Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-03-25
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 25 mars 1920 25 mars 1920
Description : 1920/03/25 (T14,N1410)-1920/03/26. 1920/03/25 (T14,N1410)-1920/03/26.
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6254976j
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
: MlNÏSTÊRES
DES
h4| *hs étrangères
,tr * la GUERRE
----
N° 1410
Jeudi 25 et Vendredi 26 mars 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui eoa* 6ea
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraite
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
ICAINE- — La question du
Hhii, (Philadelphia Record). — La
Rhiil (Philadelphia Record). - La
gratide règle » de Washington
{Wah- sJ}lngt°n Post). - Les immigrants
Le tats-Unis (Chicago Tribune). —
ro^ectionnisme aux Etats-Unis
(Wush "Igton - Post).
Verf-.^A-ïSE. — Le rejet du traité de
(ilforn- Par le Sénat américain
iVeojo Post, Daily Chronicle, Daily
de 8, Daily Herald. — L'occupation
de 0nstantinople (Manchester Guar-
fi )
!\t:sSE; r-v
Por~~SE. - La crise des trans-
PI\t> Ports en Russie (Berlingske Tidende).
es 1
î°LLANDAISE- — Après le coup
^,EtnL.^e Berlin (Telegraat.) — La
ïiavi„f5l0n du Rhin (Nieuwe Rotter-
îv %mschc Courant).
italie ITALIENNE. - La politique
itaijeî1 sur les questions d'Allemagne,
^ssç i , , ) ngfJe et de Turquie (Secolo).—
fHo^ssa. — La situation à Moscou
'-. Ss olé Vrémia).
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
tTatS-UNIS ET L'EUROPE
S6AAjqà V5?TlON DU RHIN. — Peu im-
, a'n,ce que les criminels alle-
:- te s snîo !^vr®s ou non. Peu lui im-
V, li es ail0 que l'Allemagne ne lui livre
-.~ tités de charbon stipulées
e* 'C'est à dessein qu'on avait
;%,.e total ,Un chiffre supérieur à ce que
•• «i Wrer Il'Alilemagne. La France ne
g11f re d-es criminels, ni d,u cfiar-
soucie guère des criminels, ni du char-
'l'AÏ ~n.e ne remplit pas toutes
nc, du traité, les soldats fran-
et restern , sutr ''e terroitoire • allemand
c'est là s'i * ¡le terro,itoire .aUema.nd.
he Dei t ce que désire la France.
a On venait-il de s.e taire,
* sa Séné, 5aux fonçais déclarèrent que
i'-îti^M'tié
bti]()!l d-e de la France exigeait l'an-
ae te Allemagne à l'ouest du
s» h annant l'air de faire d'impor-
f S, la France a demandé
ft?" SiUito que le. pays rhénan fût érigé
ilei +
P6s~~- Sur Clemenceau, a long-
, ^isté Clemenceau, a long-
:^ft*it îlésidefit Wîîson a déclaré qu'il
-' as, y avoir de conquêtes dans
gu I"e et M. Llayd George ne voulait
':¡Ie irle 3, créer une nouvelle Alsace-
J}e.r-sistà enoeau fit preuve d'une
sistarn. ce que MM. Wilson et Lloyd
George se virent obligés à certaines con-
cessions L'Allemagne, est beaucoup plus
grande que la France et l'argument rela-
tif à la sécurité de la France était à tout
le moins plausible. Finalement, ce que 1 on j
garantit à la France, à condition qu'elle
n'insistât pas pour obtenir un Etat tam-
pon neutre, ce fut l'occupation du pays rné-
nan et des têtes de pOIIlit pendant cinq an-
nées et le droit de la renouveler après l'é-
vacuation si l'Allemagne ne remplissait
pas toutes les obligations que lui impose le
traité; et Clemenceau fit le nécessaire
pour que ces' obligations fussent telles que
l'Allemagne ne pût les remplir. Tant que
les stipulations du traité n'aunant pas
exécutées, des soldats français tiendront
garnison sur le sol allemànd et c'est à ce-
là que tient la France, bien plus qu'à la
livraison des coupables ou des quantités
de charbon stipulées.
La France avait soif de vengeance, com-
me il n'était que très naturel, et la téna-
cité que mit Clemenceau à revendiquer ce
qu'il ne pouvait obtenir lui permit d'obte-
nir tout ce que la France désirait de plus,
La France a ses troupes installées sur le
sol allemand, payées par l'Alemagne. Kj-
le ne demande pas mieux que de voir l'-
lemagne se dérober à l'exécution de cer-
taines causes du traité. Le pays rhénan
aura des garnisons françaises pendant de
longues années encore.
PHILADELPHIA RECORD, 21.2.
