Titre : Comoedia / rédacteur en chef : Gaston de Pawlowski
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1907-12-29
Contributeur : Pawlowski, Gaston de (1874-1933). Directeur de publication
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32745939d
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Description : 29 décembre 1907 29 décembre 1907
Description : 1907/12/29 (A1,N90). 1907/12/29 (A1,N90).
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k7645387g
Source : Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique, JOD-123
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 13/04/2015
treAnnêe.-N° 90 (Quotidien) Le Numéro : S centimes
1
Dimanche 29 Décembre 1907.
J 1
^R5f)&J9 IË. ^1 BT T!^
Rédacteur en Chef : G. de PAWLOWSKt
RÉDACTION & ADMINISTRATION :
27, Boulevard Poissonnière, PARIS
TÉLÉPHONE : 288-07
Adresse Télégraphique : COMŒDIA--PARIS
ABONNEMENTS :
- UN AN 6 MOIS
ParisetDépartemeIlts. 24 fr. 12 fr.
Etranger. 40 » 20 »
RÉDACTION & ADMINISTRATION =
27, Boulevard Poissonnière, PARIS
TÉLÉPHONE: 288-07
Adresse Télégraphique : COMCÈDIA-PARI -
1ABONNEMENTS:
UN AN S MO"
UN AN 6 MOIS
Paris et Départements 24 fr. 12 Fr,
étranger 40 D 20 »
billets de Faveur
Une heure du matin. Sur le trottoir
du boulevard. M. Chon, Mme Chon
'; - et M. Jehan Fardot, rédacteur aux
Fausses-Nouvelles, viennent de sor-
tir du Café Riche. Avant de héler
un fiacre, M. et Mme Chon prennent
congé de jehan Fardot.
Mme CHON, à Jehan Fardot. — Et en-
?re tous mes remerciements, cher mon-
teur ! t
M. CHON, à Jehan Fardot. — En. vé-
Nté, elle est très drôle, cette pièce des
n..°Uveautes. Tous, tous mes remercie-
ments.
Jehan FARDOT. - Ne me remerciez
e onc pas! La moindre des choses. Il
st tout logique que nous autres, jour-
listes, nous fassions profiter nos amis
es billets de faveur que nous pouvons
vOIr.
Mme CHON. - Au fait, cher mon-
!eur, voulez-vous nous faire un plai-
IrJ?'" Venez dîner, sans façon, lundi.
* Jehan FARDOT. — Lundi? lundi?.
.pit. (Souriant.) Si vous n'y voyez pas
conv nient, je vais même faire une
t ose. vous préparer demain une let-
are. une demande de places, adressée
y secrétaire général de l'Ambigu.
vOUS la mettrez à la poste lundi matin.
.0us irez chercher la réponse lundi à
l* heures. Et nous irons à l'Ambigu
Près le dîner.
M. CHON, serrant chaleureusement les
alns de Fardot, une dernière fois. -
g?nvenu, cher ami, convenu! A lundi.
lner et Ambigu.
Dans la voiture, qui ramène M. et Mme
Chon chez eux.
MONSIEUR. — Eh bien! qu'en dis-tu?
KHC été assez bien inspiré, aux Petites-
ses, cet été, en me liant avec M. Far-
* MADAME. — Il faut avouer qu'aller au
.eâtre dans ces conditions, c'est un vé-
teble plaisir.
'MONSIEUR.- - Rappelle-toi les autres
M1sV« Deux malheureux fauteuils!.
f oÚs en avions tout de suite pour seize
rancs!.
MADAME. - Je suis sûre que la loge
(ue nous occupions ce soir se paye, en
OCation, au moins trente francs!
MONSIEUR, riant. — Trente francs!
u ^pfijfifsàntes /.T'ÎPènEiàht i'ehtr'acte,
ans le hall, j'ai discrètement jeté un
c%p d'œil sur le tarif dès places. Sais-tu
zombien elle coûtait notre loge? Qua-
rrte-cinq francs, pas un sou de moins !
MADAME. — N'est-ce pas que j'ai eu
r elson de l'inviter à dîner pour lundi?
MONSIEUR. — Sûrement, tu as eu rai-
^?n> sûrement. Que joue-t-on, à l'Am-
en ce moment?
Rue de Rome. Au bord du trottoir.
Monsieur et Madame viennent de des-
cendre de voiture.
..MONSIEUR, après avoir vainement
^rché de la monnaie dans son gousset
c 1 Tu n'aurais pas deux francs, ma co-
r mité?
,.' MADAME, après avoir exploré l'inté-
leUr de sa bourse. — Non, mon ami.
« MONSIEUR. — Non!. Comment, est-
Ir Possible?. Je t'ai donné soixante
8ncs, hier!
ADAME. - Comment c'est possi-
tw ••• Je n'en sais rien. Je ne me suis
aurifié les dents avec tes trois louis.
Ous compterons dans un instant.
Chez eux. Monsieur, déjà en caleçon,
est installé à un petit bureau, son li-
vre de comptes ouvert devant lui;
Madame, déjà en pantalon, se pro-
mène de long en large.
MONSIEUR. — Là. Dicte. Alors,
^cris : Donné à Elise, 60.
MADAME, le front plissé, l'esprit
tendu pour n'omettre aucun article. -
Voyons?.. D'abord?. Ah! oui. D'a-
bord, il a fallu mettre à la poste, ce ma-
tin, la lettre qu'avait préparée M. Far-
dot, pour les Nouveautés.
MONSIEUR. — J'inscris: lettre, 0,10.
MADAME. - Mais non, pas 0,10!.
0,30. Pour attirer plus sûrement l'atten-
tion de M. Lionel Meyer, le secrétaire,
nous avions décidé d'envier la de-
m aIlde. de place par pneumatique.
^MONSIJEUR. — C'est juste. (Inscrivant.)
Pneumatique, 0,30.
MADAME. — Après?. Occupons-nous
tout de suite du dîner, si tu veux bien:
Dîner. oui, c'est bien cela. Dîner :
34 francs. 35. -
MONSIEUR, sursautant. -''j'ai mal en-
tendû!. Dîner, 34 francs 35?
MADAME. — Ma foi, ne m'avais-tu pas
dit : « Arrange-toi pour que le dîner' ne
soit Pas: trop riquiqui. Ce M. Fardot
nous fait une amabilité, c'est bien le
moins que nous. »
S^^NSÎEUR, inscrivant. — Dîner :
MADAME. — A présent. voyons.
(Apr es un temps.) Ah! oui!. Omnibus,
à six heures, pour aller chercher la ré-
ponse à la demande de places : trente
ttnti es.
0(3QNsiEUr, inscrivant. — Omnibus,
MADAME. — Pour revenir des Nou-
veautés avec la réponse, voiture: 2,25.
MONSIEUR. — Comment, voiture? Tu
as pris une voiture?
MADAME. — Dame! ne m'avais-tu pas
recommandé: « S'il y a des places, dé-
pêche-toi surtout de rentrer, pour qu'on
puisse se mettre à table de bonne heure ;
il est Inutile d'arriver au milieu du troi-
sièm e acte. »
ONSIEUR, inscrivant. - Taxi : 2,25.
MADAME. — Je t'en prie, ne prends
pas ces airs-là ! Si je te charge deux
vingt-cinq de taxi, c'est parce que,
comme c'était convenu, j'ai fait arrêter
le nacre devant les Galeries Lafayette.
MONSIEUR, très surpris. — Tu as fait
arrêter le fiacre devant les.?
MADAIE. - Ah! ça, Gustave, perds-
tu la mémoire? Oui ou non, avions-
nous, tous les deux, des gants neufs, ce
soir? Oui ou non, m'avais-tu déclaré, ce
matin: « Nos places ne seront pas des
places numérotées comme lorsque nous
payons. Selon que la main qui tiendra le
billet au contrôleur, sera plus ou moins
bien gantée, le contrôleur nous placera
plus ou moins bien. Il importe donc
que. »
MONSIEUR, résigné. — Gants. com-
bien?
MADAME. — 9 francs 50 les deux
paires.
MONSIEUR, inscrivant. — Gants : 9,50.
MADAME, après avoir réfléchi un mo-
ment. — Je ne vois plus rien. Ah! si,
cependant!. En descendant de voiture,
devant les Nouveautés, je t'ai glissé
dans la main une pièce de quarante
sous, pour le cocher.
MONSIEUR, inscrivant. - Deuxième
voiture: 2.
MADAME. — Et puis. et puis. au
café Riche, à la fin du souper, tu m'as
demandé quinze francs.
MONSIEUR, inscrivant. — Argent ren-
du: 15.
C'est tout, cette fois?. Oui?/;. (To-
talisant à mi-voix.) 34. 36. 45. 47.
61. (A lui-même.) Soixante et un francs
quatre-vingt centimes!. Ils y sont, les
soixante francs! Je n'aurais jamais cru
ça! 61 francs 80!. Et dans cette addi-
tion, ne figurent ni les huit francs que
j'ai rajoutés pour le souper, ni les con-
sommations pendant l'entr'acte, ni.
Trois heures du matin.
MONSIEUR, se retournant dans le lit.
— Tu dors, ma cocotte?
MADAME. - Oui. Pourquoi?
MONSIEUR. -:--'T'inquiète pas. C'est
moi qui me lève. Une lettre à écrire.
MADAME. - Une lettre!. A qui?
MONSIEUR. - Qu'en penses-tu? J'ai
envie de faire jeter à la boîte, dès la
première heure, un mot pour M. Far-
dot ; je lui dirais que nous n'y avions
plus songé, mais que nous ne sommes
pas libres lundi; ique mous amonS chez
ta mère?. Je passerai louer deux fau-
teuils à la Porte-Saint-Martin.
Max et Alex FISCHER.
(Traduction réservée.)
De sensationnelles questions d'actualité
nous obligent -à publier demain par excep-
tion, en place de notre chronique habi-
tuelle, ûm article d'information dont la cu-
rieuse documentation intéressera, noMs en
sommes persuadés, tous les amis des lettres.
Échos
Ce soir, à huit heures, à l'Opéra, repré-
sentation de gala au bénéfice de la, Société
des Artistes et Amis de l'Opéra, et de la
Caisse des Retraites de l'Opéra-Comique.
c
omment aura lieu la transmission des
pouvoirs de l'ancienne à la nouvelle
Direction de 1 Opéra t
Voici: La nouvelle direction assistera, le
31 décembre, à la représentation au béné-
fice du petit personnel, puis elle se rendra
sur la scène où, devant M. Bernheim, com-
missaire du gouvernement, elle prendra of-
ficiellement la charge du bâtiment; les clés
lui seront alors remises.
Le 1er janvier, dans la matinée, MM.
Messager et Broussan recevront les chefs
de service.
Le 2 janvier, enfin, M. Dujardin-Beau-
metz installera 'officiellement les nouveaux
directeurs et leur présentera le personnel.
M. Mollard, on le voit, n'aurait pas mieux
fait.
L
e monde ou l'on conspire. 1.
M. Briand est un des seuls minis-
tres de ! Instruction publique et des ceaux-
Arts queues beaux-arts et l'instruction pu-
blique semblent ne pas laisser complète-
ment indifférent.
Il ne lui suffit pas d'intervenir avec une
autorité très renseignée dans les discussions
qui sont soulevées au Parlement sur le
sujet des théâtres subventionnés -' parti-
culièrement la Comédie-Française. Il ne lui
suffit pas de mander tour à tour dans, son
cabinet officiel l'administrateur général et
les principaux sociétaires. Il veut, en outre,
se documenter par des confidences privées.
Et c'est pourquoi, il y a quelques jours,
il déjeunait chez une grande tragédienne
de la Maison, en compagnie de quelques
mécontents qui devaient donner ou à qui
l'on devait offrir leur « démission
Et M. Briand a peut-être, ce jour-là, par
d'heureuses négociations, préparé l'apaise-
ment prochain.
IL en a-vu bien d'autres avec les arche-
vêques l
1
L
es pierres qui meurent.
M. Maurice Desvallières, l'un des au-
teurs',. de Champignol malgré lui, nous
adresse l'intéressante lettre suivante:
Mon cher confrère,
J'ai lu dans plusieurs journaux que le vieil
immeuble de la place Louvois qu'on vient de
livrer à la pioche des démolisseurs, occupe l'em-
placement de l'ancien Opéra.
Il y a là une légère erreur que je vous de-
mande la permission de, rectifier en ajoutant
quelques renseignements, puisés aux sources les
meilleures, qui pourront amuser les lecteurs de
Comœdia qui s'intéressent, comme moi, au
Paris d'autrefois.
Sur la place Louvois d'aujourd'hui s'élevaient
jadis, non pas une seule, mais deux salles de
spectacles: l'Académie de musique et le théâtre
Louvois.
L'Académie de musique, qui* fut édifiée en
1794 sous le premier nom de « théâtre des
Arts », ne se trouvait pas, comme on l'a dit,
à l'endroit où s'élève l'immeuble qu'on est en
train de démolir; mais, elle' occupait exactement
l'emplacement du square Louvois actuel.
Après l'assassinat du duc de Berry, qui fut
frappé par Louvel entre le coin de la rue Riche-
lieu et le 5 de la rue Rameau, il fut décidé
que le théâtre serait « rasé » et l'Opéra émigra
rue Le Peletièr.
Le second théâtre de la place Louvois était
situé, lui, au n° 6 de la rue Louvois.
Construit en 1791, sous le nom de « théâtre
des Amis de la Patrie », il fut successivement
(( théâtre Français de la rue Louvois, théâtre de
l'Impératrice, théâtre Italien », puis transformé
en magasin de décors et démoli en 1900 pour
devenir ce qu'il est actuellement: une école de
la ville.
Ce petit théâtre Louvois, oublié aujourd'hui
et presque inconnu de tous, évoque pourtant de
curieux souvenirs. C'est là que, sous le Consulat
et le commencement de l'Empire, le vaudevilliste
Picard, à la fois directeur, auteur et acteur, fit
représenter et joua lui-même: La Petite Ville,
Les Ricochets, et la plupart de ses plus jolies
pièces.
Croyez, mon cher confrère, à mes sentiments
les plus cordiaux.
Maurice DESVALLIÈRES.
L
'incident Artus-de Nion-Jules Bois.
M. Louis Artus. nous l'avons dit. a
été entendu par la Commission des auteurs ;
il a accepté de s'en rapporter à son arbi-
trage. Une sous-commission a été nommée
qui est composée de MM. Pierre Wolff,
Henry Bernstein et Paul Gavault
c
ritique.
Le poète de l'ancienne Revue Blan-
che, l'ex - fonctionnaire sous - préfectoral,
l'auteur de 20.000 âmes, le conférencier,
l'échotier, le journaliste, devient critique.
La Vie Parisienne, en effet, a choisi
M. Franc-Nohain pour critique dramatique.
Toutes nos félicitations,
L
es gens renseignés.
C'est une fièvre bien curieuse qui,
chaque année, agite le public quand revient
le moment des élections de sociétaires au
Théâtre-Français.
Tout le monde veut être tenu au courant
des plus menues intrigues de couloirs. Les
jeunes vendeurs des magasins de nouveau-
tés, les vieux employés de Ministères.-les
commis-voyageurs en pâté dentifrice et tout
Je peuple des»concierges discutent, d'un air
entendu, les menées de Mlle Y., les in-
fluences de M. X. et les projets du Co-
mité.
Et comme les journalistes ont pour devoir
de raconter à leur public non pas ce qui
se passe, mais ce que ce public désire qui
se soit passé, ils inventent des complica-
tions qu'ils narrent en termes sybiIIins.
Et quand ils sont à court d'imagination,
ils recourent aux interviews. Mais les per-
sonnages renseignés sont muets. On inter-
roge alors, comme avant-hier un. de nos
confrères du soir, M. Frédéric Febvre, qui
a quitté depuis environ quinze ans la mai-
son de Molière. Et M. Febvre — ex-vice-
doyen — étant absent, on enregistre la ré-
ponse de sa femme; à son défaut, on au-
rait sans doute consulté sa cuisinière, ou
les fournisseurs du quartier.
Il y a justement, par là, un boulanger
qui s'appelle Coquelin!
p
lusieurs millions à la disposition de
l'expert Dusausoy, 4, boulevard des
Italiens, qui acnete de suite, a première
vue et à leur réelle valeur, bijoux, diamants
et pierres fines. Grand choix d'occasions
pour le Jour de l'An.
L
es gaietés de l'enseigne.
Rue Saint-Martin, près de la - rue
Rambuteau, une maison meublée de mo-
deste apparence. Sur ^la façade, on. peut
lire : *
Hôtel Molière et de l'Epicerie.
Signalons; ne commentons pas.
P
our les cadeaux de Noël et du Jour de
l'An, nous conseillons vivement une
visite à-de Kiuze, je, oouievard des Ita-
liens, dont les célèbres diamants et les per-
les reconstituées garanties inaltérables,
sont connus du monde entier.
A la suite d'une entente avec le célèbre
joaillier, Comoedia a obtenu, « mais pour
huit jours seulement »' une remise de
10 %,à ses lecteurs se présentant munis
du bon imprimé en dernière page.
D
ans les luxueux magasins de Leroy,
22, rue Réaumur, une foule élégante
se presse chaque jour pour y faire l acqui-
sition de ces merveilleux objets, du goût
le plus pur et susceptibles d'être offerts en
cadeaux du Jour de l'An.
p
iOur les étrennes, abonnez vos amis,
leurs enfants et les vôtres à La Musi-
que de Theâtre et ae isaion, la nouvelle pu-
blication qui révolutionne le commerce mu-
sical. L'abonnement, de 12 francs, est com- --
plètement remboursé par 14 francs de vo-
lumes offerts gratuitement. La collection
de l'année représentera 160 francs de mu-
sique et donnera les chefs-d'œuvre les plus
connus de l'Opéra, de l'Opérette, du Chant
et de la Danse.
Le premier numéro, partout : 25 centi-
mes. --
NOUVELLE A LA MAIN
p
endant la répétition de la grande scène
d'amour, au théâtre X., le régisseur,
exaspéré :
— Petite oie, je t'ai déjà dit vingt fois
que tu ne devais pas sortie côté jardin !
— Pensez-vous que je vais sortir côté
basse-cour? 11 >
Le Masque de Verre,
Opéra-Comique
A PROPOS D' « IPHIGENIE »r
Une lettre
de M. Carré
En réponse à l'article sur Iphigénie en Aulide,
que Comœdia a publié hier, notre éminent colla-
borateur, M. Vincent ti'Indy, a reçu, du direc-
teur de l'Opéra-Comique, la lettre suivante:
« Paris, le 28 décembre 1907.
, « Mon cher monsieur Vincent d'Indy,
« Non, je ne vous rendrai pas Phèdre et
Hippolyte.
« Lorsque mon ami Jules Bois vint me
proposer de transformer en opéra sa belle
tragédie d'Hippolyte couronné, je vous dé-
signai aussitôt comme le plus capable d'écri-
re une œuvre de cette importance.
« Ce choix vous prouve que je ne suis
M. AL. CARRE
pas aussi mauvais musicien que vous le
dites.
« Je pourrais encore me défendre contre
votre reproche en publiant tout ce que vous
m'avez écrit à propos de Fervaal, qui fut
le premier ouvrage que je montai en pre-
nant possession de la direction de l'Opéra-
Comique. (Il y a dix ans de cela. Vous l'avez
oublié!) Mais je déteste ce jeu de petits
papiers. -
« Vous avez accepté d'écrire la musique
de Phètireet-Hippolyte et vous êtes venu
me remercier.
« Que s'est-il pàssé: depuis ?
a js .je vais vous Je dire, -
« Il s'est passé que la direction nouvelle
de l'Opéra vous a demandé l'ouvrage que
vous étiez en train de préparer, et que, sans
doute, vous avez regretté de vous être en-
gagé avec moi.
« C'est alors que, très ingénument, rem-
plissant vos poches de cailloux comme le
Petit Poucet, vous êtes venu les lancer dans
les vitres de l'Opéra-Comique, comptant me
pousser à quelque extrémité, par exemple
à celle de priver mon théâtre de l'honneur
de monter une œuvre de vous, en vous
rendant votre parole. x
« Vain calcul, cher monsieur Vincent
d'Indy.
« Phèdre et Hippolyte m'appartient, j'y
tiens, et nul autre que moi n'en aura l'étren-
ne. Vous eussiez donc mieux fait d'em-
ployer à parachever cette œuvre le temps
que vous venez de perdre à vous essayer
dans le rôle ingrat de critique musical.
« Je reste votre admirateur.
« Albert CARRÉ. W
L'art multiple
Il me souvient d'un grand banquet offi-
ciel donne à Toulon et dans lequel, en rai-
son de la multiplicité des convives, on se
décida à fractionner le menu par tables.
A l'une on n'avait que des hors-d'œuvre,
à l'autre que des glaces et si les amateurs
de soupes variées pouvaient être satisfaits
à certaines places, les amateurs de gigot,
par contre, ne mangeaient que du gigot à
l'autre bout de la salle. ■ ,
Ce système culinaire est, somme toute,
celui que l'on emploie actuellement. un peu
partout en matière artistique. Comme des
maniaques nbjus nous obstinons, dans nos
musées, à détruire l'hartponiç des stèles
passes et à classifier, le§: objets comme le
feraient des sauvages qui ne s'habilleraient
qu'avec des chapeaux ôu seulemènt avec
des souliers réunis les uns aux uuue*.
Dar¡s' tel palais nous ne mettons que des
tapisseries. dans tel autre que des peintu-
res, dans un autre encore des sculptures,
exclusivement, - et ces objets- d'art faits
autrefois, pour se compléter l'un l'autre
dans l'ensemble harmonieux d'une dééora-
tion intelligemment conçue, perdent toute
leur valeur ainsi groupés suivant la mode
des îles'Sandwich. •
Parfois, en raison du manque de place-,
on est cependant forcé de - mairitenir dans
les musées la présence simultanée'de. quel-
ques obièts disparates;'cela se voit dans
certaines salles du Loutre; à Cluny, aux
Offices de Florence ou au Palais Pitti, et,
dès lors, nous n'avons plus assez d'émer-
veillement pour admirer ce qui n'est, som-
me toute, qu'un retour à la simple logique.
Il va de soi qu'en matière théâtrale la
même classification barbare se produit.
Dans tel théâtre on ne mange que de la
musique, dans tel autre que de la prose,
que, du rire ou des larmes.
Partois, cependant, toujours en raison du
manque'de place, un mélange se produit:
tantôt c'est un ballet qui subsiste dans un
opéra, tantôt une chanson ancienne intro-
duite dans une comédie, et, chaque fois, le
succès est certain. Dans les petites revues
de petits théâtres et dans les représenta-
tions populaires où l'influence des mœurs
officielles se tait, moins sentir et où l'on
suit davantage l'instinct populaire, ce mé-
fange est presque de règle. Il se fait sou-
vent sous une forme très primitive, mais
il n'en a pas moins le plus grand succès
et le clown, anglais restera toujours, en
matière d'art, le bouffon qui indique le
vrai, lorsqu'il trépigne, chante, parle et
danse tout, ensemble.
G. m PAWLOWSKL
Comédie-Française
L'AFFAIRE MAS-CLARETIE
L'incident
est clos
Notre excellent collaborateur M. Emile
Mas a reçu, .hier,, la lettre suivante, dont
l'envoi lui avait été officieusement an-
noncé depuis quelques jours déjà, mais
dont la forme définitive restait à trouver:
Mon cher collègue,
A la suite de l'inscription nominative dès
membres de l'Association de la Critique sur
le registre d'entrée de la Comédie-Fran-
çaise, notre président ayant exprimé à M.
Jules Claretie le regret qu'une' mesure si
libérale comportât des exceptions, celui-ci,
avec beaucoup, de bonne grâce, vient de
consentir .à lui restituer un caractère abso-
M. CLARETIE
lument gênera. 'Il en avise M. Adolphe
Brisson. En conséquence de cette décision
nouvelle, vous vous trouvez donc, comme
membre de l'Association, admis à bénéficier
du droit d'entrée .accordé à nos collègues.
Je suis heureux de vous en taire part,
et je vous prie d'agréer, mon cher. collè--
gue, l'expression de mes meilleurs, senti-
ments.. , ,
.Maxime AUGUSTE-VITU,
secrétaire général •
de l'Association de la Critique.
Bien que connue dans une forme in-
4ÎCSÇ&- ~j~ détoure pp.s
moins, au Tond, très franche et très
nette, elle met fin sans conditions et sans
restrictiôns à une situation qui paraissait
pour tout* le monde résulter d? un inexpli-
cable malentendu.
Dans de pareilles conditions, nous
aurions, on le comprend, mauvaise grâce
d'insister plus longtemps, et nous consi-
dérons l'incident comme définitivement
clos.
'COMŒDIA.
Opéra
DE' L'OPERA lA COVENT-GARDEN
Les projets e.
de M. Gailhard
Le 31 décembre; M. Pedro Gailhard re-
mettra entre les mains de MM. André Mes-
sager et Albert. Broussan, les destinées de
notre Académie Nationale de Musique el
de Danse.
Il semblait peu probable que M. Gail-
hard put renoncer, en pleine force physi"
que, en pleine activité intellectuelle, à met-
tre au service de l'Art, une expérience
de tant d'années.
Comœdia a appris, hier, et s'empressa
d'en faire part à ses lecteurs - une très
heureuse nouvelle. M. Gailhard, depuis
quelques mois, caresse l'espoir d'être nom-
mé à la la direction du théâtre de Covent-
Garden. Mais rien n'est encore définitif,
M. GAILHARD
bien que des pourparlers aient été engagés
depuis deux mois:
« Je rêve, à déclaré-l'ancien directeur
de l'Opéra, d'organiser un Opéra national
pour l'Angleterre, avec un Conservatoire'
qui aurait des succursales dans les princi-
paux centres provinciaux. Dans ces écoleaj
on étudierait l'art vocal, lyrique et drainai
tique, ce qui est essentiel pour former wr.
chanteur. Je crois que le public britannique'
serait mûr pour ce changement — mùri
pour Un théâtre national avec subventioni
de 'I;Etat, ---, si on lui mettait sous les yeor
un ensemble artistique parfaifsous tous le^
rapports. ,-
« Oui, ajoute-t-il, il y a quelque chose à
faire, assurément. Par exemple, si les prie-,
cipaux artistes chantent en français ou enfi
allemand, pourquoi les chœurs continuent-
ils de chanter en anglais? C'est cho-r
quant! »
Nous serons fixés, avant qu'ils soit long-i
temps, sur l'accueil qui a été réservé, dans
les sphères artistiques londoniennes, au !
très intéressant projet. conçu par M. Gai*
lhard.
COMÉDIE DE L'ÉPOQUE
•
NAPOLÉON III
T. ,
Pièce en 4 actes et 8 tableaux de MM. Julien et MarceÏ PfioËet
SOMMAIRE
PREMIER TABLEAU : L'Evasion (Ham, 26 mai
1846)-. -. Prisontliet au château de Ham, le prin-
ce Louis-Nàpoléon s'évade, grâce à la complicité
VICTOR HUGO; BtlÜidri,
{photos Brtmeëri
., LE MINISTRE POMPINEL Le maréchal BAZAINE
An milieu : NAPOLEON III. —; A gauche: L'IMPERATRICE. — A droite: HÉLÈNE DUPRB
de la fille du geôlier, Hélène, qui l'aime, et lui
donné les vêtements-du maçon -Pompinel.
DEUXIÈME TABLEAU; Vers le trône (2 décem-
bre i851). — Grisé par l'exemple du grand em*
pereur, son oncle, le président de la République
Louis-Napoléon Bonaparte accomplit le coupi
d'Etat en dépit des conseils de son ami d'enfoncé
le commandant Bernard.
TROISIÈME TABLEAU: Le sang coule (3 décente
bre 1851). — Dans la maison de la rue P>cpu$,
où ils habitent, Mme Dupré, veuve du geàHefi
1
Dimanche 29 Décembre 1907.
J 1
^R5f)&J9 IË. ^1 BT T!^
Rédacteur en Chef : G. de PAWLOWSKt
RÉDACTION & ADMINISTRATION :
27, Boulevard Poissonnière, PARIS
TÉLÉPHONE : 288-07
Adresse Télégraphique : COMŒDIA--PARIS
ABONNEMENTS :
- UN AN 6 MOIS
ParisetDépartemeIlts. 24 fr. 12 fr.
Etranger. 40 » 20 »
RÉDACTION & ADMINISTRATION =
27, Boulevard Poissonnière, PARIS
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1ABONNEMENTS:
UN AN S MO"
UN AN 6 MOIS
Paris et Départements 24 fr. 12 Fr,
étranger 40 D 20 »
billets de Faveur
Une heure du matin. Sur le trottoir
du boulevard. M. Chon, Mme Chon
'; - et M. Jehan Fardot, rédacteur aux
Fausses-Nouvelles, viennent de sor-
tir du Café Riche. Avant de héler
un fiacre, M. et Mme Chon prennent
congé de jehan Fardot.
Mme CHON, à Jehan Fardot. — Et en-
?re tous mes remerciements, cher mon-
teur ! t
M. CHON, à Jehan Fardot. — En. vé-
Nté, elle est très drôle, cette pièce des
n..°Uveautes. Tous, tous mes remercie-
ments.
Jehan FARDOT. - Ne me remerciez
e onc pas! La moindre des choses. Il
st tout logique que nous autres, jour-
listes, nous fassions profiter nos amis
es billets de faveur que nous pouvons
vOIr.
Mme CHON. - Au fait, cher mon-
!eur, voulez-vous nous faire un plai-
IrJ?'" Venez dîner, sans façon, lundi.
* Jehan FARDOT. — Lundi? lundi?.
.pit. (Souriant.) Si vous n'y voyez pas
conv nient, je vais même faire une
t ose. vous préparer demain une let-
are. une demande de places, adressée
y secrétaire général de l'Ambigu.
vOUS la mettrez à la poste lundi matin.
.0us irez chercher la réponse lundi à
l* heures. Et nous irons à l'Ambigu
Près le dîner.
M. CHON, serrant chaleureusement les
alns de Fardot, une dernière fois. -
g?nvenu, cher ami, convenu! A lundi.
lner et Ambigu.
Dans la voiture, qui ramène M. et Mme
Chon chez eux.
MONSIEUR. — Eh bien! qu'en dis-tu?
KHC été assez bien inspiré, aux Petites-
ses, cet été, en me liant avec M. Far-
* MADAME. — Il faut avouer qu'aller au
.eâtre dans ces conditions, c'est un vé-
teble plaisir.
'MONSIEUR.- - Rappelle-toi les autres
M1sV« Deux malheureux fauteuils!.
f oÚs en avions tout de suite pour seize
rancs!.
MADAME. - Je suis sûre que la loge
(ue nous occupions ce soir se paye, en
OCation, au moins trente francs!
MONSIEUR, riant. — Trente francs!
u ^pfijfifsàntes /.T'ÎPènEiàht i'ehtr'acte,
ans le hall, j'ai discrètement jeté un
c%p d'œil sur le tarif dès places. Sais-tu
zombien elle coûtait notre loge? Qua-
rrte-cinq francs, pas un sou de moins !
MADAME. — N'est-ce pas que j'ai eu
r elson de l'inviter à dîner pour lundi?
MONSIEUR. — Sûrement, tu as eu rai-
^?n> sûrement. Que joue-t-on, à l'Am-
en ce moment?
Rue de Rome. Au bord du trottoir.
Monsieur et Madame viennent de des-
cendre de voiture.
..MONSIEUR, après avoir vainement
^rché de la monnaie dans son gousset
c 1 Tu n'aurais pas deux francs, ma co-
r mité?
,.' MADAME, après avoir exploré l'inté-
leUr de sa bourse. — Non, mon ami.
« MONSIEUR. — Non!. Comment, est-
Ir Possible?. Je t'ai donné soixante
8ncs, hier!
ADAME. - Comment c'est possi-
tw ••• Je n'en sais rien. Je ne me suis
aurifié les dents avec tes trois louis.
Ous compterons dans un instant.
Chez eux. Monsieur, déjà en caleçon,
est installé à un petit bureau, son li-
vre de comptes ouvert devant lui;
Madame, déjà en pantalon, se pro-
mène de long en large.
MONSIEUR. — Là. Dicte. Alors,
^cris : Donné à Elise, 60.
MADAME, le front plissé, l'esprit
tendu pour n'omettre aucun article. -
Voyons?.. D'abord?. Ah! oui. D'a-
bord, il a fallu mettre à la poste, ce ma-
tin, la lettre qu'avait préparée M. Far-
dot, pour les Nouveautés.
MONSIEUR. — J'inscris: lettre, 0,10.
MADAME. - Mais non, pas 0,10!.
0,30. Pour attirer plus sûrement l'atten-
tion de M. Lionel Meyer, le secrétaire,
nous avions décidé d'envier la de-
m aIlde. de place par pneumatique.
^MONSIJEUR. — C'est juste. (Inscrivant.)
Pneumatique, 0,30.
MADAME. — Après?. Occupons-nous
tout de suite du dîner, si tu veux bien:
Dîner. oui, c'est bien cela. Dîner :
34 francs. 35. -
MONSIEUR, sursautant. -''j'ai mal en-
tendû!. Dîner, 34 francs 35?
MADAME. — Ma foi, ne m'avais-tu pas
dit : « Arrange-toi pour que le dîner' ne
soit Pas: trop riquiqui. Ce M. Fardot
nous fait une amabilité, c'est bien le
moins que nous. »
S^^NSÎEUR, inscrivant. — Dîner :
MADAME. — A présent. voyons.
(Apr es un temps.) Ah! oui!. Omnibus,
à six heures, pour aller chercher la ré-
ponse à la demande de places : trente
ttnti es.
0(3QNsiEUr, inscrivant. — Omnibus,
MADAME. — Pour revenir des Nou-
veautés avec la réponse, voiture: 2,25.
MONSIEUR. — Comment, voiture? Tu
as pris une voiture?
MADAME. — Dame! ne m'avais-tu pas
recommandé: « S'il y a des places, dé-
pêche-toi surtout de rentrer, pour qu'on
puisse se mettre à table de bonne heure ;
il est Inutile d'arriver au milieu du troi-
sièm e acte. »
ONSIEUR, inscrivant. - Taxi : 2,25.
MADAME. — Je t'en prie, ne prends
pas ces airs-là ! Si je te charge deux
vingt-cinq de taxi, c'est parce que,
comme c'était convenu, j'ai fait arrêter
le nacre devant les Galeries Lafayette.
MONSIEUR, très surpris. — Tu as fait
arrêter le fiacre devant les.?
MADAIE. - Ah! ça, Gustave, perds-
tu la mémoire? Oui ou non, avions-
nous, tous les deux, des gants neufs, ce
soir? Oui ou non, m'avais-tu déclaré, ce
matin: « Nos places ne seront pas des
places numérotées comme lorsque nous
payons. Selon que la main qui tiendra le
billet au contrôleur, sera plus ou moins
bien gantée, le contrôleur nous placera
plus ou moins bien. Il importe donc
que. »
MONSIEUR, résigné. — Gants. com-
bien?
MADAME. — 9 francs 50 les deux
paires.
MONSIEUR, inscrivant. — Gants : 9,50.
MADAME, après avoir réfléchi un mo-
ment. — Je ne vois plus rien. Ah! si,
cependant!. En descendant de voiture,
devant les Nouveautés, je t'ai glissé
dans la main une pièce de quarante
sous, pour le cocher.
MONSIEUR, inscrivant. - Deuxième
voiture: 2.
MADAME. — Et puis. et puis. au
café Riche, à la fin du souper, tu m'as
demandé quinze francs.
MONSIEUR, inscrivant. — Argent ren-
du: 15.
C'est tout, cette fois?. Oui?/;. (To-
talisant à mi-voix.) 34. 36. 45. 47.
61. (A lui-même.) Soixante et un francs
quatre-vingt centimes!. Ils y sont, les
soixante francs! Je n'aurais jamais cru
ça! 61 francs 80!. Et dans cette addi-
tion, ne figurent ni les huit francs que
j'ai rajoutés pour le souper, ni les con-
sommations pendant l'entr'acte, ni.
Trois heures du matin.
MONSIEUR, se retournant dans le lit.
— Tu dors, ma cocotte?
MADAME. - Oui. Pourquoi?
MONSIEUR. -:--'T'inquiète pas. C'est
moi qui me lève. Une lettre à écrire.
MADAME. - Une lettre!. A qui?
MONSIEUR. - Qu'en penses-tu? J'ai
envie de faire jeter à la boîte, dès la
première heure, un mot pour M. Far-
dot ; je lui dirais que nous n'y avions
plus songé, mais que nous ne sommes
pas libres lundi; ique mous amonS chez
ta mère?. Je passerai louer deux fau-
teuils à la Porte-Saint-Martin.
Max et Alex FISCHER.
(Traduction réservée.)
De sensationnelles questions d'actualité
nous obligent -à publier demain par excep-
tion, en place de notre chronique habi-
tuelle, ûm article d'information dont la cu-
rieuse documentation intéressera, noMs en
sommes persuadés, tous les amis des lettres.
Échos
Ce soir, à huit heures, à l'Opéra, repré-
sentation de gala au bénéfice de la, Société
des Artistes et Amis de l'Opéra, et de la
Caisse des Retraites de l'Opéra-Comique.
c
omment aura lieu la transmission des
pouvoirs de l'ancienne à la nouvelle
Direction de 1 Opéra t
Voici: La nouvelle direction assistera, le
31 décembre, à la représentation au béné-
fice du petit personnel, puis elle se rendra
sur la scène où, devant M. Bernheim, com-
missaire du gouvernement, elle prendra of-
ficiellement la charge du bâtiment; les clés
lui seront alors remises.
Le 1er janvier, dans la matinée, MM.
Messager et Broussan recevront les chefs
de service.
Le 2 janvier, enfin, M. Dujardin-Beau-
metz installera 'officiellement les nouveaux
directeurs et leur présentera le personnel.
M. Mollard, on le voit, n'aurait pas mieux
fait.
L
e monde ou l'on conspire. 1.
M. Briand est un des seuls minis-
tres de ! Instruction publique et des ceaux-
Arts queues beaux-arts et l'instruction pu-
blique semblent ne pas laisser complète-
ment indifférent.
Il ne lui suffit pas d'intervenir avec une
autorité très renseignée dans les discussions
qui sont soulevées au Parlement sur le
sujet des théâtres subventionnés -' parti-
culièrement la Comédie-Française. Il ne lui
suffit pas de mander tour à tour dans, son
cabinet officiel l'administrateur général et
les principaux sociétaires. Il veut, en outre,
se documenter par des confidences privées.
Et c'est pourquoi, il y a quelques jours,
il déjeunait chez une grande tragédienne
de la Maison, en compagnie de quelques
mécontents qui devaient donner ou à qui
l'on devait offrir leur « démission
Et M. Briand a peut-être, ce jour-là, par
d'heureuses négociations, préparé l'apaise-
ment prochain.
IL en a-vu bien d'autres avec les arche-
vêques l
1
L
es pierres qui meurent.
M. Maurice Desvallières, l'un des au-
teurs',. de Champignol malgré lui, nous
adresse l'intéressante lettre suivante:
Mon cher confrère,
J'ai lu dans plusieurs journaux que le vieil
immeuble de la place Louvois qu'on vient de
livrer à la pioche des démolisseurs, occupe l'em-
placement de l'ancien Opéra.
Il y a là une légère erreur que je vous de-
mande la permission de, rectifier en ajoutant
quelques renseignements, puisés aux sources les
meilleures, qui pourront amuser les lecteurs de
Comœdia qui s'intéressent, comme moi, au
Paris d'autrefois.
Sur la place Louvois d'aujourd'hui s'élevaient
jadis, non pas une seule, mais deux salles de
spectacles: l'Académie de musique et le théâtre
Louvois.
L'Académie de musique, qui* fut édifiée en
1794 sous le premier nom de « théâtre des
Arts », ne se trouvait pas, comme on l'a dit,
à l'endroit où s'élève l'immeuble qu'on est en
train de démolir; mais, elle' occupait exactement
l'emplacement du square Louvois actuel.
Après l'assassinat du duc de Berry, qui fut
frappé par Louvel entre le coin de la rue Riche-
lieu et le 5 de la rue Rameau, il fut décidé
que le théâtre serait « rasé » et l'Opéra émigra
rue Le Peletièr.
Le second théâtre de la place Louvois était
situé, lui, au n° 6 de la rue Louvois.
Construit en 1791, sous le nom de « théâtre
des Amis de la Patrie », il fut successivement
(( théâtre Français de la rue Louvois, théâtre de
l'Impératrice, théâtre Italien », puis transformé
en magasin de décors et démoli en 1900 pour
devenir ce qu'il est actuellement: une école de
la ville.
Ce petit théâtre Louvois, oublié aujourd'hui
et presque inconnu de tous, évoque pourtant de
curieux souvenirs. C'est là que, sous le Consulat
et le commencement de l'Empire, le vaudevilliste
Picard, à la fois directeur, auteur et acteur, fit
représenter et joua lui-même: La Petite Ville,
Les Ricochets, et la plupart de ses plus jolies
pièces.
Croyez, mon cher confrère, à mes sentiments
les plus cordiaux.
Maurice DESVALLIÈRES.
L
'incident Artus-de Nion-Jules Bois.
M. Louis Artus. nous l'avons dit. a
été entendu par la Commission des auteurs ;
il a accepté de s'en rapporter à son arbi-
trage. Une sous-commission a été nommée
qui est composée de MM. Pierre Wolff,
Henry Bernstein et Paul Gavault
c
ritique.
Le poète de l'ancienne Revue Blan-
che, l'ex - fonctionnaire sous - préfectoral,
l'auteur de 20.000 âmes, le conférencier,
l'échotier, le journaliste, devient critique.
La Vie Parisienne, en effet, a choisi
M. Franc-Nohain pour critique dramatique.
Toutes nos félicitations,
L
es gens renseignés.
C'est une fièvre bien curieuse qui,
chaque année, agite le public quand revient
le moment des élections de sociétaires au
Théâtre-Français.
Tout le monde veut être tenu au courant
des plus menues intrigues de couloirs. Les
jeunes vendeurs des magasins de nouveau-
tés, les vieux employés de Ministères.-les
commis-voyageurs en pâté dentifrice et tout
Je peuple des»concierges discutent, d'un air
entendu, les menées de Mlle Y., les in-
fluences de M. X. et les projets du Co-
mité.
Et comme les journalistes ont pour devoir
de raconter à leur public non pas ce qui
se passe, mais ce que ce public désire qui
se soit passé, ils inventent des complica-
tions qu'ils narrent en termes sybiIIins.
Et quand ils sont à court d'imagination,
ils recourent aux interviews. Mais les per-
sonnages renseignés sont muets. On inter-
roge alors, comme avant-hier un. de nos
confrères du soir, M. Frédéric Febvre, qui
a quitté depuis environ quinze ans la mai-
son de Molière. Et M. Febvre — ex-vice-
doyen — étant absent, on enregistre la ré-
ponse de sa femme; à son défaut, on au-
rait sans doute consulté sa cuisinière, ou
les fournisseurs du quartier.
Il y a justement, par là, un boulanger
qui s'appelle Coquelin!
p
lusieurs millions à la disposition de
l'expert Dusausoy, 4, boulevard des
Italiens, qui acnete de suite, a première
vue et à leur réelle valeur, bijoux, diamants
et pierres fines. Grand choix d'occasions
pour le Jour de l'An.
L
es gaietés de l'enseigne.
Rue Saint-Martin, près de la - rue
Rambuteau, une maison meublée de mo-
deste apparence. Sur ^la façade, on. peut
lire : *
Hôtel Molière et de l'Epicerie.
Signalons; ne commentons pas.
P
our les cadeaux de Noël et du Jour de
l'An, nous conseillons vivement une
visite à-de Kiuze, je, oouievard des Ita-
liens, dont les célèbres diamants et les per-
les reconstituées garanties inaltérables,
sont connus du monde entier.
A la suite d'une entente avec le célèbre
joaillier, Comoedia a obtenu, « mais pour
huit jours seulement »' une remise de
10 %,à ses lecteurs se présentant munis
du bon imprimé en dernière page.
D
ans les luxueux magasins de Leroy,
22, rue Réaumur, une foule élégante
se presse chaque jour pour y faire l acqui-
sition de ces merveilleux objets, du goût
le plus pur et susceptibles d'être offerts en
cadeaux du Jour de l'An.
p
iOur les étrennes, abonnez vos amis,
leurs enfants et les vôtres à La Musi-
que de Theâtre et ae isaion, la nouvelle pu-
blication qui révolutionne le commerce mu-
sical. L'abonnement, de 12 francs, est com- --
plètement remboursé par 14 francs de vo-
lumes offerts gratuitement. La collection
de l'année représentera 160 francs de mu-
sique et donnera les chefs-d'œuvre les plus
connus de l'Opéra, de l'Opérette, du Chant
et de la Danse.
Le premier numéro, partout : 25 centi-
mes. --
NOUVELLE A LA MAIN
p
endant la répétition de la grande scène
d'amour, au théâtre X., le régisseur,
exaspéré :
— Petite oie, je t'ai déjà dit vingt fois
que tu ne devais pas sortie côté jardin !
— Pensez-vous que je vais sortir côté
basse-cour? 11 >
Le Masque de Verre,
Opéra-Comique
A PROPOS D' « IPHIGENIE »r
Une lettre
de M. Carré
En réponse à l'article sur Iphigénie en Aulide,
que Comœdia a publié hier, notre éminent colla-
borateur, M. Vincent ti'Indy, a reçu, du direc-
teur de l'Opéra-Comique, la lettre suivante:
« Paris, le 28 décembre 1907.
, « Mon cher monsieur Vincent d'Indy,
« Non, je ne vous rendrai pas Phèdre et
Hippolyte.
« Lorsque mon ami Jules Bois vint me
proposer de transformer en opéra sa belle
tragédie d'Hippolyte couronné, je vous dé-
signai aussitôt comme le plus capable d'écri-
re une œuvre de cette importance.
« Ce choix vous prouve que je ne suis
M. AL. CARRE
pas aussi mauvais musicien que vous le
dites.
« Je pourrais encore me défendre contre
votre reproche en publiant tout ce que vous
m'avez écrit à propos de Fervaal, qui fut
le premier ouvrage que je montai en pre-
nant possession de la direction de l'Opéra-
Comique. (Il y a dix ans de cela. Vous l'avez
oublié!) Mais je déteste ce jeu de petits
papiers. -
« Vous avez accepté d'écrire la musique
de Phètireet-Hippolyte et vous êtes venu
me remercier.
« Que s'est-il pàssé: depuis ?
a js .je vais vous Je dire, -
« Il s'est passé que la direction nouvelle
de l'Opéra vous a demandé l'ouvrage que
vous étiez en train de préparer, et que, sans
doute, vous avez regretté de vous être en-
gagé avec moi.
« C'est alors que, très ingénument, rem-
plissant vos poches de cailloux comme le
Petit Poucet, vous êtes venu les lancer dans
les vitres de l'Opéra-Comique, comptant me
pousser à quelque extrémité, par exemple
à celle de priver mon théâtre de l'honneur
de monter une œuvre de vous, en vous
rendant votre parole. x
« Vain calcul, cher monsieur Vincent
d'Indy.
« Phèdre et Hippolyte m'appartient, j'y
tiens, et nul autre que moi n'en aura l'étren-
ne. Vous eussiez donc mieux fait d'em-
ployer à parachever cette œuvre le temps
que vous venez de perdre à vous essayer
dans le rôle ingrat de critique musical.
« Je reste votre admirateur.
« Albert CARRÉ. W
L'art multiple
Il me souvient d'un grand banquet offi-
ciel donne à Toulon et dans lequel, en rai-
son de la multiplicité des convives, on se
décida à fractionner le menu par tables.
A l'une on n'avait que des hors-d'œuvre,
à l'autre que des glaces et si les amateurs
de soupes variées pouvaient être satisfaits
à certaines places, les amateurs de gigot,
par contre, ne mangeaient que du gigot à
l'autre bout de la salle. ■ ,
Ce système culinaire est, somme toute,
celui que l'on emploie actuellement. un peu
partout en matière artistique. Comme des
maniaques nbjus nous obstinons, dans nos
musées, à détruire l'hartponiç des stèles
passes et à classifier, le§: objets comme le
feraient des sauvages qui ne s'habilleraient
qu'avec des chapeaux ôu seulemènt avec
des souliers réunis les uns aux uuue*.
Dar¡s' tel palais nous ne mettons que des
tapisseries. dans tel autre que des peintu-
res, dans un autre encore des sculptures,
exclusivement, - et ces objets- d'art faits
autrefois, pour se compléter l'un l'autre
dans l'ensemble harmonieux d'une dééora-
tion intelligemment conçue, perdent toute
leur valeur ainsi groupés suivant la mode
des îles'Sandwich. •
Parfois, en raison du manque de place-,
on est cependant forcé de - mairitenir dans
les musées la présence simultanée'de. quel-
ques obièts disparates;'cela se voit dans
certaines salles du Loutre; à Cluny, aux
Offices de Florence ou au Palais Pitti, et,
dès lors, nous n'avons plus assez d'émer-
veillement pour admirer ce qui n'est, som-
me toute, qu'un retour à la simple logique.
Il va de soi qu'en matière théâtrale la
même classification barbare se produit.
Dans tel théâtre on ne mange que de la
musique, dans tel autre que de la prose,
que, du rire ou des larmes.
Partois, cependant, toujours en raison du
manque'de place, un mélange se produit:
tantôt c'est un ballet qui subsiste dans un
opéra, tantôt une chanson ancienne intro-
duite dans une comédie, et, chaque fois, le
succès est certain. Dans les petites revues
de petits théâtres et dans les représenta-
tions populaires où l'influence des mœurs
officielles se tait, moins sentir et où l'on
suit davantage l'instinct populaire, ce mé-
fange est presque de règle. Il se fait sou-
vent sous une forme très primitive, mais
il n'en a pas moins le plus grand succès
et le clown, anglais restera toujours, en
matière d'art, le bouffon qui indique le
vrai, lorsqu'il trépigne, chante, parle et
danse tout, ensemble.
G. m PAWLOWSKL
Comédie-Française
L'AFFAIRE MAS-CLARETIE
L'incident
est clos
Notre excellent collaborateur M. Emile
Mas a reçu, .hier,, la lettre suivante, dont
l'envoi lui avait été officieusement an-
noncé depuis quelques jours déjà, mais
dont la forme définitive restait à trouver:
Mon cher collègue,
A la suite de l'inscription nominative dès
membres de l'Association de la Critique sur
le registre d'entrée de la Comédie-Fran-
çaise, notre président ayant exprimé à M.
Jules Claretie le regret qu'une' mesure si
libérale comportât des exceptions, celui-ci,
avec beaucoup, de bonne grâce, vient de
consentir .à lui restituer un caractère abso-
M. CLARETIE
lument gênera. 'Il en avise M. Adolphe
Brisson. En conséquence de cette décision
nouvelle, vous vous trouvez donc, comme
membre de l'Association, admis à bénéficier
du droit d'entrée .accordé à nos collègues.
Je suis heureux de vous en taire part,
et je vous prie d'agréer, mon cher. collè--
gue, l'expression de mes meilleurs, senti-
ments.. , ,
.Maxime AUGUSTE-VITU,
secrétaire général •
de l'Association de la Critique.
Bien que connue dans une forme in-
4ÎCSÇ&- ~j~ détoure pp.s
moins, au Tond, très franche et très
nette, elle met fin sans conditions et sans
restrictiôns à une situation qui paraissait
pour tout* le monde résulter d? un inexpli-
cable malentendu.
Dans de pareilles conditions, nous
aurions, on le comprend, mauvaise grâce
d'insister plus longtemps, et nous consi-
dérons l'incident comme définitivement
clos.
'COMŒDIA.
Opéra
DE' L'OPERA lA COVENT-GARDEN
Les projets e.
de M. Gailhard
Le 31 décembre; M. Pedro Gailhard re-
mettra entre les mains de MM. André Mes-
sager et Albert. Broussan, les destinées de
notre Académie Nationale de Musique el
de Danse.
Il semblait peu probable que M. Gail-
hard put renoncer, en pleine force physi"
que, en pleine activité intellectuelle, à met-
tre au service de l'Art, une expérience
de tant d'années.
Comœdia a appris, hier, et s'empressa
d'en faire part à ses lecteurs - une très
heureuse nouvelle. M. Gailhard, depuis
quelques mois, caresse l'espoir d'être nom-
mé à la la direction du théâtre de Covent-
Garden. Mais rien n'est encore définitif,
M. GAILHARD
bien que des pourparlers aient été engagés
depuis deux mois:
« Je rêve, à déclaré-l'ancien directeur
de l'Opéra, d'organiser un Opéra national
pour l'Angleterre, avec un Conservatoire'
qui aurait des succursales dans les princi-
paux centres provinciaux. Dans ces écoleaj
on étudierait l'art vocal, lyrique et drainai
tique, ce qui est essentiel pour former wr.
chanteur. Je crois que le public britannique'
serait mûr pour ce changement — mùri
pour Un théâtre national avec subventioni
de 'I;Etat, ---, si on lui mettait sous les yeor
un ensemble artistique parfaifsous tous le^
rapports. ,-
« Oui, ajoute-t-il, il y a quelque chose à
faire, assurément. Par exemple, si les prie-,
cipaux artistes chantent en français ou enfi
allemand, pourquoi les chœurs continuent-
ils de chanter en anglais? C'est cho-r
quant! »
Nous serons fixés, avant qu'ils soit long-i
temps, sur l'accueil qui a été réservé, dans
les sphères artistiques londoniennes, au !
très intéressant projet. conçu par M. Gai*
lhard.
COMÉDIE DE L'ÉPOQUE
•
NAPOLÉON III
T. ,
Pièce en 4 actes et 8 tableaux de MM. Julien et MarceÏ PfioËet
SOMMAIRE
PREMIER TABLEAU : L'Evasion (Ham, 26 mai
1846)-. -. Prisontliet au château de Ham, le prin-
ce Louis-Nàpoléon s'évade, grâce à la complicité
VICTOR HUGO; BtlÜidri,
{photos Brtmeëri
., LE MINISTRE POMPINEL Le maréchal BAZAINE
An milieu : NAPOLEON III. —; A gauche: L'IMPERATRICE. — A droite: HÉLÈNE DUPRB
de la fille du geôlier, Hélène, qui l'aime, et lui
donné les vêtements-du maçon -Pompinel.
DEUXIÈME TABLEAU; Vers le trône (2 décem-
bre i851). — Grisé par l'exemple du grand em*
pereur, son oncle, le président de la République
Louis-Napoléon Bonaparte accomplit le coupi
d'Etat en dépit des conseils de son ami d'enfoncé
le commandant Bernard.
TROISIÈME TABLEAU: Le sang coule (3 décente
bre 1851). — Dans la maison de la rue P>cpu$,
où ils habitent, Mme Dupré, veuve du geàHefi
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