Titre : Le Cri du peuple : journal politique quotidien
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1871-05-16
Contributeur : Vallès, Jules (1832-1885). Directeur de publication
Contributeur : Allemane, Jean (1843-1935). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32752488q
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 16 mai 1871 16 mai 1871
Description : 1871/05/16 (A1,N76). 1871/05/16 (A1,N76).
Description : Collection numérique : Commun Patrimoine:... Collection numérique : Commun Patrimoine: bibliothèque numérique du réseau des médiathèques de Plaine Commune
Description : Collection numérique : Commune de Paris de 1871 Collection numérique : Commune de Paris de 1871
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k4683809v
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-46
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 11/07/2017
LE CRI DU PEUPLE
v Journal politique quotidien
*' ■_ — ^/_ __-^^ . MsMii iem&i im: ,
, RÉDACTION
45 l»ixo cPArgout; S
- o :
les manuscrits non Insérés né se'),Pn'I pu
rendus.
ABO^rva^msEivTS .:
v: DÉPARTEMENTS j; - t
tin mois; • » fc (JI $ .- ■. 3 fr. -
Trois mois. -g. ®% '8 ^ -
Adresser toutes demandes et
mandats au Directeur-gérant
ADMINISTRATION ^
Ir,. rue * û'Argcmt, S
Les manuscrits non insérés ne seront pas ,
a •• ' / C- rendus'. '< " - •
1» y- if 1 „
; * "
,
;■■ .... g ■•;.■< .,
, POUR PARIS, . , \ 3 j
Un mois.. \ï .. , 2 Cr.
Trois mois...... * 4
/ ' ' ,.T" r.î
'■ /» ; •• :j ■<-"
S'adresser pour les Annonbes
8, rue d'Argout. x ] -
\
BtJIfcEîAUX: DE VENTE
- 8, rue d'Argout, 8 " -
.1 ^ . - 1. ~ 1 1, ~. , y
; v ,, : Rédacteur en chef : - J 11 ILS S WiàïLlaÈS
Un» -■ '| -■■■ 1 — ^ .... » i L i
BUREAUX DE,VES,tÈ
" / r 8, rue d'ArgoutfS '; ' "r
A «lates* «Se ce joili-, les
nicaifoms coneei'tiaitl la :i»édîM#8dB*
- ■. déwsiit. ' être adressées rné ®^5?J
goisf, no, si -v
.r • Voir, à la deuxième page, les
— nouvelles de la dernière heure.
i ' - -
LES SAUVEURS
V ... •••••i . f .
Sur la foi des paroles de M. Thiers qui
a promis à l'Assemblée que Paris serait
pris dans huit jours, l'ordre rétabli, la
Révolution écrasée, — les complots mo-
- narehiques se trament, les prétendants se
* préparent à faire main basse sur les dé-
pouilles de la République, étouffée dans
le sang 'et les ruines, à restaurer autel et
? trône, à raffermir 'monopoles et privilé-
ri ges, que. l'orage populaire allait em-
' porter. r ' -
'• Ai
La besogne * honteuse et .sanglante,
r \<:!dleusè et sinistre, ^le bombardement de'
- -v Paris, les « ordres terribles, » comme dit
" M. Thiers, les fureurs de la guerre civile,
comme les fureurs de la répression, au-
• font été laissés à'ces libéraux'assermentés,
> lar'ûioyéujs et rhéteurs, douceâtres en-
versl'empire, féroces envers les républi-
cains, dont la mémoire et le nom seront
- - plus maudits et ':pltis. "nléprisés que ceux
- , de Bomba, Ffaynau. adetzki, et Bona-
parte. , '"
C'est à eux qu'on a laissé le soin
d'écraser sous les obus la population
parisienne, -de l'outrager et de la "ca-
lomnier, d'armer contre" ('"He les gen-
darmes et- les sergents de ville ;- dè,
- l'empire, d'étrangler l'idée communale
et républicaine, de ruiner leur propre.po-
pularHé acquise par fies professions de
" foi menteuses et hypocrites. Pour-les
1 récompenser de leur zèle réactionnaire,
; des massacres et des proscriptions, après
- ' avoir trahi la République et la France,
; ils seront repousses et insultés par ceux-
là mêmes,dont ils ont été les instruments,
les dupes et les complices; et, chassés du
t pouvoir où leur passa gémira été si fatal
an pays, iif ne pourront même pas se ré-
- fugier dans l'opposition où If s poursui-
" vrait le mépris public.. -
v. Après leur avoir laissé toute la res-
ponsaMité; tout l'odieux et toute la lion-
• te de cette guerre civile, provoquée par
r : eux, les .prétendants viendront se pré-
, setter à la" France comme des sauveurs.
•; " lis viendront; ils vienllent,,-. t
C'est sfait déjà. Un est venu. Celui-là,
e'fst Henri-i)ieudonné, comte de Cham-
bord, le digne héritier de Louis XV, l'a-1
maot de la DIl psrry; de Louis XVI, le
; fuyard "de Varennes ; de Louis XVIIL
' ; le restaurateur, ramené en France dans-
les fourgons de la Sainte-Alliance, et
' de Char.les X , le . chasseur goutteux,
fameux par ses Ordonnances de Juille
et immortalisé par la colonne élevée à la
mémoire des Français morts pour la
défense du droit et des libertés, et tués
par ries Suisses de sa garde.
v Il est venu, il a parlé, — ou du moins
'r fcriL Si a adressé à ses futurs sujets un
Manifeste qui leur annonce son inten-
tion de reprendre sa place sur le trône
< de ses pères, emporté deux fois par l'ex-
piosh\n populaire du 10 août et du 24
février. ?
Il leur annonce qu'il régnera'au non1
■ des CHfx^-Bourbon et des Capet-Orléans,
qu'il affermira cette religion dont les c.a-
~ , veaux de Saint-Laurent expliquent les
mystères; cU'I'il sera le' souverain maître
... de nos destinées et renouera la chaîne des
traditions brisée par la Révolution fran-
çaise, excommuniée par l'Eglise et mau-
dite par les rois.,
"i .0
ruelle belle perspective !
Et c'est au chôment où Paris soutient
une lutte héroïque et désespérée pour le
salut de la République ; c'est au moment
''i* les élections municipales viennent
d'affirmer d'une façon éclatante les
' i
-*». i
P et les convictions républicaines
que Henri-Dieudonné, comte
ord,, vient nous offrir son ours,
candidature au trône de France,
nous sommer de rétablir la monarchie.
comme M. Thiers nous a son?.'més de ca-
pituler.
C'est là le sauveur! :
.Mais ce sauveur-là est un niais. Il
ne devait pas -parler sitôt ; il devait ve-
nir plus tard. Il devait attendre la vic-
toire dê la réaction, la terreur blanche
des Picard, des Favre et des Môrtiqer-
Ternaux ; il devait attendre, pour surgir,
que lesfourgons de l'invasion versaillaise
fussent entrés à Pari^, comme son oncle
attendit, pour revenir en France, que les
fourgons de l'invasiôn-prussienne'l'y ra-
-menassent; n'apparaître qu'en croupe
derrière uii gendarme, comme Lours
XVIII en croupe derrière un cosacÙ18., 1
Ce sauveur-là n'est pas le seul. Après
sa candidature posée dfns les colonnes
de Y Un ion., nous allons voir surgir celle de
Napoléon IV,,, le ramasseur de, balles,
le fils et l'héritier du héros de Stras-
bourg, de Boulogne, du boulevard Mont-
martre^ét de "Sédan; dont le règne nous
promet de nouvelles proscriptions et une
troisième invasion, et dont le manifeste
nous sera adresse par les balles des sol-
dats de Galiffet, par les'boulets'de l'ar-
tillerie de Mac-'Mahon.
Voilà les sauveurs qui se disputent
dès maintenant les dépéuillef de cette
malheureuse' France, mutilée, épuisée,
ruinée-1 "agonisante,, pour le salut de la-
quelle Paris combat aujourd'hui, comme
il a combattu hier pour son honneur.
Mais la France sait ce qu'il en coûte
d'être sauvée par ces sauveurs-là, par ces
pacificateurs qui proscrivent, parles res-
taurateurs qui bombardent.
Le 'manifeste de Henri, comte de
Chaurbord, lui apprend ce qu'elle doit at-
tendre de Versailles après sa victoire.
Elle aurait à choisir entre la royauté de la
Saint-Barthélémy et l'empire- du Deux-
Décembre. ~ -
Son choix est fait.
Elle l'a déclaré par son vote répu-
blicain des dermères, élections ;elle le
déclarera d'une façon éclatante dans la
manifestation solennelle qu'elle va tfaire
et qui forcera Paris et Versailles à pose
r les armes, déjouera les complots de lu,
réaction et sauvera pour toujours le pays.
dp<4
PIERRE DENIS.
LA BATAILLE
Le commandant Daviot, chargé par,in-
térim ^mmahllëni^ïi^ du village
d'Issy, eh r^CMiée^oiÔéiitanée du co-
loîisl Brunei, a été mis en état d!arresta-
lion.
Il aura à répondra devant la cour mar-
tiale de sa conduite et de celle des ba-
tailloni qu'il commandait, lors de l'aban-
don du village d'Issy. -
Il a dû comparaître hier devant la cour
martiale, î
La gare "d' AsntèdM a été incendiée par
les obus.
Il ne-reste plus queues gros murs, qui
menacent de s'écrouler.
Le Vengeur publio' la lettre suivante :
« Cher citoyen,
» Je vous ai signalé, il y a quelques
jours, l'arrestation à Cosnes (Nièvre) d'un
soldat sorti .des ambulances de Paris et se
rendant à Nevers.
» Ce jeune Soldat, père de deux en-
fants, est mort en prison, deux jours
après son arrestation ; il portait dès tra-
ces de tîoups de pieds et de coups de -
crosse donnés par des gendarmes., Ce
fait' de sauvagerie parle*assez haut et
toute réflexion serait superflue.
* «F. GAMBON. » / •
Quarante-cinq artilleurs se sont enfuis
de Versailles pour venir à Paris, et ils y
sont arrivés dans la journée d'hier.
Des gendarmes à cheval avaient été
lancés à leur poursuite. Une lutte eut lieu
dans laquelle trois gendarmes ont .été
tués et plusieurs autres blessés. Le reste a
pris la fuite.
"V : 'V
*
I -
Les Versaillais se sont ré^àhduâ^çlàns
la vallée de là Bièvre, et pht es|a^é. de
prendre Bicêtre. Prévenus à ténias, les.
gardes nationaux se sont (montrés et les
ont forcés â se replier. • :
Nos pertes ïïe. sont rien en comparai-
son de celles de l'ennemi. ;■ ~ ^ v
Une des' canonnières qui se. tenaient
ordinairement 'sous les arches du jiônt-
viaduc 'au Point-au-Jour, WÇdïllotle, a
sombré hier. ' " • ;
Un obus, lancé -des batteries de M eu—,
don, venant ^frapper la canonnière £ur
son avant, a déterminé une voie d'eau.
Lès marins qui la montaient ont eu - le
temps de sauter dans rèâu^ë|'ohtrpû ga-
gner la berge à la nage. £
t: r.
Le fils du duc de Broglie- a été blessé
dans le parc d'Issy, derrière une^mu-
raille. -
.
Quai Voltaire, nous avons rencontré
hier ùnl détachement, composé, de 200
hommes environ, soldats Se la ligne de
tous régiments pêle-mêle, accompagnés
de quelques marins. Bras dessus bras
dessous, ils chantaient/: « le Pèl-e el la
Mè) e BaMiigue,.. » et criaieilt : Vive la
Commune!
Ces 200 Franchis de Versailles ont été
faits prisonniers par nos Braves fédérés ;
un 'oorhjnanâànt dê lèi garde nationale -
les a; conduits à l'Ecole-Militaire.
Toute la nuit, grêle d'obus sur fè fort
de Vantés qui tient bon. ' -
Vaine tentative d'assatU- à Bicêtre t
Versaillais repoussés..
A quatre heures, à Sablonville et au
bois de Boulogne, des combats acharnés
se sont livrés. ^
Le Moulin-Ssquet, armé de canons de
gros cambre, depuis quelques jours, ré":
siste énergfquement aux, batteries de
Thiais et de l'Hay.
Le nouveau régiment de zouaves de la
République est caserné au Luxembourg.
1 ■■ i;
Par, suite des ordres de la guerre, le
délégué a la hiarihe -a fait débarquer au-
jourd'hui des diverses caponnières les
marins brevetés et les servants qui, par
là justesse^e'leur tir, sont appelés à ren-
dre ; de grands services aux fortifiba-
lidh|r..^ -
lîiês a -rêunis au ministère, et, après,
leur avoir: fait connaître leur nouvelle
destination, il les a chaleureusement re-,
merciés de leur courageuse conduite pen-
dant les trente jours qu'ils ont soutenu
le feu des battepes versaillaises.
Connaissant le cœur de ces hommes, il
leur a tait paf-t.de la situation maRîèû-
rèus(f,(I"u. citoyen Legendr'ë 'mâf^e iM-
canicien de ®.Ghymore, à qui il a fallu
faire, ce nÙiJip, l^ampufâtion d'une jambe
,par suite d^un éclat d'obus, 'et leur a'
proposé une souscription eh faveur de sa
famille.
On a pu constater l'élan généreux de
ces braves, qui, tous, ont voulu concourir
à soulager leur frère.. ' :
Le citoyen délégué s'est inscrit le pre-
mier. '.
L'émotion visible du délégué, en par-
lant aux marins, qui ne font qu'une
grande famille, a gagné le vaillant audi-
tÓire. C'est aux cris souvent répétés de
«Vive la Commune!» en prenant l'en-
gagement de la soutenir, et avec l'espoir,
de part et d'autre, de se retrouver soit
aux fortifications, soit à bord, que l'on
s'est séparé. «- ■* /
Le citoyen délégué à la marine porte à
l'Ordre du jo1lr des -défenseurs de Paris
tous les braves marins de la flottille qui,
depuis plus d'un mois, soutiennent au
viaduc du -Point-du-Jour le feu violent et,
meurtrier de l'ennemi,
" #
-
Paris, le 12 mal 1871.
s
ORDRE
Pour le 29e bataillon de sédentaires.
Citoyens gardes du 2ge bataillon
- de, sédentaires',
J'ai appris avec satisfaction que vous
remplissez votre devoir avec coulage et
fermeté : ni balles ni mitraille ne vous
offraient. 'Je n'en suis pas étonné. Les
enfants de la Villette n'ont jamais bron-
ché, et je suis heureux de vous adresser
les mêmes félicitations que j'ai faites au
brave 25° bataillon, vos voisins et, vos
camarades, éloges qu'ils ont'bien méri-
és...
%
N'écoutez pas ceux qui viennent se-
mer la désunion en prêchant l'anarchie.
Restons unis, et soûvenons-nous que le
198 arrondissement doit contribuer pour
une large part à rétablissement delà Ré-
publique umverM.le et au maintien in-
violable de la Commune. .
Aussitôt que, mes occupations, "mu Hi-
pl§és*meiè perMéttrôot, 'je^ienid.faii vous
voir ; mais: sachez, citoyens,* qu'à l'heure
supfêmèau Serai àyëè-tbii's,. Je
vous mènerai à la victoire ou au trépas
glorieux 'des défelsëûrs de la liberté.
\ ^ ; .. ; Le chef de légion,
-- V- Général P. pu Bisson,
Paris, 14 mai 1870. -
-m -
Au. citoyen rédacteur du joarna1 Le Cri
du Peuple. • -
La 14e batterie d'a^tinerie^Montrçuge)
vient'remë^cfêi^l^ lp|;era4||^taillons
la garde nati'ë-'nalë*; ainsi^fejës a-utres
bataillons, se troiivan'tliu-fofrae Mont -
jouge, pour la collecte qtffTS. ont îaite au
prôfit des veuves et famIfies dès canon-
liîèrs tues ou"bless|f au fort.
^Le délégué Mlof a remis aujour-
d'hui :
^ A la veuve Desforges, 65 fr.
Foblaiii e (Lucien), biessé, 50"
Pire, li^utfnant de la garde na- , - * "
tlônâfe; ' ' 50
; ^ ' - LIJ maréchal des logis chef, ^
HOLtARDr ^
- Vu ï - % V -
Le eapiioinè commandanj, ' -
TESSON.
LES CANONNIÈRES
Depuis quelques jours, des batteries
s'établissaient devant nbus, à 4*000 mè-
tres, 2,608, et enfin à t,560 mèffes ; ce,.
pendant nous n'étions prévenus de rien
de tout cela.
Le citoyen Latappy, homme très éner-
gique et très capable, n'est pas secondé ;
son fchèf d'état-majorfle citoyen tlàù'ssot,.
est continuellement abléiit.
C'est ce qui fait que nous sommes dans
une portion ,si Gotique, Le 12,,, nou>.
avons été obligés de remonter une ca-
nonnière coljJêe; plusieurs homrnes fû-
rfentblessés, entre autres le maître înéca-
nicien Legendre, l'homme le plus noble,
le plus patriote, lè^lrtîBlyôuë qui pMsë
exister, qui, la ja1Pbe çà'^éè>' encourà-
geait ses cluiuiTeurs à regferà leur poste,
et criait': Vive la Commune ! *
Je maître cotonnier ,-
LACOCHE.
On npus avait donné, depuis quelques
jours, des renseignements de la plus
haute*gravité dont nous soihines aujour-
d'hui complètement sûrs... "
On a pris toutes les mesures pour qu?il
n'entre dans Paris aucun soldat en-
nemi.
Les forts peuvent être pris l'un après
l'autre. Les remparts - peuvent tomber.
Atie,u"n's sMdat n'entrera dans Paris.
. Si M. Tnièrs est chimiste, il nous com-
prendra. 1 , >
Que l'armée-de Versailles saîhe bien
que Paris est décidé à tout plulôt que de
se rendre. -
LES FORTS DE LA RIVE DROITE
M. de Bismârck, cette fois, ne sera pas
béni par les homme de Versailles.
M. de Bismarck, en effet, en plein
Parlement allemand, a -,,eu la cruauté de
dire textùellemént cette grpsse chose :
^
« Le second payement d'un milliard
doit avoir lieu dans le courant de cette
année, donc, au plus tard, à la fin du
mois de décembre.
- - » CE N'EST qu'alors QUE NOUS SERONS
OBLIGÉS D'ÉVACUSR LES FORTS DEVANT
F*BIS. » - (
Qu'en pense M. Thiers ?
12e LÉGION
Aux gardes nationaux.
Citoyens,
Un grand exemple vous est donné : des.
citoyennes, des femmes héroïques, pénétrées
de' la sainteté de notre cause, ont demandé
des armes au Comité de Salut public pour
défendre, comme nous tous, la-Commune et
la République.
Ce noble sentiment ranimera, je l'espère,
le courage de certains hommes.
Le colonel commandant la 128 Légion,,
heureux et fier d'avoir -à enregistrer un
pareil dévouement, a pris la décision sui-
vante ;
La i'e compagniS,. des. Citoyennes volon-
taîres sera, lÍIlmédlatem'ênt organisée et
armée. * * ,
Ces citoyennes marcheront à l'ennemi
avec la Légion. Ef, afin dè stimuler ramour-
propre-de quelques lâches, le colonel ar-
rête: - -
loTons les réfrâctairés seront désarmés
publiquement, devant îe front de leur ba-
taillon, par les Citoyennes-Volontaires;
2° Après avoir été désarmés, ces hommes,
indignes de servir la Republique., seront
cptdûit|. en prison par les citoyennes qui les
âumfïéÇrmés.. ,
La pr^imèreT. çxécution de ce genre aura
lieu pro^haiïiêinent, àvehùë Dàumesiiil.
- Vive la Commune ! Viyefila République !
.tL* * -
Le èçlonella 120 Légion,
" * '• JDL'ES MONrELS. 'è
Paria, 14 mai 1811.
LE
TRAITÉ DE PAIX
Les-clausgs officielles du traité de paix
avec les Prussiens sont enfin connues.' ,
Nous remarquons la faculté accordée
aux habitants des territoires cédés d'opter
pourlà nationalité française, ce qui les
,n1et ^ l'abfi des lois militaires allemàn-
'des ; le terme deu;" premier payement,
fixé à-trente jours après rétablIssement
;de l'ordre, le second au mois de mai
1872. Lepayement devra être fait en or,
argent, billets;de banques étrangères ou
lettres de change. '
Après le premier payement d'un de-
mi-milliard, la Somme, l'Kureet la Sei-
ne-Inférieure sqï :ôrit évacués; les forts
ne seront évacues que quand l'autorité
allemande jugera l'ordre suffisamment
rétabli. -
Le traitement exceptionnel convenu
pour ri&porfâtion en France des pro-
duits alsaciens aura une durée de six
mèlS. ^
Vingt mille.prisonniers seront immé-
diatement dirigés sur Lyon, à condition
d'être envoyés en Algérie aussitôt qu'ils
seront réorganisés.
Le¥;rappoHs commerciaux seront j'é-
gl# par lé traitement réciproque de la
nation la plus favorisée.
Les allemands expulsés seront réinté-
grés dAns leurs droits de séjour et de
propriété.
Les deux pays s'eng§gent à fairé res-
pecter et entretenir les sépultures des sol-
da ts'de l'autre""partie^
V .
LA CONVENTION
• Il existe, paraît-il, .une. Convention
signée à Genève, qui aurait pour bût de
rë'ndre la guerre humaïiU 1 ! !...
1 J'ignore lê'hoto dè ..I'i'nven teur. Il serait
3 ulilexependâht de le conserver à la pos-
térité, qui, mieux qi|e nous, apparem-
ment, sâûraMui rendre tit. justice qu'il
mérite.
Mais nous avouons que notre surprise
J a été grande en lisant la dernière procla-
mation du citoyen Paschal Grousset, le-
quel d'ordinaire est mieux inspiré.
, Le délégué des affaires étrangères, en
effet, reconnaît la convention de Genève,
i et assure qu'elle n'a jamais été violée par
; la Commune. Aussi espère-t-il qu'à l'a-
venir M. Thiers ne chargera plus les
chassepots de ses gendarmes avec des
balles explosibles 1
Véritablement, cette proclamation est
d'une naïveté effrayante et horrible.
Depuis le début des hostilités, M. Thiers
assassine les femmes et les enfante/hom-
barde Paris et la banlieue, Empoisonne
nos blessures par le cuivre des balles, tire
.Ç-t.u les ambiances et lés drapeaux de Ge-
nève, tue lësbrancardjers, égorge les in-
firmières, arrête les médecins» fusille les
prisonniers, et, aujourd'hui, lé citoyen
G rousse àc*te -r- marché de dupe ! —
la convention que l'ennemi viole mille
fois dans un jour 1 -
C'esfincrdyable, elles Versaillais doi-
vent bien së moquer de nous !
Et que personne n'ose prononcer le
mot (f« humahrté. » V
La guerre est d'essence, sauvage, sa-"
crilége, odieuse.
L'humanité consiste-à Fâbréger le plus
possible.
La question étant. ainsi posée, nous
« 1 , .
"
•; '■ n t 1 ^
sommes forcé de convenir que M j Thiers
est plus humain que la Commune. - *
La guerre pèse à ce misérable/ Il a
hâte de rentrer dans la cité et de recom-
mencer l'orgiè impériale. Aussi, tous les -
moyens lui paraissent-ils bons pour atta-
cher la victoire au drapeau blanc, V
- " .. * ^ ;i ..
. Nous, au contraire, nous hésitons à
massacrer les chouans qui assiègent nos
portes. » , ? -..
C'est de la démence, c'est de la, folie. *
Je dirai même que cela ressemble fort
à un crime.
nr ,
- 0
Demandez aux gardes nationaux s'ils - -
hésiteraient 'à rendre aux Versaillais sang
pour san-.
Il suffit d'avoir vu tomber un ami à
ses côtés pour être animé des sentiments
de vengeance. - V,;;r
Car l'homme est ainsi fait. Il veut ré-
paration d'e celui qui tue l'un des siens. •
Beaucoup des nôtres sont morts. Nous
laisserons-nous tuer comme eux ? v ^ -
Non, mille fois non. : -
Aux balles .èxplosibles, répondons par
les balles, explosibles, - ! .-
Aux bombes à pétrole, répondons par
les boulets incendiaires.
Ne nbus laissons pas duper plus long-
temps. _ , ;
Par le système d'incapacité et de trahi-
son adopté jusqu'à- ce jour, nous avons
perdu un, fort -et une large étendue de
terrain. + •' 'ry* 1
Usons, pour les reconquérir, des pro-
cédés que l'ennemi a employés pour nous
les arracher. *: •
Et, soyops-en persuadé, personne ne
doutera de notre humanité, si nous pla- -
çons M. Thiers et ses hordes sauvages
dans l'impossibilité de continuer leur
œuvre de destruction. - 1 '
" Haut les cœurs, en avant ! ,
Réparons les fautes des incapables et
les crimes des traîtres. •:
Et, si l'ennemi se permet d6 franchir
les remparts qui déjà lui étaient ,presque
livrés, que chacune de nos maisons de- -
vienne une forteresse, et que Paris miné
saute, s'il est nécessaire, avec ' Farinée
royaliste. . ^
En mourant avec l'enriemi, ia nous au-
rons, du moins, sauvé République.
HENRI VERLET.
Lettre du général Changarnier
^ *
guerre vient de recevoir
u A M. le ministre de la guerre. *
a a Mon cher et bpn Le Fld, -Ildée de me
donner la grand'eroix de -la Légion d'hon-
ijeur n est pas de vous, mais je vous recon-
nais au 'pr-ëà'mbule éourJois du décret 'dui ma
concé,rile.- - ® ^
» Veuillez informer M. le président du
conseil que je n'accepte pas là grand'crolx..
de la Légioji d 'honneur. v ^
" Je vous serre très affectueusement la
main. » ■. % V1*
> CIUNGARNlsR: »
NOUVELLES
- C'e$t aujourd'hui que doit avoir lieu la démoi *
htion de la colonne. VendOme.
Il sera distribué, pouV la clfconstîmçe: des
cartes spéciales qui doan6ront droit à l'entrée
sur la place ; ces cartel seront au Dombre de
cinq à six cents au plus, " ^ 1 »
Deux des délégués de la Ligup d'union répu-
blicàine auprès des conseils municipaux, les ci-
toyens Geôfges, Le Chevalier et le docteur Vil-
lenëuve, ont été arrêté^jeudi à la gare de Sainte
Pierre-les-Carps, dans le train descendant su?
Bordeaux. . ?
Ils ont été ramenés piar ,à Versailles. ' i î
M. Thiers a proposé au" conseil des misistrea
de les laisser libres sur parole à Versailles-
mais.MM. Picard et Jules Pavre ûot trouvé que s
c'était trop bon pour des républicains. -
Il est vrai qu'entre les quatre murs d'un&
cellule et le .spë-etîtolé de la cohue bonapartista
qui grouille dans les allées de Versâilléa, d'au-
cuns préféreraient les quatre ûiuw*
A Marseille, (18 général Berdonne a été mî&
en liberté. ~ 1
Le citoyen peyropton vi.ent d'être arlité. ^
Les élections munioipales (Jfi la ville aristo-
cratiW§ de 'MdûRns ^Allier), sont excellentes
pour la c^use républicaine.
Au second tour de "aerQti,J1' dis-sgpt r^publl-
t" «m ., -
r ", i
w
V
v Journal politique quotidien
*' ■_ — ^/_ __-^^ . MsMii iem&i im: ,
, RÉDACTION
45 l»ixo cPArgout; S
- o :
les manuscrits non Insérés né se'),Pn'I pu
rendus.
ABO^rva^msEivTS .:
v: DÉPARTEMENTS j; - t
tin mois; • » fc (JI $ .- ■. 3 fr. -
Trois mois. -g. ®% '8 ^ -
Adresser toutes demandes et
mandats au Directeur-gérant
ADMINISTRATION ^
Ir,. rue * û'Argcmt, S
Les manuscrits non insérés ne seront pas ,
a •• ' / C- rendus'. '< " - •
1» y- if 1 „
; * "
,
;■■ .... g ■•;.■< .,
, POUR PARIS, . , \ 3 j
Un mois.. \ï .. , 2 Cr.
Trois mois...... * 4
/ ' ' ,.T" r.î
'■ /» ; •• :j ■<-"
S'adresser pour les Annonbes
8, rue d'Argout. x ] -
\
BtJIfcEîAUX: DE VENTE
- 8, rue d'Argout, 8 " -
.1 ^ . - 1. ~ 1 1, ~. , y
; v ,, : Rédacteur en chef : - J 11 ILS S WiàïLlaÈS
Un» -■ '| -■■■ 1 — ^ .... » i L i
BUREAUX DE,VES,tÈ
" / r 8, rue d'ArgoutfS '; ' "r
A «lates* «Se ce joili-, les
nicaifoms coneei'tiaitl la :i»édîM#8dB*
- ■. déwsiit. ' être adressées rné ®^5?J
goisf, no, si -v
.r • Voir, à la deuxième page, les
— nouvelles de la dernière heure.
i ' - -
LES SAUVEURS
V ... •••••i . f .
Sur la foi des paroles de M. Thiers qui
a promis à l'Assemblée que Paris serait
pris dans huit jours, l'ordre rétabli, la
Révolution écrasée, — les complots mo-
- narehiques se trament, les prétendants se
* préparent à faire main basse sur les dé-
pouilles de la République, étouffée dans
le sang 'et les ruines, à restaurer autel et
? trône, à raffermir 'monopoles et privilé-
ri ges, que. l'orage populaire allait em-
' porter. r ' -
'• Ai
La besogne * honteuse et .sanglante,
r \<:!dleusè et sinistre, ^le bombardement de'
- -v Paris, les « ordres terribles, » comme dit
" M. Thiers, les fureurs de la guerre civile,
comme les fureurs de la répression, au-
• font été laissés à'ces libéraux'assermentés,
> lar'ûioyéujs et rhéteurs, douceâtres en-
versl'empire, féroces envers les républi-
cains, dont la mémoire et le nom seront
- - plus maudits et ':pltis. "nléprisés que ceux
- , de Bomba, Ffaynau. adetzki, et Bona-
parte. , '"
C'est à eux qu'on a laissé le soin
d'écraser sous les obus la population
parisienne, -de l'outrager et de la "ca-
lomnier, d'armer contre" ('"He les gen-
darmes et- les sergents de ville ;- dè,
- l'empire, d'étrangler l'idée communale
et républicaine, de ruiner leur propre.po-
pularHé acquise par fies professions de
" foi menteuses et hypocrites. Pour-les
1 récompenser de leur zèle réactionnaire,
; des massacres et des proscriptions, après
- ' avoir trahi la République et la France,
; ils seront repousses et insultés par ceux-
là mêmes,dont ils ont été les instruments,
les dupes et les complices; et, chassés du
t pouvoir où leur passa gémira été si fatal
an pays, iif ne pourront même pas se ré-
- fugier dans l'opposition où If s poursui-
" vrait le mépris public.. -
v. Après leur avoir laissé toute la res-
ponsaMité; tout l'odieux et toute la lion-
• te de cette guerre civile, provoquée par
r : eux, les .prétendants viendront se pré-
, setter à la" France comme des sauveurs.
•; " lis viendront; ils vienllent,,-. t
C'est sfait déjà. Un est venu. Celui-là,
e'fst Henri-i)ieudonné, comte de Cham-
bord, le digne héritier de Louis XV, l'a-1
maot de la DIl psrry; de Louis XVI, le
; fuyard "de Varennes ; de Louis XVIIL
' ; le restaurateur, ramené en France dans-
les fourgons de la Sainte-Alliance, et
' de Char.les X , le . chasseur goutteux,
fameux par ses Ordonnances de Juille
et immortalisé par la colonne élevée à la
mémoire des Français morts pour la
défense du droit et des libertés, et tués
par ries Suisses de sa garde.
v Il est venu, il a parlé, — ou du moins
'r fcriL Si a adressé à ses futurs sujets un
Manifeste qui leur annonce son inten-
tion de reprendre sa place sur le trône
< de ses pères, emporté deux fois par l'ex-
piosh\n populaire du 10 août et du 24
février. ?
Il leur annonce qu'il régnera'au non1
■ des CHfx^-Bourbon et des Capet-Orléans,
qu'il affermira cette religion dont les c.a-
~ , veaux de Saint-Laurent expliquent les
mystères; cU'I'il sera le' souverain maître
... de nos destinées et renouera la chaîne des
traditions brisée par la Révolution fran-
çaise, excommuniée par l'Eglise et mau-
dite par les rois.,
"i .0
ruelle belle perspective !
Et c'est au chôment où Paris soutient
une lutte héroïque et désespérée pour le
salut de la République ; c'est au moment
''i* les élections municipales viennent
d'affirmer d'une façon éclatante les
' i
-*». i
P et les convictions républicaines
que Henri-Dieudonné, comte
ord,, vient nous offrir son ours,
candidature au trône de France,
nous sommer de rétablir la monarchie.
comme M. Thiers nous a son?.'més de ca-
pituler.
C'est là le sauveur! :
.Mais ce sauveur-là est un niais. Il
ne devait pas -parler sitôt ; il devait ve-
nir plus tard. Il devait attendre la vic-
toire dê la réaction, la terreur blanche
des Picard, des Favre et des Môrtiqer-
Ternaux ; il devait attendre, pour surgir,
que lesfourgons de l'invasion versaillaise
fussent entrés à Pari^, comme son oncle
attendit, pour revenir en France, que les
fourgons de l'invasiôn-prussienne'l'y ra-
-menassent; n'apparaître qu'en croupe
derrière uii gendarme, comme Lours
XVIII en croupe derrière un cosacÙ18., 1
Ce sauveur-là n'est pas le seul. Après
sa candidature posée dfns les colonnes
de Y Un ion., nous allons voir surgir celle de
Napoléon IV,,, le ramasseur de, balles,
le fils et l'héritier du héros de Stras-
bourg, de Boulogne, du boulevard Mont-
martre^ét de "Sédan; dont le règne nous
promet de nouvelles proscriptions et une
troisième invasion, et dont le manifeste
nous sera adresse par les balles des sol-
dats de Galiffet, par les'boulets'de l'ar-
tillerie de Mac-'Mahon.
Voilà les sauveurs qui se disputent
dès maintenant les dépéuillef de cette
malheureuse' France, mutilée, épuisée,
ruinée-1 "agonisante,, pour le salut de la-
quelle Paris combat aujourd'hui, comme
il a combattu hier pour son honneur.
Mais la France sait ce qu'il en coûte
d'être sauvée par ces sauveurs-là, par ces
pacificateurs qui proscrivent, parles res-
taurateurs qui bombardent.
Le 'manifeste de Henri, comte de
Chaurbord, lui apprend ce qu'elle doit at-
tendre de Versailles après sa victoire.
Elle aurait à choisir entre la royauté de la
Saint-Barthélémy et l'empire- du Deux-
Décembre. ~ -
Son choix est fait.
Elle l'a déclaré par son vote répu-
blicain des dermères, élections ;elle le
déclarera d'une façon éclatante dans la
manifestation solennelle qu'elle va tfaire
et qui forcera Paris et Versailles à pose
r les armes, déjouera les complots de lu,
réaction et sauvera pour toujours le pays.
dp<4
PIERRE DENIS.
LA BATAILLE
Le commandant Daviot, chargé par,in-
térim ^mmahllëni^ïi^ du village
d'Issy, eh r^CMiée^oiÔéiitanée du co-
loîisl Brunei, a été mis en état d!arresta-
lion.
Il aura à répondra devant la cour mar-
tiale de sa conduite et de celle des ba-
tailloni qu'il commandait, lors de l'aban-
don du village d'Issy. -
Il a dû comparaître hier devant la cour
martiale, î
La gare "d' AsntèdM a été incendiée par
les obus.
Il ne-reste plus queues gros murs, qui
menacent de s'écrouler.
Le Vengeur publio' la lettre suivante :
« Cher citoyen,
» Je vous ai signalé, il y a quelques
jours, l'arrestation à Cosnes (Nièvre) d'un
soldat sorti .des ambulances de Paris et se
rendant à Nevers.
» Ce jeune Soldat, père de deux en-
fants, est mort en prison, deux jours
après son arrestation ; il portait dès tra-
ces de tîoups de pieds et de coups de -
crosse donnés par des gendarmes., Ce
fait' de sauvagerie parle*assez haut et
toute réflexion serait superflue.
* «F. GAMBON. » / •
Quarante-cinq artilleurs se sont enfuis
de Versailles pour venir à Paris, et ils y
sont arrivés dans la journée d'hier.
Des gendarmes à cheval avaient été
lancés à leur poursuite. Une lutte eut lieu
dans laquelle trois gendarmes ont .été
tués et plusieurs autres blessés. Le reste a
pris la fuite.
"V : 'V
*
I -
Les Versaillais se sont ré^àhduâ^çlàns
la vallée de là Bièvre, et pht es|a^é. de
prendre Bicêtre. Prévenus à ténias, les.
gardes nationaux se sont (montrés et les
ont forcés â se replier. • :
Nos pertes ïïe. sont rien en comparai-
son de celles de l'ennemi. ;■ ~ ^ v
Une des' canonnières qui se. tenaient
ordinairement 'sous les arches du jiônt-
viaduc 'au Point-au-Jour, WÇdïllotle, a
sombré hier. ' " • ;
Un obus, lancé -des batteries de M eu—,
don, venant ^frapper la canonnière £ur
son avant, a déterminé une voie d'eau.
Lès marins qui la montaient ont eu - le
temps de sauter dans rèâu^ë|'ohtrpû ga-
gner la berge à la nage. £
t: r.
Le fils du duc de Broglie- a été blessé
dans le parc d'Issy, derrière une^mu-
raille. -
.
Quai Voltaire, nous avons rencontré
hier ùnl détachement, composé, de 200
hommes environ, soldats Se la ligne de
tous régiments pêle-mêle, accompagnés
de quelques marins. Bras dessus bras
dessous, ils chantaient/: « le Pèl-e el la
Mè) e BaMiigue,.. » et criaieilt : Vive la
Commune!
Ces 200 Franchis de Versailles ont été
faits prisonniers par nos Braves fédérés ;
un 'oorhjnanâànt dê lèi garde nationale -
les a; conduits à l'Ecole-Militaire.
Toute la nuit, grêle d'obus sur fè fort
de Vantés qui tient bon. ' -
Vaine tentative d'assatU- à Bicêtre t
Versaillais repoussés..
A quatre heures, à Sablonville et au
bois de Boulogne, des combats acharnés
se sont livrés. ^
Le Moulin-Ssquet, armé de canons de
gros cambre, depuis quelques jours, ré":
siste énergfquement aux, batteries de
Thiais et de l'Hay.
Le nouveau régiment de zouaves de la
République est caserné au Luxembourg.
1 ■■ i;
Par, suite des ordres de la guerre, le
délégué a la hiarihe -a fait débarquer au-
jourd'hui des diverses caponnières les
marins brevetés et les servants qui, par
là justesse^e'leur tir, sont appelés à ren-
dre ; de grands services aux fortifiba-
lidh|r..^ -
lîiês a -rêunis au ministère, et, après,
leur avoir: fait connaître leur nouvelle
destination, il les a chaleureusement re-,
merciés de leur courageuse conduite pen-
dant les trente jours qu'ils ont soutenu
le feu des battepes versaillaises.
Connaissant le cœur de ces hommes, il
leur a tait paf-t.de la situation maRîèû-
rèus(f,(I"u. citoyen Legendr'ë 'mâf^e iM-
canicien de ®.Ghymore, à qui il a fallu
faire, ce nÙiJip, l^ampufâtion d'une jambe
,par suite d^un éclat d'obus, 'et leur a'
proposé une souscription eh faveur de sa
famille.
On a pu constater l'élan généreux de
ces braves, qui, tous, ont voulu concourir
à soulager leur frère.. ' :
Le citoyen délégué s'est inscrit le pre-
mier. '.
L'émotion visible du délégué, en par-
lant aux marins, qui ne font qu'une
grande famille, a gagné le vaillant audi-
tÓire. C'est aux cris souvent répétés de
«Vive la Commune!» en prenant l'en-
gagement de la soutenir, et avec l'espoir,
de part et d'autre, de se retrouver soit
aux fortifications, soit à bord, que l'on
s'est séparé. «- ■* /
Le citoyen délégué à la marine porte à
l'Ordre du jo1lr des -défenseurs de Paris
tous les braves marins de la flottille qui,
depuis plus d'un mois, soutiennent au
viaduc du -Point-du-Jour le feu violent et,
meurtrier de l'ennemi,
" #
-
Paris, le 12 mal 1871.
s
ORDRE
Pour le 29e bataillon de sédentaires.
Citoyens gardes du 2ge bataillon
- de, sédentaires',
J'ai appris avec satisfaction que vous
remplissez votre devoir avec coulage et
fermeté : ni balles ni mitraille ne vous
offraient. 'Je n'en suis pas étonné. Les
enfants de la Villette n'ont jamais bron-
ché, et je suis heureux de vous adresser
les mêmes félicitations que j'ai faites au
brave 25° bataillon, vos voisins et, vos
camarades, éloges qu'ils ont'bien méri-
és...
%
N'écoutez pas ceux qui viennent se-
mer la désunion en prêchant l'anarchie.
Restons unis, et soûvenons-nous que le
198 arrondissement doit contribuer pour
une large part à rétablissement delà Ré-
publique umverM.le et au maintien in-
violable de la Commune. .
Aussitôt que, mes occupations, "mu Hi-
pl§és*meiè perMéttrôot, 'je^ienid.faii vous
voir ; mais: sachez, citoyens,* qu'à l'heure
supfêmèau Serai àyëè-tbii's,. Je
vous mènerai à la victoire ou au trépas
glorieux 'des défelsëûrs de la liberté.
\ ^ ; .. ; Le chef de légion,
-- V- Général P. pu Bisson,
Paris, 14 mai 1870. -
-m -
Au. citoyen rédacteur du joarna1 Le Cri
du Peuple. • -
La 14e batterie d'a^tinerie^Montrçuge)
vient'remë^cfêi^l^ lp|;era4||^taillons
la garde nati'ë-'nalë*; ainsi^fejës a-utres
bataillons, se troiivan'tliu-fofrae Mont -
jouge, pour la collecte qtffTS. ont îaite au
prôfit des veuves et famIfies dès canon-
liîèrs tues ou"bless|f au fort.
^Le délégué Mlof a remis aujour-
d'hui :
^ A la veuve Desforges, 65 fr.
Foblaiii e (Lucien), biessé, 50"
Pire, li^utfnant de la garde na- , - * "
tlônâfe; ' ' 50
; ^ ' - LIJ maréchal des logis chef, ^
HOLtARDr ^
- Vu ï - % V -
Le eapiioinè commandanj, ' -
TESSON.
LES CANONNIÈRES
Depuis quelques jours, des batteries
s'établissaient devant nbus, à 4*000 mè-
tres, 2,608, et enfin à t,560 mèffes ; ce,.
pendant nous n'étions prévenus de rien
de tout cela.
Le citoyen Latappy, homme très éner-
gique et très capable, n'est pas secondé ;
son fchèf d'état-majorfle citoyen tlàù'ssot,.
est continuellement abléiit.
C'est ce qui fait que nous sommes dans
une portion ,si Gotique, Le 12,,, nou>.
avons été obligés de remonter une ca-
nonnière coljJêe; plusieurs homrnes fû-
rfentblessés, entre autres le maître înéca-
nicien Legendre, l'homme le plus noble,
le plus patriote, lè^lrtîBlyôuë qui pMsë
exister, qui, la ja1Pbe çà'^éè>' encourà-
geait ses cluiuiTeurs à regferà leur poste,
et criait': Vive la Commune ! *
Je maître cotonnier ,-
LACOCHE.
On npus avait donné, depuis quelques
jours, des renseignements de la plus
haute*gravité dont nous soihines aujour-
d'hui complètement sûrs... "
On a pris toutes les mesures pour qu?il
n'entre dans Paris aucun soldat en-
nemi.
Les forts peuvent être pris l'un après
l'autre. Les remparts - peuvent tomber.
Atie,u"n's sMdat n'entrera dans Paris.
. Si M. Tnièrs est chimiste, il nous com-
prendra. 1 , >
Que l'armée-de Versailles saîhe bien
que Paris est décidé à tout plulôt que de
se rendre. -
LES FORTS DE LA RIVE DROITE
M. de Bismârck, cette fois, ne sera pas
béni par les homme de Versailles.
M. de Bismarck, en effet, en plein
Parlement allemand, a -,,eu la cruauté de
dire textùellemént cette grpsse chose :
^
« Le second payement d'un milliard
doit avoir lieu dans le courant de cette
année, donc, au plus tard, à la fin du
mois de décembre.
- - » CE N'EST qu'alors QUE NOUS SERONS
OBLIGÉS D'ÉVACUSR LES FORTS DEVANT
F*BIS. » - (
Qu'en pense M. Thiers ?
12e LÉGION
Aux gardes nationaux.
Citoyens,
Un grand exemple vous est donné : des.
citoyennes, des femmes héroïques, pénétrées
de' la sainteté de notre cause, ont demandé
des armes au Comité de Salut public pour
défendre, comme nous tous, la-Commune et
la République.
Ce noble sentiment ranimera, je l'espère,
le courage de certains hommes.
Le colonel commandant la 128 Légion,,
heureux et fier d'avoir -à enregistrer un
pareil dévouement, a pris la décision sui-
vante ;
La i'e compagniS,. des. Citoyennes volon-
taîres sera, lÍIlmédlatem'ênt organisée et
armée. * * ,
Ces citoyennes marcheront à l'ennemi
avec la Légion. Ef, afin dè stimuler ramour-
propre-de quelques lâches, le colonel ar-
rête: - -
loTons les réfrâctairés seront désarmés
publiquement, devant îe front de leur ba-
taillon, par les Citoyennes-Volontaires;
2° Après avoir été désarmés, ces hommes,
indignes de servir la Republique., seront
cptdûit|. en prison par les citoyennes qui les
âumfïéÇrmés.. ,
La pr^imèreT. çxécution de ce genre aura
lieu pro^haiïiêinent, àvehùë Dàumesiiil.
- Vive la Commune ! Viyefila République !
.tL* * -
Le èçlonella 120 Légion,
" * '• JDL'ES MONrELS. 'è
Paria, 14 mai 1811.
LE
TRAITÉ DE PAIX
Les-clausgs officielles du traité de paix
avec les Prussiens sont enfin connues.' ,
Nous remarquons la faculté accordée
aux habitants des territoires cédés d'opter
pourlà nationalité française, ce qui les
,n1et ^ l'abfi des lois militaires allemàn-
'des ; le terme deu;" premier payement,
fixé à-trente jours après rétablIssement
;de l'ordre, le second au mois de mai
1872. Lepayement devra être fait en or,
argent, billets;de banques étrangères ou
lettres de change. '
Après le premier payement d'un de-
mi-milliard, la Somme, l'Kureet la Sei-
ne-Inférieure sqï :ôrit évacués; les forts
ne seront évacues que quand l'autorité
allemande jugera l'ordre suffisamment
rétabli. -
Le traitement exceptionnel convenu
pour ri&porfâtion en France des pro-
duits alsaciens aura une durée de six
mèlS. ^
Vingt mille.prisonniers seront immé-
diatement dirigés sur Lyon, à condition
d'être envoyés en Algérie aussitôt qu'ils
seront réorganisés.
Le¥;rappoHs commerciaux seront j'é-
gl# par lé traitement réciproque de la
nation la plus favorisée.
Les allemands expulsés seront réinté-
grés dAns leurs droits de séjour et de
propriété.
Les deux pays s'eng§gent à fairé res-
pecter et entretenir les sépultures des sol-
da ts'de l'autre""partie^
V .
LA CONVENTION
• Il existe, paraît-il, .une. Convention
signée à Genève, qui aurait pour bût de
rë'ndre la guerre humaïiU 1 ! !...
1 J'ignore lê'hoto dè ..I'i'nven teur. Il serait
3 ulilexependâht de le conserver à la pos-
térité, qui, mieux qi|e nous, apparem-
ment, sâûraMui rendre tit. justice qu'il
mérite.
Mais nous avouons que notre surprise
J a été grande en lisant la dernière procla-
mation du citoyen Paschal Grousset, le-
quel d'ordinaire est mieux inspiré.
, Le délégué des affaires étrangères, en
effet, reconnaît la convention de Genève,
i et assure qu'elle n'a jamais été violée par
; la Commune. Aussi espère-t-il qu'à l'a-
venir M. Thiers ne chargera plus les
chassepots de ses gendarmes avec des
balles explosibles 1
Véritablement, cette proclamation est
d'une naïveté effrayante et horrible.
Depuis le début des hostilités, M. Thiers
assassine les femmes et les enfante/hom-
barde Paris et la banlieue, Empoisonne
nos blessures par le cuivre des balles, tire
.Ç-t.u les ambiances et lés drapeaux de Ge-
nève, tue lësbrancardjers, égorge les in-
firmières, arrête les médecins» fusille les
prisonniers, et, aujourd'hui, lé citoyen
G rousse àc*te -r- marché de dupe ! —
la convention que l'ennemi viole mille
fois dans un jour 1 -
C'esfincrdyable, elles Versaillais doi-
vent bien së moquer de nous !
Et que personne n'ose prononcer le
mot (f« humahrté. » V
La guerre est d'essence, sauvage, sa-"
crilége, odieuse.
L'humanité consiste-à Fâbréger le plus
possible.
La question étant. ainsi posée, nous
« 1 , .
"
•; '■ n t 1 ^
sommes forcé de convenir que M j Thiers
est plus humain que la Commune. - *
La guerre pèse à ce misérable/ Il a
hâte de rentrer dans la cité et de recom-
mencer l'orgiè impériale. Aussi, tous les -
moyens lui paraissent-ils bons pour atta-
cher la victoire au drapeau blanc, V
- " .. * ^ ;i ..
. Nous, au contraire, nous hésitons à
massacrer les chouans qui assiègent nos
portes. » , ? -..
C'est de la démence, c'est de la, folie. *
Je dirai même que cela ressemble fort
à un crime.
nr ,
- 0
Demandez aux gardes nationaux s'ils - -
hésiteraient 'à rendre aux Versaillais sang
pour san-.
Il suffit d'avoir vu tomber un ami à
ses côtés pour être animé des sentiments
de vengeance. - V,;;r
Car l'homme est ainsi fait. Il veut ré-
paration d'e celui qui tue l'un des siens. •
Beaucoup des nôtres sont morts. Nous
laisserons-nous tuer comme eux ? v ^ -
Non, mille fois non. : -
Aux balles .èxplosibles, répondons par
les balles, explosibles, - ! .-
Aux bombes à pétrole, répondons par
les boulets incendiaires.
Ne nbus laissons pas duper plus long-
temps. _ , ;
Par le système d'incapacité et de trahi-
son adopté jusqu'à- ce jour, nous avons
perdu un, fort -et une large étendue de
terrain. + •' 'ry* 1
Usons, pour les reconquérir, des pro-
cédés que l'ennemi a employés pour nous
les arracher. *: •
Et, soyops-en persuadé, personne ne
doutera de notre humanité, si nous pla- -
çons M. Thiers et ses hordes sauvages
dans l'impossibilité de continuer leur
œuvre de destruction. - 1 '
" Haut les cœurs, en avant ! ,
Réparons les fautes des incapables et
les crimes des traîtres. •:
Et, si l'ennemi se permet d6 franchir
les remparts qui déjà lui étaient ,presque
livrés, que chacune de nos maisons de- -
vienne une forteresse, et que Paris miné
saute, s'il est nécessaire, avec ' Farinée
royaliste. . ^
En mourant avec l'enriemi, ia nous au-
rons, du moins, sauvé République.
HENRI VERLET.
Lettre du général Changarnier
^ *
guerre vient de recevoir
u A M. le ministre de la guerre. *
a a Mon cher et bpn Le Fld, -Ildée de me
donner la grand'eroix de -la Légion d'hon-
ijeur n est pas de vous, mais je vous recon-
nais au 'pr-ëà'mbule éourJois du décret 'dui ma
concé,rile.- - ® ^
» Veuillez informer M. le président du
conseil que je n'accepte pas là grand'crolx..
de la Légioji d 'honneur. v ^
" Je vous serre très affectueusement la
main. » ■. % V1*
> CIUNGARNlsR: »
NOUVELLES
- C'e$t aujourd'hui que doit avoir lieu la démoi *
htion de la colonne. VendOme.
Il sera distribué, pouV la clfconstîmçe: des
cartes spéciales qui doan6ront droit à l'entrée
sur la place ; ces cartel seront au Dombre de
cinq à six cents au plus, " ^ 1 »
Deux des délégués de la Ligup d'union répu-
blicàine auprès des conseils municipaux, les ci-
toyens Geôfges, Le Chevalier et le docteur Vil-
lenëuve, ont été arrêté^jeudi à la gare de Sainte
Pierre-les-Carps, dans le train descendant su?
Bordeaux. . ?
Ils ont été ramenés piar ,à Versailles. ' i î
M. Thiers a proposé au" conseil des misistrea
de les laisser libres sur parole à Versailles-
mais.MM. Picard et Jules Pavre ûot trouvé que s
c'était trop bon pour des républicains. -
Il est vrai qu'entre les quatre murs d'un&
cellule et le .spë-etîtolé de la cohue bonapartista
qui grouille dans les allées de Versâilléa, d'au-
cuns préféreraient les quatre ûiuw*
A Marseille, (18 général Berdonne a été mî&
en liberté. ~ 1
Le citoyen peyropton vi.ent d'être arlité. ^
Les élections munioipales (Jfi la ville aristo-
cratiW§ de 'MdûRns ^Allier), sont excellentes
pour la c^use républicaine.
Au second tour de "aerQti,J1' dis-sgpt r^publl-
t" «m ., -
r ", i
w
V
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 80.96%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 80.96%.
- Collections numériques similaires Photographies de l'Agence Rol Photographies de l'Agence Rol /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "Pho20Rol"5/11/33, inauguration de la Maison du combattant [20 rue Edouard-Pailleron à Paris, M. Lebrun devant la porte] : [photographie de presse] / [Agence Rol] /ark:/12148/btv1b532859223.highres 2/11/33, Nogent[-sur-Marne], hommage aux morts [aux soldats d'Asie et d'Océanie morts pour la France, monument dans le Jardin d'agronomie tropicale René Dumont] : [photographie de presse] / [Agence Rol] /ark:/12148/btv1b53285912p.highres
- Auteurs similaires Photographies de l'Agence Rol Photographies de l'Agence Rol /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "Pho20Rol"5/11/33, inauguration de la Maison du combattant [20 rue Edouard-Pailleron à Paris, M. Lebrun devant la porte] : [photographie de presse] / [Agence Rol] /ark:/12148/btv1b532859223.highres 2/11/33, Nogent[-sur-Marne], hommage aux morts [aux soldats d'Asie et d'Océanie morts pour la France, monument dans le Jardin d'agronomie tropicale René Dumont] : [photographie de presse] / [Agence Rol] /ark:/12148/btv1b53285912p.highres
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/2
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k4683809v/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k4683809v/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k4683809v/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k4683809v/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k4683809v
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k4683809v
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k4683809v/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest