Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-08-16
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 16 août 1920 16 août 1920
Description : 1920/08/16 (T15,N1526)-1920/08/17. 1920/08/16 (T15,N1526)-1920/08/17.
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62385333
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
M MINISTERES
DES
Ir' AIR E S ÉTRANGÈRES
j ET DE LA G-H-K K R E
i", --
1 N° 1526
Lundi 16 - Mardi 17 Août 19W
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont dea
résumes. il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
"I SOMMAIRE
t
PRESSE ALLEMANDE. — La reconnaissance du
gouvernement Wrangel (Frankfurter
Zeitung, Koelnische Volkszeitung). -
Radek à "Berlin (Mïùicluin-Augsburger
Abendzeitung). - L'attentat contre
M. Venizelos (Koelnische Volkszei-
tuna).
SE , -. — L-'élection présiden-
tielle : les chances de M. - Harding
(Kansas City Star).
PRESSE ANGLAISE. - La reconnaissance du
■î gouvernement Wrangel (Manchester
'\> (iti'ird-ia-n, Daily Telegraph). — L'atti-
f* tude du socialisme britannique : le
- « Comité d'action » (Times, Daily
;?" Herald).
PRBSSE ITALIENNE. — La reconnaissance du
s gouvernement Wrangel (Stampa, Cor
riere délia Sera, Idea Nazionale, Gior-
mtie criUilia, TriJbuna, Tempo, Corncre
dllnlia, Messaggero, Popolo d'Italia).
*8? — L'entrevae Sforza-Tuszar (Corriere
f"' delUi Sera, Giornale d'Italia). - Les
traités d.e paix et le programme du
comte Sforza (Resto del Carlino, Cor-
riere della Sera).
I POLITIQUE GENERALE
I ET DIPLOMATIE
$■ 2
RUSSIE ET POLOGNE
LA RECONNAISSANCE DU GOUVERNE-
MENT WRANGEL. — PRESSE ITALIENNE. —
Pour comprendre l'acte de la France recon-
naissant le général Wrangel, il faut se rap-
peler quelques faits. : 10 la France est créan-
cière de la Russie et ne veut pas abandon-
ner ses milliards ; 2° la France croit que
l'Entente existe encore ; elle ne comprend
pXLs qu'elle est désormais isolée. Or, elle est
seule en Europe. L'Allemagne surveille de
près les événements, l'Angleterre revise peu
à peu le traité de Versailles ; elle ,ne fera la
guerre à la Russie ni pour la Pologne, ni
pour la France ; l'Italie se prépare à re-
prendre les relations officielles avec la Rus-
sie. « Comme bloc de guerre des puissances
Reculent aies, l'entente est donc finie. » Ni
l'Allemagne, ni l'Italie ne laisseront passer
des troupes sur leurs territoires. La France
se fait illusion ; la presse française est aux
mains de la haute banque ; 3° les Français
ont. exagéré leur victoire. « Ils ont fait trop
de réclame à /eM.r propre victoire et à celle
de l'Entente ». Ils ont perdu le seîis, de la
réalité.
Nous voulons espérer que l'attitude ferme
de Pltall'e et de l'Angleterre fera une forte
impression sur l'opinion publique française.
'-~ nation de 38 millions d'habitants ne
peut se mettre en guerre contre une nation
ee 100 millions lorsque tout le reste de l'Eu-
rope est contraire à son entreprise. A moins
qu'elle ne veuille augmenter la série de ses
propres erreurs jusqu'au moment où elle
verra liquider les plus modestes fruits de
sa modeste victoire.
Si la France, qui a montré qu'elle pos-
sède des vertus morales et militaires pres-
que inépuisables a encore de l'intelligence
politique, l'heure est venue pour elle de
mettre cette intelligence en valeur même
au prix des plus douloureux sacrifices finan-
ciers. Nous ne souhaitons pas à ta France
de se jeter dans une entreprise condamnée
dès à présent à l'isolement général.
STAMPA, 13.8.
— La cause du dtff&rend est la diversité
des intérêts politiques qui poussent ta Fran-
ce et l'Anale terre. La France a reconstruit
une Europe dont l'équilibre reposait sur la
ceinture des p Etats slaves, garanti con-
tre l'Allemagne. Pour étayer cette Europe,
elle avait besoin de l'appui anglo-américain
ou au moins dr l'appui anglais. Mais l'appui
anglais ne peut suffire à la France, puis-
sance continentale. L'alliance des petits
Etats slaves ne peut compenser le refroidis-
sement de l'Italie.
L'Angleterre veut faire la paix avec la
Russie. Elle consent à des concessions en
Occident pour sauver ses possessions asia-
tiques menacées. M. Lloyd George veut
plaire aux travaillistes dont l'appui lui est
nécessaire pour régler la question irlan-
daise.
