Titre : Bulletin quotidien de presse étrangère
Auteur : France. Ministère de la guerre (1791-1936). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère des affaires étrangères (1588-2007). Auteur du texte
Auteur : France. Ministère de la défense. Auteur du texte
Éditeur : [s.n.] (Paris)
Date d'édition : 1920-03-06
Notice du catalogue : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb32732912f
Type : texte texte
Type : publication en série imprimée publication en série imprimée
Langue : français
Format : Nombre total de vues : 60753 Nombre total de vues : 60753
Description : 06 mars 1920 06 mars 1920
Description : 1920/03/06 (T14,N1396). 1920/03/06 (T14,N1396).
Description : Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique... Collection numérique : Bibliothèque Diplomatique Numérique
Description : Collection numérique : Histoire diplomatique :... Collection numérique : Histoire diplomatique : d'une guerre à l'autre (1914-1945)
Droits : Consultable en ligne
Identifiant : ark:/12148/bpt6k6254962h
Source : Ministère des Affaires étrangères, 2012-17626
Conservation numérique : Bibliothèque nationale de France
Date de mise en ligne : 06/02/2013
ÏINISTERES
DES
8tDp ETRANGERES
Er DE LA GUERRE
----
N° 1396
Samedi 6 mars 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont <1m
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
fftî;SsE A :
Jeure de'TPn" La politique inté-
de l'Allemagne et la revision
9eblatt. y Wolff dans Berliner Ta-
geblait.- Les progrès de la Société
Les Nations (Frankfurter Zeitu.ng)J -
p a fortune de l'ancienne maison de
Usse (.&cinische Volkszeitung.
ssp , t
^f' - La paix entre
Il Esthonie et las bolcheviks (Boston
?,erald) Le commerce des Etats-
tillis avec les Soviets des York
P,,,,, Soviets (New York
ANGLAISE - Le régime du travail
en "DU' , 1Y Heraid). - La situa-
^ussie//f^% Herald). — La situa-
°n éc(oinrojÏÏml(Ç?.e et la Société des Na-
is Times). - Les décisions
Conseil — ^es décisions
d?n économ £ reme sur la reconstitu-
TTgrap%anCheSier Guar-
tion DANoISE. - La reprise des rela-
tioils '-()Mmerciales avec la Russie
pr erilllgske Tidende). - Un centre de
'Ph" 0 lllkeIl)
^sse' iken), bOlcheviste à Copenhague
ITALIENNE. - La question Inci-
deilt, anarchistes à Milan (Stampal
SUÉI) à Milan (Stampa'
secolo 1 eliriere della Sera).
L®s décisions sur la
ï SSie (Afton lr;w4mn«en>-
II 'YoUGOSLAVE. - L'opposition et le
« quorum » Parlementaire (Samou-
(Samou- ,
POLITIQUE GENEMLE-
ET DIPLOMATIE
l'a.
L> £ LUMATIE
l' -
lALV°Lrn^NE ET LA PAIX
VlgiON E INIRÉRIEURE Elr
°Uvernemp ', K TRAITÉ. — L'atti-
Ue«ïcLn!annique vis-à-vis de
i,ï^a5ne et de ]a p! Us;s,e est naturellement
Par ce fau Russie est naturellement
Uen An £ 'eterre, la dé-
1'1 , au P°int dAIUe Politique, devient
ch 0Ueiôn^ p*Us Duiss 'nte. Le mol de « revi-
prend de plus en
ai.., d'ut, véritable programme. Ce
""ill' .e' pas à faire
ID, endre a la erance qu'en suivant une
'w'liti la Prancp quen suivant une
ee Par la haine et la crainte elle se
,Ni/n 9r>s état d'isolement qui peut être
^!!;;er Un,??0e^5 traité de Versailles de-
lit >tr« a«r0n- £ définitive est fort trou-
lli:t S !jatte Lmais assez d'hommes,
teo»vernPr n
'iiw^n8 U* Ce char>S î capables de discer-
5 la U Ce clIaOs la vQie véritable qu'il
c -
Vfii3U leeÙ.nt de^ M. Helfferich déclarera
nUveau» lors de la lutte
U e*'e seule Pt'ut relever l'Allema-
a peut faire sortir des ruines
, t seltle rOVoqUées -- une vie nouvelle, et
'Mrîa al°f» mnn+ une vie nouvelle, et
e Pê*la confiance nationale. Il
!le s niontrer au peuple que ces
euve,,t faire qu une chose, c'est em-
pêcher l'Allemagne de se relever, que cela, ils
le savent, et qu'eux qui « jouissent de la con-
fiance nationale » ne veulent pas, dans un dé-
sintéressement patriotique, rester à l'arrière-
plan. Nous montrerons que tout succès des
nationaux-allemands ne pourra que conduire
à de nouveaux troubles intérieurs, à la grève à
l'affaiblissement économique et nous dirons
alors aux électeurs : « Est-ce bien cela que vous
désirez ?» — Nous montrerons que les possibi-
lités d'une revision de l'infâme traité de Ver-
sailles, qui pourrait résulter des succès de la
démocratie dans h's pays de l'Entente, seraient
immédiatemsnt détruites par'un succès de la
réaction en Allemagne et nous dirons alors aux
électeurs : oui ou non, voulez-vous la revi-
sion ?
Il est probable que la grande majorité du
peuple allemand sera assez intelligente pour
préférer au feu d'artifice des nationaux-alle-
mands, le relèvement de l'Allemagne.
Th. Wolff-
BERLINER TAGEBLATT, 1.3.
LES PROGRÈS DE LA SOCIÉTÉ
DES NATIONS. — Contre notre attente,
la Société des Nations semble faire quelques pas
en avant. La réunion qu'elle vient de tenir à
Londres a été considérée par ceux qui y prirent
part comme un progrès sur la première réu-
nion du Conseil tenue à Paris. On y a montré
moins de cérémonieuse froideur, et les grands
Etats se sont montrés plus disposés à laisser
participer les petits Etats à l'élaboration de
l'ordre futur en Europe. Il y a peu de temps
encore, on aurait pu croire que, dès le début,
la Société allait échouer dans tout ce qu'elle a
d'essentiel. Il semblait presque qu'elie fût con-
damnée à être mort-née. Or cela n'est pas. La
Société vit et ceux qui l'ont mise au monde ont
visiblement l'intention de faire tout pour con-
server cette frêle existence. Le point critique,
dans la première crise, a été la décision du
Conseil de la Société des Nations d'y laisser
participer la Suisse, conformément à ses décla-
clarations et sous réserve du maintien de sa
neutralité militaire. Avec une rudesse incom-
préhensible, dans les premiers jours de janvier,
le « Conseil Suprême » des Alliés à Paris avait,
sous la présidence de Clémenceau, déclaré
incompatible avec le texte des statuts de la
Société des Nations le désir de la Confédération
si compréhensible pour des raisons de tradition
et d'opportunité, en ce qui touche la politique
intérieure, Il y avait visiblement un courant
qui voulait faire tout simplement de la Société
la continuation de l'Entente et qui ne voulait
pas que les petits Etats, membres de la Société,
fissent montre de volonté personnelle. Si cette
tendance, qui devait correspondre à la nature
despotique de Clémenceau a existé vraiment,
d'autres conseils ont triomphé. La politique
anglaise n'aime pas imposer brusquement une
décision, tant qu'elle peut employer des
moyens plus doux. On a donc accordé à la
Suisse le maintien de sa neutralité en cas de
guerre.
FRANKFURTER ZEITUNG, 1.3. soir.
LA POLITIQUE ITALIENNE
LA QUESTION ADRIATIQUE. —
Le heurt entre l'Italie et l'Amérique fut pour
nous un malheur dont nous subissons encore
aujourd'hui les conséquences, mais il ne fut
pas seulement malheureux pour nous. Si
Wilson tint l'Italie en échec, l'Italie tint Wilson
en échec en lui retirant de son autorité et en
contribuant à provoquer en Amérique une
indifférence de plus en plus marquée aux
choses européennes. Si nous avions été conci-
liants dès le début, nous aurions obtenu plus
de territoires et de garanties que ceux qui nous
sont offerts aujourd'hui. Noas aurions exposé
les finances et la discipline nationale à des
ébranlements moins terribles, et surtout, nous
qui, 77 si l'on fait abstraction de la question
adriatique - étions les plus désignés pour
juger impartialement dans les autres disputes
nous aurions assumé la fonction d'informa-
teurs et de conseillers de Wilson, pour lui faire
adopter un système logique, organique et vrai
ment profitable à la cause de la paix.
Tout cela est bien passé, comme sont passées
aussi les balivernes colériques mises en circula-
tion par ceux qui, incapables de concevoir les
motifs psychologiques du drame, et le mal
qu'eux-mêmes avaient fait à l'Italie par leurs
cris, cherchaient la cause de l'obstination
américaine dans Dieu sait quelles visées impé-
rialistes qu'auraient eues des armateurs et des
marchands anglo-saxons sur les écueils de l'A-
driatique. Tout cela est du passé, mais un passé
qui projette son ombre sombre sur le présent
et sur l'avenir. Car, à ce que les nouvelles de
Londres permettent de croire, la question
Adriatique n'est pas encore destinée à se résou-
dre cette fois-ci. Une comparaison entre le me-
morandum du 9 décembre et les documents
franco britanniques de janvier, montre combien
le ton des Alliés est devenu plus cordial et plus
solidaire et montre par conséquent tout ce que
Nitti a fait pour retirer l'Italie de la situation
pénible où lavaient placée ses prédécesseurs Il
est très exact que désormais l'Italie n'est plus
la cinquième roue du chariot, et qu'elle ne
fait plus « tapisserie » au Conseil Suprême. Il
est indubitable qu'elle a exercé une influence
considérable sur les décisions prises au sujet de
la Turquie et de la Russie, et que ces décisions
signifient qu'on s'est mis sur la voie de la
sagesse. Ce sont là de très bonnes choses ce
sont des succès diplomatiques tangibles et de
bon aloi. Mais tout cela ne résoud pas encore
la question Adriatique.
Et bien, tant que cette question ne sera pas
résolue, toutes les autres chances et conquêtes
matérielles et morales sont comme des bijoux
pour quelqu'un qui n'aurait ni pain, ni che-
mise. Le manque d'une frontière précise à
l'Orient est comme une plaie ouverte et épuise
notre sang. Il nous interdit les annexions for-
melles et l'organisation de ces terres difficiles,
il épuise, par les frais d'une mobilisation per-
pétuelle, nos finances exténuées, il exaspère
l'ardeur des fractions extrêmes de gauche et de
droite, il oblige tout ministère à côtoyer des
trappes dans lesquelles se tiennent aux aguets
de désastreuses ambitions de pouvoir. Il répand
parmi le peuple une impression d'incertain et
de provisoire qui est une des causes principales
des soulèvements de nature anaichiste aux-
quels nous assistons. Si M. Nitti, qui est aussi
convaincu que nous de la nécessité urgente de
parvenir à une conclusion, ne nous la rapporte
pas cette fois encore, c'est qu'il doit avoir pour
cela de bonnes raisons de force majeure qu'il
DES
8tDp ETRANGERES
Er DE LA GUERRE
----
N° 1396
Samedi 6 mars 1920
Bulletin Quotidien de Presse Etrangère
NOTA. — A l'exception des passages imprimés en italique, qui sont <1m
résumés, il est donné ci-dessous des traductions, intégrales ou par extraits
Les articles traduits intégralement sont précédés d'un astérisque.
SOMMAIRE
fftî;SsE A :
Jeure de'TPn" La politique inté-
de l'Allemagne et la revision
9eblatt. y Wolff dans Berliner Ta-
geblait.- Les progrès de la Société
Les Nations (Frankfurter Zeitu.ng)J -
p a fortune de l'ancienne maison de
Usse (.&cinische Volkszeitung.
ssp , t
^f' - La paix entre
Il Esthonie et las bolcheviks (Boston
?,erald) Le commerce des Etats-
tillis avec les Soviets des York
P,,,,, Soviets (New York
ANGLAISE - Le régime du travail
en "DU' , 1Y Heraid). - La situa-
^ussie//f^% Herald). — La situa-
°n éc(oinrojÏÏml(Ç?.e et la Société des Na-
is Times). - Les décisions
Conseil — ^es décisions
d?n économ £ reme sur la reconstitu-
TTgrap%anCheSier Guar-
tion DANoISE. - La reprise des rela-
tioils '-()Mmerciales avec la Russie
pr erilllgske Tidende). - Un centre de
'Ph" 0 lllkeIl)
^sse' iken), bOlcheviste à Copenhague
ITALIENNE. - La question Inci-
deilt, anarchistes à Milan (Stampal
SUÉI) à Milan (Stampa'
secolo 1 eliriere della Sera).
L®s décisions sur la
ï SSie (Afton lr;w4mn«en>-
II 'YoUGOSLAVE. - L'opposition et le
« quorum » Parlementaire (Samou-
(Samou- ,
POLITIQUE GENEMLE-
ET DIPLOMATIE
l'a.
L> £ LUMATIE
l' -
lALV°Lrn^NE ET LA PAIX
VlgiON E INIRÉRIEURE Elr
°Uvernemp ', K TRAITÉ. — L'atti-
Ue«ïcLn!annique vis-à-vis de
i,ï^a5ne et de ]a p! Us;s,e est naturellement
Par ce fau Russie est naturellement
Uen An £ 'eterre, la dé-
1'1 , au P°int dAIUe Politique, devient
ch 0Ueiôn^ p*Us Duiss 'nte. Le mol de « revi-
prend de plus en
ai.., d'ut, véritable programme. Ce
""ill' .e' pas à faire
ID, endre a la erance qu'en suivant une
'w'liti la Prancp quen suivant une
ee Par la haine et la crainte elle se
,Ni/n 9r>s état d'isolement qui peut être
^!!;;er Un,??0e^5 traité de Versailles de-
lit >tr« a«r0n- £ définitive est fort trou-
lli:t S !jatte Lmais assez d'hommes,
teo»vernPr n
'iiw^n8 U* Ce char>S î capables de discer-
5 la U Ce clIaOs la vQie véritable qu'il
c -
Vfii3U leeÙ.nt de^ M. Helfferich déclarera
nUveau» lors de la lutte
U e*'e seule Pt'ut relever l'Allema-
a peut faire sortir des ruines
, t seltle rOVoqUées -- une vie nouvelle, et
'Mrîa al°f» mnn+ une vie nouvelle, et
e Pê*la confiance nationale. Il
!le s niontrer au peuple que ces
euve,,t faire qu une chose, c'est em-
pêcher l'Allemagne de se relever, que cela, ils
le savent, et qu'eux qui « jouissent de la con-
fiance nationale » ne veulent pas, dans un dé-
sintéressement patriotique, rester à l'arrière-
plan. Nous montrerons que tout succès des
nationaux-allemands ne pourra que conduire
à de nouveaux troubles intérieurs, à la grève à
l'affaiblissement économique et nous dirons
alors aux électeurs : « Est-ce bien cela que vous
désirez ?» — Nous montrerons que les possibi-
lités d'une revision de l'infâme traité de Ver-
sailles, qui pourrait résulter des succès de la
démocratie dans h's pays de l'Entente, seraient
immédiatemsnt détruites par'un succès de la
réaction en Allemagne et nous dirons alors aux
électeurs : oui ou non, voulez-vous la revi-
sion ?
Il est probable que la grande majorité du
peuple allemand sera assez intelligente pour
préférer au feu d'artifice des nationaux-alle-
mands, le relèvement de l'Allemagne.
Th. Wolff-
BERLINER TAGEBLATT, 1.3.
LES PROGRÈS DE LA SOCIÉTÉ
DES NATIONS. — Contre notre attente,
la Société des Nations semble faire quelques pas
en avant. La réunion qu'elle vient de tenir à
Londres a été considérée par ceux qui y prirent
part comme un progrès sur la première réu-
nion du Conseil tenue à Paris. On y a montré
moins de cérémonieuse froideur, et les grands
Etats se sont montrés plus disposés à laisser
participer les petits Etats à l'élaboration de
l'ordre futur en Europe. Il y a peu de temps
encore, on aurait pu croire que, dès le début,
la Société allait échouer dans tout ce qu'elle a
d'essentiel. Il semblait presque qu'elie fût con-
damnée à être mort-née. Or cela n'est pas. La
Société vit et ceux qui l'ont mise au monde ont
visiblement l'intention de faire tout pour con-
server cette frêle existence. Le point critique,
dans la première crise, a été la décision du
Conseil de la Société des Nations d'y laisser
participer la Suisse, conformément à ses décla-
clarations et sous réserve du maintien de sa
neutralité militaire. Avec une rudesse incom-
préhensible, dans les premiers jours de janvier,
le « Conseil Suprême » des Alliés à Paris avait,
sous la présidence de Clémenceau, déclaré
incompatible avec le texte des statuts de la
Société des Nations le désir de la Confédération
si compréhensible pour des raisons de tradition
et d'opportunité, en ce qui touche la politique
intérieure, Il y avait visiblement un courant
qui voulait faire tout simplement de la Société
la continuation de l'Entente et qui ne voulait
pas que les petits Etats, membres de la Société,
fissent montre de volonté personnelle. Si cette
tendance, qui devait correspondre à la nature
despotique de Clémenceau a existé vraiment,
d'autres conseils ont triomphé. La politique
anglaise n'aime pas imposer brusquement une
décision, tant qu'elle peut employer des
moyens plus doux. On a donc accordé à la
Suisse le maintien de sa neutralité en cas de
guerre.
FRANKFURTER ZEITUNG, 1.3. soir.
LA POLITIQUE ITALIENNE
LA QUESTION ADRIATIQUE. —
Le heurt entre l'Italie et l'Amérique fut pour
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aujourd'hui les conséquences, mais il ne fut
pas seulement malheureux pour nous. Si
Wilson tint l'Italie en échec, l'Italie tint Wilson
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contribuant à provoquer en Amérique une
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choses européennes. Si nous avions été conci-
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de territoires et de garanties que ceux qui nous
sont offerts aujourd'hui. Noas aurions exposé
les finances et la discipline nationale à des
ébranlements moins terribles, et surtout, nous
qui, 77 si l'on fait abstraction de la question
adriatique - étions les plus désignés pour
juger impartialement dans les autres disputes
nous aurions assumé la fonction d'informa-
teurs et de conseillers de Wilson, pour lui faire
adopter un système logique, organique et vrai
ment profitable à la cause de la paix.
Tout cela est bien passé, comme sont passées
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tion par ceux qui, incapables de concevoir les
motifs psychologiques du drame, et le mal
qu'eux-mêmes avaient fait à l'Italie par leurs
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américaine dans Dieu sait quelles visées impé-
rialistes qu'auraient eues des armateurs et des
marchands anglo-saxons sur les écueils de l'A-
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qui projette son ombre sombre sur le présent
et sur l'avenir. Car, à ce que les nouvelles de
Londres permettent de croire, la question
Adriatique n'est pas encore destinée à se résou-
dre cette fois-ci. Une comparaison entre le me-
morandum du 9 décembre et les documents
franco britanniques de janvier, montre combien
le ton des Alliés est devenu plus cordial et plus
solidaire et montre par conséquent tout ce que
Nitti a fait pour retirer l'Italie de la situation
pénible où lavaient placée ses prédécesseurs Il
est très exact que désormais l'Italie n'est plus
la cinquième roue du chariot, et qu'elle ne
fait plus « tapisserie » au Conseil Suprême. Il
est indubitable qu'elle a exercé une influence
considérable sur les décisions prises au sujet de
la Turquie et de la Russie, et que ces décisions
signifient qu'on s'est mis sur la voie de la
sagesse. Ce sont là de très bonnes choses ce
sont des succès diplomatiques tangibles et de
bon aloi. Mais tout cela ne résoud pas encore
la question Adriatique.
Et bien, tant que cette question ne sera pas
résolue, toutes les autres chances et conquêtes
matérielles et morales sont comme des bijoux
pour quelqu'un qui n'aurait ni pain, ni che-
mise. Le manque d'une frontière précise à
l'Orient est comme une plaie ouverte et épuise
notre sang. Il nous interdit les annexions for-
melles et l'organisation de ces terres difficiles,
il épuise, par les frais d'une mobilisation per-
pétuelle, nos finances exténuées, il exaspère
l'ardeur des fractions extrêmes de gauche et de
droite, il oblige tout ministère à côtoyer des
trappes dans lesquelles se tiennent aux aguets
de désastreuses ambitions de pouvoir. Il répand
parmi le peuple une impression d'incertain et
de provisoire qui est une des causes principales
des soulèvements de nature anaichiste aux-
quels nous assistons. Si M. Nitti, qui est aussi
convaincu que nous de la nécessité urgente de
parvenir à une conclusion, ne nous la rapporte
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