Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-05-15
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 15 mai 1920 15 mai 1920
Description : 1920/05/15 (T15,N1449). 1920/05/15 (T15,N1449).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6238456r
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
I MINISTERES
1 DES
,.PAIRES ÉTRANGERES
ET DE LA GUERRE
N° 1449
Samedi 15 mai 1920
0
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui »BO du
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
PRESSE ALLEMANDE. - 'Le Slesvig : le plé-
biscite de la deuxième zone (E. Revent-
low dans Deutsche Tageszeitung) ; une
interview du Dr Koester (Deutsche
Allgemeine Zeitnng). — L'offensive po-
lonaise (« Un Diplomate » dans Deuts-
che Allgemeine Zeitung). — La flotte
commerciale allemande et les Etats-
Unis (Schlesische Zeitung ; amiral
Hollweg dans. Vossische Zeitung).
PRESSE AMÉRICAINE. — La question d'Irlande
et l'opinion américaine : une commu-
nication de Sir Auckland Geddes
(World, New York Times). — L'élec-
tion , présidentielle : les candidatures
républicaines Lowden et Harding (M.
Sullivan dans Evening Post) Le succès
de l'emprunt français (Boston Trans-
cript).
PRESSE ANGLAISE. - Les' conditions du traité
avec la Turquie (Dailil Chronicle, Mor-
SrntvmnnSht Manchester Guardian,
Scotsman, Glasgow Herald).
PRESSE ITALIENNE. - Les négociations italo-
yougostaves (Stampa). - La mission
des süc.l,ahstes italiens en Russie (Tri-
buna). - La crise ministérielle (Stampa,
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
LA QUESTION ADRIATIQUE
LES NEGOCIATIONS ITALO-YOUGO-
SLAVES. - De Pallanza : D'après mes
informations, la question sera discutée sur
des bases entièrement différentes, du
traité de Londres, aussi bien que du com-
prom;Í,s de Wilson et du projet anglo-fran-
co-américain du 9 décembre 1919. La dis-
cussion se référera par contre aux conver-
sations privées qui eurent lieu à Paris le
11 et le 12 avril dernier entre M. Scialoja et
le 1S e Trumbitch, et au cours desquel-
les fut examiné un projet ainsi conçu :
frontière italo-yougoslave du mont Mag-
giore à la mV à l'ouest de Volosca ; sou-
veraineté italienne sur la ville de Fiume
avec la discontinuité territoriale déterminée
par la frÜlfj,t.iè're susdite ; le port de Fiume
sous le t- <3e' la Société des Nations ;
autorisation donnée à l'Italie de construire
un chemin de fer entre la frontière du
territoire et Fiume à travers, la bande de
territoire yougoslave cession de la Dalma-
tie à la YOou¡goslavie 'à l'exclusion de Zara,
érigée en ville libre ; rexclusion de Zara,
Lissa, que nous donnons à la Yougoslavie,
contre l'île de Cherso, qui rentre, en même
T«mi>s OUP Fiume, sous la souveraineté de
l'Italie.
Telle devrait être, selon le ministre Scia<
loj a, la base de la discussion ; mais il n'est
point téméraire d'affirmer que, de toutes
les solutions possibles, y compris celle
constituée par le traité de Londres, celle
du compromis de Wilson et celle du projet
anglo-franco-américain du 9 déc. 1919,
celle-ci, qui ressort des conversations pari-
siennes de Trumbitch et de Scialoja, et qui
est conforme au projet Scialoja, serait in-
dubitablement la plus mauvaise pour nous.
Il est souhaitable, semble-t-il, que les dis-
cussions de Pallanza nous éloignent des
bases sur lesquelles elles se trouvent pla-
cées et nous entraînent dans un domaine
de réalités équitables et bien plus avanta-
geuses aux deux parties que ne pourrait
être un marchandage diplomatique mes-
quin et peu sincère.
* STAMPA, 11.5.
