Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1923-05-15
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 15 mai 1923 15 mai 1923
Description : 1923/05/15 (T24,N2352). 1923/05/15 (T24,N2352).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6467024d
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 30/09/2013
MIN ISTÈR E
DES
FFAIRES ÉTRANGÈRES
N° 2352
1
Mardi 15 Jnai 1923
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — Il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits,
et des résumés, ceux-ci imprimés en petits caractères Les articles
traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
fJ! ! ATIj1 ^IAN|JL;- — Les ori g ines de l'offre
, \T.LnL\\UE. - Les origines de l'offre
L,
J';', !('POIJse iranco-belge (Dr Bang dans
• "N Zeilung ; Paul Ruffer dans
'(/Les Etats-Unis et la Société
■ ,s uations (correspondance de New
Y k au J:eJ'{incr Tageblatt).
au ncr!incr Tageblatt).
1 ^mkrjcaine. — L'immigration au Ca-
,!;.o!a lr ,,r'k Herald - Une com-
j,:, '',iis^ oii industrieJle germano-tchèque
p n «sliiii(ilo,i Po*h.
1:
;.(.L\ISE. - La réponse britannique
L'I/I!I relp9>', •y,7 mmster Gazette, Daily News, Dai-
p 'J hroniclc)
!IUJ,].:, - La réponse franco-belge
T';' ,iic x f,ndervelde dans Peuple).
plîr.^ iTAr.rcNxE. - Après le meurtre de
-iiAr.ri~K. — Après ]e meurtre de
.1. ()["un:;ki ((;ioT't/ale d'Italia).
POLITIQUE GENERALE
LES RÉPARATIONS
lrrS ORIGINES DE L'OFFRE ALLE-
i,(-(■ n Peut sembler exagéré de dire
quc. ,. , b
\;11 J jll'e du gouvernement allemand a été
,f-'riUr>-! V1' R- Car Uil ne pouvait pas s'at-
r'
!:un ': U au,tl-.e chose de la part du cabinet
IIQsu,He('ker, '1. Hermes s'étant trouvé par
fut heaucoup mieux, après que la note
rf\èr.:),"finih-ement établie. Toutefois, un
(l a Cuno, c'est d'avoir, tant
'Ir lil:"!'ieur c'u a l'étranger, été au-dessous
cill@à l'étranfer, été ati-dessoul;
i.peranees les plus modestes.
111' t. \11
la question qui intéresserait, le plus l'Allo-
magne C' 1 qui sont les vérita-
h¡e,' (le savoir qui sont les vérita-
ues r<)Rlote,|rs de cette offre si remar-
Vért:" Est 0 le cabinet Cuno qui a cru
Véritnljie. mcnt conquérir le cœur de l'étran-
b\t,t'.('c ces Propositions ? Ou bien le ca-
(' 1'
PlI('(,,. 1 Uno n a-t-il pas pu offrir davantage
Nv(. (n16 f1'1''lil l Industrie se re-
VeiL,i]k] Z1' deuitschen Industrie » se re-
assumer des obligations fermes ?
que -\I. le conseiller Bûcher, prési-
delri 1 He!chsverband, n'aurait pas décla-
^iIJt;n n° était inutile d'indiquer
des garanties trop précises.
!j!.,,} t garanties trop précises.
1'(>11\',.[ .r.:10 M. Poincaré allait être bientôt.
ee ( >i ce 'C; , -'lé
n'fr la su^Gi comme le cas s'est dé-
f)rv)"i1 •, le <( Reichsverband » n'a pas dé-
1 1., le « Rrlchsverband » n El p,,Is dé.
resPonsabilité des conséquences
(.jp re Suffisante en alléguant que le
gouvernement n'avaH Pa s'Ilffisammcnt
"'nt. n'avajt pas suffisamment
c,'o ? 'es industriels avant d'envoyer sa
-Le peuple allemand a un intérêt pressant
à être éclairé sur les circonstances qui ont
précédé l'offre. Car, lorsqu'il saura qui a
sur la conscience cette offre qui nous nuit
dans le monde plus 'qu'elle nous est utile,
c'est seulement alors qu'il pourra créer les
conditions de nouvelles et meilleures pro-
positions. -- Morus.
WELTBUEHNE, 10.5.
LA REPONSE FRANCO-BELGE. —
PRESSE ALLEMANDE. — Le refus de la France
et de la Belgique le 6 mai est une chose tou-
te naturelle. Quiconque s'attendait à autre
chose vit dans la lune. La forme est la mê-
me que d'habitude : c'est le ton du roquet de
la rue. Le contenu de la note manifeste le
désarroi et il est cette fois insensé plus que
d'ordinaire : c'est un mélange d'effronterie
et de mensonge. Le discuter est absolument
inutile. Voltaire a bien vu ce que sont ses
compatriotes : « moitié tigre, moitié singe ».
Schopenhauer aussi a dit : « D'autres par-
tiés du monde ont des singes. l'Europe a
des Français. »
Mais la spéculation sur la sottise d'au-
trui monte à son comble, quand on nous dé-
clare qu'on évacuera le territoire occupé au
fur et à mesure et dans la proportion des
paiements effectués. Il faut qu'on nous juge
encore au-dessous de ce que nous avions
cru ! Mais à coup sûr il y a des Allemands
capables de s'y laisser prendre.
Le Français est vraiment un fieffé coquin
et en même temps un lamentable lâche. Car
— fait remarquable et réjouissant pour
nous — cette note fait apparaître non seule-
ment entre les lignes, mais dans les lignes
mêmes la pâle frayeur de la supériorité
économique et physique des Allemands. Et
devant, cette espèce nous nous humilions
sans cesse jusque dans la poussière ! Com-
bien de temps cela, va-t-il durer encore ? ?
Tous les malheurs seraient évités si
notre peuple voulait seulement voir et se
rendre compte de ceci : contre la politique
française des « vingt, millions de trop »
(vingt millions d'Allemands de trop sur
terre), nous ne pouvons nous défendre qu'en
pratiquant une politique issue de ce prin-
cipe : il y a sur terre 40 millions de nègres
blancs qui sont de trop. — Dr Bang, con-
seiller supérieur des Finances.
DEUTSCHE ZEITUNG, 10.5, matin.
— Sous le titre : cc L'épreuve de résis-
tance des nerfs ». - A moins que tous les
signes ne soient trompeurs, le peuple alle-
mand, à la suite de cette note de l'Alle-
magne, va avoir maintenant à supporter la
plus rude épreuve de résistance nerveuse.
La brutalité redoublée des Français dans la
Ruhr en est une preuve, comme aussi le J
jugement dans le « procès » Krupp, l'atti-
tude de la presse française et la pression
énorme qui s'exerce sur le change alle-
mand La France sait fort bien qu'au jour-
d hui et demain, ni l'Angleterre ni l'Amé-
rique ne peuvent pratiquement agir en fa-
veur du peuple allemand de façon décisive.
L'opinion publique anglo-française [sic :
lire plutôt ; anglo-saxonne] est toujours
orientée dans le sens favorable à la France,
et contre l'Allemagne. On n'est pas encore
sorti de la mentalité de guerre, et la ter-
reur de la guerre mondiale avec ses sacri-
fices imprègne encore des Anglais jusqu'aux
moelles. Aucun gouvernement britannique
ne peut encore oser trancher net avec la.
France ; au contraire, l'intérêt politique de
l'Angleterre la retient aux côtés de la
France, jusqu ià ce qu'elle ait trouvé sur le
continent un nouvel allié qui soit fort.
Môme si la France s'emparait de la Ruhr, cela
ne saurait encore amener l'Angleterre à prendre
position contre elle. C'est seulement dans dix ou
vingt ans que la concurrence française devien-
dra sensible pour les intérêts économiques an-
glais. Et, pour le moment. l'Angleterre a tant
d'autres soucis ! (l'Inde, l'Asie Mineure, l'Ir-
lande, le socialisme). L'Amérique aussi a beau-
coup de préoccupations. Sans doute ces deux
pays feront à Paris des représentations sérieu-
ses, mais cela n'arrêtera pas la France dans
l'œuvre entreprise. Elle sera un peu plus isolée,
mais la Triple Entente et la Petite Entente l'ai-
deront à se maintenir.
Le peuple allemand est et demeure ré-
duit à lui-même. Il a l'honneur, dit l'An-
gleterre. de tenir la première ligne de dé-
fense qui protège la liberté de l'Europe. La
pression de la France va se faire sentir de
plus en plus dure, non seulement parmi la
population de la Ruhr et du Rhin, mais en-
core dans tout le peuple allemand. C'est
pourquoi tout dépend de la force de nos
nerfs. Pour nous consoler nous pouvons
nous dire que le peuple prussien .a déjà plus
d'une fois subi des épreuves analogues.
En 1761, Frédéric II dépeignait la situation
désespérée de son peuple et disait : pour peu
que nos ennemis réunis se servent de leurs for-
ces, je ne sais comment nous pourrons échap-
per au désastre. Pourtant la persévérance du
roi et. de son peuple à la fin l'emporta.
Si nous tenons nos nerfs, si le front de
la Ruhr se maintient, si la résistance pas-
sive s'accentue encore, alors, selon toute
prévision, il faudra que la politique fran-
çaise fasse la culbute et se détruise elle-
mêmei par rénormité de ses projets. La po-
litique de Louis XIV a échoué dans la
guerre de la Succession d'Espagne, la poli-
tique de Napoléon périt sur la Bérésina, à *
Leipzig et à Waterloo. La Ruhr peut deve-
nir la Bérésina de la politique française ac-
tuelle, si nous surmontons cette dure épreu-
ve des nerfs et supportons ensemble, sans
faiblir, toutes les charges et toutes les souf-
DES
FFAIRES ÉTRANGÈRES
N° 2352
1
Mardi 15 Jnai 1923
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — Il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits,
et des résumés, ceux-ci imprimés en petits caractères Les articles
traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
fJ! ! ATIj1 ^IAN|JL;- — Les ori g ines de l'offre
, \T.LnL\\UE. - Les origines de l'offre
L,
J';', !('POIJse iranco-belge (Dr Bang dans
• "N Zeilung ; Paul Ruffer dans
'(/Les Etats-Unis et la Société
■ ,s uations (correspondance de New
Y k au J:eJ'{incr Tageblatt).
au ncr!incr Tageblatt).
1 ^mkrjcaine. — L'immigration au Ca-
,!;.o!a lr ,,r'k Herald - Une com-
j,:, '',iis^ oii industrieJle germano-tchèque
p n «sliiii(ilo,i Po*h.
1:
;.(.L\ISE. - La réponse britannique
L'I/I!I relp9>
p 'J hroniclc)
!IUJ,].:, - La réponse franco-belge
T';' ,iic x f,ndervelde dans Peuple).
plîr.^ iTAr.rcNxE. - Après le meurtre de
-iiAr.ri~K. — Après ]e meurtre de
.1. ()["un:;ki ((;ioT't/ale d'Italia).
POLITIQUE GENERALE
LES RÉPARATIONS
lrrS ORIGINES DE L'OFFRE ALLE-
i,(-(■ n Peut sembler exagéré de dire
quc. ,. , b
\;11 J jll'e du gouvernement allemand a été
,f-'riUr>-! V1' R- Car Uil ne pouvait pas s'at-
r'
!:un ': U au,tl-.e chose de la part du cabinet
IIQsu,He('ker, '1. Hermes s'étant trouvé par
fut heaucoup mieux, après que la note
rf\èr.:),"finih-ement établie. Toutefois, un
(l a Cuno, c'est d'avoir, tant
'Ir lil:"!'ieur c'u a l'étranger, été au-dessous
cill@à l'étranfer, été ati-dessoul;
i.peranees les plus modestes.
111' t. \11
la question qui intéresserait, le plus l'Allo-
magne C' 1 qui sont les vérita-
h¡e,' (le savoir qui sont les vérita-
ues r<)Rlote,|rs de cette offre si remar-
Vért:" Est 0 le cabinet Cuno qui a cru
Véritnljie. mcnt conquérir le cœur de l'étran-
b\t,t'.('c ces Propositions ? Ou bien le ca-
(' 1'
PlI('(,,. 1 Uno n a-t-il pas pu offrir davantage
Nv(. (n16 f1'1''
VeiL,i]k] Z1' deuitschen Industrie » se re-
assumer des obligations fermes ?
que -\I. le conseiller Bûcher, prési-
delri 1 He!chsverband, n'aurait pas décla-
^iIJt;n n° était inutile d'indiquer
des garanties trop précises.
!j!.,,} t garanties trop précises.
1'(>11\',.[ .r.:10 M. Poincaré allait être bientôt.
ee ( >i
n'fr la su^Gi comme le cas s'est dé-
f)rv)"i1 •, le <( Reichsverband » n'a pas dé-
1 1., le « Rrlchsverband » n El p,,Is dé.
resPonsabilité des conséquences
(.jp re Suffisante en alléguant que le
gouvernement n'avaH Pa s'Ilffisammcnt
"'nt. n'avajt pas suffisamment
c,'o ? 'es industriels avant d'envoyer sa
-Le peuple allemand a un intérêt pressant
à être éclairé sur les circonstances qui ont
précédé l'offre. Car, lorsqu'il saura qui a
sur la conscience cette offre qui nous nuit
dans le monde plus 'qu'elle nous est utile,
c'est seulement alors qu'il pourra créer les
conditions de nouvelles et meilleures pro-
positions. -- Morus.
WELTBUEHNE, 10.5.
LA REPONSE FRANCO-BELGE. —
PRESSE ALLEMANDE. — Le refus de la France
et de la Belgique le 6 mai est une chose tou-
te naturelle. Quiconque s'attendait à autre
chose vit dans la lune. La forme est la mê-
me que d'habitude : c'est le ton du roquet de
la rue. Le contenu de la note manifeste le
désarroi et il est cette fois insensé plus que
d'ordinaire : c'est un mélange d'effronterie
et de mensonge. Le discuter est absolument
inutile. Voltaire a bien vu ce que sont ses
compatriotes : « moitié tigre, moitié singe ».
Schopenhauer aussi a dit : « D'autres par-
tiés du monde ont des singes. l'Europe a
des Français. »
Mais la spéculation sur la sottise d'au-
trui monte à son comble, quand on nous dé-
clare qu'on évacuera le territoire occupé au
fur et à mesure et dans la proportion des
paiements effectués. Il faut qu'on nous juge
encore au-dessous de ce que nous avions
cru ! Mais à coup sûr il y a des Allemands
capables de s'y laisser prendre.
Le Français est vraiment un fieffé coquin
et en même temps un lamentable lâche. Car
— fait remarquable et réjouissant pour
nous — cette note fait apparaître non seule-
ment entre les lignes, mais dans les lignes
mêmes la pâle frayeur de la supériorité
économique et physique des Allemands. Et
devant, cette espèce nous nous humilions
sans cesse jusque dans la poussière ! Com-
bien de temps cela, va-t-il durer encore ? ?
Tous les malheurs seraient évités si
notre peuple voulait seulement voir et se
rendre compte de ceci : contre la politique
française des « vingt, millions de trop »
(vingt millions d'Allemands de trop sur
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pratiquant une politique issue de ce prin-
cipe : il y a sur terre 40 millions de nègres
blancs qui sont de trop. — Dr Bang, con-
seiller supérieur des Finances.
DEUTSCHE ZEITUNG, 10.5, matin.
— Sous le titre : cc L'épreuve de résis-
tance des nerfs ». - A moins que tous les
signes ne soient trompeurs, le peuple alle-
mand, à la suite de cette note de l'Alle-
magne, va avoir maintenant à supporter la
plus rude épreuve de résistance nerveuse.
La brutalité redoublée des Français dans la
Ruhr en est une preuve, comme aussi le J
jugement dans le « procès » Krupp, l'atti-
tude de la presse française et la pression
énorme qui s'exerce sur le change alle-
mand La France sait fort bien qu'au jour-
d hui et demain, ni l'Angleterre ni l'Amé-
rique ne peuvent pratiquement agir en fa-
veur du peuple allemand de façon décisive.
L'opinion publique anglo-française [sic :
lire plutôt ; anglo-saxonne] est toujours
orientée dans le sens favorable à la France,
et contre l'Allemagne. On n'est pas encore
sorti de la mentalité de guerre, et la ter-
reur de la guerre mondiale avec ses sacri-
fices imprègne encore des Anglais jusqu'aux
moelles. Aucun gouvernement britannique
ne peut encore oser trancher net avec la.
France ; au contraire, l'intérêt politique de
l'Angleterre la retient aux côtés de la
France, jusqu ià ce qu'elle ait trouvé sur le
continent un nouvel allié qui soit fort.
Môme si la France s'emparait de la Ruhr, cela
ne saurait encore amener l'Angleterre à prendre
position contre elle. C'est seulement dans dix ou
vingt ans que la concurrence française devien-
dra sensible pour les intérêts économiques an-
glais. Et, pour le moment. l'Angleterre a tant
d'autres soucis ! (l'Inde, l'Asie Mineure, l'Ir-
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coup de préoccupations. Sans doute ces deux
pays feront à Paris des représentations sérieu-
ses, mais cela n'arrêtera pas la France dans
l'œuvre entreprise. Elle sera un peu plus isolée,
mais la Triple Entente et la Petite Entente l'ai-
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Le peuple allemand est et demeure ré-
duit à lui-même. Il a l'honneur, dit l'An-
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fense qui protège la liberté de l'Europe. La
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core dans tout le peuple allemand. C'est
pourquoi tout dépend de la force de nos
nerfs. Pour nous consoler nous pouvons
nous dire que le peuple prussien .a déjà plus
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En 1761, Frédéric II dépeignait la situation
désespérée de son peuple et disait : pour peu
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per au désastre. Pourtant la persévérance du
roi et. de son peuple à la fin l'emporta.
Si nous tenons nos nerfs, si le front de
la Ruhr se maintient, si la résistance pas-
sive s'accentue encore, alors, selon toute
prévision, il faudra que la politique fran-
çaise fasse la culbute et se détruise elle-
mêmei par rénormité de ses projets. La po-
litique de Louis XIV a échoué dans la
guerre de la Succession d'Espagne, la poli-
tique de Napoléon périt sur la Bérésina, à *
Leipzig et à Waterloo. La Ruhr peut deve-
nir la Bérésina de la politique française ac-
tuelle, si nous surmontons cette dure épreu-
ve des nerfs et supportons ensemble, sans
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