Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1923-03-16
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 16 mars 1923 16 mars 1923
Description : 1923/03/16 (T23,N2304). 1923/03/16 (T23,N2304).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6239137p
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
^^istÈRE
DES F, 8
-IE S S ÉTRANGÈRES
N° 2304
Vendredi 1-6 mars 1923
ulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — Il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits,
x et des résumés, ceux-ci imprimés en petits caractères. Les articles
traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
E ESPAGNOLE. — Le régime de Tanger :
-a.g (J. Frank dans Berliner Börsen-
E A-MÉRICAINE. - La flotte commercia-
e jllemaride (New York Times).
E ANGLAISK. — L'occupation de la Ruhr
le commerce britannique (Daily
!4,\ Morninçi Post) ; la navigation
t l' le Rhin (Daily Telegraph). — La
rite de la France (H. Wilson
~Harrie dans Daily inèîtis). - L'éventua-
~lité é de négociations franco-allemands
~Man ichcster Guardian) ; une déclara-
de l'Allemagne sur les répara-
S ? (Daily Telegraph).
, ESPAGNOLE. — Le régime de Tanger :
Ornement de la conférence d'Algé-
~cas (Debate). -
I jITIQUE GENERALE
LES RÉPARATIONS
SyBCUPATTON DE LA RUHR, ET LE
IgpRCE BRITANNIQUE. — De Colo-
■p mars' : Les commerçants britanni-
n Rhénanie ont accueilli diversement
B ielle de la ratification cU0 l'accord fer-
e Godley-Payot. S'ils se félicitent
j~ conclusion de cet arrangement per-
BPe maintien des troupes britanniques
MBF Rhin, ils regrettent, pourtant que
l?U n'ait pas été saisie, afin £ 'ob-
de la France la promesse qu'elle lè-
es entraves apportées au commer-
situation à cet égard demeure très
e. Le vapeur Badenia, qui ap-
1t à la. Compagnie: de- navigation Lon-
IQgne¡;' a débarqué sa cargaison de
HP britanniques ; les propriétaires de
Pclgnie refusent d'assurer le départ
ibateaux.
B g-U'emands continuent de demander
NE bières premières de toute sorte, à la
e la/hausse du mark; les marchandi-
t Piandes .sont, plus coûteuses que les
g3:'similaires britanniques, aussi ces
MjB |> sont-ils très recherchés. Les usines
tdes-ne peuvent plus rivaliser quant
M piité et aux prix avec nos fabricants,
M M archBnds - en gros suspendent leurs
- èertaill que si le commerce britan-
pwivait obtenir la liberté de transit
vers la zone de Cologne et l'Allemagne non
occupée, nos produits seraient très deman-
dés et un remède sérieux serait apporté à
notre crise de chômage. — (Du correspon-
dant particulier.)
DAILY NEWS, 15.3.
— Sile John Simon et M. Asquith s© sont
avisés d'un nouveau pavé à jeter à la tête
de l'huissier qui opère dans le bassin de la
Ruhr. L'occupation française, prétendent
ces messieurs, est préjudiciable au commer-
ce britannique. Ils citent, eux et leurs amis,
des exemples affreux de la manière dont les
Français dans l'administration des douanes
allemandes portent atteinte au commerce
britannique. Il nous semble que c'est là en
quelque sorte un retour à la politique for-
mulée par le Daily News, au début de la
Grande Guerre et suivant laquelle nous se-
rions restés neutres afin de pouvoir faire
des affaires avec d'un et l'autre des belligé-
rants. Il existe toutefois cette différence :
alors qu'en 1914 il nous était demandé de
rester neutres pour pouvoir faire des affai-
res, on voudrait apparemment nous voir
prendre, en 1923, le parti de l'Allemagne
contre la France pour le plus grand bien de
notre commerce. Dans cette question de la
Ruhr il y a, toutefois, quelque chose de
plus important que l'exportation de Cologne
des marchandises allemandes à destination
des marchés briitanniques. C'est, pour la
France, une question de justice nationale,
de. sécurité nationale. Lorsque la France
souscrivit au traité de Versailles, ce fut sur
la base d'une garantie contre toute agres-
sion, garantie que devaient lui donner tant
les Etats-Unis que la Grande-Bretagne. Or
ces deux puissances, ont refusé de faire hon-
neur à cet engagement. La France ne peut
donc compter que sur elle-même : elle est
obligée de prendre, des mesures pour sa
protection et pour sa sécurité personnelle.
Il nous était loisible de participer à ces me-
sures, de même que nous pouvions en faire
disparaître la nécessité. En refusant de sui-
vre l'une ou l'autre de ces méthodes, nous
nous sommes interdits par-là même toute
intervention. Si nous voulons influencer le
cours des événements, il nous faut partager
les responsabilités et accomplir notre part
de travail. - (EcL)
MOBNING POST, 15.3.
LA NAVIGATION SUR LE RHIN. — Il est possi-
ble qu'une démarche collective de puissan-
ces représentées à la Commission du Rhin
attire l'attention de. la France sur l'exis-
tence de la couverture de Mannheim, révi-
sée par le traité de Versailles, qui procla-
me la liberté de navigation du Rhin et ak
tribue les pouvoirs de surveillance à une
commission dont le siège est à Strasbourg.
Une autre convention prévue par le traité
et conclue sous les auspices de la Société
des nations règle la liberté de commerce
et, de navigation sur toutes les grandes
voies fluviales internationales. En cas de
besoin, la Cour suprême de La Haye pour-
rait être invitée à se prononcer sur l'ap-
plication de ces textes. - (D'un rédacteur
diplomatique.)
DAILY TELEGRAPH, 15.3.
« LA SECURITE DE LA FRANCE » [sous
ce titre]. — Tandis que peu d'indices d'un
changement dans la situation internatio-
nale apparaissent à la surface, un mouve-
ment d'opinion qui se manifeste simultané-
ment dans les milieux influents de Grande-
Bretagne et de France, mérite dès mainte-
nant de retenir l'attention.
Son importance réside dans le fait, qu'en
dépit des divergences bien connues touchant
la procédure immédiate., elle fait apercevoir
une base d'accord en ce qui concerne le
fond même du problème.
Les éléments de la situation actuelle peu-
vent être résumés en quelques mots : La
Belgique, comme le prouvent les dessous
de la récente conférence de Bruxelles, est
profondément opposée à l'occupation per-
manente de la Ruhr comme à toute mesure
qui aggraverait le désaccord avec la
Grande-Bretagne.
La France ne peut pas retirer ses troupes
de la Ruhr, mais elle voit de plus en plus
clairement que l'occupation, en se prolon-
geant, loin de lui procurer de l'argent im-
pose des charges sans cesse plus lourdes.
L'Allemagne ne peut pas faire une offre
qui donne sur-le-champ satisfaction à la;
France, mais, elle est absolument disposée
à entamer des négociations.
En France, le problème de la sécurité
laisse désormais entièrement dans l'ombre
celui des réparations.
Pour le moment, il est permis d'ignorer
toutes ees considérations, sauf la dernière.
Elles n'ont d'importance que dans la me-
sure où elles nous acheminent vers une dis-
cussion pratique. -En Angleterre, ce mou-
vement vient d'être stimulé par le débat et
le vote de mardi à la Chambre des Com-
munes.
Il suffit d'ouvrir au hasard ùn journal pa-
risien pour se rendre compte de la place
que tient la question de la sécurité dans
l'esprit, des Français ; des hommes publics
anglais, -fort bien renseignés sur l'opinion
DES F, 8
-IE S S ÉTRANGÈRES
N° 2304
Vendredi 1-6 mars 1923
ulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — Il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits,
x et des résumés, ceux-ci imprimés en petits caractères. Les articles
traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
E ESPAGNOLE. — Le régime de Tanger :
-a.g (J. Frank dans Berliner Börsen-
E A-MÉRICAINE. - La flotte commercia-
e jllemaride (New York Times).
E ANGLAISK. — L'occupation de la Ruhr
le commerce britannique (Daily
!4,\ Morninçi Post) ; la navigation
t l' le Rhin (Daily Telegraph). — La
rite de la France (H. Wilson
~Harrie dans Daily inèîtis). - L'éventua-
~lité é de négociations franco-allemands
~Man ichcster Guardian) ; une déclara-
de l'Allemagne sur les répara-
S ? (Daily Telegraph).
, ESPAGNOLE. — Le régime de Tanger :
Ornement de la conférence d'Algé-
~cas (Debate). -
I jITIQUE GENERALE
LES RÉPARATIONS
SyBCUPATTON DE LA RUHR, ET LE
IgpRCE BRITANNIQUE. — De Colo-
■p mars' : Les commerçants britanni-
n Rhénanie ont accueilli diversement
B ielle de la ratification cU0 l'accord fer-
e Godley-Payot. S'ils se félicitent
j~ conclusion de cet arrangement per-
BPe maintien des troupes britanniques
MBF Rhin, ils regrettent, pourtant que
l?U n'ait pas été saisie, afin £ 'ob-
de la France la promesse qu'elle lè-
es entraves apportées au commer-
situation à cet égard demeure très
e. Le vapeur Badenia, qui ap-
1t à la. Compagnie: de- navigation Lon-
IQgne¡;' a débarqué sa cargaison de
HP britanniques ; les propriétaires de
Pclgnie refusent d'assurer le départ
ibateaux.
B g-U'emands continuent de demander
NE bières premières de toute sorte, à la
e la/hausse du mark; les marchandi-
t Piandes .sont, plus coûteuses que les
g3:'similaires britanniques, aussi ces
MjB |> sont-ils très recherchés. Les usines
tdes-ne peuvent plus rivaliser quant
M piité et aux prix avec nos fabricants,
M M archBnds - en gros suspendent leurs
- èertaill que si le commerce britan-
pwivait obtenir la liberté de transit
vers la zone de Cologne et l'Allemagne non
occupée, nos produits seraient très deman-
dés et un remède sérieux serait apporté à
notre crise de chômage. — (Du correspon-
dant particulier.)
DAILY NEWS, 15.3.
— Sile John Simon et M. Asquith s© sont
avisés d'un nouveau pavé à jeter à la tête
de l'huissier qui opère dans le bassin de la
Ruhr. L'occupation française, prétendent
ces messieurs, est préjudiciable au commer-
ce britannique. Ils citent, eux et leurs amis,
des exemples affreux de la manière dont les
Français dans l'administration des douanes
allemandes portent atteinte au commerce
britannique. Il nous semble que c'est là en
quelque sorte un retour à la politique for-
mulée par le Daily News, au début de la
Grande Guerre et suivant laquelle nous se-
rions restés neutres afin de pouvoir faire
des affaires avec d'un et l'autre des belligé-
rants. Il existe toutefois cette différence :
alors qu'en 1914 il nous était demandé de
rester neutres pour pouvoir faire des affai-
res, on voudrait apparemment nous voir
prendre, en 1923, le parti de l'Allemagne
contre la France pour le plus grand bien de
notre commerce. Dans cette question de la
Ruhr il y a, toutefois, quelque chose de
plus important que l'exportation de Cologne
des marchandises allemandes à destination
des marchés briitanniques. C'est, pour la
France, une question de justice nationale,
de. sécurité nationale. Lorsque la France
souscrivit au traité de Versailles, ce fut sur
la base d'une garantie contre toute agres-
sion, garantie que devaient lui donner tant
les Etats-Unis que la Grande-Bretagne. Or
ces deux puissances, ont refusé de faire hon-
neur à cet engagement. La France ne peut
donc compter que sur elle-même : elle est
obligée de prendre, des mesures pour sa
protection et pour sa sécurité personnelle.
Il nous était loisible de participer à ces me-
sures, de même que nous pouvions en faire
disparaître la nécessité. En refusant de sui-
vre l'une ou l'autre de ces méthodes, nous
nous sommes interdits par-là même toute
intervention. Si nous voulons influencer le
cours des événements, il nous faut partager
les responsabilités et accomplir notre part
de travail. - (EcL)
MOBNING POST, 15.3.
LA NAVIGATION SUR LE RHIN. — Il est possi-
ble qu'une démarche collective de puissan-
ces représentées à la Commission du Rhin
attire l'attention de. la France sur l'exis-
tence de la couverture de Mannheim, révi-
sée par le traité de Versailles, qui procla-
me la liberté de navigation du Rhin et ak
tribue les pouvoirs de surveillance à une
commission dont le siège est à Strasbourg.
Une autre convention prévue par le traité
et conclue sous les auspices de la Société
des nations règle la liberté de commerce
et, de navigation sur toutes les grandes
voies fluviales internationales. En cas de
besoin, la Cour suprême de La Haye pour-
rait être invitée à se prononcer sur l'ap-
plication de ces textes. - (D'un rédacteur
diplomatique.)
DAILY TELEGRAPH, 15.3.
« LA SECURITE DE LA FRANCE » [sous
ce titre]. — Tandis que peu d'indices d'un
changement dans la situation internatio-
nale apparaissent à la surface, un mouve-
ment d'opinion qui se manifeste simultané-
ment dans les milieux influents de Grande-
Bretagne et de France, mérite dès mainte-
nant de retenir l'attention.
Son importance réside dans le fait, qu'en
dépit des divergences bien connues touchant
la procédure immédiate., elle fait apercevoir
une base d'accord en ce qui concerne le
fond même du problème.
Les éléments de la situation actuelle peu-
vent être résumés en quelques mots : La
Belgique, comme le prouvent les dessous
de la récente conférence de Bruxelles, est
profondément opposée à l'occupation per-
manente de la Ruhr comme à toute mesure
qui aggraverait le désaccord avec la
Grande-Bretagne.
La France ne peut pas retirer ses troupes
de la Ruhr, mais elle voit de plus en plus
clairement que l'occupation, en se prolon-
geant, loin de lui procurer de l'argent im-
pose des charges sans cesse plus lourdes.
L'Allemagne ne peut pas faire une offre
qui donne sur-le-champ satisfaction à la;
France, mais, elle est absolument disposée
à entamer des négociations.
En France, le problème de la sécurité
laisse désormais entièrement dans l'ombre
celui des réparations.
Pour le moment, il est permis d'ignorer
toutes ees considérations, sauf la dernière.
Elles n'ont d'importance que dans la me-
sure où elles nous acheminent vers une dis-
cussion pratique. -En Angleterre, ce mou-
vement vient d'être stimulé par le débat et
le vote de mardi à la Chambre des Com-
munes.
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