LE SLESVIG
LE PLEBISCITE DE LA DEUXIEME
ZONE. — Nous voulons insister tout parti-
culièrement aujourd'hui sur la prodigieuse 1
inconvenance des Danois, y compris le roi,
au point de vue national et politique. Depuis
1866 les Danois, n'ont cessé de réclamer
instamment le « libre plébiscite » pour le
territoire extrême-nord du Slesvig septen-
trional. Deux fois ils ont, par l'intermé-
diaire de leur gouvernement, renoncé ex-
pressément au plébiscite, la dernière fois en
1907 lorsqu'ils ont conclu un traité avec la
Prusse et reconnu à nouveau la frontière
germano-danoise. Cela ne les a pas em-
pêchés par la suite de réclamer, contraire-
ment au traité, le « libre plébiscite », de
travailler l'opinion du monde entier et de
se livrer dans le Slesvig du nord même à
une propagande venimeuse, également con-
traire au traité. Maintenant sous la con-
duite du roi, les Danois répudient les prin-
cipes que, pendant cinquante-quatre ans, ils
ont défendus avec noblesse et une apparente
justice et se rangent sans pudeur à la poli-
tique des hyènes du champ de bataille qui
vident les poches des grands blessés et
coupent les doigts qui portent des bagues.
L'hypocrisie oui caractérise tout cela est
particulièrement visible dans les « aspira-
tions nationales » visant Flensbourg. Flens-
bourg est une ville allemande mais les Da-
nois, profitant du change, ont acheté en
masse des terres et des propriétés à Flens-
bourg même et dans les environs..La ban-
que de Copenhague et d'autres gens de fi-
nance qui ont joué au Danemark un rôle
très important pour la politioue du pays
sont hors d'èux de ce que Flensbourg ait pu
rester à la Prusse et essayent de faire pro-
téger par l'Entente leurs propres intérêts
d'affaires, déguisés en intérêts politiques et
nationaux. Certes, nous ne sommes pas
étonnés de cela et nous avons toujours con-
sidéré avant la guerre qu'une politique bien-
veillante en Slesvig du Nord était une fau-
te, parce que le Danemark, considéré com-
me un tout, n'a jamais été sincère vis-il-vis
de la Prusse-Allemagne, mais a toujours
orienté son attitude de façon nurement tac-
tique selon le jugement qu'elle se faisait de
la question de puissance européenne et tou-
jours avec l'arrière-pensée comme vers le
milieu du siècle précédent, de profiter de
toute occasion pour, de quelque - manière
que ce soit, s'étendre en Slesvig-Holstein
aussi loin que possible vers le Sud.
Quelle que soit la décision que prendra
l'Entente dans la question des frontières, on
se souviendra de l'attitude des Danois. -
(E. Reventlow.)
DEUTSCHE TAGESZEITUNG, 7.5, soir.
UNE INTERVIEW DU MINISTRE DES AFFAIRES
ÉTRANGÈRES ALLEMAND. — Un représentant de
l'Allgemeine Deutsche Zeitung ayant inter-
viewé le ministre d'empire Dr Koster au
sujet de l'information venue de Paris, se-
lon laquelle les délégués norvégien et fran-
çais à la commission internationale du
Slesvig ont proposé de faire passer au Da-
nemark quatre paroisses situées au sud de
la ligne de Clausen, le ministre a fait la
déclaration suivante :
« Cette nouvelle n'est pas confirmée offi-
ciellement. Mais comme pour la deuxième
fois il en est question dans la presse il y
a lieu de compter avec la possibilité d'une
telle proposition. Le point de vue du gou-
vernement allemand pour ce qui touche au
tracé des frontières ressort du point de
vue que j'ai défendu en réclamant la ligne
de Tiedje. Cette ligne seule exprimerait la
volonté de la population telle qu'elle est ap-
parue dans le plébiscite ; et aucune décision
des grandes puissances ne pourra rien
changer à cette volonté de la population.
