Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-05-12
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 12 mai 1920 12 mai 1920
Description : 1920/05/12 (T15,N1447). 1920/05/12 (T15,N1447).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6238454x
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
MINISTÈRES
DES
affaires étrangères
ET DE LA GUERRE
N° 1447
Mercredi 12 mai 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par estnit8
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
PRESSE ALLEMANDE. — La Conférence de Spa
eL le règlement de la dette allemande
(Dr Carl A. Schaefer dans Deutsche
Allgemeine Zeitung ; Frankfurter Zei-
tung ; Berliner Tageblatt). — La grande
industrie et la presse ; les projets de
Hugo Stinnes (Frankhurter ZeUl/ng).
PRESSE AMÉRICAINE. — Les banques américai-
nes et le commerce extérieur (New York
Times).
PRESSE ANGLAISE. - La Conférence de, Spa
et le règlement de la dette allemande
(Daily News). —- L'offensive polonaise
(Times, Daily Herald, Daily News). —
L'Arménie et les bolcheviks (Manches-
ter Guardian). — La situation en Hon-
grie : la « terreur blanche Ji démentie
(Mornina Post).
PRESSE HOLLANDAISE. - L'offensive polonaise
(Standaard, Tribune).
PRESSE ITALIENNE. - La question adriatique
(Idea Nazwnale, Epoca).
PRESSE YOUGOSLAVE. - La question adriati-
que
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
LES ALLIÉS ET L'ALLEMAGNE
LA CONFERENCE DE SPA ET LE RE- i
GLEMENT DE LA DETTE ALLEMANDE.
- PHESSE ANGLAISE. - Que la future coinfé-
rence de Spa soit retardée ou non, il est
essentiel que les alliés anoutissent à une
entente de. principe sur l'attitude qu'ils y
Prendront. Sur certaines questions: le dé-
sarmement matériel d-q l'Allemagne par
exemple, il ne peut pas y avoir deux opi-
nions. L'Allemagne doit avoir assez de trou-
DipQ pour assurer l'ordre, et assez d'armes
Pour ces troupes. Mais au delà de l'effectif
tout moyen éventuel d'attaquer doit lui
être retiré. Plus importante, et de beau-
coup, ,est la tâche de trouver une solution
du nroKu m\ des réparations qui permettra
de rétablir à peu près la vie économique
normale de l'Europe. La possibilité d'arri-
ver à UiIl accord sur ce point dépend sur-
tout de la Fr-ance. M. Llovd George et M.
Nitti ce ri M. Uoyd George et M.
Nitti, ce dernier 'en particulier, sont des
réalistes '%reconn'ai'ssent que l'Allemagne
doit être en état de payer, avant qu'un paye-
me,nt quelconS6 SQlt exigé d'elle, et que le
fait d'exiger i ce qui ne peut pas être payé
équivaudra réduire lets chances d'obte-
nir ce qui t t î w,t le's chances d'obte-
nir ce qui Peut l'être. La France n'est pas
réaliste en ce s-ens* Son esprit est fixé sur
les réglons dévastées et sur le déficit de
son budap f S y ~stées et sur le déficit de
son budget. i sait que, dans hypothèse
la plus favo-rable e elle ne recevra pas de
compensation égales aux dommages qui
lui ont été caauus!5ées s. Elle craint que ses al-
liés, moins cruellement éprouvés qu'elle, ne
se contentent d'exiger de l'Allemagne moins
qu'elle ne peut raisonnablement payer. Ces
appréhensions peuvent être sans fonde-
ment, mais elles sont au moins intelligibles,
et si un sacrifice raisonnable fait par les
aliliés de la France a pour effet de favoriser
une solution profitable à la reconstruction
mondiale, il y a les plus grandes raisons
possibles pour consentir à un tel sacri-
fice.
Nous avons esquissé un projet de paie-
ment des indemnités actuellement discuté
dans les sphères officielles, des deux côtés
de la Manche. Son mérite est, d'une part,
d'imposer une contribution annuelle fixe à
l'Allemagne, et de la Adhérer ainsi. de la
paralysie causée par des charges illimitées,
D'autre part, ce projet a l'avantage de pré-
voir un accroissement proportionnel au
surplus de production de l'année, lorsque
les conditions économiques de l'Allemagne
le permettront ; de cette façon la France ne
saurait plus craindre que le chiffre établi
d'après des évaluations actuelles ne soit
trop bas dans une période de dix ou douze
ans. Mais la France demande quelque chose
de plus. Elle demande, comme son Ministre
des Finances l'a déclaré aux journalistes
anglo-américains la semaine dernière, que
les régions dévastées aient, à chaque paie-
ment d'indemnités, un droit de priorité, et
que les garanties de paiement fournies par
l'Allemagne soient escomptées à l'avance
pour donner à la France de fargent comp-
tant. Sur ce dernier point, il y a peu de
chose à dire ; c'est une question à régler par
les financiers qui se rencontreront à
Bruxelles immédiatement après la Confé-
rence de Spa. Mais la priorité en faveur
des régions dévastées intéresse surtout la
Grande Bretagne et l'Italie. Il est à peine
douteux que l'Italie admettrait les deman-
des françaises, Dieu que les dommages de
guerre causés sur son territoire, dommages
plus limités d'ailleurs, aient quelque droit
à être mis sur le même plan. Quant à la
Grande-Bretagne, nous avons toujours pen-
sé, et fréquemment affirmé, qu'en dépit du
poids de notre dette de guerre non seule-
ment nous devrions approuver, mais même
proposer un arrangement de ce genre, con-
forme aux désirs de la France. Il n'y a rien
en Europe de comparable à la zone de dé-
vastation du Nord de. la France. Rien ne
favoriserait davantage la cordialité et la
bonne entente entre les deux pays qu'une
manifestation concrète montrant, à Spa ou
avant, que l'Angleterre juge des blessures
de la France comme la France elle-même,
et n'hésite pas à-demander au'elles soient
les premières à être soignées. — (Ed.)
DAILY NEWS, 10.5.
PRESSE ALLEMANDE. — On a annoncé que
Millerand avait demandé à San-Remo que
l'Allemagne payât pendant trente années
une annuité dont le montant croîtrait sui-
vant le relèvement de la prospérité de l'Al-
lemagne, mais qui ne serait jamais infé-
rieure à 3 milliards de marks-or, tandis que
l'Angleterre, apparemment sous l'influence
de J. M. Keynes, serait d'avis de fixer une
fois pour toutes les obligations financières
de l'Allemagne à 50 milliards de marks-or.
Le premier système révèle une politique de
rentier, tout à fait française. Mieux l'Alle-
magne ira à l'avenir et mieux la France
doit aller elle aussi, tout simplement. Il ne
faut pas que l'Allemagne arrive à se poser
sur une branche verte quand la France
reste, elle, sur une branche morte. L'idée
reste, l'Allemagne par un accroissement de
que
son travail pourrait obtenir un revenu plus
fort qu'elle consacrerait à accroître sa pros-
périté est insupportable encore aujourd nui
aux Français. Mais où peut conduire une
politique qui n'intéresse pas un Etat tribu-
taire à l'obtention d'une plus-value dans
son économie nationale, c'est ce que nous
montre l'histoire financière de la Turquie.
On aurait pu penser que la France qui
joue, dans le Conseil d'administration de la
dette turque un rôle si prépondérant, aurait,
tiré une leçon pour aujourd'hui de l'histoire
du décret turc de Muharrem de 1881. Au
lieu de mettre' à la disposition de la Porte
le surplus des revenus de la Turquie, ce
surplus provenant des sources de revenus
cédés par la Turquie devait être retenu jus-
qu'à l'amortissement complet de la dette.
N'est-il pas naturel, dès lors, qu'une oppo-
sition latente surgisse entre les créanciers
étrangers et le gouvernement turc et que
ce dernier ait perdu tout intérêt à voir aug-
menter ces revenus. Si l'Etat n'a aucun
avantage il se réfugiera toujours plus dans
la résistance passive.
Cela s'étant produit en Turquie et la dette
publique étant parvenue à la stagnation, on
a pris la décision en 1903 sur la- proposition
du financier français Rouvier de reviser le
décret de Muharrem : les annuités pour le
service de la dette turque furent portées à
une somme fixe et le surplus des revenus
nets de la dette publique, cette annuité une
fois payée, fut mis à la disposition du mi-
nistre des Finances turc pour les 75 tan-
dis que le reste était réservé à un amor-
tissement extraordinaire devant contribuer
à libérer plus vite la Turquie de ses obliga-
tions financières L'effet de ce système qui
consiste à intéresser l'Etat à l'augmentation
du montant net des revenus cédés a été très
favorable et on peut dire que la régénéra-
tion économique de la Turquie, qui a été
entravée de nouveau par des facteurs non
économiques, a commencé avec l'année
1903.
L'Allemagne, elle aussi, n'aura de joie an
travail que si elle reste intéressée à la plus-
value de ses revenus et que si la récom-
pense de son travail est le recouvrement de
sa liberté économique et de son ancienne
prospérité. Comme rentière tirant ses reve-
nus d'Allemagne, la France ne fera jamais
ses frais. — (Dr Carl A. Schaefer.)
DEUTSCHE ALLGEMEINE ZEITUNG,
4.5, soir.
- Une des deux conditions imposées par
M. Millerand à San-Remo veut qu'avant
l'entrevue de Spa une entente générale ait
lieu entre les Alliés au sujet de l'exécution
du Traité de Versailles (réparations, désar-
mement, etc.). Et comme commentaire à
cette condition, il est dit que, de cette ma-
nière, le rôle de l'Allemagne à Spa se bor-
DES
affaires étrangères
ET DE LA GUERRE
N° 1447
Mercredi 12 mai 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par estnit8
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
PRESSE ALLEMANDE. — La Conférence de Spa
eL le règlement de la dette allemande
(Dr Carl A. Schaefer dans Deutsche
Allgemeine Zeitung ; Frankfurter Zei-
tung ; Berliner Tageblatt). — La grande
industrie et la presse ; les projets de
Hugo Stinnes (Frankhurter ZeUl/ng).
PRESSE AMÉRICAINE. — Les banques américai-
nes et le commerce extérieur (New York
Times).
PRESSE ANGLAISE. - La Conférence de, Spa
et le règlement de la dette allemande
(Daily News). —- L'offensive polonaise
(Times, Daily Herald, Daily News). —
L'Arménie et les bolcheviks (Manches-
ter Guardian). — La situation en Hon-
grie : la « terreur blanche Ji démentie
(Mornina Post).
PRESSE HOLLANDAISE. - L'offensive polonaise
(Standaard, Tribune).
PRESSE ITALIENNE. - La question adriatique
(Idea Nazwnale, Epoca).
PRESSE YOUGOSLAVE. - La question adriati-
que
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
LES ALLIÉS ET L'ALLEMAGNE
LA CONFERENCE DE SPA ET LE RE- i
GLEMENT DE LA DETTE ALLEMANDE.
- PHESSE ANGLAISE. - Que la future coinfé-
rence de Spa soit retardée ou non, il est
essentiel que les alliés anoutissent à une
entente de. principe sur l'attitude qu'ils y
Prendront. Sur certaines questions: le dé-
sarmement matériel d-q l'Allemagne par
exemple, il ne peut pas y avoir deux opi-
nions. L'Allemagne doit avoir assez de trou-
DipQ pour assurer l'ordre, et assez d'armes
Pour ces troupes. Mais au delà de l'effectif
tout moyen éventuel d'attaquer doit lui
être retiré. Plus importante, et de beau-
coup, ,est la tâche de trouver une solution
du nroKu m\ des réparations qui permettra
de rétablir à peu près la vie économique
normale de l'Europe. La possibilité d'arri-
ver à UiIl accord sur ce point dépend sur-
tout de la Fr-ance. M. Llovd George et M.
Nitti ce ri M. Uoyd George et M.
Nitti, ce dernier 'en particulier, sont des
réalistes '%reconn'ai'ssent que l'Allemagne
doit être en état de payer, avant qu'un paye-
me,nt quelconS6 SQlt exigé d'elle, et que le
fait d'exiger i ce qui ne peut pas être payé
équivaudra réduire lets chances d'obte-
nir ce qui t t î w,t le's chances d'obte-
nir ce qui Peut l'être. La France n'est pas
réaliste en ce s-ens* Son esprit est fixé sur
les réglons dévastées et sur le déficit de
son budap f S y ~stées et sur le déficit de
son budget. i sait que, dans hypothèse
la plus favo-rable e elle ne recevra pas de
compensation égales aux dommages qui
lui ont été caauus!5ées s. Elle craint que ses al-
liés, moins cruellement éprouvés qu'elle, ne
se contentent d'exiger de l'Allemagne moins
qu'elle ne peut raisonnablement payer. Ces
appréhensions peuvent être sans fonde-
ment, mais elles sont au moins intelligibles,
et si un sacrifice raisonnable fait par les
aliliés de la France a pour effet de favoriser
une solution profitable à la reconstruction
mondiale, il y a les plus grandes raisons
possibles pour consentir à un tel sacri-
fice.
Nous avons esquissé un projet de paie-
ment des indemnités actuellement discuté
dans les sphères officielles, des deux côtés
de la Manche. Son mérite est, d'une part,
d'imposer une contribution annuelle fixe à
l'Allemagne, et de la Adhérer ainsi. de la
paralysie causée par des charges illimitées,
D'autre part, ce projet a l'avantage de pré-
voir un accroissement proportionnel au
surplus de production de l'année, lorsque
les conditions économiques de l'Allemagne
le permettront ; de cette façon la France ne
saurait plus craindre que le chiffre établi
d'après des évaluations actuelles ne soit
trop bas dans une période de dix ou douze
ans. Mais la France demande quelque chose
de plus. Elle demande, comme son Ministre
des Finances l'a déclaré aux journalistes
anglo-américains la semaine dernière, que
les régions dévastées aient, à chaque paie-
ment d'indemnités, un droit de priorité, et
que les garanties de paiement fournies par
l'Allemagne soient escomptées à l'avance
pour donner à la France de fargent comp-
tant. Sur ce dernier point, il y a peu de
chose à dire ; c'est une question à régler par
les financiers qui se rencontreront à
Bruxelles immédiatement après la Confé-
rence de Spa. Mais la priorité en faveur
des régions dévastées intéresse surtout la
Grande Bretagne et l'Italie. Il est à peine
douteux que l'Italie admettrait les deman-
des françaises, Dieu que les dommages de
guerre causés sur son territoire, dommages
plus limités d'ailleurs, aient quelque droit
à être mis sur le même plan. Quant à la
Grande-Bretagne, nous avons toujours pen-
sé, et fréquemment affirmé, qu'en dépit du
poids de notre dette de guerre non seule-
ment nous devrions approuver, mais même
proposer un arrangement de ce genre, con-
forme aux désirs de la France. Il n'y a rien
en Europe de comparable à la zone de dé-
vastation du Nord de. la France. Rien ne
favoriserait davantage la cordialité et la
bonne entente entre les deux pays qu'une
manifestation concrète montrant, à Spa ou
avant, que l'Angleterre juge des blessures
de la France comme la France elle-même,
et n'hésite pas à-demander au'elles soient
les premières à être soignées. — (Ed.)
DAILY NEWS, 10.5.
PRESSE ALLEMANDE. — On a annoncé que
Millerand avait demandé à San-Remo que
l'Allemagne payât pendant trente années
une annuité dont le montant croîtrait sui-
vant le relèvement de la prospérité de l'Al-
lemagne, mais qui ne serait jamais infé-
rieure à 3 milliards de marks-or, tandis que
l'Angleterre, apparemment sous l'influence
de J. M. Keynes, serait d'avis de fixer une
fois pour toutes les obligations financières
de l'Allemagne à 50 milliards de marks-or.
Le premier système révèle une politique de
rentier, tout à fait française. Mieux l'Alle-
magne ira à l'avenir et mieux la France
doit aller elle aussi, tout simplement. Il ne
faut pas que l'Allemagne arrive à se poser
sur une branche verte quand la France
reste, elle, sur une branche morte. L'idée
reste, l'Allemagne par un accroissement de
que
son travail pourrait obtenir un revenu plus
fort qu'elle consacrerait à accroître sa pros-
périté est insupportable encore aujourd nui
aux Français. Mais où peut conduire une
politique qui n'intéresse pas un Etat tribu-
taire à l'obtention d'une plus-value dans
son économie nationale, c'est ce que nous
montre l'histoire financière de la Turquie.
On aurait pu penser que la France qui
joue, dans le Conseil d'administration de la
dette turque un rôle si prépondérant, aurait,
tiré une leçon pour aujourd'hui de l'histoire
du décret turc de Muharrem de 1881. Au
lieu de mettre' à la disposition de la Porte
le surplus des revenus de la Turquie, ce
surplus provenant des sources de revenus
cédés par la Turquie devait être retenu jus-
qu'à l'amortissement complet de la dette.
