l'ordre de 3
à 400 millions. Dans ces conditions. J’at
tends de connaître ce dont Radio-Algérie
disposera afin de faire subir au plan
initial les aménagements • nécessaires.
— Ce qui veut dire ?
— Davantage de disques pour combler
les « trous » et suppression de certai
nes causeries.
— l’ersonne ne s’en plaindra, croyez-
le...
Il est difficile de satisfaire tout le
monde. La Radie est un Service public.
Elle se doit do contenter le goût de cha
cun et c’est pourquoi nous sommes per
pétuellement à la recherche d'un équili
bre, d’un dosage.
LES POSTES PRIVES ONT VECU
NEW.YORK. — M. Churchill, um».
de ea femme et de »« fille, arri
vera à New-York le 14 matra.
— Avant guerre, il existait en France
des postes privés. Leur existence ne
créait-elle pas une concurrence propre à
donner à l’auditeur cet équilibre, ce do
sage, en même temps qu’une plus grande
qualité des émissions ?
— L'ère des postes privés est close à
mon avis. Et ceci n’est pas un mal. La
S.N.C.F. et les P.T.T., par exemple, n'ont
pas de concurrents et fonctionnent cor
rectement, très bien même. Partout d'ail
leurs. en Angleterre, en Belgique, en
Suisse, en Italie, au Danemark, en Suède,
en Norvège, en Grèce, en Tchécoslova
quie, en U.R.S.S., etc... la Radio est un
Service public national avec des modali
tés de fonctionnement diverses : admi
nistration Orthodoxe comme chez nous,
compagnie nationalè comme en Roumanie,
concession comme en Suisse, Office com
me la B.B.C.
NEUTRALITE
— Un tel monopole crée forcément le
fait du prince ; seul le peint de vue
gouvernemental a alors le droit de s’ex
primer 7
— La radio doit être au service de la
Nation, au-dessus et en dehors des par
tis ; mais rester absolument neutre est
impossible. Il y a certains principes que
la Radio officielle se doit de défendre
et son devoir e;t d'exposer, d’abord, le
point do vue gouvernemental.
— Ce qui fait que les principes dé
fendus changent avec les gouvernements.
— Pour les élections on a donné à
chaque parti la possibilité de se faire
entendre au micro, chacun à tour de
rôle. C’était parfaitement leglque.
— En somme, qni restera-t-il de votre
plan d'améliorations 7
— L'essentiel, je l'espère et neus es
sayerons de satisfaire le grand public
sans tomber dans la vulgarité en portant
nos effort* sur certaines émissions gui
ont fait la personnalité éa Radis-France.
(De notre rédaction parisienne )
150 voitures
ou camions
sortent tous les jours
des usines françaises
tvtOTRE confrère « Paris-Matin » publie
^ une nouvelle selon laquelle T es usi
nes françaises sortent 150 voitures ou
camions par jour. II précise que Peu
geot fabrique chaque jour 40 camions
de 2 tonnes et camionnettes. Chez Simca
il ne sort des ateliers que 90 voitures
par semaine, tandis que Citroën cons
truit en moyenne 90 tractions 11 ] é-
gères dans le même temps. Renault, qui
est une régie, reçoit un contingent de
matières premières supérieur à ce»ui des
autres constructeurs. II réussit *5nsi à
sortir près de 80 véhicules par jour.
II résuHe de l’enquête de « Paris Ma
tin » qu'une production permettant T a
vente libre des voitures ne sera pas
atteinte avant la fin de l’année 1947.
Une Légion étrangère
américaine
|TNE dépêche de
^ !>ar notre confrère
Washington reproduite
Pav* », an
nonce que le député américain Alvln
Okonsky a déposé sur le bureau du Con
grès un projet tendant à Ta création
d'une Légion étrangère américaine.
M. SPAAK est chargé
de former
le Cabinet belge
Bruxelles (F. P.). — M. de Schryver
n'ayant pas réussi dans ses démarches
en raison de l'opposition socialiste au
sujet de la question royale, M. Spaak
a été chargé par le prince régent de la
mission de former le ministère belge.
WEYGANDsera interrogé
directement
par ia Haute Cour
Fars (F.P.). — L» général Weygand
«êra Interrogé directement par la Haute
Cour, puié eonfrènté arec les téméina
entendu»,
Weygand est toujours détenu au Val-
de-Grlc» où U se trouve en traitement.
Constituante par le parti socialiste. En
attendant, Il était question d’une solu
tion provisoire consistant dans la créa
tion d'un Conseil supérieur assisté d’un
Comité contrai composé do trois sections :
l'un», dite d'intérêt général, où les au
diteurs seraient représentés par un mem
bre du Parlement, l’autre dite de la tech
nique générale, réservée aux chefs de
service et la dernière dite du travail,
pour le personnel. Aux dernières nou
velles, il ne semble pas que la formulé
provisoire ait quelques chances d'aboutir.
L'EMISSION « ATOMIQUE »
Comme mon interlocuteur était à Pa
ris à ce momçnt-là, je ne pouvais le
quitter sans demander son avis sur l’é
mission « atomique ».