Visiblement, la commission a reconnu
l'injustice de la ligne de Clausen, mais au
lieu de reculer la frontière vers le nord,
conformément à la volonté de la popula-
tion, elle augmente encore l'injustice en
proposant de donner au Danemark qua-
tre grandes paroisses situées au sud de la
ligne de Clausen qui ont donné une majo-
rité allemande écrasante.
La commission a attiré l'attention du
Conseil Suprême sur la situation difficile
dans laquelle se trouvent les Danois qui
habitent la deuxième zone. A cela je puis
répondre que cet état de chose cesserait si
ies Danois concluaient avec nous un ac-
cord sur la protection des minorités comme
cela a déjà été proposé dans la presse alle-
mande. Un projet de traité, très vaste, est
déjà tout prêt au ministère des Affaires
Etrangères ; il complète l'article 113 de la
constitution d'empire. Du reste, tous ceux
qui ont assisté au plébiscite dans le Slesvig
du Nord savent que seule une infime partie
des voix danoises de la deuxième zone ont
été données par de véritables Danois. Nous
avons levé toutes les lois d'exception con-
tre les Danois. Nous sommes prêts à créer
pour eux des écoles où l'enseignement sera
fait dans leur propre langue. Je crains seu-
lement qu'il ne se trouve pas une -seule
commune dans la deuxième zone où il y ait
suffisamment d'élèves parlant danois.
Quant aux vexations auxquelles auraient
été soumis les Danois nar les Allemands
pendant et avant le plébiscite je n'ai rien
appris. La colère des Allemands s'est tour-
née beaucoup moins contre les vrais Da-
nois que contre ceux qui raiir des motifs
bas et c?énéra!iement d'ordre' économique,
ont trahi leur patrie à l'heure du danger.
1 DES
,.PAIRES ÉTRANGERES
ET DE LA GUERRE
N° 1449
Samedi 15 mai 1920
0
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui »BO du
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
PRESSE ALLEMANDE. - 'Le Slesvig : le plé-
biscite de la deuxième zone (E. Revent-
low dans Deutsche Tageszeitung) ; une
interview du Dr Koester (Deutsche
Allgemeine Zeitnng). — L'offensive po-
lonaise (« Un Diplomate » dans Deuts-
che Allgemeine Zeitung). — La flotte
commerciale allemande et les Etats-
Unis (Schlesische Zeitung ; amiral
Hollweg dans. Vossische Zeitung).
PRESSE AMÉRICAINE. — La question d'Irlande
et l'opinion américaine : une commu-
nication de Sir Auckland Geddes
(World, New York Times). — L'élec-
tion , présidentielle : les candidatures
républicaines Lowden et Harding (M.
Sullivan dans Evening Post) Le succès
de l'emprunt français (Boston Trans-
cript).
PRESSE ANGLAISE. - Les' conditions du traité
avec la Turquie (Dailil Chronicle, Mor-
SrntvmnnSht Manchester Guardian,
Scotsman, Glasgow Herald).
PRESSE ITALIENNE. - Les négociations italo-
yougostaves (Stampa). - La mission
des süc.l,ahstes italiens en Russie (Tri-
buna). - La crise ministérielle (Stampa,
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
LA QUESTION ADRIATIQUE
LES NEGOCIATIONS ITALO-YOUGO-
SLAVES. - De Pallanza : D'après mes
informations, la question sera discutée sur
des bases entièrement différentes, du
traité de Londres, aussi bien que du com-
prom;Í,s de Wilson et du projet anglo-fran-
co-américain du 9 décembre 1919. La dis-
cussion se référera par contre aux conver-
sations privées qui eurent lieu à Paris le
11 et le 12 avril dernier entre M. Scialoja et
le 1S e Trumbitch, et au cours desquel-
les fut examiné un projet ainsi conçu :
frontière italo-yougoslave du mont Mag-
giore à la mV à l'ouest de Volosca ; sou-
veraineté italienne sur la ville de Fiume
avec la discontinuité territoriale déterminée
par la frÜlfj,t.iè're susdite ; le port de Fiume
sous le t- <3e' la Société des Nations ;
autorisation donnée à l'Italie de construire
un chemin de fer entre la frontière du
territoire et Fiume à travers, la bande de
territoire yougoslave cession de la Dalma-
tie à la YOou¡goslavie 'à l'exclusion de Zara,
érigée en ville libre ; rexclusion de Zara,
Lissa, que nous donnons à la Yougoslavie,
contre l'île de Cherso, qui rentre, en même
T«mi>s OUP Fiume, sous la souveraineté de
l'Italie.
Telle devrait être, selon le ministre Scia<
loj a, la base de la discussion ; mais il n'est
point téméraire d'affirmer que, de toutes
les solutions possibles, y compris celle
constituée par le traité de Londres, celle
du compromis de Wilson et celle du projet
anglo-franco-américain du 9 déc. 1919,
celle-ci, qui ressort des conversations pari-
siennes de Trumbitch et de Scialoja, et qui
est conforme au projet Scialoja, serait in-
dubitablement la plus mauvaise pour nous.
Il est souhaitable, semble-t-il, que les dis-
cussions de Pallanza nous éloignent des
bases sur lesquelles elles se trouvent pla-
cées et nous entraînent dans un domaine
de réalités équitables et bien plus avanta-
geuses aux deux parties que ne pourrait
être un marchandage diplomatique mes-
quin et peu sincère.
* STAMPA, 11.5.
LE SLESVIG
LE PLEBISCITE DE LA DEUXIEME
ZONE. — Nous voulons insister tout parti-
culièrement aujourd'hui sur la prodigieuse 1
inconvenance des Danois, y compris le roi,
au point de vue national et politique. Depuis
1866 les Danois, n'ont cessé de réclamer
instamment le « libre plébiscite » pour le
territoire extrême-nord du Slesvig septen-
trional. Deux fois ils ont, par l'intermé-
diaire de leur gouvernement, renoncé ex-
pressément au plébiscite, la dernière fois en
1907 lorsqu'ils ont conclu un traité avec la
Prusse et reconnu à nouveau la frontière
germano-danoise. Cela ne les a pas em-
pêchés par la suite de réclamer, contraire-
ment au traité, le « libre plébiscite », de
travailler l'opinion du monde entier et de
se livrer dans le Slesvig du nord même à
une propagande venimeuse, également con-
traire au traité. Maintenant sous la con-
duite du roi, les Danois répudient les prin-
cipes que, pendant cinquante-quatre ans, ils
ont défendus avec noblesse et une apparente
justice et se rangent sans pudeur à la poli-
tique des hyènes du champ de bataille qui
vident les poches des grands blessés et
coupent les doigts qui portent des bagues.
L'hypocrisie oui caractérise tout cela est
particulièrement visible dans les « aspira-
tions nationales » visant Flensbourg. Flens-
bourg est une ville allemande mais les Da-
nois, profitant du change, ont acheté en
masse des terres et des propriétés à Flens-
bourg même et dans les environs..La ban-
que de Copenhague et d'autres gens de fi-
nance qui ont joué au Danemark un rôle
très important pour la politioue du pays
sont hors d'èux de ce que Flensbourg ait pu
rester à la Prusse et essayent de faire pro-
téger par l'Entente leurs propres intérêts
d'affaires, déguisés en intérêts politiques et
nationaux. Certes, nous ne sommes pas
étonnés de cela et nous avons toujours con-
sidéré avant la guerre qu'une politique bien-
veillante en Slesvig du Nord était une fau-
te, parce que le Danemark, considéré com-
me un tout, n'a jamais été sincère vis-il-vis
de la Prusse-Allemagne, mais a toujours
orienté son attitude de façon nurement tac-
tique selon le jugement qu'elle se faisait de
la question de puissance européenne et tou-
jours avec l'arrière-pensée comme vers le
milieu du siècle précédent, de profiter de
toute occasion pour, de quelque - manière
que ce soit, s'étendre en Slesvig-Holstein
aussi loin que possible vers le Sud.
Quelle que soit la décision que prendra
l'Entente dans la question des frontières, on
se souviendra de l'attitude des Danois. -
(E. Reventlow.)
DEUTSCHE TAGESZEITUNG, 7.5, soir.
UNE INTERVIEW DU MINISTRE DES AFFAIRES
ÉTRANGÈRES ALLEMAND. — Un représentant de
l'Allgemeine Deutsche Zeitung ayant inter-
viewé le ministre d'empire Dr Koster au
sujet de l'information venue de Paris, se-
lon laquelle les délégués norvégien et fran-
çais à la commission internationale du
Slesvig ont proposé de faire passer au Da-
nemark quatre paroisses situées au sud de
la ligne de Clausen, le ministre a fait la
déclaration suivante :
« Cette nouvelle n'est pas confirmée offi-
ciellement. Mais comme pour la deuxième
fois il en est question dans la presse il y
a lieu de compter avec la possibilité d'une
telle proposition. Le point de vue du gou-
vernement allemand pour ce qui touche au
tracé des frontières ressort du point de
vue que j'ai défendu en réclamant la ligne
de Tiedje. Cette ligne seule exprimerait la
volonté de la population telle qu'elle est ap-
parue dans le plébiscite ; et aucune décision
des grandes puissances ne pourra rien
changer à cette volonté de la population.
Visiblement, la commission a reconnu
l'injustice de la ligne de Clausen, mais au
lieu de reculer la frontière vers le nord,
conformément à la volonté de la popula-
tion, elle augmente encore l'injustice en
proposant de donner au Danemark qua-
tre grandes paroisses situées au sud de la
ligne de Clausen qui ont donné une majo-
rité allemande écrasante.
La commission a attiré l'attention du
Conseil Suprême sur la situation difficile
dans laquelle se trouvent les Danois qui
habitent la deuxième zone. A cela je puis
répondre que cet état de chose cesserait si
ies Danois concluaient avec nous un ac-
cord sur la protection des minorités comme
cela a déjà été proposé dans la presse alle-
mande. Un projet de traité, très vaste, est
déjà tout prêt au ministère des Affaires
Etrangères ; il complète l'article 113 de la
constitution d'empire. Du reste, tous ceux
qui ont assisté au plébiscite dans le Slesvig
du Nord savent que seule une infime partie
des voix danoises de la deuxième zone ont
été données par de véritables Danois. Nous
avons levé toutes les lois d'exception con-
tre les Danois. Nous sommes prêts à créer
pour eux des écoles où l'enseignement sera
fait dans leur propre langue. Je crains seu-
lement qu'il ne se trouve pas une -seule
commune dans la deuxième zone où il y ait
suffisamment d'élèves parlant danois.
Quant aux vexations auxquelles auraient
été soumis les Danois nar les Allemands
pendant et avant le plébiscite je n'ai rien
appris. La colère des Allemands s'est tour-
née beaucoup moins contre les vrais Da-
nois que contre ceux qui raiir des motifs
bas et c?énéra!iement d'ordre' économique,
ont trahi leur patrie à l'heure du danger.
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.9%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.9%.
- Collections numériques similaires Saint Germain d’Auxerre Saint Germain d’Auxerre /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Saint Germain d’Auxerre" or dc.contributor adj "Saint Germain d’Auxerre")Mazarin Jules Mazarin Jules /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Mazarin Jules" or dc.contributor adj "Mazarin Jules")
- Auteurs similaires Saint Germain d’Auxerre Saint Germain d’Auxerre /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Saint Germain d’Auxerre" or dc.contributor adj "Saint Germain d’Auxerre")Mazarin Jules Mazarin Jules /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "Mazarin Jules" or dc.contributor adj "Mazarin Jules")
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/8
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k6238456r/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k6238456r/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k6238456r/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k6238456r/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k6238456r
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k6238456r
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k6238456r/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest