Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1923-04-25
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 25 avril 1923 25 avril 1923
Description : 1923/04/25 (T23,N2336). 1923/04/25 (T23,N2336).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6239169n
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
MINISTÈRE
DES
4FFAIUES ÉTRANGÈRES
N° 2336
Mercredi 23 avril 1923
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
, NOTA. — Il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extrait.
et des résumés, ceux-ci imprimés en petits caractères. Les articles
traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
PRESSE ALLEMANDE. - La « capacité de cré-
dit » de l'Allemagne (Jakob Frank dans
Berliner Borsen-Courier). — Le gouver-
nement allemand et la chute du mark
(Frankfurter Zeitung).
PRESSE AMÉRICAINE. - L'activité allemande
en Chine et dans le Pacifique (Corne-
lius Vanderbilt junior dans New York
American). — Le budget militaire des
Etats-Unis (Public Ledger). — L'avia-
tion et la défense du canal de Panama
(New York Tribune).
PRESSE ANGLAISE. — Le discours de lord
Curzon et les intentions de l'Allema-
gne (Daily Telegraph, George Renwick
dans Daily Chronicle). — Le chômage
dans la Ruhr (DaHy Telegraph).
PRESSE ESPAGNOLE. - L'armée française et
les réparations : « Les sentiments paci-
fiques de la France » (Heraldo de Ma-
drid). — L'Espagne et Tanger ÍCorrcs..
pondencia Militar).
POLITIQUE GENERALE
LES RÉPARATIONS
LE DISCOURS DE LORD CURZON ET
LES INTENTIONS DE L ALLEMAGNE. -
De Berlin, 23 avril : A l'heure où je télégra-
phie, le gouvernement-allemand n'a pas dé-
cidé encore comment il pourra tirer le meil-
leur parti de l'occasion propice que lui four-
nit lord Curzon. Un jour ou deux s'écoule-
ront. peut-être encore, avant qu'il ait pris
une résolution ou qu'il l'annonce au public.
Le seul résultat positif du discours du minis-
tre britannique a été, jusqu'à présent,
l'abandon par le Chancelier Cuno du voyage
qu'il projetait à Riesengebirge. Dans l'inter-
valle, le ministère des Affaires étrangères
cherche à faire croire au public que 1 Aliène
gne domine la situation diplomatique. Ces
déclarations, de même que le tournoi ora-
toire engagé entre M. Becker et M. Strese-
mann, ne méritent pas de retenir l'atten-
tion de l'étranger. Le point essentiel, c'est
que le gouvernement guettait depuis long-
temps une ouverture, analogue à celle que
lui procure lord Curzon, et qu'il n'y a pas
de chef de groupe plus ardent que M. Strese-
mann pour l'engaer à agir rapidement«.
L'élévation subite du taux d'escompte de
la Reichsbank de 12 à 18 CT/0 prouve encore
une fois que le gouvernement a perdu la
tête, devant l'échec de sa politique de stabi-
lisation. Cette mesure est accueillie par les
cris d'alarme de la presse financière ; celle-
ci déclare que les spéculateurs seront peut-
être obligés de liquider les réserves de devi-
ses étrngères et de marchandises qu'ils con-
servent en vue d'une hausse, mais que les
commerçants honnêtes éprouveront de leur
côté un énorme préjudice. Le principal jour-
nal commercial déclare que « pour sauver
le mark on frappe à mort les affaires ». —
(Du correspondant particulier.)
DAILY TFA.ECRAPH, 24.4..
- D'Essen, 23 avril : J'apprends que des
conversations importantes se poursuivent
entre les représentants du gouvernement al-
lemand et de l'industrie allemande, au sujet
de la situation telle qu'elle résulte du dis-
cours de lord Curzon.
Tout le problème fait l'objet d'un nouvel
examen, et plus particulièrement la ques-
tion d'une nouvelle offre à faire aux alliés
par l'Allemagne.
D'après mes informations, les uns et les
autres s'accordent à penser que, si elle était
faite sans trop de retard, une offre nou-
velle pourrait créer une occasion favorable
à une intervention.
On considère, d'autre part, qu'une simple
répétition du projet Bergmann-Rosenberg
ne donnerait aucun résultat et qu'il importe,
par conséquent, de s'assurer si l'industrie
allemande ne pourrait pas garantir une
somme plus élevée que les 30 milliards de
marks-or proposés dans le discours de M.
von Rosenberg et dans le projet apporté à
Paris, au mois de janvier, par M. Berg-
mann.
:.E POINT DE VUE DES MAGNATS DE LA RU 1'1.
- C'est là l'objet primordial de ces conver-
sations. Il est trop tôt, cela va sans dire,
pour que l'on puisse savoir à quoi elles
aboutiront. Mais il n'est pas douteux que,
sous peu, une nouvelle offre allemande vien-
dra modifier du tout au tout une situation
pleine de dangers.
J'ai entendu déclarer ici, du côté indus-
triel, que d'influentes personnalités, parmi
les magnats de la Ruhr, approuveraient
qu'il fût fait une offre de 40 milliards de
marks-or.
(( Si cette offre peut déterminer une inter-
vention, me disait aujourd'hui un représen-
tant d'une des plus grandes entreprises in-
dustrielles de la Ruhr, il convient de la
faire immédiatement, et notre devoir sera
de faire tout notre possible puur la réaliser
s'il est possible ainsi de donner la paix à
l'Europe. »
J'apprends, d'une autre source indus-
trielle, que cette offre de 40 milliards de
marks-or, moins ce qui a été payé déjà, ne
rencontrerait vraisemblablement que peu
d'opposition de la part des industriels alle-
mands.
Il existe, bien entendu, une divergence
d'opinion quant aux sommes qu'il y a lieu
de considérer comme devant figurer au
chapitre des paiements effectués déjà. Du
côté français, ie montant en est estimé à
8 milliards de marks-or, et du côté allemand
à 12 milliards.
L'ÉVALUATION PAR UN COMITÉ D'EXPERTS
ÉTRANGERS. — Un économiste allemand bien
connu m'a dit aujourd'hui que la proposition
de faire estimer la capacité de paiement de
l'Allemagne par une commission d'experts
n'est pas bien accueillie ici.
« Nos finances et notre situation écono-
mique sont embrouillées à tel point, me di-
sait-il, que c'est à peine si nous pouvons
découvrir nous-mêmes où nous en som-
mes.
Il est donc extrêmement douteux que
des experts, ne connaissant pas ou ne con-
naissant que très approximativement notre
situation, puissent décider la question d'une
manière juste. » — (Du correspondant par-
ticulier. George Renwick.)
DAILY CHRONICLE, 24.4.
— Il est singulier que le discours pro-
noncé vendredi dernier par le marquis Cur-
zon, malgré sa limpidité, ait été également
déformé par la presse alliée et par la pres-
se allemande. Les journaux allemands pré-
tendent y voir une offre de lord Curzon
de faire office de médiateur ou même d'hon-
nête courtier, alors qu'aucun rôle n'est plus
éloigné, à l'heure actuelle, de la pensée du
gouvernement britannique et ne convien-
drait moins à ses membres, y compris )»>
Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères.
La signification et l'objet du remarquable
discours de lord Curzon auraient dû être
évidents pour tout le monde. L'orateur a
invité l'Allemagne à, faire une offre loyale
aux alliés, et nullement à la Grande-Bre-
tagne ou par son entremise. Ce conseil, il
a pu le donner déjà aux représentants di-
plomatiques du Reich, mais il n'a jamais
été, et n'est pas disposé, dans les circons-
tances présentes, à aller au delà. Il n'a
mentionné dans son discours aucun chiffre
pour le total de l'indemnité, et nous croyons
savoir que le gouvernement britannique n'a
DES
4FFAIUES ÉTRANGÈRES
N° 2336
Mercredi 23 avril 1923
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
, NOTA. — Il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extrait.
et des résumés, ceux-ci imprimés en petits caractères. Les articles
traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
PRESSE ALLEMANDE. - La « capacité de cré-
dit » de l'Allemagne (Jakob Frank dans
Berliner Borsen-Courier). — Le gouver-
nement allemand et la chute du mark
(Frankfurter Zeitung).
PRESSE AMÉRICAINE. - L'activité allemande
en Chine et dans le Pacifique (Corne-
lius Vanderbilt junior dans New York
American). — Le budget militaire des
Etats-Unis (Public Ledger). — L'avia-
tion et la défense du canal de Panama
(New York Tribune).
PRESSE ANGLAISE. — Le discours de lord
Curzon et les intentions de l'Allema-
gne (Daily Telegraph, George Renwick
dans Daily Chronicle). — Le chômage
dans la Ruhr (DaHy Telegraph).
PRESSE ESPAGNOLE. - L'armée française et
les réparations : « Les sentiments paci-
fiques de la France » (Heraldo de Ma-
drid). — L'Espagne et Tanger ÍCorrcs..
pondencia Militar).
POLITIQUE GENERALE
LES RÉPARATIONS
LE DISCOURS DE LORD CURZON ET
LES INTENTIONS DE L ALLEMAGNE. -
De Berlin, 23 avril : A l'heure où je télégra-
phie, le gouvernement-allemand n'a pas dé-
cidé encore comment il pourra tirer le meil-
leur parti de l'occasion propice que lui four-
nit lord Curzon. Un jour ou deux s'écoule-
ront. peut-être encore, avant qu'il ait pris
une résolution ou qu'il l'annonce au public.
Le seul résultat positif du discours du minis-
tre britannique a été, jusqu'à présent,
l'abandon par le Chancelier Cuno du voyage
qu'il projetait à Riesengebirge. Dans l'inter-
valle, le ministère des Affaires étrangères
cherche à faire croire au public que 1 Aliène
gne domine la situation diplomatique. Ces
déclarations, de même que le tournoi ora-
toire engagé entre M. Becker et M. Strese-
mann, ne méritent pas de retenir l'atten-
tion de l'étranger. Le point essentiel, c'est
que le gouvernement guettait depuis long-
temps une ouverture, analogue à celle que
lui procure lord Curzon, et qu'il n'y a pas
de chef de groupe plus ardent que M. Strese-
mann pour l'engaer à agir rapidement«.
L'élévation subite du taux d'escompte de
la Reichsbank de 12 à 18 CT/0 prouve encore
une fois que le gouvernement a perdu la
tête, devant l'échec de sa politique de stabi-
lisation. Cette mesure est accueillie par les
cris d'alarme de la presse financière ; celle-
ci déclare que les spéculateurs seront peut-
être obligés de liquider les réserves de devi-
ses étrngères et de marchandises qu'ils con-
servent en vue d'une hausse, mais que les
commerçants honnêtes éprouveront de leur
côté un énorme préjudice. Le principal jour-
nal commercial déclare que « pour sauver
le mark on frappe à mort les affaires ». —
(Du correspondant particulier.)
DAILY TFA.ECRAPH, 24.4..
- D'Essen, 23 avril : J'apprends que des
conversations importantes se poursuivent
entre les représentants du gouvernement al-
lemand et de l'industrie allemande, au sujet
de la situation telle qu'elle résulte du dis-
cours de lord Curzon.
Tout le problème fait l'objet d'un nouvel
examen, et plus particulièrement la ques-
tion d'une nouvelle offre à faire aux alliés
par l'Allemagne.
D'après mes informations, les uns et les
autres s'accordent à penser que, si elle était
faite sans trop de retard, une offre nou-
velle pourrait créer une occasion favorable
à une intervention.
On considère, d'autre part, qu'une simple
répétition du projet Bergmann-Rosenberg
ne donnerait aucun résultat et qu'il importe,
par conséquent, de s'assurer si l'industrie
allemande ne pourrait pas garantir une
somme plus élevée que les 30 milliards de
marks-or proposés dans le discours de M.
von Rosenberg et dans le projet apporté à
Paris, au mois de janvier, par M. Berg-
mann.
:.E POINT DE VUE DES MAGNATS DE LA RU 1'1.
- C'est là l'objet primordial de ces conver-
sations. Il est trop tôt, cela va sans dire,
pour que l'on puisse savoir à quoi elles
aboutiront. Mais il n'est pas douteux que,
sous peu, une nouvelle offre allemande vien-
dra modifier du tout au tout une situation
pleine de dangers.
J'ai entendu déclarer ici, du côté indus-
triel, que d'influentes personnalités, parmi
les magnats de la Ruhr, approuveraient
qu'il fût fait une offre de 40 milliards de
marks-or.
(( Si cette offre peut déterminer une inter-
vention, me disait aujourd'hui un représen-
tant d'une des plus grandes entreprises in-
dustrielles de la Ruhr, il convient de la
faire immédiatement, et notre devoir sera
de faire tout notre possible puur la réaliser
s'il est possible ainsi de donner la paix à
l'Europe. »
J'apprends, d'une autre source indus-
trielle, que cette offre de 40 milliards de
marks-or, moins ce qui a été payé déjà, ne
rencontrerait vraisemblablement que peu
d'opposition de la part des industriels alle-
mands.
Il existe, bien entendu, une divergence
d'opinion quant aux sommes qu'il y a lieu
de considérer comme devant figurer au
chapitre des paiements effectués déjà. Du
côté français, ie montant en est estimé à
8 milliards de marks-or, et du côté allemand
à 12 milliards.
L'ÉVALUATION PAR UN COMITÉ D'EXPERTS
ÉTRANGERS. — Un économiste allemand bien
connu m'a dit aujourd'hui que la proposition
de faire estimer la capacité de paiement de
l'Allemagne par une commission d'experts
n'est pas bien accueillie ici.
« Nos finances et notre situation écono-
mique sont embrouillées à tel point, me di-
sait-il, que c'est à peine si nous pouvons
découvrir nous-mêmes où nous en som-
mes.
Il est donc extrêmement douteux que
des experts, ne connaissant pas ou ne con-
naissant que très approximativement notre
situation, puissent décider la question d'une
manière juste. » — (Du correspondant par-
ticulier. George Renwick.)
DAILY CHRONICLE, 24.4.
— Il est singulier que le discours pro-
noncé vendredi dernier par le marquis Cur-
zon, malgré sa limpidité, ait été également
déformé par la presse alliée et par la pres-
se allemande. Les journaux allemands pré-
tendent y voir une offre de lord Curzon
de faire office de médiateur ou même d'hon-
nête courtier, alors qu'aucun rôle n'est plus
éloigné, à l'heure actuelle, de la pensée du
gouvernement britannique et ne convien-
drait moins à ses membres, y compris )»>
Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères.
La signification et l'objet du remarquable
discours de lord Curzon auraient dû être
évidents pour tout le monde. L'orateur a
invité l'Allemagne à, faire une offre loyale
aux alliés, et nullement à la Grande-Bre-
tagne ou par son entremise. Ce conseil, il
a pu le donner déjà aux représentants di-
plomatiques du Reich, mais il n'a jamais
été, et n'est pas disposé, dans les circons-
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