Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-05-04
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 04 mai 1920 04 mai 1920
Description : 1920/05/04 (T15,N1440). 1920/05/04 (T15,N1440).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6238447s
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
-- MINISTERES
y DES
AFFAIRES ÉTRANGERES
ET DE LA GUERRE
1 N° 1440
Mardi 4 mai 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont du
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extram
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
-_
PRESSE ALLEMANDE. — La déclaration de San-
Remo [ reiheU ; A. Redlich dans Vos-
sische Zeitung ; Franklurter Zeitung).
PRESSE ANGLAISE. —* Les déclarations de
M. Lloyd George à la Chambre des Com-
munes, le 29 avril (Daily Telegraph,
Times, Manchester Guardian). - Les
bolcheviks à Bakou (Times). - L'offen-
sive polonaise (Times, Daily Herald,
Westminster Gazette).
PRESSE ESPAGNOLE. - La déclaration de San-
Remo (Tribuna).
PRESSE HOLLANDAISE. — La déclaration de
ban-Remo (retegro-a.~ A~e~ee~ Han-
delsblad, Nieuwe Courant, Standaard,
Haagsche Post).
PRESSE ITALIENNE. - La déclaration de San-
Remo (R. Cantalupo dans ldea Nazio-
nale). - NI. Nitti et le traité turc : un
démenti (Tribuna).
-
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
LES ALLIÉS ET L'ALLEMAGNE
LA DECLARATION DE SAN-REMO. -
PRESSE ALLEMANDE. - On peut procéder au
désarmement sans qu'il résulte le moin-
dre danger pour l'économie allemande. Et il
est ra nirflv?ir que le gouvernement ait
cherché fv à suggérer à la presse allemande
que le traité de paix avait été, en ce qui
cuncerne cette clause, exécuté loyalement.
Les gardes d'habitants étaient contraires au
Traité de Paix et malgré la protestation de
notre pari, elles furent conservées jusqu'à ce
que l'ordre de procéder à leur dissolution
soit venu de i 1 intente, Contrairement au
Traité de P arrn'é'e n'a pas été ramenée,
à la date du 10 avril, à l'effectif de 200.000
hommes, et avec ses corps de volontaires,
elle compte aujourd'hui encore presque
300.000 hommes De même, le service obli-
bligatoire n'est pas encore aboh, K si bien qu'au-
jourd'hui, chacun peut être encore mobilisé.
Les fortAv^o ÏS nont pas été rasées comme
cela avait été préscrit. Les travaux en bé-
ton sont 'SI peu détruits que, selon la mis-
sion de contrÔle de l'Entente, ils peuvent
être de nouveau utilisés à tout moment pour
la défense. Tous les canons dépassant le
calibre de 105 devaient être livrés d'après
le Traité. Cela n'a pas faH. Dans les
forteresse de Königsberg et de Konigstein,
on a montré de véritables arsenaux de ces
canons qui sont serrés roues contre roues.
Leur nombre est estimé à 6.000. De même,
ni les trains blindés ni - les tanks, ni les au-
tomobiles bïiïS lïi te? T1' à la date du 10
mars, aulraient dû être livrés à l'Entente
pour être détruits, n'ont été détruits ou
livrés. Aucun matériel de guerre n'a été
livré aux commissions de l'Entente pour
être détruit. Par contre, en violation du
Traité, de grandes quantités d'armes ont été
dissimulées en les expédiant à l'étranger, en
Chine, au Mexique, en Suède, en Hollande.
Le gouvernement semble être peu au cou-
rant des menées auxquelles- ont recours les
militaires pour tourner le Traité de Paix.
Le gouvernement allemand n'est pas seule-
ment prisonnier de ses généraux, mais il
l'est aussi des petits lieutenants de la Gar-
de. C'est tout cela qui fait que l'Entente re-
fuse de prendre en considération les désirs
de l'Allemagne au sujet de la révision du
Traité et c'est cela que le gouvernement
allemand se garde bien de dire au public.
FREIHEIT, 28.4 matin.
— De Paris : La conviction que l'Allema
gne empêche par tous les moyens l'exécu-
tion du traité de paix et prépare une guerre
de revanche contre la France est' la clef
aussi bien de la politique que la France a
suivie jusqu'ici à l'égard de l'Allemagne et
des mesures militaires qu'elle a prises con-
tre elle que de la profonde méfiance avec
laquelle on considère ici la politique anglai-
se. Car on se dit que personne ne pour-
rait être assez fou en Allemagne pour pré-
parer la guerre contre une France alliée
avec le monde entier si, dans les coulisses,
on ne recevait pas quelque encouragement,
du camp même des Alliés.
« Malheur à ceux qui jouent un double
jeu »! s'était écrié dernièrement le Temps,
sans nommer personne, mais il n'y a aucun
doute que cette allusion visait l'autre côté
de la Manche.
Cependant, après San Remo, le langage
de la presse vis-à-vis de l'Angleterre, s'est
fait plus amiable, mais les politiciens fran-
çais contrairement à ce qu'ils écrivaient,
n'ont guère changé d'idées. On savait bien
déjà que l'Angleterre n'avait pas l'intention
de faire éclater vraiment une nouvelle guer-
re franco-allemande, mais on sait aussi au-
jourd'hui, que le gouvernement britannique
est enclin à faire aussi longtemps que pos-
sible très peu de cas du danger d'un conflit
entre les deux puissances continentales. La
France pour l'instant doit donc payer d'au-
tant plus cher l'aide de ses Alliés.
Si l'Allemagne édifie sa politique sur cette
opposition, elle remportera à l'occasion,
quelques succès apparents, mais jamais de
succès véritables. La seule chose qui puisse
arriver c'est qu'elle fasse empirer la si-
tuation de la France au fur et à mesure
que la sienne empirera. Entre la France et
l'Allemagne il existe, qu'on le veuille ou non,
un équilibre tel, qu'il faut ou bien que l'une
et l'autre sombrent en même temps comme
ennemies ou qu'elles édifient, en amies, un
avenir commun. — Alexander Redlich.
VOSSISCHE ZEITUNG, 29.4, soir.
—' C'est avec satisfaction que nous appre-
nons qu'une discussion générale sur les re-
lations économiques franco-allemandes aura
lieu entre les représentants des deux puis-
sances, et c'est pour nous une joie que le
gouvernement allemand ait reconnu cette
nécessité. - La Vossische Zeitung a déjà
maintes fois affirmé et démontré que de pa-
reilles négociations auraient été possibles
plus tôt. Car il y a plusieurs mois déjà, le
ministre français Loucheur a proposé aux
négociateurs allemands qui devaient discu-
ter avec lui de la manière de boucher le
« trou de l'Ouest », d'avoir une discussion
approfondie sur l'ensemble des relations ,
économiques franco-allemandes. A l'époque
où le ministre Loucheur fit cette proposition,
il était entouré d'un grand nombre d'indus-
triels français éminents et il avait eu soin
d'appeler l'attention sur ce fait que sa pro-
position avait été approuvée aussi bien par
l'industrie française que par le gouverne-
ment français. Les conseillers intimes qui
représentaient alors l'Allemagne, ne purent
rien répondre à cette proposition de Lou-
cheur. C'est donc à tort que l'on rend le
gouvernement français seul responsable du
retard apporté à cette discussion qui, de-
puis longtemps déjà, eût été si nécessaire.
VOSSISCHE ZEITUNG, 30.4, matin.
- Si l'on compare ce que l'impérialisme
français exigeait à San Remo avec ce qu'il
a obtenu, il est hors de doute que la confé-
rence, dans des points essentiels, a mis de
forts' verrous à la politique française. L'ave-
nir seul dira laquelle des deux tendances si
contradictoires du compromis de San Remo
remportera finalement la victoire. Ce qui
est fort probable c'est qu'il subsistera un
affreux mélange. Les chefs d'Etats alliés
ont trouvé dans le marécage de compromis
de leur politique de coalition les germes, de
mort - mais ils ont la vie dure. Ce ne
sont pas seulement les questions de l'avenir
qui sont incertaines. On ne sait pas quelle
valeur pratique cela peut avoir que le chan-
celier d'Empire allemand aille se heurter à
Spa contre l'attitude irréconciliable de M.
Millerand, maintenant que Lloyd George
vient de fournir aux Français l'occasion de
pousser des cris d'allégresse nationaliste et
de fonder de nouveaux espoirs sur des pro-
messes militaires.
Mais jusqu'ici on ne sait pas encore quels
sont, derrière le rideau de cette déclaration
commune, les accords que les Alliés ont
conclus entre eux et qui les lient. En tout
cas, le gouvernement d'Empire doit faire en
sorte qu'aucune partie du territoire alle-
mand qui n'a pas été cédé aux Alliés par le
traité de Versailles ne tombe, par suite du
compromis de San Remo, dans les mains de
nos adversaires. Il s'agit ici plus que du
sort d'une ville. Les yeux de la France sont
fixés sur le bassin de la Ruhr et sur le
Mein. Ils menacent là notre vie économique,
ici l'unité et la cohésion de notre Empire.
FRANKFURTER ZEITUNG, 29.4, soir.
— Il y a UN AN, nous offrions aux Alliés
100 milliards de marks-or, à la condition
expresse que les autres stipulations du trai-
té de paix seraient ramenées, sur les points
importants, à la limite raisonnable qui au-
rait pu nous permettre de travailler et de
vivre. Cette condition n'a pas été remplie et
doos l'intervaire ç'a été la ruine de toute
l'économie allemande. Qu'offrira l'Allema-
gne aujourd'hui ? Nous craignons fort que
y DES
AFFAIRES ÉTRANGERES
ET DE LA GUERRE
1 N° 1440
Mardi 4 mai 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont du
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extram
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
-_
PRESSE ALLEMANDE. — La déclaration de San-
Remo [ reiheU ; A. Redlich dans Vos-
sische Zeitung ; Franklurter Zeitung).
PRESSE ANGLAISE. —* Les déclarations de
M. Lloyd George à la Chambre des Com-
munes, le 29 avril (Daily Telegraph,
Times, Manchester Guardian). - Les
bolcheviks à Bakou (Times). - L'offen-
sive polonaise (Times, Daily Herald,
Westminster Gazette).
PRESSE ESPAGNOLE. - La déclaration de San-
Remo (Tribuna).
PRESSE HOLLANDAISE. — La déclaration de
ban-Remo (retegro-a.~ A~e~ee~ Han-
delsblad, Nieuwe Courant, Standaard,
Haagsche Post).
PRESSE ITALIENNE. - La déclaration de San-
Remo (R. Cantalupo dans ldea Nazio-
nale). - NI. Nitti et le traité turc : un
démenti (Tribuna).
-
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
LES ALLIÉS ET L'ALLEMAGNE
LA DECLARATION DE SAN-REMO. -
PRESSE ALLEMANDE. - On peut procéder au
désarmement sans qu'il résulte le moin-
dre danger pour l'économie allemande. Et il
est ra nirflv?ir que le gouvernement ait
cherché fv à suggérer à la presse allemande
que le traité de paix avait été, en ce qui
cuncerne cette clause, exécuté loyalement.
Les gardes d'habitants étaient contraires au
Traité de Paix et malgré la protestation de
notre pari, elles furent conservées jusqu'à ce
que l'ordre de procéder à leur dissolution
soit venu de i 1 intente, Contrairement au
Traité de P arrn'é'e n'a pas été ramenée,
à la date du 10 avril, à l'effectif de 200.000
hommes, et avec ses corps de volontaires,
elle compte aujourd'hui encore presque
300.000 hommes De même, le service obli-
bligatoire n'est pas encore aboh, K si bien qu'au-
jourd'hui, chacun peut être encore mobilisé.
Les fortAv^o ÏS nont pas été rasées comme
cela avait été préscrit. Les travaux en bé-
ton sont 'SI peu détruits que, selon la mis-
sion de contrÔle de l'Entente, ils peuvent
être de nouveau utilisés à tout moment pour
la défense. Tous les canons dépassant le
calibre de 105 devaient être livrés d'après
le Traité. Cela n'a pas faH. Dans les
forteresse de Königsberg et de Konigstein,
on a montré de véritables arsenaux de ces
canons qui sont serrés roues contre roues.
Leur nombre est estimé à 6.000. De même,
ni les trains blindés ni - les tanks, ni les au-
tomobiles bïiïS lïi te? T1' à la date du 10
mars, aulraient dû être livrés à l'Entente
pour être détruits, n'ont été détruits ou
livrés. Aucun matériel de guerre n'a été
livré aux commissions de l'Entente pour
être détruit. Par contre, en violation du
Traité, de grandes quantités d'armes ont été
dissimulées en les expédiant à l'étranger, en
Chine, au Mexique, en Suède, en Hollande.
Le gouvernement semble être peu au cou-
rant des menées auxquelles- ont recours les
militaires pour tourner le Traité de Paix.
Le gouvernement allemand n'est pas seule-
ment prisonnier de ses généraux, mais il
l'est aussi des petits lieutenants de la Gar-
de. C'est tout cela qui fait que l'Entente re-
fuse de prendre en considération les désirs
de l'Allemagne au sujet de la révision du
Traité et c'est cela que le gouvernement
allemand se garde bien de dire au public.
FREIHEIT, 28.4 matin.
— De Paris : La conviction que l'Allema
gne empêche par tous les moyens l'exécu-
tion du traité de paix et prépare une guerre
de revanche contre la France est' la clef
aussi bien de la politique que la France a
suivie jusqu'ici à l'égard de l'Allemagne et
des mesures militaires qu'elle a prises con-
tre elle que de la profonde méfiance avec
laquelle on considère ici la politique anglai-
se. Car on se dit que personne ne pour-
rait être assez fou en Allemagne pour pré-
parer la guerre contre une France alliée
avec le monde entier si, dans les coulisses,
on ne recevait pas quelque encouragement,
du camp même des Alliés.
« Malheur à ceux qui jouent un double
jeu »! s'était écrié dernièrement le Temps,
sans nommer personne, mais il n'y a aucun
doute que cette allusion visait l'autre côté
de la Manche.
Cependant, après San Remo, le langage
de la presse vis-à-vis de l'Angleterre, s'est
fait plus amiable, mais les politiciens fran-
çais contrairement à ce qu'ils écrivaient,
n'ont guère changé d'idées. On savait bien
déjà que l'Angleterre n'avait pas l'intention
de faire éclater vraiment une nouvelle guer-
re franco-allemande, mais on sait aussi au-
jourd'hui, que le gouvernement britannique
est enclin à faire aussi longtemps que pos-
sible très peu de cas du danger d'un conflit
entre les deux puissances continentales. La
France pour l'instant doit donc payer d'au-
tant plus cher l'aide de ses Alliés.
Si l'Allemagne édifie sa politique sur cette
opposition, elle remportera à l'occasion,
quelques succès apparents, mais jamais de
succès véritables. La seule chose qui puisse
arriver c'est qu'elle fasse empirer la si-
tuation de la France au fur et à mesure
que la sienne empirera. Entre la France et
l'Allemagne il existe, qu'on le veuille ou non,
un équilibre tel, qu'il faut ou bien que l'une
et l'autre sombrent en même temps comme
ennemies ou qu'elles édifient, en amies, un
avenir commun. — Alexander Redlich.
VOSSISCHE ZEITUNG, 29.4, soir.
—' C'est avec satisfaction que nous appre-
nons qu'une discussion générale sur les re-
lations économiques franco-allemandes aura
lieu entre les représentants des deux puis-
sances, et c'est pour nous une joie que le
gouvernement allemand ait reconnu cette
nécessité. - La Vossische Zeitung a déjà
maintes fois affirmé et démontré que de pa-
reilles négociations auraient été possibles
plus tôt. Car il y a plusieurs mois déjà, le
ministre français Loucheur a proposé aux
négociateurs allemands qui devaient discu-
ter avec lui de la manière de boucher le
« trou de l'Ouest », d'avoir une discussion
approfondie sur l'ensemble des relations ,
économiques franco-allemandes. A l'époque
où le ministre Loucheur fit cette proposition,
il était entouré d'un grand nombre d'indus-
triels français éminents et il avait eu soin
d'appeler l'attention sur ce fait que sa pro-
position avait été approuvée aussi bien par
l'industrie française que par le gouverne-
ment français. Les conseillers intimes qui
représentaient alors l'Allemagne, ne purent
rien répondre à cette proposition de Lou-
cheur. C'est donc à tort que l'on rend le
gouvernement français seul responsable du
retard apporté à cette discussion qui, de-
puis longtemps déjà, eût été si nécessaire.
VOSSISCHE ZEITUNG, 30.4, matin.
- Si l'on compare ce que l'impérialisme
français exigeait à San Remo avec ce qu'il
a obtenu, il est hors de doute que la confé-
rence, dans des points essentiels, a mis de
forts' verrous à la politique française. L'ave-
nir seul dira laquelle des deux tendances si
contradictoires du compromis de San Remo
remportera finalement la victoire. Ce qui
est fort probable c'est qu'il subsistera un
affreux mélange. Les chefs d'Etats alliés
ont trouvé dans le marécage de compromis
de leur politique de coalition les germes, de
mort - mais ils ont la vie dure. Ce ne
sont pas seulement les questions de l'avenir
qui sont incertaines. On ne sait pas quelle
valeur pratique cela peut avoir que le chan-
celier d'Empire allemand aille se heurter à
Spa contre l'attitude irréconciliable de M.
Millerand, maintenant que Lloyd George
vient de fournir aux Français l'occasion de
pousser des cris d'allégresse nationaliste et
de fonder de nouveaux espoirs sur des pro-
messes militaires.
Mais jusqu'ici on ne sait pas encore quels
sont, derrière le rideau de cette déclaration
commune, les accords que les Alliés ont
conclus entre eux et qui les lient. En tout
cas, le gouvernement d'Empire doit faire en
sorte qu'aucune partie du territoire alle-
mand qui n'a pas été cédé aux Alliés par le
traité de Versailles ne tombe, par suite du
compromis de San Remo, dans les mains de
nos adversaires. Il s'agit ici plus que du
sort d'une ville. Les yeux de la France sont
fixés sur le bassin de la Ruhr et sur le
Mein. Ils menacent là notre vie économique,
ici l'unité et la cohésion de notre Empire.
FRANKFURTER ZEITUNG, 29.4, soir.
— Il y a UN AN, nous offrions aux Alliés
100 milliards de marks-or, à la condition
expresse que les autres stipulations du trai-
té de paix seraient ramenées, sur les points
importants, à la limite raisonnable qui au-
rait pu nous permettre de travailler et de
vivre. Cette condition n'a pas été remplie et
doos l'intervaire ç'a été la ruine de toute
l'économie allemande. Qu'offrira l'Allema-
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