N'est-il pas naturel, dès lors, qu'une oppo-
sition latente surgisse entre les créanciers
étrangers et le gouvernement turc et que
ce dernier ait perdu tout intérêt à voir aug-
menter ces revenus. Si l'Etat n'a aucun
avantage il se réfugiera toujours plus dans
la résistance passive.
Cela s'étant produit en Turquie et la dette
publique étant parvenue à la stagnation, on
a pris la décision en 1903 sur la- proposition
du financier français Rouvier de reviser le
décret de Muharrem : les annuités pour le
service de la dette turque furent portées à
une somme fixe et le surplus des revenus
nets de la dette publique, cette annuité une
fois payée, fut mis à la disposition du mi-
nistre des Finances turc pour les 75 tan-
dis que le reste était réservé à un amor-
tissement extraordinaire devant contribuer
à libérer plus vite la Turquie de ses obliga-
tions financières L'effet de ce système qui
consiste à intéresser l'Etat à l'augmentation
du montant net des revenus cédés a été très
favorable et on peut dire que la régénéra-
tion économique de la Turquie, qui a été
entravée de nouveau par des facteurs non
économiques, a commencé avec l'année
1903.
L'Allemagne, elle aussi, n'aura de joie an
travail que si elle reste intéressée à la plus-
value de ses revenus et que si la récom-
pense de son travail est le recouvrement de
sa liberté économique et de son ancienne
prospérité. Comme rentière tirant ses reve-
nus d'Allemagne, la France ne fera jamais
ses frais. — (Dr Carl A. Schaefer.)
DEUTSCHE ALLGEMEINE ZEITUNG,
4.5, soir.
- Une des deux conditions imposées par
M. Millerand à San-Remo veut qu'avant
l'entrevue de Spa une entente générale ait
lieu entre les Alliés au sujet de l'exécution
du Traité de Versailles (réparations, désar-
mement, etc.). Et comme commentaire à
cette condition, il est dit que, de cette ma-
nière, le rôle de l'Allemagne à Spa se bor-
Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
En savoir plus sur l'OCR
En savoir plus sur l'OCR
Le texte affiché peut comporter un certain nombre d'erreurs. En effet, le mode texte de ce document a été généré de façon automatique par un programme de reconnaissance optique de caractères (OCR). Le taux de reconnaissance estimé pour ce document est de 99.93%.
- Collections numériques similaires Bibliothèque Diplomatique Numérique Bibliothèque Diplomatique Numérique /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=colnum adj "MAEDIGen0"
- Auteurs similaires France France /services/engine/search/sru?operation=searchRetrieve&version=1.2&maximumRecords=50&collapsing=true&exactSearch=true&query=(dc.creator adj "France" or dc.contributor adj "France")Les Monuments historiques de la France : bulletin des diverses sections de la Commission des monuments historiques et de la Commission supérieure des monuments naturels et des sites /ark:/12148/bd6t5377978f.highres Annales de la Société des architectes de l'Est et Annuaire du bâtiment : Ardennes, Meuse, Meurthe-et-Moselle, Vosges /ark:/12148/bd6t543240573.highres
-
-
Page
chiffre de pagination vue 1/8
- Recherche dans le document Recherche dans le document https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/search/ark:/12148/bpt6k6238454x/f1.image ×
Recherche dans le document
- Partage et envoi par courriel Partage et envoi par courriel https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/share/ark:/12148/bpt6k6238454x/f1.image
- Téléchargement / impression Téléchargement / impression https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/download/ark:/12148/bpt6k6238454x/f1.image
- Mise en scène Mise en scène ×
Mise en scène
Créer facilement :
- Marque-page Marque-page https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/bookmark/ark:/12148/bpt6k6238454x/f1.image ×
Gérer son espace personnel
Ajouter ce document
Ajouter/Voir ses marque-pages
Mes sélections ()Titre - Acheter une reproduction Acheter une reproduction https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/pa-ecommerce/ark:/12148/bpt6k6238454x
- Acheter le livre complet Acheter le livre complet https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/indisponible/achat/ark:/12148/bpt6k6238454x
- Signalement d'anomalie Signalement d'anomalie https://sindbadbnf.libanswers.com/widget_standalone.php?la_widget_id=7142
- Aide Aide https://gallica.bnf.fr/services/ajax/action/aide/ark:/12148/bpt6k6238454x/f1.image × Aide
Facebook
Twitter
Pinterest