D'une façon plus ou moins voilée, les
Français accusent Lloyd George de sou-
plesse démagogique perfide et presque cy-
nique ; ils assurent que ses déclarations dé-
magogiques de mardi dépassent les limites
de l'accord arrêté dans les nombreuses en-
trevues des deux présidents du Conseil.
Nous n'avons pas de peine à croire que les
Français peuvent avoir raison. Mais la po-
litique anglaise a pour devise : faire ce
qu'on peut, tandis que la politique française
est dominée par la velléité de faire ce qu'on
voudrait ce qui est impossible. La recon-
naissance de Wrangel (après celle de Kolt-
chak et dans des circonstances si différen-
tes), geste si théâtral et si vain qu'il tou-
che au tragique, en est un exemple typique.
L'Italie qui avant toute autre nation in-
clinait à reprendre les rapports avec la
Russie, ne peut hésiter à reconnaître que la
politique anglaise est celle qui touche le
plus à la réalité, celle qui sert le mieux la
cause de la paix.
Mais nous ne pouvons oublier que la
France est notre voisine et notre compagne
d'armes.Nous ne désirons pas qu'elle éprou-
ve à ses dépens, comme nous-mêmes l'ah
passé, les conséquences de la doctrine poli-
tique du « fare da. sè ». Son isolement serait
pour ele un désastre, mais il ne serait un
bonheur pour aucun autre des peuples qui
ont combattu et vaincu. L'évidence de la
nécessité éclairera-t-elle, convertira-t-elle
ses hommes d'Etat ?
, CORRIERE DELLA SERA, 13.8. '1
— Le plan politique français est grandiose
mais utopiste. A tel point qu'il nous semble
être la suprême défense simulée par la
France devant lïnévitabPe qui s'accomplit :
la révision du traité de Versailles.
IDEA NAZIONALE, 13.8.
— L'Angleterre et l'Italie d'un côté, la
France de l'autre suivant donc une poli-
tique diamétralement opposée tandis que
l'Amérique est aussi contre le point de vue
français ; si bien que le gouvernement de
Paris se trouve 'Í.solé parmi ses alliés et
associés.
C'est la politique de la France envers les
petits Etats. slaves qui lui vaut ses déboires
actuels.
Elle a encouragé le développement de
l'orgueil slave dans l'Orient de l'Europe au
détriment de l'Italie latine. Ceci a fini par
porter des fruits jamçns à là' politique jfrè©.-
çaise, car la Russie, bien ou mal, avec Le-
nine ou avec Broussilov, et même avec tous
les deux, est pour toujours ta grande rnèré
de tous les Slaves. Aussi, malgré la pres-
sion exercée par les Francis, La Yougosla-
vie et la Tchécoslovaquie refusent nette-
ment de marcher contre la Russie.
Tout ceci vient de ofe que le gouvernement
de Paris n'a pas voulu maintenir unie et
compacte l'unique alliance naturelle, l'al-
liance anglo-fropc £ )-it&ïïeiiiie plus la Belgi-
que, l'alliance occidentale qui aurait tenu
en respect ie Centre et l'Orient de l'Europe
grâce à une politique unie de défense d'e
la paix et de la liberté des peuples. M. Cle-
menceau s'illusionnant sur l'appui incondi-
tionné de l'Angleterre et de l' Amérique, a
voulu sauter l'Italie à pieds joints pour
trouver sur le Danube et dans les Balkans
non des alliés - mais des vaae-afux à oppo-
ser aux Allemands et aux Russes, à contre-
opposer à nous-mêmes. C'est précisément
cette politique qui, d'échec en échec, mar-
che fatalement vers la faillite.
GIORNALE D'ITALIA, 13.8.
— Aussi bien que Lloyd George, le monde
entier est surpris — surpris d'ailleurs plus
qu'étonné — de la décision subite du gou-
vernement français.
Il faut « interpréter » le traité de Versail-
les. C'est à cette œuvre d'interprétation que
les diplomates de l'Europe, surtout les Ita-
liens, s'étaient employés dans la dernière
période. L'interprétation « était le juste
moyen de guérir l'Europe de ses dernières
plaies parmi lesquelles les plus absurdes
étaient sans aucun doute l'oppression de
l'Allemagne et la suppression mentale de
la Russie ». Or, le gouvernement français
persiste obstinément dans la voie choisie
par lui dès le début : s'attacher à la lettre
du traité jusqu'à ruiner la paix européenne.
La reconnaissance de IV'rctngel, a deux mo-
tifs profonds : 1° un motif psychologique :
« cette inquiétude française qui a touché par-
fois au nervosisme le jiïhis aigu et quji l'on
peut diagnostiquer encore comme une .suite
à la crise terrible subie par la France apfè,9
la cruelle agression allemande » ; 2° la deitn
russe. Or l'attitude conciliante des Russes
aurait dû calmer les Français.
