Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-04-09
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 09 avril 1920 09 avril 1920
Description : 1920/04/09 (T14,N1419). 1920/04/09 (T14,N1419).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6254985h
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
1 MINISTERES
DES
^ES ÉTRANGÈRES
~l DE LA GUERRE
r
N° 1419
Vendredi 9 avril 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont im
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
RE®SE ALLEMANDE..- L'avance des troupes
p rançaises (Koelnische Zeitung).
HESSE AMÉRICAINE. — La candidature prési-
jfntielie de M. Hoover : Lettre de M.
noover à M. Ralph Arnold (New York
1mes). — La protection de l'industrie
des matières colorantes (Evening Post).
y Le commerce avec l'Allemagne (New
York 1, imes )
hi, Times).
phtsse ANGLAISE. — L'avance des troupes
grançaises (Morning Post, Daily Tele-
craph, Daily Chronicle, Westminster
G Qzette). — L'Arménie et la Société des
s ( iiii,es).
(1 E ESPAGNOLE. - L'Espagne et Tanger
^Parci ai).
J;E ITALIENNE. - L'avance des troupes
fralçaises (Messaggero, Corriere della
era).
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
PRANCE ET ALLEMAGNE
S^^ANGE DES TROUPES FRANÇAI-
ll'ij M. Millerand' se borne à déclarer
%.fP„ été officiellement démontré que le
îj- troupes autorisées à séjourner
Pa Zone neutre avait été dépasse et
> na conséquent, il va procéder à l'oc-
,^!le c Francfort. Mais il ne dit pas de
quelle source il tient cette information offi-
Ps dp ^épendamment du fait qu'il n'existe
de Prétexte purement formel autorisant
dénier 11 de M. Millerand, l'esprit même
A 7 TfS*e ainsi que la situation réelle y
Je0 Sés. L'esprit du Traité exige non
ÎN ,5 la sécurité de la France, mais
5 ^constitution et l'une comme
~fe e , sont possibles que si le calme,
i^re otL travail existent en Allemagne,
fa;. r«Lnn fil ordre, pas de sécurité pour
tu,8 Ce et sans travail pas de livraisons
l'Allemagne à la France. Qu'ac-
l» l'e b Ces conditions n'existent pas
b assin de la Ruhr, tout le monde
à it • et..q.ue le gouvernement de Berlin
à tette le gouvernement de Berlin
yj'°Pc^À .•Péniblement A d'apporter un remède
rlOit le 'On, c'est ce que sait également
le rflonde et M. Millerand, lui aussi,
mais flon s que les efforts que fait l'Allema-
Û? «Hsïo ïemciit profitent à l'Allemagne
t
V il la France. Rien que dans l'in-
Ve ded'a France, il devrait encourager
•Sl»s^sciw0nnée à l'Allemagne, au lieu de
%U Seiter des difficultés. Bien loin de
Vlflcatiïln,e aux efforts que fait Berlin la
V1* d'un acte hostile et fait mar-
fQits 0uPes sur Francfort. C'est là
une attitude qui 1 sn,e peut s'expliquer par les
çonne lIlais e qUI ne peut s'expliquer par les
e iyl alls Par des motifs qu'on ne soup-
avec effroi et par l'existence d'un
état d'esprit vraiment morbide de l'autre
côté du Rhin. Il semble que, depuis l'ar-
mistice, le temps ait passé sur la France
et sur ses dirigeants sans laisser de trace :
ils ont encore aujourd'hui les idées et les
sentiments du printemps 1919 alors qu'ils
tendaient le fil des Nornes de Versailles.
L'avenir dira si les Nornes d'alors sont
disposées aujourd'hui encore à recevoir le
fil lancé lorsaue la Norne des bords de la
Seine leur criera : « C'est à toi sœur, que
je le lance ! »
KOELNISCHE ZEITUNG, 6.4, soir.
