Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1923-02-07
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 07 février 1923 07 février 1923
Description : 1923/02/07 (T23,N2272). 1923/02/07 (T23,N2272).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6239105q
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
ministère
DES
AFFAIRES étrangères
F 2272
Mercredi 7 février 1923
Bnlletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — Il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits,
et des résumes, ceux-ci imprimés en petits caractères. Les articles
traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
u-lk\h\ï)E. — La résistance alle-
r, IlI¡¡nde (Alfred Lansburgh dans Bank;
'U l>orscn-< ou.rier\ Zcit).
:j américaine. - Les possessions fran-
ges et britanniques aux Antilles :
l111e proposition de cession (Chicago Tri-
bune).
p~,. \, t. d 1 l'~ ¡ 1 ).
PftKsse ,v.AISK- — L'occupation .de la Ruhr
(HJ- ]n,ad l'osi,. - L'occupation d'Of-
nbuig (Times). - Le trafic ferroviaire
'"s la zr,ir>e britannique (Lieutenant-co-
,. °n,^^eP'inglon dans Daily Telegraph).
des Turcs à Lausanne
, ■ anchpstor (luardian. Times, Dailg Te-
■l'uph). — Bruits de rapprochement
franco-russe (Daitll Tclearaph). - La
p^r ^n*'en*° Hongrie (Morning
Poî/
i
; ''liRss.SPAGNOLE. — L'occupation de la
oca).
: "\LIE\W. - Le Vatican et l'action
de 'l' rance (Secolo). — La revendica-
tio'^ ^huanienne sur Memel (Tribuna).
Politique GENERALE
LES RÉPARATIONS
^CPATI0N DE LA RUHR. -
fiOrt.'Î (J A\GLAISE. — L'acceptation des condi-
'-on.? r/esf , pour la consolidation
](l de h * br¡tannzll//p suggère à la Mor-
JV 1115 IV line comPa raison sévère entre la
Il:. J.,.,lt; anglaise et la mentalité alleman-
1 1 de l".lllcmaanc que par la con-
r°hi(e ,
~Cltnrn. Allemands ne peuvent pas payer,
~en Se fait-il qu'ils soient si désireux
de supprimer as moyens par lesquels le
monde pourrait s'assurer du bien-fondé et
de la sincérité de leurs protestations ?
C'est pour cela qui,-! le peuple anglais, con-
trairement aux affirmations scientifiques
des super-économistes, et sourd aux lamen-
tations du cihreur travailliste de M. Stinnes
darïft notre pays approuve du fond du cœur
l'occupation de la Ruhr par les Français.
La consolidation de la dette américaine
sonne le glas de la propagande allemande
et germanophile en Grande-Bretagne. Cha-
que fois que, avec un gémissement sincère,
nous enverrons au-delà de l'Atlantique un
navire chargé d'or, nous nous rappellerons
que les Allemands font défaut et qu'ils re-
fusent de payer leurs dettes. La livre ster-
ling garde fa'téte haute et nous songeons
à l'effort qu'il a fallu pour .arriver à ce ré-
sultat. honorable : l'énorme impôt sur le re-
venu, les sévères prélèvements sur le ca-
pital, les contributions indirectes qui pèsent
si lourdement sur toutes les classes de la
communauté. Nous faisons honneur à nos
affaires au, prix d'un sacrifice que nous som-
mes trop fiers pour proclamer, de même
que la grande majorité des Anglais et des
Anglaises ont donné et souffert pendant la
guerre. Mais la dégringolade du mark porte
atteinte, non seulement au crédit, mais à
l'honneur même de l'Allemagne. C'est le té-
moignage irrécusable d'un manque de pa-
role, de la résolution manifestée par les di-
rigeants du peuple allemand de suivre la
route facile plutôt que la route du devoir.
Les Français qui, plus que nous, sont obli-
gés d'étudier les Allemands à fond ont pris
leur mesure et ils appliquent en ce mo-
ment les moyens énergiques dont les Alle-
mands se sont servis si souvent et que par
cela même, ils comprennent si bien. Veut-
on que le peuple anglais, qui n'a pas voulu
la guerre et qui a contribué si puissamment
à la gagner, se mette « à plaindre le pau-
vre Allemand », au moment où lui-même
est invité, alors qu'il se trouve peut-être
dans la passe le plus difficile de son his-
toire. à rembourser aux Américains les
sommes qu'il leur a empruntées, naguère en
vue de sauver la civilisation de la menace
d'une hégémonie allemande ? Les Français
peuvent être tranquilles. Le contribuable
britannique est avec eux, car il réserve sa
pitié non pas è, St Slinre's ou au martyr
Thyssen. mais à lui-même. Quant à la re-
construction économique de l'Europe. il a
suffisamment de bon sens pour savoir que
tant que les Français, si cruellement éprou-
vés. n'auront pas mis leur plan à l'essai.
il ne pourra pas y avoir de paix véritable.
Eh bien, les Français sont à l'œuvre, et le
dernier à leur créer des difficultés sera le
contribuable britannique. - (FA)
MORXIXC, POST, 0.2
PRESSE ESPAGNOLE. — La Hullr et Lausan-
ne sont les deux grandes préoccupations
qui retiennent l'attention du monde : et
nous qui constituons des pièces solidaires
de l'édifice mondial, même lorsque notre
attention est captivée par des questions qui
nous sont propres, nous aurions tort de
rester indifférents devant ces problèmes
mondiaux qui, par cela même qu'ils tou-
chent aux grands intérêts économiques —
charbon et pétrole — qu'on trouve à l'ori-
gine de tout progrès industriel, intéressent
le monde entier.
C'est ainsi que (en ce qui concerne la
Ruhr) on est entré dans une période d'a-
près-guerre qui offre les mêmes caractéris-
tiques que la guerre passée : organisation,
sang-froid, foi dans sa propre destinée. C'est
ce qui est actuellement en lutte ; et comme
on est persuadé que dans ces sortes de
luttes le rôle de spectateur n'existe pas,
parce que celui qui se croit le moins in-
téressé est aussi acteur dans le conflit, de
là vient la préoccupation universelle qui
porte tous les pays à s'intéresser à ce qui
se passe dans la Ruhr et à se préocuper
de ce qui peut s'y passer.
EPOCA [de Madrid], 1.2.
L'OCCUPATION D'OFFENBURG. —
Le correspondant berlinois du Times écrit que
l'occupation d'Offenburg donnera lieu à une
nouvelle protestation du gouverneur allemand.
Vraisemblablement la note fera valoir
que l'occupation de la Ruhr par la France
a apporté une perturbation considérable au
trafic des chemins de fer et que 25 des
trains ont été suspendus provisoirement.
KMe ajoutera sans doute qu'il était naturel
de faire porter d'abord les restrictions sur,
les trains de luxe, et que leur suppression
n'empêchera pas les voyageurs de gagner
Varsovie et Prague ; seulement les condi-
tions du voyage seront moins confortables
et la durée un peu prolongée.
Il est probable que le gouvernement alle-
mand ne pourra pas se contenter d'une sim-
ple protestation. Les réactionnaires protes-
tent que l'invasion du territoire de Bade a
révélé définitivement que les desseins de
la France sur l'Allemagne n'ont pas un ca-
ractère purement économique ; la France a
démasqué son ambition d'hégémonie en
Europe, on estime donc dans ces milieux
qu'il serait ridicule de maintenir plus long-
temps des relations diplomatiques avec la
France. On remarque déjà l'existence d'une
campagne en faveur du rappel immédiat
des représentants de l'Allemagne demeurés
DES
AFFAIRES étrangères
F 2272
Mercredi 7 février 1923
Bnlletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — Il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits,
et des résumes, ceux-ci imprimés en petits caractères. Les articles
traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
u-lk\h\ï)E. — La résistance alle-
r, IlI¡¡nde (Alfred Lansburgh dans Bank;
'U l>orscn-< ou.rier\ Zcit).
:j américaine. - Les possessions fran-
ges et britanniques aux Antilles :
l111e proposition de cession (Chicago Tri-
bune).
p~,. \, t. d 1 l'~ ¡ 1 ).
PftKsse ,v.AISK- — L'occupation .de la Ruhr
(HJ- ]n,ad l'osi,. - L'occupation d'Of-
nbuig (Times). - Le trafic ferroviaire
'"s la zr,ir>e britannique (Lieutenant-co-
,. °n,^^eP'inglon dans Daily Telegraph).
des Turcs à Lausanne
, ■ anchpstor (luardian. Times, Dailg Te-
■l'uph). — Bruits de rapprochement
franco-russe (Daitll Tclearaph). - La
p^r ^n*'en*° Hongrie (Morning
Poî/
i
; ''liRss.SPAGNOLE. — L'occupation de la
oca).
: "\LIE\W. - Le Vatican et l'action
de 'l' rance (Secolo). — La revendica-
tio'^ ^huanienne sur Memel (Tribuna).
Politique GENERALE
LES RÉPARATIONS
^CPATI0N DE LA RUHR. -
fiOrt.'Î (J A\GLAISE. — L'acceptation des condi-
'-on.? r/esf , pour la consolidation
](l de h * br¡tannzll//p suggère à la Mor-
JV 1115 IV line comPa raison sévère entre la
Il:. J.,.,lt; anglaise et la mentalité alleman-
r°hi(e ,
~Cltnrn. Allemands ne peuvent pas payer,
~en Se fait-il qu'ils soient si désireux
de supprimer as moyens par lesquels le
monde pourrait s'assurer du bien-fondé et
de la sincérité de leurs protestations ?
C'est pour cela qui,-! le peuple anglais, con-
trairement aux affirmations scientifiques
des super-économistes, et sourd aux lamen-
tations du cihreur travailliste de M. Stinnes
darïft notre pays approuve du fond du cœur
l'occupation de la Ruhr par les Français.
La consolidation de la dette américaine
sonne le glas de la propagande allemande
et germanophile en Grande-Bretagne. Cha-
que fois que, avec un gémissement sincère,
nous enverrons au-delà de l'Atlantique un
navire chargé d'or, nous nous rappellerons
que les Allemands font défaut et qu'ils re-
fusent de payer leurs dettes. La livre ster-
ling garde fa'téte haute et nous songeons
à l'effort qu'il a fallu pour .arriver à ce ré-
sultat. honorable : l'énorme impôt sur le re-
venu, les sévères prélèvements sur le ca-
pital, les contributions indirectes qui pèsent
si lourdement sur toutes les classes de la
communauté. Nous faisons honneur à nos
affaires au, prix d'un sacrifice que nous som-
mes trop fiers pour proclamer, de même
que la grande majorité des Anglais et des
Anglaises ont donné et souffert pendant la
guerre. Mais la dégringolade du mark porte
atteinte, non seulement au crédit, mais à
l'honneur même de l'Allemagne. C'est le té-
moignage irrécusable d'un manque de pa-
role, de la résolution manifestée par les di-
rigeants du peuple allemand de suivre la
route facile plutôt que la route du devoir.
Les Français qui, plus que nous, sont obli-
gés d'étudier les Allemands à fond ont pris
leur mesure et ils appliquent en ce mo-
ment les moyens énergiques dont les Alle-
mands se sont servis si souvent et que par
cela même, ils comprennent si bien. Veut-
on que le peuple anglais, qui n'a pas voulu
la guerre et qui a contribué si puissamment
à la gagner, se mette « à plaindre le pau-
vre Allemand », au moment où lui-même
est invité, alors qu'il se trouve peut-être
dans la passe le plus difficile de son his-
toire. à rembourser aux Américains les
sommes qu'il leur a empruntées, naguère en
vue de sauver la civilisation de la menace
d'une hégémonie allemande ? Les Français
peuvent être tranquilles. Le contribuable
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pitié non pas è, St Slinre's ou au martyr
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construction économique de l'Europe. il a
suffisamment de bon sens pour savoir que
tant que les Français, si cruellement éprou-
vés. n'auront pas mis leur plan à l'essai.
il ne pourra pas y avoir de paix véritable.
Eh bien, les Français sont à l'œuvre, et le
dernier à leur créer des difficultés sera le
contribuable britannique. - (FA)
MORXIXC, POST, 0.2
PRESSE ESPAGNOLE. — La Hullr et Lausan-
ne sont les deux grandes préoccupations
qui retiennent l'attention du monde : et
nous qui constituons des pièces solidaires
de l'édifice mondial, même lorsque notre
attention est captivée par des questions qui
nous sont propres, nous aurions tort de
rester indifférents devant ces problèmes
mondiaux qui, par cela même qu'ils tou-
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charbon et pétrole — qu'on trouve à l'ori-
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le monde entier.
C'est ainsi que (en ce qui concerne la
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tiques que la guerre passée : organisation,
sang-froid, foi dans sa propre destinée. C'est
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on est persuadé que dans ces sortes de
luttes le rôle de spectateur n'existe pas,
parce que celui qui se croit le moins in-
téressé est aussi acteur dans le conflit, de
là vient la préoccupation universelle qui
porte tous les pays à s'intéresser à ce qui
se passe dans la Ruhr et à se préocuper
de ce qui peut s'y passer.
EPOCA [de Madrid], 1.2.
L'OCCUPATION D'OFFENBURG. —
Le correspondant berlinois du Times écrit que
l'occupation d'Offenburg donnera lieu à une
nouvelle protestation du gouverneur allemand.
Vraisemblablement la note fera valoir
que l'occupation de la Ruhr par la France
a apporté une perturbation considérable au
trafic des chemins de fer et que 25 des
trains ont été suspendus provisoirement.
KMe ajoutera sans doute qu'il était naturel
de faire porter d'abord les restrictions sur,
les trains de luxe, et que leur suppression
n'empêchera pas les voyageurs de gagner
Varsovie et Prague ; seulement les condi-
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et la durée un peu prolongée.
Il est probable que le gouvernement alle-
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la France sur l'Allemagne n'ont pas un ca-
ractère purement économique ; la France a
démasqué son ambition d'hégémonie en
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