Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-04-29
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 29 avril 1920 29 avril 1920
Description : 1920/04/29 (T14,N1436). 1920/04/29 (T14,N1436).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6255002f
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
MINISTERES
DES
AFFAIRES ÉTRANGERES
ET DE LA GUERRE
N° 1436
Jeudi 29 avril 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui son* êmm
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraite
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
PRESSE ALLEMANDE. - La France et 1 Alterna-
gne (O. Muller dans Deutsche Allge-
meine Zeitunrg ; Erzgebirgische Volks-
stimme) ; le budget français et le budget
allemand (Germania).
PRESSE AMÉRICAINE. - L'élection présiden-
tielle : un discours du senateur Hiram
Johnson (world). - La flotte cornmer-
ciale allemande et les Etats-Unis (New
York Times). — Les Etats-Unis et les
finances de la France (Nation).
PRESSE ANGLAISE. - La déclaration de San
Remo (Daily Telegraph Times Daily
Graphie). - Les négociations économi-
ques entre les Alliés et les Soviets (Dailij
Herald, Morning Post). -7Jf re,crute-
ment du personnel consulaire (Daity Te-
legraph). - Le commerce extérieur du
Canada (Times Trade supplement).
PRESSE ESPAGNOLE. - La conférence de San
Remo (Correspondencia de Espana).
PRESSE HOLLANDAISE. - La Hollande et l'Ar-
ménie (Nieuwe Rotterdamsche COl/Tant).
-Envoi de vivres des Etats-Unis a
l'Allemagne (Algémeen Handelsbllld).
PRESSE ITALIENNE. - Les acquisitions de la
Grèce dans l'empire ottoman (Basti-nac
dans Tribuna). - Les mines d H elr aclee
(R. Nardi dans Gazzetta del Popolo).
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
LES ALLIÉS ET L'ALLEMAGNE
LA DECLARATION DE SAN REMO. -
PRESSE ANGLAISE : Un changement renHlr-
quable s'est produit dans la situation int,-~l'-
nationale. En définir la nature serait assez
compliqué ; mais sans aucun doute le gain
le plus précieux quon ait fait a été la dis-
parition des soupçons réciproques qui
avaient pris corps depuis des mois deve-
naient d'autant plus nuisibles à l'urÜté qn'ils
n'avaient pas jusqu'ici ete
envisagés ni discutés par les représentants
autorisés des Alliés. Ce serait chose lon-
gue, autant que désagréable, d'énumérer les
reproches faits à la politique britannique,
par un public français qu'énervait et tour-
mentait la crise économique et financière
mentait la crise «conomiq^ ^P ™c%en.
traversée par le pays. Le p f de la
dant, était la soi-disant ~~out ce
Grande-Bretagne - qui avait tIre tout ce
qu'elle voulait de la paix » - envers des
questions aussi essentielles pour la France
que le désarmement de l'Allemagne et le
paiement des indemnités. Dans certaines
sphères, on allait jusqu'à suggérer que le
gouvernement anglais était disposé, pour
des raisons commerciales, à se montrer fa-
vorable à l'Allemagne plutôt, qu'à la France.
D'autre part, il y avait dans notre pays
quelque doute à l'égard de la politique fran-
caise : doute qui ne s'affirmait pas aussi ou-
vertement ni aussi véhémentement que les
soupçons français, qui ne trouvait accès
que dans une petite section de notre presse,
mais qui, néanmoins, était désagréablement
présent Ce doute venait de l'idée que les
hommes d'Etat français avaient l'arrière-
pensée d'annexer la rive gauche du Rhin et
1.,-.h.nliillères de la Ruhr, et que l'Europe,
après tous les événements écoulés, aurait à
supporter le fardeau d'une nouvelle ques-
tion d'Alsace-Lorraine. Ce que M. Lloyd
George et M. Millerand ont fait a été d'é-
carter cet amas de malentendus, de dissiper
cette amertume tacite. Le résultat de leurs
conversations est que l' Angleterre et l'Italie
sont complètement d'accord avec la France
pour exiger le désarmement de l'Allemagne
et l'exécution des engagements relatifs aux
indemnités. La France, de son côté, a con-
senti à déclarer publiquement qu'elle n'avait
aucune visée d'annexion. Il v a plus que ceci
dans l'accord ; il y a, par exemple, la déci-
sion de principe d'après laquelle les obliga-
tions pécuniaires de l'Allemagne seront dé-
finies ; et. l'engagement réciproque pris par
les Alliés contre l'action indépendante de
l'un d'entre eux, mais l'amélioration dont
toute l'Alliance ressent les effets, est dû sur-
tout aux deux points principaux que nous
avons mentionnés. Ce résultat est un grand
triomphe personnel pour les deux premiers
ministres qui ont pris part à la longue con-
versation de samedi.
M Lloyd George, qui a contribué si
largement à ,la solution obtenue, a le droit
d'affirmer que les Alliés ont abouti, à San
Remo « à des résultats d'une incalculable
importance, avantageuse pour eux tous )).-
(I¡:d.) •' DAILY TELEGRAPH, 27.4.
- Notre correspondant spécial à San-Remo
nous envoie ce matin le texte de la décla-
ration alliée à l'Allemagne. Dans sa forme
et son fond cette déclaration semble satis-
faisante. Il y a une différence agréable et
salutaire entre-cette déclaration et les pré-
visions préliminaires qu'on avait faites sur
son contenu. Toute parole prononcée, toute
attitude prise par un gouvernement ou un
homme d'Etat allié, qui suggèrent une ten-
dance à hésiter, à subordonner les intérêts
généraux de l'alliance à d'imaginaires exi-
gences de la politique intérieure, sont iné-
vitablement. suivies d'une perte d autorité,
d'une perte de temps, d'une perte d'argent.
Nous voulons croire que la leçon de San-
Remo ne sera pas perdue pour M. Lloyd
George, qui s'est distingué par ses tergiver-
sations et ses retards. Il déborde aujour-
d'hui d'explications, sinon de contrition.. Il
a été prodigue d'interviews à San-Remo, il
désire ardemment la publicité, au moins la
publicité qu'il contrôle. Sans nul doute, il
fera un de ces jours, au Parlement, un
exposé dans lequel il dénoncera avec indi-
gnation tous ceux qui ont été assez vils
pour estimer qu'un homme d'Etat de sa fer-
meté a pu hésiter un moment sur les ques-
tions essentielles de politique européenne.
Il se plaint déjà 'que les gens qui le criti-
quent ne prennent pas la peine de définir
exactement ses idées. Il nous faut confes-
ser, en effet, que nous n'avons pas réussi ;
mais est-ce notre faute ? Nous ne pouvons
définir ses idées, parce que ses idées sont
dans un état de llux continuel. — Il de-
mande à qui « trahit » sa pensée de relire
ses discours. On pourrait tirer des infor-
mations plus précises de ses Notes à la
France, mais, pas même dans sa nouvelle
crise d'expansion, on ne relève la moindre
intention de les publier, - (Ed. )
TIMES, 27-4.
— Aussitôt que le Premier Ministre a
tourné le dos, on allègue qu'il est l'ami de
l'Allemagne, qu'il est prêt à gaspiller les
fruits de la victoire, à céder à nos ennemis
d'hier et à trahir nos amis. On nous as-
sure aujourd'hui que, tandis que le Premier
Ministre était plein de nombreux projets
en partant pour San-Remo, les articles de
la presse ici et l'influence de M. Millerand
là-bas l'ont ramené à la raison et qu'il re-
viendra en Angleterre assagi et amélioré.
Cet ingénieux artifice pour se tirer d'affaire
ne sera admis que si l'on oublie l'accusation
principale portée contre M. Lloyd George.
Cette accusation a fait le thème d'un long
article de fond, dans le Times. On v pré-
tendait que le Premier Ministre avait « sur-
pris ses collègues à San-Remo par une pro-
position de révision du Traité ». Le Times
a eu longuement, depuis, le temps de prou-
ver son accusation ou de la retirer. Il n'a
fait ni l'un ni l'autre. En attendant, la dé-
négation du Premier Ministre a été expli-
cite, comme ses déclarations au Parlement
avant son départ pour San-Remo. — (Ed.)
DAILY GRAPHIC, 27-4.
PRESSF ESPAGNOLE. — Si, comme tout au-
torise à l'espérer, M. Millerand convainc M.
Lloyd George et que la zone- rhénane con-
tinue d'être occupée par la France : s'il y a
« entente » absolue entre les Français et les
Anglais, cette « entente » équtvaudra à la
victoire du point de vue français dans la
politique continentale de l'après-guerre
Pourquoi les choses ne seraient-elles pas
ainsi ? Si la France a besoin de l'Angle-
terre, Albion ne peut pas faire abstraction
de la France. Il y a des raisons de supposer
qu'à San Remo, les Alliés arriveront, mn
sans maints débats, à une formule pour as-
surer l'exécution du traité, qui ne sera pas
celle que M. Lloyd George a caressée un
moment, ni celle que préconise encore M.
