Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-07-21
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 21 juillet 1920 21 juillet 1920
Description : 1920/07/21 (T15,N1504). 1920/07/21 (T15,N1504).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6238511h
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
* Ministères
ES
FAIRES ÉE-T H A NGERES
ET DE LA guerre
N° 1504
Mercredi 21 Juillet 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimes en italique, qui sont des
résumes, il est donne ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
"'-- Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
Pl\ESSE ——————
Pressp ALLEMA.\DE. — La Conférence de Spa
LY SS*.SC^e Zeitung, Germania, Taegli-
Ma Rundschau, Deutsche Zeitung,
no nChner Neueste Nachrichten, Han-
noverscher Kurier, München-Augsbur-
PRE np Abendzeitung). -
hA^méRicaine. — L'exécution du traité
versâmes (Washington Post). — La
Pai ,x avec la Turquie : la mission de la
CH ce (Evening Post, Boston Trans-
c rhm — Le rappel de Mariens, repré-
(w ant des Soviets aux Etats-Unis
i Il ashington Post, Sun and New York
M S Ilerald) — Le programme de réformes
* Franklin Roosevelt (Washington
vi st). — Lat population des grandes
'Ville s américaines (New York Times).
Vs ANGLAISE. - Les déclarations de M.
and à la Chambre des Députés le
20 JUIllet (Times). — .La réponse des
fnvïfts au gouvernement britannique
lr} ally News, Daily Herald). — L'ulti-
| grapj^1 a lémir .Faïçal (Daily Tele-
11" )
~p AUTRICHIENNE. — La Conférence de
\s (Deutsches Volksblatt).
ITALIENNE. — La mission des socia-
listes Italiens en Russie : deux lettres
^Serrati (Corriere d'Italia. Avanti)
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
LA CONFÉRENCE DE SPA
~N~ SEPARATIONS DE M. MILLE-
LA CHAMBRE DES DEPUTES
"U JUILLET). — Le Times, dans
j' érMt °rial de cc jour, rend compte du
i IL'fcourde M- Millerand ; il oppose les
s du président du Conseil fran-
lit anSilence gardé le même jour par
no(sWo!'th sur la réponse des Soviets
il' n\ JJrifanniaue.
tl~ les Alliés avaient décidé de ne pas
V'ier h ^evrin ! Jjr cje Pologne, dans certains cas déter-
rât cette assurance répond à celle qu'il
l la donnée dans un discours pro-
L.iUstiS etyrier. Il ne paraît ne pas voir
4 j4ti e Ilti-Ori de la distinction odieuse
UÎf- V% Ils les propositions britanniques à
~er~~t ~e la situation du gouvernement
W^éri Wraingel et celle des nouveaux
V8 qUfTn, *^ngleteire avait invités à pren-
de 1~ la conférence de Londres. Aux
~h~l iu Millerand, le gouvernement du
^k^i^ngei est incontestablement un
tnent de fait et la France, a-t-il
^ci disposée à le reconnaître, s'il se
r Ensable des engagements prècé-
I B ^ce P°^ractés par la Russie avec les
S étrangères. D'après les paroles
de son représentant à Spa M. Struve, le
général Wrangel serait prêt à remplir cette
condition. A rencontre des bolcheviks il
accepte les principes du droit international,
qui distinguent les Etats civilisés et recan-
nait en conséquence les obligations et les
alliances conclues par la Russie. M. Lloyd
George aura à accepter ou à désavouer l'ex-
posé donné par M. Millerand de ses négo-
ciations avec les bolcheviks, ainsi qu'à no-
ter la déclaration faite par le président du
Conseil français, selon laquelle, faute d'exé-
cution des engagements pris à Spa aux
dates spécifiées, les Alliés s'étaient mis
d'accord sur la nécessité d'étendre la zone
d'occupation de l'Allemagne, dans la Ruhr
ou ailleurs.
M. Tardieu s'est plaint amèrement de ce
que les accords de Spa équivalaient à une
revision du traité de Versailles. M. Mille-
rand reconnaît lui-même que jusqu'à pré-
sent en matière de réparations la France
n'a obtenu que des promesses. Ces décla-
rations montrent que beaucoup de nos al-
liés jugent que l'heure de l'indulgence et
des concessions n'a que trop duré. Incon-
testablement il y aurait danger à encoura-
ger en Allemagne l'espoir qu'elle sera pro-
longée. C'est seulement grâce à sa persévé-
rance à demander l'exécution effective des
promesses de l'Allemagne (persévérance
dont M. Millerand peut se féliciter à juste
titre d'avoir fait preuve) que la France
pourra espérer voir ces promesses tradui-
tes en réalités. » — (Ed.)
TIMES, 21.7.
LES RESULTATS DE LA CONFERENCE.
- PRESSE ALLEMANDE. — Les journaux de
Berlin du 18 juillet, en possession de toutes
les informations concernant les résultats de
la Conférence, portent sur ses travaux des
jugements très divers.
La Vossische Zeitung estime que l'Alle-
magne a remporté un succès à Spa ; la rup-
ture des négociations aurait signifié en effet
la mise en vigueur immédiate et automati-
que des conditions inacceptables et inéxécu-
tables du traité de paix. Le succès consiste
dans ce fait que le traité de Versailles, au
lieu de rester un document mort, devient
une matière vivante susceptible de se trans-
former au moyen de négociations ultérieu-
res. C'est presque une voie de salut ouverte
à l'Allemagne.
Pour la Germania, également optimiste,
voilà la première fois que la courbe par la-
quelle on peut matérialiser la situation de
l'Allemagne dans la politique mondiale, mar-
que une ascension véritable.
Cependant, la plupart des journaux esti-
ment. avec la Taegliche Rundschau et la
Deutsche Zeitung, que les clauses imposant
à l'Allemagne les livraisons de charbon peu-
vent amener sa ruine économique et para-
lyser son existence.
S'élevant au-dessus des considérations inr
téressant seulement le sort de l'Allemagne,
les Munchener Neueste Nachrichten tirent,
dans un long article, les conséquences poli-
tiques générales de la Conférence et font
une longue diatribe contre l'égoïsme de la
politique anglaise.
La Conférence de Spa est finie. Elle fut
pour l'Allemagne une question vitale, pour
la France un problème de puissance et pour
l'Angleterre un passe-temps. Telle 'est l'opi-
nion de Lloyd Geoirge, opinion confirmée
par la lecture de la presse anglaise, qui n'a
suivi qu'avec assez peu d'intérêt les débats.
La Conférence s'est ouverte comme devant
être un entretien entre les Alliés et leur
principal ennemi dans la guerre passée. En
réalité, seules l'Angleterre et la France y
eurent un rôle. (Au surplus, l'Angleterre a
montré à nouveau à Spa qu'elle n'avait
qu'un intérêt négatif aux événements d'Eu-
rope ; ses nécessités vitales exigent simple-
ment qu'aucune puissance continentale ne
devienne assez forte pour menacer son em-
pire colonial. Son intérêt n'est donc pas à
l'assainissement die la situation, mais bien
à la prolongation de l'état présent : en cela,
son intérêt économique et son intérêt poli-
tique coïncident. Ceci vaut particulière-
ment à l'égard de l'Allemagne. Les produits
que l'on avait coutume de demander à l'Al-
lemagne, c'est l'Angleterre qui les fournit
maintenant. Il faut donc que notre vie éco-
nomique et sociale reste valétudinaire, afin
que nous ne puissions menacer la puissance
anglaise.
Cet article se termine par un appel à l'u-
nion de tous les citoyens.
Il faut que toutes les classes du peuple al-
lemand reconnaissent la nécessité de s'unir
afin de reconquérir notre considération dans
le monde et la reconnaissance des nécessités
de notre vie et l'Allemagne pourra ainsi sor-
tir de son rôle d'esclave.
Parmi les pessimistes, on peut citer l'Han-
noverscher Kurier où Fritz Hartmann voit
dans les résultats de Spa, contrairement à
la plupart de ses confrères, une aggravation
de la situation pour l'Allemagne.
Versailles ne fut-il pas plus terrible que
Compiègne et Spa plus que Versailles ? « Il
était une fois. l'idée de Société des Na-
tions », écrit la Frankfurter Zeitung ; il était
une fois. comme dans les contes de fées,
mais le rêve est dissipé, le mirage évanoui.
On a tout essayé. Simons parla le français
diplomatique, Hue le langage des travail-
leurs allemands, Stinnes fut sec et Fehren-
bach doux. Rien n'y fit.
Le président Delacroix, admonestant M.
Stinnes. l'engagea à modérer son ton com-
minatoire sous le prétexte « que nous ne
sommes plus en guerre ». Sans doute, nous
avons une paix, mais qui nous laisse encore
moins d'espoir que la guerre.
Les espérances des délégués allemands
se rendant à Spa ne se sont pas réalisées,
constate avec amertume la Müunchen Augs-
urger Abendzeitung. Cependant, elle voit
dans le résultat des négociations au moins
un succès moral :
Nos représentants ont fait abandonner le
principe de la paix imposée pour lui substi-
tuer celui des négociations.