Ceci rend moins justifiable encore La dé-
cision spontanée de la France et isouis au-
torise en même terrïps sou-haltér que nous
revenions à la politique féconde des contacts
DES
Ir' AIR E S ÉTRANGÈRES
j ET DE LA G-H-K K R E
i", --
1 N° 1526
Lundi 16 - Mardi 17 Août 19W
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont dea
résumes. il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
"I SOMMAIRE
t
PRESSE ALLEMANDE. — La reconnaissance du
gouvernement Wrangel (Frankfurter
Zeitung, Koelnische Volkszeitung). -
Radek à "Berlin (Mïùicluin-Augsburger
Abendzeitung). - L'attentat contre
M. Venizelos (Koelnische Volkszei-
tuna).
SE , -. — L-'élection présiden-
tielle : les chances de M. - Harding
(Kansas City Star).
PRESSE ANGLAISE. - La reconnaissance du
■î gouvernement Wrangel (Manchester
'\> (iti'ird-ia-n, Daily Telegraph). — L'atti-
f* tude du socialisme britannique : le
- « Comité d'action » (Times, Daily
;?" Herald).
PRBSSE ITALIENNE. — La reconnaissance du
s gouvernement Wrangel (Stampa, Cor
riere délia Sera, Idea Nazionale, Gior-
mtie criUilia, TriJbuna, Tempo, Corncre
dllnlia, Messaggero, Popolo d'Italia).
*8? — L'entrevae Sforza-Tuszar (Corriere
f"' delUi Sera, Giornale d'Italia). - Les
traités d.e paix et le programme du
comte Sforza (Resto del Carlino, Cor-
riere della Sera).
I POLITIQUE GENERALE
I ET DIPLOMATIE
$■ 2
RUSSIE ET POLOGNE
LA RECONNAISSANCE DU GOUVERNE-
MENT WRANGEL. — PRESSE ITALIENNE. —
Pour comprendre l'acte de la France recon-
naissant le général Wrangel, il faut se rap-
peler quelques faits. : 10 la France est créan-
cière de la Russie et ne veut pas abandon-
ner ses milliards ; 2° la France croit que
l'Entente existe encore ; elle ne comprend
pXLs qu'elle est désormais isolée. Or, elle est
seule en Europe. L'Allemagne surveille de
près les événements, l'Angleterre revise peu
à peu le traité de Versailles ; elle ,ne fera la
guerre à la Russie ni pour la Pologne, ni
pour la France ; l'Italie se prépare à re-
prendre les relations officielles avec la Rus-
sie. « Comme bloc de guerre des puissances
Reculent aies, l'entente est donc finie. » Ni
l'Allemagne, ni l'Italie ne laisseront passer
des troupes sur leurs territoires. La France
se fait illusion ; la presse française est aux
mains de la haute banque ; 3° les Français
ont. exagéré leur victoire. « Ils ont fait trop
de réclame à /eM.r propre victoire et à celle
de l'Entente ». Ils ont perdu le seîis, de la
réalité.
Nous voulons espérer que l'attitude ferme
de Pltall'e et de l'Angleterre fera une forte
impression sur l'opinion publique française.
'-~ nation de 38 millions d'habitants ne
peut se mettre en guerre contre une nation
ee 100 millions lorsque tout le reste de l'Eu-
rope est contraire à son entreprise. A moins
qu'elle ne veuille augmenter la série de ses
propres erreurs jusqu'au moment où elle
verra liquider les plus modestes fruits de
sa modeste victoire.
Si la France, qui a montré qu'elle pos-
sède des vertus morales et militaires pres-
que inépuisables a encore de l'intelligence
politique, l'heure est venue pour elle de
mettre cette intelligence en valeur même
au prix des plus douloureux sacrifices finan-
ciers. Nous ne souhaitons pas à ta France
de se jeter dans une entreprise condamnée
dès à présent à l'isolement général.
STAMPA, 13.8.
— La cause du dtff&rend est la diversité
des intérêts politiques qui poussent ta Fran-
ce et l'Anale terre. La France a reconstruit
une Europe dont l'équilibre reposait sur la
ceinture des p Etats slaves, garanti con-
tre l'Allemagne. Pour étayer cette Europe,
elle avait besoin de l'appui anglo-américain
ou au moins dr l'appui anglais. Mais l'appui
anglais ne peut suffire à la France, puis-
sance continentale. L'alliance des petits
Etats slaves ne peut compenser le refroidis-
sement de l'Italie.
L'Angleterre veut faire la paix avec la
Russie. Elle consent à des concessions en
Occident pour sauver ses possessions asia-
tiques menacées. M. Lloyd George veut
plaire aux travaillistes dont l'appui lui est
nécessaire pour régler la question irlan-
daise.
D'une façon plus ou moins voilée, les
Français accusent Lloyd George de sou-
plesse démagogique perfide et presque cy-
nique ; ils assurent que ses déclarations dé-
magogiques de mardi dépassent les limites
de l'accord arrêté dans les nombreuses en-
trevues des deux présidents du Conseil.
Nous n'avons pas de peine à croire que les
Français peuvent avoir raison. Mais la po-
litique anglaise a pour devise : faire ce
qu'on peut, tandis que la politique française
est dominée par la velléité de faire ce qu'on
voudrait ce qui est impossible. La recon-
naissance de Wrangel (après celle de Kolt-
chak et dans des circonstances si différen-
tes), geste si théâtral et si vain qu'il tou-
che au tragique, en est un exemple typique.
L'Italie qui avant toute autre nation in-
clinait à reprendre les rapports avec la
Russie, ne peut hésiter à reconnaître que la
politique anglaise est celle qui touche le
plus à la réalité, celle qui sert le mieux la
cause de la paix.
Mais nous ne pouvons oublier que la
France est notre voisine et notre compagne
d'armes.Nous ne désirons pas qu'elle éprou-
ve à ses dépens, comme nous-mêmes l'ah
passé, les conséquences de la doctrine poli-
tique du « fare da. sè ». Son isolement serait
pour ele un désastre, mais il ne serait un
bonheur pour aucun autre des peuples qui
ont combattu et vaincu. L'évidence de la
nécessité éclairera-t-elle, convertira-t-elle
ses hommes d'Etat ?
, CORRIERE DELLA SERA, 13.8. '1
— Le plan politique français est grandiose
mais utopiste. A tel point qu'il nous semble
être la suprême défense simulée par la
France devant lïnévitabPe qui s'accomplit :
la révision du traité de Versailles.
IDEA NAZIONALE, 13.8.
— L'Angleterre et l'Italie d'un côté, la
France de l'autre suivant donc une poli-
tique diamétralement opposée tandis que
l'Amérique est aussi contre le point de vue
français ; si bien que le gouvernement de
Paris se trouve 'Í.solé parmi ses alliés et
associés.
C'est la politique de la France envers les
petits Etats. slaves qui lui vaut ses déboires
actuels.
Elle a encouragé le développement de
l'orgueil slave dans l'Orient de l'Europe au
détriment de l'Italie latine. Ceci a fini par
porter des fruits jamçns à là' politique jfrè©.-
çaise, car la Russie, bien ou mal, avec Le-
nine ou avec Broussilov, et même avec tous
les deux, est pour toujours ta grande rnèré
de tous les Slaves. Aussi, malgré la pres-
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vie et la Tchécoslovaquie refusent nette-
ment de marcher contre la Russie.
Tout ceci vient de ofe que le gouvernement
de Paris n'a pas voulu maintenir unie et
compacte l'unique alliance naturelle, l'al-
liance anglo-fropc £ )-it&ïïeiiiie plus la Belgi-
que, l'alliance occidentale qui aurait tenu
en respect ie Centre et l'Orient de l'Europe
grâce à une politique unie de défense d'e
la paix et de la liberté des peuples. M. Cle-
menceau s'illusionnant sur l'appui incondi-
tionné de l'Angleterre et de l' Amérique, a
voulu sauter l'Italie à pieds joints pour
trouver sur le Danube et dans les Balkans
non des alliés - mais des vaae-afux à oppo-
ser aux Allemands et aux Russes, à contre-
opposer à nous-mêmes. C'est précisément
cette politique qui, d'échec en échec, mar-
che fatalement vers la faillite.
GIORNALE D'ITALIA, 13.8.
— Aussi bien que Lloyd George, le monde
entier est surpris — surpris d'ailleurs plus
qu'étonné — de la décision subite du gou-
vernement français.
Il faut « interpréter » le traité de Versail-
les. C'est à cette œuvre d'interprétation que
les diplomates de l'Europe, surtout les Ita-
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période. L'interprétation « était le juste
moyen de guérir l'Europe de ses dernières
plaies parmi lesquelles les plus absurdes
étaient sans aucun doute l'oppression de
l'Allemagne et la suppression mentale de
la Russie ». Or, le gouvernement français
persiste obstinément dans la voie choisie
par lui dès le début : s'attacher à la lettre
du traité jusqu'à ruiner la paix européenne.
La reconnaissance de IV'rctngel, a deux mo-
tifs profonds : 1° un motif psychologique :
« cette inquiétude française qui a touché par-
fois au nervosisme le jiïhis aigu et quji l'on
peut diagnostiquer encore comme une .suite
à la crise terrible subie par la France apfè,9
la cruelle agression allemande » ; 2° la deitn
russe. Or l'attitude conciliante des Russes
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