Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-03-17
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 17 mars 1920 17 mars 1920
Description : 1920/03/17 (T14,N1405). 1920/03/17 (T14,N1405).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6254971g
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
1 MINISTERES
V, T DE8
tU S ETRANGERES
GUERRE
N° 1405
Mercredi 17 mars 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui MMOt d«
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
Lemande. — Le coup d'Etat
t~.jj. A.,LLEMANDE. - Le coup d'Etat
Volkszeitung, (Kolnische Zeitung, Kolnische
l'v ^szen,a^' Frankfurter Zeitung).
Beri. Nglaise. — Le coup d'état de
Gra ln (Times, Morning Post, Daily
GrQphil, .Daily Mail, Manchester Guar-
di Express, Daily News, Daily
ITALlENNE- — Le coup d'Etat de
^er]itw(Resto del Carlino, Corriere della
j) Sera\
l"tssF; p
lllins ORTUGAISE. — La grève des che-
raChat de fer portugais ; la question du
rchât Lettres de M. Machado Santos
au o
MAIRES INTÉRIEURES
ALLEMAGNE
I 0Up«D'ÉTAT MILITAIRE -
! Peut a ,
Itqttis r adrnettre avec certitude que les
) rjelllo enversés, la sociale démocratie,
es et le centre n'accepteront pas
j. ■ passj nient le changement qui s est
IJ et qu- VISIblement les a surpris que
'eoic allemande a accepté la Révo-
;i. :ri'ie de .mbre 1918 sous le coup de
T' d la défaite. Comme le gouverne-
:,|v''L ^estit Uie ^t 'militairement impuissant,
II;, le Pa. Us que :les troupes répandues
11 ; f>afv« semblent avoir fait cause com-
4vle „ leurs camarades de Berlin, il
"li'a fri^0'^rer d'autres moyens pour
o J\ l'(l,/e Ce mouvement. Il a déjà saisi,
Vr lfJdem
l'^irrn 6 la Plus efficace de la révolu-
tout Proclamé la grève générale
cet lhpire. Tout dépendra de sa-
'Ve. e-1 trouvera un écho et s'il
hVei lus <ïu''à quel point cette arme sera
tt t annUler les événements de Ber-
| rff t0u.b- Cas< nous nous trouvons au
(' Une ^eVoilutioii qui si rien ne trompe,
notre peuple après foutes les
! sr-.:S auv?Ue^e's il a été soumis ces der-
j 1 de nouvelles souffrances et
eiiesPeines et cela avant qu'on
,L:,.:1: compte s'il sortira de cette
< t- ^, ré Vol uk°n une situation plus claire
^Upe
;.;12e à Dr Pour celui qui a quelque ex-
à ri». eSSentir-' les catastrophes qui
;j:\ 'J rlepÙis 1 eVOIUtIon des choses, il était,
'i'! i- tr tard longtemps qu'une explosion.
~s~t~. était inévitable. On sentait
^■le\>^S que Ae gouvernement des
hvv^ait était mûr pour la retraite.
!' '1'1 es éle de Plus en plus fort, de
V;|i Vs p:leotîrv î18 afin de donner à la majo-
peu Ple' la Possibilité de dire si ce
; 1 3 V'Vtrvretïienf 1 devait continuer à exister.
~"t : V)rCe,la ,i 'Partis dirigeants se 6ont
eg Partis dirigeants se sont
Pouvoir, ils ont cherché tout
~Ç- ~-~an,~~sait propre à soutenir les
p;antes d'un édifice trapide-
Kv-* al>ré i°nt accueilli la motion pré-
~!' à a oPPOSItion et qui tendait à
sufoyers l'Assemblée natio-
nale périmée, avec un mépris qui devait
irriter et indigner l'opinion publique. Puis
les révélations du procès Erzberger ont fait
apparaître le système en vigueur sous un
jour qui lui était funeste; et qui devait
faire naître l'impression qu'un système qui
tolère et soutient des gens qui se livrent
aux pratiques d'un Erzberger n'est pas un
gouvernement à la hauteur des revendica-
tions que le peuple allemand est en droit
de faire entendre. Le gouvernement d'Ebert
ne peut donc pas se plaindre d'être écarté
par les mêmes moyens qui ont servi à lui
ouvrir le chemin de l'autorité.
Les éléments prolétaires qui peuvent
exercer une influence prépondérante sur la
grève générale sont les mineurs, lès che-
minots et les ouvriers agricoles, mais il
faut tenir compte du fait que les paysans
auxquels on permet la suppression du sys-
tème de la réglementation se déclareront
très probablement en faveur du nouveau
régime. D'une importance capitale sera
également l'attitude du centre. Restera-t-il
fidèle à la Coalition, ou bien passera-t-il
aux nouveaux chefs? Il ne prendra une
décision que dans quelques jours, lorsqu'il
pourra se rendre compte avec plus de cer-
titude où va le vent et de quel côté il peut
rencontrer les plus grands avantages. Quant
à la situation dans les pays rhénans, le
cours que va prendre le mouvement et le
groupement des partis apportera peut-être
d'importants changements et fera mûrir des
expériences que l'on a pu jusqu'ici réprimer
avec succès. Quant à l'attitude des Alliés
elle n'est pas plus claire que la situation
intérieure née de la contre-révolution de
Berlin.
KOELNISCHE ZEITUNG. 13.3 soir.
— Les nouveaux venus se sont chargés
d'une formidable et écrasante responsabi-
lité. Ce qui frappe tout particulièrement
dans leur déclaration, c'est qu'ils demande-
ront l'exécution loyale du traité de paix.
Il ressort de cette déclaration qu'ils se sont
rendu exactement compte des dangers dont
leur gouvernement était menacé de la part
de l'Entente. Quant à savoir si, par cette
assurance, ils ont conjuré ce danger, c'est
ce qu'on, ne peut dire. Nous éprouvons en
tous cas la plus grande inquiétude au sujet
de l'existence même de l'Empire.
Ce qui frappe aussi, c'est que le nouveau
gouvernement ne semble pas envisager tout
d'abord le rétablissement de la monarchie.
Il semble qu'il soit convaincu de l'impos-
sibilité qu'il y a à la rétablir. On laisse
entendre qu'il se trouve, à l'intérieur même
de l'Empire, des troupes qui sont prêtes à
tout moment à combattre pour l'ancien gou-
vernement. Mais il pourrait se faire en réa-
lité qu'une guerre civile fût imminente. La
question alimentaire, parvenue déjà au
point culminant de la crise, peut se tourner
en catastrophe : une nouvelle baisse du
mark s'est produite. Il existe un autre dan-
ger, et ce danger est grand, c'est que les
socialistes majoritaires croient le moment
venu où ils pourraient s'unir avec les indé-
pendants. Mais tout cela n'est qu'hypothè-
ses : des faits nouveaux peuvent à l'instant
même les dépasser. Nous pouvons dire en
tous cas que le 13 mars 1920 marquera un
jour extrêmement grave de l'Histoire alle-
mande.
KOELNISCHE VOLKSZEITUNG, 12.3 soir.
— La contre-révolution des réactionnaires
a éclaté dans la capitale de l'Empire. Le
plan avait été élaboré soigneusement et
tenu secret et il fut mis à exécution par un
pouvoir militaire local, ce qui assura au
début le succès à la réaction, cela est une
expérience de guerre. Mais la guerre a aus-
si démontré que le succès apparent du pre-
mier instant peut à bref délai se transfor-
mer en une défaite des assaillants pourvu
que celui qui est attaqué conserve son sang-
froid et toute sa réflexion et qu'il soit dé-
voué à la cause qu'il défend. Pour la démo-
cratie, l'heure de la décision est venue : la
jeune République allemande, l'Etat démo-
cratique, l'Etat de l'Humanité et du Droit
social est attaqué. La Démocratie a été trai-
treuse ment attaquée. Le « coup de poi-
gnard » a été donné dans le dos de ceux
qui justement étaient en négociations plei-
nes de promesses avec les adversaires ex-
térieurs de l'Empire allemand, dans le dos
de ceux qui étaient occupés à établir les
conditions politiques extérieures nécessai-
res à la reconstitution de l'Allemagne et
qui étaient parvenus, malgré les conséquen-
ces effroyables d'une politique militaire de
banqueroute pendant la guerre, à mener
peu à peu le peuple allemand vers l'espé-
rance d'un avenir meilleur.
Quiconque a une parcelle d'esprit démo-
cratique a aujourd'hui le devoir sacré d'af-
firmer dans une protestation enflammée
qu'il se déclare en faveur de la République
allemande et de la démocratie allemande.
Il s'agit de faire preuve de caractère et de
courage. Une fois déjà, depuis l'écroulement
de l'Allemagne, la bourgeoisie allemande
a honteusement manqué à son devoir : au-
jourd'hui de nouveau une grande heure a
sonné pour elle. Il faut que de violentes dé-
clarations parties de toutes les classes du
peuple couvrent immédiatement l'Empire
tout entier.
Un apnel est lancé aux masses ouvrières
du peuple pour faire la grève générale. Arme
terrible ! doublement terrible dans la dé-
tresse économique où nous sommes aujour-
d'hui. Mais il n'y a pas à hésiter, car ce
moyen, s'il est bien employé, promet la vic-
toire certaine. Mais la bourgeoisie démo-
cratique doit se placer au premier rang,
Elle doit prouver par l'action que ce droit
de diriger, dont elle fait toujours état, elle
est capable de l'exercer.
FRANKFURTER ZEITUNG, 13.3 soir.
— Les nouveaux gouvernants peuvent ex-
cuser leur coup d'Etat en disant que les
moyens légaux pour mettre fin à un état
de choses illégal, c'est-à-dire à une dictature
de la majorité de l'Assemblée Nationale qui
ne correspond plus à la majorité du peu-
ple, auraient lamentablement fait défaut.
V, T DE8
tU S ETRANGERES
GUERRE
N° 1405
Mercredi 17 mars 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui MMOt d«
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
Lemande. — Le coup d'Etat
t~.jj. A.,LLEMANDE. - Le coup d'Etat
Volkszeitung, (Kolnische Zeitung, Kolnische
l'v ^szen,a^' Frankfurter Zeitung).
Beri. Nglaise. — Le coup d'état de
Gra ln (Times, Morning Post, Daily
GrQphil, .Daily Mail, Manchester Guar-
di Express, Daily News, Daily
ITALlENNE- — Le coup d'Etat de
^er]itw(Resto del Carlino, Corriere della
j) Sera\
l"tssF; p
lllins ORTUGAISE. — La grève des che-
raChat de fer portugais ; la question du
rchât Lettres de M. Machado Santos
au o
MAIRES INTÉRIEURES
ALLEMAGNE
I 0Up«D'ÉTAT MILITAIRE -
! Peut a ,
Itqttis r adrnettre avec certitude que les
) rjelllo enversés, la sociale démocratie,
es et le centre n'accepteront pas
j. ■ passj nient le changement qui s est
IJ et qu- VISIblement les a surpris que
'eoic allemande a accepté la Révo-
;i. :ri
T' d la défaite. Comme le gouverne-
:,|v''L ^estit Uie ^t 'militairement impuissant,
II;, le Pa. Us que :les troupes répandues
11 ; f>afv« semblent avoir fait cause com-
4vle „ leurs camarades de Berlin, il
"li'a fri^0'^rer d'autres moyens pour
o J\ l'(l,/e Ce mouvement. Il a déjà saisi,
Vr lfJdem
l'^irrn 6 la Plus efficace de la révolu-
tout Proclamé la grève générale
cet lhpire. Tout dépendra de sa-
'Ve. e-1 trouvera un écho et s'il
hVei lus <ïu''à quel point cette arme sera
tt t annUler les événements de Ber-
| rff t0u.b- Cas< nous nous trouvons au
(' Une ^eVoilutioii qui si rien ne trompe,
notre peuple après foutes les
! sr-.:S auv?Ue^e's il a été soumis ces der-
j 1 de nouvelles souffrances et
eiiesPeines et cela avant qu'on
,L:,.:1: compte s'il sortira de cette
< t- ^, ré Vol uk°n une situation plus claire
^Upe
;.;12e à Dr Pour celui qui a quelque ex-
à ri». eSSentir-' les catastrophes qui
;j:\ 'J rlepÙis 1 eVOIUtIon des choses, il était,
'i'! i- tr tard longtemps qu'une explosion.
~s~t~. était inévitable. On sentait
^■le\>^S que Ae gouvernement des
hv
!' '1'1 es éle de Plus en plus fort, de
V;|i Vs p:leotîrv î18 afin de donner à la majo-
peu Ple' la Possibilité de dire si ce
; 1 3 V'Vtrvretïienf 1 devait continuer à exister.
~"t : V)rCe,la ,i 'Partis dirigeants se 6ont
eg Partis dirigeants se sont
Pouvoir, ils ont cherché tout
~Ç- ~-~an,~~sait propre à soutenir les
p;antes d'un édifice trapide-
Kv-* al>ré i°nt accueilli la motion pré-
~!' à a oPPOSItion et qui tendait à
sufoyers l'Assemblée natio-
nale périmée, avec un mépris qui devait
irriter et indigner l'opinion publique. Puis
les révélations du procès Erzberger ont fait
apparaître le système en vigueur sous un
jour qui lui était funeste; et qui devait
faire naître l'impression qu'un système qui
tolère et soutient des gens qui se livrent
aux pratiques d'un Erzberger n'est pas un
gouvernement à la hauteur des revendica-
tions que le peuple allemand est en droit
de faire entendre. Le gouvernement d'Ebert
ne peut donc pas se plaindre d'être écarté
par les mêmes moyens qui ont servi à lui
ouvrir le chemin de l'autorité.
Les éléments prolétaires qui peuvent
exercer une influence prépondérante sur la
grève générale sont les mineurs, lès che-
minots et les ouvriers agricoles, mais il
faut tenir compte du fait que les paysans
auxquels on permet la suppression du sys-
tème de la réglementation se déclareront
très probablement en faveur du nouveau
régime. D'une importance capitale sera
également l'attitude du centre. Restera-t-il
fidèle à la Coalition, ou bien passera-t-il
aux nouveaux chefs? Il ne prendra une
décision que dans quelques jours, lorsqu'il
pourra se rendre compte avec plus de cer-
titude où va le vent et de quel côté il peut
rencontrer les plus grands avantages. Quant
à la situation dans les pays rhénans, le
cours que va prendre le mouvement et le
groupement des partis apportera peut-être
d'importants changements et fera mûrir des
expériences que l'on a pu jusqu'ici réprimer
avec succès. Quant à l'attitude des Alliés
elle n'est pas plus claire que la situation
intérieure née de la contre-révolution de
Berlin.
KOELNISCHE ZEITUNG. 13.3 soir.
— Les nouveaux venus se sont chargés
d'une formidable et écrasante responsabi-
lité. Ce qui frappe tout particulièrement
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ront l'exécution loyale du traité de paix.
Il ressort de cette déclaration qu'ils se sont
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leur gouvernement était menacé de la part
de l'Entente. Quant à savoir si, par cette
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ce qu'on, ne peut dire. Nous éprouvons en
tous cas la plus grande inquiétude au sujet
de l'existence même de l'Empire.
Ce qui frappe aussi, c'est que le nouveau
gouvernement ne semble pas envisager tout
d'abord le rétablissement de la monarchie.
Il semble qu'il soit convaincu de l'impos-
sibilité qu'il y a à la rétablir. On laisse
entendre qu'il se trouve, à l'intérieur même
de l'Empire, des troupes qui sont prêtes à
tout moment à combattre pour l'ancien gou-
vernement. Mais il pourrait se faire en réa-
lité qu'une guerre civile fût imminente. La
question alimentaire, parvenue déjà au
point culminant de la crise, peut se tourner
en catastrophe : une nouvelle baisse du
mark s'est produite. Il existe un autre dan-
ger, et ce danger est grand, c'est que les
socialistes majoritaires croient le moment
venu où ils pourraient s'unir avec les indé-
pendants. Mais tout cela n'est qu'hypothè-
ses : des faits nouveaux peuvent à l'instant
même les dépasser. Nous pouvons dire en
tous cas que le 13 mars 1920 marquera un
jour extrêmement grave de l'Histoire alle-
mande.
KOELNISCHE VOLKSZEITUNG, 12.3 soir.
— La contre-révolution des réactionnaires
a éclaté dans la capitale de l'Empire. Le
plan avait été élaboré soigneusement et
tenu secret et il fut mis à exécution par un
pouvoir militaire local, ce qui assura au
début le succès à la réaction, cela est une
expérience de guerre. Mais la guerre a aus-
si démontré que le succès apparent du pre-
mier instant peut à bref délai se transfor-
mer en une défaite des assaillants pourvu
que celui qui est attaqué conserve son sang-
froid et toute sa réflexion et qu'il soit dé-
voué à la cause qu'il défend. Pour la démo-
cratie, l'heure de la décision est venue : la
jeune République allemande, l'Etat démo-
cratique, l'Etat de l'Humanité et du Droit
social est attaqué. La Démocratie a été trai-
treuse ment attaquée. Le « coup de poi-
gnard » a été donné dans le dos de ceux
qui justement étaient en négociations plei-
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térieurs de l'Empire allemand, dans le dos
de ceux qui étaient occupés à établir les
conditions politiques extérieures nécessai-
res à la reconstitution de l'Allemagne et
qui étaient parvenus, malgré les conséquen-
ces effroyables d'une politique militaire de
banqueroute pendant la guerre, à mener
peu à peu le peuple allemand vers l'espé-
rance d'un avenir meilleur.
Quiconque a une parcelle d'esprit démo-
cratique a aujourd'hui le devoir sacré d'af-
firmer dans une protestation enflammée
qu'il se déclare en faveur de la République
allemande et de la démocratie allemande.
Il s'agit de faire preuve de caractère et de
courage. Une fois déjà, depuis l'écroulement
de l'Allemagne, la bourgeoisie allemande
a honteusement manqué à son devoir : au-
jourd'hui de nouveau une grande heure a
sonné pour elle. Il faut que de violentes dé-
clarations parties de toutes les classes du
peuple couvrent immédiatement l'Empire
tout entier.
Un apnel est lancé aux masses ouvrières
du peuple pour faire la grève générale. Arme
terrible ! doublement terrible dans la dé-
tresse économique où nous sommes aujour-
d'hui. Mais il n'y a pas à hésiter, car ce
moyen, s'il est bien employé, promet la vic-
toire certaine. Mais la bourgeoisie démo-
cratique doit se placer au premier rang,
Elle doit prouver par l'action que ce droit
de diriger, dont elle fait toujours état, elle
est capable de l'exercer.
FRANKFURTER ZEITUNG, 13.3 soir.
— Les nouveaux gouvernants peuvent ex-
cuser leur coup d'Etat en disant que les
moyens légaux pour mettre fin à un état
de choses illégal, c'est-à-dire à une dictature
de la majorité de l'Assemblée Nationale qui
ne correspond plus à la majorité du peu-
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