PRESSE AUTRICHIENNE. — L'avenir seul
montrera si les concessions faites par la
Délégation allemande sur la question du
charbon pourront être maintenues. C'est
une question qui ne peut être tranchée par
les hommes politiques, mais. d'un côté par
les specialistes, de l'autre par les mineurs.
ES
FAIRES ÉE-T H A NGERES
ET DE LA guerre
N° 1504
Mercredi 21 Juillet 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimes en italique, qui sont des
résumes, il est donne ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
"'-- Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
Pl\ESSE ——————
Pressp ALLEMA.\DE. — La Conférence de Spa
LY SS*.SC^e Zeitung, Germania, Taegli-
Ma Rundschau, Deutsche Zeitung,
no nChner Neueste Nachrichten, Han-
noverscher Kurier, München-Augsbur-
PRE np Abendzeitung). -
hA^méRicaine. — L'exécution du traité
versâmes (Washington Post). — La
Pai ,x avec la Turquie : la mission de la
CH ce (Evening Post, Boston Trans-
c rhm — Le rappel de Mariens, repré-
(w ant des Soviets aux Etats-Unis
i Il ashington Post, Sun and New York
M S Ilerald) — Le programme de réformes
* Franklin Roosevelt (Washington
vi st). — Lat population des grandes
'Ville s américaines (New York Times).
Vs ANGLAISE. - Les déclarations de M.
and à la Chambre des Députés le
20 JUIllet (Times). — .La réponse des
fnvïfts au gouvernement britannique
lr} ally News, Daily Herald). — L'ulti-
| grapj^1 a lémir .Faïçal (Daily Tele-
11" )
~p AUTRICHIENNE. — La Conférence de
\s (Deutsches Volksblatt).
ITALIENNE. — La mission des socia-
listes Italiens en Russie : deux lettres
^Serrati (Corriere d'Italia. Avanti)
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
LA CONFÉRENCE DE SPA
~N~ SEPARATIONS DE M. MILLE-
LA CHAMBRE DES DEPUTES
"U JUILLET). — Le Times, dans
j' érMt °rial de cc jour, rend compte du
i IL'fcourde M- Millerand ; il oppose les
s du président du Conseil fran-
lit anSilence gardé le même jour par
no(sWo!'th sur la réponse des Soviets
il' n\ JJrifanniaue.
tl~
V'ier h ^evrin
rât cette assurance répond à celle qu'il
l la donnée dans un discours pro-
L.iUstiS etyrier. Il ne paraît ne pas voir
4 j4ti e Ilti-Ori de la distinction odieuse
UÎf- V% Ils les propositions britanniques à
~er~~t ~e la situation du gouvernement
W^éri Wraingel et celle des nouveaux
V8 qUfTn, *^ngleteire avait invités à pren-
de 1~ la conférence de Londres. Aux
~h~l iu Millerand, le gouvernement du
^k^i^ngei est incontestablement un
tnent de fait et la France, a-t-il
^ci disposée à le reconnaître, s'il se
r Ensable des engagements prècé-
I B ^ce P°^ractés par la Russie avec les
S étrangères. D'après les paroles
de son représentant à Spa M. Struve, le
général Wrangel serait prêt à remplir cette
condition. A rencontre des bolcheviks il
accepte les principes du droit international,
qui distinguent les Etats civilisés et recan-
nait en conséquence les obligations et les
alliances conclues par la Russie. M. Lloyd
George aura à accepter ou à désavouer l'ex-
posé donné par M. Millerand de ses négo-
ciations avec les bolcheviks, ainsi qu'à no-
ter la déclaration faite par le président du
Conseil français, selon laquelle, faute d'exé-
cution des engagements pris à Spa aux
dates spécifiées, les Alliés s'étaient mis
d'accord sur la nécessité d'étendre la zone
d'occupation de l'Allemagne, dans la Ruhr
ou ailleurs.
M. Tardieu s'est plaint amèrement de ce
que les accords de Spa équivalaient à une
revision du traité de Versailles. M. Mille-
rand reconnaît lui-même que jusqu'à pré-
sent en matière de réparations la France
n'a obtenu que des promesses. Ces décla-
rations montrent que beaucoup de nos al-
liés jugent que l'heure de l'indulgence et
des concessions n'a que trop duré. Incon-
testablement il y aurait danger à encoura-
ger en Allemagne l'espoir qu'elle sera pro-
longée. C'est seulement grâce à sa persévé-
rance à demander l'exécution effective des
promesses de l'Allemagne (persévérance
dont M. Millerand peut se féliciter à juste
titre d'avoir fait preuve) que la France
pourra espérer voir ces promesses tradui-
tes en réalités. » — (Ed.)
TIMES, 21.7.
LES RESULTATS DE LA CONFERENCE.
- PRESSE ALLEMANDE. — Les journaux de
Berlin du 18 juillet, en possession de toutes
les informations concernant les résultats de
la Conférence, portent sur ses travaux des
jugements très divers.
La Vossische Zeitung estime que l'Alle-
magne a remporté un succès à Spa ; la rup-
ture des négociations aurait signifié en effet
la mise en vigueur immédiate et automati-
que des conditions inacceptables et inéxécu-
tables du traité de paix. Le succès consiste
dans ce fait que le traité de Versailles, au
lieu de rester un document mort, devient
une matière vivante susceptible de se trans-
former au moyen de négociations ultérieu-
res. C'est presque une voie de salut ouverte
à l'Allemagne.
Pour la Germania, également optimiste,
voilà la première fois que la courbe par la-
quelle on peut matérialiser la situation de
l'Allemagne dans la politique mondiale, mar-
que une ascension véritable.
Cependant, la plupart des journaux esti-
ment. avec la Taegliche Rundschau et la
Deutsche Zeitung, que les clauses imposant
à l'Allemagne les livraisons de charbon peu-
vent amener sa ruine économique et para-
lyser son existence.
S'élevant au-dessus des considérations inr
téressant seulement le sort de l'Allemagne,
les Munchener Neueste Nachrichten tirent,
dans un long article, les conséquences poli-
tiques générales de la Conférence et font
une longue diatribe contre l'égoïsme de la
politique anglaise.
La Conférence de Spa est finie. Elle fut
pour l'Allemagne une question vitale, pour
la France un problème de puissance et pour
l'Angleterre un passe-temps. Telle 'est l'opi-
nion de Lloyd Geoirge, opinion confirmée
par la lecture de la presse anglaise, qui n'a
suivi qu'avec assez peu d'intérêt les débats.
La Conférence s'est ouverte comme devant
être un entretien entre les Alliés et leur
principal ennemi dans la guerre passée. En
réalité, seules l'Angleterre et la France y
eurent un rôle. (Au surplus, l'Angleterre a
montré à nouveau à Spa qu'elle n'avait
qu'un intérêt négatif aux événements d'Eu-
rope ; ses nécessités vitales exigent simple-
ment qu'aucune puissance continentale ne
devienne assez forte pour menacer son em-
pire colonial. Son intérêt n'est donc pas à
l'assainissement die la situation, mais bien
à la prolongation de l'état présent : en cela,
son intérêt économique et son intérêt poli-
tique coïncident. Ceci vaut particulière-
ment à l'égard de l'Allemagne. Les produits
que l'on avait coutume de demander à l'Al-
lemagne, c'est l'Angleterre qui les fournit
maintenant. Il faut donc que notre vie éco-
nomique et sociale reste valétudinaire, afin
que nous ne puissions menacer la puissance
anglaise.
Cet article se termine par un appel à l'u-
nion de tous les citoyens.
Il faut que toutes les classes du peuple al-
lemand reconnaissent la nécessité de s'unir
afin de reconquérir notre considération dans
le monde et la reconnaissance des nécessités
de notre vie et l'Allemagne pourra ainsi sor-
tir de son rôle d'esclave.
Parmi les pessimistes, on peut citer l'Han-
noverscher Kurier où Fritz Hartmann voit
dans les résultats de Spa, contrairement à
la plupart de ses confrères, une aggravation
de la situation pour l'Allemagne.
Versailles ne fut-il pas plus terrible que
Compiègne et Spa plus que Versailles ? « Il
était une fois. l'idée de Société des Na-
tions », écrit la Frankfurter Zeitung ; il était
une fois. comme dans les contes de fées,
mais le rêve est dissipé, le mirage évanoui.
On a tout essayé. Simons parla le français
diplomatique, Hue le langage des travail-
leurs allemands, Stinnes fut sec et Fehren-
bach doux. Rien n'y fit.
Le président Delacroix, admonestant M.
Stinnes. l'engagea à modérer son ton com-
minatoire sous le prétexte « que nous ne
sommes plus en guerre ». Sans doute, nous
avons une paix, mais qui nous laisse encore
moins d'espoir que la guerre.
Les espérances des délégués allemands
se rendant à Spa ne se sont pas réalisées,
constate avec amertume la Müunchen Augs-
urger Abendzeitung. Cependant, elle voit
dans le résultat des négociations au moins
un succès moral :
Nos représentants ont fait abandonner le
principe de la paix imposée pour lui substi-
tuer celui des négociations.
PRESSE AUTRICHIENNE. — L'avenir seul
montrera si les concessions faites par la
Délégation allemande sur la question du
charbon pourront être maintenues. C'est
une question qui ne peut être tranchée par
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