Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1923-08-21
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 21 août 1923 21 août 1923
Description : 1923/08/21 (T24,N2432). 1923/08/21 (T24,N2432).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k64671040
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 30/09/2013
* MINISTÈRE
», DES
PPAIRES ÉTRANGÈRES
N° 2432
Mardi 21 août 1923
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — Il est donne ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits,
et des résumés, ceux-ci imprimés en petits caractères. Les articles
traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
-
-
- - Une lettre de M. Hans
PRESSE ALLEMANDE. - lin,e letti,e de Hans
, frelbruch à M. Theunis (Deutsche Allge-
rneine Zeitung): — La Grande-Bretagne
- et les réparations (Otto Gaup dans Han-
n°verscher Kurier).
SE ANGLAISE. - Le discours de M. POIN-
caré à Gharleville (Times, Daily News).
- La légalité de l'occupation de la Ruhr
(Daily Mail).
p!{ESSF.: ITALIENNE. - La Grande-Bretagne
et les èparations (Luigi Einaudi dans
Arriéré della Sera).
: POLITIQUE GENERALE
$
OIQINES
§ ET RESPONSABILITÉS
i DE LA GUERRE
1 LETTRE DE M. HANS DELBRUCK
C" THEUNIS. - * Le professeur Hans
H, nous transmet la lettre suivante
qlle l' ée au président du Conseil de Belgi-
hunis, :
Votre Excellence écrit dans la note au
leIlla. ernernent anglais du 30 juillet que l'Al-
h" gne elle-même conteste encore sa res
Le Illté dans la guerre mondiale.
lollg JVeiu York Herald (19.7) a publié un
ar^cle selon lequel cette conception
fti^ ncie serait mon œuvre : ceux-là mê-
e qUI étaient d'un autre avis en AUema-
it Paient, paraît-il, changé d'avis à la
ite e mon enquête et de mes efforts, et
I Cmagne serait aujourd'hui d'opinion
I t4s lrïle dans la question des responsabili-
tés grâce à l'action d'un professeur alle-
à l'action d'un professeur alle-
t là une forte exagération : outre moi-
> beaucoup d'autres savants ont élu-
dié la question des responsabilité, et non
seulement des Allemands, mais aussi des
Anglais, des Américains et. des Français ;
ils sont arrivés au même résultat que moi
ou à des conclusions analogues, et ils ont
leur part dans la transformation qui s'est
accomplie dans l'opinion au sujet des origi-
nes lie la guerre. Néanmoins j'ai pris tant
de part à cette lutte dans le monde savant
et dans les milieux politiques, que je me
sens en droit de relever ce défi contenu dans
la note de votre Excellence.
Je me déclare prêt à prouver devant n'im-
porte quel Tribunal à déterminer que la res-
ponsabilité de la guerre est injustement at-
tribuée à l'Allemagne. Je suis prêt égale-
ment à tirer au clair cette question par tout
autre moyen. Et par exemple je m'en remets
à Votre Excellence du soin de nommer un
savant belge avec lequel je débattrai la
question soit en public, soit en conversation
privée. Peut-être Cologne serait-elle le lieu
qui conviendrait pour cet entretien. Je me
déclare également prêt à me rendre à
Bruxelles, pourvu que le gouvernement bel-
ge garantisse ma sécurité personnelle.
Du fait. que Votre Excellence a mêlé cette
question .:- en soi purement historique -
aux discussions politiques actuelles, la ques-
tion a pris une importance qui dépasse de
beaucoup la science historique. Je me crois
donc en droit d'espérer fermement que Vo-
tre Excellence ne déclinera pas ma proposi-
tion, mais au contraire l'aidera à se réaliser
sous une forme ou sous une autre ». —
Hans Delbrück. ,
DEUTSCHE ALLGEMElNE ZEITUNG,
15.8, soir.
L ———
LES RÉPARATIONS
LE DISCOURS DE M. POINCARE A
GHARLEVILLE. — PRESSE ANGLAISE. — La
réponse française à la note britannique su-
bit un retard et ne sera communiquée, ap-
paremment, à Londres, que mardi après-
midi. A s'en rapporter au discours prononcé
hier à Charleville par M. Poincaré, il ne
semble pas que la note française doive con-
tenir aucune révélation nouvelle. Le désir
exprimé par le Premier Ministre français en
en faveur d'une unité d'action entre les al-
liés, nous l'avons toujours partagé entière-
ment. Il convient de rappeler que, depuis la
conclusion de la paix, la Grande-Bretagne,
pour sa part, n'a. guère- monré de disposi-
tion à agir séparément. Dans toutes les pro-
positions faites au nom de la Grande-Bre-
tagne en vue de l'exécution plus effective
du traité de paix, nous nous sommes lou-
jours efforcés de nous assurer l'appui et la
coopération de la France. Il 11 été commis
suffisamment d'erreurs au nom de la
Grande-Bretagne, mais faction séparée n'a
pas été au nombre de ces erreurs. Nous
sommes toujours convaincus que le meilleur
moyen d'assurer la stabilité européenne est
une collaboration loyale sur un pied d'éga-
lité de la part de la France et de la Grande-
Bretagne. Mais il ne suffit pas simplement
de répéter que l'on désire cette coopération
pour l'assurer. Dans les circonstances ac-
tuelles la manifestation de ce désir par le
Premier Ministre français a sa valeur. Il
existe certaines habitudes, certains senti-
ments profonds que l'on ne saurait perdre
de vue et qui ajoutent à la souffrance aiguë
causée par nos divergences politiques ac-
tuelles. Néanmoins ces divergences existent
et elles sont très réelles. Lorsque la France
est entrée dans la Ruhr au mois de janvier,
malgré la désapprobation expresse du Gou-
vernement britannique, elle a procédé à une
action séparée en invoquant la nécessité de
défendre des intérêts communs. Quels que
puissent être nos désirs, le fait demeure que
les alliés agissent séparément à l'égard d'un
problème qui les intéresse les uns comme
les autres, profondément.
Depuis plus de sept mois la France s'ef-
force de résoudre le problème des répara-
tions à sa manière et indépendamment de
sa principale alliée. Autant qu'on peut le
voir en ce moment, elle n'a pas l'intention
de rien changer à sa manière d'agir et cela
malgré le fait que l'occupation continue de
la Ruhr a eu pour effet de transformer la
désapprobation prudente et anxieuse expri-
mée tout d'abord par le Gouvernement bri-
tannique en une protestation comme celle
que contient la dernière note anglaise. M.
Poincaré semble estimer toujours que l'unité
d'action ne peut être réalisée que si la
Grande-Bretagne donne son consentement à
la politique poursuivie actuellement par la
France. « En persévérant dans notre tâche,
dit-il, nous espérons ne jamais nous sépa-
rer beaucoup de nos alliés. » Cette parole
n'est guère intelligible, si elle ne donne pas
», DES
PPAIRES ÉTRANGÈRES
N° 2432
Mardi 21 août 1923
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — Il est donne ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits,
et des résumés, ceux-ci imprimés en petits caractères. Les articles
traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
-
-
- - Une lettre de M. Hans
PRESSE ALLEMANDE. - lin,e letti,e de Hans
, frelbruch à M. Theunis (Deutsche Allge-
rneine Zeitung): — La Grande-Bretagne
- et les réparations (Otto Gaup dans Han-
n°verscher Kurier).
SE ANGLAISE. - Le discours de M. POIN-
caré à Gharleville (Times, Daily News).
- La légalité de l'occupation de la Ruhr
(Daily Mail).
p!{ESSF.: ITALIENNE. - La Grande-Bretagne
et les èparations (Luigi Einaudi dans
Arriéré della Sera).
: POLITIQUE GENERALE
$
OIQINES
§ ET RESPONSABILITÉS
i DE LA GUERRE
1 LETTRE DE M. HANS DELBRUCK
C" THEUNIS. - * Le professeur Hans
H, nous transmet la lettre suivante
qlle l' ée au président du Conseil de Belgi-
hunis, :
Votre Excellence écrit dans la note au
leIlla. ernernent anglais du 30 juillet que l'Al-
h" gne elle-même conteste encore sa res
Le Illté dans la guerre mondiale.
lollg JVeiu York Herald (19.7) a publié un
ar^cle selon lequel cette conception
fti^ ncie serait mon œuvre : ceux-là mê-
e qUI étaient d'un autre avis en AUema-
it Paient, paraît-il, changé d'avis à la
ite e mon enquête et de mes efforts, et
I Cmagne serait aujourd'hui d'opinion
I t4s lrïle dans la question des responsabili-
tés grâce à l'action d'un professeur alle-
à l'action d'un professeur alle-
t là une forte exagération : outre moi-
> beaucoup d'autres savants ont élu-
dié la question des responsabilité, et non
seulement des Allemands, mais aussi des
Anglais, des Américains et. des Français ;
ils sont arrivés au même résultat que moi
ou à des conclusions analogues, et ils ont
leur part dans la transformation qui s'est
accomplie dans l'opinion au sujet des origi-
nes lie la guerre. Néanmoins j'ai pris tant
de part à cette lutte dans le monde savant
et dans les milieux politiques, que je me
sens en droit de relever ce défi contenu dans
la note de votre Excellence.
Je me déclare prêt à prouver devant n'im-
porte quel Tribunal à déterminer que la res-
ponsabilité de la guerre est injustement at-
tribuée à l'Allemagne. Je suis prêt égale-
ment à tirer au clair cette question par tout
autre moyen. Et par exemple je m'en remets
à Votre Excellence du soin de nommer un
savant belge avec lequel je débattrai la
question soit en public, soit en conversation
privée. Peut-être Cologne serait-elle le lieu
qui conviendrait pour cet entretien. Je me
déclare également prêt à me rendre à
Bruxelles, pourvu que le gouvernement bel-
ge garantisse ma sécurité personnelle.
Du fait. que Votre Excellence a mêlé cette
question .:- en soi purement historique -
aux discussions politiques actuelles, la ques-
tion a pris une importance qui dépasse de
beaucoup la science historique. Je me crois
donc en droit d'espérer fermement que Vo-
tre Excellence ne déclinera pas ma proposi-
tion, mais au contraire l'aidera à se réaliser
sous une forme ou sous une autre ». —
Hans Delbrück. ,
DEUTSCHE ALLGEMElNE ZEITUNG,
15.8, soir.
L ———
LES RÉPARATIONS
LE DISCOURS DE M. POINCARE A
GHARLEVILLE. — PRESSE ANGLAISE. — La
réponse française à la note britannique su-
bit un retard et ne sera communiquée, ap-
paremment, à Londres, que mardi après-
midi. A s'en rapporter au discours prononcé
hier à Charleville par M. Poincaré, il ne
semble pas que la note française doive con-
tenir aucune révélation nouvelle. Le désir
exprimé par le Premier Ministre français en
en faveur d'une unité d'action entre les al-
liés, nous l'avons toujours partagé entière-
ment. Il convient de rappeler que, depuis la
conclusion de la paix, la Grande-Bretagne,
pour sa part, n'a. guère- monré de disposi-
tion à agir séparément. Dans toutes les pro-
positions faites au nom de la Grande-Bre-
tagne en vue de l'exécution plus effective
du traité de paix, nous nous sommes lou-
jours efforcés de nous assurer l'appui et la
coopération de la France. Il 11 été commis
suffisamment d'erreurs au nom de la
Grande-Bretagne, mais faction séparée n'a
pas été au nombre de ces erreurs. Nous
sommes toujours convaincus que le meilleur
moyen d'assurer la stabilité européenne est
une collaboration loyale sur un pied d'éga-
lité de la part de la France et de la Grande-
Bretagne. Mais il ne suffit pas simplement
de répéter que l'on désire cette coopération
pour l'assurer. Dans les circonstances ac-
tuelles la manifestation de ce désir par le
Premier Ministre français a sa valeur. Il
existe certaines habitudes, certains senti-
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causée par nos divergences politiques ac-
tuelles. Néanmoins ces divergences existent
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est entrée dans la Ruhr au mois de janvier,
malgré la désapprobation expresse du Gou-
vernement britannique, elle a procédé à une
action séparée en invoquant la nécessité de
défendre des intérêts communs. Quels que
puissent être nos désirs, le fait demeure que
les alliés agissent séparément à l'égard d'un
problème qui les intéresse les uns comme
les autres, profondément.
Depuis plus de sept mois la France s'ef-
force de résoudre le problème des répara-
tions à sa manière et indépendamment de
sa principale alliée. Autant qu'on peut le
voir en ce moment, elle n'a pas l'intention
de rien changer à sa manière d'agir et cela
malgré le fait que l'occupation continue de
la Ruhr a eu pour effet de transformer la
désapprobation prudente et anxieuse expri-
mée tout d'abord par le Gouvernement bri-
tannique en une protestation comme celle
que contient la dernière note anglaise. M.
Poincaré semble estimer toujours que l'unité
d'action ne peut être réalisée que si la
Grande-Bretagne donne son consentement à
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France. « En persévérant dans notre tâche,
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