Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-06-02
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 02 juin 1920 02 juin 1920
Description : 1920/06/02 (T15,N1463). 1920/06/02 (T15,N1463).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k62384701
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
l MINISTERES
DES
tt
ETRANGERES
DE LA guerre
N° 1463
Mercredi 2 Juin 1920
1
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui Ma* 6m
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
mmn_
SOMMAIRE
SE ALLENIANDE. — Les déclarations de
XI. Millerand à la Chambre le 28 mai
(Fmn ,
(Fraillilurtel. Zeitung, Hamburger Nach-
richtP - « L'idée de désarmement en
France (Tag). — La campagne alle-
m an h contre les troupes noires (Deuts-
che Allgemeine Zeitung, Vorwaerts,
Post, Frankturter Zeitung). — L'Alle-
mnr, et la Tchéco-Slovaquie (Mun-
chp - Augsburger Abendzeitung). -
revIS Ions sur le nouveau Reichstag
p (l(oelnische Volks zeitung).
(V^rkai*e. — « Le citoyen et l'Etat »
s!llriP[on Post). — L'Europe et l'aide
peI Amenque (Chicago Tribune).
PRESSE IZ
,..NGLAISE. — La mission Krassine
(I)aily Telegraph). — Le mandat britan-
nimi
Hnn\ es françaises » (Resto del Car-
del Les incidents de Rome (Cor-
1ere della Sera).
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
ALLIÉS ET L'ALLEMAGNE
LE« DE:CLARA TIONJ; DE M. MILLE-
~N]~) [à la Chambre, le 28 mai]. — Les
Pronpp déclarations de M. Millerand disent
1 Utiijse clairement dans quel sens il compte
~'lisen~ COnfiar)ce, que la Chambre, à l'ex-
40ll des socialistes, lui a exprimée,
Lp Ce se range donc avec sa majorité
av gouvernement, qui doit s'enten-
av C kondres et Rome avant qu'on ne
- î^se à Spa, avec les Allemands. Quel sera
résultat ? Il nous faut attendre. ,\Iai~s, dès
I ?^°Ur(i'h nous devons nous opposer avec
la plus grande énergie aux exigences e.' x,tra-
1 Irte tlalres, exprimées par des politiciens
,. mais qui s'imposent au gou-
Nveaf 1 Il est constamment question de
^a»es. qui doivent être pris pour
Sirer r eXe,c'ution de l'accord à conclure à
X ]?n d autres termes, les gages détenus
* 8Ufflllcl, c'est-à-dire les pays rhénans ne
de xPlus. Mais y a-t-il encore un traité
î» le 't!?d non ? De deux choses l'une, ou
aiîe garde toute sa valeur (ce
exiapnx les Français) et alors il vaut
aus si les Alliés que pour nous.
a ^Ssj nP°ur tes Alliés que pour nous,
il n'est pas maintenu et doit
e revîai OUvertement. Ce n'est qu'au cas
le agne n'exécuterait pas les condi-
Parati rnposeesque la Commission des Ré-
s^tiona POurrait prendre de nouvelles me-
sures de CO'ntrainte - Ce serait nous faire
Se Ce serait nous faire
L e f vlolence que de vouloir pren-
dre d'avario nouveaux gages à Spa pour
le vro nouveaux gages à Spa pour
, tecou 'vrement des annuités. M. Ribot a
d es chernins de fer allemands, des
doua,, eFi, etc. Quant à dire que les che-
forter Sfient un gage avantageux,
C'C'st fort cWblématique. Mais ce qui do-
- iniquement la question de
est réglée de façon unilatérale par
1
le traité de Versailles. Et ce serait égale-
ment nous faire violence que de se servir
des crédits que l'on doit nous accorder pour
établir des droits d'hypothèque. C'est là,
très visiblement, le plan de la France que
l'on ne peut assez énergiquement combattre
et qui échouera, il faut l'espérer, auprès des
prêteurs internationaux au nombre desquels
la France ne devrait pas se trouver, tant
qu'elle n'admettra pas qu'un délai soit ac-
cordé à nos paiements. M. Millerand lui-
même qui ne pouvait opposer de résistance
directe à ces suggestions venues du parle-
ment fait personnellement, il est vrai, une
menace. Il se réclame de la note envoyée
de San Remo au gouvernement d'Empire,
dans laquelle se trouvait établie la possibi-
lité de l'occupation militaire de nouveaux
territoires allemands. Nous ne savons pas
si le gouvernement d'Empire a protesté con-
tre ce passage de la note ; car il n'est pus
prévu par le traité de paix et ne se trouve
pas dans le protocole additionnel à la ra
tification. La protestation allemande contre
la menace de mesures militaires dans le
protocole additionnel ne pouvait qu'exclure
ces moyens de contrainte et la promesse
des Alliés comme quoi seules les clauses
du traité de paix feraient autorité à partir
de la ratification, était une confirmation fort
claire de la conception allemande. Si les Al-
liés veulent qu'en Allemagne revienne l'at-
mosphère de confiance, sans laquelle tout
avenir meilleur est impossible, il faut qu'ils
évitent de violer ainsi leur parole. Et cela
s'adresse tout particulièrement à la France
à laquelle il nous faut dire que nous ne pou-
vons pas considérer comme fructueuse une
entente économique directe en dehors du
traité de Versailles si elle cherche par ce
traité même à nous étrangler.
FRANKFURTER ZEITUNG, 29.5, soir
— La Chambre française, la presse el
aussi des ministres discutent avec achar-
nement sur la base nouvelle, le montant do
la somme que l'on veut exiger de l'Allema-
gne, indiquent pour la plupart la somme de
70 à 120 milliards et parlent en outre d'in-
térêts. Quelle est la somme à laquelle songe
actuellement l'Angleterre? C'est ce qu'on ne
peut dire encore. Il nous parait donc d'au-
tant plus important que le gouvernement
allemand et le peuple allemand se rendent
un compte exact de cette question si impor-
tante. Il y a un an le gouvernement alle-
mand d'alors avait offert aux ennemis pour
h délégation cfe paix, une somme de 100
milliards de marks-or. On sait que l'offre
a été refusée. Si devant cela nous réfléchis-
sons à la révélation faite par Clemenceau,
comme quoi l'Angleterre et l'Amérique n'au-
raient voulu imposer à l'Allemagne que
75 milliards, toute rabsurdfité, la. mala-
dresse et l'étroitesse de vues de cette pro-
position allemande nous apparait sous un
triste jour. Cette proposition a fourni au
gouvernement français une arme très puis-
sante contre Londres et Washington et
avant tout, naturellement, contre l'Allema-
gne.
Cette faute faite par l'Allemagne va
mettre aujourd'hui encore les négociateurs
allemands dans une posture extrêmement
difficile, d'autant plus qu'en Allemagne, cer-
tains journaux ont, il y a quelques jours,
prétendu que l'on pouvait payer maintenant
encore cent milliards.
Or, l'Allemagne actuelle n'est pas à même
de pouvoir payer une telle somme. Nous
pouvons bien moins le faire encore qu'il y
a un an.
lIAJl BUnGER - NACIIRICIITEN ,30.5, matin.
« L'IDEE DE DESARMEMENT EN
FRANCE » [sous ce titre]. — Après une
longue description de l'organisation mili-
taire française et des charges budgétaires
écrasantes qui en résultent pour la France,
l'auteur conclut :
La situation de la France est donc loin
d'être rose. Le « vainqueur » d'hier au-
jourd'hui à lutter, à l'intérieur, avec les
mêmes difficultés que nous, bien que dans
une mesure incomparablement moindre :
extrémisme, cherté de vie, grèves, mécon-
tentement, crise du charbon, crise des trans-
ports, insuffisance de la production, énor-
mité des dépenses, impôts considérables
accrus et pourtant insuffisants, déficit se
chiffrant par milliards.
Mais le peuple français a, pendant toutes
les périodes de son histoire et principale-
ment au cours de la dernière guerre, sous
la conduite d'hommes d'Etat patriotes aux
poings de fer et à la volonté inébranlable,
montré un ressort physique' et moral si
grandiose, si admirable, une telle fraîcheur
en même temps qu'une telle foi en ses des-
tinées et, surtout, un .sentimem.t national
fort et si profond, que l'on est autorisé à
croire que la France saura venir à bout de
ces difficultés. t
Sa situation extérieure est étroitement so-
lidaire de la nôtre. Son intérêt serait dans
une entente avec nous. Car il n'y a pas un
Français clairvoyant, non aveuglé par :ie
sentiment de la haine et de la vengeance,
qui ne voie parfaitement que notre mission
dans le monde n'est pas close par l'issue
de la guerre ni par ses conséquences et ni"-
le peuple allemand, peuple dont la vigueur
et la capacité dépassent toutes les prévi-
sions, saura reconstruire sur de larges ba-
ses sa maison, aujourd'hui détruite, dès que
les estomacs affamés — c'est là le fond du
problème — auront leur compte.
Mais il y a une chose que nous pour-
rions apprendre de la France et lui em-,
prunier : son sentiment national qui
l'heure du danger, fait le bloc de tous les
partis et sa cohésion nationale pour défen-
dre jusqu'au bout le sol de la Patrie. —
(E. O.)
TAG, 26-5, matin.
LA CAMPAGNE ALLEMANDE CONTRE
LES TROUPES NOIRES. — Ce ne sont pas
les explications et les déclarations embar-
rassées du gouvernement français, ni la
défense des troupes noires, ni les insultes
aux femmes allemandes, mais le retrait im-
médiat de toutes les troupes d'occupation
de couleur qui pourront mettre fin à cette
question, qui tant qu'elle restera à l'état
aigu, sera toujours un facteur de mécon-
tentement contre la France. — (v. St.)
DEUTSCHE ALLGEMEINE ZEITUNG,
27.5, matin.
DES
tt
ETRANGERES
DE LA guerre
N° 1463
Mercredi 2 Juin 1920
1
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui Ma* 6m
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
mmn_
SOMMAIRE
SE ALLENIANDE. — Les déclarations de
XI. Millerand à la Chambre le 28 mai
(Fmn ,
(Fraillilurtel. Zeitung, Hamburger Nach-
richtP - « L'idée de désarmement en
France (Tag). — La campagne alle-
m an h contre les troupes noires (Deuts-
che Allgemeine Zeitung, Vorwaerts,
Post, Frankturter Zeitung). — L'Alle-
mnr, et la Tchéco-Slovaquie (Mun-
chp - Augsburger Abendzeitung). -
revIS Ions sur le nouveau Reichstag
p (l(oelnische Volks zeitung).
(V^rkai*e. — « Le citoyen et l'Etat »
s!llriP[on Post). — L'Europe et l'aide
peI Amenque (Chicago Tribune).
PRESSE IZ
,..NGLAISE. — La mission Krassine
(I)aily Telegraph). — Le mandat britan-
nimi
del Les incidents de Rome (Cor-
1ere della Sera).
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
ALLIÉS ET L'ALLEMAGNE
LE« DE:CLARA TIONJ; DE M. MILLE-
~N]~) [à la Chambre, le 28 mai]. — Les
Pronpp déclarations de M. Millerand disent
1 Utiijse clairement dans quel sens il compte
~'lisen~ COnfiar)ce, que la Chambre, à l'ex-
40ll des socialistes, lui a exprimée,
Lp Ce se range donc avec sa majorité
av gouvernement, qui doit s'enten-
av C kondres et Rome avant qu'on ne
- î^se à Spa, avec les Allemands. Quel sera
résultat ? Il nous faut attendre. ,\Iai~s, dès
I ?^°Ur(i'h nous devons nous opposer avec
la plus grande énergie aux exigences e.' x,tra-
1 Irte tlalres, exprimées par des politiciens
,. mais qui s'imposent au gou-
Nveaf 1 Il est constamment question de
^a»es. qui doivent être pris pour
Sirer r eXe,c'ution de l'accord à conclure à
X ]?n d autres termes, les gages détenus
* 8Ufflllcl, c'est-à-dire les pays rhénans ne
de xPlus. Mais y a-t-il encore un traité
î» le 't!?d non ? De deux choses l'une, ou
aiîe garde toute sa valeur (ce
exiapnx les Français) et alors il vaut
aus si les Alliés que pour nous.
a ^Ssj nP°ur tes Alliés que pour nous,
il n'est pas maintenu et doit
e revîai OUvertement. Ce n'est qu'au cas
le agne n'exécuterait pas les condi-
Parati rnposeesque la Commission des Ré-
s^tiona POurrait prendre de nouvelles me-
sures de CO'ntrainte - Ce serait nous faire
Se Ce serait nous faire
L e f vlolence que de vouloir pren-
dre d'avario nouveaux gages à Spa pour
le vro nouveaux gages à Spa pour
, tecou 'vrement des annuités. M. Ribot a
d es chernins de fer allemands, des
doua,, eFi, etc. Quant à dire que les che-
forter Sfient un gage avantageux,
C'C'st fort cWblématique. Mais ce qui do-
- iniquement la question de
est réglée de façon unilatérale par
1
le traité de Versailles. Et ce serait égale-
ment nous faire violence que de se servir
des crédits que l'on doit nous accorder pour
établir des droits d'hypothèque. C'est là,
très visiblement, le plan de la France que
l'on ne peut assez énergiquement combattre
et qui échouera, il faut l'espérer, auprès des
prêteurs internationaux au nombre desquels
la France ne devrait pas se trouver, tant
qu'elle n'admettra pas qu'un délai soit ac-
cordé à nos paiements. M. Millerand lui-
même qui ne pouvait opposer de résistance
directe à ces suggestions venues du parle-
ment fait personnellement, il est vrai, une
menace. Il se réclame de la note envoyée
de San Remo au gouvernement d'Empire,
dans laquelle se trouvait établie la possibi-
lité de l'occupation militaire de nouveaux
territoires allemands. Nous ne savons pas
si le gouvernement d'Empire a protesté con-
tre ce passage de la note ; car il n'est pus
prévu par le traité de paix et ne se trouve
pas dans le protocole additionnel à la ra
tification. La protestation allemande contre
la menace de mesures militaires dans le
protocole additionnel ne pouvait qu'exclure
ces moyens de contrainte et la promesse
des Alliés comme quoi seules les clauses
du traité de paix feraient autorité à partir
de la ratification, était une confirmation fort
claire de la conception allemande. Si les Al-
liés veulent qu'en Allemagne revienne l'at-
mosphère de confiance, sans laquelle tout
avenir meilleur est impossible, il faut qu'ils
évitent de violer ainsi leur parole. Et cela
s'adresse tout particulièrement à la France
à laquelle il nous faut dire que nous ne pou-
vons pas considérer comme fructueuse une
entente économique directe en dehors du
traité de Versailles si elle cherche par ce
traité même à nous étrangler.
FRANKFURTER ZEITUNG, 29.5, soir
— La Chambre française, la presse el
aussi des ministres discutent avec achar-
nement sur la base nouvelle, le montant do
la somme que l'on veut exiger de l'Allema-
gne, indiquent pour la plupart la somme de
70 à 120 milliards et parlent en outre d'in-
térêts. Quelle est la somme à laquelle songe
actuellement l'Angleterre? C'est ce qu'on ne
peut dire encore. Il nous parait donc d'au-
tant plus important que le gouvernement
allemand et le peuple allemand se rendent
un compte exact de cette question si impor-
tante. Il y a un an le gouvernement alle-
mand d'alors avait offert aux ennemis pour
h délégation cfe paix, une somme de 100
milliards de marks-or. On sait que l'offre
a été refusée. Si devant cela nous réfléchis-
sons à la révélation faite par Clemenceau,
comme quoi l'Angleterre et l'Amérique n'au-
raient voulu imposer à l'Allemagne que
75 milliards, toute rabsurdfité, la. mala-
dresse et l'étroitesse de vues de cette pro-
position allemande nous apparait sous un
triste jour. Cette proposition a fourni au
gouvernement français une arme très puis-
sante contre Londres et Washington et
avant tout, naturellement, contre l'Allema-
gne.
Cette faute faite par l'Allemagne va
mettre aujourd'hui encore les négociateurs
allemands dans une posture extrêmement
difficile, d'autant plus qu'en Allemagne, cer-
tains journaux ont, il y a quelques jours,
prétendu que l'on pouvait payer maintenant
encore cent milliards.
Or, l'Allemagne actuelle n'est pas à même
de pouvoir payer une telle somme. Nous
pouvons bien moins le faire encore qu'il y
a un an.
lIAJl BUnGER - NACIIRICIITEN ,30.5, matin.
« L'IDEE DE DESARMEMENT EN
FRANCE » [sous ce titre]. — Après une
longue description de l'organisation mili-
taire française et des charges budgétaires
écrasantes qui en résultent pour la France,
l'auteur conclut :
La situation de la France est donc loin
d'être rose. Le « vainqueur » d'hier au-
jourd'hui à lutter, à l'intérieur, avec les
mêmes difficultés que nous, bien que dans
une mesure incomparablement moindre :
extrémisme, cherté de vie, grèves, mécon-
tentement, crise du charbon, crise des trans-
ports, insuffisance de la production, énor-
mité des dépenses, impôts considérables
accrus et pourtant insuffisants, déficit se
chiffrant par milliards.
Mais le peuple français a, pendant toutes
les périodes de son histoire et principale-
ment au cours de la dernière guerre, sous
la conduite d'hommes d'Etat patriotes aux
poings de fer et à la volonté inébranlable,
montré un ressort physique' et moral si
grandiose, si admirable, une telle fraîcheur
en même temps qu'une telle foi en ses des-
tinées et, surtout, un .sentimem.t national
fort et si profond, que l'on est autorisé à
croire que la France saura venir à bout de
ces difficultés. t
Sa situation extérieure est étroitement so-
lidaire de la nôtre. Son intérêt serait dans
une entente avec nous. Car il n'y a pas un
Français clairvoyant, non aveuglé par :ie
sentiment de la haine et de la vengeance,
qui ne voie parfaitement que notre mission
dans le monde n'est pas close par l'issue
de la guerre ni par ses conséquences et ni"-
le peuple allemand, peuple dont la vigueur
et la capacité dépassent toutes les prévi-
sions, saura reconstruire sur de larges ba-
ses sa maison, aujourd'hui détruite, dès que
les estomacs affamés — c'est là le fond du
problème — auront leur compte.
Mais il y a une chose que nous pour-
rions apprendre de la France et lui em-,
prunier : son sentiment national qui
l'heure du danger, fait le bloc de tous les
partis et sa cohésion nationale pour défen-
dre jusqu'au bout le sol de la Patrie. —
(E. O.)
TAG, 26-5, matin.
LA CAMPAGNE ALLEMANDE CONTRE
LES TROUPES NOIRES. — Ce ne sont pas
les explications et les déclarations embar-
rassées du gouvernement français, ni la
défense des troupes noires, ni les insultes
aux femmes allemandes, mais le retrait im-
médiat de toutes les troupes d'occupation
de couleur qui pourront mettre fin à cette
question, qui tant qu'elle restera à l'état
aigu, sera toujours un facteur de mécon-
tentement contre la France. — (v. St.)
DEUTSCHE ALLGEMEINE ZEITUNG,
27.5, matin.
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
- Collections numériques similaires Reicha Antoine Reicha Antoine /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Reicha Antoine" or dc.contributor adj "Reicha Antoine")
- Auteurs similaires Reicha Antoine Reicha Antoine /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Reicha Antoine" or dc.contributor adj "Reicha Antoine")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/8
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k62384701/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k62384701/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k62384701/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k62384701/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k62384701
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k62384701
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k62384701/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest