Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-06-05
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 05 juin 1920 05 juin 1920
Description : 1920/06/05 (T15,N1466). 1920/06/05 (T15,N1466).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62384738
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
w *
i1 MINISTERES
t~ DES
tr, AIR E S ÉTRANGÈRES
Ir LA GUERRE
1 N° 1466
Samedi 5 Juin 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. - A l'exception des passages imprimés en italique, qui i—< ém
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par «strate
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
6'
PRESSE ALLEMANDE. - La fixation de l'indem-
nité : le débat du 28 mai à la Chambre
Z ; lrançaise (Max Rudolf Kaufmann dans
! Deutsche Allgemeine Zeilung ; Reven-
■ tiow dans Deutsche Tageszeitung ;
1 Kœlnische Zcitunq). — La mission
., Kra saine e( t la France (« Un Diplo-
* male. dans Deutsche Allqemcine Zei-
lung).
finESSE ANGLAISE. - France et Grande-Bre-
tagne : Une lettre d' « un homme d'Etat
français » au Times.
l)nESiSE ESPAGNOLE. - France et Grande-Bre-
tag)ne (Tribunat
Iln¡':SSE ITALIENNE. - Le ministère italien et
la date de la Conférence de Spa (Secolo).
-:- L'affaire des régions libérées (Cor-
riere della Sera).
————————————
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
LEs ALLIÉS ET L'ALLEMAGNE
kH FIXATION DE L'INDEMNITE. -
lE: ()E£HT DU 2H MAI A LA CHAMBRE FRANÇAISE :
LP Résident du Conseil M. Millerand a dit
Q~z clairement vendredi dernier à la
Qh arïl,bre à ceux qui voulaient, par leurs
interpellations, provoquer sa chute que ce
^•AI s traitaient de « raison » était bien près
l' de la « déraison If. Le résultat de
| a, yei'tissement , qu'il donnait ainsi a été
a Pu quitter la tribune assuré du vote
confianc-e de la Chambre. Malgré son
s l'mon, quand M. Millerand considère
Mrne la seule bonne la méthode actuelle-
TIIRVL emp.loyée pour les réparations - mé-
Pa iîui veut qu'en vingt ans l'Allemagne
bay,e io milliards de marks-or - il oublie
vpuisemblablement que, dans l'Histoire,
I iln e faute commise non seulement ne peut
A lse répal'er mais s'expie cruellement.
Il te ministre des Finances d'empire Wirth
eo réPondu hier dans une interview au dis-
Icoii rs Prononcé par M. Millerand à la
ilarnbr, e et cela avant même que le texte
e discours ait été connu à Berlin [Cf.
Cet' n" 1464, rage 11. Lorsqu'il a accordé
e jnterview, le ministre des Finances
0 voulait pas comprendre dans les
0 rri iv-ar^s de marks or les livraisons faites
)USQ ,1. C' nar l'Allemagne ou restant à faire
fi re. Ce que cela signifie pour l'Allema-
livr"'-°n peut s'en rendre compte par les
So~s"ns déjà opérées qui équivalent à une
et ^e d'environ 22 milliards de marks or
et 11 peuvent s'établir comme suit :
'D cession des mines de la Sarre repré-
SeDte une valeur de 1 milliard de marks-or ;
la cession des biens appartenant à l'Empire
et à l'Etat dans les territoires cédés repré-
sente 0 milliards; la livraison de la flotte
commerciale 8 milliards à 8 milliards et
demi. En outre il a été livre jusqu'ici des
animaux, pour la somme de 180 millions ;
des machines pour une somme de 6.400.000
marks. La valeur du charbon livré jusqu'ici
(5 millions de tonnes) se monte à 224 mil-
lions de marks. Jusqu'au 1er mai 1921 'doi.
vent être livrés : matières colorantes, pour
4.400.000 marks ; essence, goudron, ammo-
niaque, pour 30 millions ; câbles, pour 65
millions ; matériel de chemins de fer pour
750 millions.
A cela s'ajoutent tous les biens (matériel,
stocks, installations, etc.) appartenant à
l'armée et abandonnés par elle pour une
valeur de 3 milliards ; achats pour 2 mil-
liards de vivres et de matières premières
par l'Allemagne, à déduire des 20 premiers
milliards et finalement les frais des trou-
pes d'occupation pour une somme de 200
millions de marks. Dans cette nomencla-
ture manque encore l'actif à inscrire au
compte de l'Allemagne par suite de la li-
quidation des entreprises allemandes à
l'étranger ; à ajouter encore nos créances
sur l'Autriche, la Bulgarie, la Hongrie et la
Turquie résultant des emprunts consentis à
ces pays. De plus,il y a lieu d'ajouter encore
les douanes et impôts levés par l'Entente
dans les pays occupés.
Le Temps a dit, ces jours derniers, que
si l'Allemagne devait payer, il fallait aussi
qu'elle le pût et le voulût. Mais ce que
M. Millerand définit comme politique de réa-
lisation et de responsabilité et ce qu'il sou-
haite comme politique d'entente à la fois
avec les Alliés et avec l'Allemagne, dépas
serait de beaucoup le cadre d'une politique
de raison. Cette politique de Millerand rend
problématique le résultat de Spa comme
celui de la Conférence économique de Pa-
ris. Si M. Millerand croit pouvoir affirmer
que les Alliés à Spa imposeront le traité de
Versailles, mais ne le reviseront pas, il faut
que l'Allemagne s'attende à rencontrer la
résistance la plus opiniâtre. La condition
première de la paix mondiale, le Prési-
dent du Conseil français la voit dans ~-
désarmement de l'Allemagne.
Sa déclaration a été précédée de celle de
Lloyd George à la Chambre des Communes,
dont le point culminant a été cette menace :
que les Alliés savaient ce qu'ils auraient à
faire si le gouvernemen allemand prenait
des mesures sans pouvoir en garantir l'exé-
cution. Cette menace que la presse fran-
çaise commente avec satisfaction montre
aussi que, dans la question du désarmement
de l'Allemagne, la bonne volonté doit être
évaluée non d'après ce qui est possible,
mais d'après la lettre stricte du traité. 11
est oiseux de notre part d'insister encore c)
toujours sur cette bonne volonté : les chif-
fres parlent en sa faveur. Les effectifs de
la Reichswehr ont été depuis le 1er juin
1019 diminués {1"'1 point on'îls ne comptaient
fin avril 1920 plus que 213.777 hommes et
ru'ih auront été ramenés le 31 mai au chif-
fre de 200.000 hommes. -- chiffre oui nous
a été accordé jusqu'à la date du 10 juillet.
On a supprimé les organisations de vo-
lontaires et on a fait le nécessaire pour dis-
soudre les gardes d'habitants qui dépen-
dent non du ministère de la Défense d'em-
pire, mais du ministère de l'Intérieur. Pour
ce qui concerne la destruction du matériel
de guerre en tant qu'il n'est pas nécessaire
pour la future armée, l'Allemagne s'y est
mise immédiatement après la conclusion de
l'armistice. Les chiffres suivants, qui valent
pour la période comprise entre juillet 1919
et le 31 mars 1920, renseignent sur les quan-
tités détruites.
Durant cette période furent détruits : 5.000
canons, 14.000 tubes de rechange, 8.500
affûts, 3.400.000 obus chargés, 31.370.000 fu-
sées chargées, 4.680 tonnes de poudre, 32.140
tonnes d'explosifs, 1.318.000 armes à mains,
24.500 mitrailleuses, 94.300.000 projectiles
pour armes à mains et mitrailleuses, 400,000
grenades chargées et vides, 1.537.000 sabres,
lances, etc. En outre ont été désignés, le
5 mai, pour être détruits : 12.000 canons lé-
gers, 217 canons contre-avions, 2.500 canons
lourds, 3.358 lance-mines, 21.676 mitrailleu-
ses d s, 15500.000 projectiles d'artillerie,.
28.500.000 cartouches. A cela s'ajoute la dis-
solution de l'aviation de guerre dont tout
le matériel a été mis, depuis longtemps, à
la disposition des commissions de contrôle.
Le désarmement des forteresses est exécuté
en temps voulu, mais on n'a pas achevé de
raser les fortifications parce que des con-
ditions imposées par la suite n'ont pu être
exécutées en raison du court délai imparti.
Si la partie adverse dit que le gouverne-
ment allemand a suffisamment de temps
jusqu'à la Conférence de Spa pour achever
l'exécution des clauses du traité, l'Entente
de son côté peut mettre ce temps à profit
pour examiner encore une fois la question
des effectifs de l'armée allemande au point
de vue de la situation politique intérieure
et du maintien de la paix intérieure en Alle-
magne. Une stricte exécution des mesures
que le gouvernement doit prendre mainte-
nant dans tous les coins de l'empire, de-
vrait faire comprendre à Paris que les
effectifs de 200.000 hommes réclamés par
l'Allemagne sont justifiés. L'Angleterre, elle
aussi, devrait se rendre compte de cela, car
pour rétablir l'ordre intérieur dans l'Irlan-
de, qui est moins grande que la Bavière,
une armée de 100.000 hommes lui a paru
nécessaire. Or, c'est seulement une armée
de cette force qui est accordée à l'empire
allemand infiniment plus grand et qui, de
plus a de tous côtés h protéger ses frontiè-
re."1 ouvertes. L'idée répandue par l'Angle-
terre qu'on devrait laisser à l'Allemagne, à
côté d'une armée d'empire de 100 000 hom-
mes, une police de sûreté de 900 000 hom-
mes ne peut pas être pour l'Allemagne une
solution du problème. A s'en tenir aux
questions d'organisation - (la Reichswehr
seule est une armée, les gardes de sûreté
8"111 des organes de police) - ep-^s sont in-
finiment trop compliquées pour être réglées
aussi f[l('i'eme.nt.
Ni dans la question des répartions, ni
dans celle du désarmement, l'Allemagne ne
songe à jouer ce rôle de banqueroutier ou
i1 MINISTERES
t~ DES
tr, AIR E S ÉTRANGÈRES
Ir LA GUERRE
1 N° 1466
Samedi 5 Juin 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. - A l'exception des passages imprimés en italique, qui i—< ém
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par «strate
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
6'
PRESSE ALLEMANDE. - La fixation de l'indem-
nité : le débat du 28 mai à la Chambre
Z ; lrançaise (Max Rudolf Kaufmann dans
! Deutsche Allgemeine Zeilung ; Reven-
■ tiow dans Deutsche Tageszeitung ;
1 Kœlnische Zcitunq). — La mission
., Kra saine e( t la France (« Un Diplo-
* male. dans Deutsche Allqemcine Zei-
lung).
finESSE ANGLAISE. - France et Grande-Bre-
tagne : Une lettre d' « un homme d'Etat
français » au Times.
l)nESiSE ESPAGNOLE. - France et Grande-Bre-
tag)ne (Tribunat
Iln¡':SSE ITALIENNE. - Le ministère italien et
la date de la Conférence de Spa (Secolo).
-:- L'affaire des régions libérées (Cor-
riere della Sera).
————————————
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
LEs ALLIÉS ET L'ALLEMAGNE
kH FIXATION DE L'INDEMNITE. -
lE: ()E£HT DU 2H MAI A LA CHAMBRE FRANÇAISE :
LP Résident du Conseil M. Millerand a dit
Q~z clairement vendredi dernier à la
Qh arïl,bre à ceux qui voulaient, par leurs
interpellations, provoquer sa chute que ce
^•AI s traitaient de « raison » était bien près
l' de la « déraison If. Le résultat de
| a, yei'tissement , qu'il donnait ainsi a été
a Pu quitter la tribune assuré du vote
confianc-e de la Chambre. Malgré son
s l'mon, quand M. Millerand considère
Mrne la seule bonne la méthode actuelle-
TIIRVL emp.loyée pour les réparations - mé-
Pa iîui veut qu'en vingt ans l'Allemagne
bay,e io milliards de marks-or - il oublie
vpuisemblablement que, dans l'Histoire,
I iln e faute commise non seulement ne peut
A lse répal'er mais s'expie cruellement.
Il te ministre des Finances d'empire Wirth
eo réPondu hier dans une interview au dis-
Icoii rs Prononcé par M. Millerand à la
ilarnbr, e et cela avant même que le texte
e discours ait été connu à Berlin [Cf.
Cet' n" 1464, rage 11. Lorsqu'il a accordé
e jnterview, le ministre des Finances
0 rri iv-ar^s de marks or les livraisons faites
)USQ ,1. C' nar l'Allemagne ou restant à faire
fi re. Ce que cela signifie pour l'Allema-
livr"'-°n peut s'en rendre compte par les
So~s"ns déjà opérées qui équivalent à une
et ^e d'environ 22 milliards de marks or
et 11 peuvent s'établir comme suit :
'D cession des mines de la Sarre repré-
SeDte une valeur de 1 milliard de marks-or ;
la cession des biens appartenant à l'Empire
et à l'Etat dans les territoires cédés repré-
sente 0 milliards; la livraison de la flotte
commerciale 8 milliards à 8 milliards et
demi. En outre il a été livre jusqu'ici des
animaux, pour la somme de 180 millions ;
des machines pour une somme de 6.400.000
marks. La valeur du charbon livré jusqu'ici
(5 millions de tonnes) se monte à 224 mil-
lions de marks. Jusqu'au 1er mai 1921 'doi.
vent être livrés : matières colorantes, pour
4.400.000 marks ; essence, goudron, ammo-
niaque, pour 30 millions ; câbles, pour 65
millions ; matériel de chemins de fer pour
750 millions.
A cela s'ajoutent tous les biens (matériel,
stocks, installations, etc.) appartenant à
l'armée et abandonnés par elle pour une
valeur de 3 milliards ; achats pour 2 mil-
liards de vivres et de matières premières
par l'Allemagne, à déduire des 20 premiers
milliards et finalement les frais des trou-
pes d'occupation pour une somme de 200
millions de marks. Dans cette nomencla-
ture manque encore l'actif à inscrire au
compte de l'Allemagne par suite de la li-
quidation des entreprises allemandes à
l'étranger ; à ajouter encore nos créances
sur l'Autriche, la Bulgarie, la Hongrie et la
Turquie résultant des emprunts consentis à
ces pays. De plus,il y a lieu d'ajouter encore
les douanes et impôts levés par l'Entente
dans les pays occupés.
Le Temps a dit, ces jours derniers, que
si l'Allemagne devait payer, il fallait aussi
qu'elle le pût et le voulût. Mais ce que
M. Millerand définit comme politique de réa-
lisation et de responsabilité et ce qu'il sou-
haite comme politique d'entente à la fois
avec les Alliés et avec l'Allemagne, dépas
serait de beaucoup le cadre d'une politique
de raison. Cette politique de Millerand rend
problématique le résultat de Spa comme
celui de la Conférence économique de Pa-
ris. Si M. Millerand croit pouvoir affirmer
que les Alliés à Spa imposeront le traité de
Versailles, mais ne le reviseront pas, il faut
que l'Allemagne s'attende à rencontrer la
résistance la plus opiniâtre. La condition
première de la paix mondiale, le Prési-
dent du Conseil français la voit dans ~-
désarmement de l'Allemagne.
Sa déclaration a été précédée de celle de
Lloyd George à la Chambre des Communes,
dont le point culminant a été cette menace :
que les Alliés savaient ce qu'ils auraient à
faire si le gouvernemen allemand prenait
des mesures sans pouvoir en garantir l'exé-
cution. Cette menace que la presse fran-
çaise commente avec satisfaction montre
aussi que, dans la question du désarmement
de l'Allemagne, la bonne volonté doit être
évaluée non d'après ce qui est possible,
mais d'après la lettre stricte du traité. 11
est oiseux de notre part d'insister encore c)
toujours sur cette bonne volonté : les chif-
fres parlent en sa faveur. Les effectifs de
la Reichswehr ont été depuis le 1er juin
1019 diminués {1"'1 point on'îls ne comptaient
fin avril 1920 plus que 213.777 hommes et
ru'ih auront été ramenés le 31 mai au chif-
fre de 200.000 hommes. -- chiffre oui nous
a été accordé jusqu'à la date du 10 juillet.
On a supprimé les organisations de vo-
lontaires et on a fait le nécessaire pour dis-
soudre les gardes d'habitants qui dépen-
dent non du ministère de la Défense d'em-
pire, mais du ministère de l'Intérieur. Pour
ce qui concerne la destruction du matériel
de guerre en tant qu'il n'est pas nécessaire
pour la future armée, l'Allemagne s'y est
mise immédiatement après la conclusion de
l'armistice. Les chiffres suivants, qui valent
pour la période comprise entre juillet 1919
et le 31 mars 1920, renseignent sur les quan-
tités détruites.
Durant cette période furent détruits : 5.000
canons, 14.000 tubes de rechange, 8.500
affûts, 3.400.000 obus chargés, 31.370.000 fu-
sées chargées, 4.680 tonnes de poudre, 32.140
tonnes d'explosifs, 1.318.000 armes à mains,
24.500 mitrailleuses, 94.300.000 projectiles
pour armes à mains et mitrailleuses, 400,000
grenades chargées et vides, 1.537.000 sabres,
lances, etc. En outre ont été désignés, le
5 mai, pour être détruits : 12.000 canons lé-
gers, 217 canons contre-avions, 2.500 canons
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28.500.000 cartouches. A cela s'ajoute la dis-
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la disposition des commissions de contrôle.
Le désarmement des forteresses est exécuté
en temps voulu, mais on n'a pas achevé de
raser les fortifications parce que des con-
ditions imposées par la suite n'ont pu être
exécutées en raison du court délai imparti.
Si la partie adverse dit que le gouverne-
ment allemand a suffisamment de temps
jusqu'à la Conférence de Spa pour achever
l'exécution des clauses du traité, l'Entente
de son côté peut mettre ce temps à profit
pour examiner encore une fois la question
des effectifs de l'armée allemande au point
de vue de la situation politique intérieure
et du maintien de la paix intérieure en Alle-
magne. Une stricte exécution des mesures
que le gouvernement doit prendre mainte-
nant dans tous les coins de l'empire, de-
vrait faire comprendre à Paris que les
effectifs de 200.000 hommes réclamés par
l'Allemagne sont justifiés. L'Angleterre, elle
aussi, devrait se rendre compte de cela, car
pour rétablir l'ordre intérieur dans l'Irlan-
de, qui est moins grande que la Bavière,
une armée de 100.000 hommes lui a paru
nécessaire. Or, c'est seulement une armée
de cette force qui est accordée à l'empire
allemand infiniment plus grand et qui, de
plus a de tous côtés h protéger ses frontiè-
re."1 ouvertes. L'idée répandue par l'Angle-
terre qu'on devrait laisser à l'Allemagne, à
côté d'une armée d'empire de 100 000 hom-
mes, une police de sûreté de 900 000 hom-
mes ne peut pas être pour l'Allemagne une
solution du problème. A s'en tenir aux
questions d'organisation - (la Reichswehr
seule est une armée, les gardes de sûreté
8"111 des organes de police) - ep-^s sont in-
finiment trop compliquées pour être réglées
aussi f[l('i'eme.nt.
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