Nitti. Non ; dans les affaires d'Allemagne il
s'agit de la vie de la France, et il n'est pas
juste ni possible qu'en dernier recours ce
soit un Italien ou un Anglais qui en décide
La formule de M. Millerand est celle du
bon sens, celle de la logique en politique et-
celle de l'équité : « observation stricte du
pacte de Versailles par tous ceux qui l'ont
signé ». Avec patience et fermeté, les Fran-
çais,. qui ont été les meilleurs instruments
DES
AFFAIRES ÉTRANGERES
ET DE LA GUERRE
N° 1436
Jeudi 29 avril 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui son* êmm
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraite
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
PRESSE ALLEMANDE. - La France et 1 Alterna-
gne (O. Muller dans Deutsche Allge-
meine Zeitunrg ; Erzgebirgische Volks-
stimme) ; le budget français et le budget
allemand (Germania).
PRESSE AMÉRICAINE. - L'élection présiden-
tielle : un discours du senateur Hiram
Johnson (world). - La flotte cornmer-
ciale allemande et les Etats-Unis (New
York Times). — Les Etats-Unis et les
finances de la France (Nation).
PRESSE ANGLAISE. - La déclaration de San
Remo (Daily Telegraph Times Daily
Graphie). - Les négociations économi-
ques entre les Alliés et les Soviets (Dailij
Herald, Morning Post). -7Jf re,crute-
ment du personnel consulaire (Daity Te-
legraph). - Le commerce extérieur du
Canada (Times Trade supplement).
PRESSE ESPAGNOLE. - La conférence de San
Remo (Correspondencia de Espana).
PRESSE HOLLANDAISE. - La Hollande et l'Ar-
ménie (Nieuwe Rotterdamsche COl/Tant).
-Envoi de vivres des Etats-Unis a
l'Allemagne (Algémeen Handelsbllld).
PRESSE ITALIENNE. - Les acquisitions de la
Grèce dans l'empire ottoman (Basti-nac
dans Tribuna). - Les mines d H elr aclee
(R. Nardi dans Gazzetta del Popolo).
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
LES ALLIÉS ET L'ALLEMAGNE
LA DECLARATION DE SAN REMO. -
PRESSE ANGLAISE : Un changement renHlr-
quable s'est produit dans la situation int,-~l'-
nationale. En définir la nature serait assez
compliqué ; mais sans aucun doute le gain
le plus précieux quon ait fait a été la dis-
parition des soupçons réciproques qui
avaient pris corps depuis des mois deve-
naient d'autant plus nuisibles à l'urÜté qn'ils
n'avaient pas jusqu'ici ete
envisagés ni discutés par les représentants
autorisés des Alliés. Ce serait chose lon-
gue, autant que désagréable, d'énumérer les
reproches faits à la politique britannique,
par un public français qu'énervait et tour-
mentait la crise économique et financière
mentait la crise «conomiq^ ^P ™c%en.
traversée par le pays. Le p f de la
dant, était la soi-disant ~~out ce
Grande-Bretagne - qui avait tIre tout ce
qu'elle voulait de la paix » - envers des
questions aussi essentielles pour la France
que le désarmement de l'Allemagne et le
paiement des indemnités. Dans certaines
sphères, on allait jusqu'à suggérer que le
gouvernement anglais était disposé, pour
des raisons commerciales, à se montrer fa-
vorable à l'Allemagne plutôt, qu'à la France.
D'autre part, il y avait dans notre pays
quelque doute à l'égard de la politique fran-
caise : doute qui ne s'affirmait pas aussi ou-
vertement ni aussi véhémentement que les
soupçons français, qui ne trouvait accès
que dans une petite section de notre presse,
mais qui, néanmoins, était désagréablement
présent Ce doute venait de l'idée que les
hommes d'Etat français avaient l'arrière-
pensée d'annexer la rive gauche du Rhin et
1.,-.h.nliillères de la Ruhr, et que l'Europe,
après tous les événements écoulés, aurait à
supporter le fardeau d'une nouvelle ques-
tion d'Alsace-Lorraine. Ce que M. Lloyd
George et M. Millerand ont fait a été d'é-
carter cet amas de malentendus, de dissiper
cette amertume tacite. Le résultat de leurs
conversations est que l' Angleterre et l'Italie
sont complètement d'accord avec la France
pour exiger le désarmement de l'Allemagne
et l'exécution des engagements relatifs aux
indemnités. La France, de son côté, a con-
senti à déclarer publiquement qu'elle n'avait
aucune visée d'annexion. Il v a plus que ceci
dans l'accord ; il y a, par exemple, la déci-
sion de principe d'après laquelle les obliga-
tions pécuniaires de l'Allemagne seront dé-
finies ; et. l'engagement réciproque pris par
les Alliés contre l'action indépendante de
l'un d'entre eux, mais l'amélioration dont
toute l'Alliance ressent les effets, est dû sur-
tout aux deux points principaux que nous
avons mentionnés. Ce résultat est un grand
triomphe personnel pour les deux premiers
ministres qui ont pris part à la longue con-
versation de samedi.
M Lloyd George, qui a contribué si
largement à ,la solution obtenue, a le droit
d'affirmer que les Alliés ont abouti, à San
Remo « à des résultats d'une incalculable
importance, avantageuse pour eux tous )).-
(I¡:d.) •' DAILY TELEGRAPH, 27.4.
- Notre correspondant spécial à San-Remo
nous envoie ce matin le texte de la décla-
ration alliée à l'Allemagne. Dans sa forme
et son fond cette déclaration semble satis-
faisante. Il y a une différence agréable et
salutaire entre-cette déclaration et les pré-
visions préliminaires qu'on avait faites sur
son contenu. Toute parole prononcée, toute
attitude prise par un gouvernement ou un
homme d'Etat allié, qui suggèrent une ten-
dance à hésiter, à subordonner les intérêts
généraux de l'alliance à d'imaginaires exi-
gences de la politique intérieure, sont iné-
vitablement. suivies d'une perte d autorité,
d'une perte de temps, d'une perte d'argent.
Nous voulons croire que la leçon de San-
Remo ne sera pas perdue pour M. Lloyd
George, qui s'est distingué par ses tergiver-
sations et ses retards. Il déborde aujour-
d'hui d'explications, sinon de contrition.. Il
a été prodigue d'interviews à San-Remo, il
désire ardemment la publicité, au moins la
publicité qu'il contrôle. Sans nul doute, il
fera un de ces jours, au Parlement, un
exposé dans lequel il dénoncera avec indi-
gnation tous ceux qui ont été assez vils
pour estimer qu'un homme d'Etat de sa fer-
meté a pu hésiter un moment sur les ques-
tions essentielles de politique européenne.
Il se plaint déjà 'que les gens qui le criti-
quent ne prennent pas la peine de définir
exactement ses idées. Il nous faut confes-
ser, en effet, que nous n'avons pas réussi ;
mais est-ce notre faute ? Nous ne pouvons
définir ses idées, parce que ses idées sont
dans un état de llux continuel. — Il de-
mande à qui « trahit » sa pensée de relire
ses discours. On pourrait tirer des infor-
mations plus précises de ses Notes à la
France, mais, pas même dans sa nouvelle
crise d'expansion, on ne relève la moindre
intention de les publier, - (Ed. )
TIMES, 27-4.
— Aussitôt que le Premier Ministre a
tourné le dos, on allègue qu'il est l'ami de
l'Allemagne, qu'il est prêt à gaspiller les
fruits de la victoire, à céder à nos ennemis
d'hier et à trahir nos amis. On nous as-
sure aujourd'hui que, tandis que le Premier
Ministre était plein de nombreux projets
en partant pour San-Remo, les articles de
la presse ici et l'influence de M. Millerand
là-bas l'ont ramené à la raison et qu'il re-
viendra en Angleterre assagi et amélioré.
Cet ingénieux artifice pour se tirer d'affaire
ne sera admis que si l'on oublie l'accusation
principale portée contre M. Lloyd George.
Cette accusation a fait le thème d'un long
article de fond, dans le Times. On v pré-
tendait que le Premier Ministre avait « sur-
pris ses collègues à San-Remo par une pro-
position de révision du Traité ». Le Times
a eu longuement, depuis, le temps de prou-
ver son accusation ou de la retirer. Il n'a
fait ni l'un ni l'autre. En attendant, la dé-
négation du Premier Ministre a été expli-
cite, comme ses déclarations au Parlement
avant son départ pour San-Remo. — (Ed.)
DAILY GRAPHIC, 27-4.
PRESSF ESPAGNOLE. — Si, comme tout au-
torise à l'espérer, M. Millerand convainc M.
Lloyd George et que la zone- rhénane con-
tinue d'être occupée par la France : s'il y a
« entente » absolue entre les Français et les
Anglais, cette « entente » équtvaudra à la
victoire du point de vue français dans la
politique continentale de l'après-guerre
Pourquoi les choses ne seraient-elles pas
ainsi ? Si la France a besoin de l'Angle-
terre, Albion ne peut pas faire abstraction
de la France. Il y a des raisons de supposer
qu'à San Remo, les Alliés arriveront, mn
sans maints débats, à une formule pour as-
surer l'exécution du traité, qui ne sera pas
celle que M. Lloyd George a caressée un
moment, ni celle que préconise encore M.
Nitti. Non ; dans les affaires d'Allemagne il
s'agit de la vie de la France, et il n'est pas
juste ni possible qu'en dernier recours ce
soit un Italien ou un Anglais qui en décide
La formule de M. Millerand est celle du
bon sens, celle de la logique en politique et-
celle de l'équité : « observation stricte du
pacte de Versailles par tous ceux qui l'ont
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