PRESSE ANGLAISE. - L'aversion des Alle-
mands à l'égard du traité est parfaitement
naturelle et leur désir de le tourner parfai-
tement germanique. Mais il appartient aux
Alliés, qui les ont amenés à signer, qui ont
rédige le traité, probablement avec l'inten-
tion de le faire observer, de veiller à ce
qu'il ne soit pas saboté. Il y a des clauses
dans l'accord conclu qui peuvent manifes-
tement être éludées sans difficulté — celles
relatives au désarmement, par exemple, ou
à la limitation des effectifs, ou à la suppres-
sion du recrutement par conscription, mais
les arrangements territoriaux sont d'une au-
tre nature. Si l'une des parties contrac-
tantes les violes elle sait que son action ne
peut échapper à l'attention de l'autre partie.
Au cas où cette violation serait tolérée, elle
y voit le signe que l'autre partie n'a plus la
volonté ou la force de faire respecter les
engagements. Il ne peut y avoir l'ombre
d'un doute que l'avance des forces du gé-
néral Watter en zone neutre était une ten-
tative délibérée pour mettre à l'épreuve la
valeur pratique du traité. Si nulle réponse
n'eût été faite à la provocation, toute l'Al-
lemagne eût vu le signal qu'il n'y avait
rien dans le traité qu'on ne pût négliger et
mettre de côté en son temps. M. Millerand
et le maréchal Foch ont estimé la situa-
tion justement. Des mesures promptes et
décisives n'étaient pas seulement la plus ef-
ficace, mais la plus sûre des procédures.
Tandis que Berlin conserve un étrange si-
lence, le gouvernement français a publié
une brève justification, parfaitement claire
et irréfutable, répudiant tout sentiment
d'hostilité envers l'Allemagne. Il est fort
peu à craindre que la situation se développe
de façon désastreuse si les Alliés restent
fidèles à leur traité et à eux-mêmes. Un cer-
tain doute à ce sujet est le seul motif d'ap-
préhension. Nous ignorons ce qui a incité
les Allemands à choisir ce moment et cette
méthode pour essayer la force du traité,
mais il est probable que dans foutes tenta-
tives de ce genre la plus grande chance de
succès réside dans l'espoir de créer des di-
vergences entre Alliés. Nous ne doutons pas
que le public anglais ne reconnaisse l'im-
portance et la nécessité de marcher la main
dans la main avec la Franc- sans prêter
attention aux criailleries de ces « amis fidè-
les de l'Allemagne » qui nous auraient tenu
à l'écart de la guerre ont tenté d'empê-
cher notre victoire, -et qui sont résolus à
entraver l'exécution du traité.
MORNING POST, 7.4.
— L'accumulation des témoignages mon-
tre de plus en plus clairement qu'il n'y a
jamais eu le moindre fondement pour les
raisons d'urgence invoquées par le gouver-
nement allemand, afin de justifier l'entrée
des troupes dans la zone neutre, avant
l'autorisation des Alliés et en violation du
Traité de Paix. Les ouvriers révolutionnai-
res de la Ruhr étaient déjà vaincus par les
circonstances avant que la ligne n'ait été
franchie ; et si le gouvernement allemand
avait réitéré pendant quelques jours ses
demandes tendant à permettre l'avance de
la Reichswehr, la nécessité qu'on allé-
guait eût apparu comme un vain fantôme,
né de la nervosité politique, sinon de quel-
que chose de pire. On ne saurait nier un
seul moment, à notre avis, qu'il y avait
pression militariste derrière l'attitude de
M. Müller et de ses collègues. Mais, même
si leur acte de folie avait été commis de
bonne foi, on ne peut étendre aux soldats le
bénéfice du doute. A la stupidité et au
désir d'agression qui les caractérisent, la
violation d'une clause, vitale du Traité ap-
paraissait souhaitable en soi pour causer
un conflit d'opinion entre les Alliés ; et le
plus faible des prétextes était assez bon.