LA « GRANDE RÈGLE » DE WAS-
HINGTON. — [Sous ce titre]. — Des mil-
lions d'Américains se sont reportés hier par
la pensée à Georges Washington et aux aver-
tissements qu'il prodiguait à son pays d'-
voir à s'abstenir de tout engagement en
ce qi concerne la politique étrangère :
m Notre grande règle de conduite par
rapport aux nations étrangères est de n'a-
voir avec elles que le moins posible de
rapports politiques, tout en développant
nos relations commerciales Pour ce qui
est des engagements pris déjà, tenons-les
avec (la plus grande bonne lui. Mais n'al-
lons pas plus loin dans cette voie.
« Pourquoi quitter notre terrain pour
nous place sua* le terrain d'autrui ? Pour-
quoi, en mêlant nos destinées à celles d'u-
ne partie quelconque de l'Europe, compro-
mettre notre paix et notre prospérité dans
l'engrenage rl.:œ ambitions, des rivalités,
des intérêts, de l'humeur ou des caprices
de l'Europe ?
« Notre véritable politique est d'éviter
toute alliance permanente avec une par-
tie queconque du monde extérieur. »
Ces paroles, Washington ne Les adressa
pas uniquement à ^e® contemporains. Il
faisait preuve de la prévoyance qu'a un père
pour assurer avenir de ses enfants. Il di-
sait la vérité, qui est éternelle. Il est aus-
si reéllement le contemporain des Amèri-
cains de 1920 qu'il était de ceux de 1796,
alors qu'il formulait cette « grande règle
de conduite ».
Qu'est-ce qui fait paraître si particuliè-
rement bien choisi le conseil de Washing-
ton aux Américains de 1920 ? Ils voient
les nations de l'Europe sous tous les as-
pects de leurs ambitions, de leurs rivali-
tés, de leurs intérêts, de leur humeur, de
leurs caprices. Le seul désir sur lequel les
nations de l'Europe sont unanimement
d'accord, c'est que les Etats-Unis soient en-
traînés dans une alliance de manière à ce
que la force et la richesse des Etats-Unis
soient mises à la disposition de l'Europe.
Les nations faibles, mutilées et corrom-
pues font tous leurs efforts pour réduire
à \t,eur propre niveau la nation forte, in-
tacte et pure que fonda Washington.
Washington désirait vivement dévelop-
per le commerce des Etats-Unis. Il vou-
lait des relations intimes et amicales avec
lEurope. Ce sont les rapports politiques
qu'il réprouvait. Et voilà que l'on deman-
de au peuple américain d'établir précisé-
ment ces rapports politiques que Washing-
ton déclarait devoir compromettre notre
paix et notre prospérité. On nous donne
à entendre que si nous refusons d'établir,
ces rapports politiques, l'Europe sera plon-
gêre dans le chaos.
C'est absolument faux ! Les gouverne-
ments alliés sont en train de saboter la
victoire gagnée avec l'aide de l'Amérique.
Le but de la guerre était de sauvegarder
la liberté. Ce but est écarté aujourd'hui
par les politiciens alliés. Leur nouveau
but peut s'énoncer ainsi : « Prenons cha-
cun les avantages que nous pourrons, à
l'aide de marchandages secrets et en trom-
pant les autres, notamment l'Amérique.
Les chefs des gouvernements en Euro-
pe sont incorrigiblement inféodés aux mé-
thodes de dissimulation et d'intrigue. L'A-
mérique a ces méthodes en horreur. Dans
son ensemble, l'Europe est un foyer de cor-
ruption diplomatique. Il a été fait ces
temps-ci des révélations qui prouvent
sans contredit que le gouvernement fran-
çais abuse du pouvoir que lui a confié le
peuple de France, que le gouvernement
britannique agit sans avoir l'assentiment
de son peuple et contrairement à ses in-
térêts. Partout, il y a une distinction en-
tre le gouvernement et le peuple, le gou-
vernement trouvant moyen par des mé-
thodes secrètes de priver le peuple de son
droit de contrôle sur ses propres affaires.
Les Américains ne veulent pas pour eux
d'une pareille situation. Ils ne veulent pas
de correspondances secrètes avec les gou-
vernements étrangers, encore moins des
alliances. Le gouvernement américain est
responsable envers de peuple qui ne tolè-
rerait de sa part aucune usurpation de son
droit et qui déclinerait tous les traités se-
crets que pourrait conclure le gouverne-
ment. Que les peuples de l'Eurotpe en fas-
sent autant. Ils ne posséderont vraiment
la liberté que le jour où ils se feront don-
ner des comptes exacts par leurs gouver-
nements et ils auraient tort de compter
sur la commisération de l'Amérique tant
qu'ils ne se donneront pas la peine de se
rendre iLiIhres.
WASHINGTON POST, 23.2.
DES
h4| *hs étrangères
,tr * la GUERRE
----
N° 1410
Jeudi 25 et Vendredi 26 mars 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui eoa* 6ea
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraite
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
ICAINE- — La question du
Hhii, (Philadelphia Record). — La
Rhiil (Philadelphia Record). - La
gratide règle » de Washington
{Wah- sJ}lngt°n Post). - Les immigrants
Le tats-Unis (Chicago Tribune). —
ro^ectionnisme aux Etats-Unis
(Wush "Igton - Post).
Verf-.^A-ïSE. — Le rejet du traité de
(ilforn- Par le Sénat américain
iVeojo Post, Daily Chronicle, Daily
de 8, Daily Herald. — L'occupation
de 0nstantinople (Manchester Guar-
fi )
!\t:sSE; r-v
Por~~SE. - La crise des trans-
PI\t> Ports en Russie (Berlingske Tidende).
es 1
î°LLANDAISE- — Après le coup
^,EtnL.^e Berlin (Telegraat.) — La
ïiavi„f5l0n du Rhin (Nieuwe Rotter-
îv %mschc Courant).
italie ITALIENNE. - La politique
itaijeî1 sur les questions d'Allemagne,
^ssç i , , ) ngfJe et de Turquie (Secolo).—
fHo^ssa. — La situation à Moscou
'-. Ss olé Vrémia).
POLITIQUE GENERALE
ET DIPLOMATIE
tTatS-UNIS ET L'EUROPE
S6AAjqà V5?TlON DU RHIN. — Peu im-
, a'n,ce que les criminels alle-
:- te s snîo !^vr®s ou non. Peu lui im-
V, li es ail0 que l'Allemagne ne lui livre
-.~ tités de charbon stipulées
e* 'C'est à dessein qu'on avait
;%,.e total ,Un chiffre supérieur à ce que
•• «i Wrer Il'Alilemagne. La France ne
g11f re d-es criminels, ni d,u cfiar-
soucie guère des criminels, ni du char-
'l'AÏ ~n.e ne remplit pas toutes
nc, du traité, les soldats fran-
et restern , sutr ''e terroitoire • allemand
c'est là s'i * ¡le terro,itoire .aUema.nd.
he Dei t ce que désire la France.
a On venait-il de s.e taire,
* sa Séné, 5aux fonçais déclarèrent que
i'-îti^M'tié
bti]()!l d-e de la France exigeait l'an-
ae te Allemagne à l'ouest du
s» h annant l'air de faire d'impor-
f S, la France a demandé
ft?" SiUito que le. pays rhénan fût érigé
ilei +
P6s~~- Sur Clemenceau, a long-
, ^isté Clemenceau, a long-
:^ft*it îlésidefit Wîîson a déclaré qu'il
-' as, y avoir de conquêtes dans
gu I"e et M. Llayd George ne voulait
':¡Ie irle 3, créer une nouvelle Alsace-
J}e.r-sistà enoeau fit preuve d'une
sistarn. ce que MM. Wilson et Lloyd
George se virent obligés à certaines con-
cessions L'Allemagne, est beaucoup plus
grande que la France et l'argument rela-
tif à la sécurité de la France était à tout
le moins plausible. Finalement, ce que 1 on j
garantit à la France, à condition qu'elle
n'insistât pas pour obtenir un Etat tam-
pon neutre, ce fut l'occupation du pays rné-
nan et des têtes de pOIIlit pendant cinq an-
nées et le droit de la renouveler après l'é-
vacuation si l'Allemagne ne remplissait
pas toutes les obligations que lui impose le
traité; et Clemenceau fit le nécessaire
pour que ces' obligations fussent telles que
l'Allemagne ne pût les remplir. Tant que
les stipulations du traité n'aunant pas
exécutées, des soldats français tiendront
garnison sur le sol allemànd et c'est à ce-
là que tient la France, bien plus qu'à la
livraison des coupables ou des quantités
de charbon stipulées.
La France avait soif de vengeance, com-
me il n'était que très naturel, et la téna-
cité que mit Clemenceau à revendiquer ce
qu'il ne pouvait obtenir lui permit d'obte-
nir tout ce que la France désirait de plus,
La France a ses troupes installées sur le
sol allemand, payées par l'Alemagne. Kj-
le ne demande pas mieux que de voir l'-
lemagne se dérober à l'exécution de cer-
taines causes du traité. Le pays rhénan
aura des garnisons françaises pendant de
longues années encore.
PHILADELPHIA RECORD, 21.2.
LA « GRANDE RÈGLE » DE WAS-
HINGTON. — [Sous ce titre]. — Des mil-
lions d'Américains se sont reportés hier par
la pensée à Georges Washington et aux aver-
tissements qu'il prodiguait à son pays d'-
voir à s'abstenir de tout engagement en
ce qi concerne la politique étrangère :
m Notre grande règle de conduite par
rapport aux nations étrangères est de n'a-
voir avec elles que le moins posible de
rapports politiques, tout en développant
nos relations commerciales Pour ce qui
est des engagements pris déjà, tenons-les
avec (la plus grande bonne lui. Mais n'al-
lons pas plus loin dans cette voie.
« Pourquoi quitter notre terrain pour
nous place sua* le terrain d'autrui ? Pour-
quoi, en mêlant nos destinées à celles d'u-
ne partie quelconque de l'Europe, compro-
mettre notre paix et notre prospérité dans
l'engrenage rl.:œ ambitions, des rivalités,
des intérêts, de l'humeur ou des caprices
de l'Europe ?
« Notre véritable politique est d'éviter
toute alliance permanente avec une par-
tie queconque du monde extérieur. »
Ces paroles, Washington ne Les adressa
pas uniquement à ^e® contemporains. Il
faisait preuve de la prévoyance qu'a un père
pour assurer avenir de ses enfants. Il di-
sait la vérité, qui est éternelle. Il est aus-
si reéllement le contemporain des Amèri-
cains de 1920 qu'il était de ceux de 1796,
alors qu'il formulait cette « grande règle
de conduite ».
Qu'est-ce qui fait paraître si particuliè-
rement bien choisi le conseil de Washing-
ton aux Américains de 1920 ? Ils voient
les nations de l'Europe sous tous les as-
pects de leurs ambitions, de leurs rivali-
tés, de leurs intérêts, de leur humeur, de
leurs caprices. Le seul désir sur lequel les
nations de l'Europe sont unanimement
d'accord, c'est que les Etats-Unis soient en-
traînés dans une alliance de manière à ce
que la force et la richesse des Etats-Unis
soient mises à la disposition de l'Europe.
Les nations faibles, mutilées et corrom-
pues font tous leurs efforts pour réduire
à \t,eur propre niveau la nation forte, in-
tacte et pure que fonda Washington.
Washington désirait vivement dévelop-
per le commerce des Etats-Unis. Il vou-
lait des relations intimes et amicales avec
lEurope. Ce sont les rapports politiques
qu'il réprouvait. Et voilà que l'on deman-
de au peuple américain d'établir précisé-
ment ces rapports politiques que Washing-
ton déclarait devoir compromettre notre
paix et notre prospérité. On nous donne
à entendre que si nous refusons d'établir,
ces rapports politiques, l'Europe sera plon-
gêre dans le chaos.
C'est absolument faux ! Les gouverne-
ments alliés sont en train de saboter la
victoire gagnée avec l'aide de l'Amérique.
Le but de la guerre était de sauvegarder
la liberté. Ce but est écarté aujourd'hui
par les politiciens alliés. Leur nouveau
but peut s'énoncer ainsi : « Prenons cha-
cun les avantages que nous pourrons, à
l'aide de marchandages secrets et en trom-
pant les autres, notamment l'Amérique.
Les chefs des gouvernements en Euro-
pe sont incorrigiblement inféodés aux mé-
thodes de dissimulation et d'intrigue. L'A-
mérique a ces méthodes en horreur. Dans
son ensemble, l'Europe est un foyer de cor-
ruption diplomatique. Il a été fait ces
temps-ci des révélations qui prouvent
sans contredit que le gouvernement fran-
çais abuse du pouvoir que lui a confié le
peuple de France, que le gouvernement
britannique agit sans avoir l'assentiment
de son peuple et contrairement à ses in-
térêts. Partout, il y a une distinction en-
tre le gouvernement et le peuple, le gou-
vernement trouvant moyen par des mé-
thodes secrètes de priver le peuple de son
droit de contrôle sur ses propres affaires.
Les Américains ne veulent pas pour eux
d'une pareille situation. Ils ne veulent pas
de correspondances secrètes avec les gou-
vernements étrangers, encore moins des
alliances. Le gouvernement américain est
responsable envers de peuple qui ne tolè-
rerait de sa part aucune usurpation de son
droit et qui déclinerait tous les traités se-
crets que pourrait conclure le gouverne-
ment. Que les peuples de l'Eurotpe en fas-
sent autant. Ils ne posséderont vraiment
la liberté que le jour où ils se feront don-
ner des comptes exacts par leurs gouver-
nements et ils auraient tort de compter
sur la commisération de l'Amérique tant
qu'ils ne se donneront pas la peine de se
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