— Psychologiquement, ce fut une ma
ladresse, mais du point de vue technique,
la réalisation fut parfaite. La standar
diste de service était submergée de coups
de téléphone Indignés : « C'est un scan
dale, je vous attaquerai ; ma femme
vient d’accoucher prématurément » disait
l'un. Un autre annonçait qu’une vieille
dame cardiaque était morte de saisisse
ment. Le maire de St-Gratien a demandé
des instruetions, affolé : « Que dois-je
faire 7 La moitié de mes administrés
est sur la place ; je ne sais quoi leur
répondre... ».
Ce qui me rappela ce matelot de
« Quatre vingt treize » décoré de la Croix
de Saint-Imuis pour avoir arrêté la ca-
ronade qui, par sa négligence, rava
geait te pont de la corvette, et fusillé
en punition de sa faute.
Roger ESCA8ASSE.
BONE, — Le chanoine Beruard. ar-
chiprêtre de la cathédrale de B9ne, est
mort fa nuit dernière. On lui doit la
magnifique église de Constantine et
d'autres œuvres d'art.
Au « Journal Officiel »
Paris, (de notre rédaction parisienne). —
Le « Journal Officiel » publie
Une loi tendant à la fixation du juste
prix des fermages.
XXX
Un décret émanant du Ministère de la
Just : ce relatif au traitement des magistrats
et du personnel de Cour et des Tribunaux
du ressort de Tunis.
XXX
Un décret du Ministère des Armées fixant
la solde et le traitement d'inspecteux de
justice militaire.
XXX
Un arrêté du ministère des Travaux Pu
blics et des transports f'xant les appointe
ments des agents des cadres des réseaux se
condaires d'intérêt général et des voies fer
rées d'intérêt local.
Relèvement dea prix de la S.N.C.F.
Une décision du ministère des Trans
ports datée du 16 Février portant applica
tion par la S.N.C.F. à dater du* l* r Mars
des tarifs suivants : Voyageurs, pr ; x du ki
lomètre : l r « classe, 2 frs 60 ; 2• dasse,
1 fr 70 ; 3 e classe, 1 fr 30. Marchandises :
les prix des tarifs marchandises actuellement
en vigueur subissent une majoration s'éle
vant en principe à 26,666 de telle sorte que
la majoration applicable depuis le 3 Jan-
v'er est effectivement portée de 50 à 90 %.
Dans la magistrature
Un arrêté aux termes duquel M. Teisson-
nière, juge de paix à Chateaudun-du-Rhumel
est nommé juge de paix suppléant rétribué
dans le ressort de la Cour d Appel d'Alger,
en remplacement de M. Fabergeat dont la
démission est acceptée.
Sont nommés suppléants rétribués du juge
de paix : à El-Arrouch, M. Philippe, eh
remplacement de M. Stephanopoli de Uom-
mène nommé juge de paix à Sedrata ; à Ta-
her, M. Grimald' en remplacement de M.
Simonctti, nommé suppléant rétribué i Col*
lo.
WASHINGTON. — M. Byrns»
nonr»ra aujourd'hui uns allorutioi
diodiffu»ée dan» laquelle il traitera de»
ronflit» d'intérêt» qui s» «ont po#é« lor»
de la dernière a*»emblée d« l’O'N.L.
PARIS. — La situation hebdomadaire de
la Banque de Francé, arrêtée à la da
te du 14 février, accuse une diminu
tion d'un milliard .373 millions dans
le montant des billet» en circulation.
RABAT. — M. Paul Revnaud est arrivé
hier soir en zone française du Ma
roc, venant de Paris par Madrid et
Tanger.
LONDRES. — Le maréchal Montgomé-
ry est arrivé en Grande-Bretagne au
début de i aprèfi-midi d’hier.
Les négociations en vue de la pré-
de M. Churchill. L« procurêur amé
ricain Robert Jackson a traité ensui
te de la criminalité des organi ations
hitlérienne. Après lui, Sir David Max
well, au nom de la Grande-Bretagne,
et le général Rudenko, au nom de
l’U.R.S.S., ont exposé leur point die
vue sur -la question.
BUDAPFST. — L’ancien premier minis
tre hongrois Imredy a été fusillé hier
matin. La Cour populaire de Buda
pest l’avait condamné à mort pour
crime contre le peuple ».
paration du traité de paix avec Tl- MOSCOU. — Le Présidium du Soviet
talie ont repris hier. Un accord se- Suprême a nommé le maréchal Timo-
rait intervenu à propos de la Vene- chenko, envoyé extraordinaire et mi-
tie Julienne. niatre de I'U.R.S.S. en Ethiopie.
— L’accord fraqco-britannique sur l'a- — La Russie et la Mongolie ont con-
viation civile a été signé hier au Fo- clu un pacte d'amitié et d'assistance
reign Office. mutuelle.
FRANCFORT. — La secrétaire partieu- WASHINGTON. — M. Bvrnes, seciétaire
Iière de Hitler a été arrêtée près de d Etat américain, a annoncé ao’â da-
la frontière autrichienne, annonce le ter d'aujourd’hui les consulats amé-
haut-conmandement de la Z* armée. ricains d'Allemagne seront rouverts
NUREMBERG. — A l audience d hier MONTEVIDEO. — Une grèv* générale
du procès d«s criminels de fruerre, le de 24 heures à été déclenchée à Mon-
présldent Lawrence a accepté, à la t^ndeo. en signe de protestation con-
demande de l'avocat de Ribbentrop, tre 1 augmentation du chût de lâ vie
d’examiner la question de l'audition et les difficultés du ravitaillement.
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