Plus ce prétexte serait faible, plus visible
serait l'intention de défier les Alliés, et en
particulier la France. Si les chefs de la
Reichswehr peuvent imposer leur volonté
au gouvernement allemand en un cas, ils
l'imposeront bientôt en d'autres. Tolérer
ce qui a été fait dans la Ruhr voudrait dire
purement et simplement que l'exécution du
Traité n'est pas une exigence de la politi-
que alliée. Telles sont les raisons qui ont
déterminé l'attitude française, et nous som-
mes forcés de dire qu'à nos yeux cette atti-
tude est justifiée. Mais les alliés de la
France ont donné des signes assez clairs
qu'ils ne la suivaient pas tout au long de
la route qu'elle a cru nécessaire de pren-
dre. Parler de désaccord serait exagérer ;
mais, à moins que nous ne soyons mal in-
formés, notre propre gouvernement, par
exemple, eût préféré accepter les explica-
tions de l'Allemagne, et différer toute action
jusqu'à ce que la mauvaise foi fût mieux
prouvée. Quant aux Etat-Unis, ils n'ont pas
perdu de temps à expédier ce qu'on a dé-
crit comme « une protestation vigoureuse »;
mais les Etats-Unis sont dans la situation
unique d'être encore en guerre avec l'Alle-
magne ; et l'opinion de leur gouvernement
sur la vraie méthode pour faire observer le
Traité a des chances de ne pas apparaître
aux Français comme préférable à leur opi-
nion propre. Le fait est qu'il y a eu, incon-
testablement, violation d'un des articles es-
sentiels du Traité, et que cette violation
vient après beaucoup d'autres. Il nous sem-
ble également évident que cette violation
était, à tout le moins, incomplètement jus-
tifiée, et prenait, en conséquence, l'aspect
d'une provocation.
DAILY TELEGRAPH, 7.4.
— Toute notre information tend à prou-
ver que le soulèvement des rouges dans la
vallée de la Ruhr n'avait guère de force ni
d'envergure. Il eût certainement pu être
DES
^ES ÉTRANGÈRES
~l DE LA GUERRE
r
N° 1419
Vendredi 9 avril 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont im
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
RE®SE ALLEMANDE..- L'avance des troupes
p rançaises (Koelnische Zeitung).
HESSE AMÉRICAINE. — La candidature prési-
jfntielie de M. Hoover : Lettre de M.
noover à M. Ralph Arnold (New York
1mes). — La protection de l'industrie
des matières colorantes (Evening Post).
y Le commerce avec l'Allemagne (New
York 1, imes )
hi, Times).
phtsse ANGLAISE. — L'avance des troupes
grançaises (Morning Post, Daily Tele-
craph, Daily Chronicle, Westminster
G Qzette). — L'Arménie et la Société des
s ( iiii,es).
(1 E ESPAGNOLE. - L'Espagne et Tanger
^Parci ai).
J;E ITALIENNE. - L'avance des troupes
fralçaises (Messaggero, Corriere della
era).
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
PRANCE ET ALLEMAGNE
S^^ANGE DES TROUPES FRANÇAI-
ll'ij M. Millerand' se borne à déclarer
%.fP„ été officiellement démontré que le
îj- troupes autorisées à séjourner
Pa Zone neutre avait été dépasse et
> na conséquent, il va procéder à l'oc-
,^!le c Francfort. Mais il ne dit pas de
quelle source il tient cette information offi-
Ps dp ^épendamment du fait qu'il n'existe
de Prétexte purement formel autorisant
dénier 11 de M. Millerand, l'esprit même
A 7 TfS*e ainsi que la situation réelle y
Je0 Sés. L'esprit du Traité exige non
ÎN ,5 la sécurité de la France, mais
5 ^constitution et l'une comme
~fe e , sont possibles que si le calme,
i^re otL travail existent en Allemagne,
fa;. r«Lnn fil ordre, pas de sécurité pour
tu,8 Ce et sans travail pas de livraisons
l'Allemagne à la France. Qu'ac-
l» l'e b Ces conditions n'existent pas
b assin de la Ruhr, tout le monde
à it • et..q.ue le gouvernement de Berlin
à tette le gouvernement de Berlin
yj'°Pc^À .•Péniblement A d'apporter un remède
rlOit le 'On, c'est ce que sait également
le rflonde et M. Millerand, lui aussi,
mais flon s que les efforts que fait l'Allema-
Û? «Hsïo ïemciit profitent à l'Allemagne
t
V il la France. Rien que dans l'in-
Ve ded'a France, il devrait encourager
•Sl»s^sciw0nnée à l'Allemagne, au lieu de
%U Seiter des difficultés. Bien loin de
Vlflcatiïln,e aux efforts que fait Berlin la
V1* d'un acte hostile et fait mar-
fQits 0uPes sur Francfort. C'est là
une attitude qui 1 sn,e peut s'expliquer par les
çonne lIlais e qUI ne peut s'expliquer par les
e iyl alls Par des motifs qu'on ne soup-
avec effroi et par l'existence d'un
état d'esprit vraiment morbide de l'autre
côté du Rhin. Il semble que, depuis l'ar-
mistice, le temps ait passé sur la France
et sur ses dirigeants sans laisser de trace :
ils ont encore aujourd'hui les idées et les
sentiments du printemps 1919 alors qu'ils
tendaient le fil des Nornes de Versailles.
L'avenir dira si les Nornes d'alors sont
disposées aujourd'hui encore à recevoir le
fil lancé lorsaue la Norne des bords de la
Seine leur criera : « C'est à toi sœur, que
je le lance ! »
KOELNISCHE ZEITUNG, 6.4, soir.
PRESSE ANGLAISE. - L'aversion des Alle-
mands à l'égard du traité est parfaitement
naturelle et leur désir de le tourner parfai-
tement germanique. Mais il appartient aux
Alliés, qui les ont amenés à signer, qui ont
rédige le traité, probablement avec l'inten-
tion de le faire observer, de veiller à ce
qu'il ne soit pas saboté. Il y a des clauses
dans l'accord conclu qui peuvent manifes-
tement être éludées sans difficulté — celles
relatives au désarmement, par exemple, ou
à la limitation des effectifs, ou à la suppres-
sion du recrutement par conscription, mais
les arrangements territoriaux sont d'une au-
tre nature. Si l'une des parties contrac-
tantes les violes elle sait que son action ne
peut échapper à l'attention de l'autre partie.
Au cas où cette violation serait tolérée, elle
y voit le signe que l'autre partie n'a plus la
volonté ou la force de faire respecter les
engagements. Il ne peut y avoir l'ombre
d'un doute que l'avance des forces du gé-
néral Watter en zone neutre était une ten-
tative délibérée pour mettre à l'épreuve la
valeur pratique du traité. Si nulle réponse
n'eût été faite à la provocation, toute l'Al-
lemagne eût vu le signal qu'il n'y avait
rien dans le traité qu'on ne pût négliger et
mettre de côté en son temps. M. Millerand
et le maréchal Foch ont estimé la situa-
tion justement. Des mesures promptes et
décisives n'étaient pas seulement la plus ef-
ficace, mais la plus sûre des procédures.
Tandis que Berlin conserve un étrange si-
lence, le gouvernement français a publié
une brève justification, parfaitement claire
et irréfutable, répudiant tout sentiment
d'hostilité envers l'Allemagne. Il est fort
peu à craindre que la situation se développe
de façon désastreuse si les Alliés restent
fidèles à leur traité et à eux-mêmes. Un cer-
tain doute à ce sujet est le seul motif d'ap-
préhension. Nous ignorons ce qui a incité
les Allemands à choisir ce moment et cette
méthode pour essayer la force du traité,
mais il est probable que dans foutes tenta-
tives de ce genre la plus grande chance de
succès réside dans l'espoir de créer des di-
vergences entre Alliés. Nous ne doutons pas
que le public anglais ne reconnaisse l'im-
portance et la nécessité de marcher la main
dans la main avec la Franc- sans prêter
attention aux criailleries de ces « amis fidè-
les de l'Allemagne » qui nous auraient tenu
à l'écart de la guerre ont tenté d'empê-
cher notre victoire, -et qui sont résolus à
entraver l'exécution du traité.
MORNING POST, 7.4.
— L'accumulation des témoignages mon-
tre de plus en plus clairement qu'il n'y a
jamais eu le moindre fondement pour les
raisons d'urgence invoquées par le gouver-
nement allemand, afin de justifier l'entrée
des troupes dans la zone neutre, avant
l'autorisation des Alliés et en violation du
Traité de Paix. Les ouvriers révolutionnai-
res de la Ruhr étaient déjà vaincus par les
circonstances avant que la ligne n'ait été
franchie ; et si le gouvernement allemand
avait réitéré pendant quelques jours ses
demandes tendant à permettre l'avance de
la Reichswehr, la nécessité qu'on allé-
guait eût apparu comme un vain fantôme,
né de la nervosité politique, sinon de quel-
que chose de pire. On ne saurait nier un
seul moment, à notre avis, qu'il y avait
pression militariste derrière l'attitude de
M. Müller et de ses collègues. Mais, même
si leur acte de folie avait été commis de
bonne foi, on ne peut étendre aux soldats le
bénéfice du doute. A la stupidité et au
désir d'agression qui les caractérisent, la
violation d'une clause, vitale du Traité ap-
paraissait souhaitable en soi pour causer
un conflit d'opinion entre les Alliés ; et le
plus faible des prétextes était assez bon.
Plus ce prétexte serait faible, plus visible
serait l'intention de défier les Alliés, et en
particulier la France. Si les chefs de la
Reichswehr peuvent imposer leur volonté
au gouvernement allemand en un cas, ils
l'imposeront bientôt en d'autres. Tolérer
ce qui a été fait dans la Ruhr voudrait dire
purement et simplement que l'exécution du
Traité n'est pas une exigence de la politi-
que alliée. Telles sont les raisons qui ont
déterminé l'attitude française, et nous som-
mes forcés de dire qu'à nos yeux cette atti-
tude est justifiée. Mais les alliés de la
France ont donné des signes assez clairs
qu'ils ne la suivaient pas tout au long de
la route qu'elle a cru nécessaire de pren-
dre. Parler de désaccord serait exagérer ;
mais, à moins que nous ne soyons mal in-
formés, notre propre gouvernement, par
exemple, eût préféré accepter les explica-
tions de l'Allemagne, et différer toute action
jusqu'à ce que la mauvaise foi fût mieux
prouvée. Quant aux Etat-Unis, ils n'ont pas
perdu de temps à expédier ce qu'on a dé-
crit comme « une protestation vigoureuse »;
mais les Etats-Unis sont dans la situation
unique d'être encore en guerre avec l'Alle-
magne ; et l'opinion de leur gouvernement
sur la vraie méthode pour faire observer le
Traité a des chances de ne pas apparaître
aux Français comme préférable à leur opi-
nion propre. Le fait est qu'il y a eu, incon-
testablement, violation d'un des articles es-
sentiels du Traité, et que cette violation
vient après beaucoup d'autres. Il nous sem-
ble également évident que cette violation
était, à tout le moins, incomplètement jus-
tifiée, et prenait, en conséquence, l'aspect
d'une provocation.
DAILY TELEGRAPH, 7.4.
— Toute notre information tend à prou-
ver que le soulèvement des